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Full text of "Histoire des animaux d'Aristote [microform];"

MASTER 
NEGATIVE 
NO. 91-80292 




MICROFILMED 1991 
COLUMBIA UNIVERSITY LIBRARIES/NEW YORK 



ii 



as part of the 
Foundations of Western Civilization Préservation Project" 



Funded by the 
NATIONAL ENDOWMENT FOR THE HUMANITffiS 



Reproductions may not be made without permission from 

Columbia University Library 



COPYRIGHT STATEMENT 

The copyright law of the United States - Title 17, United 
States Code - concems the making of photocopies or other 
reproductions of copyrighted material... 

Columbia University Library reserves the right to refuse to 
accept a copy order if, in its judgement, fulfillment of the order 
would involve violation of the copyright lav^. 



J 



AUTHOR: 



ARISTOTLE 



TITLE: 



HISTOIRE DES ANIMAUX 

D'ARISTOTE ... 

PLACE: 

PARIS 

DA TE : 

1883 



COLUMBIA UNIVERSITY LII3RAR1ES 
PRESERVATION DEPARTMENT 



Master Négative it 



Restrictions on Use: 



DIDLIOGRAPHIC MTCROFOI^M TAT^nrr 



Original Materiai as I-ilmed - Existing Bibliographie Record 




Ariatoteles. ^ "'y-Saint-Hilaire 

fran^ale'It'^^ -i-aux/d'Aristote, traduite en'' 
rrançalB et aoconipagnêo de notes perpStuellJ 3 
J. Barthelory-Salnt Hilaire P"^P«^"«lle8. par 
1883. "i^aire ... p^^ig^ Hachette, 

3 V. 26è om. («alf.title: Oluvrea d'A.^ , J 



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TECHNICAL MICROFORM DATA 



FILM SIZE:___-^é__^_ r^ 

IMAGE PLACEMENT: lA 
DATE FILMED: iq 




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REDUCTION RATIO: 



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73-4 

HLMEDBY: RESEARCrf PUBLICATIONS. INC WOODBRIDGE. CT 



INITIALS 




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Association for information and Image Management 

1100 Wayne Avenue, Suite 1100 
Silver Spring, Maryland 20910 

301/587-8202 











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ŒUVRES 



D'ARISTOTE 



HISTOIRE DES ANIMAUX 



(^ 



PARIS 



TYPOGRAPHIE GEORGES CHAMEROT 



19. RUE DBS SAINTS-PÈRES, 19 






HISTOIRE DES ANIMAUX 



D'ARISTOTE 



TRADUITE EN FRANÇAIS 



■T 



ACCOMPAGNÉE DE NOTES PERPÉTUELLES 



PAR 



J. BARTHELEMY-SAINT HILAIRE 



MEMBRE DE L INSTITUT, SENATEUR 



TOME PREMIER 



PARIS 

LIBRAIRIE HACHETTE ET C 

79, BOULEVARD S AINT- G ERM A IN , 79 



t c 



1883 



* 



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C 



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H^, 






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^ 



A LA MÉMOIRE 



DE 



MONSIEUR THIERS 



est consacrée 

cette traduction 

d'un grand monument d'histoire naturelle 

DONT NOUS nous SOMMES BIEN SOUVENT 

ENTRETENUS ENSEMBLE 

AVEC UNE ÉGALE ADMIRATIOJÏ 



BARTHÉLEMY-SAINT HILAIRE. 



H 



SA^ 






409776 



PRÉFACE 



Opinions de Buffon,de Cuvier et de plusieurs autres savants sur 
la zoologie d'Aristote; critique de M. Lewes; analyse som- 
maire de r Histoire des Animaux ; plan d'Aristote ; ses devan- 
ciers, Alcméon de Crotone, Empédocle, Anaxagore, Diogène 
d'Apollonie, Démocrite, Hippocrate, Xénophon, Platon; les 
successeurs d'Aristote, Pline, Élien ; Albert-le-Grand ; Belon 
et Rondelet, Wotton d'Oxford, Conrad Gesner, Linné, Buffon, 
Cuvier; style d'Aristote; sa méthode comparée à la méthode 
de la zoologie moderne; ordre à suivre dans la classification 
des animaux; échelle des êtres et Transformisme ; problème 
de la vie universelle; admiration d'Aristote pour la nature; 
anatomie pratiquée par Aristote ; dessins anatomiques ; état 
actuel de la zoologie ; idée de la science, privilège de la 
Grèce; opinions des historiens de la philosophie sur l'his- 
toire naturelle d'Aristote. — Conclusion. 



Avant d'apprécier à notre tour la zoo- 
logie d'Aristote , il est bon de voir ce qu'en 
pensent les juges les plus autorisés et les 
plus récents. Nous recueillerons d'abord le 
témoignage de ces illustres représentants 
de la science; et, comparant le point où la 



T. 1. 



h'- 



•sX 



^:. V 



y PRÉFACE. 

/oolo-ie est actuellement parvenue avec son 
poin^de départ, nous mesurerons Tlnler- 
valle (lu'elle a parcouru depuis vingt-deux 
siècles. Par là, nous coni[)ren(lrons mieux 
son origine et ses progrès; roi)inion des 
phis fameux zoologistes des temps modernes 
guidera la noire, el leur compétence nous 
répondra de leur impartialité. 

Linné n a point parlé dVVristote, bien 
qu^il Tait néeessairement connu. Mais, à son 
défaut, nous interrogerons Button et (ai- 
vier, en compagnie de plusieurs autres 
savants, qu'on peut citer à côté d'eux, sans 
(ju'ils soient leurs égaux. 

Buflon est non seulement un grand natu- 
raliste ; mais eneoie il est un des meilleurs 
écrivains de 'notre langue. L'habileté du 
stvle, ([ui est aussi bien placée dans Fliistoire 
naturelle que partout ailleurs, ne peut jamais 
nuire; elle assure aux elioses leur véritable 
caractèi'c et leur importance relative, sans 
les dénaturer, tout en les embellissant. Bul- 
fon, dans son Discours sur la manière d'étu- 
dier riiistoire naturelle, jette un regard sur 
le passé, et il est heureux de lui rendre 
hommage : 



« 



Les Anciens, dit-il, qui ont écrit sur 



PRÉFACE. 



m 



riiistoire naturelle étaient de grands 
hommes , qui ne s'étaient pas bornés à 
cette seule étude ; ils avaient Tesprit élevé, 
des connaissances variées, approfondies, et 
des vues générales. S'il nous paraît, au pre- 
mier coup d'œil, qu'il leur manque un peu 
d'exactitude dans de certains détails, il est 
aisé de reconnaître, en les lisant avec ré- 
flexion , qu'ils ne pensaient pas que les 
petites choses méritassent autant d'atten- 
tion qu'on leur en a donné dans les derniers 
temps. Quelques reproches que les Mo- 
dernes puissent faire aux Anciens, il me 
semble qu'Aristote , Théophraste et Pline, 
qui ont été les premiers naturalistes, sont 
aussi les plus grands à certains égards . 
L'Histoire des Animaux d'Aristote est peut- 
être encore aujourd'hui ce que nous avons 
de mieux fait en ce genre, et il serait fort à 
désirer qu'il nous eût laissé quelque chose 
d'aussi complet sur les végétaux et sur les 
minéraux. » [Manière cï étudier [histoire natu- 
relle, tome I, p. 84, édition de i83o.) 

Mais cette première vue ne sufhtpas à Buf- 
fon ; et il croit devoir un examen plus étendu 
à l'œuvre d'Aristote; il poursuit donc : 

(( Alexandre donna des ordres, et il fit 



t/ 



IV 



PllKl ACK. 



des (lr[)cnst*s Irrs-consich'rahh's |)om' ras- 
s(Mnl)lci' (les aiiiniau\ cl en faire NtMiir de 
tous los pays; il mil Arislotc en rlat de les 
h\cn ()l)S(M'\('r. Il |)araiL [)ar sou ou\i'a<j;t\ 
([u'il los (M)iinaissail |)(MiI-cMim' mieux, vi sous 
des \u(^> |)lus i^éuérales, ([u'on ue les eouuaîl 
aujourd hui. (^)u()i(jU(^ les Mode rues aieul 
ajouté leurs déeou\ei'tes à (U'iles des Au- 
eieiis, je ne xois [)as {|ue nous ayous sur 
l'histoire naturelle beaucoup doux lages 
qu'on puisse mettre au-dessus d AiistoU^. 
Mais comme la |)rcv(Mition (pi On a j)Oui' sou 
sit'cle poui'L'ait piMsuadcr ([ue ce (pu* je 
viens de dire est a\an(M^ t(''m(''rair(Mncnt, j(* 
vais faire en peu de mots re\|)Osilion du 
plan de son ouvrage. 

<( Arislole commence |)ar iHablii* des dif- 
fc'rences et des resseml)lances ^('uéralcs 
entre les div(M\s fijcnrcs (ranimaux; au lieu 
de les dix iser |)ar dt* |)etits caract('res , 
comme Tout lait les Modernes, il expose 
liistori([uenient tous h^s IViits et toutes l(\s 
obsei'vations cpii portent sur des i'ap|)orts 
généraux et sur des caiactèies sensibles; il 
tire ces caractères de la forme, de la cou- 
leur, de la grandcui', et de toutes les (pia- 
illes extérieures de ranimai entier, et aussi 






PRÉFACK. V 

du nombre et de la {position de ses parties, 

de la grandeur, du mouvement, de la confor- {'-■ ^-^ . 

malion de ses n^embres, et des relations nui "^ ' 

se trouvent entre ces mêmes parties com- 

})arécs. Il donne partout des exemples pour 

se faire mieux entendre. 11 considère aussi 

les différences des animaux par leur fac'on 

de vivre, leurs actions et leurs mœurs, leurs 

hal)itations , etc. ^11 parle des parties qui 

sont communes et essentielles aux animaux, 

el de celles qui peuvent manquer, et qui 

man(pient en effet, à plusieurs espèces. ]' o^^ju^omy^ Tr-^^'^-t^ 

« Ces observations générales et prélimi- 
naires font un tableau où tout est intéres- 
sant^^ et ce grand philosophe dit qu'il les a 
présentées sous cet aspect pour donner un 
avant-gout de ce qui doit suivre et faire 
naître l'attention qu'exige l'histoire particu- . 
liere de chaque animal, ou e» général de 
chacpie chose. 

(( 11 commence par l'homme, plutôt parce 
([u il (^st l'animal le plus connu, que parce 
qu il est le plus parfait. Il l'étudié dans 
toutes ses parties extérieures et intérieures. 
Puis, au lieu de décrire chacun des animaux 
spécialement, il les tait connaître tous par 
les rapports de leur corps avec le corps de 









• ^ •mm 



iV 



V, PRKI ACK. 

riioininc. A roccasiori des orgaïK^s de la 
f»^énérali()n , il i'a|)[)orle lonitvs les variélt's 
des aiiiniauv dans la nianièi'O de s'arcou[)l(M\ 
d'cMigeiidrei*, dr por((M\ de ini^llr'c l)as, de. 
A roeeasiori du sani^, il fail rhisloire des 

« • • • 

animaux (|ui en sont prisés; el suivant ainsi 
ee [)lan de comparaison, dans K^piel rhoinme 
serl de modèle, ei ne donnanl ([ue les dil- 
lei-enees (ju il v a de eha([U(^ |)arlie d(\s 
animaux à einupie partie de riiomme , il 
retranelu* à dessein les deserij)tions particu- 
lières; il é\itt* |)ar là toute répétition; il 
accumul(^ h^s laits, et il n'écrit pas un mol 
qui soit inutile. 

(( Aussi, a-t-il eom|)r!s dans un petit vo- 
lume un nondjre pres(pie inlini de faits, .le 
ne (M'ois [jas (pi il soit possil)l(* de réduii^' 
à de moindri^s termes tout ce qu il y avait à 
dire sur cette matière, (pii |)araît ^i peu 
susceptible de cette précision cpTil fallait un 
génie comme le sien pour y conserver, en 
même tenq)s, de l'ordre e[ de la netteté. 

« Cet ou\ra<^(^ d'Aristote s'est j)résiMité à 
mes yeux comme une table des matières^ 
(ju'on auriut exti'aite, avec It^ j)lus grand 
soin, de [)lusicurs milliers de volunn^s, rem- 
plis de descri|)tions et d'ol^scrvations de 



.^w" 



PRÉFACK. 



Vil 



J?ù^hai3<.' 



toute sorte, C'esl l'aljrégé le plus savant 
qui ait jamais été (ait. Quand mènu^ on sup- 
pos(U'ait ([u'Arislote aurait tiré de tous les 
livres de son tenq^s ce qu'il a mis dans le 
sien, le i)laii d(* 1 ouvrage, sa distribution, le 
choix des exemples, la justesse des compa- 
raisons , une certaine tournure dans les 
idées, que j'ap|)ellerai volontiers le caractère 
philosophicpie, ne laissent pas douter un 
instant qu'il ne fût lui-même bien |)lus riche 
cpie ceux dont il aurait emprunté. » (Buffon, 
i/j.^ ihi(L ])ages 8j et suiv.) 

L'éloge est sans réserve; et Ton pourrait 
V joindre, en forme de complément, toutes 
ces discussions éparses et nombreuses où 
BulTon consulte Aristote sur des détails, et 
où tantôt il l'approuve et tantôt il le réfute, 
ne s'éloignant de u ce grand homme » qu'à 
regret, et non sans quelque crainte de se 
tronq)(M\ quand il doit se séparer de lui au 
nom de la vérité. 

Les mêmes sentiments, justifiés par des 
motils si solides, sont encore plus forts chez 
Cuvier; ou, du moins, ils se traduisent par 
des expressions plus vives. Dans une solen- 
nité olTicielle, la distribution des Prix décen- 
naux en 1810, Cuvier, remettant son rapport 



f 



^ :i 



i'- 



1 p,, jpy^'^M ifv.^jti^ 



VI H 



PRÉFACE 



FF 



mî)('reur 



rai)i)c 



PI 



Ile I 



i munilicence 



crAlexaridre, jadis vantée par Pline; et il 



rire !*e vivre 



conseille à Tliistoii-e naturelle de ù 
les prineipes d'Aristote, si elle veut atteindre 
toute sa perfeetion , et idéaliser complète- 
ment la méthode dont il a posé les londe- 



m(Mils immuables. \ eis I 



t même épocpie à 



o;;ra- 



peu prés, Cuvier donnait, dans la \V\ 
phie iniiv(M'sell(^ de Mieliaud, un artich^ si<'né 



de son nom, où on lit 1 



(( 



De toutes 1 



e passaj^e sui\ant 



es sciences, a 



II 



e OUI ( 



|)lus à Aristote, c'esl l'hist 
Non siMileinenl il 



1 



loil I 



rUiimaux 



oiiM» natui'elle de 
a connu un maiu 



1 



nombre (respéces ; mais il les a étudié(\s ci 



dt'crites d'après un plan vasie et lun 
tlont [)eu(-étre aucun de ses suc 
approché, ran^vant les laits 



iineux 



cesse urs n a 



non 



S( 



Ion I 



es espèces, mais selon les oi 



point 



(I 



mes c 



les fonct 



ions, stnil moven d'établir d 



es resu 



1- 



ta( 



scomparatils. Aussi, peut-on dire cpi'il est 



non seulement le plus ancien auteur d 



nia- 



tom 



le comparée dont nous possédions les 
cents, mais encore cpic c'est uu de ceux (pii 
ont traité avec le plus de -énii^ cette branci 
de riiistoire naturelle, et celui (pii mérite^ le 

I)i'is pour modèle. Les princi- 



le 



mieux c 



rèt 



pales divisions que les naturalist 



es suivent 



/ 



/ 






PRÉFACE. 



IX 



encore dans le règne animal sont dues 



Aristote, et il en avait déjà indiqué pi 



usieurs 



uixquellcs on est revenu dans ces de 



rniers 



te m 



ps, après s'en être écarté mal à propos 



(y 



a 



ran 



Si 1 



ds t 



on examine le fondement d 



e ces 



ra\aux 



1 



on verra qu ils s appuient 



h 



tous sur la même méthode, laquelle dérive 



elle-même de la théor 



le sur 



1 



origine 



idées générales. Partout, Aristote ob 
les laits avec attent 
(inesse, et il clierclK 



des 
serve 



1 1 



ion; lî les compare avec 



e à s'élever vers ce 



u ils 



1: 



on 



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e commun 



» 



Bio 



Michaud 



y^ 



'ap/iie univej' selle d 



e 



!>/ édition, tome II 



IJ; 



uis 



le D 



p. 'r.vi.) 



scours qui précède les Re- 



cherches sur les ossements fossiles, C 



uvier 



déjà dans toute sa gl 



01 



(rue (( 



rhist 



l'c, n'hésite pas à dir 



oire de Téléphant est plus exact 



e 



dans Ai'istote que dans BulTon » ; et en j 



)ar- 



lant du cham 



eau, il loue Aristote d'en a 



voir 



parlaitement décrit et caractérisé les deux 



esncces 



1 



econs sur 



Mais c'est sui'tout dans ses L 
1 histoire des sciences naturelles, professée: 
au Collègc^ de France, à la iin de sa vie 
uvier se montre un admirateur passio 



(; 



que 
nné 



du naturaliste grec. ?S 

1 



ous ne pouvons pas 
reproduire les expressions propres dont se 



X 



PUE FACE. 



PRÉFACE. 



XI 



sert rincomparabln [)rolVsseiir, piiiscjuc ses 
Lirons ii'oiil pas été rédigées de sa main; 
mais si elles n'ont [)as eons(M'\é les formes 
de son stvie, (dies nons donnent du moins 
sa pensée, et elles «gardent la ti'aci^ (idèle de 
rentliousiasme le plus ai*d(Md et le |)lns ré- 
fléehi. A ses veux, « Ai'istole est le <^éant de 
la science <4ree(|ue; avant Aristote, la science 
n'(\\istail |)as; il Ta ei'éé(* de toules pièces. 
On ne [)eut lire son Ilistoii'e ch^s Animaux 
sans élre ravi crétonnemiMil. Sa classiliea- 
tion /oologi([ue n'a laissé ([ue bien j)eu de 
choses à faire aux siècles ([ui sont venus 
après lui . Son ouvi'aj^c est un des plus 
^[•ands monumenls (pu» le f^énie de Thonime 
ait élevés aux sciences naturelles ». 

Ces louani»es réitérées sont décisives. 
Ainsi (pi(* Bulfon, (aivier sc^ plaît à les répe- 
tei" et à l(^s fortilier (M1 discutant les opinioirs 
d'Arislot*' toul(\s les lois cpi'il les rencontr(\ 
dans son admirable ouvraiic du Uèijiu^ ani- 
mal, ou dans son Anatomie coiiiparéc. Buf- 
fon et (aivier, commentant Aristote, se font 
à eux-mêmes autant (riionneur ([u'à lui; ds 
se i^r'andisseid en Télcvant modestement, et 
just(Mn(Mit, au-dessus (reux. 

Après Cuviei', après Bulïon, il semble 



I 



I 



qu'on |)ourrait s'arrêter; mais à ces autorités 
toutes-puissantes, on peut en ajouter d'au- 
tres cjui ne sont pas sans valeur, bien qu'elles 
ne viennent qu'à une assez longue distance 
de ces deux-là; ce sont des échos qu'il ne 
faut pas laisser perdre. Ainsi, Isidore Geof- 
frov -Saint-Hilaire , qui proclame Aristote 
« le pi'ince des naturalistes de l'Antiquité », 
déclare qu'il est une exception unique dans 
l'histoire de l'esprit humain, parce qu'il a 
tout à la fois reculé les limites des sciences, 
et qu'il en a pénéti'é les profondeurs les plus 
intimes. Par un privilège accordé à lui seul 
entre tous, il est encore pour nous, vingt et 
un siècles après sa mort, un auteur progres- 
sif et nouveau. [Histoire natardle générale des 
Bèijfïes organiques, i85^j, pages ig et suiv.) 
Ainsi Klourens, i^cndant compte des travaux 
immortids de Cuvier, affirme que « le génie 
d'Aristote n'avait négligé aucune partie du 
règne animal, et que, dej)uis lui, on n'a guère 
étudié que les vertébrés ». En parlant de 
l'anatomie conq)arée, (jui a fait surtout la 
gi^andeur de Cuvier, Klourens assure que, 
dans cette partie de la science, on ne doit 
conq)ter que trois noms, Aristote, Claude 
Perrault et Cuvier, et qu'Aristote a fondé la 



I 



XII 



PRÉFACE. 



vraie méthode par la comparaison des êtres 
selon les organes (4 non selon les es|)ùces 
(I^lonrens, t^hfrje de ('f/rirr^ avec les not(\s, 
p[). (), 9/2 et 128). Ainsi, Laui'illard parle 
d Aristote avee la même chaleur dans son 
|{|oi;(* de (aivicM', dont il était l'élève. Ainsi, 
Litlré, piHMiant les choses à un [)oint de 
vue nu'dieal, s'exprime en ces termes : a La 
phxsioloj^ie nacjuit de la médeeine, à |)eu 
[)rès vers ré[)0{pn' où llorissait Hip|)oerate. 
Toutefois le |)remiei' travail ph\siol<)^i(pie 
([ui nous soit parvcMiu appartiiMità Aristote, 
et ce premier traxail est un chef-d (eux i'(\ 
Description d'un nond)i'e immenses d' ani- 
maux, comparaison (h^s parties entre (dlt\s, 
\ ues j)rolV)ndes sui' les propriétés essentiidles 
à la matièi'c vivante, tout cela se trouxe 
dans les admiraljles ouxra^cs du précep- 
teu!' (rAlexandre... Aristote n'a pas eu de 
success(Mii's justpéau xm' sicclt\ » (Littré, 
/a Sclr/^rp (ui puint dr ruo philosophique . 
pai^(\s \M)0 et 9\i).) 

La \()ix des contemjiorains s'unit à celle 
de leui's devanciers; et elle n'est pas moins 
tavoraljle. Dans un Rapport de iHii; sui' les 
|)r()i;rès récents des sciences /ooloj^i((ues en 
iM'ance, M. "Slilne lulwards dit ([ue « la ma- 



I 



PRÉFACE. 



XllI 



nierc large, rigoureuse et philosophique 
d'envisager l'histoire du règne animal, date 
de l'Antiquité, et qu'Aristote, en créant la 
zoologie, a placé de prime abord cette 
science sur \\\\ terrain dont elle n'aurait ja- 
mais du abandonner aucune partie... En li- 
sant ses écrits, on est étonné du nombre 
immense de faits qu'il lui a fallu constater, 
peser et comparer attentivement, pour pou- 
voir établir plus d'une règle que les décou- 
vertes de vingt siècles n'ont pas renversée. » 

Si nous sortons de France, nous pouvons 
demander aux zoologistes les plus instruits 
leur opinion sur* Aristote, et ils nous réj)on- 
diont comme les nôtres. Un professeur de 
zoologie et d'anatomie comparée à l'Lniver- 
sité de Vienne, auteur d'un traité de zoolo- 
gie qui ])asse pour le [)lus conforme à l'état 
présent de la science, M. le doctcui' C. Clans, 
juge ainsi Aristote : 

(( L'oi'igine de la zoologie remonte à une 
très-haute antiquité. Aristote cependant 
j)eutètre regardé comme le véritable fonda- 
teui' de cette science; car c'est lui qui re- 
cueillit les connaissances éparses de ses 
prédécesseurs, les enrichit des résultats de 
ses curieuses recherches, et les coordonna 



•^miemftf/tmm^^ 



XIV 



PRÉFACE. 



scientifiquement, dans un esprit philoso- 
phique. Conlenq)orain de J)émosthène et de 
Phiton Ç]H.]-'i'2'2), il fut chargé par IMiihppe 
de Macédoine de l'éducation de son lils, 
Alexandre. Plus tard, la reconnaissance de 
son élève lui jjrocura des moyens uniques 
pour faii'c expIorcM- les contrées soumises par 
le con(|uéi'anl, el y rassend)l(^r des matériaux 
considérables pour Thistoire natui'clle des 
animaux. L(\s plus remarquables de ses 
écrits zoologi(pies traitent de la Généi'alion 
des animaux, des Parties des animaux et de 
rilistoir^c des animaux. 

(( On ne doit |)as chercher dans Aristote 
un zoologue exclusivenuMit (lesci'iptil\ ni 
dans ses onivirs, un système sui\i jusque 
dans ses nu)in(lres détails. Ce gi^ind penseur 
ne pouvait se renfermer dans c(*tte manière 
étroite de traitcM' la science. [| vo\ail sui'tout 
dans l'aiiimal un organisme vivant; il Tétudia 
dans tous ses rapports avec le monde exté- 
rieur, observa son dévclop|)cment, sa stiHic- 
tuiv, et les [)héiiomènes physiologicpies dont 
d est le siège, et créa une zoologie c()nq)a- 
rée, dans la plus vaste acception du mot, 
qin, à tous les égards, seit encore de base 
j)i'emiere à la scit^nee. Se proposant pour 



PRÉFACE. 



XV 



but de tracer un tableau de la vie du règne ^c^^ 
animal, il ne se contenta pas d'une simple et 
aride description des parties et des phéno- 
mènes extérieurs; il s'appliqua à observer 
comparativement la structui'c des organes 
int(MMies et leurs fonctions; il exposa les 
mœurs, IMiisloire de la reproduction et du 
développement, et soumit à une étude ap- 
profondie les activités psychiques, les pen- 
chants et les instincts, procédant toujours 
du particulier au général, et établissant les 
rapports réciproques et les liens intimes des 
phénomènes. 

(( On j)eut aussi considérer l'œuvre de ce 
grand maître comme une biologie du règne 
animal, aj)puyée sur une masse énorme de 
faits positifs, inspirée par l'idée grandiose 
de re])roduire en un vaste tableau harmo- 
nique la \ ie animale, dans ses modifications 
infinies, et dominée par cette conception du 
monde qui suppose une fin rationnelle aux: 
lois de la nature. A un pareil dessein, devait 
correspondre une division des animaux en 
groupes naturels, qu'il traça avec une per- 
spicacité admirable, si l'on tient compte du 
noml)re relativement restreint de matériaux 
dont on disposait à cette époque. » (M. le 




y 



\\ 



I 

\ 



\ 



XV [ 



PHKl'ACE. 



docteur Clans, Traité de zoologie^ zoologie 
descriptirr, |)ag(^ \[), trad. de M. xMo({uin- 
Taiîdon, 1878.) 

Après M. I(^ docteur Claus, on |)(nit en- 
core cil(M' d(Mi\ savants auteurs de I Histoire^ 
(Se la zoologie : Spix, qui écrivait (MI 181 r, 
et M. \ ictor (^arns, pi^olesseur d anatoniie 
coin|)arée à \\ nisersilé de [^eip/Ji;. « Mal- 
i;ré des erreurs ([u il est facile de reconnaî- 
tre, dit M. Carus, le niéiitc d Vrislote \\ en 
reste pas nioiics [i'('s-consi(léi'al)le. l.e pre- 
niiei\ en elTcl, il a ai)por(é dans l'étude du 
rcqiu^ animal, la niélhode (^t la scien(M\ i\é- 
tait rendre possil)l(\s, c l'tait même prépai'cr 
des recherches ultéricui'cs ; mais c'était sur- 
tout placer la /.ooIo<;ie et Taïuitomic compa- 
rée, pour la j)r(Mnière Ibis, parmi les sciences 
Jiuiucl !\(\s, et conljihucr ainsi à leui*(lé\c- 
loj)pem(Mit. » ÇS\. \ . Carus. Histoire de la 
Z(H)togi(\ p. ■)>>^ trad. i'raneais(\ 1880.) 

Il stM'ait inutile de pousseï* plus loin, bien 
(péil lut aisé (raccunudei; une masse d'auto- 
rités unanimes. Mais à coté (h^ rélo<;(\ on 
doit entendre aussi la ciiticpu' ; et |)uis(pie 
tant de zoologistes, depuis T Anticpiité jus- 
qu'à nos jours, ont vanté le j^énie d'Aristote, 
la \érité exiye qu'on voie é(juitablenienl si 



■%. 



\ 



PRÉFACE. 



XVil 



d'autres zoolo^^istcs n'en ont pas porté un 
jugement tout contraire. De notre temps, 
Tattaquc la plus vive est celle de M. Levves, 
mort il y a trois ou quatre ans à peine. Mé- 
decin, romancier, philosophe, historien, 
érudit, physiologiste, M. Lewcs est, malgré 
des titres si variés, un auteur très-sérieux. 
L'ouvrage qu'il a publié sur Aristote, comme 
fragment d'une histoire générale des scien- 
ces, témoigne des intentions les meilleures. 
Au nom de la i)lus tranche impartialité, 
l'auteur prétend démontrer que les œuvres 
scientifiques d'Aristotc ne méritent pas la 
gloire dont elles sont entourées. Il ne vou- 
drait ])as non plus les déprécier iniquement, 
et il s'elTorce de tenir la balance égale entre 
les aveugles enthousiasmes du Moyen-Age, 
et les dénigrements systématiques auxquels 
on s'est livré trop souvent depuis la Renais- 
sance. Dans cette vue très-louable, il étudie 
sur le texte directement, et en helléniste fort 
instruit, quinze des ouvrages d'Aristote qui 
ont surtout le caractère scientifique : Phy- 
sique, météorologie, mécanique, etc., etc. 
Pour Fobjet qui nous occupe, il convient de 
ne s'arrêter qu'aux trois derniers ouvrages 
qu'a étudiés M. Lewes, et qui sont l'Histoire 



T. I. 






i^ — 



i^^ 



> 



y 



XVIII 



PREFACE. 



PRÉFACE 



XIX 



i, » 



\ 



des Animaux, le Traité d(\s Parties des Ani- 
maux, (^1 le Traité de la (iénération des Ani- 
maux. Il les analyse minutieusement livre 
[)ar livi*e, chapitre par ehapitre, alléj^uaiit 
(ont au long les passages sur lescpiels il 
s a[)puie. 

Pour ITIisloire des Animaux, voici la con- 
clusion de "M. Lewes, (|ui blâme (^uviei* et 
tant d'autres de Tavoir admirée, et (jui, pour 
sa part, n'y voit (pie des généralisations au- 
(huMcuses, des faits sans suite et une com- 
j)lète al)sene(* de elassilication. 

u L'analyse (pii précède, dit M. Lewes, 
nu^ttra le lecteur en mesiu^» de juger juscpTà 
quel point Topinion dc^ Cuvierest accc|)lal)le, 
et s'il est bien justilié de dirc^ (|ue u l'Histoire 
(l(\s Animaux est un des plus grands monu- 
ments que Tesprit luimaiFi ait élcNcs à la 
sci(Mice de la nature ». Sans doute, c'est \\\\ 
merviMlleux monunnMit si Ton regarde^ à l'é- 
|)0(pie où il a paru, et à la nudti[)licité des 
(euvres que l'auteur a j)r()duites. Mais ce 
n'est pas là \\\\ motif pour le regarder comme 
un grand monument de la science; ce n'est 
|)as plus un monument (ju'un four à bri([ues 
\\\'\\ es( un (M)nq)arati\ement à lédilice ([u'é- 
lève l'arcliitecture. Il v a dans cet ouvraizc 



une multitude de laits : les uns, exacts; les 
autres vulgaires; et beaucoup de faux. Il n'y 
a aucun lien entre ces faits nombreux ; il n'y 
a pas entre eux un seul principe général qui 
puisse en faire un système de quelque uti- 
lité, et former un travail de science réelle. 
A sa date, c'était certainement une chose 
mipoilanle pour un penseur éminent de con- 
sacrer tant de soins à recueillir des faits; 
mais ce ne pouvait être là que des matériaux 
préparés pour la science à venir; et un seul 
j)iincipc bien clair vaut mieux que des mil- 
liers de faits sans liaison; car ce principe 
contient en lui les germes de milliers de dé- 
couvertes. 

« Or il n'y a pas, dans Aristolc, un seul 
principe qui puisse conduire ceux qui l'étu- 
dient à faire de nouvelles découvertes, ou à 
mieux comprendre les anciennes. On aurait 
beau savoir ce livre jjar cœur, on ne serait 
pas en état de classer même provisoirement 
le moindre nouvel animal et d'expliquer le 
moindiv phénomène biologique. La meil- 
leure réponse qu'on puisse faire aux admi- 
rateurs d'A.islole, c'est d'invoquer le témoi- 
gnage de riiistoire, qui nous montre que la 
science île la zoologie n'a pas même com- 



\ 



i 



XX 



PRÉFACE. 



menée bien des sièeles après lui. Si en effet 
Aristote avait posé des bases élernelles, s'il 
avait [)laeé aux mains des hommes un nou- 
vel instrument de rechei*elies, la zoologie 
aurait fait les mêmes i)ro*;rès que Tastro- 
nomie de[)uis lli[)parque jusqu'à IHolé- 

mée. 

(( Mais eneore une lV)is, dit M. J.ewes, je 
veuv rap[)elerau leeteurcjue ces objcM'tions ne 
sont |)as dii'ii;ées eonlri* Ai'istote, el qu'elles 
ne le sont que contre ses aveuf^les })ané^y- 
ristes. « (G. H. Lewes, Aristotle, p. 'M)0. 
§3'>4, iHii^, 8".) 

M. Lewes est eeriainement fort déeidé à 
être inq)artial ; poui'tant on doit ti'ouver 
(pf il est l)ien sévère à Tégard de Tllistoire 
des animaux. Mais comme cet ou\ ra^^c d Aiis- 
tote n'est pas le seul (pie M. Lewes attaque, 
il vaut mieux différer la réponse pour la faire 
j)lus généï'ale vX [)lus elaij'e. Lllistoire des 
animaux se eonq)lète pai' le Traité des Par- 
ties et par celui de la (iénération ; c'est là 
le vaste domaine de la zoologie aristotélique ; 
et il faut le pai'courir tout entier, ne sei'ait- 
ce que sommairement, pour voir ce (pie 
valent les objections. AL L'wes est un j)eu 
plus indulgent pour le Traité des l?arties (jue 



PRÉFACE. 



XXI 



pour THistoire des animaux ; et après une 
analyse aussi minutieuse que la première, et 
aussi exacte, voici comment il conclut: 

<c Pour nous résumer, nous devons remar- 
quer que ce Traité des Parties des animaux, 
tout éloigné qu'il peut être des règles mo- 
deines, n'en offre pas moins m\ grand inté- 
rêt pour 1 histoire de la science, non pas seu- 
lement par les matériaux qu'il lui fournit, 
mais aussi comme un des premiers essais 
tentés poui' fonder la biologie sur l'anatomie 
comparée. Bien que, pendant de longs 
siècles, les animaux aient été étudiés comme 
des curiosités plutôt que comme des données 
scientifiques, et que jusqu'à ces derniers 
temps la zootomie ait formé une branche 
non reconnue des recherches biologiques, 
Aristote en a néanmoins compris, de bonne 
\\c\\\\\ la vraie position; et il a recherché 
les lois de la vie dans tous les êtres or^^a- 
nisés. Il reconnaîtrait les Modernes pour 
ses héritiers, et il serait heureux d'apprendre 
que c'est à la zootomie que nous devons 
presque toutes nos importantes découvertes 
en anatomie et en physiologie. » 

M. Lewes nomme ensuite, parmi les plus 
illustres inventeurs, Harvey, Aselli, Pecquet, 



XXII 



PRÉFACE. 



PRÉFACE. 



XXIII 



Rudbcck, BarUiolini, Malpif>hi, etc., etc. ; 
puis il ajoiit(* ces mots : 

« Dans toutes les découvertes modernes, 
Aristote aui^iit retrouvé comme la réalisa- 
tion de ses rêves ; et Fou [)eut dire ([u'avoir 
compris de si bonne heure rim[)orlanee d(^ 
ranatomie comparée, est une j)reuv(ule |)lus, 
j)armi tant d'autres, de sa prodigieuse saga- 
cité en l'ait de sciences ^lais une l'cmarque 
importante pour la méthode, c'est qu Aiis- 
tote, bien que voyant l'étiMidue et la lécon- 
dité de ce cham|) (rinvesligation, et rpioîfpu* 
comprcMiant combien elle s'idiMitiliait [wcc 
Tétude même d(^ la vie dan^ I homnu^ n'a pas 
personnellement lait la moindre* déeouverle 
en [)hvsiologie. ni xn le moindre fait analo- 
mique (|ui ne fut déjà de toute é\idenee au\ 
veux du vulgair(\ » (l^ewes, Arist()tl(\ 
page 3:>>3.) 

Ileste le Traité de la Géiu''ration des ani- 
maux. M. L(^wes y a[)pli([U(* l(\s mêmes |)ro- 
cédés; mais son jugement, déjà bt^aucoup 
adouci pour le Ti'aité dt\s Parties, s'adoucit 
encore bien davantage. L'auteur, f[ui, tout à 
l'heure, était si vndc au\ admirateurs d'Aris- 
tote, passe dans leui's langs, sans |)eut-ctre 
le vouloir, entraîné [)ar la \érité mèmt\ et 



-^n 



probablement aussi par une pratique plus 
longue des idées du philosophe grec. 

« Le Traité de la Génération des animaux, 
dit M. Lcwes, est une production vraiment 
extraordinaire. Pas un ouvrage ancien et 
bien peu d'ouvrages modernes ne l'égalent 
pour l'étendue des détails et pour la profon- 
d(uir de sagacité spéculative. Nous y pou- 
vons trouver quelques-uns des problèmes les 
j)lus obscurs de la biologie étudiés d'une 
manière magistrale ; et l'on peut s'en éton- 
ner à bon droit, quand on se rappelle quelle 
était dans ce temps la condition de la science. 
Il y a sans doute encore bien des erreurs, 
bien des lacunes, et trop peu d'attention à 
admettre certains faits ; mais pourtant cette 
annreest fréquemment au niveau, et, quel- 
quefois même, au-dessus des spéculations de 
nos embryologistes les plus avancés. » 

M. Lcwes se défend, et avec toute raison, 
d'êti'e disposé à découvrir dans l'Antiquité 
des idées supérieures à celles de la science 
moderne ; mais ici son enthousiasme l'em- 
porte* jusqu'à mettre Aristote au-dessus 
(rilai'vev, le fondateur, dit-il, de la idivsiolo- 
gie moderne, si ce n'est, pour l'anatomie, du 
moins pour l'esprit pliilosophiquc, qui rap- 



XXIV PRÉFACE. 

proche bien davantage Aristote de notre 

époque. 

Puis M. Lewes dit encore, page 875 : 
(( Nous terminerons notre analyse du 
Traité de la Génération des animaux en 
répétant avec conviction que c'est le chef- 
d'œuvre scientifique d'Aristole. Si on le con- 
sulte en ne connaissant préalablement cpie 
les auteurs modernes, on le trouvera ])his 
d'une fois bien sec et même passabhMnent 
faux ; mais si Ton s'est familiarisé avec! les 
écrivains d(^s seizième, dix-septième et dix- 
huitième siècles, (\^ monument apparaîtra 
dans sa véritable grandeur; et rpu)i(pron 
soit au courant dcvs résultats et des lhéori(\s 
de Fembrvolouie la plus récente, on scM'a 
sur[)ris, je ralTii'me, ci chainié de voii* com- 
bien d(^ fois Aristote (^st au nivciui de la sj)é- 
culalion la plus hante. » 

J^]nlin, M. Li^wcs conclnt (^n déclarant 
(pages Sjf) et sui\.j (jut\ s'il était doiuié à 
Ai'istotc de revenir à la \ i(\ il serait pai'mî 
nous, aux cotés de (ialilée et de iîacon, et 
(pTavecî eux il serait l'adversaire des aristo- 
téliciens. On [)ent n'en être pas aussi sur 
que M. Lewes ; et si \ristote i'(\ssus('ité con- 
sentait à Iréquenter Galilée, il est peu pro- 



PRÉFACK. 



XXV 






bable qu'il sej)lûldans la société de Bacon, 
son ennemi systématique et son calomnia- 
teur acharné. Mais peu importe ; tout ce qui 
nous intéresse en ceci, c'est de constater 
qu'au milieu d'un concert unanime, c'est à 
])ein(^ si, de notre temps, une voix dissi- 
dente s'est élevée ; et encore a-t-elle été 
Ibrcée bientôt de se joindre aux autres, 
a])rès quelque résistance. 

Ce qui a pu causer Terreur de M. Lewes 
et fausser ses vues, c'est qu'il est un des 
adeptes de la doctrine de M. Auguste Comte ; 
il a traduit en anglais les six gros volumes de 
la Philosophie positive ; et il en accepte tous 
les principes. Or, ces principes n'aident 
point à bien juger du j)assé des sciences, ni à 
com|)r{Midrc, comme il convient, la marche 
qu'idlcs suivent dans leurs progrès inces- 
sants. Supposer gratuitement que la science 
est d'aboid théologique, puis qu'elle devient 
métaphvsique, et qu'après ces deux aberra- 
tions, elle devient enfin positive, c'est ad- 
mettre aussi que la science est toute récente, 
ctcpTidle date en quelque sorte duxix' siècle, 
on l(^ Positivisme l'aurait enfin tirée de ses 
égarements. Kien n'est moins vrai que cette 
hypothèse ; et en face de monuments tels que 



XXVI 



PUÉ FA ci:. 



ceux d'Aristoto et crilippocralo, sans même 
parler d'irérodotc cl de Thucydide, il faut 
ctrc bien c*^arc parFcspril de système pour 
V dccouvrii'quoi ([ue cesoil dc^ métapliysicpu^ 
ou de lliéoloyique. 

C(Mpii(^sl vrai, c\^sl que la science^ àsesdc- 
huts (^st chancelanli^ cl faible, ainsi cpu^ loul 
ce cpii commence ; clli^ observe insullisam- 
m(Mil, ci It^s e\[)licalions ([u'elb^ essa\e sont 
insuttisanles, parce C[ue les t'ails sur lesquels 
elle s'a|)[)uie sont iroj) [)eu nondjreux (^l |)as 
assez bien observés. Mais au fond \v pi'océdé 
est toujours le même. iyesj)rit humain est 
néccssaircnuMit condamné à ne jamais faire 
de théorie cpiaprés avoir ()l)siM'\é. Seule- 
menl, Tobservation est |)lus ou moins l)icn 
faite ; Tanalysi^ est [)orlée plus ou moins 
loin : voilà tout ; mais toujours \c j^erme de 
lascicMiccsc (h''\(*loppe j)ar degrés su(Mîes.sifs, 
comme tout autre j^^crme. (Vcsi donc mécon- 
naît i*e radi(^al(MmMit ThistoiiH^ de rintc^liiutMici* 
(|ue de su[)posei'(|u'clle i\ changé sur* la route, 
et (prelle marche aujoui'dluii vn crautres 
conditions que celles (pi'clh* a subies dans 
rAnti(juité i^rcccpic et dans h^ monde enti(M'. 
(a'oire au |)rélcndu état |)()sitif de la science, 
après deux autivs états inférieurs, c\'st l'c- 



PRÉFACE. 



XXVH 



commencer sous une autre forme l'erreur 
insoutenable de Bacon et du Novum Orcjci- 
mim. C'est nn excès d'orp^ueil dont les Mo- 
dern(^s doivent savoir se défendre, au nom 
même de cette, méthode d'observation qu'on 
préconise, et qu'on applique si peu quand 
on éniid de ])areils jugements. S1I est un 
fait cei'tain, c'est qu'Hippocrate et Aristote 
ont observé comme nous, parfois moins 
bien que nous, si l'on veut ; mais c'est de 
même que nossuccesscursobsiuneront mieux 
que nous encore, en s'aidant de ce que nous 
aurons découvert, comme nous nous aidons, 
plus ou moins consciemment, de tout ce (pii 
nous a précédés. 

Si M. Lewes avait fait ces réflexions, il 
aurait mieux apprécié l'Histoire des Ani- 
maux. Mais n'anticipons point; cette ques- 
tion de la marche de la science et de ses 
méthodes en zoologie se retrouvera plus 
tai'd, et nous Tapprofondirons autant que 
nous le |)ouri*ons, quand le moment sera 
venu de la discutei'. 

Après avoir écouté la critique et l'éloge, 
nous pouvons l(\s vérifier l'une ei l'autre, en 
considérant le monument tel qu'il est et en le 
jugeant nous-mêmes. Dans cet examen som- 



XXVIII 



PRKFACE. 



prefacp:. 



XXIX 



maire, nous f(M^ons des emprunts comme 
M. L(nves à d'autres ouvrages c|ui le com- 
plètent et l'éelaircissent, moins renommés, 
mais non moins beaux : le Tiaité des Parties 
des animaux, le Traité de la (iém'ralion, le 
Ti'aité de T Ame, el ([uelcpies ()pnseiiles. 
Dans leur (Misend)le, ils nous foiuMiironl Ions 
les élénuMils (\ssenliels d(^ lazooloi;i(^ arislo- 
télique. Afais, (pTon l(^ saeli(\ lien ne peut 
snp[)lé(M' la l(M'tuiM' direele de e(*s livres in(\s- 
timables; ils^alent tous la ptune d'èlri^ mé- 
dités attentivemenl ; et aussi, ne s^ii;it-il 
maintenant pour nous (pie iïcn pai'courir, 
a\ee le ])lus de concision et de clailé |)os- 
sible, les li^^iies principales et li*s théoi'ies les 
plus fécondes. 

Ecoutons Aiâstol(\ 

Dans le corps de tous les animaux, on dis- 
tint»ue d(*s |)arties qu! son! (^ompK^xes, et 
d'autr(\s parties qui \\\^ le sont pas. L(\s par- 
ties conq)lexes sc^ subdivisent en d'auti'cs 
parliivs, dans l(\s(|U(*lles lu^ s(^ trouM^ plus la 
lornu' de celles (Toù on les a liréi^s. T.(^ \i- 
sa*;^ ne se divise pas en visai^tvs, mais en ne/., 
en bouche, en yeux, (mi l'ronl, tandis (peau 
contraire les |)arties sinq)les connue le sani;, 
les os, les nerfs, les cartilages, ne donnent 



■•.'• 11 



f 



jamais, quelque divisées qu'elles soient, 
que des parties toujours similaires, du sang, 
des os. des os, des nerfs, etc. Les parties 
complexes sont parfois des membres, qui se 
divisent en plusieurs portions : ainsi le bras, 
pris dans sa totalité, com|)rend le haut du 
bras, ra\ant-bras et la maiiî, qui se subdi- 
vls(* elle-même en plusieurs autres parties se- 
condaires, telles qu(^ les doigts. Les parties 
com])lexes ou simples, cpji se retrouvent 
dans tous les animaux, sont tant(M sendjla- 
bles dans les individus de la même espèce, 
ne différant alors que du plus au moins; 
tant(')t elles ne sont cjuanalogues dans des 
espèces diiférentes : par exemple, Tarète 
chez les poissons joue le même vkàq cpic les os 
chez les (piadrupèdes. Les parties similaires 
^onttantcjtsèches et solides, tantôt molles et 
li([uides : ici 1 os, la corne, les cheveux, etc. ; 
là le sang, la bile, le lait, la lymphe, etc. 

Si tous les animaux se ressemblent sous 
ces |)remicrs rapports, on peut observer en- 
tre eux des différences frappantes dans leur 
geni'c de vie, dans leurs actes, dans leur ca- 
ractère, etc. Les uns vivent sur terre; les 
autres sont acpiatiques ; d'autres sont amphi- 
bies; ceux-ci restent toujours en place, tan- 



xx\ 



PHEFACi:. 



PRÉFACE. 



XXXl 



(lis que ceux-là j)euveiit se mouvoir; ('(miv-cî 
niareheul sur le sol, tandis (jue eeu\-Ià volenl 
dans l'ail'; les uns ont des pieds; les auti'es 
en sont dépoui'vus; les uns vivent en tiM)upe; 
les autres sont solitaires; tantôt ils habitent 
constamment les mêmes lieux; tantôt ils en 
changent; lanlol ils sont earnivores, tantôt 
IVugivores; les uns sont domestiques; les 
autres sont sau\ages; tantôt ils ont une 
voix; tantôt ils sont nuiets. I^eur caractère 
n'est [)as moins varié ([ue leurs habitudes. 
Doueeur ou l'éioeite, eourag(^ ou timidité, 
intelligence ou stuj)idité, et une foule d'au- 
tres qualités semldables, se manilestiuit en 
eux à desdegrés divc^rs. Mais aucun animal, 
si c(^ n'est l'homme, n'est doué de raison : 
riiommeeslun être à part. 

11 y a dans tout animal deux |)ai'lies al)so- 
lument indispensables : Tune, pour recexoir 
la nourritui'c, cpii le fait \ivre, sous loi ine de 
iliiide; Tautre, pour en rejeter le supcudu. 
Tous les animaux sont sensibles; nuiis tan- 
tôt ils ont tous les sens; lantùl ils n\'n pos- 
sèdent qu'un seul, cpii, alors et sans aucune 
exception, est toujours le loucher, ré[)andu 
dans le corps tout entier et ne résidant pas 
comme les autres sens dans un organe spé- 



cial. Au toucher, il laut joindre le sens du 
goût, qui est indispensable pour l'alimenta- 
tion. Quant à la reproduction, les animaux 
sont, ou vivipares, ou ovipares, ou vermi- 
pares. Les genres les plus étendus et les plus 
remarquables sont les quadrupèdes, les oi- 
seaux, les poissons, les cétacés, qui tous ont 
du sang; puis, viennent les genres qui n'ont 
pas de sang, mollusques, crustacés, testacés 
et insectes. 

Telle est la première esquisse qu'on peut 
tracer du règne animal, dit Aristote; mais il 
faudra revenir en détail sur chacun de ces 
traits généraux, et étudier les animaux les 
uns après les autres, alin de pouvoir se faire 
une méthode conforme à la nature, et d'ap- 
|)uyer les théories que l'on tente sur Tobser- 
vation exacte des laits. C'est pour cela qu'en 
histoire naturelle, il faut commencer par 
l'homme, attendu que, de tous les animaux, 
c'est celui qui nous est le plus accessible et 
le mieux connu. On décrira donc toutes les 
parties du corps de l'homme, dej)uis la tète 
jusqu'aux extrémités, ses parties droites et 
gauches, antérieures et postérieures, inté- 
rieures et extérieures. Alin de faire mieux 
compi'cndre les descriptions, on y joindi'a 




XXXII 



PHKI ACK. 



PRÉFACE. 



XXXIII 



(les (lessitis analoinicjiics, qui expliqueront 
aii\ yeux ee que l'esprit aurait eu d'aboi-d 
qu(dque [)eine à saisir. 

On a repi'oehé à Arislote de n'a\ oir pas de 
plan, et d'enlasser au hasard des monceaux 
de laits, sans les l'clier par aucun pi^incipe 
eoinmun. Mais son plan, le voilà; et c'est si 
l)ien le cadre où le philosojohe a rinlention 
de se mouvoir ([ue la zoologie modenu^ n'en 
a |)as (raulr(\ Pour étudier les animaux, il 
laut de toute nécessité commc^ncei* |)ar d(\s 
généralités sur ranimai. A|)rès ces générali- 
tés, (\st-('e par Thomme (pi'il convient de dé- 
l)uter? Ou bien est-ce par les organisations 
iiderieures? C'est là une toute autre ques- 
tion, qui viendra (Mi son liiMi ; mais on peut 
s'assur(M\ ne s(M'ail-(H' (pie d'après ce |)re- 
mier livi'c de VWi^iolvc des Animaux, (ju'A- 
rislote a une méthode, cl (pie, dans \o vaste 
champ de Thistoire naturelle, il s'est [)res- 
crit un cluMuin, (pi'il a toujours suivi et (pii 
ne la pas plus «'garé (pie ct'ux qui, comme 
l.inné, BulTon et (aivier, ont marché sur ses 
traces, guidés eux aussi par la vérité et par 
leur iiénie. 

Alais poui'sui\()iis. 

1^'homme étant pris [)Our modèle, Aristote 



étudie les parties extérieures cl intérieures 
de quelques animaux parmi ceux qui ont du 
sang; et il les compare avec les parties ana- 
logues du corps humain. S'arrétant au singe 
plus longuement qu'à tout autre, à-cause de 
la ressemblance, il décrit les quatre mains de 
ce singulier être, sans, du reste, lui donner 
précisément le nom de quadrumane. Mais le 
philosophe, tout en rapprochant l'homme et 
le singe, se garde bien de les identifier; et il 
n'a pas la lantaisie, trop caressée de nos 
jours, de vouloir faire du singe un homme im- 
partait, ou de rhomme un singe perfectionné. 
Puis, passant des parties non-similaires, 
dans l'homme et dans l'animal, aux parties 
similaires, il traite spécialement du san^ 
et des vaisseaux qui le contiennent et le 
portent dans toutes les parties du corps. A 
ce propos, il discute trois théories : celle 
de Syennésis de Chypre, celle de Diogène 
d'Apollonie, et celle de Polvbe, le f>^endre 
d'IIippocrate. A ces théories, qui faisaient 
partir toutes les veines, soit du nombril, soit 
de la colonne vertébrale, soit de la tète, 
d en substitue une plus réelle, qui ramène 
toutes les veines au cœur, dont il donne une 
anatomie assez exacte. 



T. I. 



X X \ I \' 



IMlKTACi: 



lM{i:i- ACJ: 



\ .\ \ \ 



\])rùs le sauf», viennent d'antres parties 



qni sont similaires, ainsi que Ini 



nerfs. Ti- 



res, earlilages, ongles, poiis 



l 



I 



membranes 



I 



cnair 



raisse et suif, moeII(\ lait, liqueur 
séminale, le (ont observé sur les animaux: 






ui on 



t d 



u san^i:, 



VI 



l SUl 



te d 



e ceu\ 



-làj 



(^ na- 



turaliste 



passe au\ animaux qui n on 



t pas d 



sanj;; et il s'arrête éf^aleinent aux parties 
internes et externes des mollus(pies, des 



ei 

C 



us tac 



es 



des testacés et des insectes 



l 



ont 



omine, sur ces animaux, les organes s 
moins distincts et les observations plus déli- 
tes, Aristote reeommande d'étudier les 



ea 



1 



1 



phénomènes sur Ic^s animaux c|U! soin K 



t l 



I 



J 



)ius irros, a 



(in d 



e mieux \oir 



l(^s cl 



U)S(\S, (lUI 



r 



dcvi(Minent pres(|ue insaisissables dans les 
êtres les |)lus pc^tits. (Vcsi ce cpril fait pour 
lui-même, par a|)[)lieation de cet le l'ègle (Mui- 



es sens dans 



nemment praticpuN en (Hudiant 

la série animale tout entière; et aorès b^s 



sens 



1 



e somm 



1 
cil vi la veill(\ la \oix dan 



tout(vs ses variétés, et les sexe 
mâle (*t femelle. 



sépares en 



I 



('omme suite de cette dernière^ cpu^stio 



n 



trois livi 



es 



ont 



consacres a (^xi)OS(M* les 



1 



I 



modes de reproduction cpii, dans tous b^s 
dei'i'és de la \ie animale, sont destinés à 



/'-> 



continuer les espèces et à leur assurer, par 
la génération, une perpétuité qui les rend 
presque immortelles.. Mais ici le philosophe 
nous avertit expressément qu'il croit devoir 
renverser l'ordre qu'il a précédemment 
adopté. Au lieu de commencer par l'homme. 



c'est 



te fi 



par lui qu il compte linir, après avoii 



montré comment tous les autres animaux se 
reproduisent. Il débute donc [)ar les testa- 
cés, pour passer aux crustacés, aux mollus- 
ques, aux insectes; de ceux-ci, il passe aux 



1 



poissons, des poissons aux oiseaux, des oi- 
seaux aux quadrupèdes; et enfin, des cpia- 
drupèdes à rhomine, cet animal privilégié 
entre tous les êtres de la nature. 

Quelle prodigieuse quantité de faits a ras- 
semblés Aristote sur toutes 1 



es espèces 



P' 



d'a- 



nimaux (pf il connaît, et sur tous les phéno- 
mènes qui se rattachent à la génération, 
c'est ce dont on ne saurait se faire une idée 
(pTen lisant bouvrage même. Mode 



s varies 



e 



saisons des accouplements; Ages où les 
accouplemenbs deviennent possibles; durée 
de la gestation; frai des poissons; œufs et 
nids des oiseaux; parturition des petits; 
éclosions, juscpi'au dernier des insiM^tes et 
des animalcules, rien n'est omis; et si tout 



I 



Nxxvr 



PHHl a<:k. 



prp:face. 



XXXVII 



n'est pas classé aussi régiilièremcnl qu'on 
pourrait le désirer, il n'y a nulle part la 
moindre obscurité dans ces descriptions 
multipliées, où l'abondance le dispute à 
l'exactitude. C'est surtout aux oiseaux, et au 
travail successif cpii se l'ait dans l'œuf, (ju(^ le 
naturaliste ^rec demande le secret de cette 
fonction. 11 suit le dévelop[)ement i\c Vœuï 

,w... j.... .,'•-, 1 ^' laire au- 

jourd'hui nos end3ryolof>isl(^s les plus atten- 
tifs: s'il n'en sait i)as autant (pi'eux, il sent 
tout aussi bien rim[)ortanc(^ d(* cette analyse, 
([ui peut l'évéler des mvstèies, dont il s(^ 
préoccupe autant cpie personne. 11 note 
scrupuleusement toutes les évolutions cpic le 
(^outenu de Tceuf [)arcourl , juscpi'au moment 
où le poussin, après a\oii' épuisé le jaune, 
dont il s'est nourri, peut enlîu briser sa co- 
quille. Pi<i;eon, vautour, liirondellt\ aij^ltN 
milan, épervier, corbeau, coucou, paon, 
voilà les principaux oiseaux cpTil décrit, de 
même que, paruii h^s insectes, il a décrit les 
abeilles, les gué|)es. les frelons, les arai- 
guées, les sautc/relles, les ci^^alcs, etc. Mêmes 
études sur les Sélaciens, auxcpu^ls Aristot(\ 
le premiei", a imposé le nom ([u'ils porlcMit 
encore; mêmes études sur les cétacés, les 






1 



dauphins, les baleines, etc., etc.; sur les 
poissons de mer et d'eau douce, notamment 
sur les anguilles, dont on ne peut pas plus 
de nos jours découvrir la génération cpie les 
Ancîiens ne l'ont découverte. 

b]n traitant de la génération des quadru- 
|)édes tei'resti'cs, Aristote signale tout d'a- 
boi'd les ardeurs irrésistibles (jue les besoins 
du sexe et de la reproduction font naître 
chez tous les êtres animés. Nous voyons de 
[)rês ces emportements chez les animaux do- 
mestiques, qui vivent avec nous et nous ser- 
vent si utilement, porcs, brebis, chèvres, 
chiens, taureaux, chevaux, ânes, mulets des 
deux origines, chameaux; nous pouvons les 
voii* moins bien, mais tout aussi violents et 
aussi enflammés, chez les bêtes sau^ages, 
éléphants, cerfs, ours, lions, hyènes, re- 
nards, loups, cliacals, etc. Toutes ces espè- 
ces de quadrupèdes sont successivement dé- 
crites, avec des détails plus ou moins longs, 
suivant leur importance. 

Arrivé à la génération de l'homme, Aris- 
tote semble s'y complaire, par les mêmes 
raisons (pii lui ont fait prendre l'homme pour 
modèle et pour type; il lui consacre un livre 
tout entier, le septième, ainsi qu'il se l'était 



.\xx\ m 



PRÉFACK 



Di'OIills 



II 



s O(?Clll)0 (Ml DIHMllKM^ IKMI ( 



!(' I 



i i;u- 



bert 
ionc 



q 



u 1 



I 



PI 



U)i)ciie, avec 



Al 



cm (M) Il ( 



1(^ C 



ro- 



(( la floraison âc Vclvc hmnain », de- 
venant nul)il(* sers son second sepiénaire, 
comme la planle doit fleurir avant de poi'ter 
sa graine et son fruit. Du mrd(\ sur l(H[uel 
il a |)eu de choses à dire a[)rès tous les dé- 
tails anatomiques et [>h\ si()logi([U(*s (juil a 



J 



l 



eia donnes 



1 s'ari'èle, dans tout 1(* reste 



e ce iivri 



1 



la f 



(Munu^ 



til 



1 



maiNse avec K 



1. 



plus j^rand soin TéNacuation niensuellt\ la 
t'iossesse, \c (léveloDDcnKMit oroarcvssif du 



PI 



I 



l'cctus, la durée de la ui^slalion, les naissan 



ces 



1 



1 



)ius ou mo 



ins luMireusivs, à se|)l, Iiuil ou neuf 



mois, sans même neuii^icr celles oui \o 



1 



f) 



\l 



1 



lit 



dix mois, ([U(dque rares ([irelles soient. Il 
in(li(jue la posilion du f<etus dans K^ simii 
maternel, et la façon dont il se présente le 
plus ordinairenu'ut, cpiand il en sori ; il dc~ 



cri 



t I 



(\s i)l;as(\s ( 



le raccouclicMnenl, ([ue ptMit 



aider beaucoup Padresse des sa^('s-leinmcs. 
l ne fois Penlanl né, Pauteur traite du lait, 
(pii doit le faire \i\re à ses premiers mo- 



ment 



t il 



e\pli(pie les relations étroites 



(pPa le lai( a\t'c l(\s menstrues d(^ 1 
l*uis, il parle de la diversité d 



i merc 



es sexes 



1 



(tu 



nombre des enfants, de la fécondité variabi 



PRÉFACE, 



xxxrx 



1 



(les a 



dult 



1 



es, (les ressemoiances des en 



bl 



fant: 



I 



ueinues rén- 



aux parents; et il termine par 
sei^nemcnts sur les convulsions des enfants 



lesriuelles viennent Drcsaue t 



I 



P 



ouj 



ours d une 



nourriture exubérante 



\f)rès tout ce qui précède, et confornié- 



1 



qui p 



nient au plan annoncé dès le début. Aristotc 



1 



n a 



il 



us a exposer nue les ac 



1 



tes, 1 



es mœurs 



et le caractère des animaux. C'est ce qu'il 
fait dans deux derniers livres, avec une ri- 
chesse de détails cjui étonne encore, même 
a|)rès tout ce qu'on vient de voir. Il reinar- 
(pie d abord que les animaux dans leurs actes 
ont (piel([ue chose des qualités et de Pintelli- 



iicnce OUI son 



1 



t 1 



ipanaae 



1 



de PI 



lomme 



I 



-j t 



mi- 



mai se distinj^ue par la sensibilité, dont il 
esl doué à des degrés divers, et qui le met 
fort au-dessus de la plante, bien que quel- 
(pies animaux se distinguent à peine du vé- 
gétal, les éponges par exemple. L'homme 
lui-même dans son enfance est assez rappro- 
ché de l'animal, agissant, comme lui, par 
instinct aveu^'le et sans raison. 



I 



ji 



\ \\c des animaux 



iversifiée comme elle 



Pest, tiiMit beaucoup au milieu dans lequel 
ils vivent, à la nourriture qu'ils prennent. 



1 



la f 



solide ou liquide, à la iaeon même dont ils 



XL 



PRÉFACE. 



prennent cette nourriture. Les mollusques, 
les testacés, les poissons, les oiseaux, les 
serpents ont chacun des modes d'alimenta- 
tion dilïérents. Les quadrupèdes vi\ipares, 
loup, hyène, ours, lion, ont le leiu\ Ils ne 
boivent pas tous de la même façon, cochons, 



bœul 



I 



cnevaux 



ines, mu 



lets, chameaux 



éléphants, moutons, chèvres. Les insectes 
dilïèi^ent cyaicment entce eux sous tous ces 
rapports. 

Les animaux émi*>fent, surtout les oiseaux 



tl 



1 



es poissons, (pielques es|)cces du moins 



1 



si ce n'est toutes les espèces. Ils ont bcsoi 
de chercher la tempéi^iture ((ui leur c 



n 



on- 



vient, et sans I 



iquelle ils ne i*esleraient point 

qu'ils 



e sai- 



en santé. C'est pour la même cause 
hivei'nent, se cachant durant la froid 
son, l'Cjjaraissant loi's(pie la saison devient 
I)lus douce. Il en est ([ui, comme les icp- 



tif 



:1 



es, cnanticn 



t de peau. Mais quelque^ soin 
(|ue prennent les animaux, sous linqndsion 
de rinstinctjls n'évitent pas certaines mala- 
dies (pii leur sont spéciales, et qu'on peut 
obser\('r assez facilement chez les chiens, les 
chevaux, les àncvs, les éléphants, ou même 



c 



liez 1 



es insectes. Outre la nourriture et 1 



es 



saisons, il y a d autres inlluencvs tiès-|)uis- 



o; 



PRÉFACE. 



XLI 



santés qu'exercent les lieux, le sexe, la ges- 
tation, qui modifient aussi la chair des ani- 
maux domestiques ou sauvages. 

Reste enfin la dernière question qu'Aris- 



tot 



e s es 



t 



pro| 



)osee, ce 



lie d 



u caractère c 



t d( 



l'industr 



le 



es 



animaux 



A 



>res 



\ 



iieiuues 



mots sui' les guerres qu'ils se font entre eux 
pour se disputer les aliments et pour vivre 



il dépeint un cei'tain nombre d espèces, avec 
des couleui\s que Bulfon devait plus tard 
employer comme lui. 11 admire beaucoup les 



oiseaux 



1 



ins la cou 



fect 



ion 



de 1 



eurs nid s 



parmi lesquels il cite notamment le nid de 
rhirondelle, celui de l'halcvon et celui de 
la hu[)pe. En |)arlant de l'industrie particu- 
lière de quelques animaux plus habiles en- 



core, il consacre aux abeill 



es une e 



tud 



e 



u on 



peut 



regarder comme 



le d 



mne nre 



li- 



minaire des fameux travaux de Kéaumur et 
d(* François lluber, au dernier siècle et dans 
le nôtre. A coté de ces insectes, si curieux 
mais si laibles, l'auteur peint le caractère du 
lion, du bison, de Téléphant, du chameau, 
dudaupliin; et la dernière considération à 
laquelle^ il se livre est Taction décisive que la 
castration exerce sur le caractère de ranimai. 
Sur ces matières diverses, Aristote pré- 



XLll 



PIIKFACK 



seule les coiisldri'alions l(\s plus sa^nccs et 
l(vs [)his iioinbiHMiscs. \\cr elles se t(M'inino 



son 



llisl 



oire (les ;Vm'inaii\: ctaiiisi, csl accoin 



j)Ii le cercle iinineiise, et parlaileinenl défini 
(les in\es(igalions (jull s'i'lail projxjsées dèî 



ses nreniiers pas 



CependanL rilistoire des Animaux, (juelle 
(\{\c soit sa \alenr, ne renleiine pas iouic la 
zoologie (F \i'islo((\ A colé d'elle, au-dc^ssus 
d'elle ptMil-èlre, il Tant placin* le Traité des 
Parties des Animaux et le Ti'aité de la (lé- 
néi'ation. lout le premier hAi'c du Traité 
des Parties est li^npli [)ai' la ([U(\stion de la 
méthode (mi liistoii'c natui'clle ; Aristole la 



1 



(ILS 



eut 



uissi l)icn (hk 



pie I 



)()ui'i'ai 



t le r 



lire 



I 



o 



zoolo^^iste le plus j)rolond des temps m 
dénies. Il a même cet avaniai^i' sui' tous ses 
imitateurs et ses émules (pi'il est le créateur' 
de la lof^icjue; et pour des (piestions d 



e ce 



j^(Mir(^ il a um^ compétence^ (pie pei'sonn 
p(Hit lui disj)uter. 

on estimait beaucoup la tournui'c d 



e ne 



Huit 



(VS- 



I 



pritpliilosopln(pie(pn se montre dairs Tllis- 



loire des Animaux. A cet 



et:ai'( 



pait [ 
1 



)as; car 



I 



i nu 



thod 



e II es 



i.ii 



ne se tiom- 



us un su 



JH 



(le /ooloj^ic; c Csl un stijcl (jiii fcl(\c de la 
1 



hil 



OS( 



opln(^ uni(piement 



(0 



PUKFACK 



XI.Ill 



m 



Aristotc établit deux «^lands princijx^s de 
élliode : Tun tout général; Tautre un peu 
plus spécial. D'abord, il faut constater les 
faits avant de risc[uer des théories, comme 
les mathématiciens nous en donnent déjà 
rexemple dans la scicMice astronomi(pie ; et 
en second lieu, il Faut, poui' exposer conve- 
nablement l'histoire naturelle, se borner aux 
(onctions f^énérales (pii sont communes à 
tous les animaux, afin de ne pas se perdr( 
dans des détails interminables, et d'éviter 



•i^ 



1 



(les reix 



1 



fait 



s une 



titions inutiles et fatii.;anles. Les 
l'ois bien constatés, il nous sera 
])lus facile den découvi'irla cause elle pour- 
(pioi, en vertu d'un troisième princi|)e, non 
moins viai (pie les deux autres. C^e troisième 
princi[)e, c'est (pie, dans la natur(\ tout être 
a une fin en vue de hupielle est fait l'ensemble 
de son or^^anisation. La fin d'une chose se 



con 



fond 



iWCC 



le 1 



] 



)ien (le C(Ute cuost 



tt 



1 



et 



comme la nature ne lait jamais rien en Nain 



t 1 



n 



on est sur de pou\oii* le [)lus souvent \)h 
comj)rendrc ce (pTelle \eut, en s'éclairant 



l; 



dans cna(pie cas, ( 
réalise sans cesse. 



le l'id 



ce 



u mieux, (iu eue 



11- 



11 



n V a nas ( 



le 1 



lasard en 



1 



elh^; il n'\ a pas daNantai^c de nécessité ; ou 
du moins, il n'y a (ju'uiu^ nécessité purement 



XLIV 



PIlKTACi; 



hvpotluHiqiie, c'cst-à-tlire qu'iui certain but 
étant donné, il v a des conditions nccessaii'cs 



I 



our Fattcindic. 

Aussi, Ai'islotc l)lànic-l-il les j)lulosoj)hcs 
cjui prétendent téinéraii'cnienl lenionter à 
1 Orii^inc^ des choses, et (jui essayent d'expli- 



(\ucv ce OUI a ele, au heu de s aslrcindre a 



o 



1 
I)ser\cu'ce ([ui esl. Létie parlait cl enlier 

existe avant le j^crnie ([ui \ient de lui ; c'est 

tout ce (pie nous pouvons allirnie!' dans ces 

obscurités, (jui demeurent impénétrables à 

tous nos clTorts. Au contraire, en étudiant 

tuelles, on est sùi' de ne ooint 



I 



lit 



es reanies ac 



turc 



de f 



ui\ nas 



urtout 



SI 



I 



on c 



I 
hercl 



le 



i coniDrenc 



1 



h'C I 



es ( 



tre 



I 



s dans ce ciu us s 



r 



1; 



ont 



pai' eux-mêmes, comme Font hiit Démoci'ite 
et Socrate, et non j)as sim|)lement dans 
leur matièi'c, comme le hiisait lùnj)édocle. 
Aristote l'iqjoussc non moins sixcnuMit la 
étiiode de di\ision, (juc proj)osait lécole 
licienne, et (pii consistait à diviser 



m 



Plat 



toujoui's le 



s <ienres en deux es[)cces 



I 



I 



une 



qui avait une qualité pi'écise; et i'auti'C, cpii 
était pri\ée de celt(^ même qualité. A cette 
méthode factice, cpTil a souvent combattue, 
parce qu'elle conrond tout, en divisant tout 
arbitrairement, comme Platon le fait dans la 



%. 



PHHrACK 



XLV 



définition du Sophiste et du Politique, il 
substitue la méthode naturelle, qui classe les 



tre: 



S( 



Ion leurs ressemblances et selon 



leurs fonctions communes, sans d'ailleurs 



oublier le 



urs différences non moins réelles 



Cette discussion générale sur la méthode 



en /ooiomc 



1 



onne à ce |)remicr livre 



u 



Traité des Parties un caractère tellement 
spécial et tellement haut (pion a eu la pen- 
sée (Yen faire le préambule^ de toute Thistoire 
naturelle, et qu'on aurait voulu le placer en 
tète de l'Histoire des Animaux. Ce déplace- 
ment n'est pas nécessaire; et c'est là une de 
ces audaces inutiles (jue la |)hilologie ne doit 
[)asse |)ermetti'e. Aristote lui-même la désa- 
\ oue, nuisdue en ouvrant son second livre du 



I 



1 



Traité des Parties, il prend la peine d'expli- 
(pier comment ce traité se rattache à l'His- 
toire des Animaux, et comment il en est la 
suite. Dans l'Histoire des Animaux, on adé- 
ciit simplement les parties dont les animaux 
s(M'omposent; le ti\iité nouveau a pour objet 
pro|)re d'analyser les fonctions de ces par- 



ti 



es, s 



imilaires ou non-similaires, et de faire 



I 



voir c la 1 rem en 



t 



I 



our cnacune 



d'ell 



es, com- 



ment la nature adapte toujours les moyens 
(|u'elle emploie à la lin de chacun des êtres 




.\L\ I 



II 



(|U C\W |)l'0( 



luit 



PHKl-ACh 



iivec uiK* saiicssc^ < 



l un 



)VC- 



vovance in 





Tl est 



lin 



les 



iiiii 



lile (1 



C SIHMT 



1(^ Traitr des Pai' 



lies dans tous ces détails^ on, prenant eneoi'e 



I; 



i eonslitntion ( 



le ri 



lonimc^ pour j)Oin 



t il 



départ, Arislote en e\pli([ne crahord les 
lonetions prinei[)al(\s, et ra|)[)orte ensuite, à 
ce t\[)e primordial (^t supérieur, les lone- 



tH)ns [)ai'eill(^s ou analoj^u(\s ([ui se rencon- 
trent dans la série entièi'e des animaux, jus- 
(ju'aux insectes, étudiant successivenuMit 



tous les \ iscères intérieurs, a|)res les partn 
et les oruaries (^xternes, et éclairant touioui 



1 



lai 



l 



I 



sa mai'clu^ a la uunu're (l(vs princi|)es cpie la 
pliil()so|)liie et la raison lui ont dictés. 

('omme suite et complément (hvs cKmix [)ré~ 



(U'{ 



l(Mlt 



s ou 



\ra12es, 1(^ frai té de la (ié né ra- 



tion des Animaux, si vi\em(MU admiré par 
M. Le\V(^s, neut oasser en eltet noui' le clicf- 



1 



1 



1 



mnii 



d'œuN rc d Vristote en /ooloiiie. Mais, co 

le Tiaité des Pai'ties, il ne fait cpic i'e[)ro- 



li 



1 



(Uiirc* K^s analyses (mk^ nous asons deia \ues 



I 



J 



dans rilistoii't* des Animaux; sculenuMit. il 
les développi^ da\aidage, ci il les approfon- 



dit. La lV)nclion de la tjénération 



iirand m\slère, ( 



lit ( 



aiNiei', (rue nous oiiri 



1 



le pi 

ir 



us 



1 



1 



économie cies corps \ivants. est si essen- 




l> H K F A C 1 



.\LV11 



tielle que le [)hilosoplic croit devoir y ap- 
porter uiu* insistance toute particulière. Il 
n'est pas un zoologiste, pas un esprit quel- 
(pie peu éclairé, qui puisse sur un tel sujet 
être d'un autrc^ avis qu'Aristote, ou le blâ- 
mer d'en avoii* fait une seconde étude, plus 



tend 



mierc* 







ne encore e 



t pi 



us nrec^isr 



1 



1 



ne la nrc^- 



A 



)res a\oir 



ecri 



t 1 



es oriianes c 



le 1; 



énération dans les deux sexes, soit pour les 
animaux qui ont du sang, soit pour les exsan- 
gues, a|)rès avoir discuté tout au long l'ori- 
gine phvsiologiquc de la liqueur séminale et 
son action sur le germe qui en reçoit la \ ie. 



Faut 



eur, en commencan 



t le^ 



econ 



dl 



ivr(^ 



del 



a 



(lénération, justifie ce retour sur des chos(\s 
déjà dites, et il s'exprime en ces termes : 

(( ^ous avons établi que la femelle et le 
« mâle sont les principes et les auteurs de la 

énération ; nous avons, en outre, exolicrué 



a il 



a 



piiqi 



qucdle est la fonction de chacun d'eux, et 
(( quelle (\st leur définition essentielle. Alais 
(( d'où vient cette existence de la femelle et 



1 



« cm ma 



le? 1 



urquoi a-t-elle lieu? C'est là 
(( une cpieslion que la raison doit essayer 
d'éclaircir en faisant un pas de plus. Elle 
doit reconnaître, d'une part, qu'il y a dans 
ces deux êtres une nécessité et un premier 



(( 



(( 




XL\ III 



PHEl ACK. 



">*i 



i>KH:FACE. 



XLIX 



(( moteur; et d'autre part, qu'il faut remon- 
« ter encore plus haut qu'eux, en s'élevaut 
(( jusqu'au principe du mieux et jusqu'à l'idée 
(( d'une cause finale. Kn elTet, à considérer 
a lensemble des choses, les unes sont éter- 
(( nelles et (hvines, tandis (pie les autres 
(( peuvent être ou ne pas être, l.e beau et le 
« divin sont toujours, [)arleur nature pro|)re, 
(( causes du mi(Mi\ dans h^s choses ([ui ne 
(( sont sinq)lemcnt (pie possibles. Oc (\u\ n'est 
« pas élern(d est néanmoins susceptible 
(( d'exlstei' ; et, pour sa |)art, il est capable 
u d'être, tantôt moins bien, et tantôt mieux. 
« Or, Tàme vaut mic^rx cpie le coi'ps ; Tétre 
(( animé vaut mieux que Tétine inanimé ; être 
« vaut mieux ([U(^ n'être pas ; vi\i'e vaut 
(( mieux que ne pas vivr(\ (le sont là les 
« causes cpii dét(M'minent la j^énéiation des 
« êtres \ivants. Sans (lout(% la nature des 
(( êtres de cet ordre ne saurait être ét(UMiellc; 
(( mais une fois né, l'êlr^e devient éternel 
(( dans la mcsin'c où il est possibh^ (pi'il le 
soit. Lenoml)ren V lait rien, puisf[ne Texis- 
tence de ces êtres est tout individuelle ; 
« et si le nombre y taisait (pielque cliose, ils 
seraient éternels; mais au |)oint de vue de 
« lespêce, cette éternité est possible ; et c est 



« 



I 






i 



(( 
« 



ainsi que se perpétuent à jamais les 
hommes, les animaux et les plantes. » 
Il faut donc approuver Aristote d'être re- 
venu à plusieurs reprises sur une fonction 
dont les conséquences sont si graves, et de 
lui avoir réservé, dans ses travaux, toute la 
j)Iace qu'elle tient dans la nature. Aussi, re- 
double-t-il toutes ses observations de détail 
et toutes ses généralités sur la reproduction 
des vivipares, sur l'embryon et ses accroisse- 
ments, sur les hybrides dans les espèces voi- 
sines les unes des autres, sur les œufs des 
oiseaux et des poissons ; et après avoir par- 
couru toutes les classes des êtres animés, il 
consacre les deux derniers livres, sur cinq, 
à l'être humain, considéré tour à tour dans 
son état normal et dans ses déviations, soit 
dans la mère, soit dans l'enfant : durées et 
maladies de la gestation, môles, altérations 
du lait, difformités monstrueuses du produit, 
membres en surnombre, membres en moins, 
acuité ou faiblesse des sens, superfétations 
cl accidents de toute sorte, qui n'alTectent 
pas seulement l'individu, mais qui peuvent 
aussi modifier la race et la dénaturer, diver- 
sités de couleurs, de voix, de denture chez 
les animaux, etc., etc. 



T. 1, 



i 



PHÉl ACh 



On le voit; retendue de la zoologie telle 
qu'Aristote vient de nous la montrer, est 



lérable ; et les (rois ouvrages 
brièvement nous en 



déjà bien eonsic 

que nous avons anaiys(\s 

aj)j)rennent déjà bien long. Mais toutes ees 



vues sur les animaux, sur leurs 



1 



l'or m 



es 



sur 



1 



eurs 



mœu 



ionetions, sur leui' earactère et leurs 
rs, ne sonl eneore (fue pai'tieulières. 
Tout eela se rattache à un |)rincii)e su[)érieur 
et unicjue, qui e 



s 



t l 



1 



)rinen)e memr 



de 1 



vie, ou comme Aristote raj)[)elle dans son 



lrait< 



e sDccia 



1 



LTA 



me, qui coinmuni({ue a 



Fct 



rc 



anime 



le |)l 



us reievc 



ou 



le 1)1 



us iniinu 



I 



sensi 



bilité et la nulrilion. L'àme est raclic- 



vemen 



t d 



u corns 



)()ur emnrun 



1 
ter 1 



Ile est son l^ntélécliic 



e\|)ression du [Jiil 



osoniit 



1 



I 



c'est-à-dire (|ue, sans Tàme, le corps ncsl pa: 



I 



plus un cor[)s (pi une main (te pierre ou en 



l 



d. 



bois n'est une vérital)le main, |)as plus rprun 
()l)jet représenté (M1 j)eiiiture n'est l'objet 
réel. Ia^ corps sans Tàmc n'est (pTun cada\r(^ ; 



car c es 



t 1 



lime (^lui, des (iiu 



1 



1 



Fèt 



re 



t n^ 



I 



ut 



assure tout au moins, la nutrition, et le dé- 



vel< 



ODoemen 



VI 



t (1 



e ses 



facult 



es 



e nienu^ (lui 



1 



quand elle rabandonne, l'être est détruit et 
meurt. D'ailleurs, l'union de l'àme et du 
corps est si étroite (pi'il a sur elle la [)lus 



4 



raKKACK 



LI 



grande influence, malgré la supériorité évi- 
dente de la vie sur la matière. En histoire 
naturelle, cette distinction de l'àme et du 
corps sert à classer tous les êtres que la nature 
])résente à nos regards. Quelque nombreux 
(pTils soient, ils se répartissent nécessaire- 
ment en deux classes, qui les comprennent 



t o u 



s sans excei) 



lion 



ainsi nu on 



le ï 



usait 



dans la dichotomie platonicienne : ici, les 
êtres doués de vie ; et là, les êtres privés de 
vie. A ce point de vue, les plantes et les ani- 
laux se confondent ; car la plante a des or- 
anes ; elle se nourrit et vit comme l'animal. 



n 



si, du reste 



elle n'a pas comme lui I 



i sensi- 



bilité et le mouvement. L 



e re^ne oriranmue 



t I 



e règne inorganisé sont ainsi profondé 



ment séparés, parce que, dans l'un, il v a en- 
core, même aux degrés les plus bas, une sorte 



1 



lime 



tand 



IS (flic 



lins 



l'aut 



re 



lime es 



t 



c()m|)lctement disparue et absente. 

Aristote avait traité des plantes et des mi- 
néraux pour achever, comme il le dit, « la 
I)hilos()phic de la nature » ; mais le temps 
nous a envié ces ouvrages, que Buffon re- 
grettait, et (pie non 



s ne rei>retlon: 



s pas moins 



es, nous 



(pie lui. A ces pertes dé'jà bien cruell 
pourrions en joindre d'autres qui le sont 



LU 



PHKl'ACi:. 



PFU<J' ACK. 



Lin 



(''♦'^aUMiienl: trois livres sur la naUire,eU rente- 
liirit autres livres, où |)ar ordi'e alphabétique 
et sous forme de dictionnaire, le philosophe 
avait rangé loutee (ju'il avait appris sur les 
[)hénoniènes naturels et leurs lois. Il était 
même remonté, comme il le rappelle dans 
sa .Météorologie, aux |)hénomènes célestes, 
afin d'embrasser tout ce que l'honune peut 
savoir, depuis ce qu'il observe dans les cieux 
juscpi'aux laits, plus voisins de lui, ({ue la 
terre lui ])résente. I^a zoologie est uiu^ j)artie 
considéral)le du spectacle divin qui s'olïre à 
notre contemplation ; mais ce n'est ({u'une 
partie de cet ensemble miraculeux. 

Parvenu à ces sommets et voyant de si 
haut la [)lace (pie tient la vie dans le monde 
animal, nous pouvons nous laire une o|)inion 
{)lus générale et i)lus juste de la zoologie 
d'Aristote. En face d'un monument aussi 
beau et aussi colossal, la i)lus forte inq)res- 
sion qu'on éprouve^, c'est encore létonne- 
ment, (pu* sentait si vivement (Jlu\ier. Trois 
siècles et demi avant Icre chrétienne, \oilà 
où en est la science de la nature, et plus par- 
ticulièremenl, la science des animaux; voilà 
tout d un coup trois sciciu^cs, zoologie, phy- 
siologie, anatomie, créées avec leurs prin- 



j'K 



cipes fondamentaux, leur méthode, leurs clas- 
silications élémentaires, leurs cadres, leurs 
principaux détails ! Les voilà, créées de telle 
soite qu'elles semblent d'abord sans précé- 
dents, et (qu'elles demeurent ensuite plus de 
vingt siècles sans recevoir le moindre accrois- 
sement ! La zoologie proprement dite, la 
physiologie et l'anatomie comparées sont res- 
tées jus(ju'à nous telles à peu près qu'Aris- 
tote les a constituées ; et si, de nos jours, 
elles ont fait d'immenses progrès, c'est en 
restant fidèles à la voie qu'il leur avait in- 
dicjuée. 

La première idée qui s'offre à l'esprit pour 
expliquer ce prodige, à peu près unique dans 
Ihistoiie de la science, c'est celle que semble 
avoir con(;ue Buffon : Aristote a dû avoir 
des devanciers, auxquels il a fait les plus 
larges emprunts. Ceci ne diminuerait pas sa 
gloire aux yeux de notre grand naturaliste, 
non plus qu'aux nôtres. Mais cette explica- 
tion même n'est pas possible ; il en faudra 
trouver une autre ; car on peut affirmer que, 
dans la philosophie antérieure telle qu'elle 
nous est connue, Aristote n'a pas pu rassem- 
bler des matériaux pour son édifice. Avant 
lui, il n'y a rien, peut-on dii'c ; de même 



LfV 



iMil^FACI':. 



PRÉFACE. 



LV 



ciiTapi'ùs lui l(\s siùch^s ne produiseni rien, 
en (loliors ou à voie de son œuvre. 

Jetons un coup (I'om'I, pour nous en con- 
\ainere, sur ses devaneiers (^t ses eonlcMnpo- 
rains, veonipris son maître^ Platon ; et Noyons 
ee (pf ils ont pu lui fournir. 

lei, e( puis(pie I oeeasîon s'en présent(\ 
(lisons de nouveau eoinbien sont fausses et 
ini(pi(\s les ac(Misalions de Baeon, ealoinniant 
Ai'is(ol(\ dont il fail l'assassîn de ses frères, 
les autres pliilosoplu^s : ce II a étouffé leur 
yloii'e, dit Baeou, de même que les Sultans 
de ( lousIantinopK^ se dél)arrassaienl jadis 
des fi'èr(\s cpii portai(Mil ond)raf;(^ à Kmm' pou- 
voii'. » Aristot(^ est si loin de cette basse ja- 
lousie (pTil a nommé ses prédécesseurs en 
loule, dans ses ouvrai^cs /ooloi^i([U(\s, aussi 
bien (pie dans (ous s(\s autres ouvi'a^es. Il a 
même tii'é de Toubli des noms qui sans hii 
nous sei'aicMit rivstés absolument iiiîiorés. Oui 
eonnaîtrail Syennésis de (niyj)re , par 
e\(Mn|)le, et I.éophane, sans la citation faite 
par Ai'istote, d'un écrit du pr(Mni(M' sui' \e 
système des veiiuvs, et d'une Ihéorie du se- 
cond sur L^s causes d(^ la différence des sexes? 
AIcméon de Crotone, l^mpédocle, Anaxa- 
gore, l^ai'ménide, Diogène dWpollonie, Hé- 



V- 



I 



raclite, Démocrile, il lésa tous cités, à vingt 
reprises, toutes les fois que leurs théories lui 
ont semblé, soit en opposition, soit en ac- 
cord avec les siennes. 

Aristote montre même, dans cette re- 
cherche d\\n passé qui peut l'éclairer, une 
sollicitude qui, des philosophes, s'étend jus- 
(pi'aux [)oètes ou au\ historiens, quand ils 
ont fait des allusions à quelques animaux, ou 
rapporté des faits qui les concernent. C'est 
ainsi ([u'il a cité Musée sur le nombre des 
(cufs de Faigie ; Homère, sur le chien 
d'LIvsse, sur Tàge du bœuf, sur Taigle de 
Pi'iam, sur les cornes des béliers, sur le ca- 
ractère du lion, sur la crinière du cheval ; 
Hésiode, sur l'aigle de Ninus ; Simonide et 
Stésicliore, sur l'halcvon ; Eschvlc, sur la 
huppe. Auprès des poètes, il a cité aussi les 
historiens : Hérodote sur les Ethiopiens et 
sur raccouplement des poissons ; Ctésias sur 
les éléphants et les animaux de l'Inde, et 
même sui' le fabuleux Martichore ; puis, il 
allègue encore les sophistes, Hérodorc et 
Brvson, sur les vautours et sur l'hyène ; les 
labulist(^s, comme Esope, sur les cornes des 
taureaux. En un mot, Aristote ne néglige 
aucun témoignage de quelque valeur ; et il 



LVI 



PRKFACE. 



1>HÉFACK. 



LVIl 



est prêt à se ficM^ aux autres aussi I)ieu quïi 
lui-même. Mais e'esl aux philosophes et aux 
médecins cpTil s'a(h*esse phis parlieulière- 
nuMit, pai'ce ([ue leurs études et les siennes 
sont communes. 

Pythagore ne semble pas s'être oe( upé de 
zoologie ; nuiis, dans son école, Alcméon de 
(a'otone, un peu plus jeune que lui, comme 
nous rapprend Arislole dans sa Métaj)h\- 
sique, |)asse pour être le premier (|ui ait osé 
faire des dissections. C'était une rare audace 
dans ces temps reculés ; aujourd'hui même, 
c'en est encore une pour bien des j^ens, et 
aussi pour di^s nations entières, où cc^te ap- 
plication de la science, (pieh|ue nécessaire 
fpi'elh^ soit, ins[)ire une insurmontable répu- 
p;^nanc(\ Alcméon était médecin ; et son art 
le menait tout naturell(Mnent à étudier les ani- 
maux a[)rès riiomme. Mais il ne semble pas 
(|ue ses connaissanct\s zoologiques lussent 
très-[)rorondes. Aristote, qui avait écrit un 
traité spé(Mal sur les doctrines d' Alcméon, a 
du réfuter quehpies-uiu's de ses théories, cpii 
sont en effet insoutciudjles. Ainsi, il préten- 
dait (|ue les chèvres respii^ent parles oreilles, 
et il trouvait ([ue, dans Fœuf des oiseaux, le 
blanc jouait le même rôle que le lait dans les 



9Bip 



mammifères, tandis ({ue c'est le jaune, et non 
pas le blanc, qui nourrit le poussin. Nous 
avons vu un peu plus haut une charmante 
comparaison d'Alcméon, rapprochant la pu- 
berté dans riiomme de la fleur dans la plante. 
Aristote, qui recueille cette expression avec 
soin, nomme encore Alcméon, non sans es- 
time, à propos de la tliéorie des contraires 
selon les Pythagoriciens, et sur la question 
de l'immortalité de Tàme. Alcméon ne se bor- 
nait donc pas à la médecine ; il faisait aussi 
de la zoologie, de la psychologie et de la mé- 
taph\si(|ue. IMais dans la science particulière 
des animaux, il ne paraît pas avoir eu des 
idées systématiques, si, d'ailleurs, il a pu ob- 
servei' quelques détails assez curieusement. 
Enq)édocled'Agrigente,deux siècles après 
Alcméon^ a fourni à la zoologie encore moins 
de renseignements positifs. Aristote men- 
tionne frécpiemment Empédocle, non dans 
son Histoire des animaux, mais dans le 
Traité des i^irties, et surtout dans le Traité 
de la Génération. Les sujets touchés par 
Empédocle, avec plus ou moinsd'exactitude, 
sont assez nombreux : intensité variable de 
la chaleur dans riiomme et la femme, déve- 
loppement du fœtus, distinction des sexes, 



i.\ m 



phéfacf: 



PREFACK 



LI\ 



)()slli()ii dilTéreiiLo d 



I 



es ciiiDi'N oiis mai(\s ( 



I 



t 



roinclltvs dans le sein do la mcvc, dilTéreiice 
(racuilr do la vuo stdoii qiio los you\ sont 
noips on J)1(MIs, habitai ions ot f^onros do \\c 
dos aniinanx, rospiralion d(^s aninianx, crois- 
sanoo dos |)lanl(\s, voilà dos snjc^ts foi't into- 
l'ossants ; ol Knipodoolo [)araiti*ait avoir 
(|nol(|n{* droit à otro coniplo |)arnii los natn- 
ralistos ; mais il oorit onooro en vcvs^ ot la 
poôsionajaniaisotolinslmniont do lasoionoo. 
On [)ont nionio (ronvor ([n'Aristoto a nionli'o 



I 



h 



1 



)i(Mi de la (M)ndoscondanoo c\\ s Ooonnanl si 



son\(Mi 



t d" 



1 



1 



oninions /o()ioi»i(iuos cniisos sons 



1 



oolli^ l'ornio, ([ni ne pont jamais dovonir assoz 
didaoti([no, momtMpiand (dio a la protcMition 
(\e lèivc, par lo i^onio do pootos ttds (jno Ln- 
orooo cl \ ii*^il(\ 

Ce (pTil y a [)ont-o(ro do pins rinnar- 
f[nal)lo dans l']m|)odoolo, o'(*sl lo [)ross(Mdi- 
m(*nt (pTil scMnblo avoir en de oolto oi'oation 
|)i'imordialo (pio l(\s fossiles nons ont l'évoloe 
l'oocMument. Mais le pon qn'on dit \e poèlo 
sicilien ot lo oliaos d'êtres, de forniivs ei 
(rélémonls ([n'il imaj^ine à FoiMgino des 
('lios(\s, sonl (l(\s données tollemeni xa^nos, 
ol tellement arljilraires, (pTAristoto nen a 
{)n rien lirei*, ol qne nons-mèmes , malgré 



•^ 



•M 



'mi 



tont(\s les Inmièros nonvolles, nons ne pon- 
vons pas estimer ces données pins qu'il ne 
les estime. Au fond, hhiipodocio eroit au 
hasard dans eotto création spontanée des 
êtres; et il y a peu de doctrines aussi anti- 



I 



tl] 



)ain urnes nue ooiic 



I 



1 



i aux crovanoos inobran- 



lal)les d'Aristoto, vantant sans cesse la divine 



)roNovanee 



do I 



i nature dans toutes ses 



(ouvres 



Pai'inénido d'KIée, contemporain d'itm- 
pédoolo, éorit en vers ainsi que lui, et il est 
encore pins insuffisant en ce ([ni ref>ard(^ los 
animaux; il |)onso à [)ou [jrès de même sur 
([uel([ues détails; mais, en somme, ce n'est 
pas un zoologiste, et s'il occu[)e un r 



an 



assez élevé en méta[:)I] 
on histoire natnrollo 



I 



iysi([ue, u n en a aucun 



On serait iondé à attendre davanta 



ixe 



nn maani- 



d'Anaxagoro. Aristcte a fait do Ini 

fi([ne éloge, qui a n^tenti à travers les siècles 



t 



Cl (fUl (\S 



I 



t ar 



rive jns([n a nons. Le sage de 



L. 



I. 



CI 



1 



izoïnene a le premier jjrooiami 



1; 



l'act 



ion (U 



1 



e iiraiulc 



rfntelligence dans le monde; etcett 
|)arole, vonne de si loin, est d'autant plus 
vraie ([non l'examine ot qn'on l'approfondit 
de [)lns en [)lns. Aristoto en a fait un de ses 



h 



1 



[)rin( ipes les pUis snrs ol les plus clairs 



1 



■1 



lA 



PRi:i ACI 



M. 



IIS (Ml /.OOlO^IC 



\ 



naxaiioiH' esi loin ( 



l I 



VH 



vc 



ce (lu I 



I csl 



vu nu 



tar)I 



j\si(riie 



() 



uaiu 



I il 



)r'('- 



Iciid 



(•OUI) 



(jUC 

lent 



(*S 



corbeaux c 



t 1 



es il)is s ac- 



)'dV 



le l)i'c, et (jue c Cst 



I 



)ai' 



l)ouche (jue la belelte fait ses ])elits, ArMs- 
lole ne pcuil s'enipècluu' de nu'Iei' (|uel(|ue 



II 



rauuuMC a sa V( 



fnlal 



u)n 



Il I 



c [\ 



fut 



e { 



» ( »• 



l 



ne 



mcMil sur (l'autr(\s |)oints, [)eul-ètre a\ee 



1 



nu)ins iw raison, (luanc 



I^ 



1 



1 



uiHon (U\s sexes, le niale seu 



l 



1 il 
h 



croit i\{\{ 



1' 



iUlS 



I 1 



ourni 



t li 



matière, et ([U(^ la femelle ne fait que [)rèler 



le 1 



lével 



leu ou se cieveioj)j)e le yerme 



11 



Pari 



ois 



aussi, Aristotc* invoque ranalomie contre 



A 



naxaiiore 



1 



|)Ouriui prouver que, dans cer- 



1; 



tains animaux, ce n'est |)as le foie et la bile 
([ui [)rochiisent les maladies qu'il leur at- 
tribue, puis(jue ces animaux n'ont pas de 
loie ni de bile. C'est encore par ranatomie 
qu'il lui prouve (pie le mrde ne viiuit pas de 
la droite dans l'utérus; et la femelle, de la 
gauche. Enlin, Anaxaj^oie a sur les fonctions 
de la main de riionnne une théorie (pi'Aris- 
lote icctilie, sans d'ailleurs la désapprouver 
tout à lait. Mais comme nous retrou\ons 
ectte tliéoi'ie un [)eu jjIus tard, il n'est pas 
besoin d'y insister actuellement. 



1) 



loucne 



d'Apoll 



onie, (pu se rattaclie a 



ttaclj 



i> H Kl- A Cl 



L\I 



l'école Ionienne, paraît a\oir eu sur lori^a- 
nisation des animaux des notions un j)eu 



plus précises, et 1 



on peut conjecturer qu'il 



a\ait fait des dissections. C'est Aristotc qui, 
en citant un passa^c^ de Diogène sur le sys- 
tème des veines, nous a révélé ses travaux; 
sans ce témoignage, nous les eussions igno- 
rés. D'ailleurs, Aristotc combat les explica- 
tions de Diogène d'Apollonie; mais cette 
réfutation même, (pielque juste qu'elle soi(, 



attest' 



ne ses rec 



hercl 



1 



les zooioiriaues 



q' 



n étaient pas sans mérite. II avait étudié 
aussi la respiration chez les poissons et 
même chez les huîtres. 

Parmi tous les prédécesseurs d'Aristote, 
Démocrite est celui à qui il a pu faire le {)lus 
d'emprunts. De l'aveu de tout le monde, 



D 



émocrilc, né à 



Abd 



ère 



ctiti 



11 



ville ae 



Thrace, inconnue avant qu'il ne l'eut illus- 
trée, a été le plus savant des Grecs avant 



s ouvraires très-nombreux 



uis- 



Aristote. Se 
(pion en compte au moins soixante, touchent 
à tout : moi'alc, j)hysique, astronomie, ma- 
thématicpies, psychologie, histoire des ani- 
maux et des |)lantes, médecine, agriculture, 
beaux-arts, nuisicpie, art militaire, etc. Les 
connaissances de Démocrite semblent avoir 



l.XII 



Pli i: TA Cl 



('lé aussi variéc^s, si vc ncsi aussi ])i 



o 



loud 



(\s 



quo celles (rArislolc; cl parmi ces œu\rcs 
(le gcMire si divers, celles (jui nous inh'»- 
r(\ss(Mil (lirectenient sont encore en assez 



lirand nombre : un traite en deux livres sur 
la nature de riiomiiK^ ou sur la cliaii'; un 



h 



traite c\\ trois livres sur les causes des ani- 
maux, et {[U(^l([ues traités de nuHlecine, sans 
parler de ses trait(''s sur les plantes (^t sur 



1 



es 



)ieri'{\s 



1) 



emoc 



rit 



ii\ai 



t b 



eau COUD 



I 



\o\aiîé; il a\ait \isité l'I^iivote, ci il \ (Hait 



r(^stc'' ciiUT ans au moins 



I 



(^(''tait certaine- 



ment alors le [)a\s (|ui, |)ar suite de ses 
croxances i'(dif^i(uises, s'était le plus occupe 
et de ranatomie de 1 homme et de celle de> 



animaux 



I) 

1 



émocrite a nu v recueillir les 



matériaux les moins communs 



( 



e ou i 



1' 



tait 1 



J 



i /ooioiiie ( 



le D. 



mocrit< 



1 



nous serait dillicile d^Mi juj^^cr d'après les 
rares Craj^inents (pii nous en rc^stent. Aristote 
le cite dans le Traiti* des Parties des ani- 
maux, et surtout dans celui de la Génération. 
Le |)lus ordinairement, c'est pour \c contre- 
dire; assez souvent aussi, c est |)ourle louei\ 
Parlois, Aristote a tort dans ses critioues: et 



1' 



l)ar exemple, ([uand il re|)roclie à Democrite 
d avoir soutenu ([ue les insectes et les ani- 



iy\Ù 



rHt:FACb:. 



LXiU 



I maux pi'ivés de sang ont des intestins comme 



1 



1 



(\s autres, et due, si I on me i existence d( 



1 



ces viscères , c es 



t qu'on ne les voit ] 



)as a 



cause de leur j)etitesse. Mais Aristote a rai- 
son lorsque, discutant contre Démoerite la 
position du fœtus dans le sein maternel, il 
allirme qin* c'est pai* le cordon ombilical, et 
non [)ar d'autres parties, que le laHus se 
nourrit. Il est encore d'un autre avis que 
Démoerite sur les causes de la dilïérence des 
sexes, sur la stérilité relative des mulets, sur 
l'action de la liqueur séminale, sur les causes 
de la chute d(^s dents. Mais il le loue d'a\oir 
un des premiers tenté de décrire les êtres 
par leur essence plutôt que par leur matière. 



sans d'ailleurs avoir toujours bien compris 
le but et la (in que se propose la nature. 
Aristote taisait assez de cas de Démoerite 



poura\oir consacré une é 



tud 



e spéciale a ses 



h 



oj)inions: mais ce livre ne nous est [)as plus 
parvenu (pie celui qui était relatif aux doc- 
trines (rAlcméon, le Crotoniate. 

l\)ur compléter ce (pi'Aristote nous ap- 



li 



il 



de D. 



prend sur la zoologie de Democrite, on peut 



I 



recoui'ir a J^.lien, qui semble avoir eu encore 
ses ouvrages sous les yeux, en compilant le 
sien, (let écrivain n'est pas toujours une au- 



L.\l\ 



PliKI- ACK 



toi'ilé, tant s'en laut; mais son témoignage 
est aeceptable quand il s'agit de simples ci 



talion: 



h 



\ 



oiei donc quelques-unes des opi- 



l 



nions 



de D. 



t 



1 



emocriie sur les animaux, si i on 



1 



en croit l^^lien. Selon lui, le lion c^si le seul 
animal dont les j)etits naissent les yeux tout 



() 



rands ouvei 



ts; 1 



es poissons de mer se nour 



rissent non pas de Teau salée, mais de cette 
[)ortion d'eau douce rpie Teau salée ren- 
lerme , oj)inion qu'Aristote et Tliéopliraste 
ont reproduite; les chiennes et les truies 
n'ont tant de petits (lue narccduelles ont 



1 



I 



)lusieurs matrices, (luc le maie emi) 



i' 



pie Y 
1 



T 



I 



lit 



SU(*- 



cessivemen 



t; h 



es mules son 



tint 



econdcvs, narci' 



1 



(pie IcHir matrice est laite autrement que 
celle des autres animaux; les mulets ne sont 
pas un produit naturel; ils ne sont ([u'une 
invention audacieuse des hommes et 



un 



U( 



luit 



ère ; en 



I.il 



)ve. où les ânes sont de tr 



•<» vi- 



es 



(Y 



rande taille, ils n 



e couvrent jamais que des 



juments rasées 



due 



l 



PI 



me rco( 



de l 
te d" 



ous leurs crins, assertion 



u)res 



1 



1) 



émocrite ; car si 



elles avaient encore cet ornement (pii le 



pare si bien, elles ne recevraient pas de tel 
iU'is, a ce que disent les gens expérimenté 



m 



t 1 



s sont Dieu 



de ces contrées; les avortemcnt 

plus fréquents dans les lieux où règne la 



« 



PREFACK 



LXV 



chaleur que dans ceux où il lait froid , 
parce (pie la chaleur relâche et détend tous 



es viscères du cor[)s, tandis (pie le froid les 
lesscrrc et les ralfermit; les dents des ani- 
maux tombent parce qu'elles poussent sou- 
vent (rop tôt; les bois des cerfs tombent et 



re 



1; 



|)oussent par les variations de température 



I 



dans le corps ( 



le I 



luiima 



I; 1 



es cornes des 



boMifs sont, par suite de la castration, moin.'^ 

fortes, et jdus longues que 



Iroit 



moins 



celles des taureaux; la tète des bœufs est 



1^ 
1 



)ius sec lu 



parce (rue les veines y sont 
)eaucoup moins volumineuses; les vaches 



(TArabie ont des cornes très-dével 



oppees 



parce ([u'au contraiie les humeurs qui af 



u 



eut à leur (cle sont très-abondante 



Tell 



es sont à |)eu près toutes les observa- 



l 



ions de /ooloiJie dont on ait c 



onserve 



1 



so 



uvenir, et cpii sont bien celles de D 



emo- 



ril 



() 



|)uis(pit^ hlien cite ses propres paroles 



n ne 



[)eut I 



)as su|)poser que ces observa- 



tions lussent les seules; et selon toute a 



IHMICC 

faut 



D 



émocrite avai 



t d 



u observer 



ppa- 
bien 



d autres lads. Ceux-ci suHisent, à défaut du 
reste, pour nous montrer quelles étaient 
retendue ( t la direction des recherches de 



D 



émocritcs et aussi combien il restait à fa 



ire 



T. I. 



LXVI 



PHKl ACK. 

ai)rès lui pour fonder dcfinilivcmenl la 
science /ooloj^ique. 

Aristole n'a pas eu Toccasion de nommer 
llippocrale, ou, du moins il ne le nomme 
que dans sa « Politicjue ». (I\ , /^ 3, p. 'uo, 
3' édil. dt^ ma traduction. ) [l le reconnaissait 
pour un grand médiM-in; mais (mi histoire 
naturelle, IIip|)ocrate a l'ait très-peu de re- 
cherches; il n'est |)res(pie pas question des 
animaux dans ses reuvrcvs, bien que, de son 
lcMn|)s, Tart vétérinaire se confondît avec la 
médecine. L'école de Cnide, (pii a\ait i)\'c- 
vcdc ccWc de ('.os, ne [)araît pas daxantage 
s\Mre livrée a la zoologie . Ce|)endant, dans 
rintéi'ct de la santé, la médecine est forcée* 
de beaucoup observer le corps humain, tout 
au moins sous le ra'pport [)hvsiologi(pu\ l^a 
chirurgie, (|ui commence en (irècc a\ec Ma- 
chaon et INxlalirc, lils (TEsculapc. au siège 
de l'i'oie (Iliade, 11, vci's y']!^), est bien forcée 
aussi de fairt* de fanatomie. Les anq)utations, 
les bl(\ssur(*s |)énétraides, les luxations, les 
fi'actures, les o|)érations de tous genres, pra- 
ti([uées dès cette épO([ue, depuis celle du 
tré|)an juscpi'à ct^lle de la pieri'(\ e\ig(vaient 
absolument (pTon ne s'airètàt |)as à la sur- 
face du corps, et qu'on essayai de scrutei' les 



HKFACfc:. 



LWII 



parties cachées qu'il renferme. Mais il est 
a\éié que l'école hippocratiquc a fort peu 
disséqué des cadavres liumains; on ne saurait 
croire qu'elle ait disséqué davantage des ani- 
maux, dont l'organisation lui importait beau- 
coup moins, quoique l'on en tirât bien des 
remèdes, comme on les tirait des plantes. 
Aristote ne pouvait donc trouver dans Ilip- 
pocrate cpic tï*ès-pcu de ressources pour 
l'histoire naturelle et la physiologie générale. 
Il faut en outre distinguer dans la collec- 
tion Hippocratiquc, lelle que nous l'avons 
aujourd'hui, des traités qui sont postérieurs 
à Aristote, vi qui ont été fabriqués à Alexan- 
di'ie, comme la cori-espondance prétendue 
(\c Démocrite et d'Hippocratc. Mais à coté 
de ces apociyphes, bien des ouvrages authen- 
li(|ues ont pu être consultés par Arislote. 
Selon Litlré, qui est la première des auto- 
rités m ces matières, ce seraient quelqm^s- 
uns des li'aités suivants : De la génération, 
de la nature de Tenfant, des maladies des 
femmes, des maladies des jeunes filles, de la 
stérilité chez la lemme, etc. On pourrait en 
citer quelcpics autres encore, si l'attribution 
n'en était pas incertaine : Le fragment sur 
rOrganc du cœui", les traités sur Fincision 



il. 



LXVlll 



l'iiin A<:i:. 

(lu l'a^lus, sur \r lu'lus dcsrpU't (1(^ Iniil mois, 
sur la nature de la rrinin(\ siu' la nalure de 
l'Iioniine, siu^ la superlélaliou, sui* la iiatuic^ 
de Tes, ele. J()ii;uez-y une loule de eousidé- 
rations de délail ([uWri^tole a pu lire avec 
profit, (^1 doid il devait plus (|ue personne 
sentir la liaule val(un\ à la fois en ce (jui eon- 
eerne l'oi^i^anisalion humaine, et aussi la 
constitution i;éiu''rale (l(^s êtres animés (|ui 
s(^ rapprochent de riiomme, leur t\|)e le plus 

cle\é. 

Si Aristote n'a trouvé dans Ilippocrate ci 
son école ([ue très-peu (h^ zoologie, il a pu 
en recevoir une bien l'éconde hM;on en lait de 
méthode cl d ()l)sei'\ ation. Il (^st dans la na- 
ture des choses (pu' la im'decine, dès ses pre- 
miers pas, soit ])rot'on(lément ()l)ser\ al rice et 
méthodi(pH'; il s'aj^it de la santé cl de la ma- 
ladie; bien plus, il s\i<;it de la \\v cl de la 
mort, dans toid ce que Tari essuyé |)Our sou- 
lai;(M' ou sauver le malade. (^)uel intt'rét peul 
être su[)érîeur à celui-là? l'^t si (pu'l(|ue motil 
peut jamais aii^uiscr rattention de rintelli- 
i^cnce, en esl-il de |)lus ])uissant? Si dans des 
(juestions aussi obscures et aussi dcdicates 
que toutes celles (pii se rapportent à I hygiène 
et 11 re>isteiu*e des hommes, Tobscrx ation ne 



PREFACE. 



LXIX 



'à 






<( 



{( 






p(Mit pas èlrt^, du prcMnier coup, parraitcment 
exacte ni complèt(\ elle est du moins aussi 
séi'ieuse cl aussi pral ique (ju'elle le peut. Hip- 
pocrale dil soliMinclIcmcMil au début de ses 
Aphoi'ismes : a I^a vi(* est courte, lart est 
lon^, Toccasion l'u^itive, rexpérience trom- 
peus(% le ju^(Mnent diKicile. » Ce sont là les 
(le\ oirs iné\ itables de Fart médical ; et comme 
les (MM'cui's peuvent y èti'c homicides, nulle 
auti'c science n'est tenue à autant de précau- 
tions ])oui^ ne pas se ti'omp(M\ La méthode 
la plus ri^^oureusc lui est donc imj)osée. C'est 
là le i;i*and enseignement qu'Aristote a pu 
rcM'CAoir de la médecine, comme il le recevait 
s|)ontanément de son génie personnel. Sans 
doute, il n'avait besoin (h* pc^rsonne pour 
conq)ren(h'e que l'obserNation des faits est 
la première condition de la science et de la 
méthode; mais en voyant les applications 
heureuses qui en avaient été faites dans la 

prati(pKMnédical(%ilde\ ait s'attacher d'autant 
plus Icj'menuMd à des principes qui avaient 
déjà produit des résultats si bienfaisants. 

Il y a dans les (cuxres de Xénophon deux 
traités (pii annoncent des connaissances très- 
précises, si ce n'est ti*ès-étendues, sur les ani- 
maux, ci >pécialement sur le cheval et sur le 



LXX 



PHKrXCK. 



PRK! ACE. 



LXX! 



(*hi(Mi. Ce sont l(\s (1(mi\ traités de rKquita- 
tion et de la Chasse. L'éléi-ante eavaleade 
du l^irtliéiion nous Tait croire que les Athé- 
niens devaient être d'excellents écuyers, tout 
à fait dif;n(^s du l)eau présent ([ue Neptune 
h'ur avait olï(M*t. Mais Touvrage de Xénophon 
pi'ouve, nutMix encoie, (jue leurs étudt\spi'ati- 
ques sur le noble animal que le dieu leur avait 
donné, étaient |)Oussées |)i'es(|U(^ aussi loin que 
ccNesdes sportsnn'U de nos joui's. Xénophon 
signale en pri^niiei' litMi les moyens (\u'\\ l'aut 
prendre [)Our n'être pas tronq)é dans Tachât 
d'un jeune clieval. Kxainen des jandjcs, |)ieds, 
sabots, paturons, canons; examen du poi- 
trail, du cou, de la lét(S de la ganache, des 
deux barres; examcMi des yeux, des naseaux, 
du Iront, des oreilles; examen des reins, des 
cot(\s, de la crou|)e, il ne (aut rien onu^tie 
alin d'éNilcr toutes les IVaudes et tous les 
pièges d'adroits macpiignons. Si, au lieu 
d'aclu^er un jeune cheval, on achète un 
cheval tout dressé, il faut s'assui'cr de son 
âge, de sa souj)li\ss(% de sa docilité, de sa 
douceui', de sa constance au trasail. A ces 
sages avis, Xénophon en joint d'autres sur 
Tinstallation d'une bonne écurie, sur la nour- 
l'iture, sur le pansage, siu' le lavage régulici' 






*a 



-. # 



du corps, les jambes exceptées, sur les exei'- 
cices de manège, tant pour les chevaux de 
guerre cpie pour les chevaux de parade. 

Toutes ces recommandations minutieuses 
cl ces l'cnseignements, destinés à former le 
cavalier acconqjli, sont le fruit d'une longue 
et intelligente pratique, où la physiologie du 
cheval a sa j)art, bien qu'elle ne soit pas le 
but de l'ouvrage. Un autre traité qui lait 
suite à celui-là et qui le complète, <( le Com- 
« mandant de la cavalerie », est un manuel 
de tactique militaire, aussi judicieux que le 
|)récédent, mais cpn* a un objet purement 
technique. 

Au contraire, le traité de la Chasse a, 
comme le traité de l'I^juitation , une partie 
/oologique. Le chien y est étudié avec autant 
de soin que le cheval, et à un point de vue non 
moins exclusif. 11 y a deux espèces princi- 
pales de chiens de chasse, dont l'une est très- 
supérieure à l'autre; l'auteur indique les ca- 
ractères (|ui les distingue et les formes qu'il 
faut préférer dans les chiens dont on doit se 
sci'N ir. Mais il est bien difficile de parler du 
chien de chasse sans dire aussi quelque chose 
d(\s bètes (pi'il poursuit. Xénophon parle 
donc du lièMMN qu'on chassait même en 



LXXll 



i>jU':fa<:i: 



1 



uver 



(\s 



r 



lOllS ( 



l cl 



es écris 



I 



1 



)Oiir l(\sriu( 



I 



Is il 



fallait des einens indiens: des sani^liei 



1 



i 



I 



contiM- l(^s(|n( 



Is on (loi! choisir les chiens les 



plus capa 



l)l(\s (le l'aire lèt(^ à la bètc^; des lio 

1); 



ns 



des léopards, et antres hèles sanvai^vs. l)an< 
cils donnés an\ ("hasseui's, on ])ent 



1 



es cons 



recueillir bien i\c<^ délails de |)ur(^ zoologie, 
les hal)i(udes du lièvre, sur sa lecondité 



sur 



II 



I 



e\cepln)nnelle, sur ses l'uses |)oui' ecnapi)ei 
au chasseur, sur ses 



(^snèces (lixcrscs, sur sa 



I 



vue mauvaise, sur son ai;ilile, (pu i empeciH 



lit 



• I ^ 



I 



1 



de jamais marclicr au pas, sur sa conlorma 



tion si l)ien calcul 



ce i)oui 



1 



a course < 



I 



I 



)OUl 



le saut. D'autres délails non moins curieux 



son 



l d 



on ne s s 



ui' les ])iches, conduisanl l(Mirs 



Taons en bande au prinUMn[)s,etles dérendant 

ntre les chiens; sur la l)aui;(' 



\ outrance ro 



\ 



(lu san 



<) 



luit 



1 



ler, sur sa force rec 

I 



loutable dans la 



e (Hi on enuaue avec lui, sui 



n"n 



loul (| 



ua nn n 



11 



|)ère et la mère se réunissent pour (hMcndr 



es leunes 



,1 



Ouant aux lions, Icoparc 



1 



[Is, I 



tl 



leres 



ours, et auli'cs animaux ieroc(\s 



ynx, ] 

r 



)an 



u 1 



\éno|)hon est très-bref; mais de vc i\ 
dit, on peut conclure que, de son tem|)s, i 



v a\ait (Micore ( 



les lions en ( Irècc 



1 



dans les 



mon 



ts Panuées elsur le Pinde, au nord-ouest 



r^ 



PREFACE 



LXXllI 



de la ^lacédoine. Aristote atteste plusieurs 
la même chose; et son assertion, (pii 



( 



OIS 



i)Oiivail passiM' pour douteuse, est confii'méc 



parcelle de Xénophon. Maisaujourd liui, ( 



d'il 



1 



I 



ni;lem| 



)S 



(l(q)UIS lo 

de ces carnassiers 



r Europe ne nourrit pi 



us 



Arisloli^ a nommé 



Socrat(^ dans le Traité 



des l^u'ties; ( 



l c/est à la lois un éloi^e et une 

l 



criticpie qn^il lui adresse, en compagnie de 
Démocrite. H le loue d'avoir essayé de déli- 



nii 



les êtres, non plus d\iprès leur matière 



1 



mais (1 a[)res \cuv essence c 



tl 



eur Idée 



M 



us 



en même 



temps, il le blâme de s'être dé 



tourné de Fétudc* de la nature pour se livrer 
entièrement à la dialectique et à la science 



mora 



mais 



le. Leieproche, si c'en es 



t un, est fondé 



Socrate ne s'en serait pas inquiété. 
Dans le Phnion. il (explique, quelques instants 



ivan 



td 



e mourir, commen 



t, d; 



uis sa jeunesse 



I s'était passionné pour la physique, et 



commen i , (MIsui 



te, il 



s en ( 



tait d. 



() 



ou 



té. PI 



ein 



renthousiasme i)our la sublime pensée 



d'A- 



naxaj^ore, il avait espère, guide par lui, pou- 
omprendre le monde et trouver le secret 



voir ( 



de ses meiveilles. Mais quelle n avait [)as 
été sa déception, quand il s'était aperçu 
(pTAnaxagore, après avoir proclamé Tint 



ei 



^p_ 



I.XXIN 



i>iu:i\\<:F 



Nt'iilion (1(^ l'liil('lli'i(MU'(^ clans runi\crs, ne 



i: 



1 



usail aucun nsai^e ac ce f^raïui |)i*in('i[)( 



1 



l?<)ui' lui, il axait dcscrtr uni^ rlude si drcr- 
van((\ [)our conlcMnplcr lout à s(3nais(' ridée 
du bien, (|ui ('clatc ci resplendit en toutes 



I 



cnoses, { 



t surtout dans la raison de TlioninK 
plus clairement encore (pie dans la nature 



Plus loin, on reviiMidra sur (lueldues-unt 



[uei(| 



l 



1 



(les ()|)inions pn\ sioio^Kjues c 



I 



le S 



ocrate (iiu 



nous a conserMcs 



moires 



\ 



I 



I 



enoonon dans ses 



1 
M(- 



Alais si wSoerafe a, pour ces gra\(^s motifs, 
né<jliu('' 1 élude de la nature, tout en Taimant 



D"n 



el la comprcMianl mer\eilleusemenl , Platon 
a essa\('' de conliinuM' et (Tai^randir h s xoies 
ouNcrtes j)ar [)(''nioci'ite ; et dans h^ J/z/^re, 
où il enirepi'cMid crexplicpuM' le nu)nd<\ il 
s'occupe de la formation d(^ tous les ani- 



1 



1) 



lans 1 



es aii's, dans 



1 



maux, (iisperses [)ar iJieu ( 

les eaux et sur la terre, 11 décrit lontiiiement 



1 



e coi'DS 



I 



de 11 



lomme, lant admiré j)ar so 



n 



maîlre Soci'ate : la tète (Fahord, le\i 



satit'- 



1; 



\oix, le cou, la poitiine, le diaphragme, le 
c(eur, |)rinci|)e des veines, le pounion axec 
la ti'acliée-artùi'c, le foie, la raie, restomac. 



la cl 



lair 



1 



es os 



l 



i moi 



lie, 1 



es \ei 



tel 



)i'es 



1 



1 



icpieur séminale, les net 



le, l 



fs, 1 



ï neau, le saim 



O' 



PHKI ACK 



i.xw 



té et la maladie. Du corps humain 



la san 

Platon passe aux animaux q 

l 



u 1 



1 d 



ivise en 



(piel(|ues classt^s principales : (pia(lru| 
oiseaux, scM^pents, |)oissons 



DCdes 



etc. A la suite 



du rémie animal, 7 



f?/tee 



tp 



dit 



;iussi ( 



pielq 



U(^S 



mo 



ts sur les plantes; car la création tout 



1 



t d 



(Mitier(\ (pi il vien 
une œu\r(^ di\ine, 
et de beauté 



esduisser 



1 



I 



ui semOK 



bl 



.1 



) ici ne 



de raison 



science 



On ne saurait mécon 



naître dans le Timrr 



(iiii es 



t sans doute la dernière expression de 



1 
la sagesse de Platon, des aperçus pr 



o 



fond: 



liiiu 



es 



de lui et de Socrate 



es 



tl 



leories 



iniicnieuses 



qui pourtant annoncent plus de 
pers{)icacité d'esprit que de connaissance 



les faits. Mais toutes ces notions de zooloi^n 



et de physiologie sont viciées dans leur prii 
cipe, parce qu'elles ne sont pas faites p 
II 



i- 



our 



ellt\s-memes 



rimée ne cherche pas précisé- 
ment à savoir ce que sont les animaux, ni 
t l'homme est organisé. S'il décrit le 



comnuMi 



ou- 



corps de riiomme, c'est surtout pour déc 
vrir, s'il se peut, rinfluence dangereuse qm 



1 



e corps exerce s 



ur l'àme, dont il est le per- 
lide compagnon. S'il décrit les animaux, c'est 
surtout pour y retrouver la métempsych 
L'homme, en se dégi'adant par le vice, se 



ose 



XWl 



i'in:r.\ri 



IrciiisloriiUN cl r('\(M \c coips des îmiiiianx 
iiilV'i'icMii's, Sillon les ([nalil(''s ([iTil ainonlircs 
(huant la \\c. Ainsi, les hommes limides 
liaiismiiircMil (hiiis des eorns de femmes; les 
homnK^s IVisoles el légers, dans di^s e()r[)s 
d'oiseaux; les hommt^s \iolenls el eiiiels, 
dans (h's eoe[)s (Tanimaux lei'oees. On con- 
eoil ([niine /.ooloi^ic^ laile dans eell(^ \uc ne 
|)(Mii i;iièi'(^ al)ontii' à la seienee el à la xérité ; 
el (|noi([ne Ai'istolc^ ail éié le disei|)le de 
IMalon peiulanl \ini;l ans, il s\\sl Ijicn ^ar(h'' 
(Tadopler une mélhodecjni lanssail lonl par 
des i(k'es pi'éeon(;nes, el ([ni liiail, d'oh- 
ser\alions snperlieielles, des eonsi'Cjnenees 
(jn'elles ne eonlenaienl pas. 

Arislole n a |)as parh' dn Timrc el (h' celte 
ph\si()lo<^i(Mhnis son Ilisloii'e des Vnimanx, 
ni dans les Irailes des l^irtiesel delà (lem''- 
ralion; mais il Ta rélïilée tonl an lonj^ dans 
le Ti*ait('' de lAmi^ (p|). \9a) (d sni\ . de ma lia- 
dnelion). Il s(Mïd)le en a\()ir l'ail assez pen de 
cas, dn moins en e(Mpii eoneerne pins paili- 
enli('i'(Mnent la [)s\('holoyie. iresl ([ne |)onr 
Ai'istote Tàme est |)lnl(')t le [)i'inei[)e \ ilal ([ne 
le [)rinei[)e [)ensant. C/esl tonl le eontraii'e 
})onr Platon, ([nc^ hi morale lonehe iidinimenl 
pins ([ne Thisloire nalnindle. De là, nne dit- 



PHK l'A eh. 



LXX\ Il 



iV'renee (\ssenlielle entrée les Ihcories dn maî- 
tre el celles dn (lisei|)le. Mais Arislole a du 
(Hi'c rra|)j)('', comme nous le sommes miMiie 
encore aujonixriun, de la i^randeur de la 
])ensc'e ([ui anime lonl le Tiraée. Remonter 
jns([n";i rantenr des choses, el rallaidier 
tontes les créatures à Dieu, « leur arlisan et 
leui' |)ère », c'esl la dernière et la plus su- 
l)lime con(|U(Me de la raison ; ce n'esl pas une 
audace dchnesurée (jue Thomme se permet, 
Ponids noii liomiui (hitis: c'esl wne néces- 
site' de r(\s[)ril, (jui lend irrésisliblenienl à 
end)rasser, autant (ju'il le peul, renscmble 
des choses, el ([ui ne s'arrcle pas avanl d'èli'c 
|)ai'N(Miu au terme extrême. Arislole aussi est 
monté à ces hauleurs, si peu fréquentées 
mémi^ des [)hilosophes ; el dans la Mêla- 
|)hvsi([ue, il s\\s| expli(pié sur quel([ues-uns 
de ces j)roblèmes, en un lani^aiije (jui éj^ale 
|)r(^s([U(^ C(dui de Platon el de Socrale, sans 
d'ailleurs rien em|)runler, ni à Tun, ni à l'au- 
tre. Mais le Tintée, mali^ré ses lacunes et ses 
erreurs en |)hysiolo'^ie, a j)U lui inspirer le 
desii' de chercher dans FuniNcrs rempreintc 
dixinc, el de Tv trouver depuis Ihomme jus- 
(pi'au |)lus débile des êtres. De là peut-être, 
dans Arislole, cet optimisme, (jui ne se dé- 



L\\\ 111 



PHKl ACh 



PUE TAC i:. 



L.WIX 



iiKMil jamais ; ('( ('(M'uKi' |)()in*la sagesse inli- 
iiie (le la nalin'(\ ([ui ne l'ail rien en \ain. 
A\aiil IMatoii, la philosophie i^i'(M'(pie avait 
hieii essa\é de reinonlcM' à l'oriuiiK^ des 
ch()S(\s ; mais elle ii'aNail guère (lé|)assé, dans 
ces iiiipéiKUral)les mystères, les lègcMuhvs de 



I; 



i m\ 



(hol 



t 1 



A 



oi^ie ei les ero\ anees \ ulgaires 

1 



[)res a\oii* expose, dans cciic r(^\ne som- 
iiire, ce qui avait été lenlé avant TUisloiie 
des Animaux, et sans niiM* le *>énie d'un Anaxa- 



m 



on, nous 



goriN d'un l)ém()eril(\ d'un Plat 
pouvons eonlii'mer, pour noire pari, ce légi 
time éloge adressé à Arislole, qu'avant lui h 



seienei^ de la zoologie n existe pas, el cpéil 
en est le Tondateui'. >1 



ai s aloi's l'evien 



t pi 



us 



insoluble et plus |)ressante la question poséc^ 
au début de cette en(pièt(^ réti'ospedivc : 



(( 



(( 



(( 



(( 



(x)mment Tllistoire d 



es Animaux, a\ee les 



luilr 



h 



es ouvrages ac zoologie, a 



i-l-ell 



possible? Comment {^xpll([uei' ce ph 



mène intellectuel, et, 1 



on ixMi 



1 



<( prodiiic 



I 



I 



t d 



ire 



e K 



eno 



ce 



» (A^tte (piestion s'est préscntc'c 
dès la plus haute anticpiité, bien que peut-être 
on ne sentît [)as alors, comme nous sentons 
Jiou>-mèmes, la beauté et la solidité exti'aor- 
dinaires de ce monument unique. C'est à 
cette j)réoccu[)ation que répondait la tradi- 



tion recueillie par IMiiu^ sur la générosité 
d Alexan(h'e, déj)ensant des sommes immeii- 
s(\s Dour procurer à son maître tous les 



1 



uiimaux des (H)ntrees conauises 



ar 



1 



UI 



\lexandr(^ aurait été le collaborateur d'Aris- 
tote, en lui lacùlitant ses investigations d'his- 
toire naturelle. On peut croire sans peine 
qu'Alexandre était capable de donner à la 
science cette protection éclairée, et l'on a 
raison de rattendre de lui, quand on se rap- 
pelle cjue, dans le sac de Thèbes, prise d'as- 
saut, il épargnait la seule maison de Pindare, 
et qira|)rès la \ictoire d'Arbelles, il réser- 
\ait la cassette de Darius àTIliadc d'Homère. 
Mais en admettant même que la tradition 
ne se trompe j)oint, elle ne serait pas encore^ 
satisfaisante; elle ne résout pas la c[uestion 
posée. Sans parlei*d(\s dillicultés, presque in- 



surmon 



tabl 



es, même de nos lours 



J 



n'aurait 



du rencontrer le transport de tant de bêles 
\i\antcs ou mortes, à de telles distances; 
sans parler de ces difficultés d'un autre ordre 
(ju'Aristote aurait eues à les recevoir et à les 
garder pour ses études, il ne suffisait pas de 



ces conee 



tion: 
I 



\ 



1 



(puMque ricnes qu on les 



l 



uppose, (pielque régulières qu elles aient 



11 



l)u ètr 



1 



e, sous la main a un nomme qui, le 



l 



LXXX 



PItKFACK 



premier en (irècu', avjiil iniat^iiié une l)il)lio- 
tliè([ue. Noir l(\s objets les plus iiisii'uelifs, 
ce n'est pas tout; il faut lc\s eonipi*enclre. 
Ouel usaae un iûnoi*ant l(M*ait-il des l'iehesses 



leeuinuiees dans nos 



I 



M 



uscu's, mises a sa c 



lis- 



I 



)OS 



ition 



} 



II 



I 



)oun:ai 



t I 



es admirer; mais il lui 



I I 



serait interdit de 



s en servir 



1 



I 



duaiid même 



(*ll(*s restei'aient sous ses veu\ plus lon^temp.^ 
t [)U resl(M' sous les veux d'Aristote 



(lue n on 



I 



l(\s enxois [)résumés d'Alexandi'e. Il laut donc 
laisseï' la tradition [)Our ce cpielle est, et 
tenter une explication dilTérent(\ 

Il n'y (Ml a ([u'une de plausible, sans rpu^ 



(1 ailleurs eelle-la même soit complète : c est 
l(^ ii;i';nie d'Aristote, (|ui nous a en (pielque 
sorte ace()utum(''s à ces con(iu(M(*s inatt 



I 



(Ml- 



I 



le I 



(lues (le la science, |)lus elonnanles cncoii 
(pi(^ les con(pietes de son l)elli(|ueux c\r\c 
L histoire naturelle ncsi pas la seule surprix 
de C(*i;(Mire. P(Mit-oii oublier (|irà c(')t('' d c^lle 
Aristote a cvcc une (ouïe d'aud 



es sciences 



lild 



non moins (iilliciles à dcliniiMd à consliluer, 
soit naturelles, soit morales ou nsNcholoui- 
([ues? La zoolof^ie ne l'ait pas exception; et 



ce OUI t 



loit 



nous ( 



tonn 



er, ce n es 



tpas(| 



A 



u /\ris- 



tote Tait lomk'e, mais (jue son j^tMiie ait vie 
si lécond, et, dans la plupart d 



c ces tirands 



P H K I A C E 



LXXXl 



sujets, si original et si neut\ En log^ique, il 
n'avait aucun pr('*d(''ccssenr, comme il le dé- 
(^lare lui-même tort modestement, pour excu- 
ser ses lacunes; et ce[)endant, il a si bien 
a|)prorondi tout(^s les parties de la loi^i(pie 
(pi(^ l(^s sic'cles n'y ont rien ajouté, et que, de 
ra\(Mi nuMiie de Kant, Aristote est le plus 
aecom[)li d(\s loyiciens. Mais le domaine de 
la logique est puiMMiient rationnel; et il est 
plus ais(' de le [parcourir dans toute son 
('{(Midue (jue \c domaine de 1 histoire njdu- 



reiu 



11. 



où r(^si)rit. ciuelduc puissant ciu'i 



I 



cpieu] 



I 



I soit 



doit avant tout s\\ppuyer sur des laits exté- 
rieurs et les observer attentivement, en un 



nombre nresdue i 



nlin 



Ce (pii rrapp(^ le |)lus nos zooloi»istes mo- 
(lern(\s, c'est justement cette multij)licité 



inouï(^ de laits, dès lor 



s observes avec 



tant 



d exactitude et déjà classés dans un ordre si 
régulier. L'admiration redouble à mesure 
(pion \eut s'en rendi'c compte; et c'est en 
cpichpu* sorte un de ces spectacles lumineux 



où Ton est d'autant plus ébloui (pi'on les 
regarde plus longtenq)s. 

Peut-être, un moyen de pénétrer un peu 



1 



l 



)ius av 



ant dans c(^tte éniume, c'est de s'en- 



(piérir au[)rès d'Aristote et d apprendre de 



T. I. 



L.\ \ X 1 i 



PHKFACK 



lui ([iK'lIcs iinprivssioris il inuxnait de la 
nature^ et quel concours une (Miriosité pas- 



sionnée Douvail aDDoiier au liénic 



1 



I>I 



II 



se m DU 



1)1 



qu'à eel éi^ard il (\st (rès-diflicile dc^ savoir 



ce qu'il en a été; et eonmie U 



neuMis s 



ont 



irénéralenient très-sobres de ces détails in- 



tini 



es 



ont 



(^S 



ModcM'ues sont si l'oi't épri 



on s'attend à ee (ju'unc* telle l'cM'herelK^ soit 
parlaitenient vaine ; Tauslérité habituelle 
d'Ai'istote n'est pas laite pour nous eneouia- 
c^er. Pourtant, en Tabsenee de ténioianatit's 



direets et de eordiden 



ees, on neu 



1 



td 



eeouM'U' 



1 



I 



même dans des ceuvres si se\eres, des iiu 



1 



li- 



eatîon: 



qui, pour n être pas absolument 
personnelles, ncn sont pas moins décisives. 



(Certainement, Aristole ne 



se 



scène de sa {)ersonne, comme 



met 
le 1 



pas en 
erait un 



luteur de notre temp 



mais on ne p(uit 



I 



)as 



méconnaître Témotion profonde de sa |)ensée 
dans les pages suivantes extraites du Traité 
des I^u*ties. 

11 a réfuté la méthode platonicienne de 
division, procédant de deux en deux, et il 
vieni de monti'ci- en quoi la dicliotomie j)eut, 
mal*i[ré ses défauts, a\oir encore (luehrue uti- 



lil(''; il v(Mil cependant y substituer un prin- 
cipe nouveau; et il poursuit en ces termes : 



I 



P UHF ACE. 



LXWIIl 



(( 



C 



V j)i'incij)e nouveau, c osi q 



l 



1 



uc les su 



b- 



(( S 



tances Ibrmées par la nature sont, les 
« unes incrées et impérissables de toute 
« éternité, et que les autres sont soumises à 



(( naîtri 
1 



t à j 
1 



)erir 



J 



our 



1 



es 



I 



)rein!eres 



( cpiekpie admiraoïes ( 



1)1 



t 



1 



ueUTiu^ 



ivmes 



(( 



« 



u c 



11 



{^SSO 



ient,nosobsei*vations se trouvent 



être l)eaucouj) moins com]) 



(( eirar 



nos sens nous re\c 



lèt 



lent 



es : car a leui 



1 



excessive 



(( ment peu c 



le ch 



oses, cpn [)uisse 



nt non 



1 



s les 



(( 



(( 



(( 



« 



faire connaître, et répondre à notre ardent 
désir de les comprendre. Au contraire, 



1 



)Our les subst; 



mces moi 



tell 



es 



l 



lant 



es ou 



minimaux, nous avons Jjien jnus 



I 



I 



e moyens 



a ( 



rint 



ormation, parce que nous vnons av 



ce 



« elles, et que, si Ton veut appliquer à 
(( ces observations le travail indispensable 
pfelles exigent, on peut en apprendre fort 



« ( 



u lona sur 



les réalités de tout ^^enre 



u 



(( 



« D'ailleurs, ces deux études, bien ((ue dif- 
férentes, ont chacune leur attrait. Pour 
les choses éternelles, dans quelcpie faible 
(( mesure que nous puissions les atteindre et 
les toucher, le [)eu que nous en appre- 

la sublimité de 



(( 



(( 



nous nous cause 



arace a 



(( ce sa 



Noir, l)ien plus de plaisir cpie tout 



« 



ce qui nous environne, de même que, p 



our 



LXXXIV 



IMlKb ACK 



i( 



(( 



(( 



(( 



les i)orsoiiiuvs ((iic nous aimons 
)lus insi 



îi vue ou 



1 



plus insignifiant (^l du moindre objet nous 
est mille lois [)lus douée que la vue \)vo- 
longéedes ohjc^ts les plus variés et les plus 

l'étude des suhslaïun/s 



« l)eau\ 



(( ncnssa 



M 



us |)()ur 



1 



« (Misem 



|)les, eomnu* elle* nous |)(M'mel tout 
|)le de mieux eonnaîtr 



e les enoses 



« 



I 



l 



I 



et d en eonnailiH' un [)lus graïui iu)mor( 

lr(^ le comble i\c la seiencM' 



( vue |)ass(^ [)our c 



(( ( 



(( s 



(( son 



t eomnu'arautre [)arl.les choses mortelles 
ont |)lus eonlormes à iu)ti"e nature^ et nous 

tte étude devient 



t plus familières, ci 



« 



|)res([ut^ la rivale (\c la pliilosopliie eu 
cliosi^s di\im\s. Mais avant déjà t raité de ( 



<( > 



ujet et avant (^xposé ce ([ue nous en | 



)(M1 



te 1)1 



• » 



« sons, il ne nous i-este plus ici (pi a parici 
de la natui'i^ animée, en ne néi^lii^cant . 



(( 



« 



uitant ([u il (le[)en(l ac nous, aucun ( 



Id 



( 



(( (pi(U([ue inlime ou (piel([ue relevé (pi i 



l 



{ 



(\SI 



1 



(( 



(( 



{( 



« 



(( 



t (pu\ même clans ceux de ces ( 

(latt 



létail. 
Isoit 
létaih 



(|ui p(MiV(Uit iH' pas llatter nos sens 



I 



I na- 



ture, (pii a si bien oi'yanisé les êtres, nous 
procure, à l(\s contempler, d'inexprimables 
jouissiuu'cs, |)()urpeu (pi'on saclu^ iHunonter 
aux causi^s, et (pi On soit réellenn'ut pliilo- 
0[)he. (^)uelU* contradiction et (pudli^ folie 



(( s 



(( ne Si: 



rait-( 



1 



ce [)as de se [)iaire i 



l l'C 



» (I 



II 



der 1 



es 



m 






(( simoies 



>l 



PRÉFACE. 

eoDics de ces c" 



LXXXV 



1 



très en admirant 



(( 



(( 



l'art iniiénieux qui les a repro 



l 



duit: 



en 



I 



)einture ou en sculpture, et de ne |)oint se 



(( oassiomu 



r encore plus vivement p 



« 



I 

réalité de ces êtres, que crée 



our 



1 



la nature, et 



'.( ( 



lont il nous est donné de pouvoir déco 



u- 



<( 



1 



vrir les causes 



T 



(( 



1 



Aussi, ce serait une vrau^ puenlile que 



liti 



a de reçu 



1er d 



(^N an 



t Toi 



(( 



<( 



(( 



<( 



« 



l 



)lus in 



(iin 



car 



jservation des êtres les 
ans toutes les œuvres 
d(^ la nature, il y a toujours place pour 
l'admiration, et Ton peut toujours 



1 



eur 



)rète à Héra( 



lit^ 



appli(juer le mot qu\)n [ 

ré[)ondant à des étrangers (pu venau 



nt 



1 



I 



« noui' le voir ( 



« en 



(( 



<( s 



(( 



« 



(( 



(( 



(C 



(C 



« 



(( 



(( 



t s'entretenir avec lui C.omme 
l'abordant, ils le trouvèrent qui se 
chauffait au feu de la cuisine : « Entrez 
[ins crainte, entrez toujours, leur dit le 
philoso[)he; les Dieux sont ici comme par- 
dans l'étude des animaux, 



tout. » De même 



1 



(piels (pi'ils soient, il n'y a jamais non plus 

os regards dédaigneux, parce 



i délouriuu' n 



que, dans tous sans exce[)tion, il y a ([ui 



■1- 



ue chose de 1 



l DUISSl 



I 



mce de la nature et 



de sa beauté. Il n'est pas de basai 



•d d; 



\ns 



les (cuvres ([ifelle nous présente; toujours 
ces anivres ont en vue une certaine lin, et 



!.\\\V 



VWV.V V CI- 



PRÉ F ACE. 



LXXWII 



(( 



il n\ en a |)as on ce caiaclrrc éclalc [)liis 
rinineinnuMii (jiriMi elles. Ui', la lin en \ uo 



(( 



<( 



a 



(le laquelle une chose subsiste ou se |)ro- 
(luit, (^sl |)i'(''eiséinenl e(* (|ui eonslilii(\ poui^ 
('(Mie chose, sa heaulé et sa |)ei'reet ion. 
(( (^)iie si (|nel([irnii ('lait porté à mépriser 



eoinnu^ aii-oesso 



-il 



us (le lui Tétude des auti'(^ 



iminaux. (lu i 



I 



I sacl 



\c (Hie ce serait aussi se 



I 



t 



mépriser <oi-nienie; car ce n (\st pas sans 
1:1 aiule ditdtnlte (pi'on par\ ient à connaître 



1 



ciLi.tîu^cttion ( 



IcTI 



loinine, sana, ciiaii's, os 



li 



\ « ' ! n c -- . ( 



Uelili 



t tant (rauli'(\s parties de même 
liaiti' des l^u lies des \nimau\, 
lÎNi'c I, eha|). \, [). :>.(S, édit. du doeleui' de 
Frant/Jus, nS")'); édit. Lan^kaN cl, p. r^), iSIhS 



Aill 



eurs, I 



I dit 



(Mieore 



[\\ec non moins 



d émotion et de bonheur' dCxpression 



<( 



I); 



uis les aiumaux (lui on 



I 



t d 



u saiiij, c es 



<( 



d'abord la ma 



sse sunei'ieurc du corns (iiu 



pS (| 



(( es 



t 1 



oi'mce ( 



lés I 



i naissance 



1 



)Uis ave( 



K 



(( 



(( 



temps, la [)ai'lie inlérieure [)rend son (înti( r 
(lé\(dop|)eiîi(Mit. Poui' toul c(da, il léy a 
d abord (pie de sim|)les linéaments et des 



contonr 



u leur 



l 



I 
II 



)uis ensuite, \iennent la cou- 



i mollesse ( 



)u la dur(4é des (li\ erse 



pallies. Dans cette es(piisse d'alioi'd im- 



« 



I 



)aiiait(\ on dirait ([in* la nature dessine (M 




« cm ( 



lie fait comme les peintres, qui se 



(( 



« 



1 
tentent premièremen 



con- 



el qui n^q)p 



l de tracer des lii> nés, 

li(pient que plus tard les diver- 

leurs à l'objet qu'ils représentent. » 

Traité de la Génération des Animaux, liv. Il, 

)1, p. i8/|, édit. Aubert et Wimmer.) 

Ouel (^st celui des naturalistes modernes 

(pr^renicrait de telles payes? (3u plutcM, qui 



(( ses (^ou 






ne vou 



(Irait les avoir éci 



ites? Elles feraient 



honneur au plus sage et au plus instruit 
Aristote a eu bien rarement de ces effusions 



mais (pianc 
1 



1 il s'y laisse aller, elles n'en sont 



(pie plus précieuses 



Il aimait la nature autant 



(lU 1 



1 



1 Fadmirait; et dans les études qu'il lui 



consacra 



it, le ccjeur tenait sans 



dont 



e au 



tant 



de j)lact* (pie 1 



esDi 



it 



S(^ 



Il est assez singulier que les Modernes se 
ient ligure ([uebpiefois qu'ils étaient les 



I 



)remiers c 



t 1 



es seuls a 



aimer la nature 



Schiller prétend que les Grecs, malgré tout 



es 



l 



eurs (| 



dualités, o] 



nt été étrangers a ces emo- 



'r> 



tions délicates, et que le spectacle des choses 



a ca[)tivé 



leur 



u in 



tell 



iircnce 



len 



plus q 



uc 



1 



cur sen 



timent moral ». Humboldt adresse 



l'Antiquité la même critique, qui, ap 



res lui 



11 



t aj 



)rcs 



mun ( 



Schiller, est devenue un lieu com- 
le littérature courante. 11 a été entendu 



# 



LXXXVIII 



PHKFACK 



([lie rainour de la iialinH* riait un piivilùi^c 



(le iioirc {(Miins, un inononoli' irctMîinirnl 



I 



I 



I 



(lc''('()u\(M'l à noIiH' usai^c, sans (loiilc dcpui; 
J('an-Ja('([U('s cl nirnic (lc[)uis Oljciiiianii 



lAii 



vc a (it'ia !'( 



ImI 



(' ce Daradoxc (K 



I 



1 



1 



Ilot!" 



vanilc ; ( 



t il I 



ni a sn 



rii (I 



PI 



c rai)i)(M('i' (in(M(in('s 



\\\C\(\ 



passaj^cs (Tl l()nu'i'(\ de IMalon cl de IMin(\ 
poni' (Ml lairc jnsli('(\ Il |)on\ail i'a|)|)('lcr 



encore 



I 



es K 



ivll 



es ( 



le Tl 



1('0( 



ril 



I 



es 



I 



)a'!('s 



snhiiinos de Taeéi'on dans son 1 railé de la 
INalnri^ (l(^s Dienx, les ( it''()r^i(|n(*s de \ iri;ile 



I 



1 



iDi'es i^nereei 



lanl de Ncrs eliarinanls d'I lo 



race, cl les (do(|ncnlcs aniplilicalions de Sc- 



nccine 



M 



lis 



ris 



loi 



e ( 



nl-il él 



e sen 



I 



j)arler dt* la nalnre ainsi (pu' nous Ncnons d 



l 



e voir, Il s(Mni)l(^ (in niu 



1)1 



1 



lell 



i 



)roicssion tu 



loi d 



einonlïH^ assez, clairemenl (uk 



I 



l(^s An- 



ciens onl senh, amn'' cl cch'lirc'" la nalniH 



aussi Ijien due nous 



ï 



Seul 



inenl, ils ont ele 



moins [)Cî'sonne!s, moins 



1 



lin 



eraires cl moins 



lecl 



imal 



(Mirs 



I 

l (I 



n acnera 



I. il 



s s 



onl 



OCCUDCS 



cxclusivcmcnl du sujel (pi ils Irailenl; et 
I in(li\ idi 



1 se produil t'orl peu; rc^oïsme de 
écrivain ne se Iraliil pas. (/esl penl-(Mre là 
un des plus ^riuids cliarin(\s de I Anti(|uil('\ 



1 



Cl 



Hv. nous 



H 



fl 



ousseau adresse a I uniNcrs ses 



ConI 



essions, (pTil croil imiUM' de sainl Au- 



PRÉFACF 



LXXXIX 



irus 



lin ; elle/ les Grec 



un Platon, un Aris- 



tote ne nous apprenne 



nt pa 



s un mo 



t d 



mêmes 



eu\- 



n 



tiou! 



n 



; et si, ])our les connaître, nous e 
réduits à c(-. qu'ils nous en disent, 

t enti('re. Il est vrai 



otre ignorance sei'ai 



cpie leurs ceuvres nous dédommage 



d(^'d« 



u elles so 



ient muettes sur ceux (pu les coni- 



nt, ([ 
1 



uoi- 



ir 



posent, à leur plus grande gloire et au gra 
profit d(^ l'esprit humain. 

Ainsi donc, pour expliquer la composition 
de rilistoire des Animaux, Pro/e?n si/te 

(itrp rrratam, le meilleur argument est 

de l'auteur, l(:'eond('^ par une 



rtt 



encor(^ le genu 



1 



1 



admiration sans bornes pour la nature. La 
r(''alit('^ ne change i)as; et les animaux de tout 
ordre (pi'ohscrN ait Aristotepos 
V(uix tels qu'ils posen 



aient sous ses 



t encore sous les luMres 



Les plu'uionuMics à peu \n'e^ mnom 
((u'ils olTivnt à notre (Hude ne pcuv( 



brabl 



es 



nt pa! 



être apeiM'us d un seul cou[ 



u), ni analyses en 



une lois ; mais le regar( 



1 de rhonime de g('Miie 



es 



l si 1 

t. (I 



)en( 



eu 



trant, si cHcndu, si rapide, qu'il 

de la vie indivi- 



1 



luell 



ins la coui 



1 



te d 



urée 



e, eninrasser une 



multitude de faits que 
les si('ch^s piH'ci'Hlcnts n'avaient pas vus, et 

ts ne verront pas davan- 



1 
ta 



ciue les suu'u^s sui\ an 



f 



O'i^ 



Au di'but de notre \ix' siècle, nous 



xc. 



PUKFACK 



iivons vie \cs témoins rmcrvcMllés dv ce que 
iiMcv a pli Idivc en palroiilolo-^H^ ; c'est 



C 



(ont 



IL 



e une seienee n()u\ell(% (jm, dt^vaiiL nous 



(\st née de s(\s labeurs, plus limit 



es, mais 



I" 



1: 



1 



jussi lecîonds en leur ^enre qu(* eeu\ (lAiis- 



tot(\ (lu\ier 



n avait pas un i;énie univci'sel 



eomme celui du n 



1 



hil 



oso|)he irvee. M 



I 



I 



1 



(pi II a réalise, dans ei 

I 



1 
tte I 



lis e(^ 



)ran( 



lie d 



e sa\()ir 



nieonnuejus(pi ji Im, nous permet d(^ mesurer 
ce (pTAristote a pu aeeomplir, sur lun^ éelielh^ 
l)eau(M)U[) plus vaste et avec un suée 



es, s I 



1 



est 



1 



1)1 



)Ossii)!e, encore plus i^raiu 



I 



Cela (\st si vrai (pn^ r(eu\re (rAris|{)t{\ q 



ui 



était sans anléeé(l(Mits, iTa été n 



i continuét 



ni même eompiisc^ par les temps (pii ont 
suivi. Il a fallu |)lus de vini;t siècles pour que 

iprès une l'oule d'éj^reU' 



I 



esr)i'i 



l 



t I 



lumain 



A es et (riiésitali 



ons, iuq)rît la rout(^ c[ue le 



o 



enie avait pi'émalurénuMit ouverte; et c'est 



seulement, au milieu d 



u sie( 



led 



ernier, (ju on 



a retrouvé des trac(\s cpii scMiiblaient |)res(| 
perdues. Si la stérilité des j)réd 



ue 



ecesseurs 



d\Aristote a pu nous étonner, la stérilité des 

successeurs est bien j)lus sui'pi'enanle encore. 
La sciiMi 



ce une fois l'ondée, il |)araissail 



lisse/ 



i \oie où elle 



simple (pfon la cultivrd, dans 1 

iivait été mise. iVIais le premier pas avait et 



rUKFACH 



XCI 



si -1-an 



tc^sque cpie pi rsonne n a pu le pren- 
\ve. (pielque facile que fût l'imitation, après 
le tels exemples et avec un tel j>uide. 
l>liiH^ est, sous quelc[ue rapport, un grand 



écrivain; mais ce n es 



t 1 



)as un 



naturaliste 



ma 



n ( 



11» ré 1 



e renom f|u on 



lui a fait; 1 ni -même 



lève |)as cette prétention 
])Our le lidèle compilateur des 



t il 



se 



onne 



onivres t 



lA 



ris- 



tote, comnK^ i 



1 Test de tant d'autres. 11 se 
le, modeste mais fort 



cache si peu de ce rôle, 
tile surtout entre ses mains, qu il enumerc 



u 



1 



ivec la |)lus sincère exac 



titude, toutes les 



sources i 



1 



I 



luxquelles il puise, d'ailleurs avec 
le discernement. Son i)lan 



us ou moins ( 



l 



eniDrasse 



le monde entier, ou 



1(^ Cosmos 



comme nous disons avec 



1 



les Pvtha^oricien; 



1 



le plan d'Aristote est moins large, puiscpi i 

la zoologie, réservant pour plus 

t 1 



1 



se Dorne a 



tard rastronomie, la botanique et les miné- 



raux 



J>1 



me 



tiborde toutes ces sciences, en 



.1 



coloran 



1 



i nai 



td 



tic d 



(^ son s 



tvle 1 



es Idées 



d'autrui. Pour 



e son ouvrage qui es 



t relative aux 



animaux, il reproduit presque toujours Aris- 
tote, en le traduisant queUpiefois mot à mot. 



serves des 



Ouand il ajoute aux faits déjà ob 

faits nouveaux, sans dire de qui il les tient 



ces faits ne son 



t ordinairement, ni très-exacts 



XCII 



piu-:facf 



P H É l- A C K 



Xi 111 



ni inrine ti'cs-srri(Mi\. (Vcsi souvcni ilc la 



/OC) loti 10 a 



la I 



acoii ( 



rKi 



KMi, {' es 



t-à-(l 



lit', (les 



1^ 



curiosités plus on moins vraisriiihlahlcs sur 
le earaclère ci les nuriiis des animaux, ih'cIs 
ou fabuleux. Pline, (|ui se raille» de la eré- 
(lulilé (les (ii'ees, non sans cjuehjue uroii, ne 
s(^ (loule pas (|u'il (\s( parfois d'une eivduliU' 



I 



)ien plus a\(Mi*»le eneoiH 



I 



fait 1 



)eaueoui) 



(r 



OI) ( 



I 



l'esti 



Buffon en a doue 
ime ; el le jUf^(MnenL 



([ue poi'te l.iltrt', dans la prcMaee de sa tra- 



îne l 



ion ( 



Id 



lit 



(^ son édition, est Dieu plus (M(ui- 



l 1: 



I 



table cl b(Nuie()up moins flatteur. Plin 



e, en 



i'epi'(Miant sa vraie plae(\ n en doit pas moins 



loil 



eire pour nous un (h^s auteurs les plus un- 
p(n*tantsde r(''()()(pie romaine ; mais il ne faut 



I 



■f 



I 



pas le suiiaire; i[ p(Mit se passiM* de cette in- 
justice. Son ou\ra<^(' est dij^ne de tout notre 
int(''r(M; et il serait tr(\s-re<^i'ettal)ltMpril nous 
maïupiàt ; mais ce n'est [)a> là de la science, 
ni comme IVMitiMidait Aristote, ni 
nous rentendons. 

A plus lorte r.uson, peut-on ap|)li(pier cett 



comme 



riti 



I 



lont 



(|ue aux deux ouvrages d l^.lien, ( 
Fun n'est pas plus de riiistoire (pie Tautre 
ncsi de la /oolof^ie. Son trait('' en dix-sept 
livres sur la Nature des An 



imaux es 



t un 



re- 



cuei 



Id' 



anecc 



lot 



es, (lui se sueeec 



i 



lent 



sans au- 



cune forme, et (juî sont, pour la plupart 



(Vwnc invraisemblanci» put'rile. El 



len ne les a 



1 



)as invc 
1 



tir, dans son 



ntc'cs, et il a bien soin de nous aver- 
l>r(''aml)ule. ([ue bon nombre 



d'aut 



eurs on 



t ('crit avant lui sur le même su- 



1 



jet. Il se [)ropose, en les prenant p 



de mon 



our guides, 
trer dans les brutes certaines cpialitc'S 



1)1 



S nartauenl avecThoinnu 



i(lmiral)l(^s,([u elles [ 

M il se flatte ([ue, sans di^passer les autres 



:1 



il lera (tu moins, a| 



lorc'S eux, une œuvr<^ de 



pielcpie nliliti'. Avant de se séparer de 



ses 



\cc[ 



eurs. ( 



t en leur adressant ses adieux, i 



1 



s ai)|) 



V\ 



Jaudit de la façon dont il a accompli 
t il trouve ([ue le désordre de 



1 



son dessein, ( 



tion est un ornement de pUis, par 



u 11 j 



1 iett 



e sur 



l)le bien dire (pie Tanimal vaut 



la composi 
la \ariété (j 
élu si on sem 
mieux ([ue l'homme 
loges pour avoir lait conn 
(le la nature, qui a c 



les choses. Sa eon- 



et il se croit digne 



u 



trc 1 



d\- 
es merveilles 



lonné à la plupart des 



imimaux « beauté, intelligence, m 



(iust 



ne 



ce 



justice , tempéran 
amour, piété même », e 



courage 



Ifection 



n u 



n mot, une 



foui 



e vei 



tus (pie rhumanité tro[) souvent ne 



possède» [)as dans une mesure egc 



le. O 



n au- 



rait tort néanmoins 



Kl 



len 



t 1 



on 



de dédaigner absolument 
eut encore glaner dans ses 



XCIV 



l'HÉTACH 



ivcits ([iu'l(|iK\s faits iiiillienliques, et des 



cilalions ulili^s 



() 



Fi ne saiii'a 



it iiuèi'e (Icinaiuler davanlai'c' 



VU 



i VlluMU'O, (|iîi, a 1 occasion ( 



I 



lu 11 



IIKIIK 



1 



l d 



SCS So[)lustcs, s'o(M'iij)C plus (le cuisine que 
crhisloirc natui'clle, et qui, en parlant des 



oiscauv ( 



t d 



es 



1 



)Oissons, s 



on<i(* avant tout 



aux mets e\([uis cpie la gourmandise sait en 
tiiHM'. IMutai'cpie, dans son (lialoi;ue sur 



rVdi'Cssc des Animaux, c^st I)eaucoup plus 
sérieux qu'lllien ci ([u'Athénéc^ ; il ra[)porte 
des ti'aits nondjreux de rinslinct de Tanimal : 
et il est sensé dans toutivs ses ol)ser\ allons, 
sans jamais prétcndi'C à être un naturaliste. 



Ave( 



IMut, 



UMlUt 



1 



l'Ant 



dans 



i^:i 

I 



len ( 



t Atl 



lenee 



linit 



Kpnte; et veis leur cpo([U(\ commence 



\l 



moire romain c( 



tte I 



oiiiidc aaonie 



qui aboutit enlin à la disparition de la ci\ ili- 
sation anticpie, au triomplie des lîarhares et 



au Moven-Ai^e. Ce (\{\c devient la /oolo<^ie 
dans ce long désordre^ on p^'ut se le figurer 
en voyant ce ([iTidlc était devenue dans des 



tem 



1 



)s meilleurs, sous 



Titus et sous 



les Au- 



to ni M; 



L(*s historiens de la zoologie, lî(Md\mann 

I7()()\ Spix (i(SM)ct M. (larus (iS(S()), nous 

iipprennent en détail ({uelles traditions in- 



rUKb ACE 



\( V 



formes survivaient alors, et alimentaient dans 
les couNcnts les naïves études de (juelques 



moines 



La culture de Thistoire naturelle 
recommence, avec tout le reste, par des le- 
çons sur les livres d'Aristote. Albert-le-Grand 
en fait un ample commentaire, qui sans doute 



u moins ressus- 



y ajoute fort j)eu, mais qui 

citcentietient, et propage les idées du philo- 



so 



>- 



plie. On n'a peut-être pas assez rendu ju 
tice à ces labeurs, qui n'ont rien de brillant, 
mais (|ui, au milieu de ces épaisses ténèbres, 
ont conservé quclcpies reflets de lumière. 
Sous ce rapport, comme sous bien d'autres, 
le fameux professeur de Cologne et de la 



Monta 



(r 



ne 



Sainte -Geneviève mérite la glo- 



rieuse épithète qu'on a jointe à son nom. 11 



fut 



)OSSlI)U 



1)1 



<r 



race a 



lui, d'étudier la nature 



sous un maître tel cprAristotc. C'était beau- 
coup; et la vérité pouvait luire aux yeux de 



!)res 



qu(d([ues disciples. C'était également d a} 
Aristote qu'avait été compilé ce manuel d 



e 



zoologie qui, sous 



le titre de « Phvsiologus 



» 



[\ traversé 



tout le iVloven-Age, moins déve- 



lo|)[>é et moins savant cpie renseignement 
d'\ll)ert, mais plus à la portée du vulgaire. 
^ inc(Mit de Beauvais, dans son ^ Miroir d 



mon 



de », ne peut aussi que repr 



ociuire 



u 



^n 



MAI 



1» Il Kl ACE. 



PRÉl ACK. 



XCVII 



Aristole. (jui lui fournil toulo rhistoiic» ua- 
tiH'ellc de son (Mir\ rloprdic. I)(M1\ sirclrs 
oiniron aprrs AII)(Mi-lc-( ii'ancl (^t \ inccnl de 
Bcauvais, ThrodoiH' (ia/a traduisait I His- 
ioii'c d(^s Animaux en un cxccdlcnl latin, 
avec la (idclilc d'un (ircc connaissant à fond 
la lanij^uc (|u'il professai! . 

Tout cela n\^st (micoih* (pTun l)c<^ai(Mn(Mit ; 
on se contenu^. (1(^ répéter tant l)i(Mi (|ue mal 
ce ([u'a écrit Aristote; on n'y ajoute lâen; 
on ne consulte pas la nature, comme il Taxait 
consulté(\ l^a science in(lé|)endante et ori- 
finale ne re|)araît (ju'au milieu du \m' siècle; 
et ce sont deux zooloiiistcs français, Helon 
et Hondelid, ([ui rej)rennent la méthode aris- 
totéli(|ue, dans son éneri^ie praticpu' et son 
\rai caractère. Ils ne co[)itMit |)lus Aristote; 
ils 1(^ continuent, dans la mesui'c où ils le 
peuvent, en observant, ainsi que lui, la réa- 
lité, et en interrogeant directement les faits. 
Belon Noyage |)endant |)lusieui's années en 
Italie, en (Iréce, en Asie Mineure, en Pales- 
tine, en l\i;v[)tc; el comnu^ il est à la fois 
médecin, zoologiste et botaniste, il recueille 
avec exactitude et sagacité une foide d'ob- 
s(M'\ations, dans ([nehpies-nnes des (M)ntr(''cs 
(lu'Arislote avait habitées aussi et [)arcou- 



t1 



rues, dix-huit siècles auparavant. C'est sur- 
tout à Tétude des poissons de la Méditer- 
ranée qu'il s'attache; il élucide ses descrip 
tions par des gravures, qui rendent bien la 
forme des animaux. Belon écrit soit en latin, 
soit en français, dans un fort bon style. 
l?rotégé })ar les jdus puissants personnages 
du clergé, il aurait poussé beaucoup plus 
loin ses remarquables recherches, s'il n'était 
mort jeune, assassiné à Tàge de .^-j ans. 

Les travaux de Rondelet, médecin de 
Montpellier, ressemblent beaucoup à ceux 
de lîelon, dont il est le contemporain. C'est 
aussi à richthyologie (ju^il se dévoue; et il 
entreprend l'histoire entière des Poissons. 
Il vovage égidcment sur les bords de la Mé- 
diteiM'anéc, surtout sur les cotes de l'Italie, 
de la France et de l'Espagne. 11 écrit en la- 
tin ; et il lait traduire son livre en français. 
Il l'accompagne de gravures meilleures, où 
les poissons de mer, de rivières et d'étangs 
sont leprésentés avec une ressemblance que 
BulTon et Cuvier ont louée souvent. Ron- 
delet, qui est fort érudit, a donné pour la 
nomenclature des [)oissons connus des An- 
ciens une synonymie, qui peut éclaircli^ de 
nondjreux passages crAristote. 



T. I. 



x« \ m 



PHKI ACi; 



Conrad (Wsiicr, ami ( 



le Roiulclcl , cl 



voininc lui iiu'( 



Snisst' (1(^ naissance, ; 



i'i(ni\ onviat;!' c 
le \m' siècle, a\an 



l(uin (le Aronlpelli^'r^ (|n()i(|ue 
i c()ni[)Osé le |)lns labo- 
rhisloire nalnrelle (|n'ait vu 



l celui (l Al(lro\an(le. Il v 



l 



)arc()ur 



t ioute la /ooloi^ie depuis les (|i 



I 



la- 



drui)èdes vivipai'cs cL ()Vi[)ares 



L 



es oiseaux 



les poissons c 
qu'aux reptiles 



t les animaux acpialupn^s, pis 



il (le\ail laiie un deiniei 



1 



1 



ivi'c sur les insecie> 



l 



nniis li 



\ moi 



1 l 



e Di'c- 



vint. Il est |)lus sa\ani encore (pie ses deux 



conlempoiains : il ranye les animaux |)ai 
ordre al|)lial)éti(|ue, et sur chacun d'eux i 
cite, avec prolixité, tout ce (pie le> Ai 
nous en ont a[)pris, mais a 



ICKMIS 



us>i a\('c 



une 



e.xac 



1 



maux c 



titude ii'ié|)i'oclial)le. Cuviec faisait la 
le estime de rilisloire des Ani- 



)lus uraiu 



le L 



,oiH*a( 



l ( 



icsner ; c 



t il I 



t consK 



K'- 



1 



rail « comme la [)remiere Dase c 
lotiie moderne )> . ("est un supei 



1(* tout(^ la 



/oo 
de 1 



be (d 



oae 



i ])ai 



1 



l d 



m juj;v 



Ici ([ 



ne 



C 



UMcr 



Kdouard Wotton, nuMlecin d Oxiord, \n\- 
blia en nuun(^ tem|)S (pie Conrad (iesner, et 

mes t'oncbuncnts, un 



\ i)(Ui |)iès sur les 



1 



1 



im 



o 



uvia^e moins (lev(dop|)e, (pu n cul [ 



it 



)as un 



succès aussi i;ran(b mai^ qui repre^en 



te 1)1 



us 



lidèlement encore le plan crArislote. \\ otton 



ruKKACi-:. 



Xt IX 



traite d'abord des parties communes à tous 



1 



es animaux, comme 



Arislote le lait en co 



m- 



mencant son histoire naturelle; avec lui 



encore, i 



I (I 



• • 



i\ ise 



1 



es c 



tr 



es 



tUiimes en deux 



se 



ules classes : ceux ([ui ont du san<^ et ceux 



qui ncn ont pas. Il passc^ ensuite à I homme, 
aux (piadrupèch^s vivipares et ovipares; aux 
serpents, aux oiseaux; aux animaux aquati- 
(pies, cétacés et poissons; et il termine par 



les aninmux exsangues, mollusques, crusta- 
cés et /ooplutes. Ce n'est |)as |)lus neuf, ni 
plus orii;inal (pie Conrad Gesner; mais c'est 
|)lus réi;ulier et moins lonj^ (juc lui, (^t sur- 
tout (jue rinterminable compilation d'Aldro- 



vande 



I); 



1 



ms la seconde moi 



l 



tié d 



u xvr siec 



le, I 



c 



^f 



travaux anatomi(^[ues c 



le \ ésale et d'A 



m- 



broise Paré l'acilitent indirectement les pro- 
<i:rès de la zoologie, en taisant mieux eon- 
tre les orj^anes du cor[)s humain, l.e 



nai 



xvii' siècle n'apporte pas à l'histoire natu- 
relle tous les piM'fcctionnements ([u'on [)0u- 



vait cs[)érer de I invention du microscope, 
lu^ très-\ ite leconde entre les mains de 



e\ en 



Malpi^^hi, de Swammerdam et de l.euwcn- 



!ioe( 



k, (I 



ecouvran 



t I 



es anima 



Icul 



c^s sixM'ina- 



ti([ues. ( ^est dans le xvu' siècle que se 



i>iiKr.\(:F 



fondent cluv. plusieurs n 



illions les Aeadé- 



niuvs seien 



tili(|i 



les 



1 



(\s musées 



I 



es 



1 



);n'es 



/oolofi;i([U(^s, les niénaf^ei'ies, (|ui |)()u\ai(Mil 
vive d'un u 
I 



(il 



seeoui's nom 



I 



I 



(\s seienec^s 



mais il n(^ [)ai*aii |)as a ou\ ra^e (|ui s 



1 



\ slé- 



mati 



se 



I, 



i /ooioirie ( 



l en la 



sse avaneei" 



cn- 



seml)le.C/esl alors aussi ([ue eonnneneenl ei^ 



mono^ranhies 



n 



I 



)res(iue i 



I 



nnomhrahl 



es 



(lUl 



I 



se multiplieni eha(|U(^ j^^^'^' ^'^' P'^'^ ^'^^ plus, 
en reeueillanl une ([uanlilé de détails dont 
la s{^iene(* générale s'eiu'iehil. \ ers la lin de 
ee siècle, (^laudc^ Perrault, l'arehiteele de la 
Colonnade du Lou\i-e, a sur la « Méeani(|ue 
des animaux » et sur bien des (pieslions 
d'histoire naturelle des vues piolondes , 
(ju'il n'eut pas le temps de (l(^velo|)p(M^ aulanl 
(pTon pouvait TattiMuIrt* de son i;énie. 

Il faut airiver à l^inné et à Hidïon, Ncrs le 



m 



I 



ilieu du wui" sièel(\ pour trouv(M' un |)ro 



o- 



l'es ce 



)nsidéi'al)le dans la seienec /oolo- 



aniue 



l' 



1 



inne 



l 



(|ui a 
lanl 



fait l 



jeaueoui) nius (mi- 



l> 1 



1 



I 



eore [)om^ les |)Ianies cpie pour i(*s animaux, 
t avant tout un elassilieatcMir ; cl son 



es 



(( 



Syst 



ema na 



tur 



» emi)i'ass( 



I 



es 



troi 



règnes. Le plus court dans son ouxraf^c (^sl 



encore le rè<4ne animal; la bolani(pu* et l.i 
minéralogie y tiennent le plus de place. (Tesl 



PUKFACr 



CI 



surtout une nomenclature qu'établit le génie 
du naturaliste suédois; il ne décrit rien, et 
(pniques mots lui suflisent pour chaque 
chose, (juclle que soit sa piété admii'atrice 



en nresence 



1 
léd 



d(\s (cuvres de Dieu, à qui i 



1 



ie son livi'c et (pril a[jpelle Jéhovah. Il 
est passionné pour la nature au moins autant 
(pTAiMstote; c(^ sentiment, ardent et sin- 



i'cvi\ aninu^ tous ses écrits, et en exe 



lut 



en 



1 



jai 



tic I 



I 



i seclieresse, maigre 



I 



la fo 



rme 



cMir a donnée 



1 



A 



.eme consacre 



-t-il 



u II 



une 



1 



(li/aiiu* 



de 1 



lanes 



Il l'homme, tout en le 



nu 



ttant à la tète d(^ la création; c'est qu'i 



1 



laisse à rhomme le soin de se connaître lui- 
même, selon le divin précepte emprunté par 
Socrate à l'oracle de Delphes; il nous re- 



commaiu 



le d 



e nous étudier sous les rapp 



l 



ov[ 



théologicpie, moral, naturel, physiologique, 
diététique et pathologique. C'est à eette 



COIU 



I 

lutr 



lition, selon Linné, (ju'on est homme; et 

absolument de tous les 



ou on s(^ 



distiniiue 



es ( 



tre 



De rhomme, il passe au si 



n 



o 



e, dont il énii- 



mère s(M/e espèces, ( 



t au 



are ss eux 



(B 



ra- 



1 



dvnus 






I 
)lacer si 



(lu On ne 



I 



étendait i^uère à voir 



haut dans la série animale. Tel est 



e piHMnier ordre, ce 



1 



lui des animaux anthropo- 



cil 



PHKFAC! 



iiiorplu^s. Liiiiirenrlablil (Misiiih? ciiu| anlrt^s 
parmi lt\s cjnadi'iipèdi's : l)rl(\s IVm'Occs, IxMc 
I)rl('s (lu liciu'c (l(\s loirs, biHes cl 



sau\aaos 



soiniiH^ cl bclail. Aprrs la classi^ des ([iia- 
(li'ui)('(l(vs, \ iciil celle {l(\s oiseaux, ci^alcnicut 



• • 



I 



(iiMscc en SIX ordres, des oiseaux de | 



)r()ic 



iu\ oasscrcaux 



I 



I 



uis, Niciiueu 



I I 



es aïîiDiii- 



I 



)ICS 



1 



divises en s(M'| 



(M'ixmHs cl r'ei)lil(\s. I 



I 



iCS DOIS 



sons 



I 



)arl 



i<2cs eu Cl 11(1 ordres 



I 



I 



1 



oriiK^M 



l I 



n 



qualruMiie ciass(v h^s ins(M'l(^>, parla^i's c 
sc[)t,rornienl la cin([ui('iiic. La (Ici iiii'i'c classe 
est (M'Ile (les sers f\ (M'iii(\sV où se lr(^u\('nl 



iHMinis (les re[>lil(\s, des zooplivies, des (es- 
tacc'^s cl (l(^s planles-pierr(\s (IJllio plulaj. 



A 



I 



1 



Apres le l'cuiu^ anima 



L 1 



•1 



iiine ciassiiK^ ci'a- 



eiruMi 



i coiu 



t I 
lai 



es 



lanl 
I 



es, s( 



Ion I 



(Mirs orii'anes de 



ion, d(M)iiis 



I 



1 



1 moiiandrie uisou a la 



pis(| 



I 



crvptogamie, en vini^l-(jualr(^ classes; cl eiili 



n 



I 



1 



e re<»ne des nierres 



I 



(lapid 



(Mim rcijnum , ou 



il admel trois classes : les [)ierres, les miné- 



raux, ci les fossil 



es 



o 



n 



coïK'oil sans peine ([iTun svsh'Miie zoo- 



1 



otiKiue 



Ici 



du(^ celui (Hi On viiMi 



1 



1 



l d 



e raDDCiei 



PI 



I 



ail suscilt' de lr('s-^ra\cs objections. (Tesl 
surtout lîulTon cpii se chari;(^a de les formu- 
ler', a\ec une vivacité'' (pii pariil (jucUpielois 
d(''])asser les bornes et Iraliir la jalousi(^ d'un 



p H !•: 1- A ( : 1 : 



(111 



ri\a 



I. D'ailleurs, les crili([U(^s de Bulïon n'e 



ist 



,es six classes 



n 



le 



étaienl pas moins j 
IJniu' ne sullisaienl pas pour les animaux ; il 
en fallait au moins le doul)le, si l'on ne vou- 
exposer à d(^s confusions, ou à des 
lusions ine\|)lical)les. Les serpents ne 



lait 



I 



)as s 



ex( 



1 



sont pas (les ampliiDics 



hil 



les crustacés ne 



so 



nt p; 
11 



is 



es inscM'lcs 



(piillag(^s ne son 



])as ] 
I 



.1 



)IUS 



u 



e les co- 



t des V(M's. I ous les (juadru- 



I 



)('(les ne so 



nt I 



)as mammiiV'i'cs 



ctrair»e aussi de ni(4lre, parmi les anlliro- 



1 



11 est bien 
il 



pomorphes 
I 



iresscux 



le 1 
la cl 



11 



é/A\v(\ ecai lieux a eo 



lé d 
t l 



u 



1 



UM'isson, |)armi 



t 1 



e ra 



i- 1 



)armi 



musaraii;ne 



1 



lauve-souris, la taupe et le 
les b(Hes téroces; le castor 
les loirs; le cochon et la 
i les bêles de somme; 
le b(''tail, avec le bœuf, 



)arm 



enfin le cerl, parmi 

le bidier et le chameau. 

Toiiles c(^s objections sont vraies, e 



omme 



celles ([U(^ Bull 



on ( 



bolani(iu(^ de Linn(''; mais elles ne d 



iC've contre le svsti^Mne 

nt 



iininuc 



1 



)as 



la "1 



<HI"(' ( 



le] 



imié : son nom n en es 



tp 



as 



moins un ( 



les plus illustres de la science. E 



n 



efh^l, c'étail un prof'rc^'s immense qu un sy 



s- 



b'ine (pu 
nature 



s ( 



tendail aux trois ièi>nes de la 



iivcc une nomen 



clature aussi ri'^u- 



lière. VÀ\e e>l |)eut-(Mre trop con 



cise 



mais 



t !\ 



PHKr.VCl 



I(\s (rails (:>S('iiti('ls de la dcliiiil loii sonl si 
bien (^lioisis (|ii(' \c I 



u'omsinc ii oh* lU'ii à la 
clarlc. [.iïiiu' a, en oii(r(\ suv la iialurc cn- 



['li'VC 



t 



I 



sur (iUKUiu ( 



les I 
l 



rois i'('irn(\s, cics 



1 



[)riii(Mj)(\s grncraiix, (|ni \c i^uid(Mil siirciiUMit 
dans cette iidinité d'êtres et de [jliéiio- 



menés 



II 



exDose ees r)i'ineiî)es aussi Ijrièvi*- 



I 



I 



I 



meut (jue le reste, el avee la même auloiilé. (]c 
sonl à |)eu pvcs ceux d'Aristote; et Linné s(^ 
(ait de l'histoire na(urell(^ e( d(^ sa médiodc; 
une idée non moins haute. Mais il ne connaît 



1( 



t I 



pas sullisammeni le passe, puisqu il déclare 



lécl 



ue 



JUS(| 



u a lui « 



I 



I 



i zooioaie n a liuei'c eu 



t^ 



(piun r^ecueil de récils fabuleux, laconlés 
(11111 st\le dilïus, ex[)Osés dans des descrip- 



tions aussi imnai 



1 



'IViil 



(*S (lUC 



1 



les d 



essms ( 



t I 



es 



liiiu 



res ( 



lont 



•1 



)ariois on 



1 



es 



iccomnai'nc » 



I 



1 



inne n exciM) 



I 



te d. 



c celtc^ condamnation (pic 



l^'i'ancMs Willoui^by et John Ray, ^^d , m^ 



t fait 



en co 



1- 



demi-siècle auparavant, a\aien 
laboration, de trés-lieurtMix essais dans di- 
verses branches (h^ Thisloirc* naturelle. U 



bl 



semoie nue vciir un 



II 



lui 



ticnee ( 



le I 



iiine Dou- 



1 



\ait remonter jus(|iraux essais d'Arislob^; et 



1 est 



r 



i croire ou il de\ail les estimer, s il les 



I I 



ivait lus, au moins autant due ceux c 



1 



les d 



eux: 



naturalistes qu'il prélère 



rUKFACK 



r V 



BulTon est lout l'opposé de 1/mné. 11 se 
délie (h^s classdications, (péil repousse, 
parce cprclles sonl Irop arbitraires et trop 
incomplètes; il ne cli(M'(die pas davantage !a 
régularité me 



universi 



SI 



thodicpie (Vune nomenclature 
lie, (ju'il croit impossible. Il se pUiît 
irtout aux descM'iplions; |)arrois, il les revêt 
d'un style magnillciue, cpiand le sujet corn- 
porte cette parure et ce développement; 
mais d'ordinaire sa narration est pleine de 
turel el d'une constante simplicité, qu'on 
t (piand on ne juge BulTon que 



na 



meconnai 



Lirmi 



sur quelques morceaux, choisis p 
lus brillants. On le prend pour un littéra- 



I 



leur, tandis qu il a, sans i 



làcl 



le, consacre 



sa vie 



lai 



)orieuse a 



des observations c 



t àd 



es 



expéru^nces, ( 

un infatigable amour 



lont il expose les résultats avec 



de 1 



i vérité 



u 



i est sa 



dua 



lité d 



omman 



viven 



te. Il fait précéder Thistoire 
de celle du globe, sur lequel ils 
t II comptait embrasser aussi les trois 

l- 



1 
des animaux 



réi^nes; mais il n'a pu parcourir que q 



ue que 



qucs parties de ce trop vaste suje 
adopter une classilication j)rop 



rem en 
1 



t. S 
t diti 



ans 



s ses 



il met néanmoins un c(Mtain ordre dan 
descri|)tions. D'abord, il traite de l'animal 
en général; et après avoir étudié le pro- 



« : \ 1 



IMiKK ACK. 



hlriiK* (l(^ l;i i^cMH'riilioii s()ii> loiilcs ses l'iicrs, 
il (liM'i'il I lioimnc dniis I in(li\i(li! c{ dans 
Tcsprcc ; cl iijn'ès I homme, les ([uadiiipèdes 
et les oiseaux; il iTa pas pu aller' juscpraux 
poissons, ni aux iiiseeh^s. 

Si |{^ l)ul <]<' I hisloiiH^ urdurelh^ esl de 
nous faire* eonnaîli'e ci aimei' la nidure e( 
spéeiidemenl l(\s animaux, on doit eoincMiir 
(\\ic la manièi'e de BidTon, ([ui c^sl aussi la 
manièrt* d Arisloh^ (\s| li'ès-su|)éi'ieui'e à 
eidli* de l.inné. Après TobserNalion direele 
et pei'sonnelle divs l'éalili's, la (h^seripl ion, 
(jui li'ansmel à autrui ec (ju'on a \h soi- 
nièm(% est, sans comparaison, ce cpii poul \c 
mieux nous instruire* el nous intéi'essiM*. La 
nomenelatui'e, (|uel(pu* bien laite* (pTelIc^ soit, 
n'est (I(*stin(''e (\uÀ ra|)p(*ler \c souvenii* de* 
ce (|uV)n sait déjà: la maigre instiiu^tion 
(ju\dl(^ |)roeur(* serait insuflisanle. de tous 
poiîits, sans la notion eom[)l(*X(* cpii a du la 
[)réeédei\ 1^'fi ceci, Hidïon a |)ai'l'ait(*nu*nt 
i*aison contre Linné''; la e'Iassification (*sL 
sans doute l'ort utile*; mais la de*scri|)tion 
Test encore l)ien davantage; et elle se*ule* est 
essentielle*. 

Ln peu plus loin, on deM*a re*ve*nir sur 
cette* cjuestion. Pour le* mome*nt, nous aclie- 



PHÉFACE. 



cvii 



\()ns ee'lle' histoire^ ra[)!de' de* la zoolofi;ie j)ar 
epie'l([ue*s mots sur (aivier, et sur i'e*tat actuel 
de la se'ieMice. 

On s'aecorde* i;e'ne'ride*ment à regarder 
raivie*r eomme* le |)remier entre les natura- 
listes des te*mps mexlernes, et le plus grand 
de*puis Aristote. Par la lorme qu'il imprime 
à la se'ie*nce, il tieid une sorte de milieu 
e*ntre lîulTon ed IJnne*; il e'*crit excellem- 
ment, sans écrire arrssi bien que Buflbn; 
mais, s il est moins littéraire, il est plus 
scientitrque et j)lus concis. 11 y a des pages 
de* son Discours sur les Ré roi u lions du cjlohc. 
de son Rèfiue animal, et de son Auatomie 
coruparrr, (pri peuvent compter parmi les 
plus belles de notre langue appliquée aux 
matières scienti tiques ; ce sont des modèles 
qu'on ne sui*|)assera point, et que bien peu 
de savants pourront jamais égaler. 11 a ou- 
vert à la zoologie générale une carrière 
toute nouvelle, et une mine inépuisable par 
ses travaux sur les animaux fossiles, nous 
révélant, dans les bouleversements alterna- 
tifs de notre globe, deux ou trois créations 
antérieures à celle dont nous faisons partie. 
Dans la zoologie pro))rement dite, il a été 
un classilicateur plus profond encore que 



( vni 



l'HKl'ACK 



iriiM 



I Ton doit lUM'oiuiaili'i 



\i\C( 



M. (ilaus, (\{ic « sa classilicalioii csl le plus 
f^n'aïul ()i'()t;i*rs ([iio la sciiMice ail lail (l('j)uis 
rAiiti(|inl('' ». Il a (li\is('' Ir rrf^iic animal en 



l\ j)i's ou plans ^cncranx, d a[)i'('s I analonne 



I 



1 



(les oPiianos, ( 



t d 



IDIM'S ( 



I 



raul 



rcs conciliions 



lit 



a'condaires. (Vesl là (MIcoi'c» la l)asc la pins 
u)lidc (|ne la science ail jamais lron\ ce; cl 



T 



[1 



(inoicine (!ei)nis un (lenii-sn'clc on ai 



I 



l 



I 



l 



vonin 



1 



la inodilici', on ne l'a |)oinl renvei'S(''(\ Hé- 



I 



)arlissan 



t 1 



es ( 



1res organisés en dtMix divi- 



sions, les animaux cl les vé^éliuix, comme 
Tavail l'ait Aristote, il traite (Taboi^d, ainsi 
(pie son de\anciei', des éléments corpoi'cls 
de 1 animal et des (combinaisons pi'inci[)ales 
de ces c'bMneids, sans oublier b^s fonctions 
uti'rielles et intellectuelb\s. Les (piatre di- 



m 



visions au l'cunc animai renonc 



1 



1 



Jent 



i (pialie 



r 



oi'ines î)rincii)aies 



I 



1 



I 



1 



es \(M 



tc'^l 



)res 



1 



es moi- 



lus(pies, les ai'ticuh's et les ravoniU's. Dans 
la j)remi('i'e de c(\s lormes, cpii est c(dl(^ de 



ri 



lomme c 



t d 



es animaux (pu lui rcsscMU 



blent 



le plus, le cerveau et b^ tronc princi|)al du 
svstème nerveux sont renl'ernR''s dans une 



enveloDOc osseuse 



I>I 



ui se coniDose du craiu 



i 



1 



t d 



es \ (M 



t(d 



)res 



1) 



m s 



la d 



euxieme lormc 



r 



il n'y a [)as de scpielette; la peau à lacpiclle 



PHKFACK 



CIX 



1 



es muscles son 

oppe molb% ou quebpief 



l attaciu's, l'orme une enve- 



ois Dierreuse ; c 



1 



l 1 



e 



systtMne luu'veux se compose de masses 



1 



('parses, reunies par c 
sième forme, (h 



les lilets. Dans la Iroi 



vers 



1 



Ib* des articulées, insectes cl 

le système nerveux consiste en deux 

t le long du ventre et renflés 



coi^dons rciinan 



1 



(bespacc en c^space en nœuds ou [i;anjj;lions. 
l^nlin, dans la dernière forme, qui contient 



\\\l 



1 



tous b^s zoopliytes, il n y a [)lus, comme o; 



1 



uns 



1 



ti 



es êtres nrccc 



disposés 



I 
des d 



dents, un axe sur lecpicl sont 
eux c(Més les organes du mou- 



vement et de la sensibilité; ils sont simple- 



men 



t 1)1 



1 



aces coinm 



e des raxons autour d'un 



centre 



1 



on n v aperçoit (pic des v 



ri 



esli 



lies 



e svstème nerveux 



cb* circulation et d'ap- 
pareil respiratoire, presque toujours ré- 
pandu à la surface du corps entier 



vei 



tel 



)res ces ^cne 



)res c 



ralités, Cuvier distribue les 
n (piatre classes, selon leurs mou- 



res 



vements et la (piantité de respiration : mam- 
mifères, oiseaux, reptiles et poissons ; la 
première étant vivipare, et les trois aut 
étant ovipares. Puis, il subdivise ces classes 
en ordre, neuf pour les mammifères, six j)our 
les oiseaux, (juatre pour les reptiles, et buit 



es Oise; 
pour les [)oissons 



11 établit des divisions et 



I X 



IMiK! ACK 



Mil)(li\ isions analoi^ncs pour I<'s in()llns(|iu's 
les articiilrs ri les ra\omi(''S. Mais ouli 
qu'il a (lil des |)oiss()Hs clans sou ///v/ 



(' ce 



'//(' (INI- 



lua 



L il I 



cur A (ousaciT un ouvia^c sprcia 



ciuieslde l)('au('ou|) le plus (•()in|)K'l de (ou 
sur celte j)arlie de Hiisloire naturelle, d- 



mem(^ cnTil a enrichi l 



i seienc(^ d uni 



loul 



de mémoires, où sa |)uissanle iniiMli^^cnce 



u eiK 



II 



u\ ler 



porte la lumière sur ions les sujeU (| 
louclu^ On a sou\enl rapproché ( 
d'Arislote ; la com])araison est |)artailement 
n\ la limite à Télude des animaux : 



J 



us te 



SI ( 



n 



l (1 



e voir 



mille 



II 



ÎUIS 



et [)ar la courte analyse qu on M( 

on peut se convaincre cpTà deux 

de distance et plus, ct^s deux génies s'enltMi- 

dent, et cpie le second poursuit et étend 

TdMivre du premier, guidé à son tour par 

rol)servation attentive des choses et par les 

traditions du passé. 

Depuis Cuvier jus([u'à nos jours, on a 
essavé une multitude de classilications non- 
velles. On en [)ouri*ait énumérer cpiin/c o 



u 



sei/e au moins, si 



1 



on s en raonoru^ a la 



rt 



1 



liste dressée par M. A 

M. (Mans. 11 y a même à augurer (pie l ima- 



Pl 
iissi/, et ré[)étée par 

1 



(> 



ination scicntilicpie ne s'ai'rétera pas dan 



cett( 



e oro 



l 



duct 



ion mcessan 



te d 



e svs 



y 



té m 



es, (jui 



r 



eHKI ACI 



i.Ai 



lie sont pas tous Irès-heureust'incnl conçus, 
mais ([ui exigent toujours des connaissances 
étendues et des labeurs très-considérables. 



Ci^tti 



l 



e artieur [ii'ouvc deux enoses 



I 



l'abord 



(pie C(4te entreprise est une des plus dil- 



liciles de la science ; et e 



n secon 



d I 



leu 



ue 



usciu a Ci 



ji^^n 



tte 1 



icurc 



iiucun svstème n'a été 



1 



ni assez clair ni ass(v. lus 



1 



lit 



le i)Our s miDoseï 



1 



1 



souverainement, (^t se substituer aux svstè- 



mes antei'ieurs, avec (pielque chance de 



■Il 



1 



1 



1 



1 



durer nius (lu eux 



I) 



Eins 



1' 
Fétat 



du XI\ SUM 



1 

le,l 



)i'ésent de la zoologie, à la lin 
i science n'a donc pas encore 



adopté de classilication définitive. Ce desi- 
deratum ne s(M^a peut-être jamais comblé; 
nous essayerons de dire pourquoi, en traitant 
un peu |)lus loin de la méthode zoologiqu(% 
et des conditions aux([uelles il est possible de 
classer toutes les espèces d'êtres, que la na- 
ture recèle dans son sein en nombre illimité. 
Mais avant d'agiter ces nouvelles ques- 
tions, arrêtons-nous un instant, et voyons 

Avant Aris- 



1 



)ien ou nous en sommes arrives 



tot(S la philosophie grecque, malgré sa mer- 
veilleuse acti\ité cl sa curiosité très-ingé- 
ni(Mis(% iTa pu ritMi l'onder de scicntilicpie 
en zoologie ; après Aristote, l'esprit humain 



(.\1I 



PilKl-ACK. 



Pl{i;i ACK. 



( Mil 



clanl trop dc'-bilc [)Our 1(^ Miivrc, c'est au 

(liMMlior s'ivvlc SiMlliMHCUl (Hir la SciciK'Ç (Ml- 

taiilrc |)ar lui a pu rtMiaîlrc et i^rauclir. De 
ees (l(Mi\ lails iucoiileslables, uous pouvous 
liroi' uni^ constMpu'iU'e inipoiiaule : c est 
(|u\\i'ist()le doit èli'e traile par nous connue 
uu eouteinp()i'aiu,ei (\uv ce /ooloi^isle. \ieu\ 
(le deux mille deux ceids ans, esl p(Hii' nou^ 
aussi jeune ([ue s'il élail (riiiei'. (/esl le pri- 
vilège d'un i;éni(* iiu'oni|)ai*al)le ; el Ton nt^ 
peul (\nc répéler ce ipuMlisail Isidoiu* (ieot- 
rrov-Sainl-llilaii'e en ternu^s heureux : <( Ai'is- 
tote est (Micore un auleur progecssil" el nou- 
veau. » Aussi, de UKune (pie tout à riieure 
nous intei'ioi;ions ses successeurs ci ses 
éniules, IJnné, l5ulïon , (aivier, nous pou- 
vons rintenoger, avec un piolit au moins 
étial, sur son stvle, sur sa méliiodi\ et sur 
les Jurandes vues ([ue lui diclc la nature. 

Le stNie crAristote est [)eut-tHre le meil- 
leur modèle ([u'un savant |)uisse se pro- 
poser; c'est uïic leçon de goût que la 
/ooloiiie receviait de la (irèccà (pii nous en 
devons tant d'autres. Simple, clair, gravc^ 
toujoui's sobre, toujours lacile et naturel, 
il n'a ni la sécheresse, ni la sural)ondaiH:c 
de (jneUpu^s autres écrivains scientiliques. 



IlulTon remar'([uait (pi(\ dans Ai'istot(\ il n'y 
a i)as un moi inutile. On doit ajoutiu' (pu' le 
mot pi'opre ne lui manipic jamais; et cette 
rpialit('', (piOn |)eut accjuérir |)ai' l'étude 
ou tenir de la nature , contribue l)eaucoup 
à la concision et à la nctlidt' du style; 
rexpression juste n a |)as besoin d ètri' l'cdou- 
blée; la pi'olixité n'est (|u un signe de lai- 
blesse et luic cause d'ol)S(Uirilé. La svnonv- 
mi(\si diriicileà établir, [x ut être unobst;u'le 
à bien comprendre Aristote ; mais cette dil- 
liculté de l'ait ne vient pas de lui ; elle tient 
néccvssairement à la dilTérence des langues, 
des climats et des tem[)s. L'art du style, pris 
dans sa généralité, ne consiste pas unique- 
ment dans le clioix et l'arrangement des 
mots ; il consiste plus encore dans la dispo- 
sition des pensées et des matières. Sauf 
(pudcpies raies passages, dont le désordre 
remonte à la ch^stinée bien connue des ma- 
nuscrits d'Aristote, l'Histoire des Animaux, 
le Traité des Parties, el le Traité de la Géné- 
lation, sont irréprochables. Sans doute, ce 
n'c^st |)as tout à (ait notre style moderne; 
mais la sculpture^ de IMiidias n'est pas non 
plus notre sculpture ; et cependant, nos artis- 
tes s'en inspirent, sans rien abdiquer de leur 



T. 



r.xiv 



l'UKFACi: 



in(li'[)(^nclanc(M^I de leur ot'ii^iiialilr. Li^ style* 
d Ar'islolc* |)(Mil nous l'ciulrc' \c uiviuc ser\ir(\ 
piiis(|iril a aussi la double (MM|)r(Mn(e, (*t du 
vnic de TaultMir, ci du lirnic d(^ la nxcc. Il 



(y 



11 



est pas non |)lus de /oologisle (|ui ail su 
l'cndrc' lliisloii'c naluicllc plus allachaulc ; 
el l(\s pag^es qui oui éié ('ilé(\s plusliaul nous 
livi'cnl le srcrcl à la lois de celui (pii K\s a 
éci'iles, el de rinlérèl ([u'il exeile dans ses 
lecteurs, par 1 intérêt ([u il ressent lui-niènie. 
C'est pai'cc* ([u'il aime la natur'c (pi il la lait 



[limer en 



lad 



éci*i\ant 



La question de la méthode, comme on Ta 



.eia 



J 



dit 



n est pas une ouest ion de /ooloiiic 



1 



I 



G est une ouest ion iicneraliN c es 



t-à-d 



ire niii- 



1 



1 



OSODUKllU 



pni(i 



M 



lis dans 



1 



riiist 



oire naturelh 



1 



ou le nomore des esixM'es ( 



l 



1 



rét 



res a oi)ser\ a 



n 



a pas de limites, la méthode, rpii trace la 
route pour établir (Miti'c eux un certain ordre 
relatif, est plus importante^ (pie dans toute* 



aul 



re science 



(rest 



en ou 



tre I 



i nu 



thod 



m 



en /ooloaie, détermine la classification. Aussi 



n 



est-il oas un naluraliste oui n'ait cxdosc 



l 



1 



1 



avec |)lus ou inoins de (lé\ (do|)|)einent. les 
pi'incip(\s d'a|)rès Icsepiels il (Mitendaii se di- 
rij^er. Aristote \ est revenu à plusieurs re- 



I 



)rises, e 



tl 



on a delà vu, du moins, en partie 



PHKFACK 



XV 



qiudle* est sa doelrine systématique. Linné 
a la sieMine\ eui (léj)it de son laconisme ; Buf- 
lon a fait de la méthode une étude explicite ; 
(aixieunon plusne s'en est [)as abstenu, bien 
([ue' la peMite' de son esprit ne le ])ortàt guère 



Il ces consK 



lé rat 



ions, trop eloi<;nees de ses 



tra\aux habituels. Tous oui épi'ouvé ce 
besoin, et Tout satislait chacun à sa manière. 

de la 



Selon Aristote, la rèale 



sunreme 



me 



thod 



c es 



t d'observer les lait: 



ms 



toute leMir éte'udue et dans leur simplicité, 
tels cpi ils s'olTrenl à notre sensation. On ne 
doit vouloir les expliquer qu'a{)rès cette 
analvse essentielle et |)réliminaire. La science 
est tenue* de constater d'abord la réalité; et 
ce n'est epieMisuite* (pi'elle* peut se demander 
])Our([iioi et en vue de (pielle fin les choses 
sont telles (ju'i^les sont. Vingt fois, Aristote 
est revenu a\e*c insistance sur ce principe 
indispensal)Ie ; il l'a perpétuellement opposé 
aux théories prématurées et téméraires des 
philosoph(\s,ses dcNaïKMcrs, qui se sont ])res- 
que toujours perdus en se flattant vainement 
de pouxoir lemonter à l'origine des cliose's. 
Au lieu de l'aire devs te'utatives inutiles pour 
sa\<)ir ee^ qui a été, ils auraient du s'enqué- 
rii* de ce qui est actuellement. Aristote ne 



,xvi PUKI'ACK. 

s'rsl pas t(Mîu à rc coiiscmI drjà l'orl sage, vi 
sur l('(|ii('l il n a jamais lu'silc ; il a. (I(^ pins, 
donné rcxcmpK' ; vl tous s('s ou\ raines /oo- 
lo^'icfurs sont (l(*s nionunienls (TobsiMN ation ; 
il est aise de s en assurer, en les lisant. (^)nanl 
à nous, si nous tenons à l'éitérei' cette a|)o- 
lo^ie d'Aristote et de rAnti([uité, e\^st (|U(^ 
la i)révention contraire (*st aussi tenace 
curerronée; et (ju il est passé en une sorte 
d'avionu' (jue h^s Modeinc^s seuls ont |)rali- 
qué la niélhode d\)bser\alion , ré\elee à 
Fespril humain |)ar lîacon et son école. 

Après ({^le première rèi;l(% qui est nni- 
verselle, Aristole doniu' les rè*^les (pu sont 
s|)écia!esà la zooloi;ie. Paroii doit-elle com- 
mencer rélude des animaux? (^)nel (\sL I ani- 
mal qu'elle doit d'abord étudi(M' et décrire? 
Aristote répond : l.diisloire des animaux 
doit débuter par riiomme. Il allèf^ue de cette 
préfrence deux l'aisons |)éi'em|)toires, sur 
lesquelles aucuiu' autie ne saurait renq)or- 
ler. De tous les animaux, c'est Tlionnuc (pu 
nous est le mieux coniui, [)uis([U(^ nous 
sommes hommes nous-mêmes. D'autre^ p;trl, 
comme l'organisation humairu; se r(^trouve 
en grande [)artie dans une foule (Tanimaux, 
voisins quoique diiTeients, connaître Thomme 



PRÉFACE. 



CXVII 



c'(\st connaître ces animaux par- analogie ; 
l'étude (\[ù lui est consacrée s'étend beau- 
cou[) pins loin que lui, et elle nous facilite 
l'étude de toutes les organisations qui se 
rap|)roc1ient de la si(Mine. 

C.ett(^ rèiile fondamentale de la science 
/oologique a été adoptée, depuis Aristote, 
|)ar tous les grands naturalistes, Linné, 
Jiulfon, ( ai vier, imités par une l'oule d'autres. 
Dans ces derniei's temps, on a cru devoir 
renverser cette méthode et commencer la 
zoologie par la Cellule. C'est là une concep- 
tion que la raison ne saurait approuver, et 
(pii clioque tous les principes de la logique. 
Bien des savants s'en sont engoués aujour- 
d'hni ; mais cette mode, on peut l'espérer, 
ne durera pas plus que les modes ne durent 
ordinairement, dans les systèmes de la 
science, aussi bien que dans les coutumes 
des nations. 

Le (oté faible de la zoologie aristotélique, 
c'est la classilication. L'auteur ne Ta jamais 
exposée d'une manière systématique ; et il 
serait assez liasardenx de cliercher à l'ex- 
traire des ouvi^ages où (die est dispersée, 
(^(^pendant, Aristote n'a pas confondu toutes 
les espè( esdans un désordre commun; entre 



( xviir 



iMn.rAci: 



elles, il a iiuli([ué [)Osili\ernenl des classes, 
bien que ces classes soient tiop |)eii iioin- 
Iji'euseseL tcop |)eu disliiieles. Les j)riiieij)a- 



I 



es, que nous axons cieja si^tiaiec 



] 



l 



ont 



celles des animaux (jui on( du san^ et des 
animaux (|ui n'en ont pas ; celles des \i\i- 



l 



I (I 



])ares, des ovq)arcs ci des vet*mq)ares ; celles 



1 



des (luadiUDcdcs 



I 



1 



h 



es oiseaux, des reol îles 



l 



I 



ii 



ta^ 



I 



d. 



l 



II 



des cétacés, di\s |)Oissons, des mseeies ; eeik 
enfin des mollus([ues, des crustacés, (lt\s les 



lac( 



L d. 



hvt 



es CL des z()oj)nvies. { .c n esi pas la, on 



( 



l 



I 



doit I 



iivouei', une ciassi 



(icat 



I 



ion dans le scmis 



rigoureux de c( 



1 



mot 



mais SI I on sontK^ aux 



dillicultcs ([ue prt'sentc la classiliealion , 
même pour la science de notre tcMUps, on 
sera porté à I indulj^ence ; et Ton excusiMa 
dans Aristote un défaut qu(^ compensent 
tant d autr(»s mérites. In arrani^cintMit i"é- 
yuliei' de tous les êtres animés était impos- 
sible à l'époque où il écri\ait, quel (pie IVit 
son i>énie ; il y fallait une multiplicité d'ol)- 
servations de détail que le tcm[)s seul pou- 
vait accumuler ; et aujourd'hui même, les 



matériaux ne sont ])as encoi*e sutlisants. 
Alais quebpie incomplète (pie soit la classifi- 
cation d Aristote, elle doit toujours li^urer 



ans 



riiist 



oire ( 



le I 



i science 



I 



)arce ou cm 



1 



II 



PHKI Acr 



< XIX 



est la première en date, et (prclle renferme 
les princi|)aux élénuMits de t(^utes C(dles (pii 
ont suixi. liWc \ient immédiatement axant les 
classilications de Linné et d(^ (aivier, comme 
l'ont très-bien vu les historiens de la zoo- 



I 



OlîlC 



J)e tous les naturjdistes, c'est BulTon qui 
s'ot le plus occupé de la méthode ; il a jjlacé. 



en 



tète d 



e ses (cuxrcs, un loni» « 



l 



D 



iscours 



sur la manière d étudier et de traiter l'his- 
toire natui'cllc ». 1a\s j)rincipes |)ar lescpiels 



il entend 



1 



st^ diriaei 



ans s( 



s trois étud 



« 



la lliéoric de la terre, la formati 



on 



es 



es 



IManètcs, et la Génération des animaux» , sont 



lent 



l'Ai 



a peu près idcniicpu^s aux j)rincipes d Aris- 
tote. Ainsi (pi(^ le philoso])he grec, Buffon 
recommande axant tout l'obsei^vation d(\s 
faits ; il laut les recueillir dans le plus grand 
nondjre {)ossible, les considérer d'abord en 
eux-mêmes et isolément, puis dans leurs rap- 
ports ; bien définir les êtres et les bien dé- 



crire 



es tirouoer s( 



1 



Ion 1 



eurs a 



(finit 



es reçues 



11 



et selon leurs différences, sans parti pris et 
sans idées précoiujues; et enfin, les ordon- 



1 



ner, d après 



I 



tout 



es ces con 



dit 



ions, en esoe- 



ces 



en iicnres 



(Ml classes 



comnrchensixes 



D'aill 



eurs 



1 
Bull 



I 



e Dius en nius 



11 



1 
(311 ne croit 



f XX 



Pin; l'A CI 



pas (nrmic classîficalioii, {]n('1{[n(* f^riirialo 
(lu'cllc soil, j)mss(^ ('inl)rass(M' à jamais (oii^ 
les rd'os ; cl [)i'ciian( pour exemple eelie dv 



I 



inne, en 



bol 



uiKiiie ( 



1 



l en 



/.OOlOiilC 



I 



s e 



forée (Teii demonlicM' I iiisnllisaiiee el Us 



eri'eni's 



I 



[i nature t\s 



l tell 



emen 



t(l 



i\erse, eii( 



II 



procecH^ p'àv des nuances 



tell 



emeni insensi- 



bles, (|ue rhonime ne saurait, ni les com- 

lesol)server toutes, mal'iri' 



I 



)!'endi'e, m même 



TattiMition (|u'il y ap|)orte. ( icpcndant , H u lion 
ne (lésa|)[)rouve |)as les labeuis au\(|uel 



s se 



sont livrés hcs savants, et il ne nie [)as entiè- 
rtMnent liitilité des nnUliodcs ; (dlt^s peuvent 
servir à facililtM* I étude et à aidcM' la luc- 
moire ; mais elles ne [)eu\(Mil a\oii' la pré- 
tention de iH'prés(Miter toute la natuj'e daus 
ses l'oi'mcs innoml)ral)les ; el comme le la- 
l)leau (pTon en cssavci^iit serait toujours fort 
inc()m|)let, il vaut mieux s'al)stenii'(run elloii 
qui doit échouer. 

Aussi, Butïon s{^ garde de ïiWvc uni^ classi- 
lication s\ slématicpic ; et se rapprochant (\r<^ 
Anciens plus (pu^ des .Modernes, il >e eon- 
tenle de ranger les animaux d'après le degré 
(futilité (pie nous en tiroirs, et le degré de 
iacilité (pie nous axons à les connaîti'c. ('/(\st 
conlormément à cette règle cpTaprès riiomme 



PHKKACi: 



(XX 



Il ( 



tudi(\ (Ml pr(Mnier lieu, les animaux domes- 



t KIU 



i, \i\ant avec uous et nous ser\ant dt 
tant de manières; puis, les animaux sauvages 



I 



ui nous sont encore assez 



fa m il 



lers ; e 
h 



t enf 



m 



les animaux téroces, (pie nous devons com- 
battre et détruire |)our notrc^ pro[)re salut. 
Hulïon ne \eul pas aller au delà; il iradmet 
pas la pi'étendut^ échelle des êtres, et il \oit 
un urand incon\énient à vouloir soumettre 
à (l(^s lois arbiti'aires les lois de la nature, à 
la di\ iser (hms des ])oinls où cdle est indi\i- 
sil)le, et à mesure^' ses ibrces sur notre l'aible 
imagination, l/ordrc^ factice (pic nous impo- 



SOI 



rs aux laits particuliers est relatif à notre 
[)i'opre nature, pluliM qu'il ne convient à la 
i^éalité des choses. Bulïon a raison (jiiand il 
\eut é\il(M' <( cette multiplicité de noms et de 
rcpréscMilatious (pii rend la langue de la 

cience |)lus dit licite (pie la science cWc- 
c( mènn^ » : mais il a toit quand il souti(Uit 
(pi il n \ a dans la nature (pic des individ 
et (pie 1 



<( 



(( s 



us 



es iic 



nres, lt\s <)rdr(^s, h^s classes n'ont 



(Te xistciict* ([ue dans notre esj)rit. Kn ceci, 
l>uftV)n est nominaliste, probablement sans y 



songer 



(aivier n'a pas pour les classifications le 
dédain de Buffon ; mais il est opposé, au 



■\XI[ 



i»i{i:r ACK 



moins juilaiU (|ii(^ lui, à !n [)iH'(tMil ion (1(^ 



h 



h 



I 



Classer les ciics de manière a en lornn'r uiu" 
seiih» lii^ne, ou à marcpier leur NUpei'iorilé 
r(''ei|)ro(|ue. Il regarde loule lefilali\e de ce 



i2(Mire comme ine\(M*u 



ta 1)1 



m' \()i 



I (I 



nis 



les (I 



(im 



iNLsions ( 



su 



l)(l 



iNisions ( 



l(^ I 



i s( lence 



evnrcssion tiraduee ( 



le r 



I rt^sscm 



1)1 



mec 



I 



Ir 



(les eir(\s; ( 



{ son a\ is, ce (lu on ar)i)eue 



r 



v\ 



II 



n 



IMchclle (les (''1res nCsl (ju une a[)j)licalio 
ei'ronee d Obserx alions pari ielles à la lolalilé 
de la création. Celle a])|)licalion a nui e\lr('- 
memenl aux |)im);^im'\s de riiisloire nalui'ell(\ 
( ai\ ici' s'(d('V(^ aussi (''neri;i(|uement conlre 
cel aulre al)us des nomenclal ures, qui NarienL 
sans cess(\ (^1 (|ui nuMiac(Mil de ramenei' dans 
riusloirc nalurelh^ le chaos (|ui \ remuai! anl«''- 
l'ieuremenL les naluralisles Iram ai> cl (dran- 



(rp 



ers m 



» <> 



r>"n 



li!(' 



\i\\{ 



e soin i\c s en 



1. 



lend 



r( 



l 



chacun (^l'eu\ mulli[)lian( cl ehani^i'aid, sans 
la moiiuh'c n(''cessil('', les jioins des tJdires ci 



[1 



(i(^s esneces, cna(iu( 



1 



I 



r 



ors (JU lis on 



I 



1 



l I 



occa- 



sion (I en Darlci' 



Sur 



C(\s no 



[ 



inl 



s CSS( 



nti 



eis 



( 



u\ ICI' n a lamais 



J 



varie ; ( 



t les discnssions Ir 



es-\ives (îue ces 



([ueslions on! lail naiire, \ (vrs la lin de sa 
Nie, ne Tout jamais (d)r«inl(''. (Vcsl en confor- 



mi 



lé d 



e C(vs sues ou il a ( 



1 



lal)l 



I ses (ii\ liions 



pHKr ACi: 



rxxili 



sncce^si\('s dans h^ règne animal ton! enliei*. 
Comme Arislole. il l'ail de ThisloiiH^ nalurelle 
une scieiUH^ (jui s'a|)])ui(^ a\anl loul sur Fob- 
servalion; le calcul cl rexpéi'icnce, qui sont 
les inslrunHMits des malhémaliqu(^s cl de la 
chimie, ne sonl [)i'es(|ue point à son usai^c. 



(( 



T 



(' caicii 



l 



lil-il 



d 



coMiiiiantlt', en niicKiiK 



] 



soilc, à la liai lire; I cxpcrii'ncc la conlraiiil 
à se dé\()il('r; I ohsci\alion Icpio, quand clK' 
csl l'chi'IU' cl chcrciu' à la surprendre. » 

Mais si riiistoire naturelle ne pi'ut taire 
lige, ni de I expérience, ni du calcul, Cu^iel' 



us 



PI 



II 



ui est pai 



I 



I 

lieul 



UI iaDi)eii(> (111 elle possède un Dnncine nui 



I 



l 



I 



pe q 



ici", (lui est tout l'alionne 



I 



1, et 



(III elle ai)|)li(iue a\('c a\anta''c dans Ijcaii- 



1 



COU!) (le cas 



I 



p|)ii(l 



( 



est le i)rineii)( 



1 



r 



d 



es coiHiiiions 



lit 



\il 



dcMstenee, \ ul"airenieiit noiniiie 



e Di'iii 



(IDC ( 



i 



les ( 
I 



i( 



lUSCS 



lin 



U(*S 



( 



iUvier ne ci'ai 



ni j 



)as 



cl cmpiovcr ce m 



ol, foil décrié ; cl 



[in scan- 



dale sans doule de plus d'un naluralisle, il 
réhal)ilil(^ ce ])rincipe supéi'ieur, ([u'Arisloh^ 
a\ail proclamé sou^ une aulre i'orme, en ai'lir- 
mani (lue la nature ne l'ait iamais rien ( 



1 



J 



n 



^ain, axiome que Leihnil/ a j)ris pour base 
de sa iheodicée et de son optimisme. (U)mme 



iMcn ne r)cul exister s 



1 

lions (jui rendenl 



I 



l 1 



ne reunii les coiu 



li- 



son existence possil)l(\ I 



es 



( ■ \ \ I \- 



IMiKF ACl 



(lil'lV'rcnlc^s |)ar(!(^s (]c ('Iia(|n(^ rli'(^, ajoiih 



( 4i\ KM', (l()i\(Mil ('(i'(" ("oordornu't's (\c manirrc 
à IH ndrc possible I rlic lolal, non sculcincnl 
en lni-inrnu\ mais daîis ses rappor'ls axcc les 
rtrcs ([ui I entourent ; et I anaUse de ees con- 
ditions eonduit souvent à des lois aciu^ales. 



tout aussi deniontreivs rpie eel!es(|U! naissent 
du ealeul et de rexoi-rien 



I 



ce 



Ont 



I 



I 



re ee Di'ineioe des eondiiKuis d e\is 



lit 



I 



t (^ n 
II 



ee ou des < 



l 



l 
ausivs linales, Thistoiri^ nalu 



icHIe en possède un siMond, ([ui ne lui est 
<;uère moins utile, et ([ui I ai(l« 
dans ses elassilieat i(Mis : e Cs 



e Duissamment 



I 
t I 



I 



)rineii)( 



I 



de la sul)ordinaliv)n des earaetèi'es, dérixé 
de eelui (h^s conditions d'existence. Dans 
[immense cataloj^ue de la /.ooloj^ie, il laut 
(|ue tous les êtres portent des noms con\ cnus ; 
il laut (|u'on puisse les rtM'onnaîlre j)ar des 
caractèi'es distinclits, tirés de l(Mir conloiina- 
tion. Les caractères (|ui cxerceid sur Ten- 
seml)l(* (\v I et vc I action la |)lus mai'(piée, son! 
I(\s caractères les plus importants, ou . comme 



C 



I 



>-u\iei' les anneiu 



PI 



II 



(( 



es caractères domina 



leui\s » : les autn^s sont subordonnc's à C(Mi\~là 



et sont de di\tu's dt^i*! 



es 



I 



iCs caractères im- 



portants se montrent à ce sij^nc (pi ils ^(uit 
les |)lus constants, et les deriThM^s cpii \arient 



nu: TA Cl 



XXV 



I 



dans cnadue es xuu 



I 



r/est leur induiMice et 



leur constance (pii doi\ent les l'aire |)i'érèr(M^ 
)our (hdimiter les liiandcs d 



I 



i\ isions.de menu 



l 



list 



bd 



IV'- 



(pi(\ pour disunguer les suudnisions m 
l'ieurt^s, on dcsccMid aux (^aractèi'cs subor- 
donner et \ariables. 

(i'est à laide de ces deux |)rincipes essen- 
tiels (pie (ai\i(M' (\spèr(^ fonder la méthode 
naturell 
II 



e, ( 



ui est r idéal de la science, bien 
fprelle <Mi soit ptMit-ètre la ])ierre pliiloso- 
phale. Par la méthode indui*elle, il tvntend 



un arranuenuMi 



t (1 



1 



dis iCdlK 



1 



I I 



(^S ( 



tl 



» I I»/^ 



(*S 



un 



menn* genre seraient plus \()isins (Mitre eux 
(pie de (UMix de tous les auties j^enres: et 



cette règh^ s applupient également, après h^^ 
ijcnrcs, aux ordres, aux class(\s, ci ainsi (h 



sui 



t (^ . ( 



.e serai 



t là I 



ex[)r(vssion exacte et com- 



|)lète de la nature entièr(\ où cha(pi(* être 



s(M*ai 



tdet 



(MMidiie oar ses ressenH)iances ei ses 



I 



bl 



t 



dirtéi'ences a\ec d autres êtres; et tous ces 
ra])poi'ts seraient pai'laitcMiKMit rendus dans 
rarrang(Mnent (pie ( aivicM* (Mit re\ oit , et (pfil 



s e> 



t eir 



1 



orce de realis(M', mais sans se 



llatt 



(M- 



lOmmc 



d'v réussir |)lus (pie tant d'autres. ( 
(^x(Mnple (1(^ cette méthode natui'elle,etcomme 
prcMuicM' pas dans cette voie, il cite la rép-ar- 
tition tiénérale des ùti'cs en deux divisions : 



( \ \ \ I 



lM{i;i ACI 



les i'ii'cs \ ivaiif s (*l l(^s êtres l)!'iils ; oi 



I, ('OIllIÎK 



on ( 



lit 



{ ('( 



(le I 



leiiiH^ 



es t 



h 



k I i'i i 



es origan i{[ues et 



les èlres iii()i'i;ain(|iu\s. (l'es! là l(^ pins ainpl 
de tous les peineipes de elassiiieal ion , pare 
(|ne la \ie tvsl la pins iniporlanti^ de tonle 
l(\s propriétés des él i-es. I )ans Ions les lc'nî[)s 
les hommes ont reeonnn eidte dl\ 



isM)n Irai)- 



paide; la science la rece\ ait de la sponla 



iiei 



té d 



n sens commnn, ( 



lés I 



p()(| 



ne ( 



r\ 



l'IS- 



tote et de Pline 



D. 



1 



epnis un (ïemi-suM'ic (pn' ( ai\ km^ es! mort, 
]d zoologie léa pas |)ro(lnil de sxslémc^ (pii 
rallie tons l(\s snlTrages et cpii las^e loi. Mais 
iui milien des innond)ral)les obs{M\ al ions de 



détail, et des mon 



I 



I 



ouranines (ine enadne lom 



n»*M 



amén*% (H rpii s'amoncélent sans lin el sans or- 
di'e, une lendaïice se manit(\st(^ ; c'e>( de clian- 
i;('r le point de (lé|)arl de la >ciem'e enliéi'c, 
et an lieii de la laii'c commencer par l'Iiomme, 
a\(M' Arislole, Pline, Linné, lînITon et ( ai\ ier. 



on la 



lait 



lin e()ntrair(\ a 



boni 



IV en (icr'niei 



lien à cet èive, le pins parfait de tons. On 
étndie (Tahot'd U^s étr(\s les plus élémentaii'cs, 
ponr* montci' ^radm'llcmcnt j(rs(|ié;i lui. On 
dtd)nte par les Proto/oaii'cs ponr linir par les 
Primales, pai-nd lesrpuds on rani;(' Thomme, 
à la tète des sin^i^s. (4)mme Toriianisation 



IMiKKACK 



(.\\\ !I 



de>^ Pr'oto/oaires on Pi'otist 



es 



Fext 



renie 



limit 



t 



I 



e, esi ce (in il \ a de moins coniDiexi 



1. 



I 



I 



II 



dans la \ie animahs et qne celle organisât io 
consiste en une matière^ infornu^ et puriMiieiil 
contr'actile , on a en\ \ trouver, axcc le 
degré le ])lns in lime de Tanimalité, \e \)ve- 
mier dciîré de la classilieation ; et c'est sur 



u on a essa\ e 



cette hase étroite et obscure ( 
d ass(H)ir tout I édHice. 

C^e rcnNcrsemcnt radical de la méthode a 
eu deux cons(''(piences excessi\ ement graves : 
la pr(Miiiér(% de conrondi'e deux régnes, qui 
seml)lai(Mit (h^Noir éti'c à jamais distiiuds, 
I animal et la plante: et la seconde, de 
donner, de ce grand pi'ol)léme de la \ ie, une 



exi) 



lication riui>se et d 



inucnMMisc 



loutre l(\s corps \ivants et les corps inani 



mes 



on adniel des diriérences e 



ssen 



tiell 



(^S 



(|ui se iNi|)p()rtent à leur origine, à leur mode 
de conser\ation el à leur structure. Dans 
I état j)r(''scMit des choses, Tétrt^ \ivant vient 
toniours d êtres seml)lal)les à lui : la \ie vient 



.1 
toujoui's ( 

Arislole : 



le I 



I Mc; ou, comme s exDrinu 



I 



<( 



l/homme eniicndre riiomm 



» 



1 



n s(M'on 



(I li(Mi, il \ a, dans l'être vi\aiit, u 



n 



|)erpétuel échange ch^ matéiûaux, empruntés 
au dehors et expulsés du dedans, après avoir 



\\V 111 



IMiKI A(,K. 

>(M'\1 à \[\ croissaïu'c cl a la consiM'N al ion de 
rrlius jiis(|u'au inonuMil où il inciiil. I^llliIK 
ïvivc \i\ani se dislin^iu^ dr Vvlvc iiianiiiir 
par la inaiiiri'c' donl ses dixersrs pallies sont 
unies entre elles, e'csl-à-dire par son oi^a- 
jiisation. Au contraire, pour e(^ cpii ret;ar(l«^ 
la |)lante et ranimai, on ne xoil pins de dd- 
lerenee des aninianx inlerienrs au\ [)lantes 
rudini(Mdair(^s. Ni la tornu* i^énérale, ni les 
types, ni le niodcMle re|)roduetion, ni l^'ehnn^i^ 
moléenlaire, ni le niouNenieni et la sensibilité, 
ne sont des critériums asscv. surs pour étal)lir 
une démareation bien tranchée erdre les 
deux règnes. Sur cidtc penle, la bolanitpie 
et la zoologie en arrivent à n\Mi(^ plus (prune 
seule et nnicpie science; la vie, (pii réside 
dansTobjet de Tune et de l'autre, sutlit j)()ur 
les unifier ; ci les anciens l'ègnc^s de la na- 
ture sont réduits de trois à d(Mi\. 
• On |)eut douter (pn^ la sim|)lilication i)()itée 
à cet excès soit tort utile à la science; (die 
clio([ue le l)on scmis, (MI même tem|)s cpie 
toutes lc\s o|)inions cpii sont ihmjucs, depuis 
(pie riiomme a |)U jcder un regard sur la na- 
ture et sur les êtres ([ui la eomposent autour 

de lui. 

On est allé encore plus avant; et le végétal 



PHKFACi:. 



I X \ I X 



a\ant tout aussi bien (lue Tanimal des oi'ua- 
nés et des tissus, (pii, (rélimination en élimi- 
nation, ont pour sul)stance dernièr*e une 
(^dlulc, c'est la ('.ellule (pii est [jrise indis- 
tinetement pour la première forme des ani- 
maux et des plantes, et |)Our rorganisme le 
plus simple dans Fun et l'autre r'ègne, ou 
plutôt dans un règne uni(jue, formé des deux. 
C'est elle (pii renferme la vie à son état em- 
bi'xonnaiiHud universel. La Cellule a les l'acul- 
tés de se nijuriir et d'cxei-éler; elle croît et 
se meut; elle se modifie et se multiplie. On 
pi'oelame donc que « la Cellule est la forme 
organisée particulière à la vie, et ({ue la vie 
est dans l'activité propre de la Cellule ». La 
stnile distinction (pie Ton mette entre les Cel- 
lules végétales et les ('ellules animales, c'est 
cpie le contenu des unes est appelé le Proto- 
plasma; et le contenu des autres, le Sarcode. 
Protoplasma, Sarcode, ce ne sont là que des 
mots. Au fond, on identifie le végétal et 
l'animal, dans ce début insondable de la vie. 
Bien jdus, on déclare « pleinement justiliée 
l'hypothèse d'après laquelle les êtres les plus 
simples se seraient formés, à une certaine 
époque, au sein de la matière inorganique; 
et Ton conclut hardiment que les éléments 



T. 



ex XX 



PHÉl ACE, 



chlinîques de la maiière sont les mêmes i\nc 
ceux qui entrent dans la eomposilion des 
oi'ganlsmes». Peut-être ne s'apereoit-on pas 
que c'est revenir, par cette voie détournée, 
à la génération spontanée, qui a été une des 
erreurs de TAntiquité grecque et d Aristote, 
et c[u'on croyait à jamais condamnée par de 
récîcntes expériences, absolument décisives. 
Tout ce ([ue les partisans de la Cellule nous 
concèdent, c'est (pie, dans ri-norance où 
nous sommes des forces physiques, (pu ont 
concouru à la formation de ces premiers 
êtres si simples, on ne peut aflirmer (pi'il y 
ait une conformité fondamentale, (juant à 
l'orii^ine et au mode d'accroissemtMit, entre 
le crvstal et la Monére. Dans ce langage 
nouveau et assez bizarre, on appelle du nom 
de Monéres des corps homogènes cpii, sous 
les grossissements les plus forts, paraissent 
dépourvues de toute structure, et n en sont 
pas moins des organismes animés, si Ion en 
jin'c d'après leurs manifestations vitales. 

Cette théorie, tendant à faire naître la vie 
d'éléments chimiques et physicpies, qui ce- 
pendant ne contiennent pas la vie, n est 
peut-être pas aussi originale qu\)n le croit ; 
elle ne fait que nous reporter à ces tenq)s 



PREFACE. 



(XXXI 



où la philosophie grecque essayait ses pas 
chancelants , avant qu'Aiiaxagore ne vînt 
faire bi'iller dans ces épaisses ténèbres, le 
rayon de rintelligence, qu'aucun de ses pré- 
décesseurs n'avait a})ercu. Le svstème de la 
Cellule retourne ainsi à deux ou trois mille 
ans en arrière. Quoiqu'on puisse le louer 
de s'appuyer, de nos jours, sur de très-pro- 
fondes investigations, que l'antique sagesse 
n'a pas connues, le résultat définitif n'en 
vaut pas mieux. Bannir rintelligence de 
cet univers, pour lui substituer l'action de 
la matière, c'est invoquer encore une fois le 
(^haos, qu'il faudrait laisser aux poètes et 
ne pas imposer à la science. D'ailleurs, ces 
questions appartiennent moins à la zoologie 
qu'à la métaphysique; car l'origine de la vie 
touclie de bien près à l'origine des choses. 
Sans doute, il doit être [)ermis à la zoologie, 
comme à toutes les autres sciences, de sortir 
de son domaine; mais il est bon qu'elle sache 
qu'elle en sort, quand elle empiète sur un 
domaine voisin, qui est celui de la philoso- 
phie première. 

Un pensera i)eut-ètre qu'il ne convient pas 
d'attacher tant d'importance à cette question 
d'ordre, et qu'il est assez indifférent de 



CXXXII 



i»i{i:i ac-j:. 



coniniencer par la Cellule, en liuissant par 
les l^'imates, ou de commeneer par ^llonlmt^ 
en Iniissant j)ar les Prolo/oaires. Alais il y a 
iei une eonsidéiallon capitale (|ue la laison 
ne |)euL à aueun prix écarter. Si Ton exile 
rinlelliaence de rorii^ine des choses, si la 
vie avec tous ses dévelopi)enients matériels 
et moraux naît simplement de Faction des 
forces chimiques, comment pent-on s'imai^i- 
ner (pVon retrouvera plus taid l'intcllii^cnce 
dans riiomme, à ([ui Ton ne saurait [)ourtant 
la refuser? ComnuMit de la Monère ari'ivei', 
par une suite non inteiiompue de transfor- 
mations, par rh^olutionnisme, aux chels- 
d^L'uvre de res|)rit humain, et aux cpudités 
moi'ales cpii sont la «grandeur et ra[)anage 
exclusif de notre espèce? Il est vi"ai qu'on a 
toujours la ressource de confondre i'intelli- 
iicnce avec Finstinct, qui est encore de Fin- 
lelli^cnce à un moindre déféré. Mais cel 
expédient même ne sert de rien ; car I instinct, 
tout inférieur qu'il est, ne s'explicpie pas 
plus que Fintelligence à son degré le plus 
sublime; l'instinct ne sort pas plus ([u'elle 
de la Monère et de la (kdiule; ou, s'il en 
sort par voie de transmutations successi\es, 
le j^erme qui lecèle de si merveilleux dé\e- 



PHEFACE. 



r.xxxiii 



loppements, et les mystères d'une évolution 
si [)ro(luclive, n'est pas moins surprenant, 
ni moins admirable^ que l'être supérieur qui 
en est le terme le plus accompli. La Cellule, 
doué(^ de ces inconcevables puissances, est 
encore plus incomjjréhensible que le Créa- 
teur, dont on voudiait se passer; et la théorie 
de la création a cet avantai^e éminent que, 
plaçant Fintelligcnce à l'origine, on n'a plus 
aucune peine à en retrouver les traces dans 
la nature, et à l'y constater comme le veut 
AiMstote, et comme la raison le veut avec lui ; 
car Felfet ne peut avoir ce cjilc la cause n'a 
pas. 

Tout bien considéré, tenons-nous-en à 
Fexemj)le d'Aristote, et suivons-le, ainsi que 
Font fait les plus grands naturalistes, en Fimi- 
tant; avec eux tous, laissons l'homme au 
sommet de la vie animale. Nons avons, pour 
justifier cette pi^'^fércncc, de bien fortes rai- 
sons. D'abord, eelle que nous en donne le 
philosophe grec : l'homme est de tous les 
animaux celui qui nous est le mieux connu. 
I^uiir de ce qu'on connaît pour comprendre 
ce qu'on ne connaît pas, est une méthode 
infaillil)U\ lumineuse, tandis que la méthode 
inverse s\adresse à la nuit, en abandonnant 



r.xxxiv 



PRÉFACE. 



PRÉFACE. 



r.xxxv 



la luiniiM'c; a Ohsrf/nrm pr-r obscf/ri?/.s. » Nous 
serons ton joursliM's-Ioin (le savoirsurl'homnie 
tout ce c|ue nous voudrions. iMais sur l'ani- 
mal, dans lequel nous ne sommes pas, tandis 
que nous somnu\s en nous, que sait-on? Sans 
les données inleilif;il)les ([ue nous Iranspor- 
tons toujours de nous à l'animal, et que nous 
lui pi'ètons en réludiant, que saurions-nous 

de lui ? 

La question d(^ la préémimniee d(^ Thomme 
n'est j)as neuve; elle a été af^nté(^ jadis, sous 
une forme un peu différente, par la |)liiloso- 
phie gree(|ue. C(^ n'c^st pas mènu^ Aristote 
qui Ta soulevée, non plus cpi(^ son maître 
IMaton; e\^st Anaxaj^ore, (*t |)eut-èli'e d'au- 
tres {)liilosoj)lu^s (Mieore plir^ aneiens. (Vest 
certainement Soei*ate aussi . eomnu^ nous 
ra[)[)i*end Xénoplion, son élèv(\ quand il 
nous ra[)[)orle riMid'etien avee Aristodème , 
où le sa^;(^ a fait,d(^ Torganisation d(^ Tliomme 
et de sa su|)ériorité, un tableau cx'dcl et su- 
blime. (MémoiiTs sur Soerate, livre 1, eh. n .) 
Ai'istote, a|)rès Anaxai^ore, après So(M'ate, 
reconnaît riiomme [)our le plus pai-fait di\s 
animaux; et (^\'st par Fliomnîe qu'il eom[)te 
e\|)li(pi(M' tous les autres êtres (|ui sont or- 
yaîiisés sur son modèle ; mais Aristote aj)pre- 



nait de la philoso[)hie antérieure queriiomme 
est le seul être doué de raison; et c'était là 
un second et puissant motif pour considérer 
l'humanité comme le type auquel il faut ra- 
mener tout le reste. Dans le Traité des Par- 
ties des Animaux, dont on a déjà lu plus 
haut une t)af^e l)ien belle, il s'en trouve une 
autre qui ne l'est pas moins, à propos d'une 
opinion (FAnaxagore, soutenant que l'homme 
doit à ses mains la supériorité incontestable 
dont il jouit. C'est une thèse qu'a renouvelée 
H(dvétius, dans notre xviii" siècle, sans se 
douter qu'elle fût aussi vieille. Mais Aristote 
y avait répondu, avec une finesse et une 
solidité (pii auraient dû empêcher qu'on ne 
la reprît jamais. 

(( L'homme, a reçu de la nature des bras 
(( et des mains, en place des membres anté- 
rieurs et des pieds de devant, qu'elle donne 
à certains animaux. Entre tous les êtres, 
riiomme est le seul qui ait une station 
droite, parce que sa nature et son essence 
« sont divines. Le privilège du plus divin 
(( des êtres, e'est de penser et de réfléchir. 
.Mais ce n'eût pas été chose iacile que de 
])enser, si la partie supérieure du corps 
avait été trop lourde et trop considéralrle. 



r.xxxvi 



PHKFACI': 



a 



« 



r^(* [)()i(ls vend le inoiivement l)ieii ditlicilr 
pour resj)ril, et pour raelion grnrrali* i]v> 



a S(M1S 



Ouaiul la nesanteur (4 le inalérR 



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« vKMinen 



( àl 



(Miiporter, il est 



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c eoi'Ds s a 



l)aiss(^ vei\s la terre; et voilà 



eonuiUMit la ualiiiH^ a doiiiié aux (jiiadrn- 
|)è(l(^s Kmii's pieds de devaid, au lieu de 



I 



)i'as ( 



t (I 



e m;nus 



)OUl' (lu lis 



I 



)U1SS( 



ni 



se soulenii' Anaxai^ore prcMcMid (pie 

I lioinnie est l<^ [)lus uilellii^ciit des êtres, 
pai'(*e (pi il a des inaius; mais la raison 
« nous dit, au eontraire, ([ue I lioiunu^ n'a 
des mains cpie parée (pTil est si iidel- 
lii;(Mit. Les mains sont un instrument ; et la 
nature, (^omine le ferait un homme saiii 



« 



« 



(( 



n" '' 



a attril)ue toujoui\s h^sehoses à qui [)eul s\mi 
(M'\ii'. ^'(*st-il pas eonv(Mial)l(^ de doniUM^ 



(( s 



(( 



une Unie a cpii sait p)U(M' de eet instru- 
(( nu^id, plut(M (pi(^ (Timposer, à eelui (pii a 



(( un instrunKMit de e(^ ^(MU'(% (ra|)pr(^ndre à 
ce en jouer? La natui'e a aeeordi' \c plus petit 
au plus ^rand et au plus puissant, et non 
point du tout le |)lus «^rand et le plus pir- 
ei(ni\ au plus petit. Si donc cette disposi- 
tion des choses est nieill(Mir(\ ci si la na- 



« 



(( 



(( 



(( 



(( 



tui 



e \is(^ 



ton 



ours a réaliser ce oui es 



I 



t I 



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ieu\ possible, dans les conditions d 



on- 



P RÉFACE. 



CXXXVII 



« n 



(jcs, il faut en conclure que ce n'est pas 



« 



(( 



« 



« 



(( 



(( 



(( 



« 



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(( 



a 



« 



(( 



(( 



n 



1 



|)arce que i nomme a des mains qu li aune 
intelliii^ence supérieure; mais que c'est, au 



contraire, t)arc( 



I 



u 1 



1 est 



(^'minemment in- 



tiMlii;(Md c|u 1 
tell 



I a (1 



es mains 



(Test 



en effet 



e phis intellii;ent des êtres qui pouvait se 
bien servir du plus ii^rand nombre d'ins- 

in n'est pas un instru- 



rumen 



Is. Or, la ma 



mcni unique ; c'est plusieurs instruments à 
la fois; elle est, on peut dire, rinstrumenl 
qui remplace tous les instruments. C'est 
donc à l'cMre qui était susceptible de pra- 
li(pier le plus grand nombre d'arts et d'in- 
dustries (pie la nature a concédé la main, 
(pii, de tous les instruments, est applical)le 



(( au |)lus <^rand nombre d'emplois 



O 



n a 



(( 



(( 



bien tort de croire que l'homme est mal 
partai^é, et qu'il est au-dessous des ani- 



(( maux 



1 



arce 



ne 



dit- 



on 



(( enausse aussi bien au eux 



I 



1 n'est j)as 
1 est 



arce au i 



« nu, ( 



t 



)arcc au 1 



q' 



I est 



sans armes pour sa 



« 



(( 



« 



(h'fense. Mais tous les animaux, autres que 
riiomme, n'ont jamais qu'une seule et uni- 
que ressource pour se défendre; il ne leur 



t 



I 



« esi pas p(M'mis a en cnaiii^er pour en pren- 
(( dvc une autre; et il faut nécessairement 
« que, de même que toujours l'animal dort 



CXXXVlll 



PHKFACF 



({ 



(( 



(( 



loul chaussé, il lasso aussi \c reste (la 



as 



1 



es mêmes eondiiions; u ne | 



liti 



1 



)(Mll 



.1 



[unais 



cliangtn* \e mode de pjotcM'tion donné à 
son eorps, ni l'arnu^ ^P' '' P^'^d avoir, ([uelh* 
qu'elle soit. Au eontrair(% riiommi^ a pour 
lui inie f( )ule de r(^ssour(M^s ci de(létens(\s ; 
il peut toujoui's en changer à son i;ré, vl 
avoir à sa disposilion Tarnu^ qu'il \eut, el 
toutes les (ois ([u'il la veut. » (l'iailé dc^s 

Parties des Animaux, livre 1\ , eh. \, édit. 

du do(deur de Kiant/ius, p. 9.2'>>;édil. de 



« 



(( 



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ilV( 



1 



1 



). \'2'l 



Ainsi, bien lonf^lenq)s avant l(\s beauv vers 
du poète, eéléhrant, au temps cFAui^ustc^ le 



visaire numain 



1 



1 



t 1 



)\cn avant les nooies insni- 



hl 



l 



rations de (^ieéron et de IMine sur* la gran- 
deur et rinhiMnité (h* Thomme, la philosophie 
gr'(;cque avait pru\sque tout dit. Aristol(\ in- 
spiré oar Soerate, ne se tromoait oas en met- 



I 



pan j 



tant l'honune au Iront ispiee de son histoii-e 
naturelle; et la science (H)ntem[)oraine lerait 
sagement de nous atti'il)uei" sans contestation 
cette place, qui nous est dui^ à t.uit de titres. 
Une auti'econséquiMice non mc^ins lâcheuse 
de ce houleversemcMit d(^s mélhodes, c'i^st la 
coid'usion géné!*ale de tous les etr(\s par 
'relTacement et la destruction des espèci^s. 



PRÉFACE. 



rxxxix 



U 



n /ooiotris 



le f 



ra ne ai s 



T 



imarck, avait in- 



sisté, plus que personne avant lui (i8o{)), 
sur les variations que les diverses espèces 
d'animauv subissent sous l'action continue 
des (Mrr^onsfances où ils sont placés. !Non 
moins aventureux dans sa philosophie zoolo- 
gique f[ue dans sa chimie, Lamarck avait 
exagéré la variabilité de l'espèce jusqu'à cette 
hv[)othèse de faire sortir d'une même et seule 



ontîi 



ne t 



1 



ous les e 



tre 



s vivan 



ts; 1 



es mo 



dif 



ica- 



- s 



lions, amenées par la suite indéfinie des 
temps, s{^ fixaient et se transmettaient par 
riiérédité, sans qu'il veut de terme assignable 
à la transformation et au perfectionnement. 
Ces vues audacieuses avaient été évidemment 
suscitées par les découvertes récentes de la 
paléontologie. Aussi, Cuvier fut-il le premier 
à les coml)attr{^; il ne les discuta pas exj)res- 
ément, parce qu'il ne les croyait pas dignes 



une re 



futat 



ion scieniuinuc 



ti(] 



indiQuees 



•lutôt 



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U e 



q 

lucid 



M 



lis ces idées 



ces 



[ir 



faut 



eur 



ne devaient pas périr de si tôt; favorisées 
i)ar le système de Geoffroy Saint-Hilaire sur 
l'unité de composition, également repoussé 
par Cuvier, elles vécurent assez obscuré- 
ment dans le monde savant, jusqu'à ce que, 
re[)rises c^t élargies par M. Darwin, elles 



r.xL 



PRKFACl- 



V iHnjai'iuHMil avec cdal ci \ cwiicrcnl un 
iiioiivcinont qui dure (^ncon^ ci (jui iTesl pas 
pi'ès (liM'Csser. KuIih* l.aniaiM'k t^t Darwin, il 
\ a cette (lilTéiMMiee très-notahie quc^ \c pic- 



nwcv ac 



linet 



1 



resonnnen 



( I 



i lienei' 



il t ion 



sDon- 



1 



tanée (Arehigoni(^), e( ([U(^ \c second, doid 
le c(eur était loi't reliiiicMix, croit à I action 
primordiale crun (a'éat(Mir, qui a communi- 
qué la vie à la matièrt^ im|)uissante à la pro- 



1 



(Uure 



ai' ses seu 



les 1 



orces 



Sauf 



1 



ce (iiss( 



nli- 



ni 



en( londamental, le Darwinisme, noi 



nme 



aussi l(^ Transformisme, n'c^sl que la docliim^ 



•1> 



1 



de r.amarcK, coiTODortM^ ci unc^ masse enomn 
d'ol)S(M*\ations, qui [xuivent nous inlér(\sser 



UMl I) 



lutcM 
1 



ue nous convauicre 



S 



non oser 



PI 



ue Ions les êtres oriianises, animaux cl m'- 



O' 



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ue (iiversinees nue leui's lormc^s 



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1 



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nous paraissent auioui 



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priunier ^(mmuc, Sai'cod(^ et Protoplasma 



c es 



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e rè\(M'ie (lui nous rcDorU 



I 



1 



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U'OiMCs i)uern(\s ( 



I 



ri 



mnec 



I 



locl 



Vl( 



lo- 



ri(MîsenuMil comhidtues par Aristott^ vi clian- 
té(\s par Lucréc(% ou à civile lanlaisie non 
moins étrange de r()hjd(lu monde, imaginé 
par les Br;diman(^s. (^)indle opinion le /.oolo- 
i^iste i^rec aurait-il eue du rrairsIoiMnismc^ 
oti peut se le li<^urer d aj)rès ses ouvrages, et 






PUÉFACi:, 



• XLl 



aussi d'a|)rès la condamnation sévère qu'a 



I 



)rononcee 



(U\ lei' 



Il laut 



se (iii'( 



1 



1 



uueurs, (ru( 



1 



le T 



rans 



for- 



misnie est un |)roblènie de cosmogonie, et 

i i)i*eu\e, c'est (lu'il s'ai)- 



non ae zooioiiu 



I 



1 



1 



|)uie surtout, comme le l'cmai-que Littré, sur 
rembrx oirénie et sur la paléontologie. Qmd- 



dlK' UlC'C (lU ou se 



1 



1' 



orme 



de r 



oriiiine des 



l 



I 



ciioses 



I 



■l 



1 zooiouie II a i)as a se Di'ononeei 



n 



1 



1 



sur ces obscurités inq)enetrables, qui se per- 
dent dans la nuit des siècles écoulés; elle doit 
se borner au sj)ectacle actuel que nous olTre 
la natui'c, assez varié et assez clair pour sa- 
tisfaire notre curiosité et notre science. Sous 
peine de ruiner la zoologie de fond en com- 
ble, et de ne pouvoir se faire comprendre, le 
Transformisme, tout en partant de la Cellule 
ou du BlastèmC; n'en doit pas moins conser- 



ver 



les t 



vues 



1 



les cl 



1 



isses, les sous 



-cl 



isscs, les 



h 



ordres, les genres, les espèces, etc., comme 
le fait la zoologie la |)lns vulgaire. Seule- 
ment, il inulti[)lie les types, puisqu'il en fait 
huit, au lieu des quatre de Guvier; il niulti- 



1 



Vie 1 



es classes, Duisdu il en 



1 



lait 



cmc 



I P 



our 



es seuls vei 



téb 



res ; ( 



t 1 



es ordres, nui son i 



en fait quatorze, rien que pour les Mammi- 



ères 



CXLII 



PHKKACL. 



IjC seul aviuita^c du Trausforinisiiie^ si c/cii 
est un, c'est de tentei' do relau'e réclielle des 
êtres un peu [)lus léi^ulièi'eineiit ([u'ou n'a- 
vait [)u Télablii* jus(|u'iei. Des l^'oto/oaires 
aux l^'otistes et à rhoiiiine, toute l'aniinalité 
seiidjle se tenir par une série sans lacunes, 
à la([uelle on compte sans doute rattacluM* 
j)lus tard et la holani([ue et la niinéraloi^ie, 
si, pour le moment, on doit s'en tenir piovi- 
soirement aux êtres animés. La (juestion de 
l'échelle des étr(\s n'est pas plus récente (pie 
celle de la prééminence de riiomme; elle 
aussi remonte tout au moins juscpi'à Aristote, 
qui, sans (*n l'aii'c l'objet d'une théorie spé- 
ciale, l'a bien des fois laissé entrevoii'. (l'est 
qu'elle se présente infailliblement à la raison 
même, quand la raison ne poi'te cpie des 
regards superliciels sur les êtres animés; 
entre eux, il v a des aflinités, des analoiiies, 
desressendjlances, qui ri'api)enttoutd'al)()rd; 
et après (piehpies rapides observations, on 
est obligé d'introduire un ceitain ordre 
enti'c tous ces êtres, non pas seulement pour 
les discerner, mais [)arce cpie les uns sem- 
blent, de toute évidence, subordonnés à 
d'autres, |)lus parfaits qu'eux. De i'honrme, 
on descend nécessairement aux (juadrupèdes; 



l'UÉFACK. 



CXLIII 



des (piadi'upèdes, aux oiseaux; des oiseaux, 
aux reptiles, aux j)oissons, aux insectes, (icst 
cette premièi'c vue de l'esprit humain, sur 
les réalités (pi'exprime Aristote, quand il dit 
par exenq)le : 

« La nalui'c passe des êtres sans vie aux 
êtres animés pai' des nuances tellement 
insensibles ([uc la continuité nous cache la 



(( limite commune des uns et des autres, et 
« (ju'on est embarrassé de savoir auquel des 



(( 
(( 
« 
(1 
(( 

(( 

(( 



deux exti'êmes on doit rapporter l'inter- 
médiaire. Ainsi, après la classe des êtres 
animés, ^ient d'abord celle des plantes. 
Déjà, si l'on compare les plantes entre 
elles, les unes sendjlent avoii' une plus 
grande somme de \ ie que certaines autres ; 
puis, la classe entière des végétaux doit 
paraître presque animée comparativement 
(( à d'autres corps; mais en même tenqjs, 
« (juand on la conq)are à la classe des ani- 
maux, elle paraît prescjue sans vie. D'ail- 
leui's, le passage des plantes aux animaux 
pin'sente si peu d'intervalle ([ue, pour cer- 
tains êti'cs qui habitent la mer, on hésite 
et l'on ne sait pas si ce sont vraiment des 
animaux ou des plantes. Ainsi, l'éponge 
produit absolument l'eifet d'un végétal; 



CXLIV 



PHKFACi: 



(( mais c'est loujours par 



UIU 



Jifl 



crcncc 



(( 



« 



Irrs-légùiH' (juc ces èLi'es, les uns eoiii- 
pai'és au\ autres, semblent avoir de plus 



« en î) 



1 



lusl 



i \ le ( 



l I 



mouNemeril 



)) 



risloU» 



Histoire des Animaux, liv. \11I, eli. i, ^ .].) 
Ai'istote est revenu bien sou\ent à celle 

e i^rande [)ersé\é- 



ou- 



observation; el il met un^ 
l'ance à prouver ([ue la nalure j)ro(!ède t 
jours par degrés, (rest la pensée que f.eib- 
iiiz, après tant d'autres, expi'inKMa plus lard 
dans cette formule, « (pie la nature ne lait 



(( 



J 



unais 



.e s 



Liut 



S » 



] 



hi! 



e piinosopUe f^rec es 



1] 



t 



aussi de cet avis; et il semble redoubler 
d'attention quand il étudie (^es èlres écjui- 
voques (jui, placés sur la frontière de deux 



l'eu nés, ne s 



n 



ont, à vrai dire, ni des animaux 



i des plantes, tenant des uns el des autres 
égalemcMil. Telles sont les Téthyes, (pf Aris- 



tot 



e a 



crit< 



es a |)iusieui\s reprises, et cpi i 



t 



1 



n a pas con 



fond 



1 



I 



ues avec les pol\[)es a polv 

1^ 



piers, erreur commise par ([uelques natura- 
listes modernes, il a parfaitement dislingué 
dans celte organisation, qu'il déclare fort 



sin^ulièic 



les deux es[)èces de trous : 1 



es 



uns 



presque fermés, qui servent à rentrée 
de l'eau; les autres, béants, qui sont destinés 
a la sortie du liquide. C'est ce qu'on peut 



IMn'KACK 



tXLV 



app(der la l)oucli(\ et rorifice excrétoire, de 
ces animaux. Vi'islote entre, à cette occa- 
sion, dans plus de détails que n'en donne la 



science de nos jours sur ces pr 



o 



duel 



ions 



1 



)i/.arres ( 



rèl 



le 1, 
1 



i nalure ; et anrc 



e assez lontiiu'men 



près s y être ar- 
t, il ajoute : 
« Il iry a presque [)iis de différence entre 
rorganisation des télhves et celle des 
plantes, bien (fue les léllives doivent être 
<< considérées comme des animaux, à [)lus 
« juste tiliH^ qne les éponges; car ces der- 



<( 



(( 



« nières offrent absol 



uinen 



t I 



es con 



dit 



ions 



{( 



d'um^ plant(\ iVc^l (fue la nature passe 



a sans discontinuité des et 



res prives de vie 



u 



(( 



a 



(( 



aux animaux vi\anls, |>ar l'intermédiaire 
d'èln^s (|ui vi\enl,et cpii sont animés, sa 
être c(^|)(Mi(lant de vrais animaux. C 



ns 



es 



'( S( 



(( 



ètiuvs étant tort rapprochés entre eux, il 
mbie qu'ils ne j)rés(Mîtent (pi'une diffé- 
r(Mice imperce|)til)l(\ Ainsi, parcelle pro- 



riél 



e (lu a 



1 



éponge de ne [)OU\oii' vivre 



(( 



a 



(( 



(( 



{( 



(pi'en sattacliant (juebpie part, et de ne 



plus \'ï\vc dès (pTon la délacl 



ic 



If 



esi 



'( < 



tout à fait comme les plantes. Les Holo- 
thuries et les I^)umons-marins, comme on 
les ap|)elle, et d'autres animaux de ce 
>enre (pion trouve dans la mer, diffèrent 



T. 1. 



( . \ 1. M 



i'KKl AGI 



Pin:i-A<;i: 



( XLVll 



<( 



U 



(( 



a 



iiiissi l)i« Il |)('u {l(\N |)huilt's,('t |)i'('*s(Mit(Mil K" 



I 



nu'iiK^ phiMioincnc (|iiaiui on les arraciu 



1 



I 



Crs (Mrcs II Oui [)as Iraco d mio siMisibilih 
(jiit'IcoïKjuo, cl ils vi\(Mil, coinnu' des vc 



a !»•( 



(( 



{(. 



((. 



« 



a 11 



« 



« 



<( 



« S 



■(( 



(( 



a 



a 



« 



taux détachés du sol. I^uini les plarilc s 
([ue nourril la h^rc, il en vs[ en ellcl (|ui 
vivent (*l poussent, tantôt sur d'autres 
plantes, et tantôt niéine après (|u'on Kv^ a 
arraehées. ('/est le eas de la plante du Par- 

iissc^ (ju'on a|)|)elle la Pierreuse (l^4>i- 
pétre); elle vit très-longtemps encore sur 
les poteaux où on la susj)end. De niènie 
lt\s tétines, et les êtres (uii \ resseinhlent, 

e rapprochent l)eau(*ou[) de la plante, (M1 
ce ([ne, d'une |)art, ils ne peuxent \ivre 
cpi'en s'altachant comme elle, bien (pie, 
d'autre part, on puisse y décou\rir une 



(MU'taine sensi 



hilil 



[)Uis(pi elles ont unt 



partie ([ui est de la chair. De là, rembarra 



(( (lu on enrouve a 



les cl 



ISS(M'. )» i 



fraité (1 



es 



Part 



les cies 



nimaux, e( 



/lus, i). ;^oo 



l 



lit. du D' (le Krant- 
livre IV, ch. v; cl édit. Pan^ka- 



vel, p. loh.j 

\'oilà l)ien récdielle des êtres, (pi()i(pie 



sous un 



e autre Ibrme ; mais 



ris 



lot 



\erti 



par rinstincl du j^énie, ne pousse pas cette 
théorie plus avant (pie Bulïon (t Cinier, 



M 



(Claires par une science plus ( 



I 



tend 



ue, n'ont 



voulu la pousser. C'est l'excès (pi'ils désap- 
prouvaient; ce n'est pas l'idée elle-même. Il 
est incontestable (pie la nature a mis des de- 
rés de piM'lection et d'imperlection entre 



(\S ( 



tr 



11 



es (pi elle crée; mais quelle les ait 



1 



ous ranges dans une série iinupu 



lus la 



1; 



Cellule jus(prà l'homme, depuis réchelon 1< 
plus bas jusqu'au plus él 



cvé, rien n'est moin: 
démontré; et la science est bien témérair( 



1 



nue 



u on vou- 



quanct elle essaye d imposer a la nature un 
|)lan (jue la nature ne nous montre pas plus 
nettement, l^a chaîne conti 
(Irait établir s'interrompt et se brise à 
clnupie pas ; il y manque une foule d'an- 
neaux, (pie des observations ultérieures ne 
retrouveront sans doute jamais, pas pi 
([ue la découverte des fossil 
procurés. Les espèces enfouies dans 



us 



es ne nous les a 



h 



la t 



erre 



[)ar les révolutions c|ue notre globe a subies, 
pas les ancêtres des espèces ac- 
tuelles; entre ces créations diverses, il y a 



ont 



1; 



r 



1 



es lacunes inlrancliissabies, ainsi au entre 



bl 



1 



es espèces 



le 1; 



i création présente. Les 



quatre iypcs constituvs [)ar Cuvier, et fondés 
sur l'anatomie, doivent nous prouver que 
1 échelle des et 



res, exagérée au sens 



une 



I XL\ m 



i»iu:i A(.i, 



séi'ii' coinplrlc cl sans lacimcN, n'i^sl (|u'iiii 
roiiiaii , dont il siM'ail pi'udeni de s(^ dr- 



fcMid 
lili 



Vi\ par'cc (|u II 110 rcpoiui j)as a la rca 



1 



I 



(\s 



I d; 



ins une inesiirc non moins ics- 



li'oinlc ([u'Aris(()l(^ a loiiclu' la (jueslioii de 
ruiiité de coinposilioii, après ccdle de 
réehelle ch^s èlres. (a'll(^ disenssion laisail 
^raiid hi'uit au (lél)iil i\c ce siècle; au jour- 
ci luii, elle s'est l)(\iuec)U[) refroidie; et (lu- 
viei^ Ta eiii|)orlè sur ses eonlradieleurs . 
L'unité de eoin[)Osition iTa plus j^uère de 
partisans, même a|)pli(|U(''e au seuil ordre des 



vei 



tébi 



res; elle en a moins encore*, apniKiuei 



ppii(| 



1 



à l'ensemble des èlres \i\anls. (Icvl ne xcul 
)as dii'e fiu'elle soil entièrement fausse; mais 



on en abuse 



t 



on (lenasst 



I 



tout 



es les 



l 



bornes. Il est bien clair (pie les (piatiH* 

le riiomme se reproduisent en 



meniDres ( 



partie dans les ([ua(h'U|)è(lcs, a\e(* la diffé- 
rence (iu exitic une stalion liori/onlale, au 



1 



leu 



1 

une station droit 



es 



I 



)atl 



es 



e (le- 



vant sont les écpiixalenls de nos l)ras , 
comme les pattes de derrièiH* sont les é(pii- 
\alents de nos jaml)(\s. 11 (\st tout aussi claii' 
les des ois(Mu\ re|)résenlenl jus- 



1 



ne les ai 



i\{{ d un certain point les bras humains et 



à 'a 



l'HKFACE 



< XLIK 



les meml)res antérieurs des quadru])èdes. 
On peut (Micore en dir(^ autant des nageoires 



1 



1 



(le (piel([ues |)oissons 



Mais ces analogies 



('loi^iUM^s irautoriscnt [)as à croiix^ que tous 
les animaux ont été construits et ori>anisés 
cul modèle, se répétant pour tous 



sur un s 



f 



I 



bl 



(I une la(;()n plus ou moins reconnaissaDic. 
Ici comim^ [)our réehelle des êtres, il faut se 



)res(U'\(M' (les ce 



arts de rimagination. Aris- 
tole ne s'y (^st [)as laissé entraîner, quoiqu'il 
ait remar([ué, lui aussi, des coïncidences ma- 



nilestes. Ainsi, en 



recherchant les rapports 



PI 



(pie l'orj^anisation des animaux qui o 



n 



t d 



u 



san 



()' 



i^ 



)eut nrésenter avec C( 



1 



lie d 



animaux 



)ri\('s cie ce 



l 



fluide, il se l)orne à dire 



« 



Si 1 



on veut se rendre compte de ces 



te d 



<( deux or*>anisations, on n a qu à imaj^iner 
<( une ligne droite qui représenterait la 
structure des cfuadrupèdes (*t celle de 



(( 



(( 



(( 



(( 



(( 



ri 



îomme 



D'abord, au somme 



t d 



e cette 



droite, serait la bouche indiquée par la 
lettre A; puis r(esophaf>e, indiqué par B; 
le ventre, par (.; et l'intestin, dans toute 



( sa lon<;u(uir, jusqu a 1 issue des excre 



1 



:l 



(( 1 



nents, indi([ué par D. Telle est la dispo- 



(( 



sition des organes dans les animaux qui 



1 



u o 



lit du sang et chez lesquels on distingue 



n. 



a 



pi{i:facf 



la ((M(^ o( ce (\\\an appelle \c Ironr. Oiiaiil 
« à tou((\s les aiilros pai'li(\s, c'csl en mit (\o 



(( 



a 



a 



a 



(( 



((. 



celles-là et aussi 



on vne du nionvenient 



que la na(ure h^s a ajonlé(\s, e( qu'elh* en 



a fait des membres antér 



KMirs el pos((''- 



rieurs. Dans les eruslaeés e( dans h\s in 



see(es, la li^ne di'oile (end 



[i sc^ r'elrouv(M' 



également pour les or<^anes inléiiiuirs ; et 



I 



« Ils ne (Iilterent des animaux qui ont du 

la disposition (l(\s oi'^^aïKvs 



(( sanir aue par 



(( 



« 



(( s 



extérieurs, eonsaerés à la locomotion. Mais 
les mollusques et les testaeés turbines, 
ils se rapprochent enti'e eux par \cuv 
or\<^anisation, en ont une tout oddo 



a ce 



lie d 



(\s quadrupec 



les ]^a I 



I>1 



'Se(^ 



in slnfléehit 



(( 



(( 



(C 



({ 



(( 



(( 



« 



(( 



vers le commencuMnent, coninu^ si sui* la 
ligne E, on rauKMiait la di'oitt^ en la plianl 
de D vers A. Les parties intérieures, étant 
alors ainsi disposées, se trouvent enxc- 
loppées par cette j)artie que Ton ap|)elle 
le manteau, dans les mollusques, et (\uc 
dans les polypes exchrsivement on appelb^ 



la tète 



» 



Trait 



e (l(\s 



l>ai't 



1 s 



les A 



ni 



maux, livre IV, cli. ix, édit. du docteur (b 
Frantzius , p. [uG: édit. de Lîini>ka\(d, 
p. 117 

€ette ex|)lication, que la science actuell 



■' 



iff^ 



PRKFACi: 



CLI 



devrait recueillir soign 



11 



eusement, est fort in- 



genit 



use et b)rt simple. L'or'j;anisation ani- 
mab\ dans sa totalité, peut être représentée 
comme un tube qui a une entrée et une sor- 



tie, I 



1 j)remièr(^ [)Oiir 



l'introd'iction des ali- 



in 



enis dont rèlre se nourrit; la seconde 



1 



|)our I expulsion du résidu impropre a la 
nutrition; entre les (bMix points extrêmes, 
s'accomplit une élaboratTon intérieure, qui 
entretient la vie pendant tout le temps 

insi entendue, l'unité de com- 



•lU ( 



1 



Ib^ d 



ure 



A 



position est acceptabb^; mais l'on s'égare si 



I 



on c 



ber( I 



i/~> 



le a r( 



trouver dans toute bi série 



animale, et sans exception, les mêmes or- 
iianes, différant seulement du plus au moins, 
et demeurant analogues quand ils ne sont 

malirré toutes les altéra- 



1 



)as 1 



dent 



UTues 



I 



tions qu'ils subissent. 

Ainsi donc, soit pour le style, soit pour la 
mélbode et pour l'ordre que la zoologie doit 
adopter dans ses descriptions, soit pour 
réebelle des êtres et pour l/unité de compo- 
sition, c'est-à-dire dans des questions géné- 



rales ( 



1 s, 



)eciaies 



I 



nous 



1 



)Ouvons croule 



(pTAristote est de notre temps; il a le pre- 
mier découvert et discuté ces problêmes, qui 
divisent encore les savants de ce siècle; il est 



CLII 



PliKIACK 



de niveau avec eux, (jiiaïul il iw les surpasse 
point jus(|ue dans les détails; et san 



s eoniD- 



tei' la su|)éri()i'ilé indiseulable du i^énie, il 
toute l\:\aetilude qu(^ nous pounion 



I 



s eviiicr 



de nos eontiMnporains. Ne eroii'ait-ori |);is 
entendre [)ai'l(M' un d'cMix, et un des pins sa- 
j^aees, quaiul Arislote nous e\[ 



)0S(' 



es \ ues 



sur roi'iianisalion de I 



ininia 



I 



lél 



I 



piel(| 



(U'IOIS 



es 



cleloi'uiee par des monstruosités, et sur I 
voies réf^ulièivs que suit la natiu'(\ à pari ir 
du moment où les (Mres \i(UHient de naître 
t dans toutes les j)liases de leur déxeloppc^- 



menl et de leur (wist 



ence. Sans doute, A 



ris- 



lot 



e es 



t I 



OJU ( 



le( 



iiNier, recomposant un fos- 



sile tout entierà Faide d'un 1 



l'at'nien 



t écl 



lanix 



PI 



au eatachsme et retrouxé niu- la /oolo^i 

• 1 r^ 

mais Ai'istote iTt^st-il pas sur le cl 



lemin même 



où Cuvier s'est axance cfun pas si f 
(piand il dit : 



erme 



(( 



t 



La eonstilulion (Mitière de l'animal peut 



« être assimiltu* a une cité lé^dt^ 



)ar (l( 



(( 



(( 



onn 



es lois. Tue fois (pu^ Toi-drc (\st étal)l 



cins 



1 



i cite, il n (\st |)lus Ixvsoin (^^c | 



(( mo 



narque assiste spéciahunent ii tout 



et' 



<( ([UI s \ 



fait 



nuns ( 



I 



<( 



la 1 



lacjue citoyen l'cmplit 



onction particulière (pii lui a et 



issi- 



<c iinee 



t al 



o 



rs telle eh 



os(* s'ac(Mjmplit 



T 



t'j 



tLi 



IMiKKACK 



rijii 



<( aorcs 



lelle autr(\ selon c(^ f[ui a été l'é^lé. 
« Dans les aninnuix aussi, c'est la nature (pii 



<( 



(( 



(( 



(( 



I 
1) 



maintient un ordre tout à lait pareil; et 



cet ordre subsiste, parcc^ (pu^ toutes les 

êtres ainsi organisés pcuivent 



1 



)aiii 
I 



es (les 



I 



chacune accomplir uatui'eHement leurfonc- 
« tion spéciale. » (Tiaité du Mouvement dans 
les animau\, ch. \, p. o.-j \ de ma traduction, 



() 



)uscuies 



1); 



ins 



tend 



ve passag(^ n'a-t-on ])as en 
d'axanec- (aix ici* lui-même lorsque, dans son 
Discours sur les Hévolulions de la surface 
du (dol)e, il s'exprime ainsi : 



« 



Tout être oriianisé 1 



ormt^ un ensemble 



m sxstèmc uni(|ue et clos, dont les partie 



se corresnoiu 



lent 



nuitucllement et concou- 



rent à la même action définitive par une 



A 



tenon re(Mproque. Aucune de ces j)arties ne 



I 



<) 



)eut changer sans (pu 
eut 



l'ell 



les autres ne chan- 
îuissi; et par consé(]uent, chacune 



es 



prise séparément, indupie et donne 



t d 



toutes l(\s auti 



es. )) 



( 



(\S 



t f 



c 



e primipe que t.uvier appelle sijus- 



11 



tenuMit la corrélation des form 



es 



[Uis h^s 



êtres ori'anisés 



11 



en a tiré un merveilleux 



parti pour reconstruire de toutes pièces un 



If 



animal lossiie, rien (|u a I aspce 



td 



l 



une (le ses 



(LIV 



PHÉFACE, 



I 



maclioires, a une (lo ses 



1 



1 



(lents, (\c SOS arinV 



1 



(l(* SCS onui(\s 



l 



1" 



1 



(^ SOS loniurs, ac sos ooiuivios 



Ivl 



l 



ne 



toll 



1 



c aiialvso, i>iii(ioo ])ai 



1 



la II 



ioon(\ oon- 



(luit r.iivior à relie oonohision ppali(|n(% (|ni 



poiil nous olonnor e\ cjui n on osl [)as moins 

iiuli'o facotlo d'os , la 



0( 



liaino 



T 



a mo 



moindro apophyso, on( un oaraoloro dolor- 
inino, rolaliià la classo, à Tordi^s au i^onro 
ol à rosp<''0(^ au\quo11os ollos ap])ai'l icMinonl , 
au poini ([uo loulos los fois (|uo Ton a scMdo- 
inonl uiu^ oxtroniito d os \)\en oons(M'\o(\ on 
pont, avoo do ra|)plioalion, ei en s'aidanl 



ivoo un ])0u ( 



lad 



r(\sso 



(1(^ ranaloiii(^ ol (\e la 



ooniparaison oIToolivo, dolonninor loulos oos 
ohos(\s aussi sùronuMil (pio si Ton possi'daif 
Taniinal loul onlitM'. » 

(lu\i(M' a fait hion (h^s lois r(''[)rou\(^ d(^ 
ooll(^ molliodo sur dos ])Oiiions (raniinaux 
)nnus , avant d\ inollro oui iôi'onionl sa 



0( 



0( 



(( mais ('ii( 



II 



)nliano(^ pour los lossilos 
louiours eu drs sucors si inlaillihh^s ([u il 



I 



\ 



n a Dlus ou aucun ( 



loul 



sur 



la otM'liludc* (I 



SOS l'OSU 



liai 



» 



lîion (pTArisloli^ ail (M)niui (piohpu^ olioso 
d(\s |)oulo\(M*s(Mnonls du yloho, il no lui a pas 
ôlô donno (\e |)orl(M' sos in\ os!igalion> aussi 
prol'ondomonl , |)uisqu(\ i\e son hMUps, la pa- 



J 



PRÉFACE. 



fT.V 



loontologic n'oiail pas noo, ol que la lorre 
no nous avait pas cncopo» livre los socrols 
(ju'ollo renferme dans ses entrailles. Mais il 
avait le prossontimonl de Féquilibro divin 
c|ue la nature a mis dans eette partie de ses 
oeuvres, comme dans toutes les auliTs; cl 
il se faisait de Forganisation de 1 
une idée aussi justc^ que son successoiu' d 
MX* siôcio, si ee nes\ une idée aussi détaille 



[uiima 



1 



ol aussi vaste 



Ces! 



I 



i peu près dans la même proportion 



(pTAristotc^ a pu sonder le proljlcmc de la 
\\e, [)rise dans lout(* sa i^cncralité. D'où vient 



Il VK^ 



tell 



e (lu on 



1 



robser\e dans le rèanc 



entier des cires \ivanls? Sous r[uclles condi- 
tions s'y est-elle produil(^?Il répond en partie 
à oos (piestions dans le Traite d(^ rAm(\ en 
y étudiant le princi|)o vital, d(q)uis la plante, 
où il no se revoie (pie par la nutrition, jus- 
(juà rhomm(\ où il cclato, avec sa chuMiiore 
j)orloc[ion, par rcMilcndomont ol la raison. 
On sait cpT Aristote, dans ses ouvraj^os /oolo- 



liKiuos, a 



1 



fait 



un |)as do olus, i 



1 



1 



I 



u 11 sur- 



[)rond, par Tobsorvation de FiMubrvon et do 
l'oMit, los premiers indi(M\s do la vie, dans 
rèliH^ coïK'u de la veille et |)alpitant déjà. 



( 



iraco a la ucoiouio c 



t à 1 



a connaissance des 



( l.Vl 



PRKl- ACi: 



rossil(\s, l(»s Modernes ont pu cMivisa«^er e( 



(T 



[ f)lus I 



U'iJC 



en 



rand niyslèiH^ sous un as[)eel | 
coi'e, el plus inslruc^if, (|U(^ les eNolulions 



I 



enil)r\onnauHvs 



Dès (nTon îi eu eonslalr 



1 



scientiliciuenient ([ue noire ^lol)e avait |)asse 
par |)lusieurs élats avant (l'an'iver à son é(al 
aeluel, et C[ue, dans r()rii;in(\ Taetion du feu 
a\ail r(Midu toule existence oi\t;ani(|ue impos- 



sible, il a été démontré qu(^ la vie animale 
n'avait |)aru sur la IcMre (pTà un moment 
donné. Ce moment, (|U(* Lillrt' ap[)elle tort 



KMl « 



T.e monn'ut eréatcMir 



)) 



ne 



s es 



t pa 



l'eproduit de|)uis lois; cl selon toute a|)|)a- 
renee, il ne se re[)i'0(luira jamais. I.a \iv, 
(|ui ne [)OUNait subsister au sein de la com- 
bustion uni\t'r>elle, a suri^i tout à cou]) lors- 
(\(\c le relVoidissement (^st arrive' à un cei'tain 
point; et à dater d(^ cci instant uni(|ue, elle 
s'est toujours propai^ée et se contiiuie sui' 
notri^ terr(^ |)ar \oie de génération, loutre 

[intérieui'c et la \i(\ il \ a un 



nn^anfleseence 



hiatus ([[ic les hypothèses les plus hardies 
n'ont |)U eond)ler, de[)uis les values théories 



1 11 



crac 



lit 



e !us(ni au\ ineoru^s les 



tli 



Cl se s c 



le 1 



i iiéoloifie moderne. H 



1 



)lus ore- 



I 



len |)ius 



I 



vie, une l'ois crééc^ [)ar une int(M'vention sur 



naturelle, a [)ris dilleri 



un 



n 



tes 1 



ormes, corres- 



J 



I 



)on 



(];iiil 



i'i{i-:r.\<;i: 



lil 



11. vu 



ui\ coiuiilions noiivoiics 



]l 



ou 



se 



Iroiisaient la .sui'lacc de notre fflolje cL son 
atiiiosplièrc, par les progrès du relVoidisse- 
nieul. 



I 



I 



oiM' la Di'emiere nerio 



I 



I 



de, I 



i \ie ne parait 



(|iie dans des véi^étaux gif,^Tntesques : pour 
une se<()nde el une troisième ])éi'iodes, ce 



sont des animaux non jnoins extraordinaires. 
Mais une \érité tout aussi prou\ée (pie eeili's- 



I 



I, (• est (lue les animaux d une |)eriode geo- 



l 



loj^icpie ne sont pas les ancêtres des animaux 



I oériode sui\ante; et.oue, inal"re des 



I 



1 



le I 

uialoiiies nomnreuses. les esneces a( 



1 



I 



l 



I 



I 



I 



es <'si)eces au milieu (lesciueiies nous \i\ons 



1 



II 



lueli 



es 



et dont nous sommes la partie la plus nota 



bl 



1 



ne ciesceiu 



lent 



1 



)as 



es esneces 



I 



isna- 



1 



rues, comme le crovait l^vell. A cet é^ard 



l 



e s Dec 



l 



tacl 



e (pi(^ le rè<^ne anima 



l oft 



rc au I OUI 



J 



d'hui au\ V(MI\ de riiomme est absolument 



1 



e mèiiu^ ([u Aristole a contcMup 



mier 



1 



Il en a souie\e le voue; e 



1 



l 



lé. I 



t (h 



e Di'c- 



I 



uis ce 



domaine restreint , puisrpi'il ne comprend 
pas la paléontologie, mais qui est toujours 
bien étendu, et ([ui ne sera pas de si tôt 
épuisé, Aristote doit garder son rang parmi 



es 



o 



Ul( 



les l 



es 



I 



I 



)ius oersoicaces e 



|)ers| 



t l 



es 1)1 u 



1 



su 



rs a (|ui nous puissions nous lier a jamais 



1 



.L\ m 



PU Kl" A ci: 



l 



(> 



n stMiliintMil IVh'OiuI ([iw tous les /oolo- 
istos conti^iiiporaiiis pouri'iiiciil lui cinpiiin- 



icv, comme Im-iiieinc l enipruiilail au maître 
de IMaloii, c'est l'adniiraLioii raisomiéc de la 
nature. Aiislole a dit, cl cépélé i)i(Mi des fois. 



ns, (h 



l 



(|ue la ualui'c ne lait rieu en vain. M 
nos jours, il s'est trouvé des savants (jui, sans 
nier dircclenient un [)iMnci|)e aussi \rai, se 
délendcnt néanmoins de I ado[)ler'. On 



se 



croit bien prudent et bien positif en décla- 



t I 



rant (jue I es[)i'it humain ne [)eul scrutin', ni 



l 



I' 



l 



des cjueslions d ontiine, lu des duestions (h 



1( 



1 



I 



(in. On se fait scrupule de se pi'ononcer sur 



l 



{ 



es unes et sur n\s a 



1 



ulr 



es : ( 



tl 



on res 



le d, 



UÎS 



un c 



loul 



e, et sur une l'éserve, (uion nriMu 



r 



I 



I 



I 



)OUl' 



a \er 



tabi 



e s a lî esse 



l'istote n a pa 



celte timidité seeplicjuc. S il ne nomme pas 
expressément la Pro\idcnce, du moins la 



Nat 



ure, (lu II aorx 



1 



I 



Fi 



Ile d 



iNine, e 



5 



t tell 



e ou I 



I 



I I 



co more ne 



I 



Ici 



(lU I 



1 



;ume, es 



t n 



ecessai renie n 



( 



providenliclK^ puis(pi(\ selon lui, loub s se 
OMiM'cs ont un l)ut. \ous sommes de Taxi 



d Arislole. l^e 



s movcns nu emn 



I 



I 



loie I 



nalu 



re 



émer\eillent loujours et contondent noli*e 



m 



lell 



eeou\ l'ir 



T 
\jout 



menée, (luand nous réussissons a les 



e/ (lue 



es 



I 



)reinieres ( 



( 



naiNcs imoiessions des hommes son 



l d 



lU: 



«É) 



ruKFAci: 



< LIX 



cord avec les l'cchcrchcs cl les conquéles 
postérieures de robservalion. Au berceau 



(les ptMipies, dans 



1 



les 1 



i\res sacres ou Us 



I: 



(lé])osent leur loi instiiu'li\e , ce sont des 
hymnes peipétuels, ici dans les Védas, là 
dans la Bible, dans les Psaumes de David, 
ou dans les Sourates du Coran. Pas une d(* 



ces voi\ insnirees n 



1 



hésit 



e, ou ne 



dét 



onne 



n 



peu plus tard, (piand la raison moins émue 
commenci^ à s'interroger et à s'instruire, 
\c s(MUiment reste le même. Ai'istote, dans 
sa \h''taph\si([ue . assigne pour point de 
(lé|)arl à la philoso[)hie et à la science, 
lélonnement et Fadmiralion (pie nous impo- 
sent les grands phénomènes de la nature et 
des cieux. Un examen prolongé et de plus 



en plus éclaire n« 



l'ait 



due con limier ces 



témoignag(\s spontanés ouréfléchis deslemp: 



1 



)rii 



nitir 



t c'est ainsi due 



1 



I 



)armi les mo- 



es- 



dernes, (anier, lîulïon, Linné, Leibnit/, D 
caries, parlent comme Arislole, et croient 
av(M' lui (pie la nature se pi'opose toujours 
une lin, (pTclle sait atteindre. 

Mais une philoso[)liie (pii se regarde 
comme |)ositi\(' par excellence, dédaigne 
celle unanimilé des simples et des sagc^s; elh^ 
proclame, à titre dcxérité incontestable, que 



(,L\ 



l'UKlACI 



la nature iresl pas moins niall'aisanlc (\\\c 
l)i(Mitaisanl(\ cl (|n\'ll(^ rvvc une Ù)u\c de 
cliosrs (|ni n'onl aucnn l)ut. \\n \)vcu\cs de 
issiMiions snr|)r('nanl('s, on citt^ ral)sor|)- 

n un insfaiil, drlrniscnl 

I 



> i t c • 



('(\S 



lion des virns, c|ni, t 

rorj^anisnu' animal le plus rohnsle, vl ([uc la 
nature, indilTérente et homicide, trans[)oite 
par la eii'enlation, comme elle transporterai! 
Ic^s fluides les j)lus sains et Kvs [)lus re|)ara- 
leurs; on cite certains oi'«^anes cpn^ la nalure 
essave d(^ [)i'0(luire et (pii ne sont jamais 
d'aucun usa^^c : pai' cxi^nplc, les incisives 
de rinlermaxillaire de nos ruminants, ([ui ne 

ons de 



viennent jamais à éi'uption; les embr\ 



bal 



Cl nés, ( 



lonl I 



es maclioires o 



(im n en 



tl'C j 



unais en a» 



livit 



n! une denture 
es mamidons 



le (lon- 



de la poitrine du mâle humain, (pii i 

nent point à téler; cl dairs le eoin intei'ue de 



noir 



(^ (Cl 



I. le l'udinuMit insitinilianl d'une troi- 



ieme paupière, (pii est dévcloppi'i^ chez. 



crautres mammil'èii 
chez les reptiles. 



('es (pndques lads, recuenlisa ^raïul penn 



elle/ les oiseaux cl 



1 



I 



)euvent et r'c exacts, mais nous le demandons 

tcell 



Quesi[;nilient ces inlimes exceptions ( 



es 



(|u on pourrait sans doute y joindre encore 



1 



(>i 



ne orouven 



l 



l-elles? l.a laison, le sens com- 



IM{i:i ACI 



( l.M 



nuin, ne nous crient-iU pas (|ue notre œil est 
tait pour \()ir, notre oreille pour tuitendre. 



r 



nos jamDes pour mareUer, nos nei'Is poui 
seidir. notre (\spril poui' pensiu*? ]^(\s astres 



sans nomorc c 



lont 



es (M(Uix resi) 



lend 



issent 



n'all(^sttuil-ils pas un ordri^ immuable? Et 
Tordre iTal leste-l-il pas une volonté intelli- 
i^eîd(\ (pii le maiiUient apiès l'avoir créé? 
Les mathéma(i(|U(^s ne nous disent-ell(\s pas, 



avec LaplacH^, que, SI 1 on soumet ces pliéno- 
mcnc> au calcul des probal)ilités, il y a plus 



de deux ceni mille milliards à parier contre 
un quils ne sont point relTet du hasard? 
J)(^\ ons-nous cesser de croire, avec lauteur 
de la Mccanicpie céleste, qu'une cause pri- 
mlll\e a d!rii;('' les mouvements planétair(\s ? 
J^]t en descendant, j)lus pi\'\s de nous, à notre 
orf^anisation cl à celle d(^s animaux et des 
plantes, |)ou\()ns-nous y mé(H)nnaître Taction 



1 



Ih 



d. 



(u* la même [)ro\ idcuu;e (pu regiL les mondes 
répandus dans Tespace, et cpii a réi^lé les 
lois de la \ic sur notre globe, et Fy perpétue, 
par de> organes dont la Jonction, le but, la 



1 



m son 



t (Ici 



erminés av(M' une sagesse inlinie 



cl indélect il)l(^ ? Nier tout cela 



n'est-ce pas 



Icrnu 1" Noiontairement h^s yeux à la lumière 



et 



I 



l 



)ar un excès de prudence sincère, mais 



1 



1( 



k 



I 



CLXll 



PllK I ACI 



1 



aveii^'^le, comiiKMdH* une* iin|)rii(l(Mi(U' iiioiii 
que ]c scepllcisini* ii^i jamais dépasxM 



dans 



1; 



ses paradoxes les |)lus auciaeieux . 

Si la nature n'a pas de !)ul. si elh^ n'a 



aueun sens 



1 



i vie ( 



le ri 



îoinnie 



e es 



l-à-d 



\Vi 



1 



H >()! 



let 



ruisa 



id 



noire vie, en a bien moins eneorc 
disant philoso[)hie |)osiliv(\ en ( 
toute notion de (in dans la nature, la détruit 
du même eoup dans Yvivc humain. Noire 
existenee morale et inlcdleetuelle n'a pas plus 
de siunilieation (|ue notre existence animale. 



l.'iiomme n'a pas de destiin'e: les soeiel 



es 



() I > 



dil( 



n 



mma- 



([u'il l'orme ncn oui pas da\ant 
nité est anéantie^ dans les iiHli\idus ausM 
bien que dans les |)euples; il ne re>te plus 
en nous (pu: la l)rut(\ un peu | 



I 



)lu> raiiiiUM 



ri 



q 
q 



e l(^s autres, mais, toul aussi lalahMiien 



u 



u eues 



I 



1 



ivréc sans IVi'in à 

I 



ton: 



ses ai)|)t 



l>l 



tit 



et à toutes ses passions les | 



lus t 



urieuM 



Aristote n'est pas eoiipal)le (Tune telle lauli 
et en même temps cpTil reco 



nnaît d(^s fin 



dans la nature, it donne ausM à la Me (h 



I 



ri 



l)Ut 



lomme 



le 1)1 



1)1 



[)lus noDU^ |)rix 



II 



en assianc l( 



suprem(\ eo 



mme FaNaienl lait avant lui 



mieux (jne lui i)(Mit-ètre, son 



maître IMalon 



A Soerate, leur commun ins|)irat(uir. ^ (\^t 
:[uc tout se tient dans ces idées c 



e causes 



.•. * 



I. 



PIMM-ACI 



lAil! 



liiiales; clhvs s'enchaînent intimcmcMil les 
unes aux autiHvs, soit qu'on les admett(\ soit 



(iu on 



I 



es r(M)Ouss( 



L'id 



ce 



1 



m 



tant 



hannie de la natur(\ se trouve bannie, tout 



en>eml)l(\ (4 de la rai 



son ( 



le ri 



îomme e 



1 d 



uniMM's (Miti(U\ (]e nouve; 



ui cliaos, inauij:ure 



par des ^avants, est mille fois plus sondjre 



I moins conce\abh 



q 



ne 



Faut 



re. oui n a eu 



I 



personne pour témoin, tandis que celui-ci se 



I 



)I'()C 



luit 



en présence même du spec 



tact 



di\in, (pii éblouit Jios rei^ards et (pii doit 



cclairer notrc^ raison et notre science, à 
nn'sure cpic nous en com|)i'enons mieux la 



SI) 



IcMul 



eur ( 



t ri 



larmonie 



Si, sur tous ces points essentiels, Aristote 
est com[)arable aux Modernes les plus avan- 
cés, il est encore quelques autres points où 
il ne leur cède (pie de bien j)eu. Il a beau- 
coup disséqué, soit sur le cor|)s humain, soit 
sur l(\s animaux. Il n'est pas une page de ses 
traités /()oloi^i([ues qui ne \c démontre avec 



c 



une irrc'sistible é\idence. Ses théories sur 1 
c(eur, et tous les viscères, sur le système des 
vaisseaux, partant du cceui' pour se répartir 
dans lout l 'organisme, sur* les organes de la gé- 
nération dans toute la série animale, ses élu- 
des jninutieuses sur chacune des fonctions. 



( LXlv 



PUl:l A( 



11 



(*il 



e s'o\|)Iic|n(Mil (|n(' \)\\v (1rs dissociions ( 
les cl iionihrcMisos. Arislolc n'a pas eu la 



Irli- 
I 



o 



loirc (le rinitialivc, |)iiis(|u il pai'ai 

I 



I 1 



)icn 



coninu^ on l^i vu, que c Csl à un disciple de 



IMhai2()iH', AlcnK'on 



le nu'dccin de ( a'olonc 



oinic n a\ai 



I 



(pTon doit rallrihncr ; mais Tanal 

eu que de tr('s-tail)l(Vs (h'^vcloppenienU |)en- 



lanl 



ces den\ sumio, ( 



l Ton en Ironxc hien 
le I). 



peu de ti'aees dansiez li'n\au\ de I )einoei'il(\ 
et in(Mne dans ceux d'il ip|)oerale. Au eon- 
Vrislole a l rès-lari;(Mnenl praTupié 
mil les découvertes ranieu>es 



Irair 



analoniie, a\ 



d'Iù'asislrale, son pelll-lils, cl a\anl celles 
(^ll(''^o|)l^d(^ Dan 



rAnl 



KjUI 



1 



le, I 



es s;H'i'inces 



uniniaux, (pu 



nsaien 



l l(^ fonds du culU 



re 



c II 

un 



liiiieux, oïd nu laNoiix'i' les ol)>er\alion 
monlrant, dan^ des occasions rr(''(pienlc 
e ([uanliU' de lails analonii(jues, (| 



ui ( 



le- 



tl 



valent ii'aj)[)er nieint^ ( 



q 



les \ eux moins allenlils 



ne ceux (run \^i<lol(^ Mai^ il ne s\'sl pas 
contenu'' de ccn lails Iroj) loiluils; cl il n e>t 
|)eut-(^di'e [)as un seul de^ 



inimaux 



donl il a 



parle' (pVil n'ai! ('ludié, le xalpel en i 



nain 



dans ses organes inleneuis, a|)i'es I a\ 



oir 



décrit (la 



ns ses 



lormes, dans ses fonction 



et dans ses monirs. Il ne peul pas vive don 



leux j)OUi' nous (pie c esl lui (pu a rendu 



I 



J. 



rM\KFACi: 



fLXV 



j)ossil)l(^s Ions les pro^^rès que ranatomie a 
lails dans riM'ole alexandi'iiu*, ci donl (ialien 
(^st le promoleui' le plus illuslre, cincj cenls 
ans après le siècle d'Ai'islole cl d'Alexandre. 
Cei'laincment, ranalomie antique est fort 
loin de la ikMcc: cl elle man([uait d'une foule 
de moNcns cl (TinstrunuMils donl nous 
sommes aujourd'hui abondamment dotés. 
Alais (^'esl un mérile cl un sersice Immense 



(lue (TaNoir commencé m(' 



thod 



nnuMiien 



1 



t d 



es 



iiiNCsti^ations de ce genr(\ tout à la fois si 
indispensaljles cl si {(^poussantes, si curieuses 



et SI of)scures. l.enonu)iH' des espèces d ani- 
maux (piArislote a connus et décrits |)eul se 
monter à cin(| cenls einiion; en supposant 
même cpTil n'en ait disséqué c|uc la moitié, 
c'est un ('norme labeur, soit (|u'il Tait accom- 
pli à lui seul, soit cpiil l'ait fait accomplir 
(Ml |)arli(\ sous sa direction, par des élèves. 



comnu' 



le f 



nsauMit (aivier dans notre sieck 



l 



cl BulTon a\ant (aivier. Il a\ait même com- 
posé des recueils spéciaux d'anatomie, qui 
ne sont pas par\ cnus juscprà nous, mais qu'il 
mentionne, à tout instant, dans ceux de ses 



le i)li 



1 



l 



ou\rag(^s (le plnsioloj^ie C(3nq3aree que le 
tenq)s ne nous a pas ravis. 

l^es pi'éparations anatomiques appelaient 



riAVi 



PHK FACl-: 



assez iKidii'clliMiuril Tiin ciil ion (1(^ dessins 
joints aux (ltvsei'i[)li()ns, (|irils coinijlrleiil c\ 
(lu'ils éclaircissciit . ( Ici le iin cnlion, ( 



loiit 



on 



l'ail lro[) souv(Mit lioniiiMU' aii\ Moch^iics 
appartient (^xc^lusiveintMit à Ai"isl()l(\ Pai 
malheur, la tradilion n'a pas conservé l(^: 



reni'oc 



I 



luet 



ions ( 



les (I 



essins oiMiiinauv ; mais 



1 



I (I 



ll)l 



lire 



cpiand on se souNieiu (\c ce que la seul] 
et rarehiteeturi^ étaient dans la (irèee, on 
peut être assuré (|ue l(\s animaux dexaienl 

ntés, comme tout le reste, a\ec 



ti 



» t l'i» 1»/^ 



e i*ei)i'es( 



une rar(^ periecnon, ( 



IV et 



lont 



nous \ ()\ oirs ( 



lail- 



I 



1 



1 



eurs (le iiomi)reux spécimens, en mosai(|U(\ 
en rres(pie,en peintur(\ et surtout en mode- 
la<2;e. 1/arl ue (dierchait i[uc la beauté: mais 
Ai'istole a du cIici'cIhm' a\ant tout Texacti- 
lude, [)uisc[U(^ à des dc^script ions jui^i'cs in- 



suftisantivs [)our 1 es|)rit, il a \oulu sup|)leer 
|)ar des images parlant plus particulièrement 
aux veux. C/est ainsi (uren tiaitaid des crus- 
lacés , il ajoute , i)()ur ne citer ([ue cet 
exemple, iui milieu dc^ tant crautres : 



T 



1 



ous les en 



(( 



istacés ont une l)ouclu\ une 
ébauche de lanuue, un (\stomac, et um 



(( issue Doui 



1 



1 



.excremen 



I; I 



es s ( 



u I e s d i 1 1 e - 



(( renées conccrmuil la position et la <;ran- 



l 



1 



u (leur (le ces oruancs 



I 



our sa\ oir ce (un 



rt 1 



p n K F A C V 



rLX\ Il 



'( s 



(( 



ont chacun d\uix, on peut recourir à rilis- 
toii'c d(^s Animaux et aux Anatomies. C'est 



*( e 



n étudiant rune , el en regardant les 



&' 



<< autres, que l'on comprendra les choses 
'( beaucouj) plus clairement. » (Traité des 
Parties des animaux, édit. duD'de Fraut/ius, 
livre 1\ , eh. V, p. i()0; et édit. Langkavel, 
|) io().) 

On ne \oudrail pas attacher à cet expé- 
dient sci(Mitili([ue plus d^importance qu'il 

en a; mais on |)eut voir que, quand la 



11 



I 



zoolotiK^ rena 



ît au wi" siècle, Belon et Ron- 
delet, imités dans les siècles suivants, se 
liât eut de reprendre la tradition aristotélique, 
lrès-|)ert'eclionnée de nos jours, mais non 



cliant'é(\ A cet égard, nous sommes tribu- 
taires (TArislote, et nous n'avons pas à en 
rougir, non plus que pour tant d'autres por- 
tions de son héi'ilage. 

Au point où la science en est actuellement, 
et en attendant des progrès nouveaux, qui 
ne maïupicront pas plus à nos descen 



dant: 



(péils ne nous ont manqué après nos de- 



\anciers, la zoologie dispose de ressources 
extrêmement puissantes, (ju'Aristote et les 
siècles (jui ont suixi n'ont point eues : le 
micr()sco[)e, la photographie, les collections 



ClAViU 



iMn:i" Aci 



le tous g(Mi['Cs lornu'nvs pailoul, l('s socii'lr 



;cieiilili(|n('s qii ciili'olKMinrMil loules les iin- 



l i 



I 



tions ciMlisccs, k's Noya^i's cl les (»\j)l()i'a- 
tions <j;c'Oi;ra|)liic|iu^s sur la surlacc' (Miliric du 
i^lobe, les t'xploi'alions du tond des mers 
plus l'écenlcs ci non moins tccoiulcs pour \c 



retint' anima 



L I 



l SCKMlCe ( 



les 1 



OS.MICS 



(lUi 



tout 



n en est qu a ses premu^rs pas, maii^ri 

ee (pTelle nous a déjà lai! connaître, tous les 



secours (lue 



la cl 



uniH 



la 1)1 



l\ Sl(|U( 



la ni 



i\ - 



SlOlOilUN ( 



t I 



es 



u\[ 



res sciences 



ICCCSSOII'CS 



peuveni l'ournii' à riii^toire naturelle. 1/ An- 
ti([uité n a |)Ossédé aucun de ces iirs| innienls 
énergicpu's, dont le (h'daut donne encore 
[dus de valeui' à ce (pTcdle a |)u i'aiie sans 
eux. Qu'on \ ajoul<' aussi cet ori^ane uni- 
versel de la pensée et de la sci(Mic(\ rim|)ri- 



merie, ([ui peut nudti[)lier san> cesse le 
nombre des observateurs, ci cpii ccMituple 
leurs l'oï'ccs en lacilitaid la dilTusion de tous 
les ti*avau\ et la communication mutuelle de 
toutes les découNiM'tes; et Ton vci'ra (\yic si 
idiistoii'c de la natui'c a maintenant (|uel(|ue 



l 



I 



)erii a ( 



\ iter 



c es 



t I 



excès ( 



(^vees i'( 



doutabi 



1 



le I 

I 



i ricne>s( 



e même dans les l'oxaumcs 



de la science. I*our concenti'cr tant de Iré- 
soi'ë, pour cooi'donner en un système les 



\ 



I 



* ~i 



i^ 



VWVAWCV. 



CLXIX 



résultats disséminés de tant d'investit;ations, 
riiistoire nat uiudle aiu'ait l)esoin d un nouvel 
Ai^istote; mais Dieu accoi'de Ijien r'aremenl 
au monde des léj^islaleurs scientillques de 
e(d ordre; et juscprà préstM 
seul (juc rhumanité puisse honorer d'une 



il, celui-là est le 



rtH'onn 
ritée. 



lussance aussi étendue ci aussi mé 



Ceci ne v(Md pas dire* que les Modernes ne 
i)uissent très-h'j^itimement être tiers de ce 



([u'ils l'ont ; mais on doit se 



|-k <r 



ai'der d'être 



immodeste ; et alin de rester équitable envers 
soi-mém(\ comme envcM's les autres, le pré- 
sent a toujours à se rappelei' cpéil doit pres- 
que tout au passé, et que l'avenir en saura 
nécessaircMiient |)Ius (\uc lui. On o 

I 



u 



blie t 



roi) 



1 



souvent ce ([ue c (^st (jue la science en elle- 



même, cpudle est sa notion et 
(luelle es 



son luec 



l 



t son origine et quelle est son 
lnsloii'(\ Surtout, on |)orte peu ^ol()ntiers 



I 



ses reiîards sui 



1 



les temps cpii xiendi'ont 



lores 



I 



le tenq)s où l'on \il, à la lois parce que 
laNcnii' est toujours incertain, et parce (ju'on 



u on 



est |)lus liai té de se eonq)arer à ce ([ 
surpasse (pTà di^s héritiers qui vaudront 
mieux (|ue nous. 

(letle question générale sur la nature de 



CL XX 



PHEFACK 



[\ science n es 



l 



as ( 



lénl 



icee a Dronos 



j)rop( 



de 1; 



zooloiTie ans 



lotél 



iciue, un 



[es 



monuin(Mils 



qui témoignent le |)Ius clairement du rôle 
que joue l'esprit de riiomme en lace de la 
nature; et (|U(^l(|ues considérations supé- 
rieures nous feront concevoir de miinix en 
mieux ce dont la science est redeval)li\ non 
pas seulement à Ai'istole, mais à la Gièce, 
tlout Aristoti^ n'esl (lue le rcDrésentant le 



1' 



1 



I 



)lus al titre 



1 



V 



\ (Tuestiou d an leurs n (\st oas n(uiv( 



1 



puisque Platon ral)or(lc déjà dans son dia- 
loiiue duThéélcIc; mais il Ta traitée surtout 



lu nom 



I 



t (1 



e \[[c 



P^v 



hol 



OliUlUl 



I 



{ il 



s es 



t 



demandé si la sciiMicc doil se conlondre a\c( 
la sensation ou a\(M' le jut;('inenl . Ari>lotc se 

le 1 



1 



tient i)lus Di'cs ( 



I 



i réalité cxtcrieuii 



(piand, au début de sa Métaphv si(|ue. il l'c- 
monte à rinq)i'ession d^'lonncment (|ue les 
premiei's hommes ont é[)i'()u\éc de\ant les 
phénomènes natui'els,et qu'il \oit, dans cette 



li'resistiblc iinpr(\ssion, la soui'ce uni(|ue et 
intarissable de la scienci*. (1 est à un Ix'soin 
de rentendement que la science doit sati^- 
laire, de même cjue les aits doistMit satislairc 
à nos besoins matériels, les premiers en ddic 
et les plus nécessaires, mais les moins rclc\(^^ 



PHÉFACl-: 



CLXXI 



et les moins humains. Cette explication d'A- 
ristote est })rorondément \raie; elle Tétait 
de son temps; elle Test du notre; et elle le 
restera à jamais. La science n'est, sous toutes 
ses faces, que la théorie de la nature, con- 
tenq)lée par l'homme et inter[)rétée par lui. 
Aristote ne se trompe pas davantage qua 



n 



d 



il parle du désintéressement absolu de la 
science^; elh^ cherche à savoir pour savoii*, 
sans aucîun autre objet, comme le veut Tin- 
satiable passion de (connaître dont Thomme 
est doué, pri\ ilége cju'aucun être n'est appelé 



'd n 



1 



arta 



i'cr avec 



1 



ui 



Telle est la science dans sa pureté, indé- 



I 



\ 



)eiulaniinen 



t d 



e ses 



a PI) 



n 



licat 



ions unies 



til 



tel 



lé\ cl 



est son gcrm(\ cjui n a cc^sse de se cIcNclop 
pcr, depuis qu'il s'est montré parmi le 



I 



lommes 



A une ef)0([U( 



poqi 



dét 



erminee 



sous 



des conditions précises, et (|ui ne s éteindra 
qu'avec riuimanité cUt^-mème. (le j)remier 
rt^gard sur l'univers est nécessairement con- 
lïis, ])uis(|u'il endjrasse tout: et voilà com- 
ment, au début, la philosoj)hi(^ est la seule 



science, parce (pie, en (dlc^t, c est 1 ensemble 
des choses (]uc la curiosité de lliomme essaye 
de compriMidrc, et (pie d'abord il irap(M*(;oit 
(pie cet ensemble, conq)lex(^ et mélangé. Pchi 



r.Lxxii 



IMIKI ACi: 



fi peu, rol)ser\alion répelée des ehosivs le 



dist 



llli»U(* (Ml 



lesd 



esai^retic^ 



uni 



i\ ce i(* s(MM)urs 



de l'analvse, elle les sépare pour les nii(ui\ 
discernei'. Mais, eoinnie |)aruii les choses, 
les unes se lesseinhleiil et cpie K^s autres 
dllTèrenl, r(\sj)ril h\s classe sponlauéinent 



S( 



Ion I 



eur SI un 



liiud< 



I 



c ou icuv ciisseni 



li 



1)1 



\ucv 



ure 



l^a dislinelion d(\s Irois ré<;ues de la u.il 
doit être à peu |)rès aussi aueienu(* que Tat- 
lenlion de res[)i'il s'altaelianl aux ol)jels (pu» 
l'enfernuMil ces trois rèiiues. (Tesl a 



msi (iu( 



poui' notre inlelligenee, des «groupes délies 
se forment, en se ra|)pi'()ehant (Milre eux cl 
en s'isohuit des autres. La science lotal 



ivisi* alors en sciences oai 



ticul 



ivvc 



e se 



(lui ne 



considèrent que c(Mlaines espéc(^s cl certain 
laits, à rexclusion (l(^ toutes les auti 



es csi)c- 



es aiiiîioine- 



r^r> 



c(\s et de lous les autres lails. ( 
rations et ces délimilalions conslihienl I 
domaine de clia<'une des sciences, doni I 
noml)re s'accroîl à mesure (jue TanaK 



s'étend à d 



(*S 



o 



rou|)es nouveaux ( 



le pi 



se 



leno- 



m 



énes, ou ([u^^lle s'approlondil dans un 
même <;r()up(\ (|ui pcuit se subdi\iser lui- 



même t 



le 1)1 



|)ius (Ml plus 



I 



Des procédés |)areils de méthode et d'ol)- 
stMnation s'appli(pi(Mit aux laits intimes de 



ï 



-i^ 



p K É i A ( : i: 



rL.xxiii 



rintelligcnce aussi bien qu'aux faits du 



deh 



ors 



t I 



es sciences morales naisse 



nt 



pres([ue aussit(jt (jue les sciences naturelles 



-miMue, au 



parce (|ue I (\sprit, replie sur lui 
licMi d\Mi sortir [)our percevoir Textérieur, a 
une histcîire j)lus utile et non moins curieuse 

me de la nature. Aristote a 



ciue 



1 



riiisi 



oire nu 



fait la .Morale à Mcomaque et le Traité d 



il 



rAme, (Ml même hMups que i Histoire des 

t h* Traité de la (vénération. 
1 ordre s(^ sont succédé les scien- 



nimaux ( 



I) 



UIS (IU( 



CCS si)e(Males. issues ( 



le Tunité de la science 
uni\erselle, ([u'Aristote a si bien nommée la 
« lMiilosophi(^ ])remière)'? T/est ce cpfil serait 
l)i(Mi dilTicile de savoir; mais tout porte à 
croire (pie les sciences qui se sont d abord 
détachées du tronc commun sont les malhé- 



matiducs ( 



t I 



i morau 



It 



S! cuuivees 



uns 



l'école de IMliai^ore. La médecine les avait 
probal)l(Mn(Mit devancées des loni^temps; ce 



I 



(pi (^xplnpic (le resie son ooj 



biet 



tronomi 



riiisloii'c, n'ont [)as 



même 
tard 



1 



-J c 



\s- 



e a se 



produire. .Mais ([uoi qu'il en soit de Tordre 



( 



laiis I 



cducl les sci(Mi(H's son 



1 



t écl 



I 



r 



oses, la cou- 



le d'entre elle 



slilutioii rei^ulierc d une seu 

sullit à la i;loire du {)hilosoplie ([ui la (M-éc, 

en la delinissant le [)remier. Aristote, par 



• LWIV 



iMu:i Aci:. 



une hemeusc lortuiKN qui lieul à son génie 
personnel et ù son temps, a organisé à lui 
seul plusieui's seienc(\s, ou, poui* mieux dire, 
il a oi'ganisé toutes les scienees de son sièele, 
soit qu'elles lussent déjà connues c[uol(|ue 
imparfaites, soit (piil les ait spontanémeni 
(Mifantées. La logique, la météorologii», la 
|)olitique, la moral(\ la rhétoricpn^ la |)s\- 
ehologie, la [)oéli([ue, la métapli\ si{jU(\ la 
/()ologi(\ 1 aiudomie el la [)li\ siologie com- 
parées, la l)otani(pn' [)ai' son disciple lliéo- 
phrasle, la pliysicpic, la minéralogie, oui 
reçu (1(* lui, ou la naissance, ou des |)eiiec- 
tioniUMniMits. ( Ti^st une (mic\ clopédic, comme 
on l'a dit souvent; mais c'est encore* miciix. 
l ne enc\cl()[)é(lie suppose toujouis des ma- 
tériaux antérieurs, c[u'()n n'a [)lus (pi'à réunir 
et à classer; et c'esl ainsi ipu* IMine a com- 
posé la siiMUie. Mais Aiistote n\Mnprunlc 
rien qu'à lui-même; el sa lécondilt'' n'a 
d'égale i[iw l'exactitude de son sa\()ir. ihic 
ce soit là sa gloiï'c im[)éi'issable, ci la jii^li- 
(icNition di^ l'influence (juil a exercée^ sui' 
l'esprit humain, dont il a été l'instituliMH*. 

Non seulemcnl clnupie science, une lois 
créée, se dé\eloj>pe; mais en outre, des 
sciences nouNcIlcs naissent chaque* j^^^i*' P'^'' 



i 



^■jn 



* 

i 



PHI-KACl::. 



< L\\V 



les seuls progrès de* l'analyse el de l'obser- 
vation. Sans remonter au delà du dernier 
siècle, nous avons vu surgir trois ou quatre 
sciences, des plus importantes, en un inter- 
valle de deux cents ans au plus, dans la sphère 
de rintelligence ou dans celle de la nature : 
la géologie, l'économie politi([U(% la chimie, 
la paléontologie, auxquelles on pourrait 
joindre encore la physique y conq)ris l'élec- 
ti'icité, l'anatomie comparée, rembryogénie, 
etc., etc. Cette éclosion successive de sciences 
se conq)rend sans peine; et Ton peut prédire 
à couj) sur qu'elle ne s'arrêtera pas plus dans 
l'avenir (pi'elle ne s'est arrêtée dans le passé. 
La science est placée en face de l'univers, 
c'est-àdire en lace de l'infini; et comme elle 
ne renoncera jamais à l'étudier, elle y trou- 
vera pci'pétuellement (l(*s phénomènes et des 
as|)ects inaUendus. cpii ne s'é[)uiseron[ |)a> 
plus que* l'infini lui-même. C'est le champ 
sans bornes (jui s'ouvre à la science; et ce 
doit élre pour elle, tout à la lois, un encou- 
i'a'>em(*nt cl un motif de sincère humilité. 
Quand (*llc compare le point d'où elle est 
partie, et le point où elle en est arrivée, elle 
peut être ficre de ses progrès; mais si elle se 
considère*, connue elle le doit toujours, dans 



/ 



<L\\\ 1 



l'HKI ACI 



sa n 



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ion a\(M 



I iiil 



lin, ('lie IK 



! 



)(Mll 



> (Mîl- 



|)rch(M' (1(* siiNoucr (Hiil c^-l incommciisn- 
ral)lc:ct (\uc lonl vc i\[\c I homiiu^ sait à cet le 
li(Mir(\ cl nirinc loiil ce (jiic I honiiiu' pourra 



.1 



limais savoir 



(' es 



l-à-(l 



s'éxanoiiil cl ('^l ri;ai à /cro, 
iiH^ H (\s| 0111111 ncaiil, (l(^\anl I ('Um'- 



iielle inlinllndc. L Cspril liiiinam n'a (loin 



ou a Doursuixrc (Mieorc ses 



1' 



1 



ial 



)eui'>. sans 



I 



troi) s enoriiueiIlir,el sans se cleeourauci' non 



1 



I 



I 



)lus: un juste inilieu lui est coinmande en 
ceci, eoinnie en loult^s cliox's. La >agess(^ 
d'Aristoli* sous ee ra[>|)orl esl Irréprochahh^ ; 
et dans ses nombreux ouvrages, on ne sau- 
rail déeouNrir ni \aniie, ni delaillam c. 



TTaill 



eurs 



es seienres u a\ anei 



ni 



I 



)as 



loi 



jours d un même pas. Il en e.sl ([ui meiircMil 
aj)i'ès avoir hrillé (juehpie liMiips d un eelat 
lrom|)eur (l peu solide; la di\inalion, p;ir 
e\em|)le, Taslroloyie, ralehimie, el plusieurs 
sciences, ([11011 nonrrail eiler non moins 



i 



1 



cadunues (lue c( 



I 



I 



Iles-là. I) autres, (pioicpu 

II 



constituées, s arrêtent tout à cou|); elle> ne 
sont point morl(\^ ce|)(^ndanl, el elles renais- 
sent |)lus lard; mais leur \ie est suspendue 
et reste latente pendant des siècles, parce 
que l(^s cir'(M)nstances leur sont dcNcnues 
déravoi'ables, et ([u il tant de nou\elles con- 



i 



- 



' 



1 



IMiKI A(,F 



TA'W !1 



dilions pour (pi'elles renaiss(Mil j)lus (loriN- 
sant(\^, sinon plus belles. La /ooioi^ic dWris- 
tot(^ est un frappant exemple de ces inttManit- 



t(Ml 



ces 



J 



iicom|)rise pr(\s(pie aussitôt aprè 



(prelle avait apparu, elle est dcnKMiri'c (Kmix 



mill(* ans st(''rile, toutc^ f" 



i 



e(M)n(i(^ (lu elle uou- 



I 



II 



I 



vait être, (le n'est pas rimasion des I5ari)ar 
(pii l'a lait niéconnaîtr(\ Cinq à six siccl 
de r Anticpiité s'étaient écoulés avant que 1 



es 



es 



es 



Barb; 



lét 



UM's ne clelruisiss( 



nt la 



SOCK 



té d 



U nai^a- 



1 



n 



iMiie; pendant ce tem[)s, l'Histoire des Ani- 



maux avait été une 



lett 



re 



mort 



e, comme ( 



11 



le iH\sta plus lonj^temps encore dans les 
chaos et les ténèbres du Moven- Aiic. D'autres 
sciences, au contraii't\ n'ont cessé de s'ac- 
croitre ci de grandir prescpie sans in[(M'- 
]'U[)tion , comme hast 



ronomie 



soi 



t d 
LAntiquité, soit dans ces lugubres éj)0(pic 



nis 



ralentissant i)ai 



l'ois leur marche, mais ne la 



cessant pas. On ])Our]'ait rappeler bon nombre 



• • 



e ces Mcissi 



tudes; mais elles sont du r(\ssort 
de riiisioire des sciences, et nous les lui lais- 



sons 



A 



CI 



ujouro nui. on est devenu ]us 



td 



te à I 



» (y 



ar 



d' Aristote, a[)rès d'a^ eugles dédains ; mais 
ce ne serait pas l'être sullisamment envers la 



G 



rece, mère d(*s sciences ( 



td 



es 



art 



s, si nous 



ï. 1. 



CLXWIll 



i»hi:fa(:i:. 



n'essayions de porter nos legards encore nn 
peu [)lus loin, afin de lui rendre tout Tliom- 
mage que nous lui devons. Créer la seience 
en observant le monde el s(\s merveilles, rien 
ne pai'ait [)lus simple; et rien cependant ne 
l'est moins. ÏjCs (Irees ne sont pas les seuls à 
qui il ait été donné de contempler l'univers ; 
tous les peuples, tous les liommes l'ont pu 
et le ptuivent ainsi ([u'eu\; mais il n'y a ([ue 
les Grecs, qui, de ci^te contenq)lation, aient 
tiré la science véritable, et ([ui aient analysé 
les phénomènes dc^ la natui'c a\ec cettc^ ma- 
gnanimité ([ue la science exige. Monopole de 
la race, ou de ([uek[ues hommes de géni(\ \c 
fait n'en est pas moins certain. Aussi haut 
([ue r histoire l'cmontc, queUpies nations, 
f[uelque é|)oque (pTclh^ considère, il n'y a cpie 
la Grèce, dans les annales de l'humanité, la 
Grèce seule, qui ait conçu l'idée de la scicMicc 
et qui l'ait réalisée, trouvant le M'ai dans 
l'étude de la natuie, comme (die trouvait le 
beau dans les arts et dans les hdtrcs. 

Les Chinois, h s Hindous, les Kg\pticns 
sont des peuples tort intelligents; mais ce 
que nous saxons d'iMiv, sans en connailrc 
encorv' l)eaucoup , iu)iis permet d idlii-mcr 
que jamais ils ne si' sont élevés juscpTà la 



PHÉKACi:. 



'XWIX 



science. Bien plus, en contact comme nous 
le sommes aujourd hui avec tous les peuples 
asiatiques, nous pouvons nous permettie de 
dire que leur esprit n'a rien de scientifique; 
et que, même à l'école de l'Europe, leui* inca- 
pacité originelle ne se coiuigera pas. La pré- 
tendue sagesse de rOi'ient est un rêve, aussi 
bien sa prétendue science; il a })roduit de 
grandes œuvres, qui pourrait le contester? 
et des choses (pii, en leur genre très-limité, 
ont atteint une l'éelle perl'ection. Mais les 
qualités vii'iles que demande la science, sous 
toutes ses formes, ont manqué à Tcvsjjrit 
oi'iental; il n'a ni la justesse, ni la précision, 
ni la constance. Ce n'est pas la nature qui a 
fait défaut à l'homme; car elle est plus riche 
et plus puissante dans les climats oiientaux 
que dans les nôtres; mais c'est l'homme qui 
a fait défaut à la nature, en ne la compre- 
nant pas. 11 l'a regardée, et la regardei'a tou- 
jours, à peu près comme les enfants la i*egar- 
dent, sans essaver de s en tendre compte; 
et comme il ne s'obser\ ait pas lui-mènu^ mieuv 
qu'il n'observait tout le reste, les choses 
humaines n'ont pas plus d'histoire en Oi'ient 
que n'en ont les choses de la nature exté- 
ricui*e. 



(,L\\\ 



A 

l I 



IMiKTACi; 



( 



u coiilraii'c, dans la (irrcc, l'obseiNalioii 
iicc se soiil luoiiti'rcs, dès ItMirs pre- 



l SCK 



niKM's essais, doiuu's a uiu 



I 



1 



lell 



c assurance r 



I 



(i une 



tell 



e ree 



lilud 



e c[iu\ (it^pms lors, i es|)i 



1 



1 



il 



liuniain n'a pas eu à sortir de la voie (|ui lui 
avait été tracée; il ifa eu ([u'à s\v avancer, 



(luaiu 



1 



I ill 



l DU 



I 



( 



es 



l av 



ce 



riialès, IMIiaiiore 



Xénophane, six cenls ans avant I ère cliré- 



I. 



tienne, ([ue ce niou\enienl coninience, sur les 
cotes (K^ rAsie-Mineure, dans les colonies 



le l 



^rec([ues, (pu, de lein|)s iinineinoriai, occu- 
paient ces rivages, (.était sur cette t(M'r(\ 
heureuse entre toutes, (piétait déjà née la 
\raie poésie a\(H' Homère, (piatre ou cin(| 
siècli^s au|)aravant? 1/étincelle une l'ois allu- 
niée, la lumière^ se |)ropa*;ea*avec rapidité, et 
vint se concentrer à Athèin^s, où Aristote la 



ta (I 



recul et v ajouta (1(^ [)ro(iii^ieu\ rayons, l.a 



1 



1 



(ii'èce inslr'uisit iioine, cpii, sans celle educa 
lion, aurait ét('' |)res(pie étrani;ère aux cliosi^: 



ours 



de I esprit, et cpii nièine s'intéressa touj 
ass(v. |)cMi aux choses de la science, unicpie- 
inent occupée* de la |)oliti(pie et de renipire 



I 



du inoiidi 



<( 



//cyc/'c itnj)prio popuhfs 



)) 



l)(* I 



(irèce et de lioine, les sciences, les Icltrc^s, 
les arts sont \enus juscpéà nous, à traxers bien 
de^ péri[)élies. C'est de là uniquement cpi est 



i^ w K F A c F. 



( LXXXi 



sorti le fleuve, dont le cours s'élargit sans 
cess(\et que nous accroissons tous les jours 
par des aflluenls nouveaux. \ oilà ce (|U(^ 
notre civilisation moderne doit à la Grèce; (4 
notre gratitiidiuloit être iné[)uisable, comme 
le bienl'ail. Kn dehors c\c la Grèce et des |)eu- 
pl(\s ([u'elle a instruits, il \\\ a pas de science, 
s'il V a encore des arts ci d(*s lettres. Ouel- 

lansh^ atMirc^ humain tout entier. 



(iiK^s races, ( 



1 



ont été iaxorisées; (rautres ont été déchues. 
Par cpielle cause? (Vest là le secret de la Pro- 



1 



VI de née, (nu 



V 



les I 



lommes ( 



hercl 



uM'aiiMit vai- 



nement à pénétrer. Aristote, tout grand qu'il 
est, n'est encore (pTun des fils de la Grèce, 
la maitiu^sse et Toriiîine commune de tout ce 



u il \ a (le N rai ( 



1 



t de I 



)eau uarmi nous 



p]nlin,de ce|)ass('' s[)lendide et fécond, res- 
sort un dernier enseignement ; et c'est encore 



il la zoologie ri' Aristote ou 



e nous 



le d 



eman- 



derons. I^ntre les Anciens et les Moderne 



[ 



Il n v a nom 



I 



t de solution de continuité, ni 



cet abîme intidlectucd qu'on a si souviMit nouIu 



creuser, avec o 



lus d 



orgueil (lue de lusticc 



1 



1 



J 



u 



Comme naturaliste, Aristote est tout a 
oins au niveau de Buffon et de Cuviei'; et 



m 



ses oDi- 



notre science discute à cette heui'e 

nions, comme si elles étaient d'hier. Cette 



( LXXXII 



PHKFACl 



parité, iMiIrt* r\iili([ui(é et nous, [)cmiI s'éleii- 
(Ire bien au-delà de TliistoiiM^ iialurellc; (1 
saiil' (les |)i'(''V(Mili()iis (|U(^ rien n(\justilic, il 
est clair que liiilelligeuee huuiaine^ (M1 re- 
prenant (lélinili\(Mnent sa marche avec la 



K 



I 



enaissanee du \\ i sieeu 



I 



n a 



l'ait 



(ïue l'e- 



1 



nouer (les tradiiions inteiMMinipu(\s ; (die s'est 
mise alors à 1 éeoh^ de la Grèce, comme la 



I 



1 



)rem!ere Itenaissanci* du \in sieci(* s c 



1 



I 



1 / 



tait 



m 



\sv à ré(M)l(^ (T \ristot(\ Les ci'ovanc^^s reli- 



<)" 



ieus(^s s etauMd améliorées, et les mauuvs 



t I 



se s 



ont 



I 



)ro«ii'essi\('m(Mi 



t ad 



oucies ; mais i c^s- 



I 



[)i*il n'(^st pas autre; (d , dans les races (jue 
nous l'oi'mons aujourd'hui, cet (^sprit (^sl al)- 
solument le même cpu^ C(dui de la (irèc(^ (^t de 



K 



ome 



1 



ous en savons nius ciue nos i)er{\s 



1" 



mais nous ne sommets due hMU's 



I 
hé rit 



S 



1 nous sommes nlus riclies du (mi\, au 



lers. 
tond 



nous ne 



1' 



usons du aecroi 



1 



tre I 



eurs 



tr 



esoi's 



î 



qui sont ceux de riiumanité, et qui sont {gar- 
dés [)ar tout ce qu'elle compte de [)lus éclairé 
et de meilleui* |)armi tant de nations. iMais 



1 



es ancêtres ont touiours cet avantaire, dui 



J 



r^' •) 



rien ne 



eu 



t 1 



eur ra\ir, ni comnenseï 



1 



iins 



1 



es successeurs 



c es 



t d 



iivoir 



evance les 



11 



temps et ouvert la carrière, (pie, sans eux 
peut-ètr(\ leurs lils n'eussent pas parcourue. 



-- 



V H 1': K A < : 1 



f lAW'Ill 



A cette hauteur, la Grèce est uicomparable, 
ci elle le sera à jamais. 

Arrivés |)resque au terme de cette étude 
la /.()olo<»ie (FAristote, nous résumons 
ce (pTclh^ nous a appris. Nous avons vu les 
jui^cMuents |)ortéspai' h^s nalui'alistes les plus 
illustres des tenqjs modernes; les louantes 



sur 



u 



»r^i- 



nanimes, sauf (pielques critupies [)eu deci 
Taiiahsc de l'Histoire des Animaux 



sives 



nous 



démontrant la grandeur et la solidité 
de ce monument; son originalité, que rien 
n'avait j)réparée, de même que rien de com- 
plètement neuf ne l'a suivie; le style d'Aris- 
tot(\ modèle achevé de j)récision et de sim- 
plicité; sa méthode, qui est la seule v 



raie 



soit logi(piement et d 



une manière générale 



^oit pour la classilication spéciale des êtres 
lont s'occiqx^ l'histoire naturelle; ses théo- 
la vie et sur l'échelle des êtres, 



ries sur 



beaucoup pUis prudentes que celles duTrans- 
lormismc contemporain ; son admiration 
j)our la prévoyance de la nature, qui ne fait 
rien d'inutile et qui ne fait rien sans 
eidin, sa prati(]ue inces: 



but 



ante de lanatomie et 



se 



s découvertes, explujueesp 



ar 



des d 



escri 



P- 



idi 



tlons et |)ar des dessins. Fuis, après un rapide 
coup d'c^il sur Tétat présent de la science 



CLXXXIV 



PU i:i ACE 



! 



lé- 



zo()i()<^i(jue, nous a\oiis clar^i ces coiisu 
rations |)()iii' ('()ii>lal(MM|U(* c'csl la (Irrcc, la 
[)r('niiri't% ((iii, dans les annalivs de I (\s[)ri| 
huinaiii, a conçu Tidcc de la science, cl (\u\ 



1 



El réalisée dans d(\s oMixrcs irnrnorlell 



t\s 



C|ne nous pouNons éi^alcr peut-être, mais (|ue 
nous ne sui'|)ass(M*(Mis pas, parce cpie nous 



n aui'ons laniais d 



I 



lus (1 



<» I' 



enie (iu( 



l(»S ( 



il'CC^S 



Il ne nous reste, pour ache\ ci* c(*tte (M ude, 
qu'à l'appeler les opinions des historiens de 
la philosophie, moins com[)élents ([ue les 
zooloi^ist(\s |)Our les détails de la science 
physiol()^i(pie, mais les seuls com|)élents 



I 



)our 



UiiCM' 



es 



I 



)rincn)es sui' 



I 



1 



(^S(IUl 



I 



Is I 



.cienc(vse l'onde et s'ap|)ui(\ \ous demande- 



rons a 



Brucl> 



er 



lied 



emann 



1 



ennemann 



Ititt 



er 



I 



I 



grandis, Hn^se, pour ne citei* cpu- 



le |)assé, ce (pi ils en pensent ; cl cpiand ils 
pai'lci'onl, nous les écouterons, comme noirs 
a\ons écouté lîulTon et ( ai\ i(M'. 

Persoiuu' n a plus de m'a\ ité (juc lîi'ucker. 



ni d(^ droiture i i^( 



)~ 1 ; pei'sonne n a |) 



lusd 



11- 



mour de la phil()so|)hie ; uïais tout en xou 
laid rester im|)arlial, il (\st très-|)assionné 
Au lond, il est rennemi (TAristot 



e, comme 



on Tétait (Micore de son temps, sur la (in de la 
reaction contre la Scholasticpu', vers le milieu 




PHKFACE, 



fLXXXV 



(Ul SH'( 



led 



ernier 



11 



iH^ssus(^ite les accusations 



de B 



icon 



ut 



Inucl 



va 



pieiois même, il y a)ou 
1 



te: il 



I)r(\s(pi(' jus(pi a (lire qu Aristote n a |)as 
le <^énie cpéon lui prétc^; en un mot, il est 
mal\ cillant ; et ranahse 



u 1 



I d 



onne 



es 



œuvres du |)hil 



1 



il 



osonne es 



t I 



OUI ( 



rét 



re com- 



plète et exacte. Il n'y l'ait pas mention de la 



/()oloi'i(\ comm(^ si de tel 



s ou\ raues ne meii- 



u comme s'ils 



taient aucune attention, o 
étaient en dehors de l'histoire de la philoso- 
phie. 

(A'tte faute de Brucker a provocpié de 
lâcheuses imitations. Tiedt^nann (i'9i-ï797), 



(juoi(|ue beaucouj) plus juste (M1v(M\s Aristote, 
(pTil |)roclame « le législateur de la [diilo- 



sopliie «grecque », ne s aii'ete pas non plus 
à son histoire naturelle. Toutefois il ne sem- 
ble |)as ri^norei* autant que Brucker; mais 
pi'obal)lement, il n'en fait pas beaucoup plus 
crivstimc; car, se contentant dt* la nommer, 
il passe outre, sairs paraître en sentir toute 
la val 



J 



eui' 



ennemann 



(,8 



Ol 



I 



i donne près cl un vo- 



1 



lume à la doctrine |)éi'ipatéticicnne ; mais 



UOKIU 1 



I 



I 



nv 



1 



iirta 



() i> 



I 



1 



)as les nreiuires 



prej 



e 



me ouDii 



bl 



Ul, elle/. 



lîruckiM', il commet le mé 

lui, est encore plus cliocpiant. Il consacre u 



II 



CLXXXVt 



P R K F A C F 



chapitre à la science générale de la nature; 
et dans cette science, il omet riiistoire natu- 



relle tout entière 



insi 



les t 



rois orincinaux 



I 



hisl 



oriens ( 



Ici; 



philosophie au \\u\' siècle sont muets sur \i\ 



/ooloaie aristotélique 



oiir trouvei' alors 



une ap[)réciation équitable et [)roron(l(\ il 



faut 



s adresser 



I 



hl. 



i nome m 



tell 



lirence (K 



l 



Herder. Dans son enthousiasme, (jui égale 



ce 



lui d 



un i)0( 



1 



te, il 



1 rendu iusti(H^ à Ai'istole 



J 



et à 



la ( 



jirecc 



aussi 



louvons 



le ï 



J 



haut 

ri 



ement due nous 



1 



\ivc auiourci nui; il a reconnu ic 



1 



l 



premier tout ce cpie leur doit a jamais la 



loit 



I 



science 



ans 



les d 



irec 



lion: 



iverses ciu ciic 



I 



II 



suit j)arini nous. lierd(M* était obligé de s{^ 



lOi'iier a 



lUMCiues 



mot 



s su 



r A ris tôt e, cl, à 



plus fort(^ raison, sur Thistoire naturi^lle; 
mais il l'a jugée mieux ([ue les historiens 
spéciaux de la philoso[)hie ; et dans les gé- 
néralités très-concises aux([uelles il était 
astreint, sa sympathie perspicace l'a mi(Mix 
servi que les études les plus savant(\s n'a- 



vaient servi ses contcMiiporams. (Idées sur la 
philosophie de riiistoire de riiumanilé, 
tome II, pp. 4Hj et suiv., trad. Kdg. (^)uinel.) 
Notre siècle a été plus attentif et plus 
juste que le |)récédeiU. Henri Kitter, Bi(^sc, 






PRÉFACF 



CLXXXVIJ 



Brandis, n'ont pas gardé le silence, ou imité 
le dédain, de leurs prédécesseurs. De 1 



eur 



temps, l'érudition avait fait encore de nota- 



bl 



es nroerrès; et en examinan 



t de pi 



us ores 



la philosophie d'Aristote, elle lui avait res- 



titu 



e sa niace 



1 



.1; 



ans 



l'histoire de l'intelli- 



<ï 



ence humaine, et une vie, que le xvui' siè- 
t cru lui enlever, en le détrônant, 



1 



cie aval 



)our 



lui substituer Bacon. Ritter, Biese, 
urtout Brandis, ont i)ris la peine d'analyser 



I 



oiiguem 



ent la zoologie d'Aristote, et de 



Itachi 



faire voir par cpiels liens elle se rattache a 
sa psychologie, et à sa conception de la 



nature c 



tdel 



C 



univers, ues analvsc^s son 



I 



tfait 



es 



avec le plus grand soin, et elles s'appuient 
touj 



ours sur 



des citations textuelles. Mais 
n peut V remarquer un défaut commun : 
II 



elles ne 



tiennent pas assez com|)te de la 
portée scientilicpie des monuments cprelles 
veulent faire connaître; elles ne montrent 
pas assez tout ce qu'a d'extraordinaire et de 
lorieux cette a[)parition soudaine d'une 



() 



science consommée, qui 



fait 



encore loi après 



tant de siècles. Sans doute, l'histoire de la 
philosophie ne doit s'arrêter qu'à des ma- 
tières qui sont de son domaine propre ; mais 
la constitution inébranlable d'une science si 



CLXXXVIII 



PRÉFACE. 



importante est philosophique, autant que 
quelque théorie que ce soit; et Ton peut 
croire qu'Aristote n'aurait [)as fait en histoire 
naturelle tout ce cpi'il a lait, s'il n'eut été 
philosophe. Recueillir une multitude de laits 
zoologiques, ou les (M)ordonner en un sys- 
tème réguliei', sont des chosc^s loil dilTé- 
rentes; et pour s'en convaincre, il sullit de 
se rappeler ce qu'est la com|)ilation d'I^lien, 
ou même celle de Pline. L'es[)iMt philoso- 
phi([ue ne si» tiouve, ni dans l'un, ni dans 
l'autre, non plus (pie dans tant d autres /oo- 
louistcs; au contraii'c, il éclate de la manicre 
la plus vi\e dans Aiistotc; et c'est là ce qui 
recommande la zoologie^ fondée [)ar ses 
mains, à l'histoire de la [)hilosophi(\ telle 
qu'elle doit être de nos jours, cl telle (pic la 
conq)i'(Mi(l xM. i^douard Zcllcr, Taulcur ac- 
com[)li de « la Philosoi)hic des (iiccs dans 
son développement histori(|uc ». 

Tl n'v^ a <>iicre de plus faraud lionneur poui' 
la |)hiloso[)hie, dans ses l'claticjiis avec les 
sciences, cjuc d'avoir cvcc Thistoire natu- 
relle; elle pourrait en être licrc, et c'est un 
titre (pielle ne doit pas trop aisément aban- 
donner, f^cs exemples cpie nous \cnons de 
citer prouvent assez (jue la pli il os opine a eu 



rUÉKACK. 



CLXXXIX 



parfois ce désintéressement, ou plutcU cette 
néglij^ence. Bien des philosophes croient 
encore connaître suffisamment Aristotc et 
Tliéophraste, sans avoii' lu, ni la zoologie de 
l'un, ni la bolanicpie de l'autre. C'est une 
erreur et une lacune grave. La philosophie 
ne peut jamais éle\cr pour elle-même la 
moindre prétention; et il lui importe assez 
peu, dans sa pérennité, (ju'on lui atti*ibue 
une juridiction plus ou moins large; mais 
c'est mal conq)rcndrc les choses cjuc de les 
mutiler; c'est faire tort gratuitement à un 
auteur que de l'étudier à demi. LMïistoire de 
la |jhil()sophie doit [)arlei' des Cai^ictcres de 
Tliéophraste à c()té de ses li\res sur les 
Plantes, comme elle doit |)arlei' de la Poéti- 
que d'Aristote, et de ses PiH)blèmes, à c(Mé 
de sa florale et de sa .Métajdiysique. Retran- 
cher quehpie trait d'une physionomie, c'est 
la fauss(M'. (Wiic inad\ (M^ance, l'cgrettable 
[)art()ut, l'est (^ncoi'c da\antage dans l'his- 
toire de la [)hilosophie. Connue Tobjet de la 
philosophie est de contenq)Iei* l'ensi^nble 
des choses et d'en scrutei' les principes, elle 
c>[ d'autant ])lus tenue d'étix^ conqjlète dans 
les détails (prelle s'efforcerait \ain(Mnent 
de l'éti'c pour le tout. 



I 



txc 



PHblKACE. 



Si les considérations qui viennent d'être 
présentées sur la zoologie d'Aristole onl 
quelque poids; si les fails sur lesquels elles 
s'appuient sont exacts; si l'on veut bien, 
d'autre part, se rappeler loutes les difficultés 
d'un premier pas, et rininiorlelle beauté d'un 
édifice que la science moderne admire de 
plus en plus, à mesure qu'elle le connaît 
mieux, on ne nous taxera pas d'exagération 
quand nous dirons (pie, de même qu'Homère 
est le [)remier et le plus grand d(\s poètes, 
Arislote est aussi le premier et le plus grand 
des naturalistes, a\ec celte difTéience, ce- 
pendant, que la poésie, étant exclusivement 
individuelle, peut d'un seul coup atteindre, 
comme elle Ta fait, aux limites de la perfec- 
tion, tandis que la science est sans bornes, 
comme l'est l'infini, incessamment poursuivi 
par elle et à jamais inaccessible. 

Jiiillfl iHHA. 



-*'*t 



n 



DISSERTATION 



SLR L'ArTHENTICITK 



ET SL'R LA COMPOSITION 



(le Vllistoirc des Animaux. 



Il ne peut guère s'élever de doutes sur l'authenti- 
c'ilé de rUistoire des Animaux; les témoignages qui 
ratlestent sont si nombreux et si graves qu'ils sont 
absolument irrécusables et démonstratifs. Mais il 
s'agit d'un monument (jui a plus de deux mille ans do 
date, et qui n'est arrivé jusqu'à nous qu'au milieu des 
péripéties les plus singulières ; il peut donc être utile, 
conmie pour tant d'autres débris vénérables de l'An- 
tiquité, de rappeler quelles sont les autorités qui, 
durant ces louf^ues et obscures successions de siècles, 
nous en garantissent l'existence dès les époques les 
plus reculées, et nous donnent la certitude que cel 
ouvrage vient certainement de celui à qui nous l'attri- 
buons, et que notre admiration s'adresse, sans 
aucune erreur, à (jui la mérite. 

Par bonlieur, il se trouve que, pour l'Histoire des 
Animaux, le premier témoij^nage qu'on puisse invo- 
quer est celui du plus illustre disciple d'Aristote, et 



cxai 



I)lSSh:UTATI()N. 



DISSEKTATION. 



CXCIH 



de son successeur immédiat dans l'école péripalé- 
ticienne. Théophniste, en commençant son Histoire 
des Plantes, présente des considérations générales 
sur les végétaux; et ces considérations sont absolu- 
ment calquées sur celles (jui précédent Touvrage 
dWrislote, inspirateur du }H're de la botanique, 
comme ii est lui-même le foiulateur de la zoologie. 
La ressemblance est frappanti» sous le rappiu't des 
idées, (jui sont identiques de part et (Fautre ; et cHe 
se produit jus(]ue dans les mots dont se scj't réli've, 
fidèle, dans les expiassions (pill emj)loi(\ aux ensei- 
gnements et au style du maîti'c incomparabh' (jui Ta 
formé. Ce rapprocbemcnt entre le début de rilistoirc 
des Plantes et le début de IMIistoire des Animairv, 
sorties toutes les deux d'une même pensée, <|uoique 
dues à des mains dillerenti^s. n'a pas été remai'qué 
par les pbibjlogues el p;ir b's liisloriens de ta pbihi- 
sopliie; mais il n'a pas écba]»pé à tous les naluialis- 
tes. et (Uivier n'a pas mancpu' de b' signab'r, (Lins ses 
Leçons du Colb'ge de l^'i'ance sur l'bistoii'edi^s sciences 
naturelles '. 

Le t'ait est incontestable poiii' qui veut jii'endre la 
peine de le vériber; et dans l,i (pieslion d'autbenti- 
cité qui nous occupe, ce fait doit être du [dus grand 
poids. 11 n'a d'ailleurs rien (pu' de li'î's-natuiel ; et il 
était assez simple (pie la mélbode inaugurée si beii- 

1. On ne [XMit pns cil. t les jwopro^ partih-s ,ie Cuvi.T. pui-iju.' le 
texte (le ce^ leçons, piihlire-- (railleurs avec xui as-^ciitinicnf , n'c^r 
(ju"iine rt'tlaction de M. Ma^nlrlcuic de Saini-Auv, (Taprc- *!«■> uot^^ 
plus ou moins cxael.'s de si«'noj:i'a{)lii(\ !)« Irmu. p. l'tl» iSil ; mais 
on ne jjeut pas avoir la nioindi-e iiiccrmude sur le fond de la pen>tM' 
même de Cuvier. 



I 



reusement par le maître pour les animaux fut, sous 
ses yeux et sous sa direction, appliquée au règne vé- 
gétal par son disciple. On sait avec quel succès Théo- 
j»liraste a rempli la carrière qui lui était ouverte. Ses 
ouvrages sur les plantes ont moins de célébrité que 
ceux d'Aristote ; mais pour l'histoire de la botanique, 
ils ont une valeur égale, et ils en sont la base non 
moins solidi^ et le germe non moins fécond. 

On peut donc aflirmei' que Théophraste connaît 
l'Histoire d(^s Animaux telle que nous l'avons aujour- 
d'hui, i)uisque le préambule de son Histoire des 
Plantes n'en (\sl qu'un reflet exact et une continuation. 
On sait (pi'Aristote s'était personnellement occupé 
de l)otani(pH^ et qu'il avait fait un ouvrage spécial 
sur les plantes: voir M. Valentin Rose. An'stotr/es 
Psru(k/jir/r(/j)/Hfs, p. ^2iy[ . On peut donc, sans injustice, 
lui rapporter la gloire d'avoir suscité cette nouvelle 
branche de la science, en confiant à un autre, diizne 
de le com[)rendre. le soin de la développer, d'après 
les principes qu'il avait déjà posés pour la science 
zoolo«:iqu(\ Mais Théophraste nous est un témoin 
d'autant plus précieux (pTil n'a point pensé à l'être ; 
il a simpbMuent imité un ini^omparable modèle; et 
après vingt-deux siècles, il appuie son maître auprès 
de la j)oslérité, en uv faisant que le suivre et en mar- 
cbant sûrement et modestement sur ses traces. 

Dans la recluMvlie (pii nous intéresse, il n'est pas 
possible de remonter plus haut que Théophraste ; et 
a})iTs lui, il faut francbir deux ou trois siècles environ 
pour rencontrer unautre témoignage, qui, pourn'être 
plus contemporain et pour être moins direct que le 



T. I, 



m 



CXCIV 



DISSERTATION. 



sien, a toutefois la plus haute importance. (Vest (acé- 
ron, familier avec les œuvres cVAristote, qu'il avait, 
dans sa jeunesse, étudiées à Athènes, les pratiquant 
toujours comme ratteste son traité de la Nature des 
Dieux, malgré les difficultés qu'elles lui offrent, et 
rendanthommageau Péripatétisme, puisqu'il n'hésite 
pas h faire d'Aristote le prince des philosophes, à 
Fexception du seul Platon. Diins le Traité des rapports 
des Biens et des maux ( de Fhfiùffs ho/torum et iiKtlo- 
rum, livre V,ch. iv, p. i04, édit. in-ii>. Victor Leclerc), 
Cicéron fait dire à un des interlocuteurs de ce heau 
dialogue, Pison, ([ui vient de faire un exposé très- 
étendu de la doctrine des Péripatéticiens : 

« Ils ont porté dans l'étude A(\ la nature un tel 
« esprit d'investigation (juc, à parler poétiquement. 
« il n'y a rien dans le ciel, ni dans la mer, ni sur la 
(( terre, dont ils n'aient écrit. Aristote a parlé de la 
(( naissance de tous les animaux, de leur manièr<^ 
« de vivre et de leur conformation; ïhéophraste a 
« écrit sur la nature des Plantes, et sur presque 
i( toutes les productions de la terre. - 

Il est évident (jue Cicéron entend parler de l'His- 
toire des Animaux, qui a hien l'ohjet (ju'il indique, 
puisqu'elle traite elfectivement de la conformation 
des animaux et deleursmo'urs. Cicéron périt assassiné 
par les ordres d'Antoine, une (piarantaine d'années 
avant notre ère ; Théophraste vivait deux cent 
cinquante ans avant lui. Dans rintervalle, lesoMivres 
d'Aristote avaient été exposées aux dangers (|ue Ton 
sait, passant d'Athènes à Chalcis, où l'auteur devait 
mourir; de Chalcis passant à Scepsis, oi^i les héritiers 



\ 



% 



DISSERTATION. 



cxcv 



de Nélée les avaient cachées: de Scepsis à Athènes, 
où les avait apportées Apellicon de Téos; et enfin. 
d'Athènes à Rome, où Syllales avait envoyées, et où 
Tyrannion,son hihliolhécaire, etAndronicus de Rho- 
des avaient essayé de les classer systématiquement. 
Mais rien ne nous autorise à penser que l'Histoire des 
Animaux, au temps de Cicéron, fut autre que celle 
qu'avait Théophraste, ou celle ({ue nous avons. La 
mention (|ue nous transmet l'orateur romain est bien 
générale, si l'on veut ; mais certainement elle con- 
cerne l'ouvrage aristotélique que nous possédons, et 
que nous admirons autant que lui. On pourrait, d'ail- 
leurs, cit(»r une foule d'autres passages de Cicéron qui 
se rapportent aussi à l'Histoire des Animaux, notam- 
ment dans le Traité dr la Nature acs Dieux, livre HI. 
ch. xLix, oO. ol . 

Avec Pline (;J3-79 après J.-C). commence une 
série de preuves d'un autre genre, très-explicites 
celles-là et plus matérielles, luiisqu'elles sont des ci- 
tations de très-nombreux passages de l'œuvre d'Aris- 
tote. IMine est un admirateur passionné du philosophe 
grec; et dans le Catalogue raisonné qu'il dresse de 
tous les auteurs qu'il a consultés, pour traiter son 
immense sujet, en dédiant son encyclopédie à l'em- 
pereur Titus, le nom d'Aristote revient à tous les 
«hapitres. Pline déclare qu'il compte suivre ce grand 
homme presijue constamment Vir qucin in Us inagwi 
scvaturm e.r parte, liv. YHI, ch. xvn, page 325, 
édit. et trad. Kmile Liltré). H ne peut parler de lui 
(ju'en l'exaltant par les plus vifs et les plus justes 
éloges \Sum)noiiioninidovtrina i:iru,\i\,, ibid. Tantus 



r\rv 



DISSKKT ATION 



cir in d net mut, \\\ 



X 



(il. ( xi\ , I». I i 



1 



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(ni^x >^ulttUit<itis, liv. Wll. cli. i.x.wii. p. 70^). de 



(\ csl ([lie rliiic s.iil .ipprccirr 



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ii'tM's aussi hit'ii (iiic 



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us pouvons les ap[»r(''('irr aujoiii'd liui. ri (pi il 
rcM'omniandc instMinnuMil (pTon nr se lassr jias de 
les (M'oulrr, coninic les plus cxacls cl les plus an('i(^ns 
bscrvateurs '>. X^'ccssaircmciit. Arislolc csl.à 



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liv 1 



exem- 



ple au eonstîil, il ne se hisse p.is non plus iW w suivie» 
dans les ([uah'.' livres (pfil ;i ennsiHiM's au l'i'mie 



iiniina 



I. A 

n 



n'es avtnr <h»iint' 



e scplicmc livr( 



lout 



entier a I homme, par hMpicl H (Munmenet^ ainsi ipic 
l'avait fait Arislole, il donm^ les (piatrc sui\;inls. du 



Vlir ;iu XI' eompi'is, à tous les animaux enniius de 
son temps, et d(M'rits a\anl lui. (-«^ (jin^ vaut la zooh^- 
i^ie parlieuli«'re de Pline, on la jn^iU'a plus tard, et 
ailleurs rpTiei. où ee n'est pas le lieu : à jUM'scnt ce (jui 
nous impfU'le, ee smit uni(|uement ses enquainls au 
naturaliste (pfil consulte, et les citations [['('"(pieiites 
([u'il en tire. Ouant aux (unprunts. il sulTira de dire 
([uc lMin(\ (jui attrilmc à Arislote une cimjuanlaine 
de \olumes sur h^s animaux, se propose el s(^ Halle 



(( d"abr(\u(M' cet (Uivraf;v c('d(d)re •. Il est donc tri's- 
concevable (pTil \ preiun^i tout moment, sans le nom- 
r, h^s détails où il entre; mais il nomme aussi lii'S- 



m€ 



souvent Aristole. Parmi ces citations miill ipliees (ui 
ce i^raud nom limire, nous ne nous arriMeroiis (pi aux 



1 



)i'incii>aies 



l* 



.1. 



Ya\ voici (|U(d«pies-unes, (jiie nous re|)ro(!msons 

dans Tordredes livres de lllisldire natmadie de IMme. 

Livre Vlll, cli. x, p. Wl^l, edil.et Irad. Littre. IMine 



; 



DISSKIITATION 



f XiVIÎ 



cite nonmu'menl Aristote sur la gestation des «'h''- 
[diants; et la citation léjKmd au livi'e V, cli. xii, 



S :î:>, d- 



il 



ishure ( 



les A 



nimaiix 



ns 



Livre Vlll. cil. xvii. p. :ii\j. id., il le cite sur la 
ut'slation des limmes; le passaua^ se retrouve da 
Aristole. livre Vf, (di. xxvm, J; 1 «4 2. 

Livre VIU, eh. xliv. p. o/).'). id.,il 1(3 cite sur Idivène 
1«^ passaae s(^ l'elrouve dans Aristote. livre Vlll 



en. \ii 



S-^ 



M(ine livi'e VIIL (di. i.xxxiv, p. o-ai). il le cite sur 



les sc(U'pHms. Le ]>assaui' se retrouve, en i^rande par- 
ti(\ si (a' n'est tout entier, dans Aristote, livre Vlll, 



cil. xxviii. ^ 



s w) 



II 



Livre IX. (di. vi, p. olU. id., Pline cite ro[>inio 
d'Arisiote sur la resjiiration des poissons. Le passai^(i 
se reti'oiive dans l'Histoire des Animaux, livre Vlll, 
1 



en. II 



.^ '1 



M(''me livre LX . (di. xxxix. [i. '>7i.id., Aristote est 
cil('' sur le m\ rus el la miir(Mie : et le passaue se re- 
trouve dans rilisloire des Animaux, livre V, (di. ix, i; i. 

JJvre X, (di. xv, jk /JOT, id.. Aristote est (dté sur 
les il)is (1 Li;y[»l(> ; et le passaue S(^ r(droiive dans 
rilistidre des Animaux, livre LX, cli. xix, sj 7. 

M(''nn' livi'c. UK'iue (diapitre, même pai;e. Ai'istote 
est(dt('' sur l«*s corbeaux. Le jiassai^c S(* retrouve dans 
riIist(Mre des Animaux, livre IX, (di. xxi. i^ \^. 

M(''ine livre, (di. rxxxv. p. 4lM, id., Aristote est cité 
sur les rats et bmr multiplication extraordinaire^.suivie 
d'une disjiarition non moins mvstérieuse ; Aristote 
est éualement cit('' sur les K'zards. Les deux passai;es 
s(» retrouvent dans l'Histoire des Animaux, le premier. 



r.xrviii 



DISSKHTATION 



DISSERTATION. 



CACll 



livre VI, ch. xxx, i; ! ; le second, livre V, eli. m, i; -J. 

Livre XI, eh. rxii, p. i()î), id., Arisloh» est air sur 
une (iiiestioii adniirahlemiMil ('tudiéc par lui, la voix 
des animaux ; le passade se retrouve dans rilisloire 
des Animaux, livre ÎV, cli. ix, ;:; 1. 

Même livre, eli. cxiv, id.. Aristole, esl cilé sui- la 
lontiévilé humaine: le passai^v se reh'ouve dans 
rilistoire des Animaux, livre II, cli. m, ;:; 19. 

Nous Unirons toutes ces citations, aussi exaetc^s les 
unes que les autres, par une deiaiière sur le lait de la 
femme, dans Pline, livre X\ VIII. ch. xxi. p. l>Gi>, id., 
et dans Aristote, livre VII, ch. vi, si I. 

Il faudrait être hien exigeant [)our ne pas se con- 
tenter de tant d(» preuves si claires et si péi'emploires. 
relies s'adressent, conune on (>eut s'en convainci'e. à 
tous les livres de Tllistoire des Animaux, presijue 
sans distinction. Jl n'y a que le di\i«'nn^ livi'c (jui no 
soit pas cité connue les autres; e! nous cm dirons un 
peu i)lus loin la raison ; ce dixienu' livre est notoire- 
ment apocrv[die. 

De toutes c(*s citations de Pline, nous devons tirer 
cette conclusion liéiUM'ale «ni'à la lin du nremiei' sièch^ 

' * 1 

de notre ère, l'IIistoin^ des Animaux d'Aristote est, 
sauf le dixiènu' livre, composi-e comm»' (die Test à 
cette heure, sous nos yeux, et (jue le natui'aliste ro- 
main Ta connue sous la fornn» où nous la c(mnaissons, 
après et connue tous les siî'cles (pii se sont écoulés 
d(q)iiiî? lors. 

A côté de Pline, nous j)ou vous consulter l*lular(pie, 
qui est son contemporain, puis P^lien, Athém'e et 
Antiuone de Garyst(\ (pii. autant (pi'on peut le sa\oir. 



V 



ont vécu dans le cours du nf siècle de l'ère chré- 
tienne. 

Plntarque. qui, sans faii'c précisément de la zoologie 
comme Pline, a cependant (*omposé un traité spécial, 
sur l'intidliuence des animaux, cite plusieurs fois 
Ai'istote en le nommant; et ses citations sont égale- 
nuMit exactes. Ainsi, au Traité des Opinions des phi- 
losophes, il soutient d'après Aristote que les enfants 
nés à sept mois sont xialdes. (Livre V, ch. xvm, 
]). 1109. édil. l'irmin-Didot.j On peut trouver ce pas- 
sai;!' dans rilistoire des Animaux, avec tontes les 
explications que cette question comporte, livre VIL 
ch. IV. ii^ 8 et 9. 

Dans le traité s[)écial que nous venons de rappeler, 
Plntarque rappoi'te encore, surla foi d'Aristote, qu'on 
a vu un rossiiznol a[)[n'endre à chantera ses petits; 
Plutar([ue, ch. xix, p. 1191, s< 3, édit. Firmin-Didot ; 
Aristote, Histoire des Animaux, livre IV, ch. xix, i^ 18. 

Dans ce même traité, Plntarque parle de ce vieux 
mulet, (jui, malgré son ài^e, aidait spontanément ses 
camarades. employés au transport des matériaux pour 
la construction du Parthénon, et à qui FAréopage 
assura par décret d'honorables invalides. 

A ces ditlèrentes citations de Plutarque où Aristote 
est nommé, on pourrait en ajouter bien d'autres, où il 
est fait à s(jn ouvrage de zoologie des allusions non 
éqnivo(}ues; mais d'aprè'S celles que nous venons de 
rapporter, on peut aflirmer que l'Histoire des Ani- 
maux est entre les mains de Plutarque, comme elle 
est entre ccdles de IMine, avec cette seule différence 
que Plutarque la lit dans le texte grec, tandis qu'il 



1 



i 



i 



ce 



DISSERTATION. 



n'est pas sûr que Pline piit la lire aulremenl que dans 
les traductions de Papirius e( de Trogue Pompée, 
selon la conjecture assez vraisemblable de Schneider. 
(Schneider, édition deTIIistoire des Animaux, lomc F, 
préface, p. xvu.) 

Elien, qui, selon toule apparence, vivait dans la 
seconde moitié du ni'' sièch; de notre cre, n'a pas hi 
prétention défaire de Thisloire naturelle bien séricujsc; 
mais développant la même pensée ([ue Plularque, il 
accumule toutes les anecdotes qu'il recueille, décote 
et d'autre, sur l'instinct des animaux, leurs nneurs et 
leur caractère. Il prend de toutes mains, et d'uiuî ma- 
nière assez confus(^ses récils bien souvenf invraisem- 
blables et puérils; il s'y complaît dans l^wcel lente 
intention de célébrer la boulé des dieux et la munili- 
cence de la nature, éclafant dans les (jualités et même 
dans les vertus des brutes, opj)0sées aux vices incor- 
rigibles de l'humanité. 

On pourrait relever dans Klien les citations (pTil 
fait d'Aristote en le nonnnanl, conune on vienl de le 
faire pour Pline ; mais ce soin serait asst»z fastidieux, 
après ce qu'on vient de voir. On peut laisser de cùlé 
toutes ces citations, (jui s'élèvenf à une vingtaine au 
moins, sur la division générale des animaux en vivi- 
pares, ovipares et vermipares ; sur le scare, \i\ seul 
poisson qui rumine; sur riiirondelle et son nid, d'une 
construction si habile ; sur le r()ssimu)l instrnisanl 
ses petits; sur le cbameau et sa mère; sur le che\al 
du roi Scythe; sur le Marticbore de (llésias; sur l'élé- 
phant; sur le lion; sur les abeilles, pouvant faire périr 
les plus grosses bétes sous les blessures de leur 



, 



1 



DISSERTATION 



(fi 



dard ; sur la guerre du cygne et de l'aigle ; sur le sens 
de l'ouïe chez les poissons ; sur les dauphins; sur le 
ulanis ; sur la mue des oiseaux; sur la lomiévité des 
chevaux, etc., etc. Mais si l'on peul négliger toutes 
ces citations, peu intéressantes après tant d'autres, 
il en est une qui exige une attention toute spéciale, 
parce qu'elle est presque la seule de ce genre que 
toute l'Antiquité nous ait transmise. 

En général, les Anciens, par bien des motifs qu'il 
est aisé de comprendre, ne peuvent pas apporter dans 
les citations d'ouvrages qu'ils consultent, la précision 
que les Modernes recherchent, et qu'ils regardent 
comme indispensable. Les Anciens se bornent à men- 
tionner le nom de l'auteur, sans indiquer le titre de 
l'ouvrage, et à bien plus forte raison, sans indiquer, 
pour cet ouvrage, ni le livre, ni le cliapitre, ni encore 
moins le paragraphe. Cette exactitude, qui fait grand 
honneur à l'érudition moderne, quand elle en use, 
était inconnue de nos devanciers ; et même aujour- 
d'hui, nous n'y somnn^s pas toujours aussi fidèles qu'il 
conviemlrait. Or, il se rencontre qu'J'^lien, pai'lant de 
la quantité énorme di' nourriture que l'éléphant ab- 
sorbe (juotidiennement, (De la Nature des Animaux, 
livre XVII, ch. vn, p. 282, édit. Firmin-Didot) cite 
expressément le livre Huitième sur les Animaux. Cette 
indication se rapporte en elfet au livn^ VIH, ch. x[, 
J:; 1, de l'Histoire des animaux; et nous verrons tout 
à l'heure qu'elle a une importance exceptionnelle 
pour établir l'authenticité du livre VII, et pour lui 
maintenir sa vraie place, contestée bien à tort, dans 
l'ensemble de l'ouvrage d'Aristote. 



CCII 



I)ISSi:UTATION 



DISSERTATION, 



CCI II 



Après Élien, nprès Plutarque, après Pline, on peut 
encore trouver dans Athénée, qui est aussi du nf siè- 
cle de notre ère, un très-grand nombre d'indications 
relatives à l'Histoire des Animaux, et au traité des 
Parties des Animaux, surtout en ce qui concerne les 
oiseaux et les poissons, halles se rapportent le plus 
souvent à l'ouvra'ie d'Aristote, tel (|ue nous Tavous 
actuellement, et tel qu'on le possède depuis tant d'an- 
nées; mais parfois aussi, elles semblent se référer à 
des ouvrages d'Aristole qui ne sont [)as arrivés jus- 
qu'à nous. Après tout ce qui précî'de, nous n'avons 
pas à nous arrêter à ces indications, qui m^ sont pas 
toujours très-exactes, non plus qu'aux singularités 
qu'a recueillies Anligone de Caryste, et (jui sont 
presque toutes plus extravagantes encore (jue C(dles 
d'I^^lien. A celte épo(iue, el dès la lin du m' siècle, 
riiistoire naturelle n'est plus comprise, dans cr 
qu'elle a de sérieux et d'utile ; (die est devenue l'objet 
d'une simple curiosité, qui est trè'S-rarement l'aison- 
nable. (i'est aussi vers cette époque que Ion peut 
])]acer le témoignage de Diogène Laè'rce, qui, dans 
son catalogue des livres dAristote, en compte neuf 
sjir les animaux, huit d'anatomii^ et un d'extraits 
anatomicjues ; Diogène La('rc(\ Hncc V, ch. hp. 1 IG, 
édit. Fii'min-Didol. 

Il sei'iiitbien inutile de pouss(n*plus loin cette jiiirl ie 
de la discussion sur rautlienticité de l'Histoire d<'s 
Animaux d'Aristoti^ ; elle est hors de toute contesta- 
tion. Au Moven-Ai;(s on a cet ouvniac dans un texte 
qui, sauf quelques variantes, est absolument le 
nuire ; les traductions de (iuillaume de .Morbéka au 



xui' siècle, et de Gaza de Trébizonde au xv*" siècle, en 
font foi. 

De l'authenticité, qui ne pimt faire question, il 
faut passer maintenant à l'examen de la composition. 
La recherche devient en ceci beaucoup plus délicate 
et beaucoup plus minutieuse. L'ensemble de l'ouvrage 
est authentique ; c'est un point acquis, de l'avis de 
tout le monde. Mais n'ya-t-ilpas bien des altérations? 
Les livres dont est formé(* riiistoire des Animaux 
sont-ils dans un ordre bien réuulier? En font-ils tous 
partie intégrante et nécessaire? Sans parler du dixième 
livr(\ dont personne ne nie la nature apocryphe, tous 
les autres livres sans exception doivent-ils être admis 
comme une œuvre b'aitime dAristote, et sont-ils 
tous à In place qu'ils doivent réellement occuper? 

Pour répondre à ces questions, qui se posent aussi 
naturellement (]ue c(dle de l'authenticité, il faut voir, 
en premier lieu et comme condition préliminaire et 
essentielle, quelle est rordonnance de l'Histoire des 
Animaux, non pas telle que des commentateurs plus 
on moins ingénieux, peuvent l'imaginer ou la refaire, 
mais telle qu'elle se présente à des juges impartiaux, 
d'après les données même du texte et d'après les in- 
dications de l'auteur. Il y a certainement un plan dé- 
veloppé et complet dans l'ouvrage d'Aristole: et bien 
(ju'il n'ait pas pu y mettre personnellement la dernière 
main, non plus qu'à aucune autre de ses œuvres, pré- 
venu par une mort violente, il a pu néanmoins, dans 
une première rédaction, montrer sa pensée dans toute 
sa port('*e, et faire nettement comprendre toute l'éten- 
due de son dessein, en abordant le vasti^ sujet de 



I 



^r^ 



ce IV 



DISSERTATION, 



riiistoire g-ériérale dos animaux, depuis l'homme 
jusqu'au plus chétif des insectes. 

Pour nous en assurer, il n'y a qu'un moyen : c'est 
d'analyser brièvement Tllistoin^ des Animaux, en 
suivant pas à pas les idées de Tauleur, dans la dispo- 
sition oii nous les trouvons, et où très probableineut 
il aura voulu les ranger. Après cette exact»? (*t impar- 
tiale analyse, on verra clairement si la pensée se tieni 
et se suit d'une manière méthodique et complète ; on 
si, au contraire, elle présente des lacunes, et si elh^ 
a subi des altérations qui la dénaturent. Laloiiifjue la 
plus ordinaire décidera ce (juil en es(. 

Yoici donc l'analyse fidèbî de Touvi'.me dWristoh*: 
nous ne hi ferons que jnslcment assez b3ni;ne pour 
qu'elle soit aussi intelligible et aussi nette que 
possible. 

Sans aucun préambule surToirp^t delà sciencealors 
toute nouvelle de la zoologie, rauleur entie immé- 
diatement en matière; traitant des parties similiiii'(\s 
ou non similaires, dont s(^ compose le corps de rani- 
mai et expli(|uanl ce ([u'il entend par là. Ainsi les 
pai'ticules du sang sont toujours du sang, et elles se 
ressemblent dans une parfaite identité entre elles ; an 
contraire, la])arti(^ qu'on appelb^ dans riiomme par 
exemple, le visage, ne se diyise pas en visages; le 
visage, partie non-similai^(^ se divise, en nez, bouche, 
menton, joue, yen.v, front. Les j)arties similaires et 
non-similaires se trouvent dans tous les animaux sans 
exception; et les différences ne portent (\uc sur la 
grandeur ou la ténuité do ces parties, sur b^ur 
position, et sur l'analogie, qui parfois remplace lares- 




{' 






DISSKRTATKIN, 



( cv 



semblance proprement dite. Des différences plus pro- 
fondes entre les animaux tiennent à leur genre de 
vi(% à leurs actes et à leur caractère. Les uns vivent 
surteri'e; les autres dans l'eau; les uns sont immo- 
biles; les antres sont doués de mouvement; les uns 
volent ; les autres marchent sur le sol ou y rampent; 
les uns ont des ])ieds; les autres n'en ont pas; les uns 
vivent en ti'oupes; les autres sont solitaires; les uns 
ne quittent pas les lieux (pi'ils habitent ; les autres 
émigrent; les uns peuvent être apprivoisés; les autres 
restent sauvages; les uns ont une voix, les autres 
sont muets; les uns sont doux; les autres sont féroces; 
les uns hivernent ; les antres n'hivernent pas; ils ont 
cbacMin leur instinct particulier; mais l'homme seul a 
h; jn'ivilège de la raison aidée de la volonté et de la 
mémoire. 

Api'ès avoir fout d'abord tracé cette es(piisse géné- 
rah' et donné cet avant-goùt, expression dont l'auteur 
Ini-iiiènie a soin de se servir, il annonce qu'il revien- 
dia, avec plus de précision, sur chacun de ces sujets; 
el (juaprès avoir constaté les faits, il en exposera les 
causes théoriques. Mais en attendaFit, il complète ce 
})reniier a[)ercu, en établissant que la plupart des ani- 
maux ont des organes spéciaux pour prendre leur 
nonrriluie et en rejeter le résidu inutile; que tous 
sans excejition ont la faculté de sentir; que les uns 
sont vivipares, tandis (jue les autres sont ovipares ou 
vermipares; que les uns ont du sang et que les autres 
n'en ont pas, etc.]^]nfin,il ajoute que, comme les espè- 
c(^s d'animaux sont excessivement nombreuses, et 
difliciles à connaître, il croit devoir commencer cette 



CCVI 



DISSKKTATION. 



DISSi:i{TATI()N. 



( ( \ ! ! 



étude ])ar celle de Tliomnie, riioniiiie nous éhuil le 
mieux connu de tous les animaux. Il décrit donc les 
parties extérieures et ]>rinci[)ales du corps de Thomme, 
le visaiie, l'oreille, le nez, la langue, les mâchoires, 
le cou, lo ventre, les membres supérieurs et infé- 
rieurs; puis, il passe aux parties intérieures, (pf il fait 
comprendre à laide de dessins analomiques, joinls à 
ses explications. 

Ici, linit le [premier livre, qu'on peut à juste titre 
rei;ard{4' comme Texposé du plan de Touvrat'-e entier. 

Le second livre i)oursuit la description des parties 
du corps humain, dont on rapproche les parties ana- 
logues du corps d(\s animaux, 'loutes ces ])arties, 
extérieures ou intérieures, sont de celles qu'Aiistote 
a nommées non-similaires, c'esl-à-dire (jui ne peuvent 
pas se subdiviser en parties send)lahl(\s à rensemhic. 
Puis,aprèsavoir traité à fond des parties non-similai- 
res, il passe, selon les indications du premier livr(î 
aux parties similaires, qu'il étudie avec h» même soin : 
le san-, av<H' t(mt le système des vaisseaux (pii lo 
contiennent; les nerfs, confondus avec les musch^s; 
les fibres; les os; les cartiîa-es ; les ongles; les poils; 
les membranes; la chair; la graisse; le suif ; la moelle; 
le lait; la liqueur séminale, etc., etc. 

(restrobjet du troisième livi\' ; mais comme jusqu'à 
jtrésent, on ne s'(»st occupé (}ue des animaux (jiii out 
du sang, il tant fnire les mêmes études surl(\s animaiix 
exsangues, molliis(|ues, criisfac/'S, lestacés et insec- 
tes; avec eux, on tinira la desci'iption (h; toutes les 
parties externes et inlerues. similainvs e( noii-sinii- 
laires, de la série entière des animaux. D'ailleurs, on 



■*■ è 



i 



complétera tout ce (pii vient d'être dit en parlant des 
sens, de la voix, de la veille et du sommeil, <d des sexes. 

La question des sexes amène celle de la génération ; 
et Fauteur en abordant cette recherche capitale, fait 
une déclaration dont il faut tenir le plus grand compte, 
puisqu'elle éclaire et règh) la marche qu'il compte 
suivre jusqu'au bout de son ouvrage. Voici ses pro- 
pres termes (livre V, ch. i, j:; ±) : 

« Puisfjue l'on a d'abord divisé et étudié les animaux 
f( par genres, nous tacherons de suivr(3 ici la même 
(( marche dans cdU' nouvelle exposition. Nous y met- 
« trous cependant une dilférence; antérieurement, 
^< nous partions de l'homme pour connaître et décrire 
(( les ])arties des aninuiux; maintenant, au contraire, 
« nous ne parb^'ons de l'homme qu'en dernier lieu. 
« [larce qu'il (wige intiniment plus de détails. » 

En effet. Fauteur se conforme, de point en point, à 
cette indication expresse; et reprenant la série ani- 
male à l'inverse, il décrit toutes les variétés de la 
génération chez les mollus(]ues, les crustacés, les 
insectes, les animalcules les plus pi^tits, chez les pois- 
sons, les oiseaux, et enfin chez les quadruj)èdes. 
1'(tutes ces matières remplissent le cinquième et le 
sixième livres, avec un nombre prodigieux de détails, 
sui' les accouplements, leurs modes et huirs saisons 
diverses, sui' le frai des poissons, sur les nids des vo- 
liitiles, sur le développement de l'œuf, observé jour 
}»ar jour, connne nous essayons encore de le faire, sur 
la gestation, sur la ponte, sur l'élevage des petits, etc. 

Puis, l'auteur rtmiplissant scrupuhMisement la pro- 
messe qu'il vient de faire, passe à la génération de 



> 



ce VI II 



DISSEUÏATION. 



DISSKHTATiox 



rhomme, et il se complaît à lui consacrer, comme au 
premierdesanimaux, un livre tout entier, le septième, 
sur lequel nous aurons à revenir tout à l'heure. 

Arrivé à ce point, Aristote n'a pas encore rempli 
tout à fait le cadre qu'il s'est tracé dès le premier 
livi'e; et après avoir étudié ce qui regarde la confor- 
mation et les" organes des animaux, il lui reste à étu- 
dier l(Hirs moMirs, leur caractère, en un mot leur 
manière (U; vivre. (Test là l'objet des deux derniers 
livres, le huitième et le neuvième, qui sontpleins des 
observations les plus curieuses, et b's plus vraies, sur 
rintluence des milieux où viviMit les animaux, terre, 
eau, air; sur leur nourriture, solide ou li(juide ; sur 
leur façon de s'af)reuver ; sur leurs mignitions. selon 
les saisons et la températun^ locale; sur leur hiver- 
nage et huu' retraite; sur h'urs guerres; sur leurs 
instincts divers, parmi lesipiels se distingue Tiiidus- 
tri<? de qu(d(]ues inscntes, et notamment riudustrie 
des abeilles, objet, de Li part d<' l'auteur, d'une mer- 
veilleuse étude, digne préliminaii'e de c(dles dMlubei' 
au début de ce siÎM'le ; sur b^s effets de la casti'ation; 
sur la mue de (|U(dqu(\s espèces, etc., etc.; le tout 
entremêlé de portraits d'animaux, (|uî font déjà [)res- 
sentir les clnds-d'o'uvre de notre Huffon. 

Tci, s'arrête l'ouvrage d'Aristote, puis<juele dixième 
livre ne saurait lui être attribué en aucune façon. 

Voilà ranalvse succincte, mais suffisante, de l'IIis- 
loin*, des Animaux dAristole. FJle nous montre, avec 
une irrésistible évidence, toute la pensée de l'auteur 
(^t l'ordre certain dans lequel il a voulu la présenter. 

Des doutes se sont cependant élevés; et l'on a pré- 



f 



,-# 



et iX 



leiul.i (ir.pl.icT le sepliiMiie livre, qu'on voudrail relé- 
K'K'r iijiii's le iK'iivièinc. Il es! parfaitement vrai que, 
''■iiis les maiiiiserilsetnième dans la traduction do 
«iiiiliaunie de .Morhéka, c'est toujours après le neu- 
vième livre ,ju,. le septième ,.st placé; mais c'est Gaza 
qui le jucmier a remis le septième livre à son rang, 
d'ajirès 1<. passage ilécisifdu einquième livre, quenous 
venons de citer. On ne doit pas hèsiler à suivre Gaza, 
qui Ini-mème ne fait que suivre Aristote. Depuis le 
XVI' sièrle. tous les éditeurs, sauf les plus récents, ont 
laissé le septième livre au rang (|ue (iaza lui avait 

'^^^'•-'"■- "^ "' I '"iis(m ; et l'on ne ])eut que les 

imiter, si Ion v,miI lire l'Histoire des Animaux dans 
I ordre ,|ue l'auleur lui a diinné. On ne comprend pas 
le seplirm,. livre aprrsle neuvii^me livre, tandis qu'il 
l'sl la suite parlaiieuient régulier,., et le complémeni 
fUlendu. des cinquième et sixième livres, qui le pré- 
'■'•'l''"'- ■'■"lit ce qu'on ]HMit concéder, c'est qu'en l'IVet, 
'I V a dans ce septième livre, comnu. dans quelques 
autres ].assages, des expressions qui ne paraissent 
pas assez aristotéliques. Le slvie .l'Arislote lui est 
l''ll''inenl par(i,-ulier qu'on peut n.connaîlre sans 
IM'ine. et d'un sinq,le eoup d'oeil, re qui s'en éloit;ne 
••l !'■ di'pare. .Mais d'ahord ces nuances de langage ne 
sont pas plus fré,pH.nt..s dans le sej,liem.. livre que 
dans plusieurs autres endroits de l'ouvrage; même 
y fussent-elles Ijeaucoup plus noml)ren.ses, ce ne 
serai! pas un motif jn.nr écart. ^r re livre, et le traiter 
à peu près e,nnnn. on traite le .lixième. dont personne 
ne saurait défendre laulhentiriié. Autant le fond de 
ce l.vie dixième est peu digne d'Aristote. autant la 



T. 1. 



n 



' •«'•v, 



ccx 



DISSKUTATION. 



p(3nsée (lu septième porlo l'cmpreiiilo irréciisabhî (1(^ 
sou puissant génie. Aujourd'hui même, noire science, 
quelque avancée qu'elle soit, ne sait j)as eucor(» lout 
sur la génération de riiomme; el celte mystérieuse 
fonction a toujours bien des obscurités pour l'anato- 
mie et la physiologie contemporaines. Aristote ne 
savait pas tout ce que nous savons ; mais ses obser- 
vations, sagaces, étendues, jiatientes, lui avaient ap- 
pris déjà bien des choses. 11 ne suffit donc pas d'a- 
vancerqueb^ septii'Uie livre n'es! pasde lui ; il faudrait 
encore pouvoir nous dire de (pii il est, et nous révéler 
Fexistence d Un génie de plus jiarmi tous les hommes 
de génie qui; la (Iri'ce a enfantés. Si le septième 
livre n'est pas d'Aristote, (h; qucdle main esi-il sorti? 
Et qui pouvait dans celte hante antiquité' [larlei* de la 
génération humaine comme le sej)tiJ'me liviH» en 
parle? Personne à noti'e connaissance, si c(.' n'est 
peut-être, beaucoup [)lus tard, un médecin t(d (jue 
Galien, qui aurait pu menu; en savoir encore un peu 
davantage. Mais a-t-on jamais pensé (pie le médecin 
de Pergame, contemporain de Marc-Auivle, ail mis 
la main à l'Histoire des Animaux? 

II ne faut pas non plus oublier par qu(d lien le 
septième livre se ratlaclu; étroitement à Tieuvre en- 
tière, d'après le livre cii\(piième; et combitMi la pen- 
sée arislotéli(|ue serait [)rofoiidément nuitilée. s'il 
n'avait été rien dit sur la génération de ranimai pri- 
vilégié, qui s'ajqielle riiomme, 

A ces preuves tirées du contexte et du raisonne- 
ment, il faut joindi'e celle que nous avons annoncée, 
et qui s'appuie sui' la citation du huitième livre par 



DISSKHTATION. 



r.cxi 



Klien. Si dès longtemps, c'est-à-dire au ni' siècle de 
l'ère chrétienm\ le huitième livre est déjà à la place 
(ju'il garde pour nous depuis Gaza, c'est que le sep- 
tième, tel que nous l'avons aujourd'hui, le précède 
dans l'ordre oii l'auteur l'a mis, et où nous le mettons 
avec lui, })Our lui obéir, el pour obéir aussi à la né- 
cessit/' de la logi(pH\ 

Si, du septième livre, nous passons au neuvième, 
nous rencontrons de nouvelles objections, qui ne 
vont pas jusqu'à nier l'aulhenlicité de cette partie de 
rilisloire des Animaux, mais qui tendraient à l'éli- 
miner de la contexture de l'ouvrage entier. Ce qu'on 
doit avouer à l'égard de ce livre spécial, c'est qu'il y 
a du désordre dans la succession des chapitres, ou 
plutôt que ces chapitres peuvent paraître assez pro- 
bablement n'être (\nc des notes, accumulées à la suite 
de l'ouvrage, sans autre intention que de ne pas les 
perdre ; mais comme, dans ces notes, il y a, entre 
autres morceaux très-remarquables, cette grande 
élude sur les abeilles, il est impossible de récuser ici 
la main du maître: el ainsi que plus haut, on peut 
demander encore à qui cette étude est due, si elle 
n'est pas d'Aristole lui-même. L'Autiquit»' l'a cru, et 
nous nous décidons à le croire avec elle: non seule- 
ment le neuvième livre est authentique: mais encore, 
sans se rattacher très-directement au reste des livres 
précédents, il les complète sur bien des points, oii il 
serait fort regrettalile que l'auteur eùl gardé le si- 
leiu'c^ Ge sont des fragments, et comme des pierres 
d'attente que l'auteur aurait employées dans la con- 
struction générale de son monument, s'il avait pu le 



c.c.xu 



DISSKHTATION. 



revoir cf racliever, coin me il en avait sans don te Tin- 
tent ion. 

L'histoire (h^s manuscrits et de !a hil)liotlir<jiir d\\- 
ristote, d'apri's les récils de Slraljoii et de INiitar<jiic. 
a ctc si souvcMit racont(M' de nos jours <ju\)!i peut 
la croire présinite à tontes les inémoiics. et (jirii iTcst 
guère besoin de la ré[)éter une fois de pius. Mais il 
faut se la rappeler toujoui-s, axcc ses piiucipaux ç[)i- 
sodes, quand il s\ii;il de ju^cr une oMivre aristotéli- 
que, soit dans sa totalité, soit dans ses détails. Il muis 
est impossible de connaîtr<' avec <juel(|ue ju'(''cision 
deux points essentiids : le preniiiM', d;nis (jucl élat 
Aristote avait laissé ses m;inuscri(s à Tbé(q)lir;îste. cl 
dans quel état, d(nix sic(des plus tard, Apellicfui (b; 
ïéos les avait trouvés dans la bimeusc cacbett»' de 
Scepsis ; en second lieu, il nous est également ini- 
possiWe de savoir à (pnds remaniements (uil ab(Miti 
les travaux de Tyrannion et d'Amlronicus dv Hbodes. 
Il est avéré <pu' ces remanienn'uts n'ont ])as él«'' fort 
heureux; et il suffit, poui- en être pleinement cou- 
vaincu, (b^ penser au désordres où sonl encore la plu- 
part des ouvrages du jdiilosophe. Sauf l'Organon et 
la Physique, pas un seul peut-être n'est aidnné, ou 
n'est en ordre; pas un seul n'a été terminé par bau- 
tcur lui-mém«\ Pour qu(d(|ues-uns, il a été j)ossible 
à la philologie» de notre tfnnps de rétjiblir um» régula- 
rité très-vraisemblable, d'a[U'ès les indications du con- 
texte ; mais pour la plupart, cette restauration tou- 
jours très-scabreuse est impossible, par exem]de la 
Métaphysique, pour laquelle le mi(Mix est encore de 
la laisser dans le chaos oi^i elle est presque tout en- 



i 



i 



DISSERTATION. 



ce XI II 



tière. ('/est le parti qu'il faut prendre aussi pour IMlis- 
loire des Animaux, avec d'autant plus d'assurance 
(jue ce désordre y est bien moindre, et qu'un très- 
petit nombre^ de parties y sont endommagées. Les 
ruines sont tri's-limitées; et le monument presque en- 
tier est d'une construction irré])rochable. 

Il ne faut donc pas changer la succession des livres, et 
]\ni doit laisstH' le neuvième là où il est, comme on doit 
y laisser aussi le septic'me, qui occupe sa place actuelle 
depuis cinq siècles à peu près, par les raisons que 
nous avons énumért''es et fait valoir. Une concession 
(|u'on doit fair<' aux philologues qui ont criti(jué la 
disposition présente du textt^ de l'Histoire des Ani- 
maux, c'est (lu'il s'v rencontre cà et là un assez i»rand 
nondire d'interpolations. On peut les découvrir pres- 
que à coup sur, parce qu'elles interrompent générale- 
ment la suite des pensées, (^t que la rédaction en est 
d'ordinaire assez peu correcte. Dans la majeure partie 
d(vs cas, on doit croire que ce sont des notes mises à 
la mai'ge par des lecteurs, curieux de joindre leurs 
remarques j)tu'sonnelles aux savantes observations 
(.rArislot(\ ou par des c(q)istes inattentifs, qui ont 
chargé le lexl(» primitif de C(»s additions étrangères. 
A (}ui ap]»arlienn(Mit-(dles? J^]st-ce à Tyrannion, ou à 
Andj'onicus, cpi'il faut les faire remonter? Sont-elles 
])lus récentes? ()nt-(dles j)récédé ou suivi le siècle de 
Pline et de Plularque? (/est ce qu'il est absolument 
impossible de décider, puis(pie les plus vieux manu- 
scrits de nos bibliollÙMpu^s ne paraissent pas remonter 
au delà du dixii'ine siècle de notre ère. Ils ont tous 
déjà ces additions, reçues des copistes antérieurs, 



i t 



il 



CCXIV 



DISSKUTATION. 



dont aueiiu iTa dit à ({ludlc. sourci^ il les (leinandait. 

Toutefois nous pouvons ikuis l'assurer à l'éuai'd 
de ces iiiter[>olatioiis ; elles sont si léL;ères el si re- 
coniiaissables (jue, loin de nuire à r(eu\ re (dle-mènie, 
elles la relèveraient [dutol, si elle avait besoin d'être 
relevée par un t(d eonti'asle. (les intrusions sont à 
peine sensibles, et Ton ne s'en apereoit pas plus 
dans ITIistoire des Animaux qu'on n'apercevrait, 
dans un bâtiment colossal, (pn'hpH^s petites pierres 
mal jointes, qui seraient d'un écbantillon et d'une 
matière hétéroclites. On a beaucoup exagéré rell'el 
de ces interpolations et leur étendue; (juant à nous, 
elles nous paraissent à peu près insi^niliantes; on 
fait biiMi de les dénoncer partout où elles ont été faites 
})ar des mains maladroites; mais il n'y a pas à s'y 
arrêter [)lus (pTil ne convient. 

En résimié, Tauthenticité de 1 Histoire des Ani- 
maux étant certaine, et la composition étant ce (ju'on 
vient de dire, il reste à se demandtvr si l'ouvraiie est 
complet, ou s'il manque (ju(d(}ue chose au dévelop- 
pement systématiques de la pensée d«* l'auteur. l*our 
notre part, nous n'hésitons pas à croire qu'Aristote a 
dit, dans sa i^^rande œuvre, tout ce (pi'il avait à dire; 
et nous ne voyons pas ce qu'il aurait pu y ajouter, si 
ce n'est dans d'autres ouvrai^es non moins beaux, 
comme la Traité de la (iénération et le Tiait('' des 
l^arties. Dans l'ilisloii-e i\o<^ Animaux, il a parcouru, 
sans exception, tous les sujets <|u'il s'était pro])osé 
d'étudier, et (pi'il avait [)ris soin d'annoncer lui-même 
à ses futurs lecteurs. (Jue pourrait-on vouloir de plus? 
(Jue serait-on en di'oit de lui demambu" encore? (le 



DISSERTATION. 



CcXV 



qui (>sl vrai et ce qu'on ne peut nier, c'est (jne Tou- 
vra"(' huit un }>eu in«q>inément, et qu'avec nos habi- 
tude< actuelles nous ])Ouvons trouv(n^ qu'il y manepie 
une c(UU'lusion t^énérale, récapitulant, à larges traits, 
toutes les étudias antérieures, et marquant nett(Mnent 
le but poursuivi, etatteintajjrès une marche régulière, 
au prix des observations les plus longues et les plus 
sauaces. Mais si ce sont là les louables liabitudes des 
Moderm^s. ordonnant «linsi leurs pensées et leur style, 
ce ne sont i>as celles des Anci(Mis; les Umv imposer, 
c'est tnqi exiger d'eux; et ils nous ont déjàbien assez 
donné, et nous avons déjà bien assez recn de leur 
initiative, sans vouloir encore leur demander cette 
méthode rigoureuse, qui est le fruit d'une expérience 
(pi'iis ne pouvaient avoir autant que nous. En tout cas, 
Aristole aurait une excuse toute personnelle, sa mort 
prématurée, qui a ravi à la plupart de ses œuvres une 
perhMlion de forme (lu'il était jdus capable que per- 
sonne de leur assurer, s'il eût vécu davantage. Il n'y 
a pas d'esprit plus scientifique que le sien; sous ce 
rapport, personne ne peut lui être égalé, de l'aveu 
même de tinis les savants les plus compétents, ses 
successeurs ou ses émules. S'il manque quelque chose 
à l'Histoire di^s Animaux, ce ifest pas lui qu'il faut en 
accuser; c'est cette fatalité aveugle qui ne permet 
jamais à l'homme de faire tout ce qu'il projette, même 
quand il appm'te à ses résolutions la volonté la plus 
constante el les facultés les plus énergiques. Aristote, 
malgré tout son génie, en a été la victime, comme 
tant d'autres, encore plus malheureux que lui. Ses 
u'uvres n'(mt pas péri tout enti^'res, et ce qui en est 



> 



{( xv 



niSSKHTATlON 



resté a siifli, loul ii la f 



tioii di 



<'i^, 'd s<i gloire (»( à 1' 



insli'iic- 



ui;(Mire hiiiiKiiii. l»arnii h 



es Li:vii]\{ 



Isl 



peut se llatt(4' d'avoir 



lomiiics, (INI 



eu iiuc ( 



lrs( 



Coutcutuus-nous donc de |, 



nice nuMllrurc 



tu ire d 



es Aniuiiiux 
t 1 



[r\\ 



« eouipositiou de i'Ilis- 



e qu elle est .letuelleuienl enl 



l'c 



nos mains, et bien (}u'elle doiv 



e nous s(4n])lei 



utisf; 



lisante à «[lU'hjues .'-iuds, ne ! 



J 



M'U 



noire estime, ni jh>lre recoi 



m memi-eons, ni 



luaissaïKMv 



Toutes jes ju'euvcs (rauthenlicil 



d'éiiumf'rei' liist 



• ' <|ue nous venons 



orKim'uienl son( d,^ celh^s (ju'on {»eut 



ippeller exlnnsfMjurs, cVsl-à-dire (,ne. depuis T| 



l)hraste jus(|u'à (i.i/a, ell 



H'o- 



1( 



<'s sont foules, nud-iV' | 



eui' 



valeur leelle, etr.in-rrcs à Arishdc I 



ui-nu'nie et à ses 



ouvra.-es les plus .•iu{lien(i(pH's. ALiis il est huit 



n'iii 



•'i»^'*' <!<' preuves ,jni rm.inen( d<' lni p,'rs(Min.||e- 
ment, et qu'on prut reciu'illir d.ins h^s d 



eux (r.n'lrs 



pu, plusieurs lois annonces dans Tllisloire des A 



ni- 



maux, en sont la siiile uf' 



eessaire et inconlestéc ( 



es 



eux trailés soni crux di^^ Pai'lies i\(^<. \ 



la( 



uunaux et de 



iéiiération des Anim; 



cï 1)011 tilr 



aux, ce (lei'mer pouvant ]»<isser 



e jxuir \r cliet-d (euvi'e zoolo-iijiu' du pliih»- 
sophe -rec. Or, d;nis Tun el Taulre de ces traités, 

uimaux esl expressf'uient nomm 



rilist 



oire ( 



les A 



i quinze ou seize reprises, rt pres(pie toujou 
'ompa-nie des Traités spéciaux d'Anal 



ec 



rs en 



omie. ipii nin 



leureusement ne sonf [.as parvenus jusqu'à i 



lou.s, a 



noire très--rand re-re! 



T 



reliant d'ahord par ordr 



sentent dans le Trailé des Part 



«' les citations qui se pré 



rJïist 



liti 



oire c 



les A 



1''^ , <ui rencitiitrc 



e( 



o:i 



I 



an; 



kavel 



nimaiix iiomine(% Inic II. ch. i, p. j<>^ 
i ])i'opos de retudc (lui v a été 

i. «y 



I 



niSSKHTAÏIOX, 



Cl XMI 



co 



nsacré(^ aux parties essentielles de 1 animal, dont o 



II 



a jtrécisé la nature et le nombre. C'est 



en e 



ffet 



à cet 



(^xposé que 1(^ premier livre de ITIistoire des A 
<i été donné tout entier. J.(^ Traité des Part 
]u'opose d'entrer dans des détail 
chacun des or-anes dont Tlfistoire des A 



111 maux 



les se 



s, (Ml ee qui coneerne 



ni maux n a 



•1. 



]ui parler (pie a une manière i^énérale et sommai 



vr. 



l 



n peu plus loin, dans C(^ m 



cme secon 



d 1 



ivre (l«'s 



l*arties (livre II. ch. xvn. p. -Jl), édition Lau-kavel 



il est (piestion de ror-anisatioii de la 1 



anuue des ani- 



maux et par suite de leur voix; et 1 



on s'en réfère à 



ce (iiii a ( 



té dit 



II!' ee sujet dans l'Histoire des Ani- 



maux ; ce p.iss.iue est exactement dans le IV*' 1 



ivre de 



eelte histoire. c!i 



IX, S:< 1 et J 



Dans le livre III, cl 



i. V, j). M, UKune édition, on 



renvoie, pour le système général des veines dans 1. 
corps humain, à la théor 



ie exposée dans 



les l 



ivres 



d'Anatomieet dans l'Histoire des A 



nimaiix. Ce der- 



'^(\ à défaut dv l'autre, qui est perdu, d 



nier omra 

cette théorie tout au loua, livre 111, cli 



onne 



1. Il, §v5 z et sui- 



vants, 



Livre IV, ch. viu. p. 117, ibid., les Livres d'A 



na- 



toiiiie et l'Histoire des Ai 



uinaux sont cités simultané- 



ment a propos i]e<^ crabes et d(^ leurs pinces. On peut 



voir en ellet ce 



(ju'eii dit l'Histoire des A 



nimaux 



S l^ 



livre IV. ch. II, ,:;,:< -i et 15. et ch. iir 

Liiliii. dans ce même livre IV du Traité des P, 
ties, (ui renvoie aux Javres d'Aiiatomie el à THist 



ir- 



oire 



des A 



la 1 



iiimaux, pour ce (pu concerne les menstrues el 



i(]ueur séminale. Ce sont la d 



lot 



eux sujets qu'Aris- 



e a exposés tout au loui; dans ITIistoire des Ani- 



> 



(CXVIH 



DISSKIITATION 



maux, sans romptcr ses (k'IaircisseiiKMils aiiatomi- 
ques, livre IIl, eh. xvit, ;:;?^ 1 et suiviints, et livre YII, 
eh. 1, i^ \'2, et eli. ii, ?;>; 1 el suivants. 

Voilà i\i\]k cinq eiUilions (hins h^ S(MiI l^raité des 
Parties. CeUes qu\)n peut tirer du l'raité de la (léné- 
ration soni d(Hi.\ fois jdus nombreuses, el ne sont pas 
moins nettes. 

Traité de hi (lém'ration (h^s Animaux, livre 1^ > ^^ 
paue 46, édil. et Irad. Auberl et Wimmer, l'auteur, 
parlant de l'organisation des testicules dans les ani- 
maux en iiénéral, s'en réh're [)oui* plus de piécision 
à rUisloire des Animaux, où en «dlel ce sujet est 
lonuuement étudié, livii' I, ch. x, ^ T) : et livre 111, 
eh. I, ^iî 7 el --n nvcc des références si>écialrs aux 
Livres d'Anatomie. 

Même livre de la (lénération, il est parlé de n(Uiveau 
destesticuh^s, i:; 10, p. 18, il)id.;d(^ nouveau, on allé-ne 
lllistoire des Animaux; el le détail particulier d<»nl 
il s'af;it s'y tronve, livre 111, <h. i, ?; Ui. 

Même livre, S 84. ]>. lOO, ihid., l'Histoire des 
Animaux est nommée encore à [U'opos des menstrues ; 
et en ellel elle traite ce sujtM, livre 111, v\\. xiv, i; 9. 

Même livre, i; :2(), p. :i8. ihid., les Livres d'Ana- 
tomie et l'Histoire dv> Animaux sont nonum's à [U'o- 
î)OS des matrices; et (■•'tte discussion se trouve dans 
l'Histoire des Animaux, livre Hl, ch. i, i;^ iri et i>:2. 

Livre H du Traité de la (iéuération des Animaux, 
t<()-i, p. [^j^, ihid., on s'en réfère aux Livi'cs d'Ana- 
tomie et à l'Histoire des Animaux, pour la theoi ie du 
saui;, qu'on peut lire dans cette hisloii'e, liviv 111. 
ch. n. iiî:; il et suiv. 



l)ISSr:RTATION. 



cr.xix 



Autre citation des Livres d'Anatomie et de THis- 
toire des Animaux sur la même théorie. Traité de la 
(lénération, livre 11, J; 116, p. 196, ihid. : et l'Histoire 
des Animaux, livre 111, ch. ii, m. iv. 

Traité de la (jénération des Animaux, livre IH, 
s; Ir), p. ±20, on renvoie pour la fécondation spontanée 
des (JHifs de poissons à l'Histoire des Animaux, où 
(M' sujet est traité, livri^ 111, ch. i, v^.::; 2 et suiv., (*t 
livre VL ch. x, ,^S 8 et 18. 

Ménu'livi'e HI de la (iéuération des Animaux, si 41, 
p. 2?)\, ihid., rilisloire des Animaux est nommée 
sur l'ori^anisation des membranes et du cordon ombi- 
lical et sur l'o'uf. On peut voir dans l'Histoire des 
Animaux comment ces sujets sont exposés avec 
L:ramls détails, livre VI, ch. ni, vis; (> c't suivants. 

Même livre de la (léiu''ration, HI, si lOrî, p. iM)8, 
ihid., l'auteur renvoie à l'Histoire des Animaux, pour 
l'étude sur les abeilles, qu'on trouve, avec les déve- 
loppements les jdus précieux, dans cette histoire, 
livre IX, ch. xxvii et xxvni. 

Mênu' livre 111, i; 1:23, p. i278, ibid., de la (lénéra- 
tion des Animaux, on s"(mi réfère, pour la retraite ou 
hivernai^r des poissons, à l'Histoire des Animaux, qui 
traite ce sujet, livre VI 11, ch. xvn^ siS 6 et suiv. 

Ainsi, décompte fait, voilà dix citations formelles 
de rilistoir»' des Animaux dans le Traité de la Géné- 
ration, indéptiudamment descincj (|u'oupeut emprun- 
ter au Traité des Parties des Animaux. Parfois, les 
références de ce f:enr(^ peuvent avoir été ajoutées 
après coup; mais ici on ne peut douter qu'elles ne 
vienniMit bieu de rauteui' même de l'Histoire des 



? 



J 



niSSEHTATIO.N. 



r.nxx 



DISSEFn ATFOX, 



( ( XXi 



Aiiiiiiaiix, puis({iip, mrme sans c«'s iiulicatioMs posi- 
tives, les lliéori(\s des cltMi.x ouvra 14 ('s (jiii les coiilidi- 
iieni sont absolniuent i«l(Miti(}nes à celles (|i]e Tllis- 
loiiM» des Animaux (lév«>lo[»pe avee tant de [U'ofondeur, 
(jinuque [larfois av(H' moins (r(''leinlu(\ 

Aj()Ul(v. ([ue, outre ces deux ouvi'aijrs des l\irtieset 
de la (iénération. rilistoire des Animaux est rncoie 
eitée deux fois dans le petit Trait»' dr la Respiration, 
à pro[)os de la respiration des mollus(|ues, des crus- 
tacés, des polypes, etc., etc., et à propos de la com- 
munication du c(eur et du poumon. On peut trouver 
ces deux citations dans le Trailé de la Hesjdration ; 
cil. xn, ^ (). p. 385, et ch. xvi, J;,:; 1 et :>, pp. 39:> et :\\)i 
d(i ma li'aduction; et aussi l(>s [lassaucs cori'(»spon- 
dants dans ITIistoire des Animaux, livre 1. ch. ix, 
,^ 8; livre Vlll,ch. n, ^ t; ; et livn^ 1, ch. xiv, ,^ :î. 

Nous ne voulons pas poussci' plus loin ces rappro- 
chements enti'e h's deux oUNrai^cs des l*arties (d di) 
la (lénérafion des Animaux d'une part, el rilislidre 
des Animaux d'auti'e part : ou poui-iait h^s miiltiidi<'r 
presque sans lin à cause de Tidentité des principes et 
des théories, amenant sans cesse les allusions les 
plus transparentes, ('e sciait inutile désormais, et vo 
serait tomber dans des redites. Mais nous w pouvons 
(juitter ce point sans sii^naler encore deux de ces 
allusions, qui nous semblent d'autant plus remar- 
(juables ({iie les ouvrai^'es 011 (dies se présentent n'ont 
aucun rap|)ort avec la science zocdoiiique, e( (ju'ils 
sont à comj)ter parmi les plus authenli(pu's et les plus 
beaux d'Arishde. Je veux parler du l'raité de l'Ame 
et de la Politi(]ue. 



Après avoir exposé quelles sont les principales 
facultés de lame, nutrition, sensibilité, mouvement, 
pensée, et avoir montré dans quelle mesnrc les êtres 
vivants y participent, depuis la plante jusqu'à 
riiomme, Aristot(3 s'arrête à la répartition de ces 
facultés entre les animaux; les uns les ont toutes sans 
exccjdion; d'autres n'en ont (jue qu(d(pies-nnes: d'au- 
tres n'i^n ont (pi'une seule : « Il en est de nn^^me pour 
« les sens, ajoute-t-il. (icrlains animaux ont les cin«j 
« s(Mis: d'autres n'en ont <]ue (|U(d(|ues-uns : d'autres 
<< (Milin n'en ont (juiin seul, et c'est alors le plus 
'< néc(^ssair(^ de tous, le touidier. • (Traité de l'Ame, 
livre 11, c\\. n, s:; 1 1 , pa^v 178 de ma traduction. 1 (Test 
là })i'écisément la doctrine exposée dans l'Histoire 
des Animaux, livre I, ch. m, .i; 1 ; et il est bien pro- 
bable (ju'Aristote y pensail en écrivant ce ])assa':e, 
dans son traité psycholouiipn'. 

L'allusion (ju'on trouve dans la lV)litique (livre VI, 
ch. NI, ;:; 9, p. 305 de ma traduction, ?>" édition) est 
plusdir(K'te et j)lus reconnaissable encore. Aristote 
veut classer les diverses fornuvs de i^ouvernements et 
mémc^ les nuances de cbacun d'eux, et il ajoute : 
Lors(pi'en histoire naturelle, on veut connaître 
tontes les esjM'ces du r«'i;ne animal, on commence 
par déterminer les or^^anes indispensables à tout 
(( animal sans exception: })ar exemple. (]uelques-uns 
(• des sens qu'il jiossède, les organes de la nutrition, 
<( (pii reçoivent et digi'rent les aliments comme la 
<< 1)ou(die et l'c^stomac, et de plus rap})areil locomo- 
« teur de (diaque es|)('ce. i^]n supposant qu'il n'v eût 
« pas d'autres organes que <'eux-là, mais qu'ils fus- 



<( 



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DISSLHTAÏIO.N 



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S(Mil disscmljlablos onh'p eux, ([lie. par (\\emj)le, la 
])()U('!h\ resloiiiac, les s<'iis (;l eu oulri» l(*s a[>})areils 
loeomoleiirs ne se resseiiihlasseiit pas, le nombre 
de leurs coiubinaisous réelb's formeiait néccssaire- 
menl autaut d'espèees dislinel(»s (rauiniaux; car il 



est imp()ssil)le i[\i une même espèce ait plusieurs 
res dillercMits d'un même organe, boiiclie. 



(( uen 



(( 



« 



oreille, etc. Toutes les combinaisons possibles de 



it d 



ces orLianes suiliront donc pour constituer des 



(( esneees nouvi 



'1 



Iles d" 



animaux, et ces espi'ces seront 



(( 



précisément aussi multipliées que pourront l etri 



l l'èt] 



bl. 



« les comijinaisons des organes imiispensanies. » 

Jusqu'à (|U(d point ce lirand principe de (dassilica- 
lion zoolo^ique peut-il s'appli(|uer à la classification 
des gouvernements et des Etals, c'est ce qui iw nous 
importe })oint ici; mais ce ([ui nous intéresse })ar- 



ticiil 



ii'rement, c'est de retrouver, dans la 



Politi 



KllK^ 



4 



d'Aristote, la conlirmation éclatante d'un principe qui 
est le fond même de toute lllistoire des Animaux, 



t b 



comme on peut le veriner dans son premier livre, 
et qui en révèle la inétliode, conservée sagemcMit par 
la science moderne. L Histoire des Animaux est donc 
bien de la même main (jui a écrit la Politique et le 
Traité de TAiik». 

Apri's tous les développements qui ont été donnés 
à la question de rauthenticité, il semble qu'il ne peut 
plus rester l'ombre la |)lus létière(|ui l'obscurcisse. Va\ 
un mot, et i)our résumer tout ce qu'on vient de voir, 
on doit affirmer due l'Histoire des Animaux, sauf 



uei(mes 



V 



tacli 



les lun'Sdin; iinnercen 



pres(| 



P 



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tibl 



<'s, es 



t autl 



len- 



tique aussi bien que le Traité des Parties des Ani- 



I)Issi-:ktation 



( ex XI II 



m 



iiux. aussi l)i(Mi <]ue le Traité de la (iénération des 



Animaux. A eux trois, ces incomparables ouvrages 
foriiKMit un ensemljle systématique, où ils sont égale- 



ras 



ment inséparables et neccssair«^s. .Nous n avons ] 
plus de raison de douter qu'ils ne soient d'Aristote 
que si nous nous prenions à croire que le Système 
{]o la nature n'est pas de Linné, que la Tbéorie de h 
Terre n'est pas de Hullon, ou que le Uègne animal 
n'est pas de (aivier. 



SOMMAIRE DES CHAPITRES 



I)i:S I\ LIVRES 



DE LHISTOIHE DES AMMAUX 



LIVRE PREMIER 



CnAiMTUK I. — Varirtr-s infinies des animaux : dans les 
parties dont ils sont composés et qui se décomposent 
elles-mêmes en parties similaires et non-similaires; 
dans Tanalo^'ie des parties pour des genres différents; 
dans la dimension des parties ; dans la nature de leurs 
parties, sèches, liquides, ou solides ; dans leur genre 
de vie selon qu'ils sont sur terre ou dans l'eau ; dans 
leur immobilité ou leui- locomotion ; dans leur faculté 
de vivre en troupe ou solitaires; dans les sons qu'ils 
produisent, inarticulés ou articulés; dans leurs chants 
ou leur mutisme; dans leur caractère; privilège et 

. supériorité de l'homme, doué de la réflexion et de la 
réminiscence . 

Ch. II. — Parties communes à tous les animaux, l'une 
poui' prendre la nourriture, l'autre pour en rejeter 
l'excrétion; la bouche, l'intestin; rapports de la vessie 
pour l'excrétion liquide, et de l'intestin pour l'excrétion 
sèche ; organes génitaux. 

Ch. m. — Le toucher est le seul sens qui soit commun à 
tous les animaux; tout animal a un fluide indispen- 
sable à son existence ; parties où se trouve le sens 
du toucher et où se trouvent les facultés actives ; ani- 
maux qui ont du sang; animaux qui n'en ont pas. 

T. I. ^ 



20 



23 



CCXXM 



SOMMAIRE DES CHAPITRES. 



LIVRE l, CHAP. XII, 



Vu '-es. 



Cu, ,v. __ Distinction des animaux en vivipares, ovipares, 
et vennipares; les animaux à poils sont vivipaivs ; 
définition de l'u'uf et de la larve; varirh-s dans les 
vivij)ares ; variétés dans la nature des o'ufs ; annonce 
de reclierches [)lus détaillées ; citiilion du Traifé de hi 
Génération '/es Xninviux. 

i\\\. V. -- Animaux pourvus de pieds; animaux sans pieds; 
dipodt's; télrapofles ; polypodes ; les pieds sont tou- 
jours en nomluc [»air ; animaux ([ui na;.'ent; poissons 
sans naj^eoii'es ; position dfs nai^M'oires ; poi-soiis (jui 
ont à la l'ois des pieds et des na.c-eoires ; volalile> (}ui 
ont des ailes de pUnne ; volatiles à mcnïhrancs plus ou 
moins épaisses ; volatiles (pii ont du saui; (Ui «pu n en 
ont [wis ; volatiles à élylres ; dimensions (h'> animaux 
dans Teau ou sui' t<'rre, et selon les climats; moyens 
généraux de locomotion ehez les animaux; nombre de 
}»ieds ; nuuivement dianuHral. 



Ch. VI. —Diversité (tes iieniTs des animaux; les genres 
les plus étendus sont ceux des oiseaux, dy'> puissiuis 
et des cétacés; co([uiIla;j;es durs; ccxpiillaL-es mous; 
inollus([ues ; ins(^ct(^s ; uem'es juives de sani: ; di>tinc- 
tions dans les ({uadrupédes, vivi[)ares, ovijtares ; dis- 
tinctions plus ou moins préiises des espèces. — Mé- 
thode à suivi'e dans Tiiistoire dt<s animaux ; il laiit 
commencer par l'étude de l'homme, (jui nous est le 
mieux connu de tous; étude préalable des pai ties m- 
^'auiqiies. 

Ch, vu. Principales parti(>s de notre cor[)s : tète, cou, 
tronc, bras, Jambes; le ciàue est la paitie de la tète 
([ui est chevelue; la btntanelle. l'occiput, le s(unmet 
du crâne; os du crâne', sutures dans la femme et dans 
l'homme. 

Ch. vin.-- Place du visai^e ; l'homme seul en a un ; le 
front et ses formes divei'ses indi(|uent la poi tée de 
l'intelligence ; les sourcils donnent des indications sur 
le caractère; les yeux et leuis jiarties diverses; pau- 
pières supérieure et infè-rieure ; les cils, la pupille ; 
[)artie- noire, partie blanche de l'o'il ; coin des yeux ; 



2:; 



2N 



30 



i3 



t I 



I 



ccxxvn 

Papes. 



tous les animaux ont (\i'<^ yeux excepté les crustacés ; 
yeux de la taujie; blanc de Tu'il, pareil chez tous les 
hommes; variétés de eouieurs de la partie noire chez 
l'homme seul; dimensions des yeux; leur position; 
indicaticms moral(\s (pi'on peut tirer des yeux. io 

Ch. jx. — Description de l'oreille, erreur d'AlcFnéon ; or- 
fzane (.\o Touïe ; deux parties d(^ l'oreille, dont l'une est 
h" lobe; l'oreille ne communi(iue pas avec le cerveau; 
l'oreille n'est immobile (pie chez l'hoFume ; formes 
diverses de l'orprane auditif dans les animaux ; les 
oreilles de riiomme sont sur la même liu^ne que les 
y<Mix ; dimensions des oreilles ; description du nez ; ses 
fonctions dans la respiiation ; rétei'nùment ; orpanisa- 
iion intérieui-e du nez; sens de l'odorat; le nez ex- 
traordinaire de ri'léjdianl ; mâchoires et lèvres ; des- 
cription de la lan^Mie, sens des saveurs; amygdales; 
gencives ; voile du palais. . 50 

<"'H. X. - Ee cou ; sa position ; le larynx, l'œsophage; la 
nu<|ue, derrière du cou: \o tronc; ses diverses par- 
ties antérieures , la [»oitrine, les mamelles, le ma- 
melon; hommes qui ont du lait ; le ventre, le nond)ril; 
l'abdonuMi au-dessous du nombril, et l'hypocondre au- 
dessous ; ceintui'e et rein ; parties honteuses de 
riKunme et de la femnn»; leurs diliei-ences ; conduit 
uréthral chez b^s deux ; rôle des parties communes 
dans le corps; le dei'riôi'e du tronc; le dos; les liuit 
côtes de chaque coté ; récit fabuleux sur des hommes 
a sf^pt cotes. 58 

Ch. XI. — Parties du corps de l'homme, supérieures, in- 
férieures; antérieui-es, postérieures; gauches, droites; 
ra[){)orts de ces paities ; les droites sont en général 
[)lus b>rtes; membres supérieurs, les bras; la main, les 
doigts; leur llexion; intérieur et dehors d(^ la main; 
le pc»ignt^t; menibn^s inférieurs, la cuisse, la rotule, la 
jamb»^ ; la cheville ; le pied, ses os ; dessus et dessous 
du pied ; les ongb's ; le genou ; signes a tirer de la 
confoi'ination du pied et de la main. 63 

Ch. xii. — Position des jmrties; en haut, en bas, devant 



> 



CCXXVIII 



SOMMAIRE DES CHAPiTHES. 



Pafrcs. 



et derrière, droite et ;^Miielie, correspoiidant dans 
riiomiiie à ces positions dans l'univers; privilc^^e de 
riioinnie; {»osition particulière de la tête dans le eorjts 
humain; retour sur les parties diverses qui le compo- 
sent, depuis le cou jusqu'aux pieds; correspondance 
des llexions des bi-as et des jambes; sens et ori^ancs 
des sens placés en avant; oreilles et ouïe {^lacées sui- 
le coté ; ècai'tenuMit des yeux; le tou<'lier est le sens le 
plus dévelo[)pé, })uis le qoùl ; inleiioritô de l'iiomme 
pour les autres sens. 18 

Cu. xni. — Parties intT'rieures du corps humain; dcscrii»- 
tioii du cerveau ; les ménini.'-es ; riiomme est l'animal 
qui a l'encéphale le plus dcvi^ioppé ; chez riiommc, 
rencé{)halc est double; le cci'velet; volumi^ de la télc; 
l'encéphale n'a pas de saii^ : l'os de la fontanelle <'st 
If^ [)lus mince de toute la tête; rapports de \'on\ avec 
l'encéphale, parties intérieures du cou; la trachée-ar- 
tère ; sa place, sa nature, sa comnmnicati(m avec le 
n(v. ; l'épiglotte: deseriidion du poumon; lamilications 
de la trachée-artère ; desci-iption du conir; ses i';jppoi'ts 
avec la trachée-artère ; description de Ffesopha^'e, de 
l'estomac, des intestins; lépiploon ; le mésentère. . 'ri 

C.u. XIV. - Du co'ur dans le corps humain ; ses cavité's ; 
sa position ; sa pointe toujours dii'ii,^é(; en avant ; me- 
()rises dans la dissection ; le C(eur est placé à i^auclie; 
description des ti'ois cavités; communication du c«eui' 
avec le poumon ; ex{)érience <{ui prt)uve cette commu- 
nication ; le pounH)n est de tous les ori,'anes celui (jui 
a le [dus de san^' ; mais ce san^- est dans les veiin's 
qui le traversent, tandis ([ue le c(em' a le santi en lui- 
même ; diirérenc(^ du sanir stdon les cavitt's ; desciip- 
lion du dia[dira,L;'me ; le l'oie, la rate, lépiploon; le l'oie 
n'a |>as de lie! ; singularité des moutons de l'Kubée <d 
de ceux de Naxos ; description des reins, ou l'oirnoiis. 
dans riiomnu' ; lem' or.i^anisalion ; vai>seaux (pii se 
rendent des reins a la vessie; description de la vessie; 
ori^ane sexuel chez l'homme; testicules; la seule dif- 
férence chez la femme consiste dans hi matrice ; (hssi!i> 
Anatomiqu«'sàconsuIter; annonce de travaux ultéiieur>. N.'l 



LIVRE II, CHAP. m. 



CCXXIX 



I 



i. 

I 



LIVRE Tl 



Paires 



Chapitre i. — Parties comnmnes à tous les animaux; par- 
ties spéciales et correspondantes; la tète et le cou se 
retrouvent chez tous les (juadrupèdes vivipares ; confor- 
mation s{)éciale du cou du lion ; les quadi'upèdes vivi- 
pares ont des pattes de devant, au lieu de bras et de 
mains; conformation particulière de l'éléphant; la poi- 
trine et les mamelles chez les animaux ; disposition 
f^énéiale des llexions dans l'animal ; les tlexions chez 
l'éléphant et chez les (juadrupèdes ovipares ; articula- 
tions dans l'homme, disposées en sens contraires, se- 
lon les membres supérieurs ou inférieurs; tlexions 
dans l'oiseau ; siiii^'ulaiité des pieds du phoque, en 
avant et en arrière ; pieds de l'ours ; locomotion en 
croix cliez les quadruiȏdes et les polypodes ; locomo- 
tion [laiticulièie du lion et des chameaux de Ractrian^; 
et d'Arabie. 

Un. 11. — Queues des animaux; répartitions des poils 
chez les animaux qui en ont; leurs crinières; le che- 
val-cerf; particularité «pii le distingue; se trouve en 
Arachosie ; le bo'uf-sauva^e ; l'éléphant est le moins 
velu des animaux ; description du chameau, de Rac- 
triane et d'Aral)i(% à une ou deux bosses sur le dos ; 
bosse de dessous le ventre ; la verge en arriére ; 
llexions et pieds du chameau ; pattes des animaux, et 
jaml>es de l'homme; pieds fourchus dans les animaux; 
animaux solipèdes ; cornes des animaux; description 
de l'osselet dans les animaux ; son rôle, sa réparti- 
tion ; réunion du pied fourchu, de la crinière et des 
cornes chez (]uelques animaux; le Bonase, ou bison, 
de Péonie et de Médi(iue; prétendues cornes des ser- 
pents Égyptiens; bois du cerf; il est le seul animal 
ijui j)crde ses cornes chaque année. 

Cu. 111. — Des manudles chez les animaux; leur position; 
leur nombre; des organes de la génération; dans 



1)8 



d07 



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— -^^ 



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ccxxx 



SOMMAIUK DES CIIAPITUES. 



riiommo, dans rrlépliarit ; [>ariicul;iri(r de la ft'niolle 
de rt'lt'[>hant ; ori^-'aiies uiiiiaircs ; composilioii df la 
vci'^'-e ; ra[)p()rts proporlioniiels des pai'ties sii[H''iM(Mn"es 
et des parties inférieures du (Mirps de i'hoinnie ; il se 
traîne à ([uatre pattes dans siui enfance ; ernissanee 
dfs autres animaux ; des dents; le n(>nd»n' en e>t e^ial 
ou inéi^al dans les deux mâchoires; sini^ulaiit»'' des 
animaux à corm's; dents saillant (»s; dents carnas- 
sièies; animal (''traniîe i\i'> Indes décrit pai' (Uésias, 
le Maiiichoi'e; chute des premières dents chez l'homme 
et les autres animaux; couleur divei'se des dents selon 
Fâpi'e ; cainnes, incisives, molaii'fs; dents plus nom- 
breuses chez les mAles; les crantéres, pousses exti'aoi'- 
dinaires ; dents de rt''h'phant. 

(Al. IV. — Bouches ou ^iieides des animaux; ditiV'rences 
dans la prandeui-; très-fendues, petites ou movennc<; 
riii[)popotam(! d'Egypte ; s.i ciiniére, s(hi ()icd fendu ; 
son mutle; son osselet; ses dents; sa (picue; sa voix; 
sa iî'randcur ; son cuir; ses oru:aiie,s intérieurs. 

{'ai. V. — ■ Animaux irdeiuii'-diaires entre riiomme et les 
([uadraipèdes ; les singes, d»^ troih esprcos ; desciiption 
du sinj^e ; il est velu en dessus et en dessous; ses l'ap- 
ports avec la forme humaine; sa hestialiié; oi';4;inisa- 
tion particulière de ses [)ieds, (pii sont tout ensemhle 
des pieds et des mains; il m iri'he l)eaucou[i plus sou- 
vent à quatre [lattes ([ue tout droit; et jtourijuoi; oi-- 
ganes génitaux. 

(ai. VI. — Des quadrupèdes ovipares : leui' or^'anisation 
i^^énérale ; ils ont une cpieuc plus ou moin> Ionique, 
plusieui's doi^ijrts, et le {>ied fendu; particularité du <'ro- 
codile d'EL:\ {)te, (jui n'a pas de langue; les ipiadiu- 
[)èdes ovi[»ares n'ont pas d'oreilles; le crocodile; >on 
oriranisation ; sa vie sui- tei-re et dans Teau. 

(ai. vu. — ■ Descri[Uion du cîiaméléon ; ses cotes, son dos, 
sa queue ordinairement enroulée ; ses pattes et lem's 
divisions remarquables; ses yeux, dune orirani>ation 
toute i)articulière ; ses changements de couleur, noii'e 
et jaune, dans le corps entier; lenteur de ses mouve- 



l'ages. 



lit) 



\x\ 



i;n 



4(1 



H 



IJVHK H, CIIAP. XI. 



Cl \XX1 



Hient^; sa chair; son sang; membranes spéciales sur 
son corj)s; persistance de sa respiration; pas de rate ; 
sa vie dans des trous. 

(;„ vHi. -- Organisation des oiseaux; rapports et diffé- 
rences de leurs pattes avec les jambes de l'homme; 
conformation de la hanche chez les oiseaux ; ongles 
multiples des oiseaux; nombre et disposition de leurs 
doigts; la bergeronnette ; bec des oiseaux ; leurs yeux, 
leurs [)aupiére<; membrane nu)bile de leur œil ; leurs 
plumes à tuyau; leur croupion plus ou moins lourd, 
selon (lu'ils volent haut ou bas; langue des oiseaux; 
alisence d'épi^lotle ; ergots et sei-res ; crêtes de plumes ; 
ci'éte spéciale du coq. 

Cii. IX. — Des poissons; leurs ditférences avec les 
autres animaux; leur queue; ils n'ont pas de cou; le 
dauphin et ses mamelles; particularité des branchies, 
spéciale aux poissons; leurs nageoires en nombre 
plus ou nu3ins grand; branchies couvertes ou décou- 
vertes; ditférences de leur position ; nombre des bran- 
chies variable, mais toujours égal des deux côtés de 
l'animal; exemples divers; les poissons n'ont, ni poils, 
ni plumes; leurs écailles; quelques poissons sont lis- 
s(\s; tous les poissons ont les dents en scie et pointues; 
quehpu's-uns ont plusieurs rangées de dents; langue 
des poissons organisée d'une manière étrange; leur 
bouche; y(Hix des poissons; tous les poissons ont du 
sang; poissons ovipares; poissons vivipares. 

Ci, X. — Des s(M'pents; serpents de terre, serpents d'eau, 
dans les eaux douces ou dans la mer, jamais dans les 
eaux [)rofondes; les serpents n'ont pas de pieds, non 
plus (jue les poissons ; scolopendres de mer et de terre; 
petit poisson saxatile, l'Échénéis, ou Rémora, usages 
superstitieux qu'on en fait. -- Résumé. 

Q,i_ XI. — D''s parties intérieures dans les grandes races 
d'animaux, selon (ju'ils ont du san^% ou qu'ils n'en ont 
pas; tous les vivipares quadrupèdes ont un œsophage 
et une ti'achée-artère ; les quadrupèdes ovipares et les 
oiseaux les ont aussi avec des différences de formes; 






113 



\ÏH 



i:î:; 



1()4 



> 



CCXXXII 



SOMMA iuf: DKS CHAPITHKS, 



tous les animaux qui ont du sancr <>rit un rcrur; rhoz 
quelques-uns, il y a un os dans le C(t'ur; tous les ani- 
maux qui ont du sanir n'ont [)as de poumon; la rati' 
Ircs-petite dans ({uel(|ues animaux ; exemples divers; 
la vésicule du licl man({ue chez ])eaucoup d'animaux; 
hiclies Acliaïnt's ont une matiér*» analoirue au fiel sous 
la queue ; vers vivants dans la têle des covï<< ; leui- [)laee, 
leur nombre, leur grosseur; le eerf n'a pas de fiel; 
iimertume de ses intestins; foie et liel <le l'éh'pliant ; 
vésicule du fiel dans les {)oissons; sa position variable, 
suivant qu'elle est plus ou nK)ins piès du foie, qu'elle 
y est joiide ou ({u'elle en est détaeleS-; variétés selon 
les es{)éees et dans une même espèce. 1(17 

Ch. xn. — Orp^ainsation des reins dans les animaux: la 
vessie; position générale du co-ui'; descri[»tion du foie; 
la rate ; déplacements monstrueux du foie et de la 
ratt* ; de l'estomac dans les animaux ; desciiption d-s 
quatre estomacs des ruminants; la [»anse, le réseau, le 
liérisson, la caillette; animaux cpii n'ont ([u'un esto- 
mac; diversités des estomacs; deux tyfies d'estomacs; 
conformation générale des intestins ; l'éléphant ; 
les quadrupèdes ovi[>ares; oi-ganisal ion des serjients 
fort rapprochée de celle du lézai-d; leur langue bifur- 
quée; leurs intestins ; or^Muisation de l'estomac <'t de> 
intestins chez les poissons; a[t[)endiees aux intestins, 
dans les [xiissons et les oiseaux; le jabot chez les 
oiseaux; description du jabot; le jabot e<t rempla<é 
par l'œsophage dans quelques espèces; exemples di- 
vers; en ce cas, la confoi'ination de l'o'sophaî^e est-tié> 
spéciale; conduit intestinal et appendices intestinaux 
dans les oiseaux ; appendices chez les oiseaux les 
plus petits. 17<; 



LIVHK III 



(Ihapitrk i. — Des parties (jui concourent à la génération ; 
cliez les femelles, ces parties sont toujouis intéiieures ; 



LIVRE III, CHAP. m, 



( exxxiu 



dilférences plus nombreuses dans les nulles; destesti- 
eult's en géné'ral et de leur [)Osition ; les [>oissons n'ont 
Jamais de testicules; les sei'])ents n'en ont pas non plus ; 
oi'ganisation s[M''ciale des ser()ents et des poissons; 
testicules des ovipares; leur vei'ge ; exiun|>le de l'oie, 
du [»igeon, de la perdrix, au moment de l'accouple- 
ment ; testicules des vivipares, munis de pieds; des- 
ci'iption tiélaillée de leui' organisation; dessin Anato- 
miipie a con-^ulter; d(^struction des testicules par 
compression ou par ablation ; des matrices en général; 
desi^rijdion de la matrice chez les grands animaux; le 
vagin, l'utt-iMis, la matrice et son orifice ; matrice des 
vivipai'cs, bipèdi^s ou quadrupèdes; nnitrices des 
oiseaux, d(\s poissons ; mati'ice des (piadrujtédes o\ ij)a- 
res ; malrii'e des animaux sans pieds; matrice des sé- 
laciens; figures Anatomi(|ues à consulter; matrici^ du 
s(M[M'nt; la vipère est seule vivipare; différences des 
ovij»ares et des vivipares; matrices des animaux à coi'- 
ne^ qui n'ont pas les d(Mix rangeas de dents; [»ostlions 
divei'ses des embryons dans la m.ltrice. — Hésunié. 

(.11. 11. — Du san;4 et des veines; ce sont les parties simi- 
laires le plus commum'inent répandu<^s ; lymjdie ; 
fibres, <hair, os, cai'lilages, jteau, membranes, nerfs. 
cheveux, ongles, graisse, suif, exciétions; les observa- 
tions antérieures (Mit été mal faites, [»aice (|u'on a sur- 
tout étudié les veines sur les animaux moi'ts, ou sur 
des hommes maigres, où les veiiu\s étaient trans]ia- 
rentes; système de Syennésis de (.Chypre; il fait partir 
toutes les veines du nondjril ; svstenjc de Diouène 
d'Apollonie ; il distingue deux grosses veines, dont 
toutes les auti'es ne sont qiu* des ramifications; il les 
fait partir du ventre, des deux côtés du rachis, pour se 
rendre au co'ur, et de là, j)ai' la [joilrine et les aissel- 
les, aux bras jusqu'aux mains, et aux cuisses jusqu'aux 
pieds; rameaux secondaires; svstème de Polvbe; il 
di>tin^ue ({uatre {)aires de veines, (jui paitent toutes de 
la tète, pour se rendre aux extréjuités. 

Cn. m. — Système personnel d'Aristote sur la distiàlm- 
tion des veines dans le corps humain; causes des er- 



!'a:res. 



l!)7 



•2i:j 



CC.XXXIV 



SOMMAIRE DES CHAPITHES, 



rciirs aiitt'i'itMironiciit coiuiiiisos; deux ^n'osses v(Mnes 



ans le troiK 



la trachée-arlt'i-e et l'aorle ; toutes les 



veines partent du »(eur; la [>oin 



le d 



u e(eui' 



ses 



ti'ois 



cavités; leurs dimensions; ditléiences de la grande 
veine et de laorte; rap[)orls de la tracliée-artere et du 
mon; ses i-aniitications; citation d'Homère ; dist ri- 



pou 



bution des veines dans les inénmges; le cerveau na 
pas de san^ ; ramilieations de l'aorte, analogues à celles 



tracl 



lee 



Ch, 



IV 



Suite de la desci'i|)tion des veines, dans 
les [)arUes intérieures du corps; ramilieations de la 
tïrande veine dans le foie, la r.de, le mésentère, les 



intesliik 



camillc.itiitns de la grande veine 



et de 



l'aorle dans les iviirs à l.i vessie et il lii verge; rann- 
le Taorte dans la mali'ice; ramiticalions dos 



lications ( 



[Ui't 



Is et 



deux veines, [tar les aines, aux jamhes, aux | 
aux orteils; celt»' description générale s'appliipie à 
tous it>s animaux, pour les veines [)rincipales; varié- 
tés tles autres veine>; prtu'autions à [>rendre pour 



l 



»ien 



Cil, 



observer l'organisation des vemes, sur les aminaux 
où elle est le plus a[>parente. 

tion des nerfs ; ils pai'leiit aussi du 







rLxamsa 



ctj'ur; dillerences des nei 



•t's et d( 



veme 



sur 



t'S 



lies os 



ordre des nerfs selon leur for(*e, 
t, tendon, extenseui', onntplale, etc.; nerfs autoui' 
natun^ des nerfs, déeliirabh's en long; licpiide 



Dersonnes mai-^res 



larre 



lies nerfs; action du feu; pas d engouidissement la 

11 



o 



ù il n'v a pas de n<M'fs; tous les animaux i{u\ ont du 
sauLT ont des nerfs; nertV des poissons. 



C,,^ VI.— Des libres; licpiides ({u'elles contiennent; leui 
nature; libres parti('ulières du sang; leur présence 
est indis[)ensable pmir qu'il se coa-ule ; exce[.tion.^ 



chez ([uebpies ammau 
et le mouton. 



x ; le cerf, le lièvre; le bubale 



Cil. 



vil. 



1) 



es Or 



ils ne sont jamais isolés; ils se 



rattachent tous à ré[)ine dorsale: description du ra- 



chis; les vertèbres ; If crâne; ses su 



lures dans riiomme 



mture circulaire dans la femme; les mac 



:hoir 



es. 



es 



w)-)- 



238 



2H) 



2:ii 



LIVRE m, CRAP. X. 



( cxxxv 



l'a;;es. 



dents; dureté des dents; les omoplates; os dos hra^ 



os d 



es mains; o 



s des extrémités inférieui'es, ou colè- 



nes; elievilles; os des [)ieds; ressemblance des os chez 
les vivipares; os à moelle; os sans moelle; b^ lion; 



lurr 



te d 



e ses os 
arèt 



analoiiries chez les sélaciens et les 



'O 



poissons; arêtes d(»s poissons; les os du serpent; va- 
riétés dans la consistance de l'épine dorsale, selon la 
grandeur des animaux, et selon les organes; dilfé- 
rences correspondantes. 



Ch. VI 11. 



Dr 



s cartilaires; leurs ressi^mblances et leur 



ditl't'-riMiees ave»- b's os; les cartilages ne sont pas 
percés; et ils n'ont pas de moelle; cartilages des vivi- 
pares et (les sélacitMis. 

Ch. IX. — Des ongles, des cornes, d(^s liées et des par- 
ties analogues à celles-là; leur nature ; elles peuvent 
se plier et s(* fendre; Fos se bris(*; couleurde ces [)ar- 
ties, pareille^ à celle de la peau; les dents sont de la 
couleur des os; les noirs lllhiopiens ont les dents 
Idancbes, et les os blancs; cornes généralenuMit creu- 
S(\s à la base, s()li<les a la pointe; exce{)tion du cerf, 
perdant ses bois chaipie amié(\ >'il n'est pas châtré; 
cornes mobib^s des Ineufs de Phrvgie" des ongles et 
desduiiits; riiomme, l'éléphanl, le lion, l'aiiTle. 

Cai. X. — Des jxjils, de la peau et de leurs analogues; 



épaisseur ou 



leU'i 



ret 



e (les 



])01 



•ud 



esse 



(4 dou(^eur 



selon les parties du coips, et seb^ii les climats; la peau 
de riiomme, la plus line de tout(^s; parties du corjis où 
elle ne rcfiousse }>as, une fois cou{)ée; couleur des poils; 
elle varie avec l'àire; eluneux blancs dans l'homme; 
poils «ju'il ajtporte en naissant; poils cjui viennent 
plus lard; la calvitie; les eunmpies; femmes (|ui ont 



ueUrue haine 



prétr 



e>s 



es ( 



ie ( 



a ne 



lonirueur 



d 



es 



poils; les cils; les sourcils; humeur viM[ueuse des 
poils; rapports des varices et des poils; croissance 
des (loils; changements de la couleur des poils dans 
les oiseaux; la t-rue; intluence des saisons et des cli- 
mats; inlluenc(î des eaux; les riviènvs de la Thrace ; 
le Scamandre; Homère cité; les plumes arracliées ne 
l'cpousseiit pas ; ailes et aiguillon de Cabeille. 



253 



202 



203 



207 



> 



CCXXXVI 



soMMAiiu: m: S chapithks. 



l'.'lLM'S. 



Cm. XL — he^ iiiomluMiies ; il y en <i dans tous les 
animaux, où cllfs siuil pliH ou moins fortes ; intMii- 
branes de reneé[)hale; memluane du eo-ui'; la mem- 
brane une lois eoupt-e nr l'epr^nd pas; memliranes 
des os; la nHMnl)i'ane de rt''[)i[)l(»on es! dans tous les 
animaux (pii ont du san.i;; [dace de rf[uploon ; la 
vessie est une soite de mendu'ane; tou'- les vivij)ares 
en ont une; la t(U"tue parmi les ovipaies en a une 
aussi; maliidie de la pienc - Ué>uine [»ai"tit'|. 'iS-J 

(lu. Ml. -- De la chair; sa place eriire la peau et les 
os; elle est divisible en tous s(Mis ; la maiL'ieur; la 
«graisse; influence de l'alimcudation ; lelatimi de la 
chair et ^\^'> veines; ctudeui- du sanp, plus rouge ou 
plus noir. 2H<> 

(ai. xin. — De la ,*?raisse et du suif; leurs rapports 
et leurs dillerences; place de la ,i.;i'aiss(^ entre la [xmu 
et la cliair; ^Taisse de répifdoon; i;raisst» du t'oie; 
irraisse du ventre ; i^raisse des reins ; maladies dt'> 
reins, provenant de Texcès de pi'raissf^ et de nourriture ; 
pàturaires de Sicile; suif dans les yeux; les animaux 
gras, maies ou fVmidles, sont nH)ins féconds; les ani- 
maux «nigraissent et s'aloiu'dissenl en vieilli>sant . '2HH 

(ai. XIV. — Du sanu:; il est l'cideian»'' dans les veines; 
le sang n"e>t [»as stMisible, m^n [dus ([ue la cervidle et 
la moelle; il est ré[)andu dans fout lee{U'{)s; saveur 
et couleur du sang; sa coagulation; ijuantité du sjiug 
seloîi les espèces d'animaux; rappcu'ls du sang et de 
la graisse; le sang de l'homme le plus pur et le [»l(is 
It'ger de tous; le sang est l'épamlu dans tout, le coi'ps ; 
il apparaît d'abord dans le cu'ur; la lynifdu' du sang; 
le sanu' pendant le sonuneil ; altéiation du sang; 
lu'unoi'rlioïdes, saignements de nez, varices; forma- 
tion du [)us et des abcès; le sang selon les sexes; 
menstrues des l'emidles; le sang selon les âges; dans 
la [)remière enfance, dans la force de rai:e, chez les 
vieillards; la lymphe. '^i'-i 

(ai. XV. — De la nuxdle; elle n'existe cpie dans cev- 
taines espèces; elle est renfermée dans les os, comme 



LlVUi: IV, cil A p. l. 



c(\\X\ M 



le sang dans les veines; la moelle varie selon les âges; 
tous les os n'ont [)as de moelle, nuune les os creux; 
os du lion et du cochon ^;ins moelle, ou jwesque sans 
moelle. -• • 



(;,,_ xvi. — Du lait et de la liqueur séminale; rôle 
des mamelles; composition du lail ; ses deux parties; 
le <érinn et le caséum ; lait qui s(^ caille dans certains 
animaux; lait qui ne se caille |>as dan> d'autres ; en 
général, le lait ne vient (pTapi'ès la conce[)tion, et les 
mâles n'en ont pas; exemple^ contraires; l)0uc de 
Leinnos; graisse et huih^ du lait; abondance du lail 
selon les espèces et ralimenlatiou ; laits plus ou moins 
propres à la fabrication du fromage; manières di- 
verses de faire cailler le lail; suc de figuier; présure; 
origine* de la pi'ésuif^; relations du lait et de la gros- 
seur des animaux; l>étail énoiine de l'Kpii'e; actions 
diverses des fourrages sur le lait et sur les mamelles; 
lait des femmes brunes et des femmes Ijlondes. 



Cil. xvii. De la licpieur sénunale; (diez riiomim' et 

chez les iuiimaux ({ui ont des poils ; couleur ])la!i- 
che du sperme; erreur d'Hérodote' ; action du froid 
sur le sperme; action de la chaleur; sperno' alleiV' 
sort;int de la malri<M*; expérience pour constater si le 
s[)ernie est prolifique, ou s'il a perdu Cf4te (pialité; 
crreui" de Clé>ias sur le si)erim> des éléphanU .... 



3(H 



312 



]A\l{K IV 



Cj^piiui.; 1. - Des animaux ([ui n'ont pas de sang; les 

mollus(pu'>; les crustacés; les testacés ; les insectes: 
description générale de ces quatre genres; description 
particulière des mollusques; leur organisation; leurs 
pieds et leur tète ; suçoirs à l'extrémité de leurs 
pieds; leur mode d'accouplenu^nt ; leur tuyau mobile; 
difb'rence des polypes et des mollusques; longueur 
des tentacules dans les grands et les petits calmars; 



rr.xxx VI II 



SOMMAHii: im:s cil aimthks. 



p ._'. 



la poi'lit' ci 1,1 hoiiclif (jc^ iiH»llus(jU('s: oi'ir.'ifii^atKHi de 
1,1 jKti'lic : rn'^dpliaLic ; rc-^toma*'; la .M\ii-., ou ifsci- 
voii' (le I (MKM'c ; un seul ni-L'an»' (ian> les lunllusqucs 
pour rcji'tci' rcucrr cl les exrrt' ummiI- : [Mui> mlt'uii'ui's 
des niollust{nes ; la xui'lic et les calmar,-; le:- [m»I\[ic>: 
leur oriratiisalion ; diircrcnrcs d'S Icnullcs cf des 
uiàli's ; d'ul' (''[loruio du [xdypc; (cuts do la seiche; 
neni'c d(* vie {\o> jiolypcs; csjX'ces diver-cs, avec co- 
(juillt' ou sans coquille ; analo^ncs avec le coiiruaccui. 
— Hésuuit'. 

(iii. II. — Des c^u^.lact''s ; (pialre espr>ces priruMpale^, 
lauiîoustes, éci'evissps, squillcs e| crabes; espèces di- 
verses de S(piilles et <le crabes; oi'eainsal ioii des crus- 
tacés; (U'^'aiiisation spéciale de la liirm'ousle; tiill'e- 
rences du iiiAle ef d(» la t'enielle; (U'ganisatioji des 
écrevisses; leurs pieds, leurs pinces, leurs dents, leurs 
veux, leurs (eulV; organes de ralinientation dans les 
crustacés; leur intestin loul droit; descripti(ui s[téciale 
de la lanq-oustf^; ses dents, son esloinac, sa hnuclie; 
conduit et intestin de la laiiiiiuiste ; niénies orL'anes 
elle/ les S(|uilles; part icularités des s(piines l'ernelles et 
des S([uilles niàles; di^fiosil iiui des leulV. — Hésuiné 
sur les ci'ustacés. 

Cii. m. — lntei'|)olation. -- Des crabes; buirs pinces iné- 
gales; leur cor[)s est une nias'^e confuse; ori.'anisa- 
tion variable de bMirs yeux ; leur bouche ef ses dents; 
absorption de l'eau par les crabes; action de 1(H1i\s 
opercules; Tiesophaue des ci'abes; leui' intestin et son 
oriJ^ai usai ion intéiàtuire ; cor[uiscules blaïu's et roux; 
ditlerence des ojtei'cules v\\rz le mâle et la femelle. 

(^11. IV. — Des testacés; la [)artie charnue est à Tin- 
térieur, et le co([uillai:e au dehors; testacés l)ivalves; 
testacés uiiivalves; bivalves cpii s'ouvrent; bivalves 
fermés; ditlérences des coquilh^s; leui's l'essenddances; 
parties inteiMies des testacés; leur tète, leurs cornes, 
leur boiu'he et leurs dents; leur trompe; estomac 
des crustacés; leur intestin; le Micou dans tous les 
testacés; l'u-sophage; les [)etits corps noirs et blancs; 



18 



23 



37 



;iG 



LIVKK IV, t:ilAl>. Vil. K(xxxix 

ra|)pnrls et diirérenc(>s do> bivalv.'s et des univalve^; 
leur (eut; iU'ilice excrétoire; (diservations d'anatomie ; 
description du petit crab<N à la lois crustacé vi te>tacé; 
ses deux (>spèces; ses oruaiies divers; descrijdion des 
Hérites; les judits crabes et les nerites, taidol adhèrent 
aux rochers, et tantôt ils les (piittenl; animaux para- 
sites; observation d'anatomie. , 

Ciî. V. -- Des hérissons de mer; leur oriianisation 
èlrani-e; ils n'ont pas .le chair; b'ui'> petits corps 
noirs; leurs (cuis; espèces nombreuses; hérissons de 
Torone; hérissons conu'stibles ; (cufs des hérissons 
(pi'on ne peut maniïer; bouche et oritice excrétoire 
des hérissons; leurs cinq dents; leur estomac divisé 
en cinq section>; les cinq (cufs; les corps noirs; les 
pi«iuants du hérisson lui servent à marcher. 

(^^„, VI. — Des téthves, ou ascidies; leur organisation 
trés-sj)éciale; co.piille adhérente au rocher; pas 
d'excréments; leur intéi'ieur; leur chair; leurs deux 
conduits; leur conduit; leur couleur; les orties de 
nuM', attachées aux roches, ou détachées; pas de co- 
quilb^s; leur corps tout charnu; leurs tentacules sai- 
sissent les objfds; nntnière de prendre leur proie; 
pas d'excréments; d.uix espèces d'orties: les -randes 
et les petit.^s; orties de Chalcis; intluence des saisons 
sur les orties de mer; la chaleur leur fait beaucoup 
,1^. ,n;ii. __ Résumé sur les nu)llusques, les crustacés 
et les testacés. 

(;„^ vn. — Des insectes; leurs espèces très-nonjbreu- 
ses; trois parties distinctes dans le corps de tous les 
insectes; leur vie persiste après qu'on les a cou[)és; 
les yeux sont leur seul organe apparent; la langue de 
certains insectes; leurs aiguillons, intérieur ou exté- 
rieur; le scorpion; in^tu^tes ailés, insectes sans ailes; 
leurs ailes avec fourreau ou sans fourreau; corps sin- 
iruliei- des insectes; |)arties intérieures; leur intestin 
droit ou replié; la cigale est le seul des aidmaux à 
n"av(ur poiid de bouche; son alimentation : ditlérences 
entre les espèces de cigales ; animaux étranges vus 



02 



Cl, XL 



SOMMAlHi: DES <;IIAIMTUKS. 



qiiclqiiol'ois en jucr par (l('s prclieiirs; (jcscrijttioii de 
(M's aiiirnaiix l'arcs. — Htsuiik'' . 



l'a-cs. 



lu 



Cl 



viii. -- Des sens dans les animaux: Ifui' inéiralc vr- 
[tai'litioii ; los ciiit| stMis; l'xct'plimi pour la laiipc: s('> 
yi'iix l'iidimcntaircs; Ions les animaux ont \o tonflicj'; 
seulomcnl, les oi-^miics en sont pins on imtiiis «ippaicnl^; 
It's poissons ont le i^ont, l'odorat ft ronïc; (>X('mplt'> 
divers; cliasse des dauphins: observations el ruses des 
pécheurs; ((uehpies p()is>ons oïd Touïe t'xtrèmement 
(ine; de Todorat chez les poissons; preuves nond)rcu- 
ses démontrant qu'ils pereoivcid les odeurs: [)rehe de 
(•ei'tains [)oissons; prelic de ranL:;nille; rod^ui- de la 
lîi'aisse brûlée est un execllenl apjtàt; des >ens clic/, 
h^s insectes; les abeilles, l(»s nu)nehei'ons, les tmii-mis 
sentent les odein-s;du sens [»articulier dn ^'ont ehe/Jes 
insectes ; le toucher se reti'ouve dans tous les animaux ; 
le sens du gonl appartient à tous ceux «jui ont un»' 
bouche; le sens du son chez les solèufs; le sens du 
toucher dans les [leif^nes; chasse des néi'ites; le hé- 
risson de mer n'a [)resque [)as d'odorat; et apiés lui, les 
téthyes et les glands marins. Résumé sm- les sens. 

Ch. IX. — De la voix des animaux: il faut bien dis- 
tinguer la voix, le son et le lan.i^ai;'.' ailicidé: orga- 
nes de la voix ()Our les voyellfs et les consonnes 
inuettt's; t'onclion de la langue; bruits div('i'> (pic font 
les insectes: les mollus(pu's et les crustacés n'ont, ni 
voix, ni son; bruits divers «pu* t'ont cei'tains poissons; 
cas spécial du dauphin ; voix des ovipares quadrupèdes; 
siftlement des tortues; coassement des grenouilles, 
surtout dans la saison do raccou[)lement ; la voix des 
oiseaux; ditb rences et paiités eidi'e la voix des mates 
et des fenudies; le l'ossignol; langagt^ articulé, [privi- 
lège de l'homme; les sourds-muets: {)remier langage 
des enfants; variations de la voix selon les régions; 
dilférences dans une même espèct?; cas extraordinaires 
chez les [tetits oiseaux; rossignol cori'iijcant la voix 
d'un de ses [)etits; les deux voix de l'éléphant, sans 
sa trompe, (tu ave(; sa tiompe. 

Cn. X. — Du sommeil et tle hi veille chez les ani- 



I I 



il'i 






CeXLI 



l'aies. 



103 



ï.lVHi: V, cil Al». 1. 

maux; tous les aniin;»ux (|ui ont du sang présentent 
ces phénomènes; les rêves; sommeil des poissons; 
preuves diverses attestant que les jioissons dorment; 
observations des pécheurs; position des poissons pen- 
dant leur sommeil; h>s poissons à tuvau dorment en 
(devant leur tuyau au-dessus de l'eau, et en agitant 
lé-èreuîcnt les nageoires ; sommeil des mollusciues et 
(h\s crustacés; sommeil des insectes; les a])eilles; 
l'hojnnu' rêve plus que tout autre animal; les tout 
petits enfants ne rêvent pas; quelques personm's n'ont 
Jannus rêvé de I(mii' vie; les rêves survenant avec Ydi^o 
annoncent une révolution dans le tempérament. — 
liés u nul'. 

Cn, XI. -— Du mâle et de la femelb_^; cette distinction 
ne se retiMnive pas dans toutes les espèces; les ani- 
maux immobiles, les mollusques, les crustacés n'ont 
pas de sexes; les deux sexes existent dans tous les 
quadrupèdes; organisation spéciale de l'anguille; 
organisation presque aussi singulière de quelques 
poissons; diiïérences de conformation entre le mêde 
et la femelle pour les diverses parties du corps; com- 
paraison dt^ riiomme et de la femme; de la voix dans 
le mâle et dans la femelle; exception de la vache, dont 
la voix est plus grave; armes défensives, privilège du 
mâle dans <]uelques espèces; toujours plus fortes dans 
le mâle que dans la femelle. 



LIVRE V 



Chapitre i. — De la génération des animaux; ses variétés; 
métbode à suivre pour toute la série des animaux; 
on terminera [)ar l'homme ; rapports des animaux et 
des plantes relativement à la génération; citation de la 
Throrie (/es Pldutcs: sin.ii'ularités parmi les poissons, 
analogues aux a'ut's clairs des oiseaux; générations 
sjtontanées dans les matièi'cs pulréllées, ou dans les 
animaux eux-nn'mes. — Aimoncede travaux ultérieurs. 1 17 

T. I. . p 



100 



ir 



( CXLIl 



SOMMAIUK DES CHAPITHKS. 



l'a^fs. 



Cm. II. Des accoupleinonts; leurs variétés; ur^'-aiios 
spéciaux de la ^énéralion chez lous les animaux ((ui 
ont du san.i?; acrouplenient des animaux qui urinent 
par derrière; sini^Milarilé de la femelle du lièvre; aceou- 
plcincnt des oiseaux en ,2:énéral ; accouplements des 
ours, des hérissons terrestres, d«'s cerfs, des vaches, 
des loups, des cliats; accou[)lement prolongé drs cha- 
meaux; lieux où ils s\a(COUi»lent; accou{)lcment des 
éléphants; accouplement des pluxpn's. 

Ch. lii. — De l'accouplement des (piadrupèdes ovipares; 
la tortue de nnu^ et île terre; les trygons, les gre- 
nouilles; accou[dcment des serp(Mits et des lézards. 

f,ji IV. ___ I),. raccoui)lement des poissons; accou[)UMmMit 
[larticulier des sélaciens; iiccouplenuMit des dau[>hiiis 
et des cétacés ; ap{)endices de^ sélaciens mâles, près 
de Forifice excrétoire; al»sence de testicules chez les 
poissons et les serpents; canaux tpii en tienneni lieu; 
c;inal extérieur uni(pie chez les vivipares pour rexcré- 
tion de la sennMice cl de Turine ; ohscurités sur Tac- 
cou[tlement de^ poissons; explications divers(vs; 
pèclie sur les côte> de IMiénicie ; accoui)lement des 
perdrix. — Résumé sur la fécondation véritahle des 
poissons. 

(-^,f. V. „ !),> raccoiqtlenient des mollusques; des. ript ion 
de raccouplement (h's [)olypes; opinions (liv<"rses sur 
cet accouplement; descrifdion de l'accouplement des 
seiches et des calmars. 

(;,i_ VI. — De racci)U[>hMnent des cru>tacés; mode et épo- 
que de cet accouplement; observations diverses; des- 
cri()tion de raccou{)lement des crabes; ditlèrenre 
presc^ue insensible du nnlle et de la femelle. 

Cii. Vil. — De l'accouplement des insectes; organisation 
toute spéciale et renversement des rôles ; observations 
sur les mouches accouplées, les cantharides et les 
s[Hmd}les; accou[)lement particulici' des araignées. 
Résumé sur raccouplement en généial. 

Cu. VIII. — Des saisons et des âges pour l'accouplement ; 



123 



\-19> 



1 20 



i;]() 



1311 



fl 



LIVRK V, ClIAP. XII. 

il a lieu le plus souvent au printemps; rhomme n'a 
pas de saison, non plus que quelques animaux domes- 
tiques ; il est plus ardent en hiver; la femme l'est da- 
vantage en été ; ép0(|ues de la couvée des oiseaux ; 
exception pour l'halcyon, qui couve en hiver; citation 
de Simonide; les jours d'halcvon en Grèce et dans les 
mers de Sicile; citation de Stésichore; le plongeon et 
le goéland; le rossignol et ses onifs ; époques de l'ac- 
couplement et d(^ la naissance des insectes ; portées 
anmielles des aniniau>: sauvages; exception pour le 
lièvre. 

Ch. !x. — Du frai des poissons : époijuc générale du frai; 
époques |»articulières de quelques poissons; nombre 
de fois dans Tannée; de la croissance des poissons, 
généralement très-rapide; mois de r;innée où les 
|)oissons frayent le plus; quelques espèces frayent en 
hiver et en autonme; [)resque toutes frayent au prin- 
temps; durée du frai, en général de trente jours; pro- 
duction extraordinaire de certains poissons qui vien- 
nent du limon et du sable; intluence des localités sur 
la grosseur et la fécondité des poissons, aussi bien 
(jue sur les quadru[)èdes. 

Ch. X. — Du frai des mollusques; frai de la seiche; fé- 
condité extraordinaire des polypes; leur incubation; 
frai des testacés; les Pyrrhéens du Pont-Euxin; les 
limaçons de mer. 

Ch. XI. — Accouplement et ponte unique des oiseaux sau- 
vages; pontes multipliées des oiseaux domestiques; 
les pigeons et les poules; espèces diverses de pigeons ; 
le [tigeon proprement dit, le ramier, la tourterelle; 
fécondité des pigeons; les pigeonneaux les plus déli- 
cats à manger. 

Ch. XII. — De l'Age où les accouplements ont lieu; les 
petits des animaux jeunes sont toujours plus faibles; 
1 Age (»st en général le même à j)eu près pour les in- 
dividus de la même espèce; signes ordinaires de la 
puberté chez rhomme, et dans les autres animaux ; 
de la voix des mâles et des femelles ; celle des mâles 



(XLIII 
Pages. 



143 



148 



00 



138 



CCXLIV 



S0MMA1U1-: DES (:iiAi>iTai::s. 



r.'u 



est oïdiiiaircmont [)Iiis giMvc; exception pour la 
vache; inthiencc de la caslraliou suc la voix; do l'Aj^e 
des accoupIeiHcnts; iutlueuce des lieux sur cet aixe, 
(jui varie lieauct)up; duc(''t' do la portée selon \os 
es[)èces, le chien, le clieval, làne; durée de la fécon- 
dité dans riioniine el dans la l'ennne ; l'éconditi' di' la 
l)rehis; intluencf^ d<; la giaissi^ sur la iV-condité des 
houes; fécondité du sant,Hi(M"; l'éconditi' du cochon; 
mode (extraordinaire d'accouplement des cnchons dans 
certains cas; sii;ni' ([ui nu)nlrc (pu^ la truii' est l'écon- 
dée; durée d(; la lecondilé des chiens; de riici'oiiplc- 
inent <lu chameau; dui'éc dt^ la ,u:estatioii ; la chanu'lh^ 
n'a Jjimais ({u'un seul petit; de raccouplenient de l'é- 
lé[)haiit; aire el éjioque de cA accou[>lement ; durée 
de la gestation de la femelle ({ui n'a jamais qu'un 
petit. 

Cn. \\i\. — De la génération d(\s te-^tact'-s; ils se reprodui- 
sent sans accouplement; de la g('in''ralion des j>our- 
pres; la cire (|u'elles jettent au printeni[)s; naissance 
des petites j)()urpres sur le sahie ; f)onte des pourjtr(\-> 
dans les filets ; (liHérentes espèces de pourpres ; l(»ur 
Heur ou houijuet; placi> du houquet; manière do 
rex{)loiter; ainéliorations dans la pèche; les huccins; 
langue des })ourpres et do:^ huccins; leur longévité; 
production des moules; elles font aussi de la cire; 
production générale des testacés, naissant de la vase 
et du salde ; croissance des testacés; j)etits crahes 
parasites dans les crustacés; ohservations des pé- 
cheurs; em[)lacem(Mit des diverses espèces de co([uil- 
lages; co([uillages mohiles; co(pnllages imniohiles; 
chaleur excessive du co({uillage l'Ktoile; le jtoumon 
de mer; émigration du pelit crah ' de co(piilles en 
■ C0(|uilles, toujours plus grandes. 

(ai. XIV. — Suite de la génération des testacés; les oïLies 
de mer de deux espèces; les sauveurs (hs pinnes et 
leurs ruses; organisation des éponges; elles sont de 
trois es{)èc(es; éponges d'Achille; de la siMisihilite j)ré- 
tée aux éponges; animalcu!es dans l'éponge; repi'o- 
ductioii des é[)onges; leur douceur ou leui- rudes>e ; 



«n 



ITi 



LIVRi: V, CIIAP. XVII. 

causes de leurs quîdités; leur couleur; leur adhérence 
au rocher et leur croissance; dernière espèce d'épon- 
gés, (pi'ou ne peut nettoyer. 

Cii. XV. — De la ponio (h^s lang(justes; leur {)onte préli- 
minaii'e dans l(>s poches qu'elles ont sous le ventre ; 
nature des ceufs de la langouste; lein^ position; sorte 
de grappe cpi'ils iorment; rùle des cartilages; gros- 
seur des (l'ufs ; ul^ice de la (jueue de la langouste re- 
couvrant \os leufs; durée de la ponte préliminaire; 
éclosion des petits quinze jours après; époques de 
ces deux pontes successives; les squilles hossues ; houx 
où se f)laisent les langoustes et les écrevisses, selon les 
saisons et les tem{)ératures ; les oursins de mer; de la 
mue des langoustes et des écrevisses, pareille à celle 
des serpents. 

Cn. xvi. — De la fécondation des mollusques; leur œuf 
blanc; de la ponte du polype; lieux qu'il choisit; 
durée de l'incuhation ; quantité des petits polypes; 
ponte de la seiche; nature de ses o:Mifs; leur coagula- 
tion; éclosion des petits; grosseur initiale de leurs 
yeux; dessin ex])licatif; incul»ation des polypes; lieux 
où la seiche dépose et couve ses o^ufs; ponte des cal- 
mars; brièveté de la vie des seiehes et des calmars; 
dill'érences des maies et des femelles dans les seiches 
et les calmais. 



CCXLV 



l'aies. 



180 



Cu. xvu. — De la ponte des insectes; différents modes et 
différentes époques de l'éclosion ; vers intestinaux ; 
les pa[>illons et les chenilles; les chrysalides et leuis 
métamorphoses; insectes à cocons; insectes volant à 
la surface des eaux; les ascarides et leur génération; 
ascarides de Mégare ; mouches naissant dans le funder ; 
taons, mordelles, caidhaiides; les cantharides se plai- 
sent sur les matières infectes; animaux formés dans 
toutes les matières, même les moins corruptibles; 
ainmaux vivant dans le feu; la salamandre; les éphé- 
mères des hords de IHypanis; les guêpes ichneumons; 
leur ponte toute particulière; insectes sans nom qui 
ont leurs tanières dans les vieux murs; la durée de 



192 



198 



rr xLvi 



SOMMAIRE DKS CHAPlTIiES, 



aLT»''*. 



la ^('iiùr.'ition est ordiiiaireiiieiil, dans les iiiseeles, de 
trois à (|uatre semaines; niétamorpliosrs des larves en 
quelques jours; cause de mort ^^'•éiiéi'alt; chez les iii- 
insectes; mort des taons. 

Cii. xviii. — Des a})eill('s; systt^'mes divers sui' la manière 
dont elles se re[)roduisenl ; trois ex[)licati(ins ; roh' 
des bourdons; deux espèces de rois ou chefs des 
abeilles; les [)rét(Mulues mères-abeilles; accouplement 
des abeill(*s et des boui'dons; lieux ;\ ruches où nais- 
setit les al»eillt»s; lieux particidiei's poui' les i-ois, au 
nombre de six ou sept; aiiJ^uillon des abeilles; les bour- 
dons n'en ont {)as; ou du moins, s'ils en ont, ils nes"en 
servent pas. 

Cu. XIX. — Des al)eilles; quatre es[ti'ces d'abeilles; le 
l)onrdon est la [>Ius «.n'osse ; l(»s rois (b's abeilles, au 
nombre de six ou se[)t pai" ruche; intlufnce de la tem- 
pérature sur la production du miel ; travail des abeille.^; 
la cire vient des tleurs; le miel vient de la rosée; 
preuves à ra[)pui de cette ex[»lication ; nature du miel; 
ses gi"andes dittèrences de l^oùI et de consistance; 
larve des abeilles; production des rois de la ruche; 
k's excréments de Tabeille; durée de Texistence de l'a- 
beille; abeilles sinf,nilières du Ponl, du Therinod(ui. 
et d'Ami SOS. 

Cii. XX. — Des fielons et des fi;uépes; leurs gâteaux de 
cire; lieux où ils les placent; ces nateaiix sont hexa- 
gones comme ceux des abeilles; nature particuliéic 
de CCS gâteaux; dépôts successifs de laseinence ; excré- 
ments des larves; gouttelette de miel dé[)osée en face 
de la seirience, sur la, paroi de l'alvéole; développe- 
nu'nt des petits frelons. 

Cn. XXI. — Des bombyces ; leurs nids; leur cire pâle; les 
l'ouiinis; les scorpions de terre. 

Ch. xxii. — Des araignées; leur éclosion; })onte des arai- 
gnées; modes ilivers de couver; liqueui des larves et 
des araignées; espèces diverses; araign(''es des pi'és; 
Jiraignées lisses; phalanges; leurs mceurs; elles tuent 



204 



•2\H 



■1-1\ 



221) 



2; M 



LIVHK V. CHAP. XXVII. 



d 



crxLvii 



père et mère; nonil)!»^ énorme des (lefits; durée du 
dévelo[)pement des araignées. '2'.V^ 

Cu. xxiii. — De l'accouplement des sauterelles; leur ponte 
en terre; leurs (eiifs enveloppés de terre; éclosion des 
petits; épo(|ue de la ponte, bientôt suivie de la mort 
des femelles et des nulles; époques de i'éclosion; lieux 
<{ui y sont favorables; accouplement des attelabes ; 
leurs OMifs détruits par les pluies d'automne. 23") 

('h. xxiv. — Des ciLrales; il y en a deux espèces; distinc- 
tion ({*'<• petites et d(^s grandes cigales; elles viennent 
toujours dans les lieux où il y a des arbres; leur accou- 
plement; leur ponte dans des terres sèches, dans les 
échalas des vignes; la mère-cigale; éclosion des ci- 
gales; il n'y a ({ue les milles qui chantent; observa- 
tions d(^s campagnards sur leurs excréments et leur 
nourriture; leur vue fort mauvaise; expérience du 
doigt qu'on peut approcher d'elles. "238 

Cii. XXV. — [)0i^ poux, des puces et des punaises; des 
lentes; éclosion de ces insectes, et particulièrement des 
poux ; maladie qui les engendre sous la peau; Alcman 
et Phérécyde ; poux à la tète des enfants; les hommes 
en ont moins (|ue les femmes; poux de (fuelques ani- 
maux; poux des poissons; leur éclosion; ils ne sont 
que d'une seule espèce; pou (b'S thons; pou spécial 
du dauphin, dans cette partie de la mer (|ui s'étend 
de Cyrène à rEgy[)te. 242 

Cn. XXVI. ^ Des animalcules qu'on trouve dans les laina- 
ges; les mites; les acaris du ])ois et des livres; nombre 
con^idéi-able de ces animalcules; singularité du porte- 
bois; son enveloppe, sa chrysalide; les psènes, ani- 
malcules {)articuliersdes iiguiers sauvages; leur utilité 
pour la maturation des fruits; observation et pratique 
des airriculteurs. . '2'tO 

Cn. xxvii. — Retour sur la généi'ation des quadrupèdes 
ovipares qui ont du sang; époques diverses de la ponte; 
la tortue d'eau douce; la tortue de mer; les lézards ; 
les crocodiles; l'o'uf des crocodiles est très-petit, et 
l'animal devient énorme. 340 



cr.x Lviii 



SOMMAIllK I)i:S CIIAPITUKS, 



Cii. xxvin. — De la vipère, viviftar.^ au delioi's, oviparo 
au dedans; sou (puf à euv(!lo|)[»e niollo; ponte des 
vipèi'os; vin^'-t |)elits en un seul jour; r(^{)roducUon des 
serpents autres (|ue la viprre. llésuiué. 



LIVRK VI 



CiiAPiTRK I. — Do l'accoupleniont et de la ponte des 
oiseaux ; é{)0({ues diverses; ia[K)ule pond [uesipie toutt^ 



l'amiée; les [)oules d'Adria; fé 



eon 



dit 



é excessive di 



certaines poules; les oiseaux ([ui ont des serres sont 
peu féconds; des nids des oiseaux; ([uel([ues-uns n'i-n 
font }»as et déposent leurs (eufs sui* terre; nid du 
iiiérops; nids sini^'uliers des gi'ives; nid de la liu[)pe 
dans les vieux ai'hres; nid du coucou; nid du trlrix, 
qui s'appelle aussi ourax, à Athènes. 

Cii. II. — Deso'ufs des oiseaux ; leurs deux parties, le jaune 



et le blanc; variétt'S dans la couleur d 



es (j 



ufs ; de l'in- 



cubation naturelle et factice; procédés Ki;y[>tii'ns; de 
la semence des ois(\iux ; dévtdopjteinenfs sui'cessils de 
l'ijeuf; O'iifs extraordinaires; (eufs de coijs; des o'ufs 
clairs; leurs caractères spéciaux; effets de la teniiiéra- 
tui'e sur les u-ufs; effets de certaines mano'uvi'es sur 
les u'ufs; les (eufs-clairs peuvent devenir féconds; 
du blanc et du jaune do l'ceuf; ieuis différences relati- 
vement au chaud et au frdid; membrane ([ui isoh; le 
blanc et le jauni; dans TuMif; les deux iilobules; fécon- 
dation t't ponte des poul(\><; les [)erdrix ; durée diffé- 
rcMite de la formation des o-ufs selon les es[)èces; la 
femelle du pif^eon; baisers des pii^'-eons ;ivant Taccou- 
}dement. 

Cu. m. — Suite de la formation de Tieuf; première appa- 
rition du poussin futur; or^^anisalion du jaune et du 
l)lanc; les deux c(U'dons ond)ili('aux; le poussin nait 
dans le blanc; il se nourrit du jaune; on voit d'abord 
sa tète et ses yeux, ([ui sont saillants ; état de l'embryon 
à dix jours d'incul)ation ; Festoniac et les intestins se 



2:12 



•Jai: 



:2:i.S 



biVHl- M, CllAP. Vil 



r.rxLix 



forment; état des veines partant du cu'Ui- ; division du 
jaum^ en di'ux parts, haut et bas; membranes diverses 
onvelop[)ant le jaune, b> bJane elbî poussin: isob^nent 
du poussin, (pii n'est noyi' dans aucun des doux li- 
quides; état de l'embryon au vin,L,Hième jour ; position 
du poussin déjà tout formé; ex'i'éments du [joussin ; 
disjtarition successive du jaune, ({ui le nourrit; état 
somnolent du poussin; battements du cujur et du cordon 
ombilical ; l'espiralion; œufs-clairs; o'ufs à deux jaunes; 
exem[)le d'une poule [)ondant exti'aordinaii'ement des 
(cufs toujours doubles, jusqu'au nombre de dix-huit. 'idS 

C.ii. IV. - - Des piireons; le ramier et la tourterelle font en 
général deux o'ufs à cba(|ue fois; destruction des 
couvées; un des o-ufs est toujours (lair; la rcjii'oiluc- 
tion commcfice à un an; ponte du pigeon; inculpation 
alternative du mâle et de la femelle; leurs soins pour 
le petit; fécondité du pigeon; âge de raccouplement ; 
durée de la vie de quelques oiseaux. 

Cii. V. — Du vautour; son nid dans des roches inaccessi- 



bl 



es 



erreur d'iléi'odore; 1 



es vautours ne pondent 



(pTune fois par an; rhirondelle, seule i)arjni les cai' 
nassicrs, i)ond deux fois; les yeux crevés aux petite 
hirondelles peuvent guérir et l'ccouvrer la vue. . . 



(jl. VI, 



De Fai.irle; nond)re de ses ouifs; citation d( 



Musée; elle chasse toujours un de ses petits; difficulté 
(pTelbsi à les nourrir; intervention de l'effraie; durée 
de rincubation de l'aigle, et de quel(|ues autres oi>eaux 
selon leur grosseur, le milan, l'épervicr; le coilieau ; 



dnrtM^ de son incubation ; il chasse aussi 



ses 



comme 



f 1 1 1 



encore i 



i'auti 



petit 



es oiseaux; le pygargue 



es 



t le plus cruel dc<< aigles pour ses petits; les ai^-j 



es 



noirs sont très soigneux pour leur couvée; la })lupart 
tles oiseaux chassent leurs petits dès (ju'ils peuvent 
voler; exception pour la corneille. 

(ai. vu. - - Du coucou; on l'a souvent confondu, mais à tort, 
avec l'èpervier; époque où se montre le coucou; dif- 
férences de l'èpervier et du coucou; il n'y a que la 
couleur (]ui se ressemble, ainsi que leur grosseur et 



0** 



:>8() 



282 



> 



CCI. 



SOMMA IHK DKS (^.H APURES. 



Pajcs. 



leur vol ; ci'itMii' popiilaii'c sur ces deux oistMiix ; le 
coiicuii [)()ii<l sDiiveiit dans le nid des aiilies oiseaux, 
et spécialement dans le nid de la fauv(>lte ; le eoueou 
n'élève (|u'un seul [)etil : é[)oqu<'s où les petits des 
eoueous et des é[)erviers sont l<»s plus jj^ras et du meil- 



leur iXO 



ù\ 



(ai. vin. — Des pii;iH)ns et d(^ leur incubation; les niAles 
et les temelles couvent alternai ivement ; les fenn^lles 
dt's t)ii»s couvent seides; incubation des oiseaux d eau ; 
dans les corneilles, le mâle nourrit la femelle pendaiit 
rinciibation, ini'ubalions [)artieidièr('s dfs pi,i.:eons ( 



't 



d. 



(les Dcrurix 



(ai. IX — Du |)aon: durée de son exislence ; aire de son ac- 
couplenoMit; éclosion dr> petits; ponte un<' fois par 
an; noml)redes leufs; intervalles de la ponte; cliule et 
reproduction du [dumage du paon; précaidions pour 



faire 



couver 



les (l'u 



f. d 



e pai)n par les | 



Doules 



(les 



tcsticult's des oiseaux, lors de raccouplemcnt. 

Ch. X. — Dt:s (eufs des pois>ons ; ils sont tous ovipares, sauf 
b's sélaciens; des matrices des p(»issons; rappoiis et 



différences avec celles des oiseaux ; ( 



de 1 



• Cil 



f d' 



s 1>(U>- 



sons; éclosions cb^s [)etils des poissiuis; comparaison 
av{M' les oiseaux; descordons onil»ilicaux dans les pois- 
sons; dessins anatomiques; dt^ bi formation des omiI's 
et des petits dans les cliiens de mer; description des 
embryons; erreur sur raccou[)lement des sélaciens; 
cbiens-marins reprenant leurs petits dans leur int»''- 
rieur; des vaisseaux spermatiques cbez les poissons; 
matrices des femelles; d(îssins anatomi(|ues; épot[ues 
diverses de la ponte cliez quebpies poissons; j>as 
d'accoupbMnents entre les esjièces différentes <b^ {bois- 



son s 



Cil. XI. — Des cétacés vivipares et à évent; le dau{)bi 



n, 



la baleine; nombre de leurs petits; le mai'souin; ses 
ra[)porls avec b; daii[)liin ; description des petits du 
daupbin; durée de la vie du dau[diin; nioyen ([n'em- 
ploient les péclieurs pour constater l'ài^e des dauphins; 
le [)boqu(% animal amphibie et vivipare; production et 



•28; 



2S' 



•2m 



202 



IJVRE VI, CHAP. XIV 



Cl Ll 



r.-iL't's. 



nombre de ses petits; il a des mamelles et du lait; il 
produit par toutes les saisons; sa manière d'élever 
ses petits; le pho(|ue n'a [)as précisément de pieds; sa 
constitution charnue rend très-difficile de le tuei'; voix 
du phoque pareille au mui^nssement d'un Ixeuf; de 
la matrice du [dioque. — H 
aquaticjues vivipares. 



esume sur les animaux 



Cii. xii. — 'Des poissons ovipares; forme de leurs (cufs; en 
cénéral, leurs o'ufs viennent d'accouplement; il y a 
quelques exceptions; b^s {)hoxins; prodigieuse quantité 
des (l'ufs des poissons: le mâle les arrose de sa liqueur 
séminale, ou les dévore; (eufs des mollusques; lieux 
où les poissons frayent de préférence; eml)ouchure du 
Theî'mo(b)n ; ponte des ])oissons ovipares une fois j>ar 
an; sortie et éclosion des OMifs; foi'mation du petit; 
différences des j)oissons et des larves; les petits sont 
d'abord des têtards; le fucus, suljstance singulière (|ui 
se tiouve dans rilellespont. 

Ch. xiii. — Des poissons d'eau douci'; ils pondent suc- 
cessivement et i\ des épocjues ré^'ulières ; frai parti- 
culier des glaiiis et des perches ; accouplement de 
certains poissons; iV'condation des (cufs par la liqueur 



st'-minale (|ue le mâle répand dessus; meml)rane où 
sont l'enfermés l'o'uf et le petit poisson; le glanis mâle 
fait la ii'arde au])rès des (cufs; leur développement 
très-lent; fécondation de la carpe; le chalcis, le tilon, 
le baléros, la carpe; empressement des mâles à la suite 
de la femelle; j)erte d'une grande partie des (Cufs ; 
oi'ganisation particulière de l'anguille, qui n'a, ni o'ufs, 
ni liqueur séminale; b^s mulets remontent de la mer 
s les eaux douces; les an.c:uilles, au contraire, ouit- 



dan 



tent les eaux douces pour la mer 



q» 



M)' 



31 



30!) 



Cn. xiv. — Des poissons (|ui naissent spontanément dans 
la vase et dans le sable; ils se trouvent spécialement 
dans les marécages; marais de^ environs de Cnide; 
erreur concernant les muges; petits poissons nés dt^ 
l'aphye; époques où l'aphye se montre; elle sort de terre, 
lieux où elle se forme de préférence; elle se forme 



< L Lil 



SOM.MAlin: DKS IMIAIMTUKS. 



aussi (le rciiu do pluio; apliyo à la surface de la mcj-; 
aiitrt» aphyo venant du iVai dos poissons; apliv*' du 
[)ort do Phalôro; apliyo iidV'condc; apliyc saloe par lo> 
pt'clirui's, ([ui la c'oiiservciiL 



'S 



Cu. w. — Dos anq-uillcs; loui- prodiu'Uon iuconiiuf; cllos 
n'ont point d'aooouploniont. ni d'irufs ; on n'y [lout 
distin^i,nnM\ ni niàlo, ni fonioMo; itdliioncf de l'eau de 
pluie sur la [)roduetion drs ani^'-iiilles ; explication l'ans^o 
sur les vei's ([non trouve dans les an.i^nnlles ; elles 
naissent de ce ([non appelle h-s Entrailles de terre. 

Cil. \\i. -Des ("poques diveises du frai des poissons; 
dun'-e de la licstation ; malaise ([u'en éprouvent les 
poissons; avorterneid. des jxulj'es; variétés des sai- 
sons {)our les portées; poissons qui pondent les {)ro- 
niiers; [)oissons ipii pondent les derniers; le siii'niulet 
et l(^ coi'acin; les nuonides et l(\s sélaciens; cpielques 
poissons crèvent pour avoir trop d^eufs; gestation de^ 
thons; ol)s<M'vation des péchems; CI■oi^sanee i"a[)ide du 
thon; ce sont surtout les [toissons du Pont-Kuxin (pii 
i^randissont le plus vite; les scordyles ou aiixides; h^s 
honilons; conditions i.'-éin'ralos de l'accoupleinent, du 
frai, et du déveloj>penuMit de> poissons ; les con<4i'es ont 
de<, (l'ufs coinine les autres poissons; diflicult»'' et 
moyens de les i'ect)nnaitro ; variéti'-s sinirnlièros d'orij^a- 
nisation che/ les coni^i'es. 

(ai. x\n. De raccouploment dans lesvivipares terrestres; 
ardeur de tous les animaux poui' raceouplennud. aux 
épo(jiH's voiilut\s; exemples diveis, chevaux, saii.viiei'^, 
taureaux, héliers, ])oucs, chameaux ; ardcMir des fauves, 
ours, lou[)-<, lions; amour (h's élé[)hanls ; ai'dour moiii^ 
iirando des animaux doiJiesti({ues, à cau^o «le l<i IVé- 
(pience des accouplements; ardeurs particulière> dos 
jmnents; rHi[)[)omane ; ardeui- dos vaches; sii.'-nes 
div(M's, (pii leur sont communs avec les juments; vIltI- 
lanc(^ de l'idalon sur ses femelles; hahitudes particu- 
lières des taui'eaiix à l'époque de raccouploment; 
,£:(udloment des jiarties ,i,'-énitalos chez h^s lemellos; du 
llux plus ou moins rei^ndior et ahondant (pii s'y forme; 



:{ii 



:5-ir. 



329 






LlVllK Vi, Cil Al». X\l. 

de rurinatioji desfenn'lles et île leur lait; la i^'cstation 
augmente l'appétit chez tous les quadru()èdes. 

Cil. xvin. — Do l'action du pj'intoFups sur raccouplcmcnt 
de tous les animaux ; en gém'-ral, c'est la nourriture des 
pi'tits (pii règle Tépcxpie; de l'accouplement et de la 
gestation des truies; la ca{)rie; les arrière-porcs; 
nomhre ordinaire des petits; répétition de raccouplo- 
ment dans cei-tains cas; nourriture du [lorc et de l;i 
trino, |)endant raccouploment, et a[)rès la mi>e-])as; la 
ti'uie horgne; durée ordinaire de la vie des truies. 

Cu. xix. — Des hrehis et des clièvres; |)lusiours accouple- 
ments sont nécessaires pour leconder la hrehis; noinhi'c 
do SOS petits; temps de la gestation pour la hrehis 
et la chèvre; durée de lein^ vie; dressage des chefs des 
troupeaux; fécondité durant toute rexistcnce; nomljre 
despetits; les jumeaux; intluence du vent sur la fécon- 
dation; couleurs diverses des petits; on sale l'eau des 
hrehis; les troiqieaux de chèvres n'ont pas de chefs; 
signes des aimées honnes ou mauvaises, pour le croit 
des moutons. 

C.ii. XX. — Des chiens et de leurs espèces diverses; chiens 
de Laconie ; durée de la portée ; cécité des petits chiens ; 
d«' la chaleur des chiennes; arrière-faix' des chiennes; 
leur lait; leur {)u])erté ; manière d'uriner des chiens 
en levant la patte; urination des femelles; nomhre des 
petits; les chiens de Laconie, d'autant [)lus féconds 
(pi'on les fatigue davantage; durée de la \io des 
chi(uis; citation d"fh)mère ; perte des dents chez les 
chiens; elles sont jilus ou moins hlanches et pointues 
selon les Ages. 

(ai. x\i. -De l'accouplement du taureau; violem^e de son 
assaut; différence d'ardcuir entre les vieux et les jeunes 
taureaux; coinhats des taureaux entre eux; âge de 
raccouploment; durée de la portée, et sa régularité 
nécessaire; h^eufs coupés, chefs du troupeau; durée 
do la vie des vaches et des Ixeufs; citation d'Homère ; 
jterte des dents chez le Ixeul"; lait delà vache qui vient 
(h^ vélei'; éj»o({ues divei-sos de raccou[ilement ; il est 
[)arfois un sitzne atmosphérique. 



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soMMAïui: im:n chaimtuks. 



Liviu-: VI, <:iiAi>. \.\\. 



' • LV 



P.i-> >. 



(ai. xxii. l)o> chevaux; ài^c de la saillie: en iréiKTal, i! 
faut alleiuli'e ([(fils aieiil huis ans ; (iiiice de la pniice; 
le cheval es(, a[)r«"'s riioiiune, Ir plus la>cif(h's animaux: 
la jument n'a en iTiMiéral ({u'uii pdul.iin: les dents du 
cheval : promiscuité des chevaux : coutume des Scythes ; 
lajument reste sufsesjandtes pour mettre i>as; lesautres 
({uadriipt'des se couchent: dun'c de la vie desrhevaux; 
durée d(î leur formation complète; manière de con- 
naître l'ài^e des chevaux à leurs dents; la canine; eih't 
du mors ; de la saillie ; elle a lieu en tout temps ; inter- 
valle nécessaire [)our la jument ; juments stériles ; le 
('horion; l'hippfunane s(Tvant aux [»hiltres; il n'y a pas 
de chefs {);irmi les chevaux, comme parmi les Ixeufs. 3()7 

(lu. xxni. — De l'àne; ài^^e de la saillie; les quatre dcnti- 
ti(uisile Tàne; ses marcpies ; durée de la gestation; le 
lait de Tànesse ; (die se raclie pour mettre l)as ; (iun'(> 
de lii vie de l'Ane et de Tànesse ; croisement des 
chevaux et des ânes; avortements; dairs le croisement, 
c'est 1*3 mâle (|ui décide du temps de la gestation; in- 
tluence de la femelle sur les dimensions, la forme et 
la force des petits; jirécautions à prendre poui* les 
croisements; ânes élevés dans les haras de chevaux. 37(1 

Cn. xxi\ . — Du mulet ; épo(|ue et durée de raccouj)le- 
nient ; avortement des mules; espèce [xirticulièi-e de 
mules en Syrit^ ; le hardot et ses rap[)orts avec h^s 
nains; durée de la vie du niuhd; lonf,''évité d'un mu- 
let d'Athènes; décret en sa faveur ; la mule vit plus (pu' 
le mulet; de la manière de recoimaitre Page des ani- 
maux. 3711 

Cil. XXV. — Du chameau; durée de la gestation; la cha- 
melle n'a jamais ([u'un seul {)etit; durée de sa vie; 
son lait très-agréal)le ; des éléphants; âge de l'accou- 
plement; durée douteuse de la gestation; position et 
douleur d(* la femelh; cjuand elle met bas; dusangliei-; 
lieux ofi les femelles mettent li.is ; nond»r(* des petits; 
voix du sanglier; citation dllomen'; sangliers (|ui se 
châtrent en se frottant aux arbres. 38*2 

Cu. XXVI. — Du cerf; de raccouplement ; résistance des 



»t 



4 



biches; ('poipic de raccoupli'ment : durée de l.i g''sta- 
tion ; la liiche n"a (piun faon; tlux menstruel de iabi- 
clie; soins (|u'elle a de ses petits; ses retraites; de la 
longévité dc^' cerfs; contes à ce sujet; les ])iches des 
monlagni^s d'Arginuse ont l'oreille fendue ; lascivité 
excessive des cerfs ; hnir fureur au temps du rui ; leur 
graisse en été les eni[)è('he de courir; c'est surtout au 
pi'iidenij)s (ju'ils sont agiles; leur chair est mauvais(î 
et d'une oileio" repoussante au temps de la saillie; 
ruses du cerf fuyant devant le chasseur; il s'arrête 
faute d'haleine; constitution particulière des vis<èrcs 

du Cei'f. 

Cai. xwn. — De l'tjurs ; accou{)lement particulier de cet 
animal ; durée de la gestation ; nombre des petits ; 
leui- faiblesse en naissant ; temps où les ours se cachent ; 
du poi'c-èpic; ses rapjtorts avec l'ours. 

Cn. xxvni. — • Du li(>n ; son accou{)lement particulier; 
conte étiange sur la lionne ; rareté des lions; fai- 
blesse des lionceaux ; nond)redes portées et des petits; 
crinière et dents du lion; de l'hyène et de son accou- 
plement; erreurs répandues à c(^t égard; ditliculté 
de [jrendre des hyènes b'UKdles ; du lievi'e et de son 
acc(juplement ; gestations fréquentes des femelles ; 
leur lait; cécit(' des ptdits au moment de la naissance. 

Cn. xxix. — Du renard; rustvs et soins de la femelle (|uand 
(die noH bas; nombre de si^s pidits ; de la louve; ses 
rappiuls avec la chienne; ses jictits naissent aveugles 
aussi; fable sur l(\s louves accompagnant Latone à Dé- 
los; les chats et les ichneumons; la panthère; le cha- 
cal ; i';ice particuliôi'e des mulets en Syrie ; leur aspect; 
ils se reproduisent; preuve de ce fait. 

Cii. xxx. — Des l'ats ; leur reproduction extraordinaire; 
ravages cpi'ils font dans les clianq)s ; ol)servations des 
agriculteurs; leur dispai'ition non moins prompte; 
animaux cpii les cliassent, ouli'e la guerre que leur 
font les bonime> ; la [iluie seule les fait dis|>araît['e ; rats 
de I*i'rse ; rats d"Kgy[>te; rats (jui marchent sur leurs 
pattes de derrière ; espèces de rats très-nombreuses. 



383 



3!)() 



392 



30() 



400 



(,(.L\ 



SOMMAlHi; I)i:.s <.IIAPITI{i:s. 



LI\KK \JI 



(Ihapitkk I. — ■ De rhomiiic ; de son (l(''Volo[»[)onuMil ; ajt|'a- 
l'itioii do I;i liqueur sriiiinalc vers quatoize ans ; cifa- 
lioii d'AIcméon dt; Ta-otoiie snv la pulterh' ; eliani^'friK'iit 
de la voix chez les carrons el eliez les lilles; iroiilh^- 
inent des mameili^s ctdes [)arties irriiitalt^s ; des iiicii- 
sU'iics; surveill.inec lu'-ressaii'e siirràirede la pulterlé; 
intliieiiee sur le reste de la vie; explication {)liysiolo,tri- 
<[iie ; développement [dus ou moins irrand des mamel- 
les; ses causes; qualitt's diverses de la li([u»Mir sénnnalc ; 
ài^^es convenables [)Our l'union des sexes ; signes aux- 
quels on peut reconnaitiM' la nature des spermes. 

Cii. II.— I)(^s miMistriK^s iV'ininincs ; explications crroiires 
tirées des phases d' la lune; ii-iéirularitt: i\f'> t''[)u- 
rations mensuelles; iJi-èiie et soidlVance des temnies; 
relations des menstrues avec la coiu'eption; desctMdes 
de matrices; rétablissement de ces (U't^anes; abon- 
dance projtortionnelle <les menstiaies tians la femme, 
conquiralivement il hudcvs lesauti"es (^{leces ; oliserva- 
lions aiialo^^Mies sur l'homme; abondance du sp(M'me ; 
elle varie selon les tempi-raments ; les blonds et les 
luains; les J)londes et les brunes. 

(ai. m. — Des signes dt» la irrosst\sse chez les femmes; 
disposition de la matrice api'és le rapprochemeiit ; 
moyens employés poui* piM''venir laconce[)tion ; les mois 
chez certaines femmes contimientquel(|uc tenqis encori; 
aj>rés la conception; des évacuations mensuelles après 
raccouchcment; piM>miers synq)t ornes de la <;'rosses>e 
dans les tlancs et dans l(\s aines ; i)['einiei's mouvements 
du fd'tus, seb)n (pie c'est un irarcon ou une iille; aspect 
du fo'tus;'n[u;uante juins, à tiois moi^^ à «piali'e moi^ ; 
les f(etus femellis m' forment [)lu> lentement que les 
lYetus mâles ; une fois nés, toid est plus rapide ehez 
les hommes (|ue chez l»s honnnes. 

Cn. IV. - De la ^■rosse^se ; >imies tle la l;I•o^.^c^-e ; loui'- 



r.i 



loi 



ill 



iii; 



I^IVHE VII, CIIAI». VU. 

deurs, eblouissements; maux de tète ; nausées, vomis- 
sements ; s(niirrances tantôt au début, tantôt à Ja fin; 
dilb'rence des symptômes, selon (jue le fœtus est un 
,i.^■^•çon, ou une Iille; fantaisies singulières des femmes 
grosses; mouvements du fu-tus dans le sein delà mère; 
accouchements a diverses époques ; l'homme est le 
seul animal qui puisse naître à des intervalles difîé- 
rent>; enfants viables à sept mois, huit mois, neuf 
nuùs. et même dix mois; terme extrême; entants de 
Jiuit mois en l^gyj.te et en firèce; erreurs des femmes 
sur le début de leur grossesse. 

Cil. v. — . Du nond)re des enfants dans une seule- 
couche; on en a vu jusqu'à cinq; femme ayant vingt 
enfants en quatre couches; de la superfétation ; elîe 
est assez fréquente dans l'espèce humaine; les femelles 
des autres animaux, quand elles sont pleines, évitent 
lesinâles; fausse couche d'une femme produisant jus- 
qu'à douze fœtus; cas où la superfétation est de toute 
évidence ; iphiclés et Hercule dans la mythologie; cas 
extraordinaires de superfétations . 

Ch. VI. - Du lait des fi^mmes et de ses qualités; etîets du 
vin sur les femmes grosses; époques et durée de la fé- 
condité chez les honîFnes et chez les femmes; varia- 
tions singulières dans cette faculté, soit chez l'homme, 
soitebez la femme; facilité ou difficulté de la concep- 
tKui et de la gestation; procréation de filles et de 
,i,Mrçons; alternatives trés-irrégulièn^s ; transmission 
de eertaines organisations des parents aux enfants; 
reproduction de signes divers ; parfois la ressemblance 
passe par-dessus une t)u plusieurs générations; la 
femme Sicilienne enceinte d'un nègre; ressemblaiices 
des fils à la mère, ou des filles au père; interversions 
de ressemblances; les jumeaux en général se ressem- 
blent ; cas bizarre ; enfants ressendjlant toujours à leur 
mère; la jument de Pharsale. 

^^'^' ^"' ; ^•' ''^ liqueur séminale; son émission dans la 

matrice; membrane qui l'entoure presque immédiate- 
ment; le cordon ombilical, rattaché à la matrice ou à 

T. 1. 



eCLVii 



421 



427 



43 i 



rrLvin 



SOMMAllU: DKS C 11 A PITH E S. 



Vri^rc^. 



rduif; c'ost par lo cnrdon qno losfd'tus so iiourris^fnt ; 
position du fo'tiis dans la matrice; It» tn-lus hmiiaiii en 
particulier; sa [)ositioii dans \o sein dd la iiièr.' ; la 
tète sort r(\iJ:ulièrenient la })reinière ; (^xcrénicnts soli- 
des et liquides des fietus; tonctiou et ronipositiou du 
rordou ombilical, qui entoure de une à quatre veines, 
selon la grosseur des foHus et des animaux; ces veines 
s'atro[)liicnt à mesure que rem])ryon se développe, 
position que prend le fcetus vers la lin de la .ijestation. 

(-^,1^ vm. — He raceouehement ; douleurs qui race(Hn{)a- 
gnent; enfantement des garçons et des lilles; natui-e 
diverse des humeurs ([ui sortent ; la femnu' est la seule 
à soutl'rir autant pour la partiuitiou ; action de la res- 
piration pendant raceouehement. 

(;,j, IX. — Du cordon ombilical ; fonctions de Thabile ac- 
coucheuse ; utilité de son intervention dans les cas 
difficiles; ligature du cordon ; accidents possibles; sor- 
tie de l'enfant par la tête; ses excréments; le Méco- 
nium ; nuMistrues [)récédant raceouehement ; leur elfet 
fâcheux ; le mieux est qu'elles ne reparaissent <iue 
quarante jours a{)rés INMifanttMneut; rires et pleui's des 
enfants après le quarantième jour ; leur sonimed 
pres([ue continuel; mollesse de la fontanelle chez les 
enfants; pousse îles dents à s(q)t mois. 

Gn. X. — Du lait; son abon(hini'e dans certains cas; elle 
cause parfois des tumeurs au sein; nature spongieus.; 
du sein des femmes; le lait cesse avec une nouvelle 
grossesse; causes diverses de Tabondance plus ou moins 
errande des évacuations mensuelles. 



(;y^ XI. — Des convulsions chez les enfants; leurs causes 
les plus ordinaires; fâcheux etfets du vm ; mortalité 
des enfants; intlnence prétendue de la lune; convul- 
sions dans le dos. 



ï:v 






f ' f 

4 1 Ir 



449 



4jI 



IJVllK VIII, Cil A P. IV. 



ceux 



LIVRE VIII 



(aiAiTnu: i. - Des actes et de la vie des animaux ; com- 
paraison des animaux et de l'homme ; dans son en- 
fance, riiomme n'est guère qu'un animal ; gradation 
des êtres ; passage presque insensible des uns aux 
autres ; animaux équivoques qui sont presque des 
[)lantes ; Téponge ; gradation analogue dans les fonc- 
tions de la vie ; la }dante ne fait que se produire ; 
({uelques animaux en sont là également ; apparition 
de la sensibilité; production et alimentation des 
jeunes. 

Cu. II. — Division de la plu{>art des animaux en terrestres 
et en aquatiques ; trois nuances distinctes ; les animaux 
amphibies ; organisation très-extraordinaire du dau- 
phin et des cétacés à évent ; difficulté de cette classi- 
fication ; définition plus précise de ce qu'on doit 
entendre par animal aquatique ; c'est surtout celui qui 
respire dans l'eau et qui y trouve sa nourriture ; le cor- 
dyle et sa constitution particulière ; unture étrange 
des amj)liibies ; intluence considérable du moindre 
changement dans le corps de l'animal ; exemple de la 
castration ; prévoyance de la nature. 

Cm. ni. — Conséquences de la division générale des ani- 
maux ; leur constitution et leur manière de vivre ; les 
testacés se nourrissent de la partie potable de l'eau de 
mer ; expérience qui prouve la réalité de cette partie 
potable ; testacés immobiles ; les aealèphes ; leur nour- 
riture ; testacés mobiles, carnivores et her-bivores; tor- 
tues de mer ; leurs mâchoires puissantes; les langous- 
tes ; leur nourriture ; leur marche ; leurs guerres avec 
les [lojypes et les congres, et aussi entre elles; les 
mollusf{ues, les petits calmars et les seiches; leur 
nourriture. 

Ch. IV. — De la nourriture des poissons ; ils dévorent 



Papes. 



13 



CCLX 



SOMMAIRE DES CHAPITRES. 



Papre». 



tous leurs O'ufs; poissons carnivores et herbivores; ils 
se dévorent tous les uns les autres; certains poissons 
manf^ent delà vase; le boniton ; le muge; autres 
quadrupèdes ; manière spéciale dont les cétacés saisis- 
senl leur proie en se renversant; les anguilles; leur 
nourriture ; manière de les conserver dans les viviers ; 
il faut toujours de l'eau très-pure ; anguilles du Stry- 
jnon; les anguilles vivent encore plusieurs jours hors 
de l'eau ; il faut beaucoup d'eau pour garder les an- 
guilles ; durée de leur vie. — Résumé sur la nourri- 
ture des poissons. 

Ch. v. — De la nourriture des oiseaux ; lesoiseaux qui ont 
des serres sont carnivores ; oiseaux de nuit qui ont 
des serres et qui sont carnivores ; oiseaux <pii se nour- 
rissent de larves et de vers ; oise;iux qui mangent les 
épines ; oiseaux qui se nourrissent de moucherons ; 
les pics, creusent les arbres avec leur bec et vivent de 
ce qu'ils trouvent dans le ])ois ; oiseaux qui se nour- 
rissent d'herbes et de fruits ; exemples divers d'oiseaux 
habitant la Grèce ; oiseaux aquatiqut^s, pahnipèdes, (ui 
à pieds divisés ; les hoche-queues ; les halcyons ; les 
corneilles de mer ; oiseaux de rivière et de marais ; 
oiseaux omnivores ; les oiseaux se dévorent entre eux, 
mais non dans la même espèce ; les oiseaux en géné- 
ral boivent peu; quehiues-uns m; boivent pas du tout. 

Cu_ VI. — De la nourriture <les serpents; ils sont omni- 
vores ; ils boivent peu ; ils aiment exce>sivement b- 
vin ; manière de prendre les vi{)ères ; déglutition par- 
ticulière du serpent ; elforts qu'il fait et mouvement^ 
qu'il accomplit pour avaler la [)roie engloutie ; cause 
de ces mouvements ; les araignées et les ^^erpenls 
peuvent rester très-longtemps sans manger ; exemple 
des serpents chez les droguistes. 

Cii. vil. — Des quadrupèdes, vivipares, carnivores; les 
loups, dit-on, mangent de la terre, quand ils ne tioii- 
vent [»as mi(Mix ; carnivores mangeant de l'hei-be i»oiir 
se purger ; l'hyène ; sa crinière ; elle déterre les cada- 
vres ; l'ours est omnivore ; sa passion pour le miel ; 



/ 



20 



•28 



37 






LIVRE VIII, CHAP. XIV. 

sa lutte contre divers animaux et contre le taureau ; 
il se dresse sur ses pieds de derrière ; le lion ;sa manière 
de manger ; ses excréments ; odeurs très-fortes qu'il 
exhale ; quadru[)èdes vivant sur le bord des eaux cou- 
rantes ou stagnantes ; le castor, la loutre, lelatax. 

Cn. VIII. — De la manière de boire des divers animaux ; 
lapper, humer, happer ; animaux à long cou ; ani- 
maux frugivores et herbivores ; le cochon ; sa passion 
pour les racines; (Misrraissement rapide du cochon; 
procédés pour l'engraisser; méthode des Thraces ; 
aliments ordinaires du cochon ; il se vautre dans la 
l)Oue; utilité de son repos ; poids qu'il perd à l'échau- 
dage. 

Cii. IX. — Des ])o^ufs et de leur nourriture, grains et four- 
rages ; moyens divers do les engraisser, quand ils sont 
vieux ; procédés pour employer leurs cornes et soula- 
ger leurs maux de pieds ; particularités sur les vaches 
Pyrrhiques de FEpire. 

Cii. x. — De la nourriture des chevaux ; des mulets et 
des ânes ; influences de la boisson sur ces animaux ; 
choix de leurs aliments ; les boîufs aiment l'eau pure ; 
les chevaux et les chameaux aiment l'eau trouble; 
sobriété du chameau. 

Ch. m. — De la nourriture de l'éléphant ; quantité de 
solide et de liquide qu'il lui faut ; durée de son exis- 
tence. 

Cii. XI I. — De la nourriture des moutons et des chèvres; 
leur manière de brouter ; emploi utile du sel pour les 
faire boire et les engraisser ; les eaux du nord leur 
valent mieux que celles du midi ; manière 'de juger 
de la force des moutons et des chèvres ; laines avariées. 

Cii. XIII. — Delà nourriture des insectes, selon qu'ils ont 
des dents, ou une langue seulement ; insectes omni- 
vores, sanguinivores ; insectes qui se nourrissent du 
suc des plantes et des fruits ; délicatesse de l'abeille. 

Cn. XIV. — ()l)jets divers des actions des animaux ; leurs 
migrations, selon les saisons; elles sont plus ou moins 



CCLXI 



Pacres. 



40 



4-* 



47 



50 



51 



53 



55 



-. 



CCLXII 



SOMMAIRE DKS CHAPITRES, 



loiiitainos; p^ruos doScylhio allant jus([u'aiix sourcos du 
Nil en É','y[)te ; les Pv.irinées ; minorations des |K''lirans ; 
bon ordre de leur voyage ; migrations des poissons, 
d(^s [)etits oiseaux ; les espèces faibles partent toujours 
les premières ; erreur sur la pierre <{ue porteraient 
les grues pour se lester ; les ramiers, les bisets, les 
tourterelles, les colombes ; les cailles ; ruses des 
ebasseurs })our les [)rendre ; oiseaux divers ; le biboii, 
oiseau bavard et imitateur ; manière de le saisir ; 
oiseaux du même genre; le perroquet, oiseau de 
l'Inde ; oiseaux allant [)ar trou[)es. 

Ch. XV. — ■ Des migrations des poissons ; les poissons sont 
meilleurs sur les <'otes ; poissons des cotes, poissons 
de baute mer ; bonté relative du poisson suivant les 
localités ; poissons de la Crète ; ()oissons des étangs 
maritimes, Alopéeonnèse et Histon ; poissons qui en- 
trent dans le I\)nt-l']uxin et «pii en sortent; causes de 
ces migrations; inlluenee duvent sur l'entrée et la sortie 
de ces poissons ; observations particulières sur le tii- 
cbias ; c'est le seul ({ui remonti' le cours du Danube et 
qui redescende dans l'Adriaticpie ; migrations des 
thons dans le Pont-Euxin ; migrations des Ruades, qui 
ne voyagent que de jour, et qui s'arrêtent du sol>tice 
d'hiver au printefn[)s ; migrations des colias et d'autres 
poissons dans le Pont-Euxin. — Résumé. 

Cfi. xvr. — De la retraite des animaux terrestres, analo- 
gue à la migration ; le but est le même ; se gai'antir 
du froid et de la cbaleui' extrême ; retraite des testacés ; 
épo(iues de la retraite selon les saisons ; retraite des 
insectes ; exception pour les insectes domestiques ; vo- 
traite des abeilles ; observations décisives ; durt'e de 

■ leur retraite ; lieux où en général les animaux choi- 
sissent leurs retraites. 

Cii. XVII. — De la retraite des animaux qui ont du sang, 
et une peau écailleuse, serpents, lézards, crocodiles : 
de la retraite des poissons ; exemples divers ; retraite 
des thons en hiver ; les poissons sont plus délicats 
pendant leur retraite ; retniite des Primades dans la 



/ 



Pa-.'i 



• ) I 



li 't 



71i 



LIVRE VIII, CIIAP. X\. 



cr.LXIIl 



rases. 



vase : quelques détails sur ce poisson ; retraite de 
quelques autres poissons dans le sable ou le limon ; 
la retraite a lieu généi'alement en hiver ; quelques 
[)oissons se n-tirent en été ; l'àne marin et la dorade ; 
observations dans les eaux du Bosphore, qui sont bou- 
leversées vers ré(piinoxe d'automne. 

Ch. xviii. -— De la retraite des oiseaux ; erreur à ce 
sujet ; ils ne se retirent pas tous d;ins les climats 
chauds ; pas de distinction entre les oiseaux à ongles 
recourbés ou les oiseaux à ongles droits ; cigogne, 
merle, tourt(M"elle, alouette, ramier, milan, cliouette. 

Cil. XIX. — De la retraite des vivipares quadrupèdes ; les 
ours ; on ignore la vraie i-ause de leur retraite ; ils y 
deviennent très-gras, tout en n'y mangeant quoi que 
ce soit ; intluencc de ce jeûne sur leurs intestins ; le 
loir, le rat-blanc du Pont ; animaux qui font peau 
neuve ; les serpents se dépouillent deux fois par an; 
explication de ce ehangement ; dépouillement chez h's 
insrctes ; dé[)Ouillenient chez ({uelques poissons ; les 
langoustes, les écrevisses et les cancres ; dépouillements 
l'épétés deux ou plusieurs fois ]»ar an. 

Ch. XX. — De rinlluence des sais(uis sur les animaux ; les 
oiseaux aiment la chaleur ; les poissonsaiment la pluie ; 
erreur d'Hésiode sur l'aigle, qu'il fait boire ; les oi- 
seaux boivent très-peu ; altération de leurs plumes 
({uand ils sont malades ; intluence de la pluie et des 
eaux douces sur les poissons ; quelques exceptions ; 
poissons qui ont une [uerre dans la tête ; le muge, le 
ca[titon et le myrin sont rendus aveugles par la pluie, 
et ils s'en ti'ouvent fort mal ; lac près de Nauplie 
d'Argolide ; exemples divers de la Dorade, dt^ l'Achar- 
nas et du Coracin ; lieux favorables aux poissons 
par leur ex[)osition, soit au nord, soit au midi ; l'œs- 
tre des thons et des espadons ; les thons aiment 
l»eau('oup la chaleur ; temps propices à la pêche ; il 
n'v a pas de maladies contagieuses dans les poissons 
de mer; il n'y en a pas non plus dans les poissons 
d'eau douce ; quelques-unes dt' leurs maladies spé- 



73 



78 



80 



> 



CCLXIV 



SOMMAIRE DES CHAPITRES. 



Pacrt";. 



ciales ; action du boiiillon-hlanc sur les poissons ; 
pêcheurs Phéniciens ; dillVrcnls proc«Hlés de pêche ; 
pêche des pour[)res ; fraude |)Our les faire peser davan- 
tage ; les peignes roux de rEari[)e Pyrrhéen ; les bival- 
ves et les univalves. — Résumé. 

Cii. XXI. — Du porc et de ses trois maladies ; l'esquinan- 
cie, les écrouelh^s, mal de tête et llux de ventre ; ma- 
nières de soigner ces maladies ; trailemeiit de res(jni- 
nancie ; le grêion ; description de celte maladie 
spéciale au cochon ; j)arties du corps où le grêlon se 
produit; âge où le |>orc en peut être atteint ; nourri- 
ture du cochon ; elle tioit êti'e vai'iéf, commi» pour tous 
les autres animaux ;en"ets divers de leurs aliments ;elfets 
des glands sur les truies pleines, et aussi sur les hi-el)is. 

Cil. XXII. — • Des maladies des chiens; la rage, resipn'nan- 
cie et la goutte; riionune mordu [)ar le chien no cou- 
tract»' pas la rage; le chameau; rélé[)hant; les maladies 
des bœufs; la goutte et réci'ouelle; leur traitement. 

Cii. XXIII. — Des maladies (h's clievaux, selon qu'ils sont 
en liberté, ou à Fécurie; la goutte et ses sym{)tômes; 
la colitpie, le tétanos, Torge, la nymphe; svmptomes 
de ces maladies; autres maladies du cheval, la car- 
dialgie, la cystite; parasites redoutables aux chevaux, 
le staphylin, la mygale, la chalcis; le cheval est sujet 
à prescpie toutes les maladies de riiomme ; la sanda- 
ratpii' lui est t'alale; la mauvaise odeur d'ime lampe 
qui s'éteint fait avorter les juments; rhi[)pomane; 
.contes débités à ce sujet; le cheval se [ilail dans les 
prés marécageux; il aime à boire son eau trouble; le 
bœuf est tout le contraire. 

Cii. xxiv. — [/Ane n'a ({u'une seule maladie, appelée la 
Mélide; elle se déclare surtout à la tête, où elle n'est 
pas mortelle; elle l'est au poumon; ràne ne su[tporle 
pas le froid. 

Cil XXV. — Des maladies des éléphants; ce sont surtout 
des vents; rélé{)liant avale de la terre et des pierres; 
diarrhée! des éléphants; remèdes divers; boisson de 



80 



OS 



101 



103 



109 



LIVRE VIIÏ, CRAP. XXIX. 

l'huile; sesetl'ets; moyen d'en taire boire auxéléphants 
qui n'en veulent pas. 

(^n. XXVI. — Des maladies des insectes, et spécialement 
des abeilles; bêtes (|ui déiruisent leurs gâteaux de cire, 
et rendent les essaims malades; ht rouille d(^^ Ih'urs 
nuisible aux abeilles; elfet de l'huile sur K^s insectes. 

Cii. xxvii. — De riniluence des climats sur les animaux, 
sui' leur taille et la durée de leiu' existence ; dili'érences 
Irès-manpit'es entre des lieux Irès-voisins; exemples 
divers; une rivière, uii chemin qui sépare des cantons 
sul'lisent à faire de giandes dili'érences; citation de 
('tésias; Inde, Syrie, Eib}e; citation d'Homère; Égypt*^ 
com[)arée à la Crèce; explication de ces diiférences; 
de riniluence de la tem|)érature; lézards d'Arabie; 
ser[)ents monstrueux de Liltye : lions d'Europe ; compa- 
raison de i'Eui'ope et de l'Asie; monstres de Libye; ex- 
|»lication des aciMiuplemeiits entre es[)èces ditierentes : 
chiens croisés de Laconie, chiens croisés de Ilnde. 

Ch. xwni. — De riniluence ties lieux sur le caractère des 
animaux; ceux des montagnes sont plus sauvages et 
plus coio'ageux ipie ceux des plaines; sangliers de 
l'Athos; de riniluence des lieux sur la morsure des 
animaux; scor[)ions du Pharos et de Carie; do> mor- 
sures des serpents de tous les pays; l'aspic de Libye; 
serpent du silphium; pi'étendu conti'e-poison ; salive 
de l'homme; serpent sacré; {)etit serpent de l'Inde. 

Cii. XXIX. - Inlluence de la gestation sur la chair des 
animaux ; exemples des iestacés et des poissons ; 
changements, selon les saisons, dans la couleur et le 
goût des poissons; inlluence de Vdixe sur les poissons 
et sur les thons destinés à être salés; thon d'une gi'os- 
seur exti'aordinaire; observations sui' les poissons de 
rivière et d'étang ; en général, les nulles valent mieux 
(pie les femelles. 



CCLXV 



l'a^is. 



1 1 



W'I 



114 



i2i 



•it- 



CCLXVl 



SOMMAIRE DES CHAPITRES. 



LIVRE IX 



Paf^es. 



Chapitrk I. — Des monirs des animaux; afîeclions de 
ràine auxquelles ils participent; diUérences que pro- 
duit le sexe, sensibles suitout dans l'espèce humain»^; 
les femelles sont toujours plus douces et plus dociles; 
chiens de Laconie et de Molossie ; croisements utiles; 
les femelles sont moins comateuses et plus rusées; 
caractère de la fenn-lle; elle est [)lus sensible, plus 
jalouse, plus décourai^éc, [)lus etfrontée et [)lus fausse ; 
caractère de l'homme, [)lus brave, [)lus actif, plus 
généreux : intluence du sexe jusque chez les mollus([Ues ; 
exemple de la seiche mâle et de la seiche femelle. 

Ch. n. -— Des causes de gueri'e entre les animaux; la nour- 
riture et l'habitation sont les principales; luttes achar- 
nées des phoqiu*s;les animaux carnassiers sont en 
lutte avec tous les autres; les soins de l'homme adou- 
cissent les animaux; lescrocodiles d'Ei4:y[)te ; nombreux 
exemples d'animaux cpii sont en iruerie; oiseaux, ser- 
pents, ({uadrupèdes; ([uel({ues espèces vivent en ()aix; 
combats furieux des élé[)hants les uns contre les autres; 
li^i-ande dilférence de coura,L;-e entre les éléj)hants; em- 
ploi que les Indiens en font à la guerre; forci' piodi- 
gieuse des élé[)hants renversant des murailles et brisant 
des palmiers ; chasse à l'éléphant avec des élé[)h;mts 
apprivoisés; docilit('' ordinaire de rélé[)hant; moyen 
de le dompter. — Résumé. 

Cii. ni.— Des guerres des poissons; espèces ([ui s'attrou- 
pent; espèi-es qui vivent par{)aires; espèces ennemies 
([ui se réunissent a certaines é[)0(iu(\s; poissons inutiles 
[)ar d'autres; les plus forts dévoient les plus faibles. 

Ch. IV. - Du caractère du mouton; c'i^st le plus béte de 
tous les ([uadrupèdes; preuves de sa stupidité; sottise 
des chèvres; elles résistent au froid moins bien (jue 
les moutons; elfet du tonnerre sur les moutons et sur- 



1-28 



\:\1 



li3 



LIVRE IX, CHAP. VIII. 



' 



4 



CCLXVII 
Pages. 



tout sur les brebis; soin des bergers; disposition des 
moutons et des chèvres durant le sommeil. 146 

Ch. v. — De l'habitude des vaches de vivre de compagnie; 
une seule entraîne toutes les autres ; aiFection singulière 
et dévouement des juments pour les poulains. 148 

Gii. VI. — Des momrs du cerf; prudence de la biche pour 
sauvegarder ses petits; sa manière de mettre bas; 
retraites qu'elle clioisit dans des lieux inaccessibles; 
leçons (ju'elle donne à ses faons; le mâle, quand il 
perd son bois, se retire aussi dans les plus épais four- 
rés; croissance successive du bois; après six ans, il 
tombe chaque année; lierre poussant aux cornes d'un 
cerf; cerf se guérissant avec des escargots; manière de 
prendre les biches, en jouant de la llûte ou enchantant. 14y 

Cii. VII. — De l'instinct et des ruses des animaux : mano'U- 
vres de l'ourse pour sauver ses petits; les chèvres de 
Crète, cherchant le dictamne; chiens mangeant de 
l'herbe pour se guérir; ruses de la panthère; l'iclineu- 
mon se couvrant de poussière; le trochile nettoyant, 
pour sa pâture, la gueule du crocodile, (|ui leménage; 
la tortue mangeant de l'origan, et la belette mangeant 
de la rue; le serpent-dragon avalant du suc de laitue; 
cigomiés pansant leurs blessures; belette étoulfant les 
oiseaux; les hérissons sentent A l'avance les change- 
ments de temps; parti utile qu'un Byzantin avait su 
tirer de cette observation. io5 

Ch. VIII. — De l'industrie des animaux, souvent pareille à 
celle de riiomme; l'hirondelle et son nid merveilleuse- 
ment construit; soins de l'hirondelle pour nourrir et éle- 
ver pro[)reinent ses [letils; des mœurs du pigeon ; solli- 
citude du mâle pour les petits, et ses violences contre 
sa femelle; union lial)ituelle des pigeons; leur manière 
de boire; durée de la vif^ des ramiers; seule infirmité 
que la vieillesse leur donne; oiseleurs crevant les yeux 
aux a[)})eaux; en général, les maies vivent plus long- 
temj)s (}ue les femelles; exceptions pour les moineaux; 
migrations dc:^ tourterelles; migrations singulières 
des pinsons. iCO 



CCLXVIII 



SOMMAIRE DES CHAPITRES. 



Patres. 



Cu. IX. — Des oise;iiix qui no, font pas do nids, mais seu- 
lement un trou dans la poussière du sol; de la ponte 
et de l'incultation des cailles et des p(M'drix; i-us«^ de 
la })ei"drix pour écarter le chasseur de sa nichée; nom- 
bre (ru'ufs (|ue l'ait la perdrix; caractère très-mauvais 
de la|)erdrix; les mâles em[)échent la femelle de cou- 
ver alin de s'accou[>ler avec elle; etl'orfs de la perdrix 
{)our sauver ses ceufs du mâle et des chasseurs; com- 
bats ach;irnés des mâles entre eux; le vainqueur <'oche 
le vaincu, et; ({ui arrive aussi dans les cailles et les coijs ; 
juanèLies des perdi"ix sauvai^es mâles, selon ([ue l'ap- 
peau est t'emelle ou mâle; tentatives léitérées desmâles 
pour s'en ap[»rocher; jalousie des mâles (|ui restent à 
distance; lascivité excessive des perdrix et des cailles. Iij.'j 

Cii. X. — De quel(|ues autres oiseaux ([ui nichent à terin; 
tout en volant bien; raloiu'tte, la bécasse, (»tc.; du jtic, 
([ui tVa{)[)e les chênes, poui' en faire sortir les vers dont 
il fait sa nourriture; ses ongles ti'ès-forts; trois es|)èces 
de [)ics; il pi([ue si l»ien les arbres (pi'il linit par les 
faire totnl»er; adresse; d'un [)ic a|q)riv(tisé [)()ur briser 
etmanf^er une amande. 170 

Cii. XI. — Des grues et de hnir intelligence dans leurs 
migrations, dans la marche de leurs volées, dans leur 
vigilance à terre; intelligence do<^ pélicans [)our faire 
ouvrir les coquillages (ju'ils mangeid. 172 

Cii. XII. — Des demeures des oiseaux sauvages; causes de 
leur construction ; intelligence de certains oiseaux; stu- 
pidité des autres; ré[)ervier; la chasse que font les 
oiseaux <le [)roie n'est pas la menu; dans toutes les 
saisons ;le vautour; (q)inion d'IIérodorcpère de Mrvson, 
le so{)histe; retraites des vautours ; ils ne font qu'un ou 
d(Mix o'ufs au plus; le roitelet. 173 

Cu. XIII. — Des oiseaux vivant aux bords des eaux; le cin- 
cle; sa conformation vicieuse; desoiseaux palmipèdes; 
«pielques oiseaux fissipèdes vivent aussi sur les boi'ds 
de l'eau; l'anthos, lecatarrhacte; le cygne; son carac- 
tère plein de douceur; sa lutte contre l'aigle; son 
chant; témoignages des navigateurs; le cymindis; 



. 



Papes. 



176 



LIVRE IX, CHAP. XIX. c. lxix 

citation d'Homère ; la hybris; ses coml)ats contre l'aigle ; 
comliats furieux des grues entre elles. 

Cu. XIV. — De la pic; ses cris très-variables; nombre de 
ses (pufs; son nid de crin et de laine; sa prévoyance; 
les grues et les méropes nourris, dit-on, [)ar leurs petits 
dans leur vieillesse; description du mérope; nombre 
de ses (cufs; singularité de son nid; le verdier; son 
nid fait aussi de crin et de laine; nid charmant du 
serin; nid du cinnamome: manière des gens du {)ays 
de se j>rocurer de la cannelle. 180 

Cii. XV. — De l'halcyon; sa grosseur; ses couleurs; son 
bec; descri()tioii de son nid, de forme s[)hériquc 
allongée ; construction très-solide oi très-industrieuse 
de ce nid; sa résistance; son étroite ouverture; il est 
biit avec des arêtes de poisson ; nombre des o'ufs de 
riialcyon; sa nourriture; il s'accoui)le durant toute sa 
vie. ^ 182 

Cil XVI. — De la huppe et de son nid; son plumage; de la 
mésange; sa fécondité; sa langue sans pointe, comme 
celle du rossignol; l'oiseau des marais; le foulon; l.i 
crex; la sitte; la chouette et ses babil udes; son intel- 
ligence; h; certhius; les épiniers et leur vie diflicile. 18.") 

Cii. XVII. - Du héron et de ses trois espèces; la première 
espèce de héron noir;le héron blanc, etle héron étoile, 
le plus paresseux de tous; la phoyx, (|ui se nouriit 
surtout dveux d'oiseaux. 188 

Ch. xvm. -Dumerle et de ses deux espèces; Tune noire, 
et l'autre blanche, à Cyllène en Arcadie; le laïus; la 
grive et ses trois espèces; l'oiseau blmi de Nisyros; 
il vit dans les pierres; il a les pattes li'ès-courtes. iOO 

Ch. XIX. — Quelques détails sur divers oiseaux ; le chlorion, 
la tête-molle, le j>ardalus, le collyrion; des trois 
espèces de geais; geais palmipèdes de Lydie et de 
Phrygie; les deux espèces d'alouettes; l'ascalope, 
rétourneau; les ibis d'Egypte; les uns blancs, les 
autres, noirs; leur ré[)artition singulière dans les par- 
ties diverses de l'Egypte; les ducs et leurs deux 



CCLXX 



SOMMAIUK DES CHAPITUKS. 



Pnrres. 



espèces, le diic-i)erpéliiel elle (lue do passage; époque 
à laquelle ils paraissent; i^'Tioranee où Ton est de leur 
reproduction. 192 

Ch. XX. — Du -coucou et de son sin_i>-ulier naturel; il pond 
dans le nid d'auhM^s oiseaux et leur laisse élev(M- ses 
petits; ceux-ci tuent les petits avec lescjuels ils sont 
élevés; explications diverses données à ce sujet; cet 
al)andon que le coucou fait de s(^s petits tient à sa 
lâcheté; il n<' saurait pas 1rs détendre. iOO 

Ch. XXI. — ■ De l'adresse des cypsèles à construire leurs 
nids, pour les soustraireaux hommes et aux hèles; de 
l'oiseau appelé tette-rhèvre ; sa manière d<' téter les 
chèvres; récits f)eu croyahles à ce sujet; des corheaux ; 
leur vigilance à n'être en chaque pays (pie dans le 
nonihre qui peut s'y nourrir; ex{)ulsion des jeunes; 
entente singulière des corheaux dans certaines circon- 
stances. l'JS 

Cn. xxu. — De l'aigle et de ses espèces très-nomhreuses; 
le pygar^nie ; ses demeur»'s; son courage; l'aigle 
plangos; citation d'Homère; l'aigle noir, le [dus [tetit 
et le plus fort de tous; l'aij^le-cigogne; sa lâcheté; s<'s 
aliments; aigles de mer; aigles-francs, les seuls oiseaux 
dont la race soit ahsolument pure; ce sont les aif^les 
les [>lus grands ; hi'ures de la journée où l'aigle se 
livre à la chasse; dans sa vieillesse, son hec se recourbe 
jusqu'à le faire mourir de faim; fahie à ce sujet; [)ré- 
voyance de l'aigle ; provisions pour ses [)etits; son nid 
toujours [)iacé dans des lieux élevés; vaste espace 
nécessaire à un couple d'aigles; il soupèse sa proie 
avant de l'empor'-r; sa façon de chasser les lièvres; 
causes de ses précautions; le seul oiseau f[ue les 
hommes aient divinisé; longévité d<' l'ai^^le. 201 

Cii. xxni. — D'un oise;m de Scythie de la gross^mr de 
l'outarde; sa manière d'élever ses petits; dv^ oiseaux 
de nuit, chassant au cré[)uscule du soii' et du matin; 
de l'orfraie, qui élève les petits de l'aii^de, en même 
temps que les siens; causes de la crujiuté de l'aigle 
envers ses petits; de l'aigle de mer; sa vue perçante; 




P 



1 



LIVRE IX, CHAP. XXVI. 

il dresse s(*s petits à regarder le soleil; sa manière de 
chasser les oiseaux de mer. 

Cn. XXIV. — Des éperviers et de leurs nomhreuses espè- 
ces; on en compte jusqu'à dix; manières diverses 
dont l'épervier chasse le pi^'eon ; instinct du pifzeon 
pour éch.'ipper ; chnsse en Thi'ace de coiTipte à demi, 
entre les hommes et les éperviers; autres récits sur les 
loups marins et les pécheurs du PaIus-Ma'otid(\ 

Ch. xxv. — De rintelliirence et de l'industrie de certains 
animaux, et spécialement des poissons, à se procurer 
leur vie; la grenouille de mer et sa manière de pren- 
dre les p 'tits poissons; la torpille et sa faculté d'en- 
gourdir ce qu'elle touche, même des hommes; la 
pasténague, l'Ane de mer, la plit^, la lime, etc. ; l'anthias 
et les pècheui's d'é[)onges ; le serpent de mer; la sco- 
lopendre et sa manière de se débarrasser des hameçons; 
les renards-marins ; habileté des bonitons à se défendi'e; 
intelligence des poissons d'eau douce; le glanis mâle 
et son attachement extraordinaire pour ses petits; des 
poissons carnivores; des poissons ovipares; la seiche 
se défend en répandant saliqueur noire, qui la cache; 
le polype, quoique peu intellii:ent, sait se ménager des 
provisions; courti^ durée de la vie des polypes; ils sont 
annuels; des conques et de la cuirasse (|u'elles se for- 
ment; admirahle adresse du nanti b; pour descendre 
au fond de l'eau et remontera la surface, où il marche 
à la voile; on ignore comment il se reproduit, et s'il 
peut vivi'e sans co((uilb3. 

Cu. xxvi. — De l'intelligence etde l'industrie desinsectes; 
fourmis et abeilles; guêpes f^t frelons; des araignées 
et des phalanges; nombreuses espèces d'araignées, les 
psy II es, les loups ;troisièjiîe espèce d'araignée, plus habile 
que toutes lesautn^s ; sa manière d'ourdir sa toile avec 
chaîne et trame ; procédés de sa chasse ; la femelle seule 
travaille; le mâle partage la proie; deux autres espèces 
d'arai^uiées, tissant une toile épaisse ; explication de la 
production du lil par l'araignée ; erreur de Démocrite; 
l'araignée attaque des animaux beaucoup plus gros 
qu'elle; sa guerre aux petits lézards. — Résumé. 



•' l.XXI 

207 



212 



214 



228 



i 



!»■ 



CCLXXII 



SOMMAIRE ni:S CHAPITRES. 




Pages, 



dans ItMir riiclu' ; des inahuut's des aheilles; leurs [»i'e- 
cautioiis eoiitrc le veut ; ditrercnb's (junlilés de mid ; 
les abeilles aiineid le hi'iiit; varialions dans leur tia- 
vail; leur discijiliiit' absolue; produit moyeu d'unt; 
l)onne ruche; {)ressentiuieuts des alx'illes [tour le mau- 
vais temps et la pluie; soins des éleveurs. — Résuim''. 

Cil. xxvui. — Des guêpes et de leurs deux espèces, sau- 
vaiies et non sauvaijes ; diilérences enlr»^ les unes et 
les autres; des guêpes n(m sauvages; leurs deux espè- 
ces ; les mères et les ouvrières; les j)remièr'es viveid 



Cu. XXIX. — Des frelons; leur nourritui-e est |)resque uni- 
({uement de la cliair; leurs chefs; leur manier»' de 
construire leurs ruclies sous terre, comme les foui'inis; 
dévelop[)ement de ces ruches, ils meurent pres([ue 
tous en hiver ; les frcdons n'essaiment [)as ; essaims 
égaies par hasard; un ne sait rien sur T accouplement 



•SA 'i 



203 




' I 



I 



/ 



LIVRE l\, CllAP. XXXV. 



et la reproduction des frelons; ils ont tous des aiguil- 
lons. 

Cu. XXX. — Des bombyles; leurs ruclies sous une pierre; 
leur miel grossier; du tenthrédon, ou grugeur; sa nour- 
riture; ses énormes ruches sous terre. — Résumé sur 
l'industrie des insectes. 



ccLxxin 

Pages. 



(Al. xxxHi. — - De l'éléphant, le plus doux et le plus appri- 
voisable des animaux sauvages; on peut lui apprendre 
une foule de choses; son accouplement; longévité du 
mâle et de la lemelle; il aiin(^ l'eau; mais il ne j)eut 
nager à cause de sa pesanteur; il n'avance dans beau 
que jus{]u'au point où sa trompe [)eut encore en sortir, 
pour le faire respirer. 

(ai. xxxiv. — Du chameau; il l'efuse de monter sa mère; 
vengeance d'un chameau qui y avait été forcé par ruse; 
cheval d'un roi de Scythie qui se tue après avoir sailli sa 
mère, sans la reconnaître. 

Cil. XXXV. — Du dauphin; sa douceur et son amour pour 

ses petits; observations diverses sur son caractère; 

vitesse prodigieuse du dauphin ; ses bonds hors de 

l'eau, }»ar-dessus de gros bateaux; explication de ce 

r. I. 



271 



274 



Ch. XXXI. — Du lion et de son naturel; sa douceur quand 
il est repu; ses caresses aux animaux (|u'il connaît; 
ses allures fières et tranquilles devant le chasseur; il 
craint le feu ; citation d'Homère ; samagnanimité envers 
lechass.îur maladroit; des morsures dulion; du thOs; sa 
force ; il n'y a sans doute qu'une seule espèce de thôs. 27G 

Cil. xxxn. — Du bison de Péonie; sa grosseur; sa crinière 
plus forte que celle du cheval; sa voix; ses cornes ne 
peuvent servir à le défendre ; leur couleur et leur cavité 
profonde; regard du bison; il n'a pas de dents de de- 
vant; sa (|ueue; sa chair très-ltonne à manger; sa 
manière de se défendre en lançant ses excréments, qui 
sont brûlants dans ce moment; les bisons se retirent 
dans les montagnes vers la saison de mettre bas; rem- 
{)art ([u'ils se font avec leur fiente, toujours très-abon- 
dante. 



280 



28i 



285 



J 



r.r.LXXiv 



SOMMAlltK l)i:S CIIAIMTHKS. 



l'aK''^ 



fait; les ploiigeuis; le dauphin vit toujours [>ar ()upl(>, 
inàle et femelle; il s'éehoue souvent sur la plag-e. 287 

Cm. XXXVI. — Des cliangenients réci[)ro(pies ((u'exercent 
dans les animaux les actes sur le naturel et le naturel 
sur les actes; poules essayant de se faire coqs; coqs 
essayant de se faire poules. 280 

Cii. xxxvH. — De la castration et de ses eifets sur les 
oiseaux; manière de les châtrer; les euimques; eifets 
de la casirationsur leur voix et leur système pilaire; 
eifels de la castration sur les quadrupèdes ; description 
de la castration des veaux; castration des truies; pro- 
cédés employés; castration des chamelles; rapidité des 
chameaux de courses; elfet général de la castration 
sur tous les animaux; ([uelques ohservations sur les 
animaux ruminants; aucun animal sauvaire ne rumine 
si ce n'est le cerf; dents des ruminants; quelques exce]»- 
tions; reirichcmcnt du ventre; propension à vomirchez 
<{uel(|ues espèces. 2111 

Cii. xxxviu. — Kxemi)les divers de changements de cou- 
leur et de voix dans les oiseaux ; illusions que font par- 
• fois ces changements; exemples du coucou; exemple 
de la huppe; citation d'Eschyle ; oiseaux qui se roulent 
dans la poussière ou ([ui se haignent; les oiseaux de 
proie ne se roulent ni ne se haignent; oiseaux cpii ren- 
dent des vents par le derrière. 208 



I 

I 



 






HISTOIRE DES ANIMAUX 



D'ARISTOTE 



LIVHK X 



APOCHYPHE 



HISTOIRE DES ANIMAUX 



D'ARISTOTE 



LIVRE PREMIER 



CHAPITRE PREMIER 



/ 



*' 



Varirtt^s iii(inies des animaux : dans les parties dont ils sont 
e()in[»oses et qui se décomposent elles-mêmes en parties simi- 
laires et non-similaires ; dans l'analogie des parties pour des 
genres différents; dans la dimension des parties; dans la nature 
de leurs parties, sèches, liquides, ou solides; dans leur genre 
de vie, selon ({u'ils vivent sur terre ou dans l'eau; dans leur 
immobilité ou leur locomotion; dans leur habitude de vivre en 
trou|)e ou solitaires; dans les sons qu'ils produisent, inarti- 
cules ou articulés; dans leurs chants ou leur mutisme ; dans 
leur caractère; privilège et supériorité de l'homme, doué de la 
réflexion et de la réminiscence. 

' Eiilre les parties dont les animaux soul formés, 
il V (Ml a ({ui ne sont pas complexes ; ce sont celles 



("h. 1. Ce dt'biii [)araît ua peu 
brusque; et des cuuimeutuleurs 
ont propos»' de regarder le pre- 
mier livre (lu Traite des Parties 
des Animaux comme le préani- 

T. I. 



!)ule nécessaire de l'Histoire ties 
Animaux. Cette opinion n'est })as 
acceptable, piiisqu'alors le Traité 
des Parties des Animaux serait 
à son tour décapité. Patrizzi 



2 HISTOIIIK DES AMMAIX. 

qui peuveni se divisiM'oii paiiies similaires, comme 
les chaii's, qui se divisent loujours eu chairs ; il y 
en a d\autres, au coniraire, qui sont complexes, 
comme toutes celles qui se divisent en parties non- 
similaires; et telles sont, par exemple, la main, 
qui ne se divise pas en plusieurs mains; ou le 
visage, qui ne se divise pas non plus en plusieurs 
visages. - De ces parties non-composées, il en est 
qu'on n'apptdlt^ pas seulement des parties, mais 



croyait que THistoire des Animaux 
faisait suite au Traité des Par- 
ties. C'est le contraire qui est vrai. 
Voir VAristote deJM.Lewes, p. 270. 
Les grands naturalistes, BuffoQ, 
Cuvier, out commencé leurs ou- 
vrages en exposant la uK-thode 
qu'ils comptaient suivre. Aristote 
n'expose pas ici la sienne, bien 
qu'il n'ait pas tout à fait omis ce 
soin, même dans l'Histoire des 
Animaux. Voir plus loin chap. vi, 
§§ 10 et il. Mais sa méthode 
d'histoire naturelle est expos«'e 
surtout dans le traité des Parties 
des Animaux, oii elle remplit tout 
le premier livre. Le lecteur vou- 
dra bien se reporter à cet autre 
ouvrage. 

§ 1. Qui ne so?it pas complexes 

qui s()?it romplexcs. Celte 

division, aussi profonde que sim- 
ple, est encore usitée dans la 
science; et, sous des formes un 
peu dirtVrentes, on la retrouve 
dans presque tous les traités con- 
temporains de quelque impor- 
tance. Les Parties similaires ré- 



pondent à l'anatomie générale; 
et les Parties non-similaires , à 
l'anatomie descriptive. A'oir lln- 
troduction de MM. Aubert et 
Wimmer, t. I, \). '^Q. — Connue 
1rs rhnirs. Peut-être eùt-il mieux 
valu prendre le singulier; mais 
j'ai suivi le texte fidèlement. — 
L(i Diain, qui un se divise pas en 
?)iains. L'exemple est aussi clair 
que possible; et il expli{]ue par- 
faitement ce qui j)récède. Sur le 
rapport des parties similaires et 
non-similaires, voir h; Traité des 
Parties des Animaux, liv. il, 
ch. I et H. 

i^ 2. Des membres. C'est la tra- 
duction exacte ; ou aurait peut- 
être pu encore traduire : des or- 
ganes. Voir plus loin, ch. vi, § 12. 
— Pour le hrns pris dans soji 
ensemble. C'est-à-dire compre- 
nant le haut du l)ras, l'avant- 
bras et la main, sous le nom g*'- 
nerique de lîras. — Pour In poi- 
trine, ou le Thorax. La poitrme 
contient, en effet, dans sa totalité, 
une foule de parties diverses. 



LlVlii: L CHAI', l. ^ i. 



3 



(|u'on appelle plus propi'emenl des memJJi'es ; ce 
sont en général les parties qui, i'oi'mant un tout 
complet, riMilermenl encor(^ «mi elles d'autres par- 
ties distinctes. (Tt^st ce ([u'on peut voii'pour la léte, 
pour la jamije, poui* la main, ])0U]' le bi'as pris 
dans son ensiMnhle, pomMa poitrine, puisque cha- 
cune de ces parties composent un tout, et qu'en 
outre, elles contiennent en elles d'autres parties 
encoiv. ^ Toutes les parties non-similaires se com- 
posent àleui' tour de parties similaii\'s : la main, 
par 'exemple, est composée de chaii', de nerfs et 
d'os. 

^ 11 y a des animaux chez qui toutes les parties 
sont mutuellement semblables; il en est aussi 
chez lesquels elles sont ibrt difTéiTnles. Les parties 
sont spécifiquement les mêmes, comme le nez et 
Tœil d'un homme sont de même espèce que le nez 



§ 3. Se composent à leur four 
de parties similaires. Les jjarties 
similaires ne se ressemblent pas 
l)arfaitemeiit entre elles; et la 
chair, par exemple, contient une 
foule de variétés qu'il est facile 
(le distinguer, l)ien que toutes ces 
variétés soient comprises sous un 
nom commun. — De nerfs, de 
muscles. Il n'y a qu'un seul mot 
dans le texte ; mais ce mot si- 
gnitie également Nerfs et Muscles. 

§ 4. Spécifiquement les mêmes. 
Au lieu de « Spécifiquement i», 
on pourrait traduire aussi : « Sous 
le rapport de la forme )).Daus la 



langue grecque, le même mot 
exj)rime l'Espèce et la Forme; et 
au fond, l'Espèce, comme l'éty- 
mologie elle-même l'indique en 
latin aussi bien qu'en grec, n'est 
que la forme qui frappe notre 
vue, et qui, j)our notre intelli- 
gence, classifie immédiatement 
l'être qui nous offre cette forme. 
— Les unes relativement aux 
autres. On jieut comprendre en- 
core : « De chaque animal relati- 
vement aux parties de chaque 
autre animal ». C'est en ce der- 
nier sens que quelques traduc- 
teurs ont rendu ce passage. L'in- 



i 



4 mSTOIHK l)i:S AMMAIX. 

ol rœil d'un aulie homme; comme sa chair csl 
scmi)lahh» k hi chair; cl st^s os, aux os. On en [xmiI 
dii'c aulanl d(^s clievaux, ou de telsauliM^s animaux 
que nous (rouvons (res|)èce idenlicjue les uns aux 
auh'cs; car la ressend)lance ({ui se» manifeslc de 
ranimai (Milierà un auh'(^ animal enlier, se re|)i'o- 
duil également enlre chacune de leuis |)arlies, 
les unes relaliviMuenl aux auli'cs. ■' T(uile('ois ces 
|)arties, tout en étant [)areilles dans tous les ani- 
maux d'un nn'^me f;t'nn\ diilei'enl néanmoins selon 
([u'rdles soni j)lus «viandes ou moins grandes. Quand 
je dis Genr(\ j'enliMids [)ai" exi^nple, Toiseau et le 
poisson. Ces d(Hix èlces ont enli*e eux une diffé- 
rence de geme ; et cliacun d'eux, dans leur genre 
particulier, ont encore d'autres dillerenci^s, puis- 
qu'il) a plusi(un's (espèces de poissons et d'oiseaux. 
^ Dans ces genres nn^mi^s, ce ([ui fait ordiiuiiiement 



terprétatioii (jiie je donne mo 
semble plus naturelle, et plus 
conforme au texte. 

§ o. D'un iné/ftc (jrnrr. Comme 
Thomme oa le cheval, cités au 
para<jrra[)lu' précèdent. — Qumul 
je dis (ienre. Cette détinition du 
mot Genre, bien qu'elle soit fort 
juste et qu'elle soit necess;iire, 
ne i)araît pas ici être bien à sa 
plact'. C'est peut-être une inter- 
j)olati()n de quelque scholiastcï 
l>lutôt qu'une addition de l'au- 
teur lui-même. — L'oiseau et le 
poisson. Ce sont bien des «.renres, 
•si l'on veut; mais il semble qu'ici 



il faudrait une expression encore 
plus «'tendue (jue celle de Oenre; 
par exemple, celles de (dasse ou 
d'Ordre. Lf mot de Genre est un 
peu vairue, |)arce qu'alors il com- 
prend troj) de choses tres-distinc- 
tes. — Plusieurs espèees. Ce sont 
en etl'et les es})èces, dont l'ensem- 
ble forme un genre. 

>; (). Dufis ces genres inènies. Le 
texte est nudns précis, et il se 
sert d'un pronom indéfini qui 
pourrait se rapporter aussi aux 
oiseaux ; mais le sens n'est {.ruére 
douteux. — Les ('onlrarietes. ou 
les Oppositions. — C'cst-à-dire le 



IJVRR l, CHAP. I, § 7. S 

les différences les plus sensibles entre presque 
toutes les parties, outrt^ les contrariétés de modi- 
lications dans la couleur et dans la forme, c'est 
que ces moditications aireclent davantage certai- 
n(^s parties (^1 qu'elles aireclent moins les autres. 
('/(*st ainsi qm^ ces dilîérences se marquent par 
leur nombre plus grand ou plus petit, par les 
})i'oporlions de hnir grandeur ou de leur petitesse, 
et en général pai' l'excès ou le défaut, c'est-à-dire 
le plus ou le moins. 

" II y a des animaux dont la chair est molle, 
d'autres dont la chair est dure; ceux-ci ont un 
long l)ec (comme les grues); chez ceux-là, le bec 
est court. Ici, le plumage est abondant; là, il est 
piesque nul. Mémt* dans certains genres, les par- 
ties sont différentes selon les espèces : ainsi, les 
uns ont des ergots, tandis que les autres n'en ont 



plus ou le moins. J'ai ajouté ces 
mots, qui ne sont qu'une para- 
{)hrase de ceux qui précèdent. — 
Tout ce })araf.rraphe j)ourrait 
n'être ai){(liqué qu'aux oiseaux, 
comme le pensent MM. Aubert 
et ^^'immer ; je crois (ju'il est 
jireferal)le de le raj)porter aux 
trenres plutôt qu'aux Oiseaux; 
par là l'observation a beaucoup 
plus d'étendue, et elle n'a pas 
moins de justesse, 

§ 7. Dont lu ehairest molle. J'ai 
adopte la leçon de MM. Aubert 
et Wimmer. Quelques manuscrits 
donnent deux variantes qui se- 



raient également acceptables : 
<( dont la peau est molle » ; dont 
(> l'écaillé est molle >>. L'idée 
de chair est ])référable, parce 
qu'elle est j)lus générale. — 
Comme les f/rues. J'ai mis ces 
mots entre parenthèses, parce 
que tous les manuscrits ne les 
donnent pas, et qu'ils peuvent 
sembler une interpolation peu 
nécessaire. Il est à remarquer 
que tout ce paragraphe, sauf le 
début, se rapporte aux oiseaux, 
le bec, le plumage, les ergots, etc. ; 
voir la note du paragraphe pré- 
cédent. — Dans certaiîis genres. 



«) 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



pas; les uns oui des erèles, qui manqiienl aux 
autres. En un mol, ou la |)lu|)art des ])arlies qui 
composenl la masse enlièie (h» l'animal p(Miveul 
elre les mêmes ; ou elles peuveui diderer i)ar des 
qualiles ronfraires, el des dimensions ])lus ou 
moins foiies. [^e plus et h^ moins dans ces dimen- 
sions constitue ee ([u'on ])eut apptder l'excès des 
unes et le (l<''faul des autres. 

^ Dans quelques animaux, ce n'est pas Tidenlile 
des parties sous le i-appoit de Tespèce, ni Tiden- 
lité selon le plus ou moins de i^rand(HU\ qu'il t'aul 
remarquer'; c'<'sl l'identité par simple analogi(\ 
l^]t, pai- exemple, l'os est analogue à l'arele, l'on- 
i^le à la coi'ue, la main à la pince, la plume à 
l'ecailhN elc. : cai'C(M[u'est la plume dans l'oiseau, 
l'écaillé l'est dans 1(^ poisson. Xon S(udemenl les 
parties dont se composent les animaux diflei'ent 



La suite prouve que ceci est 
exclusivement applicable aux oi- 
seaux, — En 71)1 mot. Il semble 
que cette tiu du para^n'aphe est 
plus générale, et qu'elle est rela- 
tive à tous les animaux, et non 
plus aux oiseaux seulement. Il y 
a dans tout ce passapre un peu 
d'obscurité, que j'ai dû conserver 
dans la traduction. — Pa)- d's 

qualités cont)'aires C'est en 

partie une répétition du ?; G. 

îî 8. VuhntUc. Le mot est peut- 
être un peu fort, et il vaudrait 
ndeux dire : u La ressemblance ». 
— L'identité par simple analogie. 



Ceci fait bien ressortir l'impro- 
priéîé (le l'expression. L'analogie 
n'est que de la ressemblance, 
même assez (''loiîrn«!'e ; ce n'est 
pas do l'identité. Les idées 
d'ailleurs n'en sont pas moins 
très-vraies. — A la }>ince. Dans 
certaines es[)ëces de crustacés, 
si l'on veut. — Par leur position. 
La remarque est fort exacte, et 
la i)Osition à elle seule peut faire 
une très- grande diflérence. — 
Pour If's U7is sur la pnitvinr^ 
comme dans l'espèce humaine. — 
Entre les cuisses, comme plusieurs 
espèces de bêtes à cornes : le 



^ 



LIVRE I, CHAP. l, i^ 0. 7 

entre elles, ou se ressemblent, comme on vient 
de le dire; mais elles se ressemblent encore ou 
diiTèrent par leur position; car beaucoup d'ani- 
maux ont bien les mêmes parties, mais ces parties 
ne sont pas posées de même : par exemple, les 
mamelles sont placées pour les uns sur la poi- 
trine ; pour les auti'cs, elles sont placées entre les 
cuisses. 

'•* Les parties similaires sont tantôt molles et 
liquides; tantôt, sèches et solides. Les parties li- 
quides sont liquides d'une manière absolue, ou du 
moins tant qu'elles restent dans leur disposition 
naturelle ; et tels sont le sang , la lymphe, la graisse, 
le suif, la moelle, le sperme, la bile, le lait, dans 
les animaux qui sécrètent ces matières, la chair 
(d les matières analogues. Dans une autre classe, 
on peut indiquer aussi les excrétions, telles que 



))œuf, le mouton, la chèvre, etc. 
^ 9. Les p)artie^ similaires. Voir 
plus haut, .^1. — Dans leur rlis- 
position 7iaturplb'. Quelques tra- 
ducteurs précisent davantage le 
sens en disant : ^ Dans le corps 
vivant » . Le texte est un peu plus 
vague ; et je l'ai suivi d'aussi 
près que je l'ai pu. — Le pldegme. 
Une des quatre humeurs princi- 
pales du corps humain, selon les 
anciens, qui faisaient venir le 
phlegme surtout de la tête. Voir 
Hippocrate, Traité des Maladies, 
liv. IV, p. 544, édition Littré. Le 
phlegme répond en partie à ce 



qu'on appelle aujourd'hui séro- 
sité, pituite. — Les 7ierfs, ou peut- 
être plutôt : « les muscles » ; 
voir plus haut, ,< 3. — D'ailleurs. 
Cette idée n'est pas rendue plus 
clairement dans le texte que 
dans la traduction ; ce n'est peut- 
être qu'une glose ; et ceci veut 
dire sans doute qu'une corne, en- 
tière, comme celle d'un bœuf 
par exemple, s'appelle corne, tout 
aussi bien que la portion la plus 
petite de cette corne raclée. — 
Les parties molles et liquides... 
Le texte n'est pas aussi expli- 
cite. 



u 



8 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



lephlegme, el loiil ca' ([ue l'ejelteiil les iiitesliiis el 
la vessie. Los parlies sèches el solides, ee sont, pai' 
exemple, les nerfs, la peau, les veines, les che- 
veux, les os, les earlilaf^es, les ongles, les eorncs. 
D'aiUeurs, on se sert du même mol ([ui exprime 
la partie, quand, pni' sa form(\ le lout doit èlre 
appeh'' aussi de la coi'n(\ I.es parlies molles el li- 
quides, sèches el solides, soni (Micore joui ce (jui 
correspond aux parlies ([u'ou vieni crémnnènM'. 
'" Les diiîértuices des animaux st». monlrenl dans 
leur f^tMU'e d(î vie, dans leuis aciions, dans hun- 
caractère, aussi l)i(Mi que dans leurs parties. Tia- 
çons-en d'abord une (^s([uisse f^èuéi'ale ; el plus 
lard, nous insisterons plus spé(M'alemenl sui' cha- 
que fi(nn-(\ Les ditleriMices (jui regai'dent la manièii^ 
de vivre, les acies (»t h^ caraclère, liennenl à co 
que les uns viveni daus Feau; el les aulri^s, sur la 
terre. " Pai'mi les animaux aquali(pies, il y a deux 
espèces à distinguer. La pivmière vil dans Feau 



Jî 1 0. Omis Icia'f/rnrr de vie, etc. 
Ce sera la Tobjet des livres sui- 
vants et de toute l'Histoire des 
Aniuiaux, comme l'indique l'au- 
teur lui-même dans la phrase 
qui suit. — Leu)' caractère. On 
})Ourrait traduire aussi : <i Leurs 
habitudes ». Caractère et habi- 
tudes se confondent pour les ani- 
maux ; car ce sont leurs hal)i- 
tudes (jui déterminent le carac- 
tère que nous leur prêtons. — 
rne esi/nisse générale, (."est la 



nif'thode que praticjue toujours 
Aristote; il commence par une 
vue trës-^'énèrale du sujet qu'il 
veut traiter, et il passe ensuite 
aux détails. — Et /c <aractère. 
Même remarque que plus haut. 

?i 1 1 . La première. Ce sont les 
poissons en général. — Iji se- 
conde espèce. Ce sont en ^Tande 
I)artie ceux des oiseaux (pi 
vivent sur l'eau, et qui y trouvent 
leur nourriture, tout en étant le 
plus souvent sur la terre. 



1 



hi 



LIVRE T, CHAP. T, § 12. 



9 



et s'y nourrit; elle absorbe le liquide et le rejette ; 
si (die vient à en manquer, elle ne peut plus vivre. 
(Test le cas de la pluparl des j)oissons. La second»^ 
espèce se nourrit aussi dans Teau et y passe sa 
vie; mais cependant elle ne respire pas Teau; 
elh^'cspire Tair et se reproduit hors du liquide. 
^- Bon nombre de ces derniers animaux sont pour- 
vus d(^ pi(Mls, comme la loutre, le castor et le cro- 
codile ; ou aussi, pourvus d'ailes, comme la mouette 
et le plongeon. Quelques-uns se nourrissent ('^gale- 
meid dans Teau et ne peuvent vivre dehors : et 
pourtani, ils n'absorbent ni l'air, ni l'eau, comme 
l'ortie de mer et l'huître. Parmi les animaux aqua- 
tiques, les uns vivent dans la mer; les auli'cs, 
dans les rivières; ceux-ci, dans les lacs; ceux-là, 
dans h^s mares, comme la grenouille et le cordyle. 
Les animaux marins habitent, tant(jt la haute mer, 
tanl(jt les rivages et les rochers. 



i; 12. La /outre. Il iKiraii l)ien 
que c'est ainsi que doit être iden- 
titie le mot g'rec ; mais il est j)ro- 
bable qu'il sa^irit ici de la loutre 
de mer, à laquelle les naturalistes 
ont conserve le nom spéci;tl 
(pr Aristote lui donne dans ce 
passa^^e. Les loutres ont des 
})ieds palmés, et sont comprises 
j)armi les digitig-rades carnas- 
siers de Cuvier, Rè(pie animal, 
t. I, p. 148, édition de 1829. — 
Le castor. D'après le témoignage 
de .*^trabon, le castor se trouvait 
encore de son tem])s en Espagne, 



et en Italie, près de l'embou- 
chure du Pô. Du temps d'Aris- 
tote, ces animaux, qui disj)a- 
raissent devant l'homme, devaient 
être plus nombreux qu'au siècle 
de Strabon; et peut-être s'en 
trouvait-il alors dans quelques 
parties de la Grèce. Il y en a 
même encore aujourd'hui quel- 
qties-uns en Europe, et notam- 
ment, dit-on, en Suisse. Voir 
plus loin, liv. VIII, ch. vu, § 5, 
en ce qui concerne la loutre et le 
castor; pour les animaux aqua- 
tiques en général, voir aussi le 



10 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



*^ Quant aux animaux lerrcstres, il y en a qui 
reçoivent l'air et le rejettent; c'est ce qu'on ap- 
pelle aspirer et expirer; on observe ce phénomène 
dans l'homme, et dans tous les animaux terrestres 
qui ont des poumons. D'auhTs au contraire n'absor- 
bent pas l'air; mais ils vivent et trouvent leur nour- 
riture sur le sol, comme la guêpe, l'abeille et les 
autres insectes. Par Insectes, j'entends tous les 
animaux qui ont des sections dans leur corps, que 
ces sections soient sous le ventre seulement, ou 
qu'elles soient h la fois sous le ventre et aussi sur 



livre VIII, ch, ii et cii. m. — 
Crocodile. Voir plus loiu, ch. ix, 
ji 11 ; voir aussi hi Tal)le des ma- 
tières, article Crocodile. Aristote 
est revenu souvtMit à l'étude de 
cet auimal, qui oflVe en effet des 
particularités très-remarqualtles. 
— L'ortie (te mer. Voir plus 
has, i^ !•), liv, IV, ch. vi, une 
descri[)tion des deux espèces 
d'orties de mer. — L'huître. Les 
huîtres sont comprises parmi les 
mollusques crustae('s, dont elles 
forment la prennère classe; voir 
Cuvier, lièf//ie animal, t. Il, 
p. 120. — La (irenouille. Cuvier, 
Hèyiie a?ii»ial, t. II, p. lt).'{, 
met la {jrrenouille parmi les 
reptiles; elle en forme le qua- 
trième ordre sous le nom de 
Batraciens. Cuvier décrit la ma- 
nière dont la grenouille respire. 
Voir aussi le Traité de Zoo/oaie 
de M. le l)^ Clans, trad. fran- 
çaise de M. Moquin-Tandon, 
p. 87M. La grenouille est un am- 



phibie. — Le lordyle. On n'est 
j)as encore j)arvenu à identifier 
bien précisément le mot {^vec. 
Cuvier, lièt/zie aniinat^ t. II, p. '.Vl, 
cite un passage d'Aristote sur le 
Cordyle: il croit avec Schneider 
que la description d'Aristote ne 
peut convenir qu'à la larve de la 
Salamandre aquatique. V(dr plus 
loin, liv. Mil, ch. ii, .^i 8. 

!:; l.'{. }s\ili^orhent pas rai}'. 
Aristote se trompe en ceci, et 
les insectes absorbent Tair ])ar 
les traclu'es dont tout leur corps 
est couvert. Voir Cuvier, liè'pie 
aninxd, t. IV, j). ■29'.\. Voir aussi 
la l^'' leçon de son Anato/nie 
co)nparée, 2'" édit. — La </uè/ie. 
Voir plus loin la descrii)tion do 
la guêpe, liv. IX, ch. xxviii. — 
L'aheille. Voir plus loin une ad- 
mirable et longue étude sur les 
abeilles, liv, IX, ch. xxvii. — Pa)- 
Insectes, j'entends... Voir plus 
loin une même détinitiou des in- 
sectes, liv. IV, ch. I. 



i 



LIVRE I, CHAP. I, § io. 



H 



le dos. ^* Ainsi qu'on vient de le dire, un grand 
nombre d'animaux terrestres tirent leur nour- 
riture de Teau ; mais pas un seul animal aqua- 
tique, ou absorbant l'eau de mer, ne trouve sur 
terre ses aliments. Quelques animaux en petit 
nombre vivent d'abord dans l'eau, et changent 
ensuite de forme pour vivre dehors; telles sont les 
empis ou mouches de rivière, d'où naissent les 
taons. 

'' Il est des animaux qui restent toujours en 
place; il en est d'autres qui en changent. Ceux qui 
reslent immobiles sont dans l'eau; mais pas un 
seul animal terrestre n'est immobile. Dans l'eau, 
il y en a beaucoup qui continuent à vivre là où ils 
naissent, comme bien des espèces de coquillages. 
Même il semble que l'éponge a une sorte de sensi- 
bilité; et ce qui le prouverait, c'est qu'elle est plus 



?; l'f. Empis. MM. Aubert et 
AViumier croient que l'Empis 
pourrait bien être le Culex pi- 
piens de Swanmierdam. Voir Cu- 
vier, HètjneanimaL tome V, p. 450 ; 
voir aussi la ZooUxjie descriptice 
de M. Clans, \). G04. L'Empis est 
classé parmi les insectes diptè- 
res. — ïït>i( naissent les taons. 
MM.Aul)ert et Wimmer supposent 
que cette phrase n'est qu'une 
interpolation; et leur conjecture 
peut sembler acceptable. Voir 
plus loin, liv. ^', ch. xvii, ?; 11. 

§ l;j. Qui restent toujours en 
place. Nouveau caractère, qui 



met de grandes différences entre 
les animaux. — Ceux qui restent 
i}nmobiles sont dans l'eau. Re- 
marque fort juste, qui n'a été, à 
ce qu'il semble, recueillie par 
aucun naturaliste après Aristote. 
— L'éponge. Cette demi-sensibi- 
lité dans l'éponge n'est pas ad- 
mise par les naturalistes moder- 
nes; Cuvier, Rèyne animal,iome\ , 
p. 322. Aristote lui-même sem- 
ble en douter, puisqu'il ne rap- 
porte ce fait que comme un On 
dit : (( A ce qu'on ))rétend ». Il 
j)arait que les plongeurs ont plus 
ou moins de peine à arracher les 



^ 



\2 



HISTOIRE DES AMMAl'X. 



difficile h délacher, h ce qu'on prétend, quand on 
ne sait pas dissimuler le mouvement par lequel on 
la saisit. 11 y a même aussi des animaux aquati- 
ques qui sont attachés et qui se détaclient, comme * 
certaine espèce d(^ ce qu'on nomme les orlies de 
mer, qui, dans la nuit, se détachent du l'oclier 
pour aller clierchei' leur pâture. *•' Beaucoup qui 
sont détachés sont néanmoins immol)il(^s, comnu^ 
les huîtres et ce qu'on appelli^ lesholothiu'it^s. Cer- 
tains animaux aquatiques na-vnt, comme les |)()is- 
sons, les mollusques, el ceux dont Técaille est 
molle, ainsi qifelh^ Test dans les langoustes; cim- 
tainsauti-es ont lalacnHéd»' mai'ch(M\ comme r('s- 
pèce d(»s crabes, qui, tou( eu élan! naturellemeni 
a([uatiques, iTtMi marcheni pas moins sm^ te!'r(\ 
'" Les animaux terrestres peuv(^nt tanlol voler, 



éponges des roehors oh elles s'at- 
tachent; et ils supposent que, 
quand elles tiennent davantage, 
c'est qu'on ne s'est pas a[)pr'oché 
d'elles avec assez de j)récauti()n. 
Voir la note de MM. Aul)ert et 
A\'iinnier. — Les orties de }//er. 
Voir plus haut, § 12. Voir aussi 
Cuvier, liè(j?ie anima/, tome III, 
p. 274. Les Acaléphes forment la 
troisième classe des Zooj)hytes. — 
Pour aller chercher leur pâture. 
Je ne sais |>as si l;i science mo- 
derne a constate ce fait; je n'jii 
rien trouvé sur ce sujet dans les 
ouvrages que j'ai pu consulter. 

§ IG. Les /lolothuries. l.e^ holo- 
thuries sont des zooijhvtes, et 



f(H-ment la première classe des 
echinodernies jxnlicelles : voir 
Cuvier, Hèf/nc aiiitnnl, tome III, 
p. 238; voir aussi la Zoohxjie de- 
s<-rii)tiee de M. Claus, pp. 2(i;{, 208. 
— I)(iid rérai/le est molle. Les 
langoustes, cpii sont citées en 
exemjjle, ont tme écaille asstv, 
dure, liien (ju'elle le soit moins 
que celle des homards. ~ Des 
crahes. ("est ce qu'on j)eut voir 
très-frequeniment dans les i-o- 
chers que la mer laisse à sec 
lors (\e son reflux, sur un grand 
nombre de cotes. 

s; 17. Aneuii aniiual ?i'est sim- 
pleuieiit rolatile. Observation très- 
sagace. — Des ailes ineaiftvaueu- 



'^ 



< 



LIVRE 1, CHAP. 1, § 18. 



13 



comme les oiseaux et les abeilles, qui d'ailleurs 
diffèrent les uns des autres à bien des égards; el 
tantôt, ils se meuvent sur terre, soit qu'ils mar- 
chent, soit qu'ils rampent, soit qu'ils se roulent. 
Aucun animal n'est simplement volatile, de même 
que le poisson n>st doué que de la faculté de 
nager. En ellel, les animaux qui ont des ailes mem- 
braneuses ])euv(^nt aussi marcher; la chauve-souris 
a des pieds, de même que le phoque a également 
des pieds, quoique mal conformés. Il y a encore 
quelques oiseaux qui ont des pieds très-mauvais, 
et que, pour celte raison, on appelle Apodes, ou 
sans j)ieds. Par contre, ce genre d'oiseaux vole à 
merveille; et toutes les espèces qui leur ressem- 
blent ont en général des ailes excellentes et des 
pieds très-faibles, comme Thirondelle el le mar- 
tinet. '^ Du resie, tous ces oiseaux, ayant les mûmes 



ses. Comme la chauve-soui'is, citée 
un peu jilus bas. — La chaure- 
siiiu-is. VA\e fait i)artie du troi- 
sième ordre des Mammifères car- 
nassiers, première l'amille de 
("liirojjtères; voir Cuvier, Hèg?ie 
aniaad, tome I, p. 112. Cuvier 
remarque aussi que les pieds de 
derrière des chauves-souris sont 
faibles ; Traite de Zoolof/ie de 
M. ("laus, p. 107!), Chiroptères. 

— De )iK'rne (jue le phoque On 

ne c()nq)rend pas bien comment 
on arrive ici à i)arler du })lio- 
(|ue; MM. Aubert et XVimmer 
pensent que cette phrase est une 



interpolation. Pour le Phoque, 
voir plus loin, liv. II, ch. [i, § 11. 
— Apodes, ('e mot a été conserve 
par la science moderne et appli- 
que à plusieurs espèces d'ani- 
maux, notammeni à des amphi- 
bies ; voir le Traité de Zooloyic 
de M. Claus, p. 870. — Ce genre 
d'oiseaux. Les chauves-souris et 
leurs analogues. — Vole à )ner- 
veille. Cuvier fait la même re- 
n^uMpie, loc l'if. — Le ruartinel. 
C'est, je crois, le seul passage ou 
Aristote j)arle de cet oiseau. 

§ 18. Du reste... Cette obser- 
vation ue parait pas être bien à sa 



14 



HISÏOIUE DES ANIMAUX. 



allures et le même plumage, se rapprochent beau- 
coup d'aspect entre eux. L'apode se montre en 
toute saison, tandis que le martinet ne se montre 
qu'en été, quand il pleut; c'est alors qu'on le voit 
et qu'on le prend. D'ailleurs, c'est un oiseau qu'on 
aperçoit rarement. Il y a beaucoup d'animaux qui 
ont à la fois les deux qualités de pouvoir marcher 
et de pouvoir nager. 

^^ Des différences se présentent aussi daus le 
genre de vie des animaux et dans leurs acies. 
Ceux-ci vivent en troupe; rtnix-là sont solitaires, 
soit qu'ils marchent sur terre, soit qu'ils volent ou 
qu'ils nagent; d'nutres ont indifféremment les deux 
genres de vie. Ceux qui viveni en ti'oupc^ tantôt sont 
organisés en sociétés fixes, lantol ils sont errants. 
Les animaux vivant t4i troupe sont, par exemple, 
dans les volatiles, le g(^nre des colombes, la grue, 



place ici. — L'apode. l\ somblc 
que ce soit le nom d'un oiseau 
et (l'une espèce d'hirondelle ; mais 
il serait difficile d'indiquer pr»'- 
cis(Mnent l'espèce dont Aristote 
entend parler. Tout ce passa^j:*' 
interrompt la pensée; et c'est 
avec raison que MM. Auhert et 
Wimmer l'ont mis entre crochets. 
— //;/ a hcnucoiL})' d'nnimdux . Les 
pensées reprennent iri leur suite. 
§ 10. Dans le genre do vie. Phis 
loin, liv. VIII et IX, cette étude 
spéciale sera très develoi)pee. — 
Vivent en troupe... solUdires. 
(''est un caractère très-important 



dans la vie (\o<, animaux: et cette 
ol)servation «^tuierale est ici hiiMi 
l)lac(''e. Schneider, et a{»i'ès lui 
MM. Auliert et Wimm«^r, ont sup- 
jn-ime ({uelques mots (pii parais- 
sent en elTet hors de place et 
« qui indiquent des animaux so- 
litaires ». — K// sociélé:^ f'tj'r's. Le 
mot dont se st.'rt le texte ^--rec est 
plus fort que celui de ma traduc- 
tion. — }[nnis d'ong/rs croc/iu^. 
('e sont les oiseaux de })roie, (jui 
vivent toujours solitair«'>, hicu 
que parfois ils se reunissent par 
bandes, comme les vautours, mo- 
mentanément. J'ai prefen' tra- 



» \ 



1 



LIVRE I, CHAP. I, § 20. 



\o 



le cygne, etc. Ceux qui sont munis d'ongles cro- 
chus ne vivent jamais en troupe. -^ Parmi les pois- 
sons qui vivent en pleine mer, il y en a un bon 
nombre qui vivent en troupe, comme les dromades, 
les thons, les pélamydes, les amies ou bonilons. 
L'homme vit également des deux façons, ou en 
troupe, ou solitaire. Les animaux qui forment des 
sociétés sont ceux qui ont h faire un travail iden- 
tique et commun; mais tous les animaux vivant en 
troupes ne forment pas des sociétés dans ce but. 
Au contraire, l'homme, l'abeille, la guêpe, la 
fourmi, la grue forment des sociétés de ce genre; 
et de ces sociétés, les unes ont un chef, tandis que 
les autres n'en ont pas. Ainsi, la grue et l'espèce 
des abeilles ont un chef, tandis que les fourmis et 



(luire mot à mot le texte grec en 
disant «^ à onprles crochus ^ plutôt 
qu'Oiseaux de proie, comme l'ont 
fait plusieurs traducteurs. 

§ 20. Les drurnades. Aristote 
cite encore une fois les Dromades, 
liv. VI, ch. XVI, i^ 5. Il serait dif- 
ficile d'identifier cet animal; c'est 
un j)oisson, et son nom semble 
indiquer que sa qualité la plus 
remarqual)le était de nager très- 
vite. En L'rec, Dromas veut dire 
Coureur. — Les Pêlami/des. Es- 
pèce de thons ([ui se trouve aussi 
dans la Méditerranée ; voir le 
Traité de Zoologie de M. Claus, 
p. Su.'î. P.'lamydes est encore le 
nom donne à des oj)hidiens ; voir 
(envier, W'gnc aniawl, tome II, 
p. 97. — Les allies. Je ne sais pas 



si le poissoi^ dont parle ici Aris- 
tote est le même que celui dont 
parle Cuvier, Rrgne animal., 
tome II, p. .'}27, et qui semble 
n'appartenir qu'aux rivières de 
la Caroline en Amérique; voir 
aussi le Traité de Zoologie de 
M. Claus, p. 827. — Bonitons. J'ai 
ajouté ce synonyme, que donne 
Camus. Voir plus loin, liv. VI, 

ch. XVI, § il. — L'homme ou 

solitaire. Ceci n'est pas d'accord 
avec ce qu' Aristote dit de l'homme 
dans la Politique, ou il le fait 
un être essentiellement sociable ; 
voir la Politique, liv. I, ch. i, 
§ 9, p. 7 de ma traduction, .*io edit. 
— L'homme, T(djeille, In guêpe. 
Il est assez étrange de confondre 
l'homme avec les autres animaux, 



1 



J 



IG 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



LIVRE I, CHAP. I, § n. 



17 



tant (raulres n'en onf pas. -' Les animaux vivani 
en troupe et les solitaires, tantôt restent dans les 
mêmes lieux, et tantôt ils en ehanp^ent. Les uns 
sont carnivores, les autres frugivores ; les uns nian- 
<^cn{ de tout; les autres ont une pâture toute spé- 
ciale, comme les abeilles et les arnif^iiées. Les 
abeilles font leur nourriture du miel, et de quel- 
ques autres matières aussi douces; les araif.,niét^s 
vivent des mouches quVdles chassent. -- 11 y a des 
animaux qui se nourrissent d(^ poissons. 11 y en a 
qui sont chasseurs; d'autres font provision d\Tli- 
menls; d'autres n'ont pas ce soin. Les uns ont des 
demeures; d'autres n'en ont pas. Ainsi la taupe, le 
rat, la fourmi, rabiM'Ile en ont ; mais la plupart des 
insectes et des quadrupèdes s'en passent. (^eii\-ci, 
comme le lézard et le ser[)ent, vivent dans des 
trous; ceux-là,. comme le cheval rt le chien sont 



hioii que ce soit pour un point 
très-(i('tiiii (le ressemblance. — 
Les luirs ont un rlu'f. On ne peut 
assimiler les chefs àe>: homnnvs 
aux chefs (les abeilles et îles «j-uf-- 
jx's. — Et tant (iautri's. MM. Au- 
IxTt et Wuimier suppriment Cfs 
mots. 

§ 21. Et /<•■•,• S(>Iila/rc>\ Voir plus 
haut, § 19. — TfDitôt ils m duin- 
'ji'nt. Aristote a consacré une 
loni^aie t'tude aux migrations des 
animaux ; voir plus loin, liv. VIII. 
ch. xiv. — Les (lix'ilh's et les (O'ti'h- 
(jiit'cs. Sur les abeilles et h's 
araignées, voir liv. IX, ch. xxvi 



et ch. XXVII : et Traite de la (h - 
7ii'rnfii>/i des (ninnaiix, liv, III, 
v\ï. X. -- {)///'tt/urs\ MM. Aubert 
et Wiininer retranchent ce nu>t, 
bien (pie i)res(}ue tous les manu- 
scrits et les ('(litiims le donnent. 
?; 22. Fo)it jiri)ei'^'io?i. Le texte 
(lit m(»t à mot : « Thésaurisent. » 
— La foiinni. (^)iiel<pies m.iiiu- 
sci'its ajoutent : La mouche, aj)res 
la fourmi. — K( la difiurr- souvk. 
Le nom ;irec dt* la (diauve souris 
indii|Ue pr«'cis('nient (pie c'est un 
oiseau de nuit par exetdlenee, 
X(»tre mi>t de chauve-souris est 
beaucoup uioius bien fuit. 






toujours à la surface de la terre. Les uns se creu- 
sent des tanières; les autres ne s'en font pas. Les 
uns vivent toujours dans les ténèbres, comme la 
chouette et la chauve-souris; les autres, à la clarté 
du jour. "^ De plus, tels animaux sont privés; tels 
autres sont sauvages. Les uns sont toujours privés, 
comme l'homme et le mulet; d'autres restent tou- 
jours sauvages, comme la panthère et le loup; 
d'autres encore sont susceptibles de s'apprivoiser 
très-vite comme l'éléphant. A un autre point de 
vue, toutes les espèces qui sont privées peuvent 
être sauvages aussi, comme les chevaux, les bœufs, 
les cochons, les moutons, les chèvres et les chiens. 
'' 11 y a des animaux qui émettent des sons; 
d\autres sont muets. Parmi ceux qui ont une voix! 
les uns l'articulent; les autres produisent des 
bruits que les lettres ne peuvent représenter. Ceux- 
ci sont bavards; ceux-là sont silencieux; ceux-ci 
ont un chant ; ceux-là n'en ont pas ; mais une qua- 
lité commune à tous, c'est qu'ils chantent ou 
jasent bien davantage au temps de l'accouple- 



§ 23. L homme et le mulet. 
Cette reunion de riiomme et du 
mulet aquel([ue chose d'étrange, 
quoiqu'elle ne soit pas fausse. — 
Comme les chevaux. Quelques ma- 
nuscrits ajoutent de plus : « Les 
hommes ->. L'édition des Aides 
et la traduction de Gaza ont aussi 
cette addition, que la plupart des 
éditeurs ont bien fait de suj)- 
primer. 

T. 1. 



.^ 24. Qui émettent dessous. J'ai 
dû prendre l'expression la plus 
générale possible.— Que les lettres 
ne peuvent représenter. J'ai dû 
développer un peu le texte grec, 
qui n'a ici qu'un seul mot. Sur la 
voix des animaux et ses nuances, 
voir plus loin, liv. IV, ch. ix. 

— Au temps de faceouplement. 
L'observation esi très - exacte ; 
et chacun de nous a pu la faire. 



18 



HISTOIHK Di:S AMMAl \. 



meiil. Les uns se plaisent dans les champs, comme 
le ramier; d'autres, sur les monta^nies, comme la 
huppe; d'autres vivent familièrement avec l'homme, 
comme le pigeon. Les uns sont lascifs, comme 
les perdrix et les coqs ; les autn^s sont plus retenus , 
comme le corbeau et les espèces analogues, ([ui 
ne s'accouplent cpu' de loin à loin. Parmi les ani- 
maux marins, les uns vivent en haute mer; les 
auhvs, sur les bords; d'aulres, dans les rochers. 
Certains animaux se défendent et attaquent ; cer- 
tains autres se bornent à se garder ; les animaux 
qui atlaqu(4it sont ceux qui dressent des pièges 
et qui se défendent quand ils sont attaqués; ceux 
([ui se gardent sont ctuix qui oïd (^i cux-mém(»s 
un instinct qui les avertit du mal qui les menace». 
-' Le cai'actère des animaux n'ofTre pas moins 
de différencias. Les uns sont doux (d ne s'irrilt^nt 
presque jamais ; ils ne résistent jias ; tel est le 
boMif. D'autn^s, au contraii'e, sont enclins à la 
fureur, à la résistance ; et Ton ne peut rien leur 



— Vivent fniniliproneiif nrrr 
rhcnnmc. Le texte grec n'a (ju'uii 
seul mot, (lui est très-bieu fait. 

— Variiv 1rs miimaii.r tnariii^ 

dans li's rochers. Cotte pensée, 
qui est deja plus haut, >; 12, 
sem))le ici hors de place: et elle 
ne se rapporte bien, ni a ce (jui 
la précède, ni à ce (jui la suit. 
(Test là sans doute ce qui aur.i 
porté quehpies éditeurs a la sup- 



primer; mais les manuscrits no 
le permettent pas. -— Sr (féfm- 
(lent et (ittaqucnt. Il n'y a dans le 
texte ([u'un seul mot, qui me j)a- 
rait avoir ces deux sens. — In 
instinct. Le texte n'est pus aussi 

positif. 

j; -l") . Le caractère .VUis loin.df'ux 
livres presque entiers, le ^ III*- 
et le IX<', sont consacn'S à etuilier 
le caractère des divers animaux. 



/ 



... 



i 



LIVHL I, CUAP. I, .:i 2(i. 



19 



apprendre; tel est le sanglier. Ceux-ci sont pru- 
dents et craintifs, comme le cerf et le lièvre; 
ceux-là sont vils et traîtres, comme les serpents. 
D'autres sont nobles, courageux et fiers, comme 
le lion. D'autres sont franchement féroces et 
rusés, comme le loup. J'entends par ?Soble, en 
parlant d'un animal, celui qui sort d'une ract^ bien 
douée; et j'entends par Franc celui qui n'a rien 
perdu de la nature qui lui est propre. -^ Tel animal 
est plein d'activité et de malice, comme le renard ; 
tel autre, comme le chien, est plein de cœur, 
d'attachement et de fidélité. D'autres sont doux et 
faciles à apprivoiser, comme l'éléphant ; d'autres, 
comme l'oie, sont timides et dt^ bonne garde. 
D'autres sont jaloux et vaniteux, comme le paon. 
Knti*e tous les animaux, l'homme seul a le j)ri- 
vilège de la réflexion. Beaucoup d'animaux autres 
que lui ont égab^nent la faculté d(^ se souvenir 
et d'apprendre* ; mais riionniu* seul a le don de 
se ressouvenir à volonté. 



— J'entends par Xotdc. . . j'entends 
}iar Franc. Ces définitions sont 
peut-être un ])eu SHibtiles, })icn 
(pie ces difTt'-rences dans les qua- 
lités et le caractère des animaux 
soient très-réelles. 

§ 26. Le privilèf/e de la réflexion. 
Il faut voir au dt*hut de la 3/*'- 
tapfnjsique la comj)araison de 
riiomme avec les autres animaux. 

— .1 î'c»/o/i/é. J'ai ajouté ces mots, 
dont le sens me semble implici- 



tement compris dans l'expression 
du texte irrec. MM. Aubert et 
Wiminer entendent ce mot un 
j)eu autrement ; et ils croient qu'il 
s'agit de la mémoire appliquée 
exclusivement au passé. Je pense 
qu'Aristote veut distinguer ici 
entre la mémoire et la réminis- 
cence , comme il l'a l'ait dans 
son traité spécial. Voir ma tra- 
duction, Opuscules psi/cholof/i- 
qucs, p. ion. 



20 



inSTOIHi: DKS AMMALX. 



-' Nous revi(Midn)iis plus lard avoc plus do pré- 
cisiou encore sur ce qui l'e^ai'de les diverses 
espèces d'animaux, el aussi sur le caractère et la 
façon de vivre de chacune de ces (espèces. 



CIIAPTTRE II 

l^irties communes à tous les animaux: Tune pour prendre la 
nourriUire, TauU'e pour en rejeter rexcrétion; la bouche, l'in- 
testin; rap[)orts <ie la vrssie pour l'exer.Hion liipiide, et de 
l'intestin pour rexerclion sèelK»; or^Mues génitaux. 

' Tous l(^s animaux oui certaines parties qui leur 
sont communes : celh^ par où ils prt^nnent leui' 
nourriture, et celle où ils la re(;oivent. Ces parlies 
se ressemblent ou diirèrenl entre elles, selon ce 



^ 1. Par où lis prrunrut Ifur 
nourriture, ("est lu iMnichc ci les 
or^iranoscorn'spondants, selon les 
diverses espèces d'animaux. -- 
Celle où ils la reroivvnt. ("est 
l'estomac et l(»s or^Mues ovvc^- 
pondants. L'auteur explitiue lui- 
inèiue un p»Mi plus bas ce que 
sont ces premières parties coiu- 
niunes à tous les animaux, l.i 
bouclie et l'intestin. — Ce (/u'oii 
n déjà exposé. \'oir plus haut, 
ch. I. îi^î '3 et suivants. ^ Ces 
parties que nous }enons d'uidi- 
(juer. La bouche et l'estomac. — 
Le résidu de la nourriture. Les 



les, 



eKci-emonts sous toutes les fornn 
Apres ces mots, les manuscrits 
ajoutent : « et a la jjrendre ". 
Schneider a propose de retran- 
cher cette addition, qui est en 
effet hors de place; et MM. Au- 
bert et \\'immer l'ont supprimée 
dans leur texte ; la correction est 
de toute .'vidence, et je l'ai 
adoptée. — Je dis la plupart. Le 
texti' n'est î)as tout a l'ait aus>i 
jirecis. — L'intestin. J'ai i)ris ce 
mot, parce (pi'il exprime une idée 
plus irent'rale (pie celui d'esto- 
mac, ou même celui de ventre. 
D'après l'ét ymologie, le mot ^tcc 



•t^ 



LIVRE I, CHAP. H, ^' 2. 



21 



qu'on a d(''jii expos(\ par la forme, par la dimen- 
sion, j)ai' ranalo<^i«^ et par la position. Mais outre 
c«*s pai'ties que nous vivions d'indiquer, la plu|)arl 
des animaux ont aussi d'autres parties communes, 
qui leur servent h n^jider le r(''si(lu de la nouni- 
ture. Je dis La plupart, parce que tous n'ont pas 
cet organe. La partie qui sert à prendre la nour- 
riture s'appelle la bouche; celle qui sert à la rece- 
voir s'app(dle l'intestin. Les autres parties on! des 
dénominations diverses. - l.o n'^sidu excrète étant 
de deux naturi^s, les animaux qui ont des organes 
destinés h recevoir l'excrétion liquide, en ont 
éj^alement pour l'excrétion sèche; mais tous les 
animaux qui ont cette dernière n'ont pas l'autre 
excrétion. Ainsi , tous les animaux qui ont une 
vessie ont tous un intestin; mais ceux qui ont un 
intestin n'ont pas tous une vessie. Du reste, le 
nom de Vessie s'applique h la parti(^ qui rei^'oit 
l'excrétion liquide, elle nom d'Intestin, à la partie 



signifie le Cireux. — Les autres 
parties. Ainsi Aristote distingue 
ici trois })arties : la bouche, l'in- 
testin et la j)artie excrétoire. 
Dans le Traité des Parlies des 
Aniaiau.r, liv. H, ch. x, ?; 1, il 
u'en distingue (jue deux, la bouche 
et la j)artie excrétoire. L'ouver- 
ture buccale et l'ouverture anale 
se retrouvent . comme indispen- 
sables, chez les animidcules les 
moins t'i>rmés, les protozoaires, 
comme les apj)ellent les natura- 
listes modernes. 



J5 2, L'exerétion liquide. L'urine, 
selon ses diverses formes. — i'n 
intestin. Dans le texte, c'est le 
même mot que celui qui signifie 
l'estomac ou le ventre. La dis- 
tinction que fait ici Aristote est 
réelle ; et il y a des animaux qui 
ont un organe pour l'excrétion 
sèche, sans en avoir un pour 
l'excrétion liquide: mais les na- 
turalistes ne sont pas d'accord 
sur ces animaux, qui occupent en 
gênerai les plus bas degrés de 
l'échelle. 



22 



IIISTOIUH DES AMMAIX. 



qui re(;oil rrx(M'(Mion sèrlit*. Mhilit* cr> pniiii^s 
(juc i)ossr(l«'iil l)(NUi(M)ii[) (raiiinimix, il y a la parlie 
])ar laciuolh^ ils rnicllciil hnir s(4noii(M\ Paiini 
ceux ([ui oui la facullr de s(^ repiodiiir»' , on dis- 
liiif^ue ranimai (|ui l'ail l'émission en Ini-mème. ol 
relui ([iii la fail dans un aulr(\ ('.(dui ([ui hi fail (^n 
lui-mèm<^ s'apjxdle F(un(dle: celui ([ui la l'ail dans 
un aulre s'a|)p(dle M'Mi\ Dans ([uel([ues c^spèci^s, 
il n'y a ni mâle ni fenudle; (d la l'oiim^ des oi- 
<;anes ehar«;és de e(dle ronelion dill'ère d'unt^ espère 
h Taulre. (lerlaim^s espèces oui une malriee; 
craulres n'(m oïd \n\<. 

^ l.es parties (pTon vieni d'émunérer soni l(^s 
plus néressairt^s ; aussi, (dles se lrouv(Mil les unes 
dans Ions les animaux, el les aulres, au moins 
dans la plupaii. 



^ ;>. Ils rnirtfnit Ulir se)/iP}irr. 
L'expression irr('C([ti<' jxMit sIlmu- 
tior tout à l;i fois la Senicnce et 
le résultat (^l'ellf produit, c'«'.st-a- 
(lire le jeune étfe (pli vient de 
l'accouplement ; mais il me scml)!»' 
(pie la suite prouvi^ bien (pi'il 
s'airit (le Semence, dans l'acce])- 
tion ordin;iire de ce mot. — {}iii 
fait ['(hnission r/? lui-inpine. Ceci 
ne peut se ra})î)ortei' ipi'à l'idée 
(le Semence, entendue comme je 
viens de le Caire. -- S'nppt'llc /r- 
melle. C'est ce (pi'on voit dans 
les animaux supérieurs, c>ii les 



deux sexes sont j^arraitement 
distincts, et sj)eci;ilement dans 
l'homme,- - I)an>'f/ucii/i/i'>i'Sj>r(fs. 
Aujonrd liui on pourrait dire 
sans doute : " Dans heaucoup 
d"espt'('es >> ; mais au temps d'A- 
risttUe, les espect's inférieures, 
oii l'hermaphrodisme est le cas 
le plus ordinaire, ('taient heau- 
cou}) moins connues (pi'aujour- 
d'iiui. 

i; i. Qu'on vie)it (l'én\n)iert'r. La 
houidie, l'intestni avec vessie ou 
sans vessie, et les parties de la 
ireui'ration. 



L1VIÎI-: 1. (:ilAI>. 111. ?: -1. 



•n 



l 



CHAPITRE lïl 

Le IoucIkt est If seul sens qui soit coniniun à tons les animaux ; 
[ont aninud a un iluide indispens;il)le à son existence; {larties 
ou se Uajuve le sens du toucher et oii se trouvent les l'actd- 
les tietives; animaux qui ont du sant;' ; animaux qui n'en uid 
pas. 

^ Un seul el unique sens esl commun à lous les 
animaux sans exception : c'est le toucher. L'oi- 
«iane dans lequel ce sens réside^ naturellement, 
n'a pas reçu (h^ nom spécial, parce que, dans les 
uns. l'organe esl identique, et que, dans les autres, 
c'est une parlie simplemenl analogue. - r\areille- 
menl, toul animal sans exception a un fluide dont 
il n(* peul èlre privé, soil nalurellement, soil par 
violence, sans périr sui'-le-cliamp ; et il) a de plus 
la partie où ce tluide (.'st renfermé, (^liez les uns. 



Ji 1. C'est Ir toi/chn-. Aristote 
lait du toucher dans les animaux 
le sens de la nutrition; et voila 
pourquoi il est in(lisj)ensal>le à 
tous: voir le Tva'itn de l'âme, 
liv. H, ch. H. ?;?; a et 11, et ch. m. 
i< 3, pp. 174. 177 et 182 de ma 
traduction. Voir aussi ("uvier, 
{te ipro?i d'anatom'ie comparée, 
2*^ tnlit. — y a pn.'i reru (te nom 
spécial. Précisément parce que le 
toucher n'est pas localisé, et (pi'il 
est répandu dans le corps entier. 



^ 2. La partie oit re fluide est 
renfermé. Le texte grec n'est pas 
aussi ])récis. — Chez les uns... 
J'ai adopté en partie la leçon or- 
din;iire, et en partie la correction 
de MM. Auhert et XVimmer. De 
cette façon, le sens de ce passa|.'e 
est ahsolument satisfaisant. — 
Équirnlents , ou Analogues. — 
La fibre et la lymphe. — Les 
mots du texte sont peut-être })lus 
vairues : et il serait difticile d'en 
bien préciser le sens. 



2i 



HISTOIHK DKS AMMATX, 



la pai'lit» Ii([iii(l(^ (^sl \r san;^^, o{ \o vaisseau es( la 
V(Mii(*; chez (raulres, v\'M un llui(l«^ (^l un vaisseau 
e([uival(Mils. Lors(|ue (m»s nialièces sont inipai- 
failes, c\'>{ c*» qu'on appelle la [ii)re el la lvniplH\ 
^ Oiitanl au s«mis du loucher, il est plaeé dans une 
partie similaire, pai- e\(Miipl(% dans la rhaii\ ou 
dans (ju(d(pi(^ rhosc* (|ui la l'eniplaee. Kn fieneial, 
chez h^s animaux (pii ont du sani:, le toucln^i' (^sl 
dans les parties san^uiui^s; el pour (nmix qui n'en 
oui pas, dans la parlie (M)i'respon(lanl(\ ^ Si pour 
Ions les animaux, le IoucIkm' résid«^ évidemmeni 
dans les parties similaires, les famdtés actives 
résident dans les parli(^s non-similaires; el, par 
exemple, Télahoration des aliments a lieu dans la 
l)ouche; la fonction du mouviMiienl pour changiM' 
d(* lieu se lait par les pieds, |)ar les aih^s, et par 
les ori^anes qui y coi'i*espondeid. ' Il faut ajouter 
que certains animaux ont du sauf^, tels que hs 
hommes, les chevaux et tous les animaux, qui. bien 
que d'une orj^anisation complète, ou n'ont pas de 
pieds, ou en ont deux, ou en ont quatr{\ Au con- 
traire, d'autres animaux, tels qu(^ l'alx^lle ou la 



§3. C/ie partir similaire. \olv 
plus haut, cil. I, ï; 1. — Drnis /as 
parties sanguine'i. La physiolo^q»' 
couteniporaiiie n'accoptti peut- 
être })as cette opinion. 

§ 4. Dans la ôourhe. La bouche 
n'est pas une partie similaire, puis- 
qu'elle ne peut pas se diviser en 



bouches ; voir i)lus haut, ch. i. j; 1 . 
,ï^ r». L'alji'illt' et la t/iiêpe n'ont 
pas (Ir san</. La {ihysiolo^rie mo- 
derne n'admet pas cette tlu'orie, 
et elle distinjj-ue les animaux à 
sang rouu'-e et les animaux à sang- 
blanc ou incolore; voir le Traité 
de Zoologie de ^L Clans, p. v5ia. 



< 



s m 



LIVRE I, CHAP. IV, .i; 2. 25 

i^uèpe, n'ont pas de sanf,^ et parmi les animaux 
marins, tels sont la stMche el le crabe, et tous ceux 
qui ont plus de quatre pieds. 



CHAPITRE IV 

Distinction dos animaux en vivipares, ovipares et vermipares; 
les animaux à poils sont vivipares; définition de l'œuf et de la 
larve; variétés dans les vivipares; variétés dans la nature des 
œufs; annonce de recherches plus détaillées; citation du Traité 
de la ih'mratlon des Animaux. 

' Les animaux sont vivipares, ovipares ou vermi- 
pares. L'homme, le cheval, le phoque et tous les 
animaux qui ont des poils, sont vivipares. Parmi 
les animaux marins, les cétacés, tels que le dau- 
phin et les sélaciens ainsi appelés, sont vivipares 
également. - De ces animaux marins, les uns ont le 



§ L Vermipares. Ce sont les 
insectes ; Aristote leur attribue 
de se reproduire sous forme de 
vers. Peut-être aussi veut-il j)ar- 
1er des larves ; mais ce point 
reste obscur. — Les Sélaciens. 
Ce sontdes poissons cartilagineux 
à branchies fixes, attachées à la 
peau par leur bord extérieur. Ils 
forment le deuxième ordre des 
Chondroptérygiens ; voir Cuvier, 
Règne anifnal, tome H, p. 38'J 
et suiv. Parmi les Sélaciens, sont 
compris les squales, les requins, 



les marteaux, les raies, les tor- 
})illes, indépendamment d'autres 
espèces ; voir aussi le Traité de 
Zoologie de M. Claus, pp. 812 et 
814. — Ai?isi appelés. Il paraîtrait 
que du temps d'Aristote, cette 
classe d'animaux était encore peu 
connue. D'après un passage de 
Pline, liv. IX, ch. xl, édit. Littré, 
il paraîtrait que c'est Aristote 
qui a inventé le mot de Sélaciens. 
§ 2. Le tuyau-souffleur. Ou 
Éveut. Ces cétacés se nomment 
aussi des Souffleurs. Ils forment 



t 



26 



HISTOIHK i)f:s AMMAIX. 



luyau-soiiffleiir el n'oiil pas do braiirhios, commo 
le dauphin el In haloiiio. L(^ daupliiii a le liiyau 
sur le dos, landis que la hahMiie l'a sur le iVout. 
D'autres ont des l)ran(dii(»s appanMih^s. eoniine les 
sélaciens, les eliiens de mer et les Balos. 

M^armi les ^M'nies qui sont comph^ts, on appelle 
OEuf ce qui contient deux paiiies : Tune ([ui sert 
d'abord à rornnM* rnninial, et Taulre oii il Irouve 
sa noui'riture, une (ois qu'il (\>l pi'oduit. C'est un 
Ver, loi'sque, d'un animal conij)lel, sor( un autre 
animal é^nlenituil complet, rcnd)ryon s'arliculanl 
(»t s(? dévelo[)pant lui-nn''mc. 

M^ai'mi l(^s vivipai't^s, il y en a ({ui foui des (cuCs 



la seconde lainille des cétacés 
dans la nomenclature de Cuvier. 
Règne cviimnl, tome I, p. 287. 
Elle comprend au>»si les narvals, 
les cachalots, les baleines, etc. ; 
voir le Traité de Zoologie de 
M. riaus, p. 10 il. — A le tuj/au 
sur le dos. La zoi>lo<.rie moderne 
n'a pas si<j^nalé cette différence 
entre le dauphin et In baleine. — 
Apparentes'. Le texte dit mot à 
mot : « Non-couvertes ». Cette 
expression ne suCtit })as pour 
(ju'on voie très -clairement ce 
qu'Aristote pense des branchies 
pai"ticulières des Selaci<'ns, com- 
parées aux branchies des autres 
poissons. — Les <:hien.< de mer et 
les Bat os. Ces identitications ne 
sont pas certaines. On ne sait 
pas précisément ce qu'est le sé- 
lacien appelé Batos. J'ai rejiro- 



duit simplement le nmt j.M-ec. 
Mais le Batos est de la famille 
des raies. \'oir le catalo^'ue de 
ISLM. Aubert et ^^"imme^, p. 1 i.j. 

?; 3. Ce (/ni eontient deur parties. 
Le twxte est moins précis. La de- 
tinifion de l'œuf est exacte; car 
ce qui le constitue essentiellement, 
c'est d'avoir deux î)arties, dont 
l'une sert à la nourriture de 
l'autre. — Cesf un rer. La ditlé- 
rence de l'oeuf au ver. tell»* (pie 
l'entend Aristote. est evident<'. 
Lescolex une fois né n'a plus rien 
a demander qu'au dehors, pour 
acquérir son développement. Dans 
l'ceuf au contraire, l'animal ({ui 
y est contenu se nourrit d'une 
partie de l'onif, qui le renferme. 

i^ i. Couiuie les Séltieiens. Pour 
la fécondation des Sélaciens, voir 
le Traité de Zoologiede M. Claus 



T 



LIVRE I, CHAP. IV, ,i5 8. 



27 



à rintérieur d'eux-mêmes, comme les sélaciens; 
d'autres, comme l'homme c\ le cheval, font dans 
leui' propre sein des petits animaux. "'Pour certains 
animaux, ([uand le germe qui s'est complètement 
formé se produit au jour, c'est un être vivant qui 
en sort; pour d'autres, c'est un œuf; pour d'autres, 
c'est un ver. ^Tantôt les œufs ont une enveloppe 
de coquill(\ comme ceux des oiseaux, et ils sont 
de deu\ couleurs ; tant(M leur enveloppe es( molle, 
comme ceux des sélaciens, et ils n'ont qu'une 
couhnn^ unique. "Quant aux vers, les uns se meu- 
vent aussiliM après leur naissance ; les autres sont 
immobiles. 

\Mais ce sont là des sujets que nous traiterons 
avec plus de détails, quand nous nous occuperons 
dt^ la Génération des Animaux. 



p. 81."). — Conn/ie l'homme et le 
citerai. J'ai conservé la formule 
d'Aristote. Peut-être eût-il été 
plus réirulier de dire : » la t'emme 
et la jument '>. 

§ 5. C'est un être vivant qui en 
sort. Répétition de ce qui pré- 
cède. — C'est U7i rer. Aristote 
aurait pu expliquer plus préci- 
sément cette troisième espèce de 
^'énération, qui est moins évi- 
dente que les deux autres. 

j:; G. Leur enreloppe est molle. 
Sans doute en comparaison de 
la coquille dans les oiseaux ; car 



l'enveloppe des œufs de Sélaciens 
n'est pas absolument molle, puis- 
qu'elle a la consistance du par- 
chemin ; voir le Traité de Zoologie 
de M. Claus, p. 8i5. 

,^ 7. Les uns se meuvent. U eût 
été bon de citer des exemples. 

% %. De la Génération des ani- 
)naux. Voir le traité spécial. — 
De la Génération des anirnauj., 
voir les lir. H et UI de ce traité, 
liv. n, ch. IV, p. 126, édit. Aubert, 
et Wimmer, et tout le liv. UI, 
I)p. 212 et suiv., même édition et 
traduction. 






28 



HISTOIRE DES AMMArX. 



CHAPITRE Y 

Animaux pourvus de pieds; animaux sans pieds; dipodos; tétra- 
podes; polypodes; les pieds sont toujours en nombre pair; 
animaux qui nagent; [>oissons sans nageoires; position des 
nageoires; poissons qui ont à la fois des pieds et des nageoires; 
volatiles qui ont des ailt^s de plume ; volatiles à membranes 
plus ou moins t'qtaisses; volatiles qui ont du sang ou (jui n'en 
ont pas; volatiles à élytres; dimensions des animaux dans l'eau 
ou sur terre, et selon les climats ; moyens généraux de locomo- 
tion chez les animaux; nombre de pieds ; mouvement diamétral. 

U'ortaiiis animaux on! des pieds; d'autres ifeii 
ont pas ; et parmi ceux ([ui ont des pieds, il n'y a 
que riiomme et Toiseau qui en aient diuix. 
D'autres en ont quatr(\ eomme le lézai'd et le 
chien; d'autres en ont davanta^(\ eomnn* la sco- 
lopendre et l'abeille. Mais dans tous les animaux, 



§ 1. Ce7'tai7is nuimaxr ont drs 
pityh. Cette distinction entre les 
divers ordres d'auiniaux n'est [>as 
moins exacte que toutes les pré- 
cédentes. — L'/ifinn/ie et roi<iPau. 
C'est à cette ressemblance que se 
rapporte la prétendue détinition 
de rhomnie par Platon. — Sco- 
lopcndre. Voir j)lus loin, liv. II, 
ch. X, !^ 2. Insecte venimeux, qui 
forme la seconde famille du pre- 
mier ordre des insectes; ce sont 
les myriapodes. Il y a des scolo- 
pendres qui ont jusqu'à quarante- 



detix pieds, et même encore un 
plus irrand nombre; voir Cuvit-r, 
}{è(pip ani)nnly tome IV, p. .'{35. 
Traiff' dr /oolof/ir de M. Claus, 
p. l')'.V.'). Les scolopendr<'s sont 
peut-être vivipares. On les ajtpelle 
aussi chiloj)odes, à cause de leurs 
pattes -mâchoires. — ÏS aheille. 
Voir Cuvier, Ri'/pir nnimnl, t. \ , 
p. "{0(1, et Traité de Zookxjio de 
M. Claus, p. ()().").— Tiiujinu's ixiir. 
Parce que le corps se C(unpose de 
deux moitit's,qui chacime doivent 
avoir des organes semblables. 



-*4 



LIVRE 1, CHAP. V, § i. 



29 



le nombre des pieds est toujours pair. ^ Parmi les 
animaux qui nagent, tous ceux qui sont privés de 
pieds ont des nageoires, comme les poissons. Quel- 
ques-uns ont quatre nageoires, dont deux en haut 
dans les parties supérieures, et deux en bas dans 
les parties inférieures, comme la dorade et le loup 
de mer. D'autres n'ont que deux nageoires seule- 
ment; et ce sont les poissons allongés et lisses, 
comme l'anguille et le congre. Ml y a des poissons 
qui sont absolument dépourvus de nageoires, 
comme la murène; ceux-là se servent de l'eau, 
comme les serpents se servent de la terre ; et ils se 
meuvent de la même fa(;on dans le liquide. M^armi 



ji 2. Les aiiïmaux qui nagent. 
Ce qui comprend beaucoup d'au- 
tres animaux, outre les poissons 
l)roprement dits. — La Dorade. 
Les dorades sont comprises dans 
la (juatrième famille des Acan- 
tliopterygiens. L'espèce qu'in- 
ilique ici Aristote est, dit Cuvier, 
un beau et bon i)oisson que les 
anciens nommaient Chrysophrys, 
Sourcil d'or, a cause d'une bande 
en croissant de couleur dorée, qui 
va d'un oui à l'autre. \o\v lièfpie 
animal, tome II, p. 182. Cuvier 
écrit Daurade et non Dorade ; je 
ne sais pourquoi. Les dorades 
sont très al)ondantes dans la Mé- 
diterranée; et elles forment un 
manger délicat. — Loup de mer. 
Le bar commun, grand poisson, 
d'un govit excellent, le lujiui^ des 
llomams, le labra.r des Grecs, 
dit Cuvier, Rhjne animal, p. 133, 



tome IL Le labrax fait aussi par- 
tie de Tordre des Acanthopté- 
rygiens, première famille des 
Percoides ou Percides; voir 
Traité de Zoologie de M. Claus, 
p. 847. — L'anguille et le congre. 
Poissons fort ressemblants entre 
eux et de la même famille ; Cu- 
vier, liègne animal, tome II, 
jq). 3i8 et 350; et Traité de Zoo- 
logie de M. Claus, p. 834. — La 
murène. Qui se confond avec l'an- 
guille. — Comme les serpents. 
\o\v un passage tout pareil, dans 
le Traité du MouvemeJit des ani- 
maux d'Aristote, ch. vn, où il 
eât question aussi de l'anguille 
et du congre. Pline a copie ce 
passage, liv. XI, ch. xxxvn, 
p. 371, édition Littre. 

§ 4. La Pasténague. C'est le 
nom que les Latins ont donne au 
l)oisson qu'Aristote appelle le 



'"'*''^^^mmsi»msif>i^'^'-^>*>»^ ■ - 



30 



HISTOIRE DKS AMMAIX. 



les srlacieus, il y eu a ([iii n'ont pas de naj^eoii'es ; 
et ce sont eeux qui sont larf^^es et pourvus de 
([lunie, comme la raie et la pastenaf^ue; ceux-là 
nagent f^nice à leui' largeur. Mais la grenouille de 
mer a des nageoiiTs, ainsi (pfen ont tous les 
poissons dont la largeur ne va pas (mi s'amincis- 
sant. M^enx qui ont des apparcMices de j)ie(ls, 
comme h^s mollusqnes, se servcMit à la l'ois de ces 
pieds et de leurs nageoires; et ils nagent plus 
rapidement sur le v(*ntr(\ 'connue la seiche, 
le calmar et le polype; mais aucun des deux 
premiers ne peut marcher, comme le polype. 



Tryjroii. Selon l'iine, liv. IX, 
ch. Lxxiii, ('dition Littré, la l'as- 
ténafjfue est très-redoutahlc, à 
cause de rai<;uillon (pi'elle porte 
à la queue, dont elle tue les jiois- 
sons et dont elle j)erce même les 
troncs d'arbre. La Pastena^ue, 
appelée aussi Try^'-ou, tlu nom 
grec, par quelques naturalistes, 
t'ait partie des chondroptt'rviriens, 
à branchies fixes; voir Cuvier, 
Hf'f/Jie animal, tome II, p. .'190; 
et Traité de Zoologie descriptive 
de M. Claus, p. 820. C'est une 
espèce de raie. — Ln (jrenouille 
de mer. Le texte dit simplement : 
u la grenouille » ; mais il est évi- 
dent que c'est de la grenouille de 
mer cju'il s'agit. 

v5 ."). Les mollusques. Le terme 
est bien général ; les mollusipies 
sont excessivement nombreux, 
formant à eux seuls la second*' 
grande division du règne animal 



el se divisant eux-mêmes en six 
classes; voir le Hèyiie onitnrd de 
Cuvier, foiiu' III, p]). 1 à 180. Il 
y a des mdliustpies qui marchent, 
au moyen des protubérances 
ciiarnues, fortes et allongées, 
avec les([uelles ils saisissent les 
ol)jets. Certaine classe de mol- 
lusques s'ai)pelle C.'{)halopodes, 
Pteropodes et Gastéropodes. 
Mais Aristote a raison de dire 
que ce sont des ai)parences de 
[)ie(is. plutôt que des j>ieils véri- 
tables. — Et le polype. MM. Au- 
bert et \\'immer proposent de 
retrancher ces mots. — Marcher 
comme le polype. Si toutefois l'on 
peut dire que le polype marche 
r<'ellement. Les polypes, aj)peles 
Polypes d'Aristote, sont de l'es- 
pèce des seiches ou poulpes, rjui 
sont également des mollusques: 
Cuvier, Hrgne ani/nal, tome III, 
p. il. 






( 



LIVRL 1, CHAI». V, .î^ 8. 



31 



Les crustacés, comme hi langouste, nagent avec 
leur queue; mais ils nagent plus vite dans le sens 
de la queue, à cause des nageoires qu'elle porte. 
Le cordyle nage avec les pieds et la queue ; et sa 
queue ressemble à celle du Silure (ou Glanis), 
autant qu'une petite bète ressemble à une grande. 
"Parmi les volatiles, les uns ont des plumes, 
comme l'aigle et l'épervier; d'autres ont des 
membranes, comme l'abeille (d le hanneton; 
d'autres ont des ailes semblables à du cuir, comme 
le renard-volant el la chauve-souris. H'ous les 



;i l). Les crustacés. Les crustacés 
forment la première classe des 
animaux articulés ; ils ont en 
général une carai)ace, (pii recou- 
vre leurs branchies; voir Cuvier, 
Iicy7ie anitn(d, tome IV, pp. 7 et 
suiv. — La la ?i y ouste. Cuvier ne 
doute i)as (jue l'animal ici designé 
ne soit la langouste, de la fa- 
mille des crustacés décapodes; 
voir Cuvier, Hèyne animal, 
tome IV, p. 81 ; eu latin, Locusta. 
— Dati^ le setïs de la (/ueue. Les 
mots grecs ne semblent pas pou- 
voir présenter un autre sens. Ceci 
voudrait dire alors que la lan- 
gouste nage en arrière. Je ne 
sais pas si le fait est exact. — 
Le cordyle Voir ])liis haut; ch. i, 
s< 12. — Le silure (ou Glanis). Le 
silure est un poisson range dans 
le second ordre des Malacopte- 
rvgiens; c'est un [)oisson d'eau 
douce et un des j)l«s grands; il 
n'a pas d't'cailles; sa i)eau est 
nue, ou formée de grandes plaques 



osseuses. Il y a des espèces qui 
ont sur le dos une forte épine, 
que l'animal peut dresser et qui 
devient alors fort dangereuse. 
Le Silure a été confondu souvent 
avec le Glanis: voir Cuvier, /^•- 
yne animal, tome II, p. 290. — 
l'ne petite béte. C'est le cordyle. 

5> 7. L'aiyle et iepervier. Ces 
deux oiseaux présentent beaucoup 
d'espèces ; voir Cuvier , Règne 
animal, tome I, pp. 324 et 333. 
— Le hanneton. De l'ordre des 
Coléoptères, famille des Lamelli- 
cornes. Les naturalistes l'appel- 
lent aussi du nom grec Mélolon- 
tha; voir Cuvier, Règne animal. 
tome IV, p. 5:i8; et Traité de 
Zoologie de ^. Claus, j). 641, 
Arthropodes. — Le renard-rolant. 
Le texte dit simplement : u le 
renard i). Je n'ai i)as trouvé a 
identifier cet insecte, — La chauve- 
souris. Voir plus haut, ch. i, î5 17. 

;^ 8. .1 ailes de cuir. Ou ailes 
membraneuses, comme celles de 






32 



IIISTOIHK DES ANIMAUX. 



volatiles qui ont du sang ont des ailes de plume; 
les volatiles à ailes de cuir ont aussi du sang. 
Tous ceux qui n'ont pas de sang ont, comme les 
insectes, des ailes de duvet. 'M^es volatiles à ailes 
de plume et h ailes d(» cuir, ont deux pieds ou 
n'ont pas de pieds; et Ton affirme qu'en Kthiopie 
on trouve des serpents qui sont organisés de même. 
Les volatiles qui ont des ailes à plume s'appellent 
des oiseaux ; les deux autres espèces de volatiles 
n'ont pas re(;u un nom spécial et unicpie, ([ui les 
comprendrait tout(»s l(»s deux. '"I^irmi les vola- 
tiles ([ui n'ont pas de sang, les uns ont un fourreau 
pour leurs aih*s : ce soni les coléoplèi'es , comme 
les hannetons et les scarabées. Les autres n'ont 
pas de fourreau; et ils onl tantôt deux ailes et 



la chauve-souris. — S\mt pas de 
safifj. Ou ])lutot, out un san«,^ 
incolore, un sang blanc. 

§ 9. Des serpe?its (/ui so?it or- 
ganisés (/e uièine. Le texte n'est 
pas plus clair; et ceci peut vou- 
loir dire à la lois qu'il y a des 
serpents à deux pieds ou des ser- 
pents ailés. Aristote d'ailleurs 
n'aftirrae rien pour son projire 
compte ; il ne fait que rapporter 
un récit : « On affirme. >• — 
L'KLhi(){)ie, (jui encore aujour- 
d'hui est si peu accessible, l'était 
encore bien moins du temps des 
Anciens. Tout le Moyen -Age a 
cru aussi à des serpents aih's, ou 
dragons. — Les deux autres es- 
pèces. A ailes menil)raneuses et 



à ailes de duvet. MM. Aubert et 
Wimmer croient que les deux 
espèces désignées ici sont les 
volatiles à ailes membraneuses, 
])()urvus de |)ieds et dépour\us 
de pieds. 

n; 10. Qui n'ont pas de sanf/. 
Voir plus h.aut, J; 8. — Colroptè- 
rrs. Le nom est resté dans la 
zoologie moderne. — Les srara- 
bérs. Le terme employt' dans le 
texte est aussi gênerai (jue celui 
de ma traduction. Les scaralx-es 
présentent des espèces très-nom- 
breuses. On croit qu'il s'agit ici 
de celui qu'on apjtelle spt-ciale- 
ment Ateuchus Sacer, ou Ateu- 
eiius des Egyptiens ; voir Cuvier, 
Rryne animal, tome IV, p. ,'J33. 



I^IVHK I, CUAP. V, ;< IX 



;w 



tantol (piatre. '• Les quatre ailes appartienneni h 
ceux (|ui son! d'une ccrlaiin^ grandeur, et qui ont 
un dard (^j ai-i-ière; ceux ([ui mt sont pas grands 
<'^ W ^•i^' It' dard en avani, n'ont que deux 
ailes. '- Pas un seul coléoptère n'a de dard. 
Leux des iiisecles dont le dard est en avant n'ont 
que deux ailes, comme la mouche, le myope, le 
laoïi el le cousin. 

Tous h's animaux privés de sauf^ sont plus 
pelils([ue ceux (jui (»nl du sang, à rexception de 
quel([ues animaux marins, ([ui, bien que privés de 
sang, n'en son( [)as moins énormes, comme cer- 
tains niollus([U(h«^. L(^s plus grands animaux de ce 
genre se Iroiivenl dans les pays les plus chauds ; 
el dans la iikm'. b^s animaux sont toujours plus 
grands que sur (erre el dans les eaux douces. 



13 T. 



,0 I . lyune certaine ijrandeur. 
Cette dt'tinition est bien vague. 
— S'ont (fuc dcu.r ailes. \o'\v h; 
ï; siiivaut, ou ceci est rf'pété. 

?î 12. Pas un seul rotéo/dirc 
na de dard. Voir Cuvier, Rrr/ne 
aniuiri/, tome IV, }>. ;j:]2. — La 
r/towhr. 8el(ui toute probabilité. 
il s'agit de notre mouche ordi- 
naire, aussi comuiune en Givce 
que dans le reste de rEuro])e ; voir 
Cuvier, Ri'f/zie animal, tome \', 
p. .'ion. — Le myope . id., ifjid. 
p. 501). — Le taon. On l'CKstre, 
en conservant le mot grec, 
comme le fait la zoologie mo- 
derne ; />/., ifiid., p. .'100. — - Lf 
cousin. De la famille des nemo- 



cères; le cousin commun {ruler 
pipiens) est sans doute celui ilont 
Aristote parle ici. \'oir aussi le 
Traité de /olof/ie de M. Claus. 
pj). G02, 603 et U07. 

vi 13. Certai?is mollus<<ues. Voir 
plus loin, liv. \\ , ch. i, § 1:2, où 
Aristote parle de la grandeur 
extraordinaire de certains poly- 
pes. — De ce genre. Peut-être 
j)ourrait-on généraliser davantage 
cette observation ; et elle ne serait 
j)as moins vraie ap})liquee à l'en- 
semble des animaux, au lieu 
d'étie appliquée seulement aux 
mollusques. — Dans la mer. En 
etlèt, les plus grands de tous les 
animaux sont les baleines. 



T. I. 



a 



34 



IIISTOIHK Di:S AMMALIX 



'^Toiis l(^s aiiiiiicUlx qui peiiveiil se mouvoir sc^ 
meuvent par ([ualre points, ou plus. L(^s am'maux 
qui ont du sani,^ n'ont que ees ([ualre poinls ; tel 
est riiomme, ([ui a deux mains et deux pieds. 
L'oiseau a deux aih^s et (hnix pieds aussi. * ' Les 
quadrupèd(*s et les poissons ont, les uns ([ualre 
pieds; les aulres, {[uatn* nai^eoires. deux ([ui n'oni 
que deux nageoin^s, ou ([ui même n'en ont pas du 
toul, comme le serpiMd, n'en on( pas moins les 
quatre poiids, puisque les tlexions du corps soni 
au nombri* de ([uali'e, ou de (1(Mix, avec diuix na- 
j^eoires. "''Tous les animaux ((ui, n'ayanl pas d(^ 
sang, ont [)lus (h^ qualiu^ pieds, ([u'ils soient d'ail- 
leurs volatiles ou ((u'ils mai'clienl sur lerri^ se 
meuveni pai' plus de (piatiu* points de mouvement, 



ji 14. Par (/uatrc points, ("est 
le mot même dont se sei't le texte 
jj:rec. — L'hotunr... roisfan. L:\ 
conformité (îe [)lan est manitV'ste, 
quehiues ditrerences ({ue présen- 
tent ces denx ordres daninianx ; 
chez les ([nadrupédes compares 
à l'homme , c'est encoi-e pins 
évident. 

§ l"). Les (juadrupèdcs. Cet or- 
dre d'animaux aurait éU' place 
l)lus convenablement à cote de 
l'homme, au paraL,n'aphe [)rece- 
dent. — Les /levions du vui-ps sont 
au nombre de (/untre. t^'ci est 
exact pour les quadrupèdes; ce 
ne l'est pins pour les poissons. 
— Ou de deux ave»- deux na;/eoi- 
res. Eu en comptant deux de 



cluKjue cùte; mais il y a des 
j»()issous sans na^'^eoires; et il 
serait difticile de trouver (juatre 
tlexions dans les serjMMits. Tous 
ces faits sont tellement -évidents 
qu'il est probable qu'il y a ici 
(juehpie desoi'dre dans \e text''; 
mais les manuscrits n'olVi'ent pas 
de variantes. MM. Auliert et 
Wimmer ont [jropose (juelqucs 
chaiij.r*Mnents au texte i^rec. 

si 16. Léphénirre. Insecte né- 
vroptere,subulicorne; voirCuvier, 
Hèfinc an'unal, tome V, p. -il. — 
Le mon qu'ciie porte. Le mot 
tl'Kphemere veut dire en «dVet : 
(t Qui ne vit (ju'nn jour •, et il 
parait bien que, dans M>n état 
parfait, l'insecte ne\it r^'cllement 



LIVHE J, (:HAI>. V, îj 1 



3o 



comme l'animal qu'on nomme l'Éphémère, qui a 
tout ensemble quatre pieds et quatre ailes ; car cette 
bote a non seulement cette particularité d'exis- 
tence qui lui a valu le nom qu'elle porte; mais de 
plus, elle a cettt^ aulre parlicularité d'être un vola- 
tile avec quatre pieds. '" Tous les quacb'upèdes et 
les pol\ pèdes se uKuivent d'ailleurs d'une manière 
semblal)le : leur mouvement esl diamétral; et tous 
les animaux onl, pour leur locomotion, deux pieds 
qui la commandent tour h tour; il n'y a que le 
crabe seul ([ui ait ([uad'e pi(^ds de devanl. 



qu'un jour, et i)()ur se reproduire 
uniquement; mais à l'état de 
larve, il vit beaucoup plus lon<j:- 
temj)s. Dans le Traité de Zoologie 
lie M. Claus, p. 57d, les Éj)hémé- 
rides sont la seconde famille des 
amphibiotiques, insectes arthro- 
j)odes. — Un volatile aee<- quatre 
pieds. Cette particularité na été 
remarqu('e que par Aristote. On 
ne la trouve pas signalée par les 
naturalistes modernes, ^'()ir i)lus 
loin, liv. ^', ch. XMi, J^ it». 

?; 17. Diamétral, ("est le mot 
même du texte ; il est })arfaite- 
ment juste. Le fait est évident 
j)our les quadrupèdes aussi bien 
que pour l'homme; pour les po- 



lyi)èdes. Fauteur aurait bien fait 
d'être moins concis. — Deuxpirds 
<jui la commandeîit. Le texte dit 
précisément :<( Deux pieds-chefs ». 
~ Le eralje, famille des crustacés 
décapodes, brachyoures ; Cuvier , 
R''rjne ani?nal, tome IV. j). ;]U. 
— Seul qui ait quatre pieds de 
devant. Les naturalistes moder- 
nes n'ont pas retenu cette obser- 
vation. Tout ce (pi'ils disent des 
J)ieds du crabe, c'est (jue ces 
pietls-mâchuires sont i:enerale- 
ment })lus courts et plus larjj:es 
(pie dans les autres Déca})odes ; 
voir le Traite de Zoolo'jie de 
M. Claus, pp. i83 et j98, et Cu- 
vier, loe. vit. 



36 



insTOlui: DKS ammaix. 



CIIAIM 1 IVK Vï 

DivPi-sitj'' (les ^ouri^> des aniiiiiuix; les genres les plus ehMidiis 
suiit eeiix (les oiseaux, des poissons et d.-s eéLaet'S ; eo<|uilla;^t's 
durs; e(t(]uillai,n>s mous; niollus([ut'S ; insectes; gi'tir.'s privf.^ 
de sanf.^; dislinclions d:ins les (iuiidruii(''des , vivipares, ovi- 
pares; dislinelions plus ou moins précises des espi" s. - 

Méthode à suivrt; dans Thisloire des animaux; il laut eoni- 
meneer par l'élude de riionune, (pii nous est le mieux connu 
de tous; étude préalable des parties org-anepies. 

'Les aiih'es i^eiires (raiiiiiiaiix les |)liis éleiidus 
el leurs divisions pi'iiieipales suul les oiseaux, les 
poissons el les eélneés. Tous ees animaux oui du 
sanu. "Lu auh'e iiciire esl celui des leslaeés, (lu'ou 
aj)|)elle huîlres ou eo(|uillaf^('s. IHiis, le ^(Mii'e des 
animaux à coquilles molles (ei'uslaeés , pour les- 



>; \. />e\ anti'rs t/i'/irrs (/'tni/^ 
mdUT. Les iieures ;iUtrt^s (pie 
ceux dont DU vioui df parler, c es!- 
ù-tlire rhomme el les quadrupè- 
des. ("e>t ce (jue seiultleui iudi- 
(pier les divisious suivauO's. -- 
I.rs pfus (ite/idns. Mot à mot : 
(i les jilus ^Tainls ». - - A''v <>i- 
sf'fiu.i\ /rs ii()i.s>:ons :'t /cv ri'la<-i'S. 
Voir plus loia, liv. II, ch. xi, ?; 1, 
dos divisions analoirues. dont ce- 
pendant Aristoie ne prétend pas 
taire des cadres géuiératix d"lii>- 
toire naturelle. 

5; 2. '/V.^7aec^•. Ou animaux à co- 
(puUe.daus le genre des huitreis. 



- '('nis/fnrs . Les crustacés t'or- 
nuMii la st'coude cla>>e des ani- 
maux arlicule^: voir Cuvier, 
l{i'i/>n' int'niKiL tome IlL p. ll^^, 
et tome I\', [). .'50; Traitr de Zoo- 
ln<jii' de M. Clans, p. :i!)8. Ce 
dcrnit'r .nneur trouve <pie ce 
ntun dt^ Crustacés esl peu juslitie 
l)our les peliles t'ormes a tégu- 
ments minces. I)'a{)rés la (K-fi- 
nition de rAc.ademie tVaucaisc. 
les (M'ustact's sont de> .luiuiaux 
(pii sont couverts d'une euve- 
loi)j)e dure mais tlexilde. et divi- 
sée i)ar des jmuture>. L'exem- 
ple cite est celui de lëcrevi^se. 



X 



LIV1{K I, Cil A P. VI, .i; 4. 



:n 



quels il iTy a pas de nom unique qui l(^s com- 
prenne lous, tels qu(* les laiifioush^s, les cancres 
el les écreviss(*s; puis le ^(mhm^ des mollus(jues, 
comnu* la seicli(\ le ^laiid (d le j)tdil calmar. Un 
autre ^enre (*st celui dt^s ins(^cl(^s. M'.es (piatre 
i^em'i^s sont tous privés de san^; et tous c«mix d'cMi- 
ti'c eux qui ont des pieds en ont un i^rand nombre. 
Parmi les instndes, qutd({ues-uns sont volatiles. 

'*Les animaux auliM^s que ceux-là ne foimenl 
pas de ^l'andes classes ; cai' il n'y a plus pour eux 
de ui^ni'c qui contitMine plusieurs espèces. Parfois, 
l'espèce est simple A n'oITr(^ pas de différcMKU's 
spécitl(pi(^s , comme pour l'homme, par exemple; 
d'auti^es l'ois, le i^einT iMMilerme bien plusieui's 



Les dt'tiuilicMis des cru>iaces par 
les naturalistes sont en g-ém-ral 
assez ditVerentes les unes des au- 
tres, et elles sont i)eu précises. 
.l'ai mis crustacés entre })aren- 
theses comme ré'sumant la deti- 
nitiou donnée par Aristote : » Ani- 
maux à co(piilles molles ". — il ^^'J 
a pas (le nom unu/tic. Il semble 
au contraire, d"après le texte 
même, (pie la langue grecipie a 
ce nom unique (pii comprend 
toute cette classe d'êtres : u Mala- 
costracés •■•, ou crustacés. Voir jtlus 
haut, ch. V. i:^ G.— Le (/ra?ï(l et A' 
petit calmar. Voir Cuvier, W'ynp 
animal, tome III, p. la. Les 
calmars sont de la première 
classe des mollusques, Cé])halo- 
])odes. — Celui /les insectes. Ainsi, 
il y a (piatre principaux genres, 



ipii n'épuisent })as d'ailleurs le 
règne animal : crustacés, te>ta- 
ces, m(dlus(pies et insectes. Co 
sont les ordres inférieurs, après 
l'homme, les quadrujH'des , les 
oiseaux, les poissons, les cetact^s. 

.::■ IL Ces quatre genres. Le texte 
tvst moins précis et dit simple- 
ment : «Tons ces animaux ». — Pri- 
vés (le saïKj. La zoologie moderne 
dit simplement (pi'ils ont du sang 
incolore. — Parmi les insectes. 
Cette observation ne })arait })as 
bien a sa place ici. 

Ji L De f/randes classes. Vax 
elVet, les éniunérations (pi'Aris- 
tote vient de laire comi)rennent 
à j)eu prés toute la série animale, 
telle (pfelle se présente à l'œil 
nu. Le microscope a révélé bien 
des espèces que les Anciens n'ont 



:\H 



IlISTOIllK DKS ANIMAIX. 



(spèeo^i; mais oll(^s iront pas^ reçu do nom parli- 
riilitM'. 

'Tons l(^s ([uadrupinlos, ([ni no son! pas poni'vns 
(Taih^s, onl du san^ ; mais It^s nns sont vivipart^s; 
(^1 los anliM^s, ovipares. Li^s vivipai'os no son! pas 
tons ponrvns di^ poils; mais Ions ceux (\v> ([uadiMi- 
podos qui son! oviparos onl dos rcailh^s, qni 
jonont nn rolo somblal)lo anx ocaillos dos poissons. 
*' Lo ij^onro dos stM'ponIs (^sl sans ])iods, ([noiqn(\ 
par sa inilniv, il ail dn sani; o| vivo sur Ioiti^; lour 
p(Mn ost ooaillousc. Tons los sorp(Mits sont ovi- 



jv'is pu connaître, — Lf i/p/d'p 

J^lu^Ù<'ln•s ('>pf'ri>,<. Lt' h'\(t> SO sOI't 

(lu niènic mot j)oui' (îonrc «'t 
l''s{)t'ce. J'ai (lu îairi' la (li>iinc- 
tiou qu'il ne t'aif pas. - L'rs/ii'i'c 

rst sif/ipif l\'ui-t''trt' r.nulrait- 

il (lire : ^ I.f Oeure -., au lieu 
de rKs[)<'ee. — Conimc ixiiu' 
niainiiif. Ceci n'es' pas parfai- 
tement exact, t't l'on })(>uvaii, 
même dès le temps d'Aristoie, 
distinguer l'espèce noire de l'es- 
pèce blanche; car les Grecs con- 
naissaient très-liien les nèirres. 
— Le (jcnrr veii ferma lne)i.... 
Le texte est un })eu moins précis. 
vi il. Qui 7ie sont i)as pourvus 
(/'ailes. MM. Auhert et ^\'inlmer 
pensent avec raison que ces mots 
sont ici tout à fait déplact-s, et ils 
les mettent entre parenthèses, 
dans leur texte et dans leur traduc- 
tion. — Et les autres itvijutres. Il 
n'y a guère qne le lézard qui soit 
un tpiadrupède ovipare. — Des 
éefii/les. . . (lu.r f'cfiilles iles pioisson-^. 



Notre langue n'a j)as deux mots 
ditî'erents, comme la langue grec- 
(pu', pour designer les écailles de 
serpents et les écailles de jx us- 
sous, ("uvier, H/'f/w nn///ia/, 
lome 11. pj>. 72, 7ti, SI , etc., ne 
parle guère (jue des écailles îles 
< »pliiiliens ; j)arfois cependant, il 
parle aussi de leurs plfi(/ucs. 
i*eut-ètre faudrait-il ado{)ter ce 
dei'uier mot dans la traduction, 
toiues les fois qu'il s'agit des 
serj)ents. On potirrait encore em- 
jjloyer le nu>t d'Ecussons. 

.^ (}. Leur peau est écailleuse 
\o'\v la remarque précédente. La 
langue grecque se sert encore ii; 
du même mot que le texte vient 
iremj)loyer. — La viprre (/ui est 
riripnre. Cuvier, liè'/fie animât, 
tome II, p. 87, l'ait observer que 
le nom de Vii)ère est une con- 
traction de \'ivipare, jiarce que 
ses u'ufs éclosent avant d'avoir 
été pondus. Ce n'est pas d'ailleurs 
une condition particulière à la 



• 



MVHK I, CnAP. VI, i< 8. 



:u> 



paros, oxcoplo la vipère, qni ost vivipare. ' D'ail- 
lonrs, tons los vivipares n\)nt pas de poil ; et c'est 
ainsi qu'il y a dos vivipares parmi les poissons; 
mais los animaux qni sont pourvus de poil sont 
tous vivipares. 11 faut du reste prendre aussi pour 
une espèce de poils ces poils en forme d'épines 
que portent los hérissons de terre et los porcs- 
opics. (^es épines (Mi ofTol remplissent la fonction 
do poils, mais non pas do pieds, comme colles dos 
hérissons do mer. 

^ Dans 1(^ ^vnro dos quadrupèdes vivipares, il y 
a une foule d\^spècos ; mais elles n'ont pas reçu d(^ 
nom ; on h^s désigne chacune poni' ainsi dire comme 
on le fait pour riiomm(\ A Ton dit : le lion, le cerf, 
le cheval, le chien, et ainsi de suite. Cependant il 
y a un surnom commun pour le ^enre dos animaux 



vipère ; presque toutes les espèces 
venimeuses en sont là. Pour les 
écailles des serjxuits, voir aussi 
le Traité de '/.oolo(jie de M. Clans, 
]). 880. 

§ 7. Des l'iripares parmi les 
poissons. Tous les cétacés sont 
vivij)ai'es. — Ces poils en forme 
d épine ■>, ou de piquants. Cuvier, 
Héf/ne animal, tome I, p. 124, 
dit : «> Les hérissons ont le corps 
<( cotivert de piquants, au lieu de 
H poils n. C'est la pensée d'Aris- 
tote, et presque ses ex})ressions 
mêmes. — Des liérissoiis de mer. 
Ou Oursins. Ces animaux ont sur 
leur test des épines articulées, 
mo))iles au gré de l'animal; il 



s'en sert pour ses mouvements, 
conjointement avec ses pieds qui 
sont situés entre elles; Cuvier, ?V/., 
tome ni, p. 231; voir le TraUê 
(le Zoologie de M. Claus, pp. 258 
et suiv. 

i^ 8. Avee le mulet. J'ai cru 
devoir ajouter ces mots pour plus 
de clarté ; ils me semblent in- 
dispensables à cause de ce qui 
suit. Le mot d'Hémione signifie 
étymologiquement Demi-âne; et 
c'est ])ien aussi le nom qu'on 
jjourrait donner au mulet; seu- 
lement le midet ne se reproduit 
pas, tandis que l'hémione se re- 
produit; ce qui constitue une 
dirterence d'espèce bien notable. 



k) 



IIISTOIRK DlvS AMMAIX. 



h qiiouo do crins, (iiioii appelle Lophomes, comme 
le clunal, ràn(% le miilel, le hidel, le bai'deau, el 
même les hèh^s appelées Héinioiies eu Syrie. C(^s 
l)(Mes ont rec'ii ce nom à cause do leur ivssem- 
blauce avec 1(^ mulel, \nou quo ce ue soil pas (oui 
à fait la même espèce, puisqu(^ h^s hémioues s'ac- 
coupleul e( soûl féconds ouivo eux. 

^Nous aurons pour celle raison à considérer 
cliacun des animaux à pai'l, pour éludier la na- 
lure de chacune de hMUs esj)èces. '^^ Du l'esle, 
nous n'avons l'ail jus(prà présc^d ([uo Iracer une 
simple es(piiss(\ connue on \'\ou\ de voir, pour 
domi(M' un avanl-i^oùl des objels que nous Iraiie- 
rons el de la manièr-o doid nous les Irailcions. 
Plus lai'd, nous examinerons les (dios<'s plus en 
délail, afin de saisir d'abord les dilîériMices léidb's 
qui diviseid les anim.-uix el b^s condilions qui soid 



,^ 9. Piiiir rpttr )'(iis()ii.\A' it'x'u' 
n'eM pas plus précis (pic ma 
traduciioii. Sans doinc, Arisioïc 
\cu\ (lire tpi'il V aura lieu d'eiu- 
(licr soii^iK'Usemciu i'ha(pie es- 
pfce irauiinaux, sous le rapport 
(le la génération. 

J^ lu. Unr .si//ip/i' ('stfuisse. On 
sait (jue c'est le [u-ocedé habituel 
tTArislote, (jui j)res.ui!e tout 
d'ahord une vue i:-enei-ale de sou 
sujet, avant d'entr.-r dans les dé- 
tails; voii- plus haut, ch. r, J; 1. 
— Annit-yoùt, Cette métaphore 
est dans le texte. - Dr (/crot/rrir 
A'N- r/tuses. ("est rohjet s|)eeial 



du Tr/iit(' (/"S P(i>iifs(h's A)ii//taii.r, 
li\'- II, eh. I ; Ai'i^tote _\ montre 
comment ce traite est le <-omple- 
nieut de VHisfoin' (/rs AniiudUj-. 

— l iw iiu'thhtlc cou forint' il lu 
luitiirc. Personne parmi les luo- 
dernes n";i jamais rien dit de 
nneu.v ; et Ton voit si l'cui peut 
sfuitenir (jue les Anciens n'ont pas 
connu la méthode d'observation. 

— l)(' cJuique aninuil m jidrticu- 
lit'r. W faut <U)nc commencer jtar 
constater les faits, avant d'esNayer 
de les exj)li(pier par tles théories 
ircuerales. - Sa <ié>/(o/tsfr((tiii/i. 
<'est le mot même du texte; et 




I.IVRK I, CUAP. VI, .^ P2. 



41 



communes à Ions. Ensuile, nous devrons nous 
eflbrcer de découvrir les causes de lous ces fails ; 
cai' c'est ainsi qu'on pi^ul se faire une méthode 
conforme h la nature, une fois qu'on possède 
riiisloire de chaque animal en parliculier, puis- 
qu'alors on voil aussi évidemment que possible à 
quoi il faut appliquer sa démonstration et sur 
quelle base elle s'appuie. ^^ Notre premier soin sera 
d'éludi(U' les parties dont se composent les ani- 
maux; car c'(^sl là la plus grande et la première 
différencia enlr(^ eux, selon qu'ils ont t(dles parti(*s 
ou qu'ils ni^ les oui pas, selon la position et l'ordre 
de C{^s parties, ou selon qu'ils oui les premières 
(lill*érenc('s qui oui élédéjà menlioimé(^s par nous : 
la forme de ces parli(^s, leurs dimensions plus ou 
moins gi'andes, ranaloui(\ et laconhariélé de leurs 
dis])osilions. ^-.Nous nous appIiquiM'ons don(* tout 
d'aboiHl h l'élude des parlies doni l'hounne se 
compose; car de même (|u'on estiuK^ la valeui' des 
monnaies (mi les rapporlani à C(dl(^ ([u'on connaît 
\c mieux, do nn^'uie il faid ou faire auiant pour 



ici. il est très })ai'ticulierement 
bien employé, jniisque les expli- 
cations sont précédées de Tetude 
des laits particuliers^ d'oii on les 
t i re . 

î; 1 1. I)rJ(n/ie?itio?i/iérs par?ious. 
\'oir plus liant, ch. i, ^J; .'i et siii- 
vants. 

si 12. Do/if rhonujie se ro//i/)Ose. 
Ari>tote ;i raison de commencer 
])ar l'élude de rhonime ; car si 



l'homme est le plus comj)îi(pié 
de tous les animaux, c'est celui 
(pie nous pouvons le mieux con- 
naître, puisque chacun de nous 
j)orte en lui-mt^me l'homme, qu'il 
jjeut directement étudier. Uutî'on 
et Cuvier ont commencé leur 
histoire naturelle par l'homme. 
La Zoologie contemporaine com- 
mence au contraire, comme ou 
peut le voir dans la Zoologie de 



42 



HISTOIHK DKS ANIMAI \. 



loiilo aiitro rlios(\ iVoM riiomnK^ ([iii nrressnir<v 
moni nous (?st lo inicMix conim do Ions les ani- 
inaiix. Il sulTil du lénioi^naf^o (h* nos sens pour 
savoir (|uoll(^s sonl s(\s parlios ; mais (M^piMidanl, 
pour no l'ien omeKn^ dans la suilo de noire d(s- 
(M'iplion (d pour joindiu^ la l'aison aux données de 
Tobservalion sensil)I(\ nous parlerons en pi'eniier 
lieu des pari iesqm'fornKMd li^s orf;anesderhomni(\ 
et ensuile, (h^s paîii(*s siniilair(^s. 



M. Clans, par les animaux l<>s 
plus simples. i)»>ui' alxuilir à 
rhommo, ou plutôt aux Primates, 
parmi lesquels eompteni toujours 
les sinut's. l,inn(' adopte au>si 
la classification ordinaire. Ctdle 
d'Aristote, suivi ilc Hutfon et de 
euvier, est intiniment prt'l'eralde, 
a tous lt>s points de vue. On a 
objecte (ju'Aristote connai^^ait 
l'anatoniie humaine l)e,iueoup 
moins bien que celle des ani- 
maux; c'est dout<>ux ; mais (juand 
même ce serait exact, il est cei-- 
tain que nous pouvons toujours 
obsei'ver l'homme bh-n j)lus ais('- 
ment cjue tout autre animal, puis- 
que nous pouvons nous observer 
sans cesse nous-mêmes, et (discr- 
V(M' sans cesse nos semblables. 



— \'''i'('ssoij'e//ir?it. Aristote lait 
bien d'insister si vivement. — Du 
tihyioii/?ia;/c de ?io>: sc/is. Le texte 
n'est pas aussi j)r»''cis. - Denis- 
1(1 suilf f/f nut)'i' i/('srriji(n)//. 
.Même rtMnarque. - Qui forun'nt 
/''s' oiujfuu's. Aristote appcdle ici 
Ori^aues ce (pie })lus haut il a 
ajipele Membres. \'oir i)lu> haut, 
ch. I, 5; 2; ce qui ne veut pas 
dir<' qu'on jiuisse conl'ondre b's 
ori;'anes et les membres. J'ai 
ajouté : (< De riiomme », pour 
plus de clarté. — /Vs jiarfir.^- 
s/f/iii/rl)-f's. \'oir ])Ius haut ch. i, 
i^ 1. Pour t(»utes ces j^^'^neralites 
si imj)ortantes, il t'ant rapj)i-o- 
(dier des théories d'Ari>t(»te la 
1 '■« Ij'riDi (If r Amihnnii' totnixt- 
l'êc lie Cuvier. l""'" t''diti(Ui. 



I 



1* 



■'I 

I 



I.IVHK I, CHAP. Vil. 5; '1. 



\:\ 



CHAPITRE YII 

Principalos parties du corps humain : tète, cou, tronc, hras, 
jambes; le crùne est la partie de la tète qui est chevelue; !a 
fontanelle, l'occiput, le sommet du crâne; os du crâne; sutures 
dans la femme et dans l'homme. 

^ Les parties principales entre lesquelles on peut 
diviser Tensemble de noire corps entier sonl : la 
lèle, le cou, le tronc, les deux bras, les deux jam- 
bes ; j'entends par le tronc toute la concavité qui 
s'étend du cou jusqu'aux parties honteuses. - Dans 
les parties de la tète, celle qui est couverte de 
cheveux s'appelle le crâne. Dans le crâne, la par- 
tie antérieure est la fontanelle, qui ne se produit 
qu(^ postérieurement, puisque c'est Tos de notre 
corps qui se solidifie le dernier. La partie du crâne 
placée en arrière est Focciput; et la partie placée 



>; 1. Le l'ou, le Irmic MM. Au- 
bert et Winimer ordonnent un 
peu autrement l'énumération de 
ces diverses j)arties du corps 
humain, aliu «l'éviter l;i répéti- 
tion du mot Tronc. Je conserve 
l'ordre le plus habituellement 
reçu; le tronc vient mieux après 
le cou, parce que les bras et 
les jambes sont détachés da- 
vantage de l'ensemble. — La 
concavité. Le mot du texte est 
au moins aussi trénéral. — Par- 



ties honteuses. C'est la traduction 
littérale de l'expression grecque. 
î^ 2. La partie antérieure est la 
fo?itane!le. Le mot que je rends 
par Fontanelle n'a pas en grec 
un sens bien déterminé; et dans 
la langue de l'anatomie moderne, 
il n'y a pas d'expression pour 
renilre cette partie du crâne 
qu' Aristote veut désigner, et qui 
s'étend depuis le front jus(iue 
vers le milieu de la tète. — Qu 
ne se produit que postérieurement 



44 



HISTOIHK DES AMMAIX 



enlro roccipiil el la ronlaïKvlh^ est le sonimol du 
rraiJ(\ ' Sous la Innlauelle, csl placé \o riM'voau; 
cl Torcipul (^sl vi(lt\ Le ciiun' cnlicr (^sl un os 
rouiplMciiKMit sec, ai'ioudi, cl enveloppe d'une 
peau qui iTa pas de ehaii*. (liiez les A^iinies, il 
n'y a ([u'une sulure, (jui esl circulaire; clnv. h^ 
hommes, il y a Irois sulures, (pii d'oi'dinaii'c se 
réuidsseni en une seule; ce])endanl on a déjà vu 
un crAue (riioninn^ ([ui n'avail aucum: espèce de 
sulure. ^ I.e sommel du cràut^ esl U' aniivc el 1(» 
point de séparalioii des cheveux, r.he/ ([utd(pies- 
uns, ce point (^st douhle ; et ces suj(4s ont aku's 



J'ai triuluit mot à mot ; luai^ jo 
doute ({Ue \o fait .>i^'nal»' ici soit 
oxact. Ce (jui est vrai, c'est que 
eiu-z reuCaut (jui \ieut do naître 
cette [)artie du cràiie est ni(»lle et 
milice, et (ju'elle se soliditle plus 
tard. — L'occiput et In fontaniHlc. 
Même observation que plus haut. 
si .']. L'ociipid est vit/r. Ceci lU' 
se eiunprend j)as bien, m«''me 
en supposant aussi incoiuj)h't<'s 
([u'on voudra les c<.nnaissanci's 
anatt)mi(pies d'Aristote à certains 
éirards. Il est [lossibb' qu"d y ait 
ici une altération du texte, (pie 
tous les manuscrits ont rejiro- 
duite et (pii i-emonterait alors 
très -haut. L'occiput n Csi j)as 
vide, {)uisqu'il contient enc()re le 
cerveau; et sous le cerveau, le 
cervelet. — // n'<( (///'u/tr suture. 
(•"est <\iralement une erreur. — ■ // 
// (i trois sutures. Autre erreur 
assez singulière, poui- des laits 



aussi visibles et aus^i l'acdes à 
constater. A là^ire adulte, le crâne 
de rhommt^ a liuit os, et parcon- 
setpient huit sutures; voirCuviei-, 
lii-f/zte (iiiiiiKi!, tome I, p. 7i. — 
Se ri''unisse7it en uue si'ulc Autre 
erreur. — .[u<-inie c.<prn> <lr su- 
ture. Le t'ai' n'es! pas absoluuieni 
impossible ; mais je ne crois |)as 
(pril ait janKii> ete con>taté scien- 
titi((uement. Il airive (luehpiet'ois 
(lue lïtiî'e oblitère les sutures; 
mais ("est un cas e\cej)iioiinel ; 
«'t en lii'Ut'ral, les sutures sont à 
tous les ;\i:e^ t rt's-appareut es sur 
tous lt>s crâne--. \'oir la noie de 
MM. AubeiM et W'imuier. (pii 
d'ailleurs ne croient i)as utile de 
ndever les erreurs anatomi([Ues 
(pie conmiet ici Aristote, prt-ciM'- 
ment jKirce qu'elles sont trop évi- 
dentes. ^'o".^ aussi plus loin, 
liv. III, ch. VII, ?; :{, oii ces dé- 
tails soûl en partie reproduits. 






*» 



I 



LIVRE 1, CHAP. VIII, .^ 1. 45 

deux sommets de la léie; non pas qu'il y ait deux 
os, mais il y a seulement deux points de sépara- 
tion pour les chevinix. 



CHAPITRE Vlll 

V\[\co (lu visa,-p; rhotnme sctil en a utr, le fn^nt cl ses formes 
diverses iiidi(pieDl la p»ortée de rint.dli-enee ; les sourcils dou- 
nenl des iiidicalions sur le caractère ; les yeux et leurs parties 
diverses, paupières su[)èrieure et inférieure , les cils, la piipdie ; 
partie noire, i)artie blanche de rœil; coins des yeu.x; tous les 
animau.x ont des yeux, excepté les crustacés; yeux de la tau[.e; 
hlanc de l'œil jjareil chez tous les honiines; variétés de cou- 
}ein\s de la partie noire chez l'homme seul; dimensions des 
veux; leur position; indications morales qu'on peut tirer des 



veux, 

II 



* La partie de la tète placée au-dessous du crâne 
s'appelle le visai^c, expression qui s'applique à 
riiomme seul parmi tous les animaux, puisqu'on 
n(* dit pas le visaire d'un poisson, ni d'un hœul". 
La partie du visage placét^ sous la fontanelle et 
au-dessus des y(Uix (^sl le front. Les hommes qui 
ont un grand front sont plus lents que les autres; 
C(Ui\ qui ont un fronl ])etil sont très-vifs; ceux 



.:i 1. Erfiression (/ui s'aiijjlique 
à fluu'iinc seul. Notre lan-iie est 
a cet eirard lians le même cas que 
la lanirue ^reccpie ; le mot de W- 
sae'e ne s"ai»pliqu(î jamais tpi'a 
Ihomine. — Sous la foniauelle 



et uu-dcssU'^ (les i/eu.r. Ici le sens 
d<' Fontanelle est évident : c'(^st 
la naissance des cheveux et le 
point où se termine le front prt>- 
j)reinent dit: voir plus haut, 
dï. Vil, § 2. — Le6 hvniuies qui 



io 



[IISTOIUE DES AMMACX. 



dont le front est large ont des facultés extraordi- 
naires; ceux dont il est rond sont d'une humeur 
facile. 

- Au-dessous du froni sont les deux sourcils. 
Quand les sourcils sont droits, c'esl le sig-ne d'une 
grande doucem* ; quand ils se courbent vers le 
nez, c'est un signe de rudesse. Inllécliis vers les 
tempes, ils indiquent un esprit (Timitalion mo- 
queuse et de raillerie ; abaissés, ils indiquent un 
caractère envieux. 'Sous les sourcils sont placés les 
yeux. NaturellemenI, ils sont deux. Les parli(^s de 
chaque ceil soni b^s paupières, Tunc^ en haut, Tau- 
Ire en bas, garni(^s sur leui* bord d«' poils, ([ui sont 
les cils. La piU'tie centrale et li([uidc de ï(v'\l pai' 



ont un f/rand front. Il n'est J);ls 
ct'i-t;iiii (jiie l'école dt» Liivatcr 
soif (rncciti'd sur ces {li\»'rs points 
avec Aristote; il faut se l'ajijK'- 
ler d'ailleurs qu'il a fait un traitr 
spécial de Physio^'-noinonie. — 
Dt's /'(tculti'S ('.rf)'fiorf/i/i(iirrs. Le 
mot irrec peut avoir encore cet 
autre st>ns : « Sortent ais('nient 
d'eux-mêmes ". 

§ 2. Quand les sourcils sont 
droits. Tous ces détails ne sont 
pas ici a leur place, (pielle (jue 
soit d'ailleurs leur valeur. — 

Abaissés rni'icux. Cette j)hras<' 

donnée par l'edition-princeps dvi^ 
Alilfs sendde à MM. Aubert et 
Wimmer une interi)olation. 

■^ ;{. Lajiartie centrale et lif/uidc. 
Le mot de Liquide a peut-éti-e un 
sens exaj^^ero; et l'un ne peut pas 



dire exactt'meni (jue Wp'û soil 
li(pii(le, dans cette partie (|u'on 
app(dle l'iris. Surtout, on ne peu! 
pas le dire de la pupille. — Par 
lat/iadlc ofi voit. On ne voit pas 
l)ar la })uj)ille : seulement la jui- 
l)dle est indisj)ensalde pour intro- 
duire la lumière; et la vision se 
(ait au fond de r(eil sur la rétine. 
— Est Ht are. C"'est Te \ pression 
même du texte; mais elle n'est 
pas exacte , puiscjue la couleur 
de l'iris vaiàe beaucoup ; voir plu-- 
bas, ,5; ■). — Est blanche, ("est ce 
que nous nonmions toujours aus>i 
le Blanc de lodl. — Les deux 
coins. Ces deux coins ne sont jia> 
pareils, comme on send)le l'indi- 
quer ici. — Quand rcs coins so/it 
allon(/('s. Détails (pii j)araisseni 
déplaces comme les precedent>, 



v_. 



i 



LIVHK I, (:ilAl>. VIll, ?; i. 



47 



laquelle on voit est la pupille ; la partie qui Ten- 
toure est noire ; et la partie extérieure à celle-ci est 
blanche. Une disposition commune aux deux pau- 
pières, supérieure et inférieure, ce sont les deux 
coins, l'un du côté du nez, l'autre du côlé des 
tempes. Quand cq^ coins sont allongés, c'est le 
signe d'un caractère mauvais ; quand leur chair 
est dentelée comme les peignes, du côté du nez, 
cela indique une nature vicieuse. 

^Toutes les espèces d'animaux ont des yeux, à 
l'exception des crustacés, ou de tel autre genre, 
aussi imparfait. Tous b^s vivipares en ont, excepté 
la taupe. On peut bien dire tout h la fois qu'elle 
a une sorte d'yeux, ou nier tout à fait qu'elle en 
ait. D'une manière absolue, elle ne voit pas, et 
elle n'a pas certainement d'yeux qui soient appa- 
rents. Mais en lui i^ib^vant la peau, on reconnaît 



i^5^ 1 et 1. — Comme les peignes. 
C'est la traduction littérale; il 
s'a«,nt simj)lement des Plis char- 
nus. Cette comparaison avec des 
Peignes n'a j)as satisfait MM. Au- 
bert et ^\'immer; et ils ont pro- 
j»ost', d'après Albert le Grand et 
Schneider, divers changements 
ou le mot grec qui signitie Peigne 
prendrait le sens de Caroncule. 
Ils croient aussi qu'il peut être 
tpiestion d'une mendirane san- 
guine. analogU(; a celle des yeux 
du milan, et (piiindiipie dans les 
yeux des hommes de fréquent<'s 
congestions dèsang. — i'jte nature 



vicieus^e. Cela ])eut n'être pas 
faux : mais ce n'est pas ici qu'on 
attendait ces détails. 

?; 4. A réception des crustai'és. 
Les yeux dans l)eaucoup de crus- 
tacés, et notamment dans la fa- 
mille des malacostracés , sont 
j)ortés sur un pédicule mobile et 
articulé. Pendant longtemps, on a 
pu ignorer que ce fussent là des 
yeux; voir Cuvier, Hèf/ne animal, 
tome IV, \). ît). — Excepté la 
taupe. Ce que dit ici Aristote, en 
l)arlant de la taupe, prouve qu'il 
avait étudié cet animal de tres- 
l)rès, et qu'il avait très-bien vu 



48 



inSTOIRK DKS ANIMAIX. 



((ifi^lh^ i\ la plarc (l(»s y(Mi\, cl les paiiics noiiu's de 
l'œil, dans le li('u ol à la posilioii qiK» la iialiire 
assigne aii\ yeux ([ui saillissenl an dehors. On 
dirait (|ne tjmiv de la (an|)e onl élé nmiilés an 
nionienl de la naissance, el (|ne la peau a pinissé 
par dessns. ' lui i.'^énéi'al, le l)lan(* d«^ Tceil es! 
[)ai'eil elle/ loris les lionuiK^s. Mais la parlie (pTon 
a|)p(dl<' le noir oflVe de nonibrcuises dillerenees. 
Chez les uns, elle esl iioii'e en eU'el ; ehe/ d'anlres. 
elle esl irnii bien foneé; ehe/ (ranli'es. (riin hriin 
soml)re; ehe/ (piehpies-nns, elh^ esl i:rise eoninie 
\\v'\[ des elièvres. Celle dernièi'e ronlenr «^sl h' 
signe crnii exeidltMil earaelère ; el e'esl aussi la 
eoiil(Mir la |)lns favorable à une vne pereanle. Il 
n'y a (pie chez riioninie, ou phihM e'esl ehe/ lui 
sinionl, (pie l;i eonleiir (\c> veii\ varie lanl. Ces 
aulres animaux n'oiil (pTune seule (M)uleur. Parfois 



es ch(»s(>s. Jusqu'au foiiinit'nc*'- 
luent (If ce siècle, l;i /odlo^if 
n'en a jias su davantaL''»' sur les 
yeux (!<' la faujx' ; et auj(»tinriiui 
mémo, ou convient toujours «[ue 
les yeux sont si petits qu'on peut 
très-bien s'y tromper, — Et i/iw 
la p<au a ftoussc par- (lr.\su^. 
M. Clans dit ég'alement en par- 
lant (le la taupe : u Les yeux sont 
recouverts par la j)eau, >■ p. 1070 ; 
voir aussi Cuvier, Hi'tjni' (uiunaL 
tome I, p. |;}Û. 

?; ■"), Est pareil. Il est lilanc eu 
etVet clu'/ tons les hommes; mais 
il y a encore beaucoup de nuan- 



ces dans celte blancheur. — îji 
partie (ju'on appelle le noir. Wnv 
plus haut, ,i; •{. — Elle e.<t iini)-e. 
(""est exaucré, et l'iris n"e>t jamais 
noire, au sens vrai de ce mot ; 
seulement elle est plus ou moins 
l'onct'e. — Coaiine l'(riUlesi:herres. 
C'est la traduction exaile et la 
parajihrase du mot \ivov. — Le 
si(jn<' d'un e.rveUeiit cai-arti're. 
M('iue remarcpie que plus haut 
sur ces détails physioiiiioiiKuii- 
ques. — La pins f'ararahle a u)ie 
rue perr(nite. W ne jiarait pa^ (pie 
cette oliservation soit exacte — 
L'un (les deux ijcux- 11 y a des 



1 



LIVHK I, CHAP. VIII, .:< 7. 49 

les chevaux oui l'un de> deux veux de couleur 
l)leu<\ ^ 11 y a des yeux (pii sont grands; d'antres 
sonl j)elits; les iiKNlleurs sont h^s veux moyens. 
TanbM les yeux sonl très-saillants; tantôt ils sont 
lUMifoncés; lanl (M ils sont dans une position 
moyenne. Ce sonl les yeux les plus renfonces tpii, 
dans loul animal, ont la vue la plus per(;ante. La 
posilion moyenne indi(pie un caractère excellent. 
' Il \ a des gens dont les yeux clignotent; 
d'autrt^s, cluv. (pii ils sont (ixes. el d'autres dont 
l(\s veux iK» sont, entre les deux, ni fixes ni mobi- 
les. Celle disposition moyenne esl encore l'indica- 
lion d'une nature très-bonne. Ces uns ont d(»s 
yeux im])udents; el chtv. les autres, les yeux n'ont 
pas d'expr(^ssion constanle. 



manuscrits qui modifient un peu 
cette le('on. et qui disent seule- 
ment que certains chevaux ont 
des yeux bleus. Il y a aussi quel- 
(pies exem})les dans l'espèce hu- 
maine de difî'erences entre la cou- 
leur des deux yeux. 

?; G. Les meilleurs s(i?if les i/eux 
))i<)yens. On doit i)eut-étre enten- 
dre « les meilleurs ^», non pas 
dans le sens de l'acuité de la vue, 
mais dans le sens de la beauté. 
— Ont la rue la plus perçante. 
Peut-être cette observation n'est- 



T. 



elle \)[\<, très-exacte. — (';/ carac- 
tère e.rcellent. Même remarcpie 
({ue plus haut. On pourrait com- 
prendre aussi (pie la disjH)sition 
moyenne est la meilleure, com- 
parativement aux deux autres 
dispositions, qui sont extrêmes. 
§ 7. Entre les deu.r. Le texte 
dit précisément : Moyens. J'ai 
ajouté la para})hrase (jui suit, 
pour plus de clarté. — D'expres- 
sion constante. Il me semble 
(pie c'est le sens le plus probable 
du mot qu'emploie le texte. 



B 



oO 



HISTOIHK DES ANIMAUX. 



CHAPITRE IX 

Description de l'oreille; erreur trAlcméoii; or^-ane de rouïe; deux 
parties de l'oreille, dont l'une est le lobe; Foreille ne eommu- 
niiiue pas avec le cerveau; l'oreille n'est immobile (pic chez 
l'homme ; formes diverses de l'organe auditif dans les animaux ; 
les oreilles de l'homme sont sur la même ligne que les yeux ; 
dimensions des oreilles; description du nez; ses fonctions dans 
la respiration ; l'éternùment; organisation intérieure du nez; 
sens de Todorat; le nez extraordinaire de l'cléphant; mâchoires 
et lèvres; description de la langue, sens des saveurs; amyg- 
dales; gencives; vt/dc du {talais. 

• La paiiie lU^ la Iric par Ia([iiello on (MiIoikI, 
c'eM Toreille : mais on no rospiro pas par Toroillo ; 
ol Alrmoon n'(*sl pas dans h* vrai, ([uand il |)rol(Mi(l 
qne c\^sl parles opimUos qiio losfohèvros ivspironl. 



5^ 1. Mai^ on ne rcf^pirr j)n:i par 
l'orri/lr. Cette reniariiue, (pii i)eut 
paraître assez singulière, est jus- 
titiee par la théorie (l'Alcmeoii, 
qu'Aristote iv-fiite. — .l/'v/^-o//. 
Voir sur Alcnit'on, la Mctdphi/si- 
quc, I, V, 0, et la note. -- Qur 
/es- chrrrcs rcspiroif. Il serait 
curieux desavoir sur (pielles oh- 
servations pouvait se fonder celte 
thtioric d'Alcméon. - l/iinc n'a 
pas lie nom. ("est la leçon onli- 
naire; et i! j);irait bien ((ii"on n'en 
peut [)as tirer une aiUre des ni.i- 
nusci-its. ('e[)en(lanl un manuscrit 
du Vatican, manpie I)« par Bekker 



et i)ar MM. Aubert et Winmier, 
pourrait otVrir matière a une 
variante qu'il faudrait traduire 
ainsi : h Le haut île l'oreille s'ap- 
pelle l'iule de l'oreil'e. •' La vieille 
traduction de Guillaume de Mor- 
l)eka send)le autoiàser, du moins 
en j)arlie, cette version. Mais 
un passafjre de lltdus , le nn-- 
decin du b"'" siècle après J.-C, 
rappelle formellement (pi'Aris- 
tote n(> donnait pas un nom spe 
cial a la j)artie supt'rietu-e de 
l'oreille, et qu'd ne nommait (pie 
le lohe. Ce temoi^'na^'e est d'au- 
tant plus décisif (pril se trouve 



t 



IJVHE 1, (:h.\p. IX, § 3. 



:ji 



Dos deux parlies de Toroillo, Tnne n'a pas do nom ; 
Tautn^ s'appelle le lobo. Dans sa (olalité, Foreille 
est formée de eartilaf^e et de oliaii'. - Le dedans 
de Foreille est de sa nalure pareil aux colimnçons; 
el le dernier os où le son ponètre. comme dans la 
cavilc dernière, ressendjh» à Toreillc. ^ L'oreille 
\\'d pas (rorifice dans le cerveau; mais elle en a 
un dans le voile du palais; ci uno veine parlant 



dans le traite de Rufus u Sur 
les noms dt's j)arties dti corps 
hunuiin ». Il n'<'st j)as })ossible 
qu'un homme aussi savant ait 
pu se tromper sur ce point dans 
\ui tel ouvra.iie: et il faiu admet- 
tre qu'au temps d'Aristote. il n'y 
avait que le lol)e de l'oreille ([ui 
reçût tui nom particulier. Voir la 
note de MM. Auheii v{ A\'immer. 
— î.r Infjp. ("est cucoin' aujoiU'- 
d'hui Ir nom de cette })artie tle 
l'oreille, c'est-a-dire du hout in- 
férieur. 

?i 2. Pareil an. rrdVnitarons.Ce^i 
la traduction latérale; on peut 
trouvei- (pie le texte q<,{ })ar trop 
concis; mais le tait est si exact 
qu'une partie de rap])areil audi- 
tif se nomme encore le Limaçon, 
j)arce qu'en etïet il est enroulé en 
spirale à la manière de certains 
limaçons. Comme cette partit^ est 
tout à (ait interne et j)rofonde, il 
est clair (pie, pour la découvrir et 
la caractériser si bien, il avait fallu 
de lonpties et dtdicates dissections. 
La SU' te le prouve également. — 
Ij' drniicr ov. C'(\st sans doute 
aux Osselets de l'oreille que ceci 



l'ait allusion. — Dans la varitc 
(Icj-n/èrc. Le texte dit mot à mot : 
H Comme dans b* dernier vase d. 
L'oreille interne se compose, pour 
l'auatoniie actuelle, de trois par- 
ties :1e vestibule, les canaux demi- 
circulaires, et le limaçon. Au 
fond de cet appareil si délicat, se 
ti'ouve le nerf auditif, qui reçoit 
les vihrati(jns sonores et les trans- 
met au cerveau. C'est bien, comme 
b' dit Aristote, le fond du vase. 
— Rcsso/tblr à l'ori'illr. Ainsi (pie 
le remarquent MM. Aubert et 
^^'immer, ceci n';i pas de sens; 
mais les manuscrits n'otî'rent pas 
de variante. 

.^ 3. L'iiyu'illp. Le texte n'a 
qu'iui pronom neutre indeter- 
mint'. Au iieu de roreille, ou 
peut comprendre (pi'il s'agit de 
l'ajqiareil auditif tout entier. — 
D'orifice dans le rnrveaii. C'est le 
nerf auditif (pli conduit le son au 
cerveau: mais Aristote ne con- 
naissait pas ce nerf: voir la note 
de MM. Au1)ert et Winmier. — 
Dans le voile dn palais. En effet, 
la trompe d'Eustache, qui est un 
large conduit, met l'intérieur de 



o-l 



IlISTOlllK DES ANIMAUX. 



du ('('rveaii se rend h Viuw cl Tautre oroillo. T/esl 
aussi la disposilion des ymix; ils (•()mmuni([ueH[ 
avec rencéphah^ ; el ils soul tous deux places sur 
une pelile veine. ' D<^ tous les animaux ([ui ont 
(l(*s ortMlles, riioinine esl le seul chez ([ui (die soil 
innnobile; cai' |)arini l(^s animaux doués de l'or- 
gane de Touïe, les uns ont dc> oreilles; les autres 
iren oui |)as; e( ils n'oni à l'i^xlérieur (pie le con- 
duil audilif, comuK^ lousles vohdilesel l(*s animaux 
à ("cailh^s. ' Tous les vivi[)ares, exceph'^ le |)lio(iU(N 
le dauphin el les diverses cspi'cos de s('daciens, oui 
des oreillos; car les s(daci(Mis sont aussi d«^s vivi- 



ia caisse du lyiupaii (mi couiiuu- 
iiicatioii constaiire avec rarrlrre- 
^'or^'O, [)Our introduire l'air; et 
eu s(>us contraire, |)our Caire sor- 
tir les muco^it.'s (jui jxiurraienL 
ixêner Tauditiou. — .1 l'n/ii' l't 
Vautre orrillr. C'est la leçon 
donnée i)ar plusieurs manu- 
scrits: mais d'autres, (ju'ont suivis 
MM. Auhert et Wiinmer, n'ont 
(|u'un [)rononi neutre indéterminé, 
qu'on ne [)eut rapporter qu'a la 
partie interne de l'oreille ou à 
l'oreille entière. — C'est aussi la 
(lisposition des yeux l'un pe- 
tite veine. Cette phrase interrompt 
la suite des pensées; les veux 
n'ont rien à faire ici. MM. Aid)ert 
et Wimmer pensent, avec raison, 
(pie tout ce passaj^^e n'est qu'une 
inter{)olation. 

§ 4. Chez qui elle soit inunotnle. 
MM. Aubert et Wimmer contes- 
tent l'exactitude de cette obser- 



vation ; il semble cej)endant 
([u'elle est vraie; e! s'il y a ([Uel- 
ques hommes chez (pu l'oreille 
soit mobile a volonté, ces excep- 
tii)n> sont si rares qu'on [)eut ne 
pas les (•om{)ter. — Le conduit 
nudifif. Le texte dit simplenu-nt : 
><■ Le conduit ». — Toi/s les nila- 
tih's. L'exemple est bitui choisi, 
et il est facilement vëritiable. 

?■ 5. Tous les l'ivipan-s... les 
mouvoir. l\)ur tout ce j)ara- 
j.'-raphe, j'ai presque comj)lète- 
ment ad(q)te la leçon })roposee 
j)ar MM. Aubert et ^^'immer ; 
les manuscrits n'otTrent pas île 
variantes très-satisfaisantes, bien 
qu'elles soient assez nond)reuses. 
— Les cspèee^ de sélnriens. La 
leçon ordinaire est : « l'-t tous 
les aninuiux qui sont cétacés de 
cette façon » ; c'est-a-dire sans 
doute, comme le j)hoque et le dau- 
phin. Mais cette leron n'est pas 



LIVRE 1, CHAP. L\, ^' 7 



.> 



pares. Le plioque a des Irons à rexh^u-ieur qui lui 
permelleni (Tenlendre. Le dauphin entend égale- 
ment, mais sans oreilles. Tous les animaux remuent 
donc leurs or(ulles; el rhonnne est seul à ne pas 
l(^s mouvoir. ^' Les oreilles dans l'homme sont pla- 
cées à la circonférence, sur la même Wpie que les 
yeux; (dles m^ soid pas au-dessus, ainsi que dans 
quelqiK^s (juadrupèdes. 11 y a des oreilles sans 
poils; il yen a (lev(dues ; d'aulres li(Mment le milieu. 
Va' soid ces dernières (|ui oui l'ouïe la meilleure; 
mais loul cela n'indique rien pom^ le caractère. 
11 V a des oreilles grandes, petiles, moyennes; 
quehpiefois elles soni très-proéminentes, ou ne le 
soni pas du loul. ou sont entre les deux. Les 
oreilles mov(Mmes son! le signe d'un très- bon 
caractère; les grandes oreilles, les oreilles rele- 
vé(^s annoncent la loquacité ef la sottise. ' La par- 



accejjtable, parce que le ])hoque 
est un anq)hi!)ie et n'est ])as un 
cétacè ; le dauphin est un cetac('. 
Pour les sélaciens, voir ])Ius haut, 
ch. IV, >ï L et la note, — Et 
lliouiinv est Iv seul... MM. Au- 
bert et \Vimmer croient devoir 
transposer cette j)hrase avant la 
j)récédente. Pour ma part, je 
ne vois pas d'utilité à ce chan- 
iremeut, que n'autorise aucun 
manuscrit. 

5; 6. Dans llioinme. J'ai ajouté 
ces mots, (jjui me send)lent indis- 
j)ensables. — Dans quelques qua- 
drupèdes. (Ui pourrait dire dans 



jiresque tous. — Il jj a des oreilles 
sans poils. La suite prouve qu'il 
s'airit toujours des oreilles de 
l'homme, et non pas des oreilles 
en ^'éueral. - Annouf^ent la lo- 
({uaritéet la sottise. On peut dou- 
ter que ces observations soient 
])arfaitement exactes, parce que 
le nombre des sujets observes 
n'est jamais assez grand. 

■i 7. Et le sonnnet de la tête. 
Maintenant on ne donne plus 
cette étendue à la tempe; elle se 
réduit à la partie de la tête com- 
prise entre l'oreille et le front, 
ou entre l'oreille et l'œil. 



o4r 



HISTOIRE DES AMMAIX, 



lio romprist* oiilro Tipil, ToriMllt» cl le sommel de 
la lèle, s'a])|)(41e la l(Mn|)e. 

^ l.a [)aiiie du visai;(' qui serl de passai:»' à l'air, 
r'esl ie nez; e'i^sl \)\\v ](^ nez ([n'on aspire (d ([u'on 
expire, (w^sl aussi par' h^ n(V. qu<^ s(^ l'ail rélrrnù- 
nnMd,qui esl Texpulsion de Tair aecnniulé ; «d c'csl 
le stud[)arnii les veidsd»' noire roi'])S(roii on a lire 
des presai^t's sacrés. \Mais il (»sl r^uiain qut* Tasjji- 
l'alion el l^^xpiralion se fonl en nnune ((uiips dans 
la poili'incel ([ue,sans la poilrine, il sérail impos- 
sible d'aspiriU' ou d'expirei* pai' les narines srides, 
parce qu(^ c'(^st dt^ la |)oilrinc ([ue Taspiralion (d 
Texpii-ation vi(uni(Md par le i^ositu', «d qu\dles n'oni 
lieu pai' aucune partie de la lèle. Ou peul vivi*(^ 
(Tailleurs sans fairi^ usai:(Mle la respiralion du n(V,. 

^^ Ces! aussi C(d organ(^ qui a le sens de Todoral, 



î; 8. (Jul srrt (/e p/issr/f/t' ii l'iiir. 
Ceci t'st en effot tr»''s-ox;i(i, eu ce 
que les nariufs sour toujours ou- 
vertes, tMiidis (jue la houcho ne 
l'est {)as toujours, l\ est doue, 
plus naturel de prendre le ne/, 
jjour le i)assa<:e j)rinci[)al de l'air. 
— Qu'on (ispirr et (in'ini crpi/'t'. 
MM. Aubert et Wiinmer (ont ici 
une correction purement ^'rani- 
maticale, ([ui n'a rien de néces- 
saire. — L'e.rpulsin/i (le l'ai)' nr- 
rio/iu/é. Cotte dt'tinii ion, si elle 
n'est i)as complète, n"a du moin-, 
rien de t'aux. — Parmi h's i-r/ifs 
<{(' noh-r rorps. Le texte dit sim- 
jilenient : u Des \'ents ». - l)t's 
pi'dsa/p's S'irri'.'s. Mot à mot : « des 



[U'i'saires et qu<dque chose de 
saci'c >i. 

s; !). Se p}}if.... (hni-^ ht })()itrine. 
('eci peut corri<_'-(U' ce (pli a ('te 
dit d'un peu excessit" sur la fonc- 
tion du nez. — Pfir /c^ Jim'ine.s^ 
.ve///cv. C'est ce[)endant ce (pli 
par.iissait l'exulter de ce (pu a ét(' 
dit du nez, au parairraplie ])recè- 
denf. — Par le f/asin-, (pu C(»m- 
muni(iue à la t'ois a\'ec les t'osses 
na.--ales et avec la houclie. - Ih' 
la )'rsp/rafina (lu )irz. L<' texte 
n'e.^l pas aussi précis; et l'on 
lient comprendre ce passage d'une 
manière i.;(''nerale : <■ Des aiumaux 
peuvent vivre s;uis respirer. » 

^ 11), i.p sens (l/j l'udonU... la 



riVRE I, CIIAP. IX, § 1 . 






el l'odoral n'esl que la perceplion de l'odeur. Le nez 
piud se mouvoir; el il nVsl pas immobile, comme 
Tesl particulièr«MTieid Foridlle. Une des parlies du 
n(v. (^sl un diaphratime, qui esl un carlilaf,^(» ; l'aulre 
partie (^sl un conduit qui esl vide; car b* nez a dtnix 
divisions. Dans Télépliant, le nez est Xoiv^ et très- 
lorl ; et il s'(mi stui comme d'une main. Il attin^ 
pai' celle soide de main la nourriluie liquide^ ou 
sèche dont il a besoin; il la saisit et il la porte à 
sa bouche. 11 (^st le seul des animaux à avoir cette 
conformation. 

" L'homme a deux mâchoires; la partie de ces 
mâchoires qui s'avance davantaire, c'est le menton ; 
l'autre qui (^sl plus en arrière, c'est la mâchoire 
proprement dite. Tous les animaux ne remuent 
que la mâchoire inférieure, excepté le crocodile de 
rivière, qui est le seul à mouvoir la mâchoire d'en 



jirrcf'piion de l odeur. Cette es- 
pèce de tautologie n'est pas aussi 
t'rap{)ante dans le texte grec ; 
tdle est inévitable dans notre 
langue. — In dinphrngmp. Le 
mot de Diaphragme est pris dans 
son sen.s gt-neral. — Dans l'élé- 
jdunit... Tout ceci est exact; mais 
on ne comprend j»as l)ien qu'on 
parh' ici de l'ele})hant, à propos 
des organes de la tête de l'homme. 
Voir plus loin, liv. Il, ch. i, § i, 
et liv. IX. ch. XXXIII. 

^11. Lp mputon... la inâclinirp 
proprement dite. Dans la langue 
grecque, les deux expressions 



sont presque identiques ; j'ai dû 
prendre une paraphrase, pour 
établir, en notre langue, quelque 
diflerence entre ces deux parties 
de la mâchoire inl'érieure. Peut- 
èive au lieu de : « La mâchoire 
proprement dite », pourrait-on 
traduire : « la joue » (Gêna, en 
latin). — Excepté le crocodile de 
ririère. Cet exemple intervient 
encore ici bien brusquement; 
mais du moins il est très-concis ; 
voir plus loin sur le Crocodile de 
rivière, liv. HL ch. vu. ^ 4, où 
la même phrase est répétée pres- 
que identiquement. 



,S6 



HISTOIRE dp:s animai X. 



liant. '^ Après le nez, viennent les denx lèvres, qni 
sont de la chair d'nne grande mobilitc'». La partie 
comprisi^ en dedans des màehoires et d(*s lèvrc^s, 
c'est la bonclie, qui a (dle-mèin(^ denx pai'ties, le 
palais et le phar'ynx. ^^ La langn^^ a la perc(^plion 
du goût; (^t C(^tte sensation a li(Mi snrtout an bout 
de la langue ; quand Tobjet est posé sur la langue à 
sa partie plus lai'g(\ la sensation est moins viv(\ La 
langui^ s(»nt d'ailleurs aussi toutes b's qualités des 
corps que sent le restt^ (b' la chaii\ la dureté, le 
cliaud, le IVoid ; et elle les siMit tout aussi bien (}U(i 
les saveurs. ^^ La langue ])cut être large ou élioilr', 
ou de grandeui' nioyeinu'. La langue (b' gr^osseur 
movenne 'est préi'éral)le, et la |)i'ononrialion est 
alors la plus nt^te possible; elb^ est eneoi'e, ou 
libre, ou embarrassée comme clnv, les l)ègucs (4 
les gens ([ui gr-asseyiMd. \a\ cliaii* de la langue est 



J5 12. Lt' palais et le pfuiri/n.r. 
On pourrait distintriK'f dans la 
bouche un plus ^n'and noinhre de 
parties ; mais ces deuxda sont 
bien réelles. 

j5 13. La perception du f/o/'it, on 
de la saveur. — Surtout. J'ai 
ajouté ce mot, que justitie ce qui 
suit. — Plus lanje. Le texte dit 
simplement : Larg-e. — Et elle les 
se?it tout aussi bien (pie les sa- 
veurs. Le texte n'est pas tout à 
t'ait aussi précis. MM. Aubert et 
Wimmer voudraient retrancher 
cette phrase, parce que le sens 
du goût, dans toute sa vivacité, n'a 



été Mttribu*' un peu plus haut 
qu'au ixuit de la lan^nie. Mais il 
me semble que ce j)assa},''e est 
très-acceptable, avec l'interpre- 
tntion (pie j'.v donne. — Ou lihre 
ou einharrassée. Il semble (|ue 
ce passa^^e est fort clair e! que 
l'olistu'vation est exacte, .\ris- 
tote ne dit pas que le l)éLraieiiient 
tienne aux dimensions exairen'es 
de la langue, comme le supposent 
quelques traducteurs; il dit seu- 
lement que la langue est embar- 
rassée (mot à mot, Liées dans le 
bégaiemient et le grasseyement ; 
ce qui est vrai. — Molle, ou po- 



LIVRE I, CHAP. IX, .^ lo. 



n / 



i(^ 



molle et spongieuse. L'épiglotte est une partie 
de la langue. ^^ L'amygdale dans la bouche est 
double; les gencives sont multipliées. Ces diverses 
parties sont charnues. Kn dedans des gencives, 
sont les dents, qui sont en os. En arrière de la 
bouche, il y a une autre partie qui porte le voile 
du palais et qui a la forme d'un grain de raisin; 
c'est un piliin' couvert de veines. Si cette parti»^ 
chargée de liquide vient à s'entlammer, c'est ci^ 
qu'on appelle le grain, et elb^ étouffe le malade. 



reusc. — L'rpijflofte est u?i>' par- 
tie (le la lauguo. L'etymologie 
même le dit. L't'jjiglotte est une 
espèce de soupape, (jui fait, i)ar 
son mouvement, que les aliments 
solides et liquides passent du 
j)harynx dans l'o'sophage, et ne 
})euvent })as s'engager dans le 
larynx et les voies respiratoires, 
ou ils caus(u-aient la sutTocation 
et la mort. 

?; 15. L'a))ii/f/(lale. J'ai dû pren- 
dre ce mot (pn seul est clair dans 
notre langue anatomi(|ne ; mais le 
tt'xte grec emploie un mot mé- 
taphorique, qu'on pourrait rendre 
par l'Isthme de la bouche ; limage 
est très-juste. Voir plus loin, 
ch. xiii, ^ 7. — Double... multi- 



pliées. Les deux mots qu'em- 
ploie le texte ont une ressem- 
blance étymologique que je n'ai 
pu faire passer dans ma traduc- 
tion. Le gens d'ailleurs ne peut 
être douteux. — Qui a la fur/ne 
(Vun f/rai)i de raisiil. J'ai \n\rii- 
phrasé le mot gvoc , qui désigne 
le Voile du palais. — l'n pilior. 
C'est le mot même (ju'a conserve 
l'anatomie moderne. — Le {/rai?i. 
Je n'ai pas tnnive d'expression 
plus convenable pour désigner 
cette maladie de la luette qui 
cause l'étourVement. Le mot grec 
])eut aussi ne signitier que la 
Luette. ~ Elle étouffe le uinlnde. 
MM. Aubert et Winmier croient 
que ceci est une interpolation. 



:i8 



HISTOlIii: DKS AMMAIIX, 



CHAPITRE X 

Le cou: sa position; le larynx, l'crsophago ; la niKjuo, derrièro 
du cou; le tronc et ses diverses {)arties antiTiciires, la poitrine, 
les mamelles, le mamelon; hommes qui ont du lait; le ventre, 
le nombril; l'abdomen au-dessous du nond)ril, et Thypoeondre 
au-dessous; ceinture et rein; parties honteuses de riionnnc et 
de la femme; leurs ditïï'rences; conduit uréthral chez les deux; 
rnle des [)arties comnumes dans le corps; le diM'rière du tronc; 
le dos; les huit côtes de chaque cùlt' ; récit fabideux sur des 
honunes à sept côtes. 

* Le rou i^st plarr ciidx' h» visaf^t* t^i le li'onc: 
sa partie siipéiMeurc^ es( \o larynx, el sa partie pos- 
térieure est r(rsoplîa^e. La partit* du cou, eai'tila- 
f,n'neuse et antérieure, par où passent la voixet lîi 
respiration, s'appelle la traeliée-arter(\ La partie 
rharnue est r(esoplia^u<'; elh* est située intérieure- 
ment, un peu (Ml avant de la colonne dorsale. La 
})artie qui est le deri'ièi'e du eou s'apptdle la nu(|ue. 
T(dles sont les partiels du rorps jusqu'au troue. - Le 



,^ 1. Lp tronc. Ou, le Thoi-ax, 
pour conserver le mot fzrec. — 
L'u'sophaf/e. Le texte a le mot 
d'oii nous avons tiré nous-mêmes 
le mot d'Lstomac, qui ii"a j)as le 
même sens. — Aiitëiirmu-. ("est 
bien en etl'et la {)osition du larynx. 
— La f)'(i('/iér-artère. Le texte ilit 
sirn})lement : « L'artère ». — [ji 
partie charnue. Il n'est peut-être 



pas très-exact de dire que I'chso- 
phatre soit charnu; il est plutôt 
cartilai.nneux, conmie le larvnx. 
— De la ro!o7ifie (torsalc. Ou 
Raehis, pour conserver le mot 

i^Vi'C. 

^ 2. fji poifrinc, (pli a dcii.r ma- 
nii'/les. Chez les hommes comme 
(di<'Z les l'en) mes, bien (pie l'or- 
ganisation soit ditïereute. — Le 



^ 



^ 



LIVHK I, CUAP. X, .î^ 3. 



59 



tronc lui-même a des parties, dont les unes sont 
par devant; les autres, par derrière. Parmi les par- 
ties antérieures, on distiufiiie la poitrine, qui a deux 
mamelh^s; le mamelon est double également ; c'est 
par là que le lait distille chez les femmes. La ma- 
melle est d'une cliair molle. L(*s hommes aussi 
ont du lait; mais chez l'homme, la chair des 
mamelles est ferme et dure, tandis que, chez la 
femme, elle est spongieuse el remplie de pores. 
^ Après le tronc, dans les parties de devant, vient le 
ventre; h' centre ou la racine du ventre, c'est le 
nombril. Au-dessous de celte racine du ventre, vient 
le tlanc qui est double; la partie au-dessous de 
Fombilic ou nombril est simple; et c'est ce qu'on 
appelle l'abdomen, dont l'extrémité est le pubis. 



marnchm rst donhlc. l'n à chaque 
mamell(\ — Les ho)/u/ies aussi 
ont (lu lait. ^L\L Anbert et VVim- 
mt-r ajoutent dans leur traduc- 
tion : « quehpietois ». Cette res- 
triction j)eut seml)ler en etTet 
nécessaire; car le lait chez les 
hommes est une excej)tion des 
j)lus rares; mais je n'ai pas cru 
j)i)Uvoir l'aire cette addition, qui 
n'est pas dans le texte. Il faut re- 
marquer qu'Aristote prend ici les 
termes ^--eneraux de Mâles et de 
Femelles, et non ceux d'Hommes 
et de Femmes : mais \\ ne faut 
jtas ouldier qu'il s'agit du cor})S 
humain, et non du corjjs des ani- 
maux . — limiplic (h' j'(u(':<. Ou, de 
\'aisseaux. 
ij 3. Le centre ou racine du 



rentre. Le texte dit simplement : 
u hi racine du ventre ». D'après 
deux jiassages du traite de la (iC- 
w'ration des animaux ,\ï\\ II j^.ï;, 67 
et 113, édition Aut)ert et VVim- 
mer, pp. IGSet 194, MM. Aubert 
et VVimmer justitient cette mèta- 
j)hore du mot Racine, parce que, 
selon Aristote, c'est du nombril 
de la mère que partent, comme 
d'une racine, les veines qui vont 
nourrir l'embryon qu'elle a conçu. 
— Le flnne, ou, la Hanche. — 
Qui est (h,uh\e. \',\\ de chaque 
cote. — L'ahdomen. Il meseudde 
que c'est encore ce mot (pii re- 
pond le mieux à celui du texte. — 
Le pubis. Le sens du ujot grec 
n'est j)as très-distinct; et j'ai pris 
ce terme général pour ne pas 



60 



HISTOIRE DES AMMArx, 



La parlio a i-dossus du nombril est riivpocondro. 
La partie coinmniK' à rhyporoiidrt^ (d au liane esl 
la cavile qui renferme les intesh'ns. ^ La eeiidure 
dans les parties poslei'ieuivs esl a^ qu^on apptdle 
le rein, qui lire son nom (h^ ee qu'il semble iMit^ 
en effel une soide (b^ Rainure. Dans les parlies ([ui 
servent h l'expulsion (bs exerements, on dislin-ue 
d'une part la bsse,quisert à s'asseoir; et dtvrautre, 
la cavité dans laquelle s'articule et roule la ciiiss<'. 
•' Une partit- spéciale au s(^xe fem(db\ c'est la ma- 
trice; et dans le sexe mâle, c'est bi ver^^e, le 
membre bonteux, en debors du tronc td (mi bas. 
La verfje a deux paitic^s; son extrémité qui est 



trop préciser les choses. II peut 
s'ap-ir aussi dv:^ jiarties L^'iiitales. 
— La cnvltc qui rrnfi'Dnt' les in- 
testins. Ici encore, j'ai dû para- 
phraser j)Iutôt que traduire, parce 
que le sens du mot frrec est tout 
Il lait indécis, et qiraj)rès toutes 
les parties du ventre qui viennent 
d'être énuuK'rées, il n'en reste 
plus auxquelles ce mot puisse être 
encore appliqué, comme le re- 
marquent MM. Aubert et Wimmer. 
Le mot se trouve deux fois dans 
Homère, Iliade, ch. iv, vers 52G, 
etch. XXI. vers 181. et ilne semble 
y signitier que les intestins, sor- 
tant du ventre d'un jjruerrier, à la 
suite d'une blessure profonde dans 
le nombril. 

îi 4. La ceinture. C'est encore 
le mot que notre lauj^aie a con- 
.servé, pour exprimer cette partie 
du corps qui est au-dessus des 



hanches. Seulement, le mot de 
Ceinture s'appli(pi(' aux parties 
de devant aussi !)ien (ju'a celles 
de derrière, tandis que le mot 
^rec ne s"appli((ue qu'a ces der- 
nières. — Le rein... rainure. J'ai 
essay<> de reproduire en notre 
lan<rue l'espèce de jeu de mots 
<jui se trouve dans le ii-rec, et (pii 
ne |)aralt pas être beaucoup j»lus 
st'rieux (jue celui {|ue je ris(jue. 
L'explication etymoloj/ique ne 
semble j)as très-exacte. Au lieu 
de dire les Reins, on pourrait dire 
aussi les Lombes, — Qui sert à 
s'assrni)'. C'est une })ara])lirase 
du mot du texte. — La carité. Ou, 
Cotylédon, 

S 5. La rcri/e, le membre lion- 
teiix. \\ n'y a (jue ce dernier mot 
dans le jj-rec ; j'ai cru devoir a jou- 
ter le j)recedent, qui est le terme 
médical et anatomi(jue, — Du 



LIVRE I, CHAP. X, i^ 7. 



Gl 






cbariiue, toujours sans poil, pour ainsi dirt* lisse 
et éu,)b\ s'appelle le Gland. La peau placée autour 
du i^land n'a pas de nom particulier; et quand on 
la coupe, elle ne peut jjIus se i-ejoindre, non plus 
que la joue et la paupière. La paidi<' connnune à 
C(dte p(Niu et au i^land est ce qu'on appelle le bour- 
relet. '' Le reste de la verge esl un (Narlilage, qui 
peut se gonllei" beaucoup, qui soit et qui rentre, 
autrement que* cbe/ les animaux à queue garnie 
de crins. Au-dessous du membre bonteux, se trou- 
vent les deux testicules; et la peau qui les envi- 
roime est ce qu'on nomme le scrotum. Les testi- 
cules ne sont pas précisément de la cliair; mais 
ils ne sont pas non plus très-éloignés d'en être. 
'Du reste, nous l'cviendrons plus tard sur toutes 



troue, ("^w, le Thorax, comme plus 
haut. — Toujours sans poil. Les 
manuscrits donnent des variantes, 
dont la })lus acceptable me semble 
être celle (pie j'ai adoptée. — 
Lisse et é(jale. Même remarque. — 
Le <jl(niil. Notre lan^nie a con- 
ser\ t' cette méta])hore emj)runtée 
à la lan_i:ue ^--reciiue, — - S'a pas de 
?vn/i partieulier. Dans notre lau- 
g-ue anatomique. le nom j)arti- 
culier de cette peau est le i)ré- 
])uce. — Se peut plus se rejoindre. 
Aristoîe semble donc avoir connu 
l'f^xcision tlu ])r('puce, la circon- 
cision. -- Non p/us que la Joue 
et la paupière. Ceci ne se com- 
prend j)as bien, surtout pour la 
joue, où la cicatrisation se fait 
très-aisément. — Le bourrelet. 



C'est le terme anatomique. Le 
mot grec n'est pas plus spécial, 

.î; G. Que ehez les animaux à 
queue (jarnie de crins. Le sens a 
j)aru obscur à plusieurs traduc- 
teurs ; il me semble au contraire 
très-clair. La verge chez l'homme 
ne rentre ])as et ne se cache pas, 
comme chez le cheval ou l'àne, 
animaux à queue de crins; seule- 
ment elle se gonfle, ou se dégonlle, 
sans disparaître. Evidemment , 
c'est làcequ'Aristotea voulu dire. 
Voir plus haut, ch. ii, § 3. — Le 
Scrotum. Ou les Bourses. — Tres- 
éloi()nês d'en être. C'est en effet 
une organisation toute spéciale, et 
un tissu différent de tous les autres. 

>^ 7, Plus tard. Voir plus loin, 
liv, 111, ch, I, § 1. 



()2 



HISTOIRE DES AMMALX. 



ers parlios, pour dire av(^c des détails plus précis 
quelle eu esl rorj^auisaliou. 

' Les parties houleuses de la femme soûl loul le 
coulraire de eelles des liomm(\s; elles soûl creuses 
sous le pubis; e( elles ue ressorleul pas au dehors 
comme celles des houunes. L'urèlhre esl eu dehors 
d(^ la mali-ice; il esl desliué à servir de couduil au 
sperme chez le mal(\ D'ailleurs, c'est pour les 
deux sexes, uiâle el femelle, 1(^ caual j)ai' où sorl 
l'excrémeul liquide. 

'' Une partie commuue du cou el de la poitrine, 
c'est la f^or^^e; une partie commuue du C(Mé, du 
bi-as et de Tépaule, c'est l'aisselle; do la cuisse id 
du bas-veuli"e, c'(^sl l'aîue; de la cuisse <'l (U^^ 
fesses, (Ml (bnlaus, c'est le péiiuée; d(^ la cuisse el 
des fesses, eu dehor's, c'esl le pli de la fesse. 

'^' Ou vient de voir qu(dles soûl les ])arlies du 
troue par devant. Le derrière de la poitrine esl le 
dos. Les pai'ti(*s du dos sont les deux onioplales, 
et l'épine dorsah^ ou l'achis. Les l'cius soni au-d<'s- 



?i (S. Sdus Ir pnh/s. Le mot ^rrcc 
a (juelqiK' chose encore de plus 
précis. 

?; n. i'fic parlir ronnniniP... 
''"pst le pli (le la frsse. Je ne suis 
pas sûr (i'avoir identifie ires- 
exactenient tous les ternies dont 
se sert ici Aristott». Les parties 
du cor])s dont il jtarle d;ins ce 
passa«.»-e, ne sont pas elles-mêmes 
très-hien déterminées. 

?; 10. Du irunc dr- ia /xjUrinr. 



Le texte fait aussi cette di>tinr- 
îion. — Ou rac/tis. Il n'y a (pie 
ct> seul mot dans ]<• texte. — I.rs 
rciu^, ou Lombes. ( )n peut trouver 
(jue toutes ces d(>sci-ipti()ns ne 
sont pas assez prt'cises; mais je 
ne vois pas ipie l'anatomie mo- 
derne ait fait mieux; et cette in- 
décision tient à la nature mémo 
des choses. — Huit rôfrs. Il esL 
dil'licile de s'exj)liquercette erreur 
sur le nombre des côtes, ipii sein- 






LIVRE I, CIIAP. XI, ^ 1. 



ti3 



sous du thorax h l'opposé du ventre. De haut en 
bas, sont ranj^ées huit cotes de chaque côté. Nous 
n'avons eu effet aucun témoignage de quelque 
valeur sur les prétendus Ligyens qui n'auraient 
que sept cotes. 



CHAPITRE XI 

Parties du corps de rhomme, supérieures inférieures, antérieures 
postérieures, gauches droites; rapports de ces parties; les 
droites sont en yém-ral phis fortes; membres supérieurs, les 
bras; la main, les doigts; leur llexion; intérieur et dehors de 
la main; le poignet; membres inférieurs, la cuisse, la rotule, la 
iand)e; la cheville; le pied, ses os; dessus et dessous du pied; 
les ongles; le genou; signes à tirer de la conformation du pied 
et de la main. 



^ On distingue dans le corps de l'homme le haut 
et le bas, le devant et le derrière, la droite el la 
gauche. Les parties de gauche et de droitt^ sont 
presque pareilles, dans les parties qui les compo- 



ble si facile à vérifier sur le 
S(|uelette. Les côtes sont au nom- 
bre de douze de clKKpie côte, dont 
cinq sont appelées fausses côtes. 
Voir Cuvier, Ri'giiP animal, 
tome I, p. 74. Peut-être Aristote 
les a-t-il réunies en une seule, 
et il arrive ainsi au total de huit 
de chaque côté. — Lirjyoïs. Il est 
difficile de savoir de (piel peu{)le 
il s'agit ici. Schneider, tome III, 
j». 43, ])arait croire (pie ce sont 



les peuples de Ligurie dont Aris- 
t(»te veut parler, 

J5 l. Dans le corps de l'honune. 
Ceci n'est pas particulier au 
corps de l'homme; et l'on peut 
faire les mêmes distinctions pour 
la phij)art des animaux, surtout 
les animaux supérieurs. — D(i7i$ 
les parties qui les composeiit. Ces 
j)arties sont les memhres pareils 
et en nomhre égal de chaque 
côte. — Plus faillies. Ceci est 



-t- 



*Ji 



IIISTOIUK DES AMMAIX, 



soiil, v\ ('lies soni loiiles les inènK^s, si cv ifes! 
que les pjiiiies i^aiiehes son! plus faibles. .Mais les 



1 



)ai"lies (le derrière ne i' 



essenibleul pas à relies (!< 



(bnaul: les parlies d'eu bas ue r(^ssend)leu( pas ;\ 
celles (feu haut. La seule ress(?nd)lauee (h's paiiies 



plae(''es au-di^ssous de 1 li\ pot^ashc a\('e le visai^c, 
e'esl ([u'(dles soûl ehaïames ou niaii^res, eoiuuie il 
Tesl lui-uuMue; les jauibes soûl daus le nuuue rap- 
port nwv les bi'as. Ouaud ou a les bras rouris, les 
cuisses soûl (\i;aleuuuil ciuirles d'oi'diuinre ; si ïon 
a de p(dits pieds, ou a aussi de peliles uiaius. 

- lui fail de iueiïd)res, riioiuuie a deux bras; el 
(diaque bras couipreud 1 épaule, le haul du bi'as. 



1. 



e coude ou olecraui 



1. 



1 



t-1 



a\aui-i)r'as i 



I li 



uiair 



Daus la nuiiu, ou disliumie la pauuie, el lesdoi^l 



])rirfait(Miiont exact : ci chacun pui' 



lie lutus iM'iH le 



)roî)re expérience 



;t\oir 



ai n:i 



Mtni 



tieiii. Toutes ces (listincîi<uis 

11 



(1 ailit'ui's inuispensanies 



I); 



lus iiotr 



pour hieii t.;ure C'un[ 



ireiK 



auLnU', le mot île (raucli 



e M^;-iiiiie 



aussi 



M 



iladroi! 



iH'fl 



rssni/\ 



a(>scriji!ioiis (|ue le naturaliste 
])euf ;ivoir à i';iire. et ranitoniie 



f/p i'/i)/ji(>(/f/sirt'. ("es 



I la 



ii.-irti 



e (lu 



iicMierne a du les conser\'er 



Vf'ntre au dessous du n )nil>ril e! 



Cl ' 



uipr 



se t 



ntre les liaucln 



.:; -2. L 

n'y a (ju 



J 



/' iiiiuic nu aii'rron 



!, 



Il 



e ce dernier luoi 



ans le 



i'ninini' il i'fst Ini-ini'iiir. Le te\l 



f.'Xte. J 



e ne 



as SI iitn ne ut 



n est j»as aussi précis. — 



L 



'•V jll l/l - 



.1 



h 



M 



enie reiuanna 



1 



i ne 



(lire precisi'inent (pie rolecrfinc 
est une pjirtie du liras, juiisipie ce 



iseniîile pas d"ailieurs (pie le st-ns n i'>t (pi une ajMipfiysc d'un o- 



[»uis-e taire de douie 



S/ /■ 



o;/ 



cui>itu> : mais c'evt une [)art; 



>■ i)/r( 



(I (Ir ICt'li 



tion e>r exacd 



/ 



/s...('ett 



t' ohserva- 



ce! (I 



s tres-iiotaol 



-1 1 (Ui rcLiartif 



a jiro! ulseranct^ 



/. 



a cau>e d- 

/IV(l!lt-hr(l< 



la con:-titut!on oriirmelle; mais 
rexercacedes main>,ef les !'a.f luaies 



('"est la partie tpii s'»'îend du cicud*; 
au j)o!i:net, et i[\i\ a deux os, p» 



(pi'on leur 'lonue. les ^^-rcississeiif (udutus et le radius, tandis (pie kî 



heaucoup, sans ([ue les pieds se 
développent dans la nn'une pro- 



haut du bras n"a (pie l'humeru:-. 
?;■ .'). La paiont'. Ou, riiiuuieur 



- 



1% 



i.ivm; I. (aiAi>. m. s 



n.» 



au uond)re de cinq; daus les doi^^ls, (Ui disliui^ue 
encore la parlie qui peul lIcMliii-. rarli(nilaliou ; (d 
c«dle (pu' ue ll('(diil |)as. la phalauge. \a' -rosdoiut. 
b' pouce, u'a ([iruue arliculatiou : les jinli-es (M1 oui 



deux 



T 



uiX 



ex 1011 ( 



baill 



eurs se 



fail I 



(Uijours eu 



(b^laus. aussi l)i«ui pour le bras (pu* pour les (loi«.:ls. 
r/<'sl au coude (pie s(^ fait la llexiou du bras, l/iub'»- 
rieur de la niaiu, la paume, est charnu; el (^lle est 



})arl 



auce uai 



1^ 



.1 



Cl 



1. 



veul vivre 



usieurs raies. i.Uiv. ceux qui doi- 
lout^lemps, une ou (buix de ces raies 



li'averseut toute la iriaiu; (diez C(nix doul la vi(Mloil 
être eourlt\ il y a deux raies, cpii ue Iraverseul 
pas la uiaiu (uilièiv. * L'arliculaliou de la main (d 
du bras es! le poiguel. ou carpe; le dessus de la 



de la, main. Lanatomie nioiler 



distinirue tr 



(U.^ 



Ile j)as ete possilih 

:te d 



Au 



<'OHf 



l''. 1. 



j)arties dans la texte dit précisément : Olecrane 



mam ; le carjie, le nietacarp»^ et 



>iu 



(ir piustt'urs j'aies. Le mot 



L 



les d(Ui,''l 



C'est Tosteidoiri 



e (pu ,j;\'i'v esi plus vairue. et il siirnitie 



•xpL^e ces distinctions. — La plia- d'une manière irenerale Memhr 



es. 



/ 



aïiip-. C,"e 



le nnjt ([\u 



Y 



anato- 



M 



embrures. 



Chrz rp 



ii.r (jui 



mie moderne a e(Uiserve : plia- doirent vivrr. ("est la le l'tunie- 

laipi/es. phalaipuines, phahiui^^et- meni de la Chiromancie ; elh- est 

le>, expriment les trois esj)èces {'ort ancienne, c<uiime un voii ; 

d'os (pu composent (di.Kpie doiirt. mais tdle n'en est pas p(uir cela 



dans le métacarpe. I 



A' i)ouce n en 



une science plus soiidt 



.lid. 



a ( 



lidlli-f 



mot 



Le text 



P 
i. Le p()if/?iet, OH rfn-/>e. Ia' 

e n'a «pi'un seul texte n'a que le dernier mot. — Lp 



pie deux. — Lr ;/>'0s (ha<jf, le 



.X 



a '/f/ unf ariira 



la t il ai. 



dessus de lu a/nui. Le texte dit 



Aristote n(^ Cfiinpte j)as Tarticu- précisément : le Dehors. Il n'v a 
lation (pii joint le j)ouc(> au me- pas non plus de nom spécial dans 

notre laniriie, a imtins (pi'on ne 
davantaire pour les autres (loiLTts, veuille ])rendre cidui de Meta- 
puiscpi'il ne leur donne (ju»' deux carj)e pour le dos de la mai 



tacarp 



ne la comjtte pa; 



n 



ai'ticulatKuis. 



K/i ded(nis\ Au- 



exclusivement. (Juant aux Miis- 



trement, la préhension n'aurait 



des, 1 



ex}n"ession grecque peut 



t,,i iiisroiin: di-s ammai \. 

' Lf' inriuhre aulrc' ([iir le bras ('sl r-al^Miinil 
(|oul)lo;(''esl lajainl)(\ On disliii-ue, dans la jamlx'. 
In (Miissc, ou Iriuui-, (jui a diMi\ lèlrs ; la rolnh' (iiii 
il un si(\uv ni()l)il(';«d la jandx' pi'opiMMiienl dilo. 
(|ni a d<Mi\ os. La pailie anléri«4nv de la jambe i^sl 
le deviinl de la jambe; la paiiie posIéricMire esl, 
1(^ iiras de h\ jambe, mû esl mie eliair pleine de 
mns(des on d(* veines. Tanlol relie paiii(^ esl Irès- 
rtdevée viM^s le jari'el, chez eenx (jni onl des fesses 
volnminenses; elie/ een\ ([ui oui an conlraire d(* 
peliles IVssrs. (die esl plnlol abaissée. 

'^ l/cxli'émilé dn devaiil de la jambe esl 



tout <<tissi him >iirnirit'r !•>> X'tIs, 
et iiièuM' lt'> 'roii(l<»ns. 

i; :i. il' >nei//hrt' aufrr t/n.c Ir 
hvfis. Le mot ([ui corrosjjOiid dans 
11' texte a ct'lui de Mcmlu-i' a. dans 
1<> 'Jivcc, une cKMidne plus i^rande 
que notre mot de Mend>re. — L(i 
rui^-si' >n/ frinur. Il n'y a (lu'un 
seul mot dans le texte; j'ai ajoute 
le syiion>med<' Feniur, a cause 
de ce (jui sud. L'os de la cuisst\ 
le ft'iuur pi'opiu'nient dit, a, en 
etïel. deux tètes; on pourrait même 
aller juscju'a trois : la tète du 
t'emur, le ij:rand trochanter et le 
jietit trochanter. Ces trois i)roe- 
ndnences sont dans la partie su- 
périeure, ouïe tèmur s insère a 
la cavité cotsloide ; a la partie 
inférieure, il y ;i aus>i deux tutto- 
rosite>aiui sont peut-être les deux 



seules dont Aristote veut jiarler. 

— Qui n un sip;/f' mohUf. (-'est la 
traduction littérale du mot i:r(ic. 

Jji j/n>t//>' /iroprt'/iicfif f/Kr. J'ai 

ajiuite ces derniers mots, parce 
(jue la jamhe se prend aussi pour 
le membre entier, comi)os<'- de la 
cuisse (>t de lajanilie int'erieure. 

— Le (Icfiiit (/(' If j'nnhr le 

tjr/i:^ (le lu janihe. La lanjjue ^M-ec- 
(pie a des mots spéciaux que n'a 
pas la nôtre. — De mu^'-le.s, et do 
nerfs aussi; mais Aristote ne dis- 
tin,i:u<' pas les muscles etles nerts. 

- Ou (le reines. Il semhh' (pie 1 i 
conjonction Et aurait eteplusccui- 
\en[\]Ae. -l)ex fe:<ses rnlu)/ii/iei(se'<. 
L'observation est curieuse: mais 
(die n'est jteut-t'trepastrfs-exacte. 
Ji (). Iji eheville. Cetio définition 
est tres-imparfaite en c<' (pie la 



l.!V!U: 1. en Al'. M, .^ 1» 



h, 



-*» 



la «diesillc. (fni esl donbb^ a elia([ne jambe. 
' Dans la jambe, e'esl le pied (pii a b* plus urand 
JiombiMv d"os. \a\ paiiie i)ostéfa(Mn'e dn pi(Ml (»sl le 
(alon; la parhV anl(''ri«Mn'e esl divisée (*n rin([ 
doi<4ls. Le d(^ssons dn pied, on poilrine dn pied, 
esl cliarnn; le dessus dn pied, dans b^s parlii^s 
snpé!'i(Mn'es, ('sl mnsenbuix. el il n^i j)as d(^ nom 



speeiît 

' Dans rliaqn(^ doi|ul dnpied, on dislin^^ne Ton^^le 
el la joiiilnn- Loni^le n'es! jamais (pfci r(^\lrémilé 
dn doifil: el ions les doigts ii'onl de tlexion (pi'en 
dedans. " Quand on a rinlérienr du pied plein el 



clK'ville est l'une en d<»dans, l'au- 
tre en dehors, et ne fait j)as partie 
du devant de la jambe. Ce (ju'on 
appelle la Cheville dans le lan- 
jra^'-e vid^'aire, n est (|u"une pro- 
lub.'rance. .sur clij^que jambe, du 
tibia j)Our la malh'ole interne, 
et du j)érone pour la malléole 
externe. \\ ne semble pas qu'A- 
ristote ait connu cette dis})osition 
de> os, <rai)rè.s la définition qu'il 
donne de la cheville: mais cette 
dètinition est trop vag-ue pour 
(pi'on j)uisse dire qu'il se soit 
comj)lètemeut mépris sur la na- 
ture de la cheville, en avant l'air 
d'en faire un os à part. Voir plus 
loin, ch. XII. !< 4. 

îï 7, Le jilus (jrand nombre d'os. 
Le texte dit simplement : <i Un 
Ki-and nombre d'os » ; mais il me 
semble que, dans la tournure de 
la j)hrase, il y a une nuance de 
comparaison, (pie j'ai tâche de 



re})roduire. Les os du j)ied sont 
en effet très-nombreux : il y en a 
sept dans le tarse; le métatarse 
en a cinq; les orteils en ont 
treize, sans compter l(\s os sesa- 
m.Vides. — Ou poitrine du pied. 
J'ai hasard(^ cette ex])ression. qui 
rejjroduil textuellement le mot 
irrec. Nous disons la Plante du 
pieil. — Et n'a pas de uoui spé- 
cial. Dans notre lanirue non plus. 
il n'y a pas de mot spécial : et 
nous sommes forces de j)rendre 
une circonlocution en disant : 
<( Le cou de i)ied ». C'est la face 
su])erieure et dorsale du méta- 
tarse. 

i; 8. Da7is chafiue doif/t. Le 
texte dit simj)lement : k Dans le 
doi«:t i>. Pour le doiirt du j)ied, le 
mot propre est l'Orteil. — Qu'en 
deda/is. Ainsi que la main. 

ïî 9. Plein. Le texte dit : Éj)ais. 
— Cest un si(jne. Il est as>ez dif- 



i 



(18 HISTOIRE DKS AMMAIX. 

non crtHix, ci qnou marche en rappliquant lout 
entiiu', c'est nn si-ne qn'on (^sl rusé el capable de 

(ont. 

'^* L(^ "cnon (^l sa ll<^\ion apparli(*nn<Mil à la fois 

à la cnisse et à la jambe. 



CllAPlTUK Xll 

l>ositions (les parties; vu haut, en bas, «lovanl cl (Irrrii-iv, droit*' 
el •••auche eorresjHjiid.'iit ilaiis riiuiniiic ii ces pusilions dans 
Timivrrs; priviltV' '''^ riHuiuiu' ; position parfi(>nlière d.' la ttH.> 
dans l.' eor{.s liumain; retour sur h-s parties diverses qui le 
composent, depuis le cou juscpraux pie.ls; corresjiondance <les 
tl^xions des bras cl des janihfs ; sens cl organes îles sens pla- 
cés en avant; oreilles el <uiïe placées sur le eùté ; écartemenl 
des veux; le loucher est le sens le plus developi».'', puis le 
"■oui; infériorité de riionune pour les autres sens. 



LIVRE I, CHAP. \II, ii 2. 



69 



lion (le bnjtes cc^ parlies en haut el en l)as. en 
avant e( en arrière, à droile et h f,^anche, est de 
loide évidence ; et l'obs(M'vah*on la plus simple nous 
l'ait coimaîire C(dl<^s qui sont (^xlérieures. Nous 
(bnons néanmoins ou parb^*, par la nn'^me raison 
(pii nous a porté à nous occuper de ton! ce qui 
précède, afin que ce (|ui va suivi'e soil plus com- 
plel ; et nous complous ainsi les parlies. atni d'élre 
moins exposé à oubher celles (jui ne sont pas 
(lis])osées choz \c resh^ dos animaux de la même 
ra(;on (pie chez Thomme. - (r<*sl dans ThoniUK^ 
(pie les parlies du haul (^1 du bas s(^ rapprocheni 
plus (lirecl(Mnent que cln^z Ions h^s autrt^s animaux 
des lieux ([ui, dans la nature, indiquent le haul el 
h' l)as. Dans Thomme en eff(M le haul (d \o bas 
soni en rappoi't élroil av(H^ le haul ci le bas de 
Tunivei's; chez lui eiJCoi'<\ \c di^vant et \c d(MM^ière, 



^ Toutes les partîtes (|ue nous venons d'énumérer 
sont communes au mâle et à la IVinidle. La posi- 



ficile (le comprcudiv commeiU 
cette oltservation se lie a ce (pli 
précède, ou à ce qui suit. C est 
peut-éire une interpolation, 
coiuine plusieurs observations 
ilii même freiire qu'on ;t trouvées 
plus haut. Il semble ([ue c'est 
une pensée physioj.niomoni(iue 
qui suit son cours, au travers d'au- 
tres pensées tout à fait étrantrc- 
rês. Ce sont peut-être aussi des 
additions (jne l'auteur aura faites 
après coup. 

?^ 10. Le <jrnou et sa flexion. 



I/articulationdu^Lrenoucomj)rcnd 
dans sa tt)talite trois os, le fémur, 
le til)ia et la rotule; plus, des 
tendons, des li^^ainents au nom- 
br»' do trois, et des tiltres li;ja- 
menteuscs, cpii se rendent a des 
cartilages. — .1 /''/ <:ni'^^<' <'t '' if 
idiiihr. Puisqu'en ctTet l'articula- 
tion du genou est faite i>(>ur unir 
la jambe et la cui>se. 

ii 1. .1// niàlc et à ht fr>/irllr. 
J'ai ctuiserve cette formule. (|Ui 
est dans le texte, oi (pii send)le 
convenir plus partiiulièrement 






à l'histoire naturelle; Aristote, 
s'il l'avait voulu, aurait j)U dire 
ccjnime nous : '» A l'homnie et 
a la femme ». — Kn haut, en hns. 
Voir ch. XI, s; 1. — Sous devons 
néamnoins. Ces d»'tails com})lè- 
tent l'exjjose de la nn'thode g»"- 
nerale d'Aristote. — Sous coinp- 
tons' ain.ii les jinrtie^. L»» texte 
n'est peut-être pas tout à fait 
aussi net ; et la tournure gram- 
maticale dans le ^■•rec n'est pas 
(res-reguliere. 

i- 2. C\'st (/ans l'Iianune... qui 
dans la nature. Il semble l)ien 
(pi'Aristote a voulu dire que le 



haut et le bas dans l'homme est 
le même que le haut et le bas 
dans la nature et dans le monde. 
C'est déjà la même pensée qui se 
retrouvera plus tard dans les 
fameux vers d'Ovide : « Os su- 
blime ad sidéra tollere vul- 

tus ». Les animaux autres que 
l'homme ont le haut de leur corps 
Itmrné vers le bas, puisque tous 
regardent la terre. Voir le para- 
graj)he suivant. — De lunhers. 
Le texte dit mot à mot : « Du 
tout >'. — Selon l'ordre naturel. 
Le haut étant donné, toutes les 
autres directions s'ensuivent né- 



70 



inSTOIHK DES ANlMVrX, 



1(1 (Iroile et la gaucho soiil stolon Fordro iialiirel. 
Quant aux aulres animnux, ils n'ont pas ces dis- 
tinctions; ou s'ils l(»s oui, elles sont en (mi\ l)ien 
plus confuses. M\ar exemple. Ions les animaux 
ont la lète en haut relalivement à leui' eorps ; mais 
riiomme est le seul, ainsi ([u'on Ta dil, ([ui, dans 
sa perfVelion, ait celle partie en rapporl avec Taxe 
du mond(\ 

^ Apres la t(M(\ vieni le cou ; e( <Misuit(% la poi- 
tt'ine et h' dos : Tune en avani, (M Taulct^ pai' dei- 
rière. A ces ])arties, succèdeni continûment h; 
venlr(\ le pul)is, l(»s parlies lionteus(v<, le siè^^c : 
puis (Mu^ore, la cuisse (A la jand)e, tM enfin les 
])itMls. Les jand)es oui aussi la tlexion <mi avanI, 
sens où se lail éf;al(Mnent la nnu'clns et où les 
pieds soni les plus mobiles et ont leur tlexion. 



cfssairtMtKMit. — Quant aux au- 
tri's CDiiuKiux. ("est en etVet une 
différence considerablt' enti'e 
l'iionune et les animaux, liien 
((lie ce ne soit pas la plus inij»()r- 
tante. — liicn plus confuses. Ceci 
j'e<j:ar(lerait })liis pariiculièrenient 
les animaux les moins formes, 
"t que nos naturalistes modernes 
ai)[)ellent les Protozoaires. 

?i .'{. Ainsi ijuon /'u dit. Le 
texte (^st aussi va<^-ue, et Ton ne 
peut s.ivoir si c'est un(^ opinion 
personnelle d'Aristott' et (pfd 
rt'jxJt^N ou si c'est une o})inion 
t'tranj^ère ({u'il siiraal*^ et (pi'il 
adopte. — Dans su prrfcction. Je 
preft're ce sens h celui qifont 



ir<'n>'ralemeni atloptc les traduc- 
teurs : (( Quand il est complet, 
(piand il est arrivi' a son deve- 
lopjx'mt'nt })arl"ait ». — Avtx Vuxe 
(lu uiontlc. Le texte n'est pas 
aussi priH-is. Le mot d'Axe y est 
remj»lace par un simple primom 
neuire. 

>; i. Lesii'/p'. ,]'ai ])ris ce terme 
très- ^'•ené'ral pour exprimer le 
derrière, les fesses; jjeut-t'Mre 
vaudrail-il mieux dire : la liamdie, 
j)uis(ju"il s'aiiit ici des j)ariies 
anterieur»'s du cor})s. Le mot du 
texte peut avoir les deux sens. 
" Et ont trur fliwiiin. Ceci n'est 
[)fut-ètre pas tres-t'xacl. Le j)ied, 
en se relevant vers la jambe, a 



4. 



LlVIiK I, CUAP. .XII, .^ (). 



71 



Le lalon est le derrièi'e du pied; el de chacun des 
deux colés, sont placé(^s l(^s chevilles. 

-' Sui" les colés du corj)s. à droite el à ^^anche. 
sonl les bras, qui ont leur llexion en dedans, de 
lelle sorte ([ue les parties convexes des jambt^s el 
d(^s l)ras se correspondeni (huis rhonmn^ le ])lus 
comjjlèlenKMil ])ossil)l(\ 

" L(^s s(Mis (M leuF's or,uan(*s, les yeux, le nez, la 
langue sonl chez riiomme ])lacés du nuMne cot«\ 
c'est-à-dire (MJ avanl. L'ouïe, et son organe, les 
oiimUcs, sont placés de colé, mais sur In nuMne 
liune circulairi^ ([Uf* les y<Mix. L'écarhuntMit des 
veux est dans Thounne , comparativiMnenl à sa 
grandeur, moindre (pie chez tous b^s aulri^s ani- 
maux. Le s(Mis le plus développé chez Thonane, 
c'est le toucher; (»t en second lieu, b^ ^oùl. Pom* 
l(»s auh'es s(mis, il esl inférieur à biendt^s animaux. 



un mouvement en arrière assez 
prononce. — Ue c/truun (1rs deux 
cnft's. J'ai adoj)té la variante pi'o- 
posee i)ar MM. Aubert etWimmer, 
le texte ordinaire n'ayant pas de 
sens. — Lf's r/ieril/cs. \oïv |)lus 
haut. ili. XI, ?i G. 

,^ '.'>. En dedans. l*our (pie ce 
(jui suit soit exact, il l'aut c(un- 
j)ren(lre que les bras se replient 
sur eux-nn'Mues. comme les jambes 
se re}>lient ('i;alement sur «dles- 
mèmes. — Les parties cofirrxes. 
Ceci n'est pas assez clairement 
exprinu'. 

,t5 G. Les i/eux, le nez, la lamjue. 



Il n'y a la que trois sens; les 
autres sont énumeres plus bas. 

— Cinulaire. J"ai ajoute ce nu>t. 
pour rendre toute la force du 
mot grec. — Ei'eaete)/ient des 
j/eux. Cette oljservation est sans 
doute exacte. Mais je ne crois 
})as qu'on ait repris l't'tude de ce 
fait dans la j)liysi(»loirie moilerne. 

— Le jdas développé Le texte 
dit mot à mot : .i Le plus exact ». 
— - // est inférieur (i Lien des ani- 
uiaux. (.'ette observation, d'ail- 
leurs fort juste, est faite ici sans 
doute pour la première fois. Au- 
jouririiui, elle est banale. 



il 



IIISTOIHK DKS AMMArX. 



(UIAPITRK XÏII 

Parties intérieures du corps humain; description du cerveau ; les 
nfiénin«ifes; l'homme est l'animal qui a l'tMicephale le plus déve- 
loppé ; chez l'homme, l'encéphale est double; le cervelet; 
volume de la tête; l'encéphale n'a pas de sanic ; l'os d*» la fon- 
tanelle est le plus mince de toute la tête; rapports de l'icil 
avec l'encéphale; parties intérieures du cou ; la traché(^-ai1ére ; 
sa place, sa nature, sa conununi(Mlion ave{* le nez; r.'rui^lotte ; 
descri[)tion du poumon; ramitications de la trachéc-;irtére ; 
description du cceur ; ses rapjiorts avec la trachée-artérc ; dcs- 
criptioti de Tiesopha-^-e, de l'estomac, (\('^ intestins; l'épiplodii ; 
le mésentère. 



^ Les ])ar'(ies du corps luiniaiii ([iToii disi influe 
(^xierioureiiKMil, à pi'cniiriM^ mi(\ soni disposrrs 
roiniTK^ on vitMil de le dii't»; ee soiil elles (|iii son! 
le plus oi'diuaireiiKMd iioiniiiées, el (pii sont h^s 
plus rounui^s, pai' suilc^ de Fhahilude où l'on <'sl 
de les voir. Les pai'iits inléri(Mn'es sonI loid le 
eonlraire; ear ee son! ces pai'li(»s-]à qui, pour 
riiomme, son! les moins coninies. Aussi doil-on, 
en y rappoi'lanl les parties des aidres animaux. 



?; 1. So)it li'.-< itiohts C0)i?iUi's. 
Ceci t'tait tres-vi"ai clw/. les An- 
ciens plus encore »pie cliez noiis. 
Coninie on sacritkiit heaucouj» 
d'animaux et qu'on devait les 
ouvrir très-lreijueninient, on con- 
uaiss:iit leurs viscèi-es hicn mieux 
que nos viscères. Les tlissections 



sur les cadavres humains étaient 
rai-es; mais cependant ell»'s ne 
l'étaient pas autant (pi'on l'a ei'u : 
et les ouvra^'"es seuls d'A fistule 
surtii-aient a le j)rouvei-. A hvs 
lire, on ne peut doiUer (pi'il n'ait 
tteaueoup prati(pie l'anatoinie. 
\'oir ci-dessus la Prel'ai-e. 



A' 



LIVHK I, CHAP. XIII, 5^ :L 



■3 



savoir quelles sont celles doni elles se rapproclienl 
le plus nalurellemenl. 

* Toul d'abord dans la lèle se Irouve le cerveau, 
rencéphal(\ placé dans la partie antérieure. Du 
reste, il en (^st de même dans tous les autres ani- 
maux {[ui sont poin^vus d(^ cet organe; et C(*s 
animaux-là sont tous ceux (pii ont du san^u, et 
aussi les mollus([ues. ' Proportionnellemeni. c'est 
riiomme qui a le cerveau 1(^ plus <^ros (d le plus 
humide. 1)(Mix nieml)i*anes Tenvidoppenl : Tune 
plus solid(\ du coté de Fos ; rautr(\ posée sur h' 
cerveau lui-même, est plus faible que la première. 



?; 2. Lp rprrpau, l'pncéplintp. Il 
n'v a (pie ee dernier mot dans le 
texte. J'ai mis les deux dans ma 
traduction, pour revenir a la ter- 
minoloj.de ^^recque. On j)Ourrait 
traduire aussi : « Tout d'abord se 
<c piM'sente ren('éj)hale, qui a son 
'« siè^u-e dans la partie antérieure 
H (le la tête. » — Qui ont (/iis/uîi/. 
Nous (lirions : (( qui ont du sanir 
H rou'i'e ». •— Kt aussi /ps tunllus- 
(jups. Il est liien {)roi)al)le (pie 
ceci est une interj)olatiou ; car 
on ne comprend j)as comment 
Aristote aurait j)U attribuer un 
cerveau aux mollusques, et sur- 
tout un cerveau placé sur le 
devant de la tète. Ce qu'on ap- 
pelle aujourd'hui le cerveau dans 
les mollusques n'est (jue la j)rin- 
ci})ale masse médullaire qu'ils 
présentent ; et elle est située eu 
travers sur rœso])ha^'e ; voir 
Cuvier, Règne animal y tome III, 



}). 2. Ce sont plutc^t des fran^irlions 
cért^braux qu'un cerveau propre- 
ment dit; voir le Traité dp Zoo- 
loyie de M. Ciaus, p. (109. 

s; ;}. Lp plus: gros. Ceci est exact 
d'une manière^ «renérale : et Cuvier 
dit, Rpgnp animal, tome I, p. 72, 
« quauctm quadrupède n'a{)pro- 
u che de l'homme j)our la ^--ran- 
«> (leur et les replis des h<'mi- 
« sj)hères du cerveau. » Voir aussi 
le Traite flp Zoologip de }>l. Ciaus, 
j). 1093. Quelques naturalistes 
modernes ont trouve que la masse 
encé{)halique était encore plus 
j.^raude chez quelques singes et 
quelques oiseaux qu'elle ne l'est 
chez l'homme; mais ces observa- 
tions sont douteuses ; et ron peut 
toujours admettre le principe 
d'Aristote. — Et le plus humide. 
Ceci ne parait pas aussi exact. 
— Dpux tnemhranes. Aujourd'hui, 
l'anatomie distingue trois mem- 



74 



mSTOIHK I)i:S ANIMAIX. 



* (Iluv. Ions les animaux, l'enceplialo (^sl double^; 
cl a|)i'rs le rei'vrau, vicnl, à In dcriiièrt' place, ce 
qu'on appelle le cerveltM , ([ui a une coniposilion 
loni autre, soil au louclitM\ soit à la vue. \a' der- 
rière d(* la l(Me dans tous les animaux esl vide (d 
crtMix, vai'ianl s(don la j^rosstMU' de chacun d'eux. 
Certains animaux ont la tète for! grosse, tandis 
que la partie inlerifMU'e d(^ Uhiv lace (»sl |)elile; el 
ce sont tous ceux ([ui ont la lace rond^^ D'autres 
ont la tèt(^ petite, (d de loniiiics nulchoii'cs : et 
tous les animaux à ([ueue garnie d(* crins ont cette 
conibrmation. ' L'(Micépliale un pas de sanf( (diez 



hranes et non deux, pour If centre 
ceplialo-rachidien : I.i dui-e-nière, 
tibreuse et très-rt'sistante, (lui 
est Tenveloppe la plus externe ; 
rarachnoide, séreuse, (pii tapisse 
toute la face interne de la (hire- 
mére; et la pie-mère, qui ta{)isse 
le cerveau à l'intérieur et (pii 
pénètre dans les ventricules. 
D'ailleurs, les descriptions d'Aris- 
tote. quoiqu'inconipletes, ne sont 
})as fausses. Ces trois nieniltranes 
se nomme des Menin}j:es. 

^ \. Chrz tous /es rniùfiau.r. Il 
faut «nitendre ceci avec qu(d(jue 
restriction: il ne s'ajzit évidem- 
ment que des animaux qui ont 
un cerveau. — L'Encrphalr^ pi-is 
dans son sens le j)lus lar;»'-e 
comme remplissant toute la boite 
crânienne. -- .1 l(i (Icmirrr plin-r. 
Va sous le cerveau j)r()prement 
(lit. — L'ur composition tout 
autre. Ce serait })lutôt la Dispo- 
sition ; car le cervelet est compose, 



comme le cerveau, de matiei'e 
^a-ise et de matière blancbe. — 
Est vide et rreux. 11 n'est pas 
facile de voir (juelle est ici la 
pensée d'Aristote, et à (juel fait 
anatomitpu^ se rapporte cette 
obsei'vation. Il n'y arien de vide, 
dans le crâne, (pie les scissures 
((ui séparent ses diverses parties; 
mais ce n'»'st pas la sans doutt» 
ce (pi'Aristote a voulu dire. Peut- 
être veut-il in(li(pU'r l'esjjace (pii 
sépare le cervelet de la moelle 
epiniere. Il est d'ailleurs evidtMit 
(piil s'a^Mt ici non pas de tous 
b's animaux en «.'■enerai, mais des 
<iuadi'a|)èdes et dt^s animaux les 
j)lus élevés. — A queue <jar)nc 
(le crius. Ceci est vrai du clieval. 
de l'âne, du mulet et de bien 
d'autres. La tète n'est pas prt^ci- 
senient petite: c'est plutôt le 
crfine (pli est jteiit ; mais les mâ- 
clioires sont très-longues. 

^ j. Lenceplude n'a pas de sang. 



LIVRE I, CHAP. XIII, § 6. 



/o 



T 



I 



aucun animal; (d dans sa masse, il n'a point de 
veines. Quand on le touclu\ il est nalurellement 
froid. Dnns presque tous l(»s animanx, il a un petit 
creux dans son centre; et la mènini^e qui l'enve- 
loppe esl sillonnée de vaisseaux. La méninf^t' qui 
enveloppe le c(M"veau est une membrane dans le 
genre de la peaiL Au-dessus du cerveau, esl la 
fontaindle, qui est l'os le plus mince et le plus 
faible de loule la lète. 

M)e lœil, trois conduits se rendent à l'encé- 
phale ; le plus grand td le moyen vont jusqu'au 
ctM'V(d(d ; et h^ plus petit va dans le cerveau même; 



Ceci n'est ])as exact; il y a beau- 
couj) de veines dans le cerveau; 
mais Aristote veut dire sans 
doute que la masse encé])lialique 
elle-même n'est ])as sanyruine; ce 
qui est vrai. — Dans sa 7/iasse, il 
n'a point de îT^i'/i^.v.Probableraônt, 
Aristote comprend qu'il n'y a j)as 
lie veines qui pénètrent j)rofon- 
dément dans la masse encépha- 
li'-pie; car la ])Ius sim})le inspec- 
tion démontre, comme Aristote le 
dit j)lus bas, (jue la surface est 
tapissée d'une foule de veines 
])lus ou moins grosses. — Un 
jjetit ireu.r dans sofi centre. Il est 
a croire qu'il s'agit ici du ventri- 
cule du corps calleux. — Est 
sillonnée de vaisseaux. Le texte 
dit simplement ; « est veineuse >». 
— Qui eneeloppe le ee)-ee((u. On 
ne j)arle ici que d'une seule mem- 
brane, tandis que plus haut on a 
parlé de deux; ce qui était plus 



exact, sans l'être entièrement. 
— La fontanelle. J'ai cru pouvoir 
l)i'«.'ndre ce mot pour rendre le 
mot grec, dont le sens n'est })as 
très -précis. Sur l'enfant qui 
vifMit de naître, les sutures des 
os du crâne ne sont pas encore 
complètes; il y a entre elles, soit 
à l'occiput, soit au milieu de la 
tête, soit sur le devant, des in- 
tervalles membraneux auxquels 
on donne le nom de Fontanelles 
(occipitale, suture antéro-posté- 
rieure, fontanelle antérieure). La 
fontanelle antérieure, placée pres- 
que au-dessus du front, est la plus 
grande ; on l'appelle aussi du 
mot grec la fontanelle Bregma- 
tique. — L'os le plus mince. Au 
moment de la naissance, c'est 
j)lut(")t une membrane qu'un os. 
î^ G. Trois conduits. Le mot 
grec que je dois rendre par Con- 
duits, a un sens très-vague, et il 



7() HISTOIHK DKS AXIMArX. 

lo ])lus polil roiiduil csl 1«^ plus rapprorhr du ik'z. 
I.(^s (ItMix plus i^i'niids (liiiis rmi t^l raiilrt' (imI sont 
parallèles, el iio si^ immicoiiIimmiI pas. \a'> roiidiiils 
iii()V(Mis s(^ i'{\joij4iienl, disposilioii qiroii i'(Miiar([iir 
siiiioul (die/ l(*s poissons; ear ces eonduils moyens 
soid plus près du (MM'veau (pn* h^s <4i'ands conduils. 
I.es plus ])(dits eonduils s'éloii^nenl le plus com- 
plètiMuenl Tun de Faulre, oi ne se touidn^d 

jamais. 

^ Au (liMlans du eou, se Irouvi^ Tor-ane app^dé 
r(rsoj)liap\ risllim(\ (pii lii'e son nom de sa lon- 
^U(Uii' et de son élroilessi». \J\ aussi, se trouve la 



peut (lé>;iirnfr de^ nerfs et dos 
tilainents tout aussi bien (jiie d.'S 
canaux proprement dits. Il est 
d'ailleurs évident (pie la dcsciùji- 
tion donnée ici par Aristote est 
fausse; et il est impossible de 
savoir ))recisément à ([ucls faits 
anatomi(jues elle se rapporte. Il 
n'y a rien dans le cerveau qui 
ressem))le à ces trois conduits, 
partant de VœW ou })lutôt de cha- 
que œil, j>our se rendre dans le 
cerveau et même jusqu'au cer- 
velet. Les nerfs optiques })euvent 
bien donner cette apparence, et 
on peut les prendre pour les 
grands conduits; mais il reste 
toujours les conduits moyens et 
les petits conduits. - - Lr plus 
rapproche du nez. On j)0(irrait 
croire qu'il saiiit des conduits 
lacrymaux, (jui tiennent en etVct 
au sac lacrymal et au canal na- 
sal ; mais ces conduils ne [)('ne- 



trent pas dans le cerveau, comme 
le dit Aristote. — Acs (Iru.r plus 
ip'duds. On pourrait .appliquer 
encore ceci aux nert's optiques: 
mais les nerfs opticpies ne sont 
pas parallèles, et ils s'entre- 
croisent a un jHtint (pi'on ap|)elle 
leur ("hiasma. — ])lsp(>siii(,n<{U<>H 
)r)/iartp((' stn-tout chrz /rs jxiis- 
sdus. Co ra{)[)rocliement (Mupruntt* 
a l'ordre des jioissons n't'claircit 
pas ces obscurités. Il faut sans 
doute renoncer à les expliquer 
scientifiquement. On ne doit pas 
s'en «'tonner; l'anatomie du cei'- 
veau est si délicate et si com- 
j)lexe (praujourd'liui même on 
est loin d'être fixé et d'accord 
sur tous les points. 

Jî 7. L'Ist/n/if. J'ai conservé ce 
mot a cause de ce tjui suit, et 
parce ({u'il se trouve dans (juel- 
(jues manuscrits, que plusieui'S 
éditeurs ont suivis. La metajjhore 



LIVHL 1, <:HAP. XIII, .^ 8. 



/ / 



triirliée -artère. Dans tous h^s animaux qui ont 
mw traché(\ rtdte ailère (^st i)laeée en avant de 
FcL^sopliai;!' ; et la Iraeliée-artère existe dans les 
animaux qui ont aussi des poumons. La traclièe- 
arlère est un eaililaf^^c, qui, pai' sa nature, a peu 
(1(* sang, bien qu'idle soit entourée d'un grand 
nombre de petites veines. Elle est plaeée dans 
la partie supérieure de la bourbe, à la eommuni- 
eatioii de la bouelie (d du ne/, dt* telle sorte que, 
quand en buvant on y attire une partie du liquide, 
c'est par cette communication qu'il ressort de la 
boucbe dans b^s narines. ^ Entre ces ouvertures, 
la ti'acbéc a cet organe qu'on nomnu^ l'épiglotie, 
deslinéi^ ;i recouviir l'ouverture de la tracbée- 



tl'ailleurs est assez exacte, et la 
science l'a conservée. — Ln tru- 
chée-artèrc. Le texte dit simple- 
ment l'Artère. La trachée-artère 
n'est pas une artère ; c'est le 
canal cartilagineux qui, allant du 
larvnx aux bronches, conduit l'air 
aux ])oumons. — Eu avant de 
l'n'suphatje. ("f'st-a-dire (jut' la 
tracht'e-artère est moins j)rès de 
la colonne vertébrale que l'u^so- 
{)hage, qui l'en sejjare ; à regar- 
der de la poitrine à l'interieiusc'est 
Tiesophage évidemment qui est 
après la trachée-artère.— Qui ont 
aussi des pournou^.C'e^i latrachee- 
artere qui jxu'ie l'air extérieur 
aux poumons, par l'intermetliaire 
des bronches, ({ui en sont la bi- 
furcation. — Dans la puirtie supé- 
rieure de la huaehe. (.'ette descrip- 



tion est juste, bien qu'elle soit 
\m peu vague. — Que quand en 
burant. Il n'est personne qui n'ait 
fq)rouve quelquefois ce petit ac- 
cident, qui fait assez clairement 
comprendre quelle doit être l'or- 
iranisation intérieure. 

.^ 8. Entre ces ouvertures. Ceci 
n'est ])as non i»lus très-exact. Une 
anatomie plus avancée ne ratta- 
che j)as l'epiglotte à la trachée- 
artère, (^ui est beaucoup plus bas, 
mais au larynx, à la partie su- 
périeure duquel ré})iglotte est 
placée. — V ouverture de la tra- 
rhée-artère. C'est l'ouverture du 
larynx (ju'il t'audrait dire. — 
L'extrémité de la langue. Cette 
descri})tion est encore inexacte; 
et elle supprime toute l'organi- 
sation du larynx, qui se trouve 



78 



HISTOIRE DES AMMAl \. 



LIVRE 1, CHAP. Mil. ,î^ il 



79 



nrt(M'(', ([ui se rend à la houclic L'cxli'rinilr do la 
lan^iio s(^ rallaclK* à la (l'achoo, qui, de rlia([ue 
côté, desrend jus([if eulre les deux poumons; (d 
de là, elle s(* parhi^i^ dans ehaenne des deux par- 
lies dont le poumon s(* ('om|)ose. M)ans Ions les 
animaux (jui ont un poumon, il 1(M1(I loujours à 
èlre divise en deux parlies. Dans les vivipares, 
celle division n'esl pas toujours pareillemenl sen- 
sible; (d c'est (duv. TlionHue qu'elle Tesl le moins. 
(Uiez lui. 1(* poumon n'a pas plusitMirs laniidles. 
comme dans (pndques vivipai'(\^; il n'est pas uni; 
mais il a des 'im''galilés. '*' Dans les ovipares, tels 
([ue l<'s oiseaux, (d dans les quadrupèdes ovipares, 
chacune des deux |)arties sont Irès-sépai'ées l'une 
de l'autre, (d l'on dirait qu'il y a deux poumons. 



entre le tond de In bouche et la 
trachée-.irtère, — Ellr sr pnrt(i;/r. 
Ceci est exact, et l'on rcctmn.iît 
les bronches, ([ui sont en etTet les 
denx parties de l,'i trachée-artcrc, 
se rendant aux {)ounions {)our y 
porter l'air exicrieur. Ceci sera 
r('pétc un peu pins l)as, i^ 10, pour 
les ovi{)ares. 

Ji 0. C'est r/irz riwmme cpiollc 
l'est le moins. La distinction des 
deux ponmons est cependant bien 
frappante chez riioninie; et il ne 
semble pas qu'elle le soit davan- 
tat:e chez la i)lus grande partie 
des vivipares. — Dn/is quelques tï- 
vipares. Il aurait fallu citer pr<'- 
ciséinent quelques vivipares, ])our 
rendre la comparaison plus claire. 
— Des inéyalités. Pent-ètre s'agit- 



il des lobes <le chupie poumon, 
deux lolx's lin jioumoi) gauche et 
trois lobes du poumon droit. D'ail- 
leurs, le tissu proprt^ <iu jxuimon 
est tr«'s-com{)li({Ue. .M.NL Aubert 
et ^^'immer croient (pie ce pas- 
sage est une interpolation, jtarce 
(pie les assertion^? d'Aristote sont 
ici en contradiction troj) complète 
avec les faits les plus évidents. 

5; 10. Les quaflrupntes ovipares. 
Les lézards, et en gênerai les 
Sauriens. Les poumons {\e<, 
oiseaux sont orga rusés aussi 
d'une façon toute particulière. 
Dans les serpents, un des deux 
poumons disparait presque entiè- 
rement, à cause delà fornn^ même 
du corps. - De la trarlive, (jui 
est Kuique. Comme dans les v«!r- 



De la Irachée, qui t^st unique, sortent deux canaux 
qui se rendent dans (diacune (h^s deux parlies du 
poumon. Elle se ralta(di(^ aussi à la faraude MMUt; 
icavc), (d à ce qu'on appcdle l'aoï-te. (JH^t^^l <^ii 
souf'lh^ dans la li'a(dîée-artère, le souftle se répand 
dans loutes les cavités du poumon, ('es cavités ont 
des ctdlules cartilagineuses, qui st» réunissenl en 
pointt^ (d de ces Cfdlules, parlent des trous cpii 
Iraversent toute l'étendue du poumon; et dt^ plus 
p(diles cellult^s succèdent à de plus i^randes. 

** Le conir se ratlatdie aussi à la Irachée-arlère 
par des lii;amenls, i^raisseux. cartilaf^ineux td 
libreux; td là où le ctïMir se rattache à ^arlèr(^ il 
est ("reux. Si l'on sout'IIe dans Tarière, on voil le 



tebres et les animaux supérieurs. 
- Sorteut deux canau.r. Ce sont 
les bronches. — A la (jraiide veine. 
Peut-être est-ce la veine que 
lauatomie moderne appelle en- 
core la grande veine Azygos, ou 
peut-être aussi la veine cave, 
qui est très-forte et (lui suit la 
cohmne vertébrale, dans une 
bonne partie de son trajet. D'ail- 
eurs, Aristote ne connaît pas la 
ditïerence des veines et des ar- 
tères, <{ui n'a été faite que long- 
tenips aj)rès lui. — Quand on 
souffle dans la trachée - artère. 
Cette exj)erience a été réjx'tée 
(le])uis lors bien des fois. — Des 
cellules rar(ila;/i?ieuses qui se réu- 
nissent en jioinfc. Toute cette 
description de l'épanouissement 
des bronches dans le poumon est 



exacte, du moins dans ses lignes 
les j)lus générales. Devant ces 
d»'tails, il est impossible de dou- 
ter qu'Aristote ait disse(pié plus 
d'un cadavre. 

?; 11. Il est rreu.r. Il s'agit sans 
doute ici des cavités du ventri- 
cule gauche. — S/ fon souffle 
dans l'artère... II ne parait pas 
que ceci soit aussi exact que 
l'expérience indiquée un peu plus 
haut. Pour que le vent put passer 
de la trachee-artère dans le cœur, 
il faudrait qu'il déchirât une 
foule de membranes de tout genre 
qui s'y ()p[)osent ; mais il n'est 
pas impossible (pi'en soufflant 
très-violemment, on ne les brise; 
et c'est sans doute ce qui se sera 
j)roduit dans les experieuct^s faites 
par Aristote. — Chez quelques 



80 



H 



ISTOIHE DKS AMMAIX. 



v(Mit passer dans l(M'(riii\ <> 



animaux 



iiil(Milr(\Cho/(|iM'l(|u« 

1)1( 



le phénonuMiP n'rsl pas Irès-stMisihlr : 
li!s-ran(ls,il(levi(Mil (h' tonlc 



mais sur dos animaux pins ^ran 



arlt'i'i^; vi 



von' 



-IVIUm'sI donc la fonriion delà IrarluM- 

lie fonelion consisie uni([uemenl à n^'e- 

rair el à le ivjeler, sans i[iw la lraehé(- 



artère puiss(* imh'Ov 



o 



•,,• on nMivov(M' ([uoique ee so 



\\ 



Udi' ou li([uide ; dans e 



d'autre, ou so 

on soutire juscprà c<' ([n\'u 

\o corps ([ui y était desr 



d(M"niei' ea; 



toussant on ait rcjidé 



en( 



lu 



i:< 



L'irsopha-v esi rattaché par < 



11 haut à la hou- 



dus il côtoie la trachét-arlère ; et il y («si soudi 



II 



ainsi ([u'à la cidonne ve 



.|t'.|)pale.pardesli^ame 



nis 



me m 



hraneux. Après avon' Iraversi 



l(^ diaphraiiuie 



il finit à l'esloauu" 



11 ost de natiu'e i 



harnu' 



I il 



(niunnu. 



ne s'étaient pu: 



r. Ainsi les expériences 



born 



ee> 



a l'oi-LM- 



msa 



jiorté aussi sur (lautres anm 



laux. 



U se peut qu<' sur quenj 



IdU 



nio 



ins bien or-xauises, elle 



es-uns , 
aiei\t 



aru réussir 



12. Telle est dune le fonrtiun 



C'est bien en * 



tVet la trae 



artère qui seule apporte Tair 
dehors, pour le distribuer, par U 



du 



bnuiches ( 
dans 



t leurs ranuticatuMis, 



mon. 



toutes les parties du pou- 
t. J'ai dû 



En l()H!<s/iu 



ajouter ces mots, { 



)(»ur rendre 



lr> 



toute la 
frrecque. 



for 



ce 



l'exi 



)ressuin 



{:\. L\i'S()phn(/f' est va 



)lia<^e s ♦ 



j,av i'ii liant. I/u'so| 

du pharynx à l'estomac proj 



ire 



meni < 



lit. I. 



e mo 



t du texte qu'i 



faut traduire ici par (Ksi.pha^M 



tion humaine, et elles avaient e 



.t celui même (pu nous a c 



loni 



le 



notr 



e mo 



t dKstomac; et cette 



•tymologie nu)ntre le rapp(U 
;t la bouche. 



t de 



S(nu 



sopha^'e 
le. I/exj 



)ressH 



)U irreccpu» est 



peut-être un peu moins torte. 



hee- // finit à l'i-stoniar. Ici le mot <lu 



tex 



te traduit par Estomac si-nitie 



j)ro{)remen 



t le Ventr 



mais 



r.uiatoniie démontre qu'il s'a.Lnt 
Ineu de l'Estomac, et non pas 



ciico 



re de l'abdomen. 



turr charnue 



L 



(l'M)]) 



plutôt mus 



culeiix et meiiu)ra 



- De na- 
hai^e est 



neux. 



(lue i 



// est teiulu. S'il n'était 
le la chair comme le dit 



tldchr 
tend Aiistote, cette tension indispen- 



sable ne serait pas possi 



ble. - 



> 



LIVRE 1, CUAP. XIII, .^ l.i. 
es! tendu dans sa longueur ri sa lari:eur 



1 1 



I 



81 



><- 



es 



lonnu^ de riiomuK^ r<'sseinl)le à C(dui du (diien ; il 
n'est pas beiuicoup plus i^rand (|uc riideslin; cl 
Ton dirait i[\u' c'osi un inU^siin un |)eu plus lari^v. 
Puis vitMil rinicsiin siinplr. ([iii esl (MU'oulé. ol (pii 
est de lar^Mir ordinaire, l/t^sloniac iuleri(Hir r('>- 
semble h celui du |)(H'c ; il (^sl lariiv; et la partie 
(jiii \a de rc^sloniae an sii'^e esl éj)aisse el conrh'. 



l 



pi| 



)looi) c 



suspendu au nnlUMi du \(Miir( 



1 



1 



11 



esl de sa naiiirt^ une meinl)rane i^raisseuse (die/ 
riiomme, aussi bien ([ue dans Ions les auti'es ani- 
uu\ (pii n'oni ([iruii seul esloniac. el (pii ont les 



m 



s*'/ b)n<ineur et su /(ir;/ear. Selon mais un voit (prAristijte coni'ohd 



es s 



uiets. la 1 



oiiLJ'ueur (If 



t r- s o - 



IC 



paai^'i' peut être i 



le -l-l 



i 2.) ceiiti- 



)i'i'>que com[)letenieiit l'estom; 
■t le reste de l'intestin. — .1 m'iu 



iu'!re>, dont la plus i:rand<" p:irti 



'/( 



(lu l>i)IX 



l> 



M 



eme remarqu»' ip 



A ;iu-(lessus (lu diaphraij'nie. et jxair le rapprocheiiH'nt avec 1" 



sa 



arp-eur est en 
ill 



u'eneral d( 



2j millimètres a peu pre; 



W 



e<si'inljle à a 



'lui (lu chie}} . 



Ceci est (K'ià de l'anatomie eom- 



parce ; mais la ressemblance ii e-.t un, (pu est, en eilet. t-pais et court 



tomac et l'init^stin du cliien. — 
ijut va (le l'estoniar (lU slrt^c. ("e^t. 
sans doute la partie de rintesim 
ipie nous appelou'^ le u"r(»s inte>- 
tîet. 



pas l'rap[)ante entre l'estomac de 
l'homme et l'estoiiLic du chien, — 



eom]»are ,iu reste, et (pu se com- 
Dos,' du caHaiiu, du ('("iloii et du 



Pas Ijc/iuroup [dus iirand ([lie i' LU- rectum. Le Siège est ('videmment 
tcstifi. Ceci n'est pas trrs-exact ; 



le (icrriert^ et 1 ,inu^ 



•t 1 



estomac (le 



l'I 



lomnie est Iteall- 



§ l.j. L'ejii/jloiiH est snspejidi 



coup plus (^'•ros (pie le reste du Cette description est en ircut-ral 



tube intestinal. 



L'ude^tin siin- 



assc/ exacte : mais 



inaivse ik 



lih', (pli fst enroule. J'ai a(lopt( 



em'(U> l'as 



{juussee assez 



loin. 



ici le texte de MM. Aiibcrt (»t L't'piplomi, ou })lmôt les épi- 
Wimmer, (pli supprime une repè- plooiis, puisque l'anatomie ac- 



tition pet 



i utile. — L'f^t 



ninac uijt 



tuelle en distiuLiaie trois, sont des 



rieur. Le texte enqiloit; ici 



rep 



lis (Il 



i pt'ritoin( 



U 



' péritoine 



même mot cpii a ( 



lu et 



re tra( 



luit 



4 l; 



i membrane séreuse (pu 



1 



Jus 1 



lau! 



uction a ( 



ar l-]si(imac : ma tr, 



ta[)isse toutes les parois c 



de r 



II)- 



Ih It 



repeter au s 



T. I. 



(louKMi. et (pui en enveio[>pe pres- 

6 



-»î-»4 H 



82 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



LIVRE I, CHAP. XIV, i< 1 



b3 



deux rangées do dents. ^^' Sur les intestins, est le 
mésentère; il est membraneux, larçe et fieras. 11 
part de la grande veine et de Faorte ; il esl sillonné 
de veiiu's nombreuses et épaisses, qui s'élendent 
le long des inteslins, et qui, commençant en haut, 
descendent jusqu'au bas. 

'' Telb^ est donc l'organisation de riesophage 
ou estomac, de la Irachée-artère et du venlr(\ 



■que tous les organes; les rei)lis 
que forine le péritoine et (jui 
semblent llotter ;i la surface de 
quel(|ues-uns de ces or;j:an(>s,sont 
les épi[)l()ons; c'est même de 
cette dis])osition que leur vient 
leur nom. Il y a le gnind épi- 
ploon, l'épiploon giistro-hepa- 
tique, et répi})loon [lastro-sple- 
nirpu'. Le second est appelé 
aussi le petit é})iploon. L'épiploon 
dont j)arle ici Aristotc scniMe 
être le grand epiploon; il va de 
la courbure do TestonKic à Tare 
du côlon. — Une mcuibranc 
r/rnis'feuse. C'est bien là en elVet 
la nature d(; repii)loon. — - Qin 
ont les deux rangées de dents. 
C'est une classification que la 
science moderne n"a pas con- 
servée, mais (jui joue un grand 
rôle dans l'œuvre d'Aristote. 

§ 16. Sur les intestins est le )né- 
sentère. On p<'Utdire du mésentère 
à peu près ce (pi'on vient tle dire 
de l'épiploon; ily aplusituirs mé- 
sentères, qui sont aussi des replis 
du péritoine, et qui vont des 
parois abtlominales à un organe 
])our y porter des vaisseaux et 
des nerfs. Ou distinirue le mésen- 



tère proprement dit, le plus vaste 
do ces replis et celui dont sans 
doute Aristote veut j)arler, les 
nu'socôlons, ascendant et descen- 
dant, le mésocôlon transverse, 
le nu'socôlon iliaque, et le méso- 
rectum, et enfin le repli pé-rito- 
néal, qui relie la rate a la paroi 
postérieure de l'abdomen. Ici 
non plus, l'analyse anatomi(pit' 
d'Aristote n'est |)as poussée assez 
loin. — Mnnhraneux, large et 
l/ras. Ces caractères sont assez 
exacts en efî'et. — De la f/rande 
veine. Sans doute, la veine cave; 
voir })lus haut, J; 10. — Et de 
l aorte. Ces descriptions ne sont 
plus exactes; mais d n'y a pas 
lieu de s'en ('tonner, dans des ob- 
servations si minutieuses et si 
difficiles. — Sillonne de reinrs 
nofnhreuses. Ceci s'a})pli(pie sans 
doute à d'autres organes que les 
mésentères; mais ces d<''tails at- 
testent de nouveau, tout erronés 
qu'ils sont, qu'Aristote avait 
pousst' la dissection assez loin 
— Jusqu'en h(is. Les replis du 
p(''ritoine t;t pissent en efl'et toute 
la cavitt- thoracique. 
§ 17. Telle est donc. Résumé 



•I 



M 



CHAPITRE XIV 

Du cœur dans le corps humain; ses cavités; sa position ; sa pointe 
toujours dirigée en avant; méprises dans la dissection; le cœur 
est placé à gauche ; description des trois cavités ; communica- 
tion du cœur avec le poumon ; expérience qui prouve cette 
communication ; le poumon est de tous les organes celui qui a 
le plus de sang; mais ce sang est dans les veines qui le tra- 
versent, tandis que le cœur a le sang en lui-même; diiïérence 
du sang selon les cavités; description du diaphragme; le foie, 
la rate, l'épiploon ; le foie n'a pas de iiel; singularité des mou- 
tons de rr^ubée et de ceux de Naxos; description des reins ou 
rognons dans rhomme ; leur organisation ; vaisseaux qui se 
rendent des reins à la vessie ; description de la vessie ; organe 
sexuel chez l'homme; testicules; la seule différence chez la 
femme consiste dans la matrice ; Dessins Anatomiques à con- 
sulter; annonce de travaux ultérieurs. 



' Le cœur a Irois cavités; il est placé plus haut 
que le poumon, à la bifurcation de la Irachée- 
artère; il a une membrane forasse et épaisse, là où 



({ui ne concerne que certains 
organes intérieurs de l'homme, 
puisque, dans le chapitre suivant, 
il sera (piestion du cœur et de 
quelcjucs autres organes. 

^i.Le cœur a trois cavités. Voir 
})lus loin v^ 3, et liv. III, cJi. m. 
Il est difficile de com})rendre 
comment Aristote a pu trouver 
trois cavités dans le cœur. Ou 
d'une manière générale, on peut 
considérer le cœur comme une 
seule grande cavité; ou si l'on 



pénètre plus attentivement dans 
l'intérieur, on y trouve quatre 
cavités et non trois, les deux 
oreillettes et les deux ventricules 
à droite et à gauche. Le nombre 
Trois ne se rapi)orte i)as da- 
vantage aux gros vaisseaux qui 
entrent dans le cœur ou qui eu 
sortent : la veine cave supérieure, 
l'aorte, l'artère j)ulmonaire, le 
tronc brachio-cephalique, la veine 
l)ulmonaire, etc., etc. — Placé 
plus haut ijuc le poumon. Ceci 



S't IIISTOIUK DKS AMMVrX. 

il s(^ rallarlu^ à In i^rniido veiin* cl h Taoïio; il 
n'j)os(» sur Taorlo ; ('I sa poinU' csl Ioiitikm^ v(M's la 
|)()ilriii(\ (M)iiinuMlaiis Ions les aiiiiuaiix ([iii oui iiiir 
poili'iiK'; car dans Ions les animaux, ([ii'ils aicnl on 
qu'ils ifaiiMil pas rc\ ori^anc, la poinic du aviw csL 
loujoursdiri^c<MMi avani : maison jxmiI son\('nl s'y 
Irompcr, parce (pTclIc s'all'aissc dans la disscclioii. 
l.a convcxilc du cicMircsl en hani : ordinairemcnl la 
poinle esl charnue (A épaisse; (^1 il y a des muscles 
dans ses ca\ilés. - Dans ions les aulnes animaux 



no doit pas ("'trc pi'is ;'i 1m Ictlr»' : 
et, dans sou cnscmltU", U' vavmv 
est plutôt place au-ilessous <lu 
poumon; sculonicut, le poumon 
a (liu>ite cr à {^-auche (l(\se<Mul un 
peu plus bas ([ue la [)ointe du 
eoMir sur le diaphrai^ine ; et 
e'est ainsi (pi"il faut comprcndi'" 
la deseiâption d'Aristote. Peut- 
être aussi pourrait-on traduire, 
vn ne pensant. ([U^a la liait ie su- 
peri.'ure du cnnir : <* Plaer dans 
.. la portion la plus haute du 
u poumon. -> Mais le texte serait 
peu correct pour exprimer ce 
sens. Les manuscrits ne donnent 
pas de variantes. — .! A/ hifur- 
ff/finn (le 1(1 tr(i<-ln'i>'(irl('n\ C'e-t 
hien la en etïet la plac»^ ou est le 
sommet du couir. — lut; iwm- 
h)-(i)}i>. (jy(is.<(' rt épaisse. C'est sans 
doutt! le ])erieardi', ou aussi le 
tissu même du cœur, (pli est <'n 
etïei ei)ais et graisseux. — .1 in 
(jrandc reine. La veine caAa> su- 
périeure. — l'Jf. (I i'd'irle. Ln l'ait, 
Taorte nait dans la i)artie t'aucdie 



du co'ur. et dans Toreillette 
ii'.'imdie. -■- // repose sur l'aoï'te. 
C'est-à-dire (pTapres être sortie 
du cii'ur, l'aorte, s'inîleidussant 
en l'orme de crosse, passe; der- 
rière le co'ur, descend le loni: de 
la colonne vertébrale, et traverse 
le diaphra^aiie jiour donner nais- 
sance a toutes les artères inte- 
rieiH'es du corps. jusipTà l'extre- 
mitt'' <1<'S jandies et des pieds. — 
Vers h/ poilrui''. Vers la i)artie, 
antérieure, par consi'ijuent . — l)t- 
rii/ee en (irnut. Va un p''U ver> la 
i;'auclie, comme il stU'a dit au 
paragraphe suivant. - Ihins la 
(l/ssccfion. Le mot ^.^-rec n est 
[letit-éîre pas aussi ttndiniipu' : d 
siuniîie xndtMnent Division, Lar- 
ta^-e ; mais ici d s'airit «le la di- 
vision (pi'on fait tout exj)i'es de 
certaines parties du corps, (prou 
veut ol.servt-r. — // // ''/ '/''v tnus- 
c/es (klJls ses e(irile<. C'est ce (jui 
a t'ait dire aux anatonu>tes mo- 
dernes que le Cteur est <•■ un 
nniscle creux ■. Li' mot du texte 



LIVRK I, en A P. XIV, ?^ 3. 



85 



([ui oui mie poilrini^ la posilioii du cœur (^sl au 
milieu de ctM oi'i^aiu' ; c\\v/. Tliomme, il esl plus à 
^^anche. h \)vu dv dislaiic(^ de la li^ne (pii divise 
les manudles, incliné vers la mam(dle i^ancluN 
dans le haut de la poilrine. Le e(eur de riioniUK^ 
iTesl pas urand ; dan^ sa h>hdih'', il u'esl pas 
allon,ué; il st^rail plulol ai'rondi . si ce n'es! (jm* 
son exli'émilé s(^ huaniui^ vu poinle. 

' (lomme nous venons de le (lir(^ il a Irois cavi- 
lés; la plus urande (^sl à droile; la plus petite <'sl 
à uauche; et la ca\ité de grandeur mov<Mine est 
dans le mili(Mi. Toutes ces cavités, y compiis les 



sif/nifie Nerfs aussi hien (pie 
Muscles: mais j'ai préfère ce der- 
nier mot. j)arc(; (jue. ainsi (pie je 
l'ai dit, la distinction des n(U'fs 
et des muscles n"a i);is été connue 
d'Aristote. L'intérieur du couir 
est compose des mati(>res les 
plus diverses pour la i)rodigleuse 
or^'anisation des ondllettes et 
des ventricules : mais la science 
au début a nécessairement tout 
c(mi'(Uidu, dans l'impuissance de 
pousser plus loin l'analyse. — 
i; 2. Dans le haut lie 1(1 pnitrinc 11 
aut com[)rendre ici \)\\i' poitrine 
tonte la ''avite t li(»i'aciiiue : et 
.alors le cd'ur se trouve plac('' en 
etïet dans la j)artie superieur(\ 
— /.'' civiii' (le l'Iiomine... e)i 
jiointe, >LM. Auhert et Wimmer 
proposent de rejeter tout ce pas- 
saire. parce (qu'une des expres- 
sions qui y ti^'-urent est peu ré- 
gulière, et ensuite })arce (ju'il y 



a ime répétition sur la terminai- 
son du cœur en ])ointe. Ces l'ai- 
sons ne sont pas décisives : et 
devant l'unanindte des manu- 
scrits, il faut conserver î<ait ce 
passage, hien cpie les critiipies 
dont il est l'olijet iJtiiss'^mt tdre 
justes. — // sérail plnfnf (rrrundi. 
Il suftit de regarder un c(eur 
mis à nu, jxiui' se convaincre de 
l'exactitude de cette (lescrii)tion. 
5; 3. // a trois caritrs. Wnv 
plus haut. ?; 1. Il faut (ju'Aristote 
ait confondu les deux (U-eillettes 
en une setde, ou peut-étr(' les 
deux ventricules ; ce (pu est moins 
jirohahle, — La jilas (jrande est 
il (/roi te. C'est sans doute l'euadl- 
lette droite. — La plus petite est 
a (jauchc. Sans d(_»ute, l'oreillette 
gauclie, qui no parait pas en 
général moins grande que r(U'<dl- 
lette droite. — La eaeitê de (jran- 
deiir iiiinjenne, I-]st-ce la confu- 



80 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



doux plus poliles soûl en communication avec lo 
poumon; c'cs( ce que rinsufflalion dt^monlri^ clai- 
rement pour une des cavités (Feu bas. * Par sa 
plus faraude cavité, le cceur se rattache h la grande 
veine, près de laquelle est aussi le mésentère; et 
par sa cavité moyenne, il se rattache h Taorte. 
■'Des canaux vont du cceur au poumon; et ces 



sion des deux ventricules? — Les 
deux plus petites. Sans doute, 
une des oreillettes et les deux 
ventricules réunis. — En ccnn- 
imnikation avec le poumon. Ceci 
est exact, et Aristote paraît s'en 
ctre convaincu par l'insuftlation. 
C'est la première indication de 
la circulation pulmonaire, à côté 
de la grande circnlation ; mais il 
fallait })rès de deux mille ans en- 
core pour que la science s'expli- 
quât le i)liénomène entier de la 
circulation du san.i:, dans le cor{)s 
<^t dans les poumons. — Pour 
une de^ cavités (Cen l>its. Iljiarait 
l)ien qu'il s'agit ici du ventricule 
droit, qui reçoit le sang veineux 
de l'oreillette droite et (jui le 
chasse dans les poumons par 
l'artère pulmonaire; le sang, 
rendu artériel par le contact avec 
l'air dans les poumons, revient à 
l'oreillette gauche (jui le renvoie 
au ventricule gauche; et ce der- 
nier ventricule le chasse à son 
tour j)ar l'aorte dans le corj)s 
(Mitier. Du reste, le mot (jue j'ai 
rendu par Insufflation i)eut si- 
gnitier simplement aussi Adhé- 
rence. J'ai préfer(' l'autre. 
i; 4. Par sa plus grande rarité. 



L'oreillette droite. — A la grande 
veine. Sans doute, la veine cave 
supérieure, ou peut-être aussi la 
veine cave inférieure. — Près de 
laquelle est aussi le mésentère. 
MM. Auhert et Wimmer repous- 
sent ce membre do })hrase; et 
l'on ne voit pas bien en effet com- 
ment le mésentère vient figurer 
ici. C'est le plus grand re])li du j)é- 
ritoine; il est étendu en avant de 
la colonne vertébrale ; et sa lar- 
geur varie, dej)uis son insertion 
jus({u'à son attaclie iiUestinale. 
— Por sa cavité yuoi/e/uie. Il sem- 
ble bien qu'Aristote veut designer 
par là l'oreillette gauche, puisque 
c'est de cette oreillette que sort 
l'aorte. MM. Aubert et Wimmer 
croif'Ut au contraire qu'il est 
question du ventricule droit. Mais 
dans l'organisation si compliquée 
du coMir, il n'est pas étonnant 
(pie les premiers observateurs 
n'aient pas su se reconnaître. La 
circulation du sang ne devait 
être connue (|ue bien longtemps 
l»lus tard. 

v^ ."). Des canaux vont du cwur 
au jtoumon. Ce sont les artères 
et les veines jjubnonaires, por- 
tant le sang du ventricule droit 



LIVRE I, CHAP. XIV, ?; 0. 



8" 



canaux se ramifient, comme la trachée-artère, 
accompa^aiant ceux qui viennent de la trachée, 
dans toute Tétendue du poumon. Les canaux par- 
tant du cœur occupent le dessus; entre la trachée 
et le cœur, pas un seul de ces vaisseaux n'est 
commun; mais par la connexion, ils reçoivent Tair, 
et ils renvoient jusqu'au cœnir. L'un de ces canaux 
se rend à la cavité droite; et rautr(\ h la cavité 
f;auche. ^' Plus loin, nous nous occuperons d(^ la 
^raud(^ veine et de Faorte, prises chacune à part; 
et nous les étudierons aussi toutes les deux à la 
fois, dans ce quVdles ont de commun. 



aux poumons, l'y répandant jus- 
que dans les dernières cellules, 
et le ramenant à l'oreillette et 
au ventricule gauches, })0ur le 
lancer ensuite jiar l'aorte dans 
toutes les parties du corps su})é- 
rieures et inférieures. — Se ra- 
mifient cointne la tracJœe-artère. 
Ceci est assez exact; mais ce 
sont plutôt les bronches (pi'il 
faudrait dire. — Ceux qui vien- 
nent de la trachée. Ce sont toutes 
les ramifications des In'onches, 
dans l'un et l'autre poumon. — 
Occupent le dessus. Ceci n'est 
pas faux ; mais ce n'est pas non 
plus très-exact, puiscpie l'aorte 
est tantôt ])ar-dessus et tantôt 
par-dessous les bronches. — 
Knti'c la trachée et [le c<rur. J'ai 
;ij(uit(' ceci, comme l'ont fait 
MM. Aubert et Wimmer, pour 
que la })ensée fût plus claire; 
c'est un complément presque nt'- 



cessairo de ce qui suit, puisque 
les vaisseaux dont le texte i)arle 
ne \)Q\i\K'nièXYe communs (ju'entre 
le co3ur et la trachee-artère. — 
Et ils l'envoient jusqu'au arur. 
Ceci est tout à fait inexact; et 
l'air ne va pas plus loin que les 
poumons. — Uun de ces ca- 
7iaux. Ceci encore est l'aux; mais 
pour être comi)lètement exact 
sur tous ces points, il aurait 
fallu connaître la circulation pul- 
monaire outre la grande articu- 
lation; et si quelque chose doit 
nous étonner ici, c'est qu'Aris- 
tote en ait déjà tant su. U est 
d'ailleurs difficile de comprendre 
à quels vaisseaux se rai)j)ortent 
réellement les deux canaux dont 
il parle ici. 

!^ G. Plus loin. Liv. III, ch. m, 
§^ 5 et suivants, où Aristote 
revient plus longuement sur tous 
ces détails. 



ss 



niSTOIHK I)i:s AMMArX. 



' (^(^1 \c poumon qui n le plus (l(* snn- di^ Ions 
l(*s or-niK's, (liiiis les luiimjiiix (jui oui im poumon, 
cl ((iii soni vi\ip;iros, soil rii oiix-mèmes, soil au 
(Ichnî's. Dnns sa imissc (^nliri'i', h^ |)oumnn csl 
sj)(m-i(Mi\ ; ri les vaiss(Niu\ (l(^ la t^randr m^iih^ 
a('('ompa,i^n(Mil cliacjuc hroncln^ Mais ('«mi\ (pii 
«'l'oiVnl (Hh' Ir j)oimioii csl vide dr sau- oui élr 
li'omprs, ru ur i'(\iiai*daul (juo los poumous rulcvrs 
aux animaux (Toii lo sani^ s'idail rrhappr en lola- 
lih', aussilol (ju'ils ;i\airnl r\r d('M'ou|)rs. ' \ai\vc 
Inus 1rs \isr«'i'rs, lo avur osL h^ s(Mi1 à a\oit' du 
siin- : rar lo poumon n^^n a pjis ju'écisi'mrnl on 



ii 7. Qui a le plus de sfitvj . {\'\\r 
-•<'iU'r;ilit(' («SI vi-ait-, (iUni(ju"Aris- 
loto iu> ])ù! pas so rt'iidrc coniplc 
(lo rheni;Uos<> proprcMUcnt dite 
("est le jiouiiioii (pii fait le sanir, 
eu le l'eiKMivehint sans cesse de 
raeon à le vivitier et a I»- i-eudrc 
nmi'iiif; voii' le ?• suivant. — Soif 
Cil ru.r-iiKhnrs, snit au df/mrs. 
Cette distinction, ({iii n'est pas 
iausse, ii",i pas été Ci»iise['V('e 
par la science, (jui a ])ris d'autres 
l)asesdetdassiticati()n,plus claii-es 
<|iie celledà. — Est sj.(in;/ir//.r. 
La simple vue sut'îit a nionti-er 
que c'est hien la nature du jtou- 
nidii; ses cellules (ni loni une 
sorte d'epon^'-^'. — Les raissrdu.r 
'/>' la grande rrinc. Ceci n'est pas 
exact, si, par la grande veine, 
v»n tMitencl la veine cave; mais il 
est cei-tain d'un îiutre côte (pie 
les ramitications de l'arteiH' et 
des veines jjulmonaires suivent 



c;dles des lirouclies. — Ccit.r qui 
rrtiiviit , 11 y avait deja en (dl'et 
des dissensions sur toutes ces 
((uestions de physiologie et d'a- 
natiunie: et Ari.sîote y t'ait sou- 
vent allusi(ui dans ses oiivrai^-e^ 
d'histoire naturtdle. — Aussilol 
qu'ils ai'fiii'nt éli' dfi-oi/pi's. J'ai 
jiris un terme ^ent'ral, pai-ce (pi'il 
peut s'auii- (les animaux decou- 
pi's après les sac-ritices, aussi liien 
tjue (h' dissections îinatomicpies. 
^; S. Lr seul à avoir du srnif/. 
Ceci est lôrr exact, avec l'expli- 
cation (pi'en donne Arisloie ; il 
voit l)ien ((ue le cteur est le centi'e 
du svstème sani^niin. Ce n'est pas 
preci>enient le couir ([ui l'ait le 
sang-; mais il le re(;oit et le ren- 
voie. — I)(nis 1rs rriiics (/ui le 
lrur<-)'seaL et (pli lui viennent du 
co'ur. — Daas c/ta<u?tr di- ses ca- 
ri tes. Ces cavités sont les deux 
oreillettes, l'une à droite, l'autre 



IJVRE I, CHAP. XIV, .55 0. 



80 



lui-mcm(^; il n\^n a ([uo dans les veines qui h^ 
Iravci'sonl. Au conli'airc h^ comu' a du san^ on lui- 
même, puisqu'il (Ml a dans chacune de s(^s cavités, 
\a^ sanu le ])lus léijcM- (*sl dans la cavilé du milieu. 
' Au-dessous du poumon, (^sl laceinlui'edu ironc, 
cl (A' ([u'on appidle les reins, qui liciun^d aux 
colcs. aux hypoiMindres et à Tépine (lorsal(\ Dans 
son milieu, le diaphi'agme est mince (4 membi'a- 
neux. Il (^sl traversé dt^ pari en part de veines, 
qui, dans le corps de riiomme, sont très-fortes en 



à gauche, et les deux ventricules 
])hices au-dessous et de même. 
Mais j)our Aristote. le C(eur n'a 
que trois cavités, comme il l'a dit 
])lus haut, § 1. — Le /dus Irqer. 
On poiu'rait croire «pie ceci se 
ra[)j)orte à la distincticm, dans le 
C(eur, du sanu' arteritd et du sa ni;- 
veineux. La cavité du milieu 
('tant très - probablement pour 
Aristote l'oreillette gauche ou le 
ventricide gauche, le sang-- qu'il 
appelle le i)lus léger est celui 
qui revient du poumon au conu'. 
MM. Aubert et Wimmer ])arais- 
sent croire au contraire que c'est 
le sang du ventricule droit. Xo'w 
plus haut .i^ i et la note. 

?i 0. /.// eeinlare du troue. C'est 
le diaphragme; mais j'ai tenu à 
traduire littéralement le mot du 
texte. — Et ce qu'on ap/jclle les 
rri?2s. Il y a des manuscrits qui 
disent : « les veines » : ce (jui ne 
se comj)rendrait pas. Cette équi- 
voqtie vient de ce rjue les deux 
mots se ressemblent l^eaucouj) en 
ii:voc. — Le diaphra;///ie. J'ai mis 



ici le mot i>roj)re. bien qu'il ne 
soit j)as exprime dans le texte. — 
Trarerscde pari en part de reines. 
J'ai reproduit le terme général 
de Veines qu'emploie le texte ; 
mais ce ne sont pas précisément 
des veines qui traversent le dia- 
j)hragme. C'est d'al)ord l'o^so- 
jihage, qui tloit aller à l'estomac; 
c'est ensuite l'aorte, qui doit se 
ramitier a toutes les parties infé- 
rieures ducorj)s. pour lui fournir 
des artères jtisqu'à l'extrémité 
des })ieds ; et c'est la veine cave 
ascendante, sans compter d'au- 
tres vaisseaux de moindre im- 
portance, le canal thoracique, la 
veine azygos, etc. — Qui daiis le 
eor/)s de l'hormne. Je fais rap- 
porter ceci aux vaisseaux qui tra- 
versent le diaphragme; mais on 
])Ourrait donner plus de généra- 
lité à ce passage, et croire qu'il 
s'agit de toutes les veines do 
notre corps, au lieu des vaisseaux 
particuliers qui traversent le dia- 
])hragme. Ce dernier sens, plus 
restreint, me semble préférable. 



90 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



proporlion do sa laillo. "* Sous lo dicipliragmo, à 
droite est le foie; à f^auelie, es! la raie, l.a posi- 
tion de ees or^aïK^s osl loujoiirs la même dans 
ions les animaux ([ni en soni j)onrvns, (piand ils 
sont eonformés d'inn^ manière naturelle (^1 qu1ls 
ne présentent pas de monstruosilr ; ear on a déjà 
vu quelquefois di^s (piadrupèdos où co^^ or^anos 
élaiiMit dans une |)osilion al)solum('nl inv('is(\ l.o 
ioio et la ralo s(^ rattachent au bas de Tt^stomac 
pai' rr[)i|)loon. 

^' A la voir, la rate d(^ riiomme esl étroih^ et 
tontine romme relit* du pore. Ordinain^menl ot 
dans presque tous les animaux, 1<* foie ost sans 



j^ 10. Sous le <Hap1ii'(i(j/n(>. (jcs 
positions du Ibio et de la rat(» sont 
exactes. — Cps <»'(/fnirs étaient 
(/(171S luie position nhsohnncnt i/i- 
rcr.'ir. Le tait n'est peut-être pas 
impossible, et les monstruosités 
expli({uent tout ; mais l'auteur 
aurait dû citer ici (\e^ observa- 
tions qu'il aurait i)u appuyer de 
son témoi^'-na<re {)ersonnel. — Le 
fuie et la rate. Le texte est moins 
précis; il n'a qu'un verbe, (pii 
peut se rapporter également, ou 
aux deux viscères qui viennent 
d'être nommés, ou à un seul. 
MM.AubertetW'immer ont adopté 
ce dernier sens, sans dire s'il 
s'agit du l'oie ou de la rate. Le 
foie est situé dans l'hypocondre 
droit, qui en est rempli; et il y 
est tenu [)ar des replis du péri- 
toine, par un ligament appelé 
^uspenseur du l'oie, et par r<'pi- 



j)Ioon gastro-liépatii^ue. La lace 
intérieure gauche du loie est en 
rapport avec restonia(; et sa 
grosse tulx'-rosite. La rate située 
dans l'hypocondre gauche est 
tixee a l'estomac p;u' l'epijjloon 
gastro-splenique. On ne sait pas 
bien encore quelles sont ses fonc- 
tions, 

îi H. Etroite et longue. ^LM. Au- 
bert et \\'immer trouvent cette» 
description fort inexacte; ear ils 
en concluent qu'Aristote n'avai 
jamais vu de ratt; humaine. La 
rate a à peu prés le tiers du foie. 
— Connne celle du pore. Il semble 
que cette comparaison, d'ailleurs 
plus ou moins juste, impli(pie 
qu'Aristote avait observé et vu la 
rate de l'homme. — Est sans l,ilc, 
sans- fiel. Le texte n'a cprun seul 
mot ; j'ai ajouté le second, jiarce 
que l'expression grecque j)eut 



l 



1 



LIVRE I, CHAP. XIV, § 12. 



91 



bile, sans fiel; dans quelques-uns, il y en a, le 
foie de riiomme étant d'ailleurs arrondi et pareil 
h celui du bonif. Cette absence de fiel peut se 
remarquer sur les victimes, de même que, dans 
une région aux environs de Chalcis en Eubée, les 
moutons n'ont pas de fiel. Au contraire, à Xaxos, 
la plupart d(*s quadrupèdi^s ont une si grande 
quantité (l(* fiel que les étranf^ers qui y font des 
sacrifices en sont tout effrayés, croyant que c'est 
un présage qui leur est personnel, et ne sachant 
pas que c'esf la nalure parliculière de C(^s bétes. 
^- Le foie se rejoint à la grande veine : mais il ne 



présenter les deux sens. Le foie 
sécrète la bile, et c'est là sa fonc- 
tion principale, si ce n'est unique. 
Il semble donc assez difticile de 
comprendre ce qu'Aristote veut 
dire ici. Peut-être veut-il parler 
uniquement de la vésicule du 
liel, comme la suite le prouve. — 
Le foie de l'homme étant d'ail- 
leurs arnmdi. Le foie a une forme 
très-irrégulière, et on ne saurait 
dire très-précisément quelle elle 
est. Les anatomistes remarquent 
en outre que le foie est très-sujet 
à se déformer. ('onsid<'ré dans 
sou ensemble, sous l'enveloppe 
(jue lui fait le péritoine, il peut 
sembler quelque peu arrondi. — 
Pareil ii celui du hœuf. Sans 
tloute, on voyait alors plus 
de foies de boîuf que de foies 
d'homme. — Cette alisenec de fiel. 
Le texte n'a qu'un pronom neutre 
tout à fait indéterminé. — Sur 



les rieti?ncs. Ou bien, h dans les 
sacrilices ». — En Eubée... ii 
yaj'os. L'Eubée, aujourd'hui Xe- 
grepont, la plus grande île de la 
mer Egée, au nord de l'Attique. 
("est là, à ce qu'on croit, qu'Aris- 
tote est allé mourir. Xaxos est 
la principale des Cyclades. Il 
serait curieux de vehitier les faits 
énoncés dans ce passage. S'ils 
sont exacts, ils n'ont pas dû 
changer depuis le temps d'Aris- 
tote. 

§ 12. Se rejoint à la (jrnnde 
veine. C'est sans doute j)ar la 
veine porte, dans le sillon trans- 
verse du foie; ses ramitications 
se rendent dans la veine cave 
ou grande veine. — // 7îe com- 
munique pas avec l'aorte. L'ar- 
tère hépatique, qui part du tronc 
cœliaque et qui se jette dans le 
foie, établit une communication 
avec l'aorte ; mais son calibre est 



92 



flISTOîHK DKS AMMAl'X 



roiiimnniqiio pas axoc Vaorlc: Ciw In veiiK* (|iii 
sori (!(' Ici iii'aiide v(M1I(' li'avcisc le loii^ (oui ciilirr, 
au poiiil où soni n' ([ii'on a|)|)t'llp h's poilcs du 
iV)i(\ La rah' ik' s(' l'atlaclu» ahsolunirul (\uh la 
grandi' vcint* ; car une mmuc paiiaid dv cidli^-là 
\\nû dans la i'alt\ 

*^Après ces or^^anes viennrul les reins, ou ro- 
t^nons, qui sonI silués près de la eolonn<' dorsîde 
dir(H'l(un(^nl, el qui ressend)l(Md beaucoup, dans 
leur nalui'e, k ceux du hœnï. Dans jous les ani- 
maux qui oïd des rognons, le droil esl (oujours [dus 
élevé qu(^ le gau(die; il a moins de graisse, el il 



si petit qu'Ai'istoti' a hicu jiu no 
pas la i'<'f()nnaitr«\ — La ri'i/ir 
(jui sort (ir la (p-aiulc rruic. (\' 
sont jXMit-ètrc les veines hepa- 
ti{[iios ; elles repoi'teiiL ilans la 
veine eave le san^^ de la veine 
porte, (jui a servi a la si-ci-i'-tion 
(le la l»ile. — Les poi-fes- du foie. 
Les anatoniistes nioderiuvs n'ont 
rien conservé de i-ette descri[)- 
tion. — Si' se rattacho ahsithinii'iit 
f/u'à la t/r(/a(/c reine. I/arièi-e 
spl(''niqu(; est ti'ès-volnniineuse , 
et elle pénétre profondément tians 
la rate. La veine s[)h'ni([ue n'est 
])as moins considérable; c'est un 
des principaux aftîuents de la 
veine porte. — l'ne reine partaaf 
(le celle-h'i. Ce serait [)eut-éire 
pliuôt le contraire (pi'il faudrait 
(lire. C'est la veine dite splénique, 
qui remplit la rate de ses divi- 
sions, 
?5 13. Les rei?is, ou ro(jnons. Il 



n'y a (|u'un seul mot dans !(• texte. 
Il aurait fallu ajouter : les 
" Deux >' reins. Mais sans litmie 
le fait aura [)aru si évident qu'il 
('■tait inutile de le mentionner. — 
De la cobaine d'irsale <ltre< traient. 
Le texte dit mot a mot : ^ de la co- 
lonne dorsale ell(>-méme > . — A 
rea.rdu Irraf. Quelques commen- 
tateurs en ont conclu (ju'Aristote 
n'avait pas ol)S(>rvL' les reins de 
riionime : il seniidt" (pi'il faut en 
comdure tout le contraire; car 
autreuKMit la comj)araison n'au- 
rait {)as t''ie j)0ssible, — Qui ont 
(les rof/mnis. Notre mot de llo- 
irnons s'aj)plique aux animaux 
])lut(")t (pie ctdui de lleins, rt'servi'" 
plus })articulièrement à l'iionnue. 
— Le (Irait est taujinirs plas eleve. 
11 semîile (pie ce soit le c(mtrair(» 
(diez l'homme, oii le rein di-oit 
est en gênerai plus bas (pie le 
gauche. — lin a/oins de f/rfusse. 



LIVRE 1, CIIAP. XIV, .îî lo, 



03 



es! plus sec Celle conformalion t^sl dans tous les 
auli'cs animaux semblable h ce qu'elle esl chez 
riiomme. Des vaisstNiux, parlanUb^la grande veine 
el de raorU\ se rend«Md dans les reins, mais non 
dans l(uir cavité : car les reins oui une cavité dans 
ItMU' cenlre, plus grandi^ chcA b^s uns, plus petite 
cbez les autres, exc(q)té pouriaid chez le phoque, 
([ui a l(^> reins paridls à ceux du b(ind\ et les 
])lus compacts de tous. 'M.es vaisseaux ([ui se ren- 
dent dans l(^s reins se perdent dans le corps des 
reins mêmes: et la preuve qu'ils ne les traversent 
pas, c'est que les reins n'ont pas de sang, et que 
le sanu ne s'y coagule jamais. ^"Les reins ont, 
ainsi qu'on vient de le dire, une petite cavité; et 



Chacun des deux reins est enve- 
loppe dans un tissu cellul(»-gr[iis- 
seux ; cette disposition fait que 
le rein r(\ste immobile. — Sei/i- 
hlalde il ee qu'elle est ekcz llajniate. 
Ct^ci prouve que l'auteur avait 
fait des obs(M'vations sur le corps 
humain. — De la grande reine et 
de rarirtr. L'artère rénale, ipii 
e>t iVu't grosse. i)art de l'aorte, 
(>t se ramitie. dans le rein, en une 
foule de vaisseaux de {)lus en 
plus petits. Quant a la veine ré- 
nale, elle n'est guère moins volu- 
mineuse, et elle se rend du rein 
dans la veine cave, c'est-à-dire, la 
e-rande veine selon Aristote. Les 
divisions (h> la veine rénale sont 
aussi très -nombreuses. — Vue 
carité dans leur rentre. — C'est 



ce que Tanatomie actu(dle ap]>elle 
le Bassinet, ou peut-être le hile 
entier du rein. — Chez le phoiiue. 
On pourrait croire (pie ceci est 
une inter])olation. puisque, dans 
ce jKassage. il n'est question que 
des reins de l'homme. 

?; 14. Ils ne les' trarersent pas. 
Ceci est exact : l'artère vient dans 
le r(Mn; la veine en part; mais 
ni l'artère ni la veine ne le tra- 
versent. — A> s'i/ coaifule janiai.<. 
Ceci n'est pas très-clair ; mais le 
texte ne peut i)as donner un 
autre sens, 

,^15. Ainsi (juon rient de le dire. 
Ceci excuse la répétition, que 
MM. Aubert et XVnniner parais- 
sent condamner, en mettant ce 
membre de phrase entre cro- 



94 



IIISTOIUE DES ANIMAUX. 



LIVRE I, CIIAP. XIV, § 17. 



d:; 



(le celle partie creuse des hmiis, deux canaux 
assez pelils se rendent dans la vessie, ainsi que 
d'aulres canaux Irès-roi'ts et parallèles, qui parlent 
de Taorle. Du milieu de chacun des deux reins, 
une veine grosse et musculeuse part pour se dii'i- 
ger le long du racliis même, en passant par un 
espace Irès-elroil. Ensuite, ces deux veines dispa- 
raissent dans chacune des hanches et reparaissent 
de nouveau, s'étendant sur la hanche. 

*^Ces divisions des veines descendent dans la 
vessie; ciw la ve^sie est placée tout à fait In der- 
nière. VAÏe est suspendue aux canaux qui se dii'i- 
gent des reins le long de la lige ([ui se l'end à 



cliets. — Deux rnnaux n$!^cz pe- 
tits. Ce sont les uretères, un 
pour chaque rein, qui couduistMit 
Turino sécrétée, du bassinet à la 
vessie. — D^autrcs vanniu- très- 
forts. Il semble qu'il s'a;^it ici des 
artères iliaques j)rimitives, (jui 
partent en etfet de Taorte abdo- 
minale ; mais elles ne vont pas à 
la vessie; elles i)asseut à (h-oite 
et à gauche, pour se ramiher dans 
les cuisses et les jambes. — Et 
parallèles. Ou plus exactement 
peut-être : « Continus '>. Des tra- 
ducteurs ont compris que cett»' 
continuité sipaitiait que ces vais- 
seaux ne se ramitient pas. — Cne 
reine grosse et nmsenleuse. Ce ne 
sont pas les artères rénah'S i\m 
vont de l'aorti; au milieu de cha- 
que rein, mais (jui ne suivent pas 
le rachis ; ce sont plutôt les ure- 



tères. L" « p]sj)ace «'troit » est 
sans doute celui qui reste entre 
les reins et l'aorte, et ou j)assent 
les uretères. — Ensuite ers deux 
reines. Il est j)robable qu'il s"a,LMt 
ici des artères rénales, et des 
artères iliaques primitives, (jui 
deviennent, un peu plus bas, d<'s 
artères fémorales; mais la des- 
cription d'Aristott^ ne parait i)as 
très-exacte; et l'anatomie qu'elle 
sui)j)ose n'est i)as très- avancée. 
Il est difficile de retrouver sur le 
cadavre les dispositions des ar- 
tères t)U des veines dont il peut 
être question ici, et qui «■ dispa- 
raissent dans les hanches ^>. 

,s^ IG. Ces (lirisiuns des veines. 
Il ne peut s'a^'ir([ue des uretères, 
(pli conduisent l'urine des reins 
à la vessie, sur une assez j/rande 
lonjrueur, entre deux et trois de- 




« j 



Turèthre. La vessie est presque tout entière enve- 
loppée, dans sa rondeur, de petites membranes 
légères et fibreuses, qui se rapprochent, on peut 
dire, de l'organisation du diaphragme du thorax. 
La vessie dans l'homme est d'une médiocre gran- 
deur. 

*^\uprès du col de la vessie, s'attache le 
membre^ honteux, qui est nerveux et cartilagineux. 
L'oimIIcc le plus extérieur s'ouvre dans le membre 
même. Un peu plus Jjas, Fun des conduits se 
rend aux testicules; Fautre, à la vessie. 



ciniètres. l'n uretère part de cha- 
cun des rein;s. — La dernière. 
("est-a-dire u à l'extrémité des 
uretères » : au-dessous de la ves- 
sie, il y a tout r;q)pareil excré- 
toire, destiné à l'expulsion de 
l'urine. La vessie est siiuee dans 
la cavité du petit bassin. — Elle 
est suspendue aux eanaux. Ou 
(( retenue i)ar les canaux ». Ici 
tuicore la description que donne 
Aristote est assez obscure; mais 
ces organes sont tellement com- 
pli(pies que ces erreurs , au 
début de la science, se coni- 
j>renneiit de reste et sont très- 
excusables. — Le long de la tige. 
C'est la traduction lidèle du texte ; 
mais (« la tig-e qui se rend à 
l'urèthre » ne peut être que l'ure- 
tère. L'urethre commence au col 
de la vessie et en bas, et à par- 
tir de la symphyse du jjubis; sa 
direction est la même que celle 
de la verj-^e, et il se termine avec 



elle, pour l'expulsion de l'urine 
et de la liqueur sj)erniatique. — 
De petites membranes légères et 
fibreuses. La vessie a trois tu- 
niques distinctes, séreuse, mus- 
culeuse et muqueuse, qui vien- 
nent en partie du péritoine, du 
pubis, de la prostate, des uretères 
et de l'urèthre. — Du thorax. 
Cette similitude du diaphragme 
et de la vessie n'est pas frap- 
pante ; et l'on doit douter que 
la science actuelle j)uisse l'ap- 
prouver. 

.^17. Auprès du col de la vessie. 
Ce n'est pas faux ; mais ce n'est 
pas tout à fait exact; la verge est 
située en avant du pubis. La 
vessie est située plus profondé- 
ment. — Le membre honteux. 
C'est la traduction littérale du 
mot grec ; dans notre langue, le 
mot technique est la Verge. — 
Nerveux et cartilagineux. — C'est 
exact, quoique vague. La verge 



1)1) 



IIISTOIRH DES ANIMAUX. 

De (M' iiKMîibiv, peiideiil les h^sliniles chiv. les 
umW>: nous dirons plus loin ([ucdh^ (Mi csI Tori^a- 
nisalion, ([uand nous liailiMons (W> or-am^s com- 
muns aux dilîrivnh^s cspiMvs. 'M)ans la l'omm(\ 
loul est ualui'idlenKMil pareil à ee (pi'on voil dans 
rhomm«^; la seule ditleiuMiee eonsisli^ dan> la ma- 
lrir(\ On peul voit' quidle en (^sl la forme api)a- 
rtMile d'api'ès le di^ssin qui (^sl dans les ouvraiies 
d'Yuaiomie. La |)osili()n d(^ la malriee esl dans les 
iuleslins; el la vessie esl placée derrière la ma- 



v,e cotistluie des corps caviT- 
iieiix, (lu canal de rurèthrc, de 
vaisseaux, de nerfs et de muscU»s 
propres; le tout est eulour<- d'ea- 
veloppes spéciales, au nombre 
de (quatre. — L'ori/-icr le plu>; 
c.rt''rieur. C'est le canal de l'urè- 
[Yii-Q, — L'iot (les coii(/idf^. Cette 
descri))tion peut sembler insutti- 
sante; mais Tanatomie de ces 
parties est si délicate et si com- 
l)litiuee qu'il n'y a point à s éton- 
ner de ces nouvelles erreurs. Il est 
probai)le qu'Aristote veut parler 
du canal éjaculateur. Dans la 
plupart des ('ditions, les mots de 
« Nerveux et cariila;iineux » se 
trouvent placés ici, au lieu de 
l'être un peu plus haut. C'est 
Schneider qui les a déplaces, et 
j'ai suivi sa, leçon, que MM. Au- 
bert et Wimmer semldent adop- 
ter aussi. — /V//V loin, voir liv. 111, 

ch. I. 

i^ 18. Tout est 7iatur('llemr)il pa- 
reil... Cette ^^eneralité n'est pas 
très-exacte. H y a bien des dill'e- 



rences intérieures entre le-^ deux 
se;.es ; au dehors, il n'y a (m 
efl'et de ditïércMice ([u'entre la 
verue et la Matrice, pour pren- 
dre l'expression d'Aristot»". Mai> 
les oruanes i^-enitaux de la femme 
se composent de parties nom- 
breuses ipu3 riiomme n'a pas : 
les ovaires, les tronqies de h'al- 
lop(>. l'utérus, le va,i:in, la vulve, 
^,\^■_ _ iy(,prr< le (Ic^s'ni. On volt 
par là. connue je l'ai déjà iait 
remariiuer, que l'idée de l'Illus- 
tration n'est lias nouvelle, et que 
les anci-'us nous avaient des 
loimteu4)s devancé's dans cet m- 
•«•(Miieux moven de faire mieux 
com[)r.'ndr<> les choses (|u'on dé- 
crit. Voir liv. 111, v\\. i, ?; Ci- — 
Ksi dans' les /)itesli//s ou : < dans 
l(>s parties intt-rieures )-. — l)er- 
rirre 1(1 tii(ih-i<-e. Ceci est exact si 
l'on entend par Matrice, comme 
le fait Aristote et connue on })eut 
le faire avec lui, la Vulv.-, ou l'en- 
semble des parties irt'uitales de 
la femme, vues du dehors. 



4 



I 



LIVRE I, CHAP. XIV, ^ 11). 97 

frire. '^Nous aurons encore, dans ce qui va suivre, 
à parler des malrices des animaux en général; 
les malrices ne soni pas les mêmes dans tous, et 
elles ne sont pas disposées de même. Mais en ce 
qni concerne les parlies iiitéri(Mn'es el extérieures 
du corps de Tliomme, on vieni de voir ce qu'elles 
sonI, comment tdles sonI, et quelle eu est l'oro^a- 
nisation. 



.^ in. Daiis ce qui }'i suivre. 
^'oir plus loin, liv. III, ch. i, J; 2, 
et même liv. III, ch. 3 et 4. — Du 
corps fie rhonunr. C'est par la 
description de l'homme qu'Aris- 
tote a voulu commencer l'his- 
toire des animaux; et il en a 
donné les plus fortes raisons; 
plus haut, ch. VI, § 12. On ne 



T. I. 



saurait trop admirer l'ordon- 
nance générale de ce premier 
livre, digne introduction a l'ou- 
vrage entier. \o\v plus haut la 
note du ch. vi, 5^ 12; voir aussi la 
Préface, et l'analyse, qui y est 
donnée assez longuement, de ce 
premier livre, rapproche du pre- 
mier livre du Traité des Parties. 



M 



»? 



LIVRE II 



CHAPITRE PREMIER 

Parties communes à tous les animaux ; parties spéciales et cor- 
respondantes; la l'Hc et le cou se retrouvent chez tous les 
quadrupèdes vivipares; conformation spéciale du cou du lion ; 
les quadrupèdes vivipares ont des pattes de devant, au lieu de 
l)ras et de mains; conformation particulière de Tclcpliant; la 
poitrine et les mamelles chez les animaux ; disposition p'-nérale 
des flexions dans l'animal ; les tlexions chez l'éléphant et chez 
les quadrupèdes ovipares ; articulations dans rhomm(^ dispo- 
sées en sens contraires selon les membres su})érieurs ou mfe- 
rieurs; flexions dans l'oiseau; singularité des pieds du phoque, 
en avant et en arriére; pieds de l'ours; locomotion en croix 
chez les (quadrupèdes et les polypo les ; locomotion particulière 
du lion et des chameaux de Baclriane et d'Arabie. 

' Entre les parties dont b^s animaux sonl formes, 
les unes leur sont communes h tous, ainsi qu (mi 
vienl (le le voir un peu plus haut; crautn^s appar- 
iiennenl exclusivement à cerlaines espèei^s. Klles 
se ressemblent, ou elles dillèrent, sous les rapports 



§ 1. V?i peu plu^ haut. Voir 
liv. I, ch. I, ?;§ 2 et 3. — Signalés 
déjà tant de fois'. Ceci se rap- 
porte au début (lu I" livre; mais 
il est possible que l'auteur veuille 
désigner quelque autre de ses ou- 
vrages. — Spccifiqucnieiit diffc- 



rentrs. Ou <t d^^ forme ditTe- 
rente ». Kn grec, le même mot 
peut signifier à la fois Espèce et 
Forme. — Da7is u?ie }ni'surr pro- 
porfumnollr. Ou « par analogie ". 
— Par leur Formr. iMémc re- 
marque (|uc plus haut. 



.S 









1 



IJVHE II, CHAI'. I, s 3. 



99 



que nous avons signal('>s (lrj;i (ani, do Ibis. C'est 
qiu' les animaux donl le genre esl autre, ont pres- 
que tous aussi la plupart de leurs parties spécifi- 
quement dillerenles. Tanlôl la dillerence de ces 
parties ne disparaît que dans une mesure propoi'- 
tioiinclle; lanlùl elle porte sui' le genre même, 
i'arfois aussi, les parties sonl identiques en genre; 
mais elles sonl loul aulres par leur forme. Deau- 
C'Mip de parli.'s roncliininml chez ceriains ani- 
maux, el inanqnenl cliez certains aulres. -C'esl 
ainsi que les quadrupèdes vivipares ont un.' lèle 
el un cou, avec loules les parlies donl la lèle se 
•••'inpose; mais chaque partie a des formes difTé- 
leules ciiez chacun d'eux. L.. lion, par exemple, 
n'a qu'un seul os dans le cou, sans verlèhres. Si 
on l'ouviv. t.n peut voir qu,> loules ses parlies in- 
térieures sonl paieilles à celles du chien. 'Les 
quadi'upi'des vivipares onl. au lieu de bras, des 
pâlies de devani ; e| lous les quadrupèdes qui onl 
des fentes dans ces pâlies, les onl sui-loul ana- 
logues à nos mains; el dans bien des cas. ils s'en 



i; -2. Le lion par exea/plc. Cette 
ohservatioii r.msse (Je Ja confor- 
matiou du liou mérite dêtre re- 
marquée. — N^' ou l'ouvre. Ceci 
prouve, entre tant (Fautres teinoi- 
guages, que la dissection do^ 
animaux était jjoussée assez, loin 
du temps d'Aristote. — Pareilles 
à celles du eliicn. Cette similitude 
n'est pas aussi graude que l'au- 
teur semble le croire ; et lascience 



actuelle classe le chien et le lion 
dans des familles très-difîerenies. 
^ 3. Des pattes de devant. Après 
ces mots, MM. Aubert etAVimmer 
ajoutent : « et des i)ieds (ou 
pattes) au lieu de mains «. — 
Des fentes dans ces pattes. J'ai 
traduit en ]>araj)hrasant le mot 
grec; on aurait pu dire plus sim- 
])Iement u les Fissipèdes ». — Les 
parties gauches, MM. Aubert et 









1 00 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



servent comme de mains véritables. Les parties 
franches sonl dans ces animanx moins déixaf^ées 
qn(^ chez Fliomme. Ml fan! tontefois e\C(^pter 
lïdéphanl, qni a les doii;ts de pieds heanconp 
moins séparés, ci dont lesjamb(^s de devant sont 
heanconp pins loni;nes qni^ celh^s de derrière. 11 
a d'aillenrs cin([ doii^ts ; et h >c> jaml)es d(^ der- 
rière, il a d(^ p(dit(^s cln^villes. Sa trompt^ «^st faite 
de telle sorte, et (die a nne lell(* dinuMision, qn'il 
])(nd s\ni servir conune nons le faisons de nos 
mains. Il hoil ci il man-e à l'aide de cidle tromp(N 
en portant les alinn^nls à sa hou(dn' : il peni anssi 
avec elle élever les objets jnscin'à son cornac, placé 



Winimer ont cru qu'ici cncin'c il 
fallait chau-cr le texte ; et ils ont 
lui^, u les membres postérieurs -s 
au lieu des membres ou parties 
Gauches. Ce chanirement peut 
paraître assez plausible ; mais je 
ne crois {)as qu'on i)uisse se le 
permettre contre le temoiirnatre 
unanime des manuscrits. 11 laut 
8(> borner a faire cette renia r(iue, 
sans aller jusqu'à établir un texte 
différent. 

.^ 4. Les doigts de pieds. J'ai 
adopte le sens vuliraire ; mais 
on pourrait comprendre ce pas- 
saire un peu autrement et tra- 
duire : u 11 a les doi^rts moins 
st>pares tpie ceux des pieds - de 
riiomme. — Que ce/les de der- 
rière. J'ai cru devoir ajouter ces 
mots, i[m complètent la penst-e. 
Celle contiguration de relephant 



est d'ailleurs de toute t-viiKmce ; 
et sou train de derrière e^i beau- 
coup plus ba> (pie celui (U' devant. 
— lia d'ailleurs rin^/ doigts. Ces 
détails sonl i)arfaitement exacte. 

,SV/ troihjic. Le mol dont se 

sert Arisioie est plus -reneral. et 
il siirnitie le Nez, tout aussi bien 
que la trompe. — ('i'}/i//i'' ?i'>n^ 
A' /'fiiso/is- de nos >/i(ii/is. La com- 
paraison esl tres-ju>te ; mais (die 
est si naturelb^ qu'elle a du > o\- 
frir tout d'abord aux jU'emuu-.- 
observateurs. — l'^n portant le-i 
alitnrnts « sa houehr. Il ii'«"si 
presfpie pers mnequi, mémedan.> 
nosclimats, n'ait vu deselephanîs 
priv.'S et n'ait pu (dtserver sa 
manière de manir-M' et de boire 
a l'aide de >a trompe. - Smi 
roriuir place en haut. C'est sur- 
tout dans les pays ou l\depliaiit 



\ 



LIVRE II, CIIAP. I, ^^ :;. 101 

en liant: il s\m sert ponr arracher des arbres; et 
(piand il marche dans l'i^an, c'est par elle qn'il 
respire. Sa trompi^ se conrbe par le bout; mais 
elle n'a pas d'arlicidations, [)arce qu'elle c^st car- 
tilaninenso. 

'De tous h^s animanx, l'homme est le seul qui 
puisse se servir éi;alennMit des deux mains. Tous 
les am'maux ont un(^ partie qui correspond à la 
poitrim^ clnv. Fliomme ; mais cette partie n'est 
pas s(Miiblable, en ce que, dans l'homme, la poi- 
ti'in(^ est lari^e, et ({ue chez eux elle esl étroite. 
Aucun animal non plus n'a de mamelles sur le 
devant de la poitrine; l'homme seul a cette con- 
formation. L'éléphant a bien aussi deux mamelles; 



est indigène qu'on jieut faire 
celle remarque. Chez nous, le 
cornac accompagne l'elephant : 
mais il n"a jamais à monter sur 
son cou. — Pour arraeticr des 
arbres. C"esl une j^reuve de la 
force prodigieuse de l'animal. — 
C'est par vile qu'il r('spi)e. En la 
tenant sans cesse hors de beau ; 
car il n'est pas amphibie, comme 
rhi|)popotame ou le rhinocéros. 
— Elle n'a pas d'articnlatioïK. 
Ce qui l'aurait empêche d'être 
aussi flexible qu'elle l'est. Selon 
la descrij)lion de Cu\ier. lirt/zie 
aniaad. Utme I, j). 238, u La 
<* ironijie de l'tdephant, qui est 
" cylindrique, se compose de 
" ])lusieurs milliers de jietits 
u muscles diversement entrelaces, 
i< mobiles en tous sens, douée 



« d'un sentiment exquis, et ter- 
<> minée par un aj)pentiice en 



u forme de doigt. Cette trompe 
«* donne à l'éléphant presque au- 
<i tant d'adresse que la perfection 
« de la main peut en donner au 
« singe, etc. » 

.^ 5. SV-' serrir également des 
deux 7nains. Les singes, secttnd 
ordre des mammifères, ont (junfre 
mains, d'oii leur vient le nom de 
Quadrumanes. — Qui rorres- 
pond... seynhlable. On voit quelle 
est la difft'rence qu'Arisioie veut 
établir, — Aueun animal non 
plus... Le fait n'est pas tout a 
faii exaci ; et les quadrumanes 
ont aussi les mamelles sur la 
poitrine et en avant : voir Cuvier, 
Ri'gne aniaud. tome I, p. So. — 
L'clejjhant a bien aussi deujc ma- 



10-2 



mSTOlHK DRS ANIMAUX, 



mais il in^ les a pas sur la poili'ino ; il les a h cC)\{\ 
M.(^s ll(^\ioiis des meinbros, sr)il (i(^ di^vanl, soii do 
d(MTière, sonl dans h^s auiinaiix loiii à la fois op- 
p()S(M»s (Milro rll(^s el oppost^'os à re ([u'elles sonl 
dans riiommc. Il n'y a ([u*^ Téléphanl ([ni fasse 
oxceplion: car lui s^mU (^\rt*|)lr, les ([uadrupèdes 
vivipares ilérhiss(Mi( (Mi avant les mend)res de 
(hnani, el en arrière etuix d<' derrière, dt^ ma- 
nière ([U(* les creux ai^rondis de la Ih^xiou soiiMil 
lournès les uns v(M's les nuln^s. 11 n\'U es! pas 
ainsi che/ rélèplianl, eomnn^ on Ta prélendu (\\u'\- 
{[uefois; il s^issoil, ri il pli(^ les jandx's; mais 



/nrlics. Cost exact ; mais co n'est 
|.;is à cùté (le la poitrino. (Muiime 
K' (lit xVristotc, ({uo ces deux ina- 
melles >(«iit plact-es ; cVst soii< 
la {loitrine, coinine ledit ("nvier. 
Ri-fine nnhiKih tome I, p. ^.'ÎS. 

iG.fj's- /IrTion;^, Ole. MM. Au- 
be rt et XVimmer si ^niaient avec 
raison Terreur d'Aristotts dt'jà 
remarquée par d'autres auteurs. 
Cette erreur provient de ce 
(pi'Aristote a confondu le lias de 
la jamhe avec le haut ; la llexion 
se fait dans le même sens ; mais 
pourle hant de lajambe (la cuisse) 
la llexion est cachée et recouverte 
j)ar les chairs. Aristote n'avait 
point vu cette contormation : 
mais son étude sur h's flexions 
dans les animaux est la première 
en sou genre ; et elle est restée 
l^rt^sque unique dans l'histoireth^ 
l:i science. Voir ButVon, tome UI, 
i/es' M(imn)ifrrps, p. X\:\, édit. 



de 1S;!0. Butîbn semble accepter 
la descri|)tion d'Aristote et faire 
aussi nue excejition pour les 
jaml)es de l'elephant. -^ \\ a le 
irenou comme l'honmie au milieu 
de la jamhe. et non pas près .lu 
ventre, etc. " Eu ireueral, les na- 
turalistes postérieurs ont attaché 
moins d'importance qu'Aristote 
à cette organisation dcreléphant, 
(pli, à prennère vue, semlde en 
effet une exception. — Ij'S crenx 
arrondis de la /IPxinn.Pav exemj>le 
les bras de l'homme étant plies 
ainsi que ses genoux, les creux 
des deux membres se corres- 
pondent ; les concavités formées 
par la flexion sont tournées l'une 
v(M-s l'autre. — Coinino on l'a 
pr'Hmdn (/uclqurfoi^. Avi^ioU' ne 
nous apprend i)as ([uels étaient 
les auteurs qui avaient soutenu 
cette opinion, qu'il réfute. — 
Cof/nnr le poids de son rorp^... 



<* 



IJVRE IT, CHAP. 1, ,5 S. 



i03 



comme le poids do son corps ne lui permet pas 
de s'indécliir sur les deux h la fois, il se courbe, 
ou sur la f;auche, ou sur la droite ; et il dort dans 
cetl(^ posture. Il fléchit d'ailleurs les jambes de 
dei'rière de la même fa(:on i\\w Tliomme. "Dans 
les (piadrupèdes ovipares, tels que le crocodile, 
le lézard (4 dans tous les autn^s animaux de cette 
espèce, les deux jambes, celles de devant aussi 
bien ([uo c(dlos de derrière, s'infléchissent en 
avant, en iindinanl légèi'ement de côté. 11 en est 
dt^ ménn^ chez tous les animaux qui ont plus de 
qirnlre pieds; studenKMd, les jambes intermé- 
diairt^s entre les extrêmes ont toujours des direc- 
tions moyennes; el la flexion se fait plutôt un ptni 
de côté. M^'homme a les deux articulations des 
mend)res faites sur le même plan; mais elles sonl 
en s(Mis coidraires; il plie It^s bras en arrière, et 
la parlie intérieure biaise un peu de côté, tandis 



Explication très-ingénieuse et 
vraie. — Et il dort dans cette pos- 
ture. Cette observation n'a été 
répétée, je crois, par aucun natu- 
raliste. — De la même fanm <jue 
riioinine. Voir Burt'on, loc. cit. 

^ 7. Et dans tous les antres 
animaux de cette espèce. Compris 
sous le nom générique de Sau- 
riens, le lézard étant parmi eux 
h' ])lus connu de tous. — E?i in- 
elinant légèrement de côté. Obser- 
vations exactes, qui n'ont pas été 
répétées par les naturalistes ])os- 
térieurs. -(Jui ont plus de (jUidre 



pieds. Le texte dit précisément : 
(( Qui ont plusieurs pieds. » — 
Les jambes. Ou « les pattes ». — 
Des directions moyennes.Ve\\)ves- 
sion du texte est tont aussi vague. 
§ 8. Les deux articulations. Des 
bras et des jambes. — Faites sur 
le mémeplan, c'est-à-dire que l'or- 
ganisation des jambes a beaucoup 
d'analogie avec celle des bras. — 
La partie intérieure de la flexion 
du bras, c'est-à-dire, du cubitus 
et du radius sur rhumérus. — 
Les jambes fléchissent en avant. 
C'est la flexion du k'enou. 



10 F 



IIISTOIHE \)\i^ ANIMAUX. 



que les jainbi's llécliissenl mi avant. Ml n'y a pas 
un seul animal (jui Uéchisse en arrièi'e à la l'ois 
les membres de (h^vani el les mi^mbi'es poslé- 
l'ieurs. Dans tous sans exeeplion, la llexion de 
l'épaule se fait en sens conlraii'e de e(dle des 
eoudes et des paities de dtnaid, de même (pie la 
llexion de la cuisse sur la liancbe est opposée à 
eellt^ du f;('noii; «mi tidle soile qui\ si riiomm»' a 
une llexion coidiaire à celle des autres animaux, 
ceux qui ont aussi ces membres les lléchissent 
en sens contraire de riiomme. 

'''Ia^s llexions dans Toisi^au se rapprochent de 
ce qu'elles soid dans les ([uadrupèdes ; car avec 
ses deux pieds, Toiseau lléchit les pattes en 
arrière ; et à la ])lace des bias el des jambes, il a 
des ailes, dont la llexion si^ fait en avant. 



^9. Il 7i'y a pas un seul anima L 
Toutes ces observations, ainsi 
que les pi'ecédentes, sont fort 
exactes: et il ne semble pas qu'elles 
aient attiré non })lus Tatieniion 
(les zoologues modernes. — La 
flpxioii (le la cui^sf sur la hanchi\ 
Peut-être faudrait-il traduire 
aussi : <' sur le bassin », au lieu 
de K sur la hanche ». L'observa- 
tion n"en est pas moins vraie. 

,5! 10. Lrs flexions dans t oi- 
seau... dans les quadrupèdes. Ces 
rapprochements ingénieux, quoi- 
que })eu exacts, sont comme le 
germe de la théorie de l'unité de 
plan.Cuvier a dit : «En examinant 
H déplus près chacune des parties 






" de cette grande série d'animaux 
u (les vertèbres^ on y trouve tou- 
H jours queh|ue analogie, même 
n dans les esj)èi'es les plus eloi- 
« gnees l'une de l'autre, et l'on 
peut suivre les dégradations 
l'un même |)lan depuis l'homnic 
<( juscju'au dernier des poissons. » 
liryne a)ii/H(d, tome 1, p. 40. 

D'ailleurs , on voit l'erreur 
d'Aristote ; et les aibvs de l'oi- 
seau ne |)euvent pas être comj)a- 
rtW's aux genoux des quadrupèdes. 
— Dont la fle.i'iiin se fait en avant. 
La ressemblance ne va pas jjIus 
loin ; et le reste de l'organisation 
est absolument ditlérent chez les 
uns et chez les autres. 



*V 



i; 



% 



\ 



1 



L1V!{E ÏI, CUAP. 1, ,^ 12. 



lOo 



1! 



Le pho([ue est une sorte de (piadrupède tron- 
([ué. Il a des |)ieds qui tiennent directemeid à 
romoplate,et ctîspieds soiil (ont comme des mains, 
dennMiie que les pieds de Tours rt^ssemblent aussi 
à des mains. L(,^s pitnls du pbociue ont cinq doigts, 
et chaque doigt a trois llexions A un ongle assez 
petit. Les pieds de dei'iière sont également à cinq 
doigts ; leiu's llexions et leurs ongles sont pareils 
à ceux de devant ; mais (juant à la forme, ils se 
rapprochtMjt btMuicoup de la queue des poissons. 
*"Les quadrupèdi^s et les animaux qui ont plus 
d(^ (jualre pieds se mt^ivent toujours en diamètre; 
et c'est ainsi qu'ils maintienut^d leur équilibre. 
C'est par les parties di^oites (jin* la marche com- 
mence. Le lion et h^s deux espèct^s de chameau 



§ IL Le Phoque. On ne voit pas 
bien comment le i)ho(iue figure 
ici, et l'analogit' qu'il })eut avoir 
avec les animaux dont il vient 
d'être question. — L'ne sorte de 
quadrupède //'(>//7;/t'.L"exj)ression 
est juste: et bien que les (piatre 
pieds du pho(jUe se r.ippro^'hcnt: 
des nageoires, ils ressemblent as- 
sez bien à ceux des (juadrupèiles, 
à cause des doigts et des ongles 
(pli sont très apparents. — Te,? 
pi'^ds sottt tout eoinine dt's jnai/is. 
Ceci est moins exact ; et il ne 
parait pas que le })hoque jiuisse 
rien j)rendre avec ses pieds de 
devant non plus (|u'avec ceux de 
derrière. — Les pieds de fours... 
Ici encore le raj)prochement est 



nu peu forcé. L'ours a aussi cinq 
doigts à tous les pieds ; mais on 
ne peut jias dire que ses pieds 
de devant soient des mains préci- 
sément. — Ces pieds ont einq 
doigts. Ceci se rapporte au 
])hoque. — Ils se rapprochent 
brau<:oup de la queue des puis- 
sotis. l'entre les pieds de derrière, 
le jihoque a une véritable queue, 
qui d'ailleurs est très-courte. Voir 
Cuvier, Règne animal, tome I, 
p. 107. Le ])hoque est un mam- 
mifère, carnassier et amphibie. 
H-- t'/i diamètre. J'ai conserve 
la formule grecque ; mais on 
pourrait aussi traduire <( En 
croix >', comme l'ont fait quelques 
auteurs. — C'est ainsi qu'ils main- 



lor. 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



do Baciriano et d'Arabie avancent membre h 
membre; par Avancer membre à membre, j'en- 
lends que le membre droil ne va pas au-delà du 
auche, mais le suit toujours. 






tiininent leur équiliftvp. On pour- 
rait traduire aussi en se tenant 
plus près (lu texte : » Et c'est 
.iussi la position (prils ont dans 
la station ». J'ai prefc-re la j)re- 
mière nuance. — Que /a manhc 
couinicncr. Ceci n'est peut-être 
pasunt'aii constant. Clu'z l'homme 
où le mouvement des hras et 
celui des jamlies se croisent aussi, 
la marche peut commencer indiC- 
leremmeni par l'un (>u l'autre 
côte. Le cheval part toujours de 
la jamhe droite. Voir BulVon, 
ch. du Chevrd, pap^e 2'j, t-d. de 
1830. — Les den.r espères de ehti- 
i/icaiLT. Le chameau de la B;ic- 
triane a deux hosscs ; et il est 
iieaucoup [)lus rolniste (jue celui 
il'Araliie, qui n'a (pi'unc seule 
bosse. On donne plus particu- 
lièrement à ce dernier le nom île 
dromadaire. Les deux races s'ac- 



couplent et produisent ensemble 
aussi bien que séparément. Voir 
{)lus loin ch. H, ij 9. liutVon 
■ ipprouve tout à lait la distinction 
faite j)ar Aristote : Manunifèrrs, 
tome ni, p. 390. — Avmireiit 
ine)nl))'e à meinhre. Il semble 
qu'Aristote veut ici indiquer 
l'amble ; mais il ne parait pas 
(pie ce soit l'allure naturelle, ni 
du lion, ni du chameau. Pline, 
Hist'tire naturelle, liv. XI, ch, cv, 
p. 467, t'dit. E. LilliV', copie ce 
j)assaue d'.Vristote et dit : <i Le 
u lion et le chameau, seuls parmi 
« les animaux , marchent de 
u l'acon que h' pied tranche ne 
'< dépasse pas h' pied droit, mais 
'( reste en arrière. » Ceci se rap- 
porte aussi à l'amble. Pline vc- 
{)ète seulement que u tous les 
<i animaux se mettent eu marche 
u par le côté droit. » 



LIVRE 11, CUAP. II, !< 1. 



107 



CHAPITRE II 



Qupuos des animaux ; répartitions des poils chez les animaux 
qui en ont; hnirs crinières; le cheval-cerf; particularité qui le 
distingue; on le trouve en Arachosie ; le bcruf-sauvage ; l'élé- 
phant est le moins velu des animaux; description du chameau, 
de Bactriane et d'Arabie, à une ou deux bosses sur le dos; 
sa bosse sous le ventre ; sa verge en arrière ; llexions et 
pieds du chameau; pattes des animaux, et jand3es de l'homme; 
pieds fourchus dans les animaux ; animaux solipèdes ; cornes 
(les animaux; description de l'osselet dans les animaux ; son 

• rôle, sa répartition; réunion du pied fourchu, de la crinière et 
des cornes chez queli{ues animaux; le Bonase de Péonie et de 
iMédi(jue; prétendues cornes des serpents Egyptiens; bois du 
c(>rf ; il est le seul animal qui penle ses cornes chaque année. 

* Toutes les paiiit^s qui chez Tliomme sont par 
devant se trouveni chez les quadrupèdes en bas. 
el sous le corps; el les parties qui chez Fliomme 
sont par derrièrt^ st^ trouvent en haut chez les 
quadrupèdes. Pour la plupart, ils ont une queue; 
el le phoque lui-même en a une toute petite, qui 
ressemble h celle du cerf. Pour les animaux de 
r(^si)èce du singe, nous en parlerons plus loin en 



{5 1. Toutes le^ parties... L'oVi- 
servation est fort exacte : et cette 
dilî'erence entre l'homme et les 
quadrupèdes tient précisément à 
ce (pie l'homme doit rester droit, 
et qu'il a la station, tandis que 
les quadrupèdes, comme leur 
nom l'intlitiue, doivent reposer 



sur leurs quatre membres. Dans 
cette situation, le dos n'est plus 
derrière; il est dessus, et il forme 
la partie la plus haute.— Le pho- 
que lui-même en a une toute petite. 
Voir plus haut ch. i, § 2. — Nous 
en parlerons plus loin. V^oir plus 
loin ch. V, §,^ 1 et suivants. 



108 



HISTOIRi: DKS AMMAFX. 



(Irlail. Ml iTy a pas, pour ainsi dire, do quadru- 
pèdes vivipares ([ui ne soieni velus; mais ils ne 
le son! [)as à la nianièn^ de rii(>nini(\ (|ui n'a d(^ 
])()ils {[n'en pidil nond)r(^ et Irès-eoniis, si ee n'esl 
à la lel(\ qui est elie/ lui plus poilue que elicz 
aucun aulr(^ aniniid. 'Tous reux d(^s auliu^s ani- 
maux qui oui des poils on! les paiiies supéiiiuu'es 
du coi'ps j)lus vidues; el les parlit^s d(^ dessous 
soid, ou loul à fail mn^s, ou moins <;arni(^s. (liiez 
riiomme, (*\'sl loul le ronli'air(\ MVliomme a é-a- 
h^menl des cils aux deux paupièi'«^s ; il a des poils 
aux aissellr^s el au [)ul)is. Les aulnes animaux 
iTont pas d(^ poils à C(^s deux dernières paiiies, 
non plus qu(^ des eils à la paupièie (Ten bas, si 
ce n'est que, dw/. ([U(d(pies-m)s, il y a ([uidques 
poils Irès-i'ares au-d«^ssous d(^ celle |)aupièi'e. 'Les 
quadrupèdes pourvus de poils ont laidol le corps 



f^ 2. Pour ainsi dire, ("ctto i\'- 
sorve (l'Aristote est très-justiiitM>, 
ft dans ces (leriiiers temps, on a 
cité mit' espèce <Ic cheval sans 
poils, qui vient du centre île l'Asie, 
a ce ([ue l'on cfoit. — S/ ce n'est ii 
fa talc. Tous ces rapprochements 
sont frappants d'exactitude ; et 
c'est toujours l'homme (pii est 
pris pour le type supérieur, d'.i [)res 
la méthode qu'Aristote sest 
tracée dès le début. 

5; 3. Ont les jinrties supérieures 
(lu eurps plus relues. l\arce (pic 
ces parties ont en effet plus be- 
soin d'être protégées ; les parties 



de dessous le sont par leur j)0si- 
lion même. 

v5 4. L'honnne a é/jaleuie/tt. 
Même remartpie ipie j)lus haut 
sur la méthode ado[)tee par Aris- 
toie. — Quehjues poils très-rares, 
i »n doit constater la parfaite exac- 
titude de toutes ces observations 
délicates. 

s; .'). C(>)nuie le pure. 11 n'en est 
pas tout à fait du porc comme 
de l'ours et du chien : ces deux 
espèces ont des poils abontlants 
sur tout le ciu-ps, et c'est comme 
une fourrure. Le j)orcabien aussi 
des poils sur toutes les parties 



•c 



LIVRE II, ClIAP. Il, ?i 0. 100 

toul enlier V(du, comme le ])orc. roui's. le chieu ; 
lanlol c'est le col qui Tesl davanla.uv dans tout sou 
conlour, quand ils oui une crinière, comme le 
lion. D'auhvs sont plus v(dus seulemeiil sur le 
haul du col, à parlir de la lèle jusqu'iMi bas d(^s 
épaub^s, comme lous ceux (pii ont un loupel, par 
(^xempb^ b^ (dunal (d le mulet, et le bonase, parmi 
les animaux sauvaiivs ([ui ont des cornes. ' L ani- 
mal qu'on appidle le cln^val-cerf a une crinière 
sur le baul dos épaules, ainsi que la bète fauve 
nommèi^ b^ Pardion. Du reste, la crinière de l'un 
et de l'autre esl foii b\uère. depuis la tète jus(iu'à 
la naissance des épaules; une particularilé du 
cheval-cerr, c\^st la barbiche qu'il porte h la ^orge. 



du corps : mais ces poils sont 
rares et ti'ès-(dairsemt's. loin de 
former une robe. Le porc n'au- 
rait pas du être cit(' ici. — Ine 
crinière comme le lion. La crinière 
dans le lion enveU)ppe la tète en- 
tière, tandis que. dans le cheval, 
l'âne, l'hemione, elle ne règne 
que sur une partie du col. La 
langue grecqtie a deux mots dis- 
tincts i)Our ces deux espèces de 
crinières : la nôtre n'en a qu'un. — 
Cu toupet. J'ai dû prendre ce mot, 
faute d'un meilleur,qui serait aussi 
plus spécial. On pourrait prendre 
le mot d'Aigrette. — Le lionase. 
J'ai re})roduit le mot grec ; il est 
diflicile de savoir ])récisément 
quel animal Aristote entend dési- 
"•uer ici. C'est sans doute le bison 
ou l'aurochs, qui est bien mi 



animal sauvage et qtii a une 
crinière et des cornes. On le 
trouvait autrefois et du temjis 
(l'Aristote sur les bords du Da- 
nube, dans les contrées qui com- 
l)osent aujourd'hui la Servie, la 
Bulgarie et la Roumanie. 

îi G. Le cheval-cerf. Quelques 
auteurs ont cru qu'il s'agit jieut- 
étre de la girafe, qui a en elVet 
une petite crinière, grise et fauve ; 
Cuvier, Règ?ie animal, tome I, 
p. 2G6; mais la girafe n'a pas de 
barbiche sous la gorge. D'autres 
ont cru qu'il s'agit de IVlan ou du 
renne. Buffon supposait qu'il est 
(juestion du cerf des Ardennes. 
Mais la différence extrême des 
climats s'oppose à ces explica- 
tions. Ce cheval pourrait bien 
être une espèce d'Antilope. Mais 



110 



HISTOIHK DES AMMALX. 



LIVRE II, CIIAP. II, § 9. 



m 



Tous deux porleni des cornes, el ils oïd le pied 
fendu en deux. Dans l'espèce du clunal-cerf, la 
feni(dl(' manque de coi-nes. l.a grosseur de cet 
animal se l'apiH'oclie beaucoup de ctdlc du ecif. 
On le Irouve dans TArachosie, où se Irouvenl, 
éi^alement des bieufs sauvai^es. ' La dilTéi'ence du 
boHil" sauvagi' au bonif donn^slique esl à pmi près 
celli* du sangliei' au porc. Le bu'uf sauvag»' esl 
iu)ir: il paraîl Irès-l'orl ; et son museau est r(MM)url)é. 
Ses cornes sont plus renversèt^s. Les cornes des 
cln^vaux-ceii's ressend)l(Md ass(v, h celles do la 
i4azell(\ M.\dé[)hanl est cniw' tous les quadru- 
pèdes celui qui esl le moins v(du. La ([ueue dans 



au fond, Von i^n >i'<» quel «'st au 
juste ranimai auquel les Grecs 
donnaient ce nom, de mrine 
(}u'on ignore aussi ce que c'est 
que le Pardion, ou cheval-Pard, 
bien qu'on l'ait confondu ('gaie- 
ment avec la giral'e. — Dans i'A- 
rachosic L'Arachosie était une 
des provinces orientales de l'Eni- 
pire des Parthes; elle s'étendait, 
a ce (pCon croit, jusqu'à l'Indus, 
et elle correspondrait en partie 
au B(doutchistan actuel et au 
Caboul. Alexandre la traversa t(»ut 
entière pour se diriger vers 
l'Inde. Le climat y est très-chaud ; 
et les deux animaux dont jiarle 
Aristote doivent être des contr<'es 
chaudes ; ce (pii exclut l'assimila- 
tion au renne ou au cerf des Ar- 
dennes. — Hes fjd'uf's sauva(/cs. 
L'expression est tro}) vague pour 



(ju on puisse tenter une syno- 
nymie un j)eu probahh'. 

?^ 7. Du Ijii'uf Sdurrvje. II s'agit 
sans doute du Buftlt»; Bos Bu- 
balus. Cuvier identifie le buflbî 
avec le bu'uf sauvage d'Aristote, 
\\''(inc rnin/idl, tome I. p. 280. 
BuiTon ne croit pas (pie le luiftle 
soit le P)ubalus; voir (-(-t article 
pj). iiM) et U)!); cet animal est, a 
ce (pi'dn croit, originaire de 
l'Inde; il a été amen»' assez, tard 
dans les contri-es occidentales. 
— vSr.v cuDies sont jili/s 7r/trrrsérs. 
Cuvier trouve que les cornes du 
buftle sont dirigi-es de cnir. — 
Lfi f/azelle ou l'espèce d'antilope 
appelée Antilope Dorcas, du nom 
groe qu" Aristote emploie; ici. 

5^ 8. L'clc/t/in/it. Ici encore, on 
peut être étonne (pie l'auleur re- 
vieuue à l'elephant ; mais c'e^t à 



,1 
1 



les animaux esl d'ailleurs velue ou dc^nudée, selon 
que le corps esl Tun des deux, du moins chez 
ceux dont la queue esl assez forle ; car il y en a 
qui Font d'une petitesse excessive. 

MJne conformation qui appartient exclusive- 
ment au chameau entre tous les quadi'upèdes, 
c'est ce qu'on appelle^ la bosse, qu'il a sur le dos. 
Les chameaux de Bactriane dilTèrent de ceux 
(FArabie. en ce que les premiers ont deux l)osses, 
tan(h's ([ue les autres n'en ont qu'une. D'ailleurs, 
les chameaux ont on bas une autre bosse toute 
pareille à celh» du liant, el ils y appuient tout le 



jiropos de la théorie des poils 
dont les dilTerents animaux sont 
plus ou moins couverts. Voir 
plus haut, s^ 2. — La queue dau^' 
les (inbnaux. Ce détail tient es- 
sentiellement au sujet spécial de 
ce chapitre. — D'une petitesse 
excessive. Comme le phoque dont 
il est parlé plus haut, ch. i, .^ 2. 
.^ 9. Une ronformation... au cha- 
uieau.W est vraisemblable, comme 
le croient MM. Aubert et Wim- 
mer, que |ce passage sur le cha- 
meau n'est pas à sa place. Aris- 
tote parle encore plusieurs fois 
du chameau dans diverses parties 
de ce trait('; })eut-être cette di- 
gression a-t-elle été empruntée à 
quelque autre chapitre. En tout 
cas, elle est inacceptable ici, bien 
que les détails donnés par l'au- 
teur soient exacts. — Les rha- 
yneau.i- de Haetriane... d'Arabie. 
Voir {ilus haut, ch. i, § 12. — Ont 



en bas une autre bosse. Ce n'est 
j)asune bosse précisément que les 
chameaux ont sous le ventre : 
c'est un cal à l'endroit de leur 
corps qui touche à terre, quand 
ils s'agenouillent et s'accroupis- 
sent. Cette espèce de bosse n'est 
pas « pareille » à celle du dos, 
comme le dit Aristote. Selon 
BulTon, Animaux sauvages, p. 398, 
c'est une grosse et large callo- 
sité aussi dure que de la corne; 
les jambes sont déformées par 
des callosités pareilles, qui ne 
sont pas naturelles, et qui ne 
sont produites que par l'excès 
de la contrainte et de la douleur. 
D'ailleurs, elles se perpétuent par 
la génération aussi bien que les 
bosses, qui peut-être ne sont {)as 
plus naturelles. Cuvier, Règne 
animai, n'a peut-être })as donné 
à ces diff'ormites du chameau 
toute l'attention nécessaire, re- 



11-2 



inSTOIRE DES AMMAEX 



corps, quand ils tlrcbissenl l(^s uvnoiix. '' Ln rlia- 
m(dl(^ a qualn^ niiUïiclh's, coniiîK^ la vaelie. La 
qiieuo (lu (•liîuiHNiii ressiMiihlc à ('(^Ih^ do Tàne; el 
sa ver.iio osl diripS^ (Mi arriiMv. Il n'a qu'un soûl 
-enou à (diaque jainlx- (d il ua pas plusieurs 
llexions, rommo ou lo pirUuid ([iKdiiuofois : mais 
oudirail ([u'il (Mi a plusiours, à rauso du dovidop- 
pemonl du veuiro. Il a uu ossidtd pareil à ndui 
du bœuf; mais eel ossohd es! i^nMe ei pelil rom- 
paralivemoul à la i^raudeur di^ la bêle. " Le cba- 
meau a le pied l'ourebu, (d il ud pas uue double 
rangée de d(Mds. Le pi«Hl esi fourebu comme il 



LMrdant saii^^ douto ces détails 
coninu' troj) (umuius. 

^ 10. Quatre )nmneUps roniinc 
la vache. Aristotc est le seid tics 
naturalistes cnii ait coiisi-riK' coite 
observation. — >V^ vfvijc est di- 
rKjce en arrière. — (''est uue er- 
reur, comme on peut l>i<Mi le voir 
dans raccouplemeut. Ce ([ui est 
vrai, c'est que, par la disposition 
du fourreau dans Tetat ordinaire, 
le cliameau mâle jette son urine 
par derrière comme la. lemelle ; 
voir Buffon, Anhnau.r saurn;/rs, 
p. io;}; voir aussi Cuvier, nr;/ne 
(tn'nnal, tome I, p. 2:') 7. — Comme 
on le prétoul quelquefois. Ceci 
pourrait bien se rap[)orter à ce 
quejdit Hérodote, liv.IH, ch. cm, 
p. ItUi, édition Firmin-Didot. En 
parlant des chameaux de l'Inde, 
il note ces deuK particularités, 
qu'ils ont dans les membres de 
derrière quatre articulations et 



(piatre V'*"noux; quebiues manu- 
scrits disent seulement deux arti- 
culations et deux ^irenoux, au lieu 
de (piatre: il ajoute aussi qm- 
leur veru-e est tournée vers la 
cpieue. Aristote a ilonc réfute 
une de ces erreurs ; mais il a 
partai:e l'autre. — A ruuse du 
ftcrcloppemeut du venter. Ceci 
est lort obscur et ne se com- 
prend pas bien; mais les manu- 
scrits n'otl'rent aucune variante 
qui i>uisse régulariser ou éclair 



cir ce passaj^'e. 



— ( 'n osselet 



pareil à relui du hantf. Les na- 
turalistes modernes ne se sout 
j)as occupes de cette partie spé- 
ciale de ror<_^anisation des jaml)es 

du chameau. • 

ji II. Le chameau a le pied 
fourrhn. Voir Cuvier, Règne ani- 
mal, tome 1, pp. 2."»ti et 257. Ea 
d(>scripti()n de Cuvier n'est pas 
tout a fait celle d'Aristide ; mais 



. \i 



EIVHE II, CHAP. 11, ij i-2. ^,3 

suil ; à parlir de d(MTiere, il es( peu fendu jus- 
qu'à la seconde Ib^xion des doi-ls ; mais en avanl, 
il esl fendu en quatre, à son bout, à peu près jus- 
qu'à la première flexion des doi-ls. II y a même 
entn^ les lentes uu(» sorte de ineml)rane pai'eille 
à celle des oi(^s. Le dessous du ])ied est cbarnu 
comme dans les ours; el aussi, quand b^s cba- 
meaux qu'on emploie à la i^uerre viennent à avoir 
les pieds malades, on b^ur mel des cbaussures 
de cuir. 

'- Tous les quadrupèdes ont des pattes osseuses, 
pleines de muscles (d dépourvues de cbair. En 
général, c'esl la conformation de tous les animaux 
qui ont des pieds; Lbomme seul fait exception. 



la configuration du pied du cha- 
meau avait frappé non moins 
vivement le j)hilosophe grec ; et 
il avait essaye de le dé-crire du 
mieux qu'il avait pu. Aj)rès avoir 
mar(|Ut; ce (pie sont dans le cha- 
me.'iu les canines, les incisives et 
les in(dair<»s, et aussi la disposi- 
tion du tarse, oii le scaplioide et 
le cuboide sont sépares, Cuvier 
ajoute : ^ Au lien de ce grand 
« sabot, aplati au côté interne, 
u qui envelojipe toute la j)artie 
" inférieure de cha(|ue tloigt et 
H détermine la figure du pied 
H fourchu ordinaire, ils n'en ont 
u qu'un jietit, adhérant seulement 
'< à la dernière ])halange, et de 
H forme symétrique comme les 
« sabots des pachydermes, n — 
l'nc so)ie de membrane. Ceci n'est 

T. I. 



pas très-exact. Du reste, tout ce 
l»assage paraît altéré, tant la 
description que donne Aristote 
est i)eu conforme aux faits. Voir 
la note de MM. Aubert et XVim- 
mer, qui ont essayé de reconsti- 
tuer tous ces détails. — Comme 
dan^ les ours. L'assimilation est 
assez juste. — Des chaussures 
de cuir. Aujourd'hui encore, les 
Arabes mettent des linges ('pais 
aux pieds de leurs chameaux, 
quand ils ont à faire un voyage 
tlans un terrain un peu ))ierreiix, 
J; 12. Llirnnmc seul fait cxeep- 
tiun. Cette remarque est déve- 
loppée davantage dans le Traite 
des Parties des Ani?naux, liv. IV, 
p. 689, b 7, de l'édit. de Berlin; 
page 129, edit. B. Langkavel. — 
Les quadrupèdes n'ont pas de 

8 



llî 



niSTOUlK DKS AMMAIX 



LIVHK II, CliAP. II, ^^ li. 



115 



Los qiiadrnpÎMlos n'oiil [uis de lVss(^s; cl r\'sl aussi 
co qiroii peul ohscM'viMMMicore |)Ius iielhMiirnl cIkv, 
1(S oisoaux. (llio/ riiomiiK^ C('M lou( W conlraire. 
Ses fiasses, ses misses, ses jambes soiil, dans son 
coi'|)s entier, re (jifil y a d(^ |)liis eliariiii; ri ses 
niollels, [)ai' e\ein|)le, soûl, dans ses jaiuhes, des 
parlii^s bien eu ehair. 

'^ Les ([ua(h'upèdes, ([ui oui (bi saiii; el ([ui souL 
vivipares, oui laulol les exli'émilés à pbisi(MU*s 
(bvisious, comme b's maius el les pieds (hius 
rbomm(\ Oueh[ues-uus, eu (dîel , oui |)bisi(Miis 
(b)if;ls, eomuK* h* bon, b' ebieii , la paulbère. 
D'aulres u'oul (pie deux divisions; (^1 au lieu (Tou- 
pies, oui des |)iuces, eomuu* le moulou, la elu'vie, 
le eeiT e[ rbij)])opolame. 11 eu (»sl (baulies ([in* 
iToul pas de dixisions, eomnnvlcs solip(Mlcs. [larmi 



ft'ssi's. (%' (jui prouve hion (ju'ils 
ne sont jcis faits j)oui' se tenir 
(leliont, conuïU' riionnne. — Te 
qu'il 1/ (I de p/n'i charnu. Ohscr- 
vation très-exacte ; cette coii- 
l'urniation est tout a t'ait (raccord 
avec la station droite, (|ui n'est 
accordée ({w'ix l'homme. Il est le 
seul animal qui ait, des cuisses et 
des mollets proprement dits, parce 
(pi'il est le seul à en avoir besoin. 
v; ÏW. Ont (le s ju'/iccs. l.e texte 
i:rec se sert aussi d'un mot au 
pluriel. — Le inoujou, lu clirrre. 
te eerf. ("e sont la des ruminants, 
([ui ont en etTet à chacun de 
leurs (jûatre pieds » deux doij^ns 
• et deux sahots, (pu se rey;ir- 



p (lent p;ir une face nplati»', en 
• sorte ([u'ils ont l'air d'un saliot 
H nni(pie (jui aurait ett' fendu; 
.( d'oii vient à ces aiumaux le 
'< nom (le Pieds f(un-clius, de Bi- 
<( fur({Ut''s, etc.: ^> voir Cuvier. 
liri/Uf (UiiuKih tome I. p. 2.")'». — 
I.'/ii/ijjiopdfuu/e. MM. Aubert et 
W'innner ont si^Miah' l'erreur 
d'Ari^tote, (pii sans doute n'avait 
jamais vu d'hippopotame. Cet 
animal a (juatre (loi{4"ts à tous les 
pieds; ces (loi;.'ts j)resque (\t:aux 
sont terminés par de j)eîits sabots, 
voir Cuvier, hn-, cil., pa^^e '1\1. 
— />'v suli/H'ffes. Ces animaux, pa- 
(diydermes non ruminants, n'ont 
(pi'un doiirt ai)parent et un >eul 






lesquels on peut citer le cb(nal et le mulet. Le 
porc a les deux conformations; car il y a aussi 
dans rillyrie, dans la P^'^onie el ailleurs, dt^s porcs 
qui sont solipèdt^s. Les animaux à deux pinces, ou 
sabots, ont deux divisions en arr-ière. Dans les 
solipèdes, celle partie est continue. 

'^ On |)eul encore remarquiM^ que C(M'tains ani- 
maux ont des cornes, et que les autres n'en ont 
])as. La plupart de ceux qui sont pourvus d<^ cor- 
nes ont naturellemenl deux pinces, comme le 



sabot à chaque pied; sous la 
])eau, ils oui des stylets, (pii re- 
présentent deux doiirts latéraux; 
Cuvier, id., ihid., }i. 251. — I.e 
l'orc n les deux couforuiatiurK. 
Peut-être aurait-il fallu dire plu- 
tôt : « Quelques esj)èces du porc... 
Le fait d'ailletirs est exact et a 
é>tt' constatt' par ])lusienrs natu- 
ralistes. Dans h; traité de la (lé- 
nérution des auiuiûu.r, liv. l\, 
§ 96, p. ;}:5G, édit. Aubert et 
\\'inimer, Aristote rappelle qu'il 
y a des j)orcs soli})èdes. — Dans 
rilb/rie. Du temj)s d'Aristote, la 
contrée appelée l'illyrie devait 
être beaucoup moins étendue que 
sous rKmj)ire romain. L'illyrie 
i^'recque. ou nouvelle K])ire, était 
bornée à l'est par la Macédoine, 
et allait jusqu'à l'Adriatique, com- 
prenant l'Albanie moderne; elle 
avait ('té conquise j)ar Philippe, 
père d'Alexandre-le-Grand. — 
Dans la Pconie. Province de la 
Thracc, au nord de la Macédoine 
e: contiuant à une partie de l'il- 



lyrie. ("étaient des pays qu'Aris- 
tote avait pu assez facilement 
connaître. — Ont deux diiisinus 
m arrière. C'est la leçon des ma- 
nuscrits, qu'ont ado])tée MM. .Hu- 
bert et Wimmer, Schneider a cru 
devoir ajouter, d'après (^amus ; 
«/wz (iva7it et en arrière, v Mais il 
ne s'apj)uie pas sur une aut<trile 
suftisante, et il faut s'en tenir à la 
lei'on ordinaire, qui se comprend 
très-l)ien; les deux sabots sont 
évidemment en avant; et les deux 
divisions dont parle Aristote s(,»nt 
en arrière. 

14. Certains aniuiaux ont 



^ 



des. cornes. Les zo(dogistes mo- 
dernes n'ont pas attache autant 
(rim{)ortance qu'Aristote à cette 
division, qui est frappante ce- 
])endant, mais (jui n'est peut- 
être pas décisive sous le rapport 
de la ])hysiolojjrie et des espèces. 
— Conime l'a fic- indien. C'est un 
animal fabuleux selon toute ap- 
])arence, et jusqu'à i)résent on 
ne connaît })as d'animal qui soit 



^j^-V^^*'- ■ • ' -«Hw^^'^, 



IIG 



IIlSTOlHi: DES AMMAIX. 



bœuf, le rt^fel hi rlièvre; nous iravons jauiais vu 
do soli|)è{|(^ qui cul (hnix rornt^s. H y eu a ti'ès-pou 
([ui aieul à la fois uu(^ seule corne el un seul sabol, 
rouime ràn(^-iii(li(Mi. I/oryx n'a (iiTuni^ corne, el 
il a une douhh^ |)iiu'(\ lyàne-inditMi esl le seul 
parmi les solipèdes à avoir un osselel. Le porc, 
comme on vi(Mi( de le dii'(\ piM'senle les deux con- 
formalions; o{ c'esl là sinis doule ce qui fail ({ue 
son oss(dcl ifesl |)as réi:uli(M\ '' L(*s animaux à 
pi(Ml fourchu oïd la ])lu|)aii un osselet. On n'a |)as 
encore vu d'animal digilé ([ui eiil un ossidel de ce 
fieni'e: riiomme nn'MiK^ n'(Mi a |)as. Le lynx a ([u«d- 
qu«* chose ([ui domu^ l'idée d'un demi-oss(del ; et 



à la fois soli[)(Hle ot monocèro. 
Quelques auteurs ont cru qu'il 
pouvait s'ajj^ir ici du Rliiuoceros 
(le riude ou île Java ; celte suppo- 
sition est encore moins proliahle. 
— A/or//.r. Autre animal fahuleux, 
comme l'àue-indien. Peut-être 
Foryx se rapj)orte-t-il aux Oryes 
ou Oryj^^es, espèce d'AntilojJcs 
d'Afrique, dont j)arle ILtM'odot'', 
liv. IV, cil. 192, p. l.Ui ('dit. 
Firmin-Didot. \'oir la note de 
(Jaraus, sur l'àne-indien d'Aris- 
tote, tome II de son llistou'C (/es 
a?ii)fiaiu\ p. 80 et suiv. lùi r('- 
sumé, on ii^'uore ce quf c'est (juc 
l'àne-indien; et la descripti(m 
qu'en donne ('tesias, dans la bi- 
l»liotht''(juede Pholius, n'est qu'une 
invention putnâle. — in osselet. 
L'osselet est ce j)etit os (pii se 
trouve surt(Uit dans le mouton, a 
la jointure du u"ii;-(»i. Les dt'tails 



dans lesquels entre ici Aristote 
sur les osselets, ont trait jiro- 
hableuient a la ))assion que les 
(rrecs avaient pour le jeu des os- 
s(d('ts; les Modernes le prati- 
(pient heaui'oup moins. — ( oinme 
on vient de le dire, dans le ?• {.re- 
cèdent. — Son oiselet n'est jt'is 
)■!•(/ aller, et ne pouvait pas par 
conse(pient servir a jouer. 

?; l'i. Les aninuiu.v à pied foiir- 
(7//<. Commele mouton. — On n'a 
pas encore ru... Il est clair (pie 
les Anciens attachaient à cette 
recherche plus d'importance que 
n(n\ attachent les zoologistes 
modernes. — Le li/n.r. ('est 
sans doute le Felis Lynx des na- 
turalistes contemporains, ('('i ani- 
mal a presque entièrement dis- 
j)aru de nos contrées ; Cuvier. 
Hi'ijue animal, tome I, [). !().'{. — 
J)iL )noins tri ((u'oti /'' représente . 



IJVHE II, CHAP. IL ,^ 17. 



117 



d.ins le lion. Tosselel, du moins W\ qu'on le repré- 
senl(\ se perd dans une sorte de labyrinthe. 

"Tous les animaux qm* ont un osselet, l'ont, 
dans les membr'cs de derrière. L'oss(det est placé 
loul droil dans l'arliculalion , la ])arlie suj)érieur(; 
en dehors, (d la parhV inférieure en dcnlans. Les 
parties de Los soid lourné<'s en dedans, b^s unes 
vers les aulres; celles qu'on appelle (b^ Chios. sont 
lou-iH'es (Ml dehors, (d les aubaines, journées en 
haul. Dans louf animal qui a un ossebd, bossidtd 
esl posé de la façon qu'on vient de (lé(MM'i'«\ 

'' Il y n d(s animaux qui ont jout à la fois 
le pi(Ml bnnrhu, une ciinière, el deux cormw, 
qm' soni recourbé(\> Tune vers raulr(\ C'est b^ 



Il semble (lu'Aristote ne ])arle 
ici (pie ])ar oui-dire. — Dans loie 
sorte de labyrinthe. MM. Auhert 
et W'immer croient que ce pas- 
sa^-e est altéré; et on peut le 
croire avec eux. 

.5; U). Dans les membres do der- 
r/rre. Dans le jarret proprement 
dit, comme on peut le voir dans 
le mouton. — Tout droit dans 
l'<i)(icidation. Pour tout ce [)as- 
saiic d'Arislote, voir l'ouvraj.'-e de 
M. L. Pecij (le Fouquières, Les 
•leux des Anciens, paire .'{29 et 
suivantes. _ Iji pmtie siipé- 
rienre. Le dos de l'osselet ou la 
partie convexe. - - La partie infe- 
)-ieure, ou concave; le creux de 
l'osselet. — Les }>arties de Cos. 
ou Coos. ("était une des faces de 
r<jsselet, cciiime l'étaient aussi 



les parties do Chios. — Les an- 
ten?ies. J'ai cru pouvoir ])rendre 
ce mot. qui rep(Uid assez bien au 
mot i:rec; on jxmrrait traduire 
les Cornes, comme le fait M. Becq 
de Fouquières. Les noms des 
différentes parties de l'osselet 
ont beaucoup varié chez les An- 
ciens, aussi bien que chez nous; 
mais les joueurs ont dû nécessai- 
rement en tenir tomjne. puis(pie 
les facettes de l'osselet détermi- 
nent les petites péripéties de ce 
jeu. délicat et amusant. 

.^17. Le cas du boiiase. On no 
peut guère douter, d'après les dé- 
tails qui précèdent, que le Bonase 
ne soit le Bison, qui a bien les 
trois caractèr<^s indiques. — Eîi 
PéoJiie et en Médiquc. Ce sont 
des parties septentrionales de la 



\ 



118 



msTOiuK ni:s animafx, 



cas (lu bona^is (|ui ><^ trouve (MI Pronie e( eu 

Mé(li([U(*. 

" Tous l(^s auiniaux (|ui poiicul des coint^s soûl 
(les quadrupèdes, si ce ii'esl quol(iues auiuiaux 
nuxquids ou aUril)ue des eoiiies, par méla|)hore el 
par manière dt» parl(M\ eoiiuiie C(^s serpents des 
(Mivirons dt^ Thèbes (pu* eihMil les Kuyplirns, el 
(pii n/onl qu'un renllenienl h peine sullisanl pour 
(prou puisse 1(^ noier. ' " l^ainii les animaux ([ui oui 
des cornes, le ctM'f esl le seul cpii les a solides (d 
pleines dans louh* leur èlenduts eluv, les auli'es 
animaux, les coi'in^s sonl creuses ius(|u'îi um^ a^v- 
laine hauleui'; (d rexlrèmilé seule (^sl phdni^ v\ 
solid(^ Le ennix semble plulol pi'ovenir de la peau ; 
(d la parfii^ solide, (pii s^irraiip' aulour du civux, 
S(Mnble provenir de Tos ; hdb^s sonl les cornes 



Macedoiiu' ; le Bison s"v trouve 
peut-être encore. Voir plus loin, 
liv. IX. (h. ;i2. ii 1. 

5; IS. Par im'tdjtlun'e rt par inn- 
iiih'c (le parbr. 11 n'y a ([u'un 
seul mot en trrec. — d's si'rpefits 
(/('s' enri/-uns d<' Th"lirs. Ceci fait 
.sans doute allusion à ce (pie dit 
Hérodote, liv. H, cli. 7'f, patr«' Oa, 
(•dit. Firniin -Didot. Selon ce 
([u'il rappoi'te, ces jjctils serpents 
étaient sacre.s ; et à leur mort, 
on lt»s enfouissait dans les tem- 
ples. Hérodote ne dit pas avoir 
vu de ces serpents ; et Aristote a 
raison de \\(\ pas ci'oire aux 
cornes des serpents. 

^ 1!>. Le Cf'rf es/ /e ve/// (jin /cv 



fi soli'/es\ Cette distinction entre 
les cornes et le bois est très- 
exacte, et la science moilerne Ta 
conservée; voir Cuvier, Hi'f/Ut' 
(ni'unal, tome I, p. 2()U. — Lrs 
(■(H'iu'S so?it o^ruscs. ("est la ce 
(pli les distin^nie essentiellement. 
De plus, elles persistent, tandis 
(pie les bois toinl)ent cha(pie 
année. — 7V'//c.s' sont Irs cornns 
(les /jii'uf.^. Voir Cuvier, /oc rit., 
qui fait la même remaripie iden- 
tirpiement, en ajoutant aux boMifs 
les moutons, les chèvres et les 
antilopes; voir aussi l'explication 
(pie donne CuvitU' de la produc- 
tion du bois dans les cerfs. V oir 
Butfon, sur le cerf. 



r 



t 



LivHi: II. ciiAP. m, ,^ 1. 



110 



d(s bteufs. -" Le cerf esl le seul animal qui perde 
son bois chaqn«* ann(''(\ à paih'rde deux ans. el qui 
b' reproduise. Les autres animaux eonservtMil tou- 
jours buirs cornes, dont ils ne sont priv(''s qu(» par 
(pndque viob^it accident. 



ciLvprjRi: m 

Bo> mamelles chez h^s animaux; hnir position ; leur nomliiT: des 
oii^aiios de !a f^énéi'ation , dan? riiomnic, dans rél(''phant; pai^- 
licularité de la leinell»' de r('d(q)hant ; oi'ganes urinairos: com- 
posilion (le la vei\i^^e; rapports proportionnels (Jes parties supé- 
rieures et des jtarties infiM'ieures du corps de riiomme; il se 
traîne à (juatre |»attes dans son enfance; croissance des autres 
aiiiniaux ; des dents ; le nombre en est é^al ou inéiral dans les 
deux mâchoires; sin,i;'uîarité des animaux à cornes; dents sail- 
lantes; dents carnassières; animal tHrange des Indes décrit 
par (Uésias, le Martichore; chute des premit'res dents chez 
l'homme et les autres animaux ; couleur diverse des dents 
selon Tàge ; canines, incisives, molaires; dents plus nombreuses 
chez les inàîes ; les crantères; pousses extraordinaires ; dents 
de TtHéphant. 

^ 11 y a enroi-e bien des différences qui s(q)arent 
le reste des am'maux , soit entre eux, soit de 
riiomme, en ce qui touche les mamelles et les 



îi 20. A jiartir de dru.r a/is. 
Ceci s"apj)li(pie plus {)articulière- 
ment au cerf commun de nos 
(diluais, Cervus elaplius, Cuvier, 
id., ibid., j). 2G2. Le bois tombe 
au printemps, et il revient ])en- 



dant l'été, à })artir de la seconde 
année. — Par (juebjuc violent 
accident, ("orame il arrive assez 
souvent aux bonifs et aux vaches. 
§1. LcsnianteUrs. Les caractères 
tires des mamelles sont peut-être 



1 { 



120 



HISTOIHi: DFS ANÎMACX. 



orgaïK^s (leslines à la foiiclioii di' raccoiipleiiitMit. 
Coi'lains aiiimaiiv oui des mamolles posées (^n 
avant sur la poilriiuN ou pi'ès de la poiliine. Ils 
ont alors deu\ mamelh^s et deuv niaiU(dons, 
comme on h* voit dans riiomme el dans l'élé- 
[)lianl, ainsi qu'on Ta dil plus liaul." C^e derniei* 
animal a les deux manudles pin^sque sous les ais- 
selles; la feniidle l(»s a e\( reniement petiles; et 
rexii^uïlé d<» ees manndles, Ires-peu propoi'tion- 
nees au volume de son eorj)s, l'ail qu'on n<' les 
voit pas du loul quand c\^sl de e(Me qu'on les 
re«;arde. \a> mâles ont des mamelles, eonime les 
femtdhs (Mi oui; el clnv. cu\, elles ne sont ])as 
moins peliles. I/ours (mi a ([uatre. ^ Il y a des ani- 
maux qui, ayant dtnix mamelles, les ont enire les 
cuisses, et qui ont dtMix mamelons ou tel ins, comme 
la bi'ebis. D'autres animaux onl ([ualr(^ létins, 
comme la vache. D'auliMs (Micore n'ont les ma- 
mcdles, ni sur la poitrine, ni siu' les cuisses, mais 



aussi importants que ceux {[non 
peut tirer des or<^^aues de la tre- 
iit'i'ation. — Ainsi qu'oii fa dit 
pins haut, eh. i, ï^ 5, de ce livre. 
5; 2. Presque SOUS les aisselles. 
(Juvicr remarque aussi que les 
mamelles des éléphants, au nom- 
bre de deux seulement, sont pla- 
cées sous la poitrine; Hf''//ne (uii- 
7nal, tome I. p. 238. — L'exiyuité 
(le ces nuiuielles. Observation très- 
exacte, — L'ours en a quatre. 
C'est \ine erreur, comme le re- 



marqueid MM. Aubert et W'im- 
mer ; l'ours a six mamelles, dont 
quatre sont placées sur la poi- 
trine, et les deux autres >ont dans 
les aînés. Aristote n'aura temi 
compte (}ue des (quatre premières ; 
il est peu proljable (pi'il eut vu 
j)ersonnellement des ours; car 
alors il ne se serait pas trompe. 
§ 3. Mamelons ou télias. J'ai 
ajout»' ce second mot; il n'y en a 
qu'un seul tlans le texte. — Mais 
sur le ventre. On ])ourrait dire 



rivHK H, CUAP. 111, ,^ :;. 



1-21 



sur le ventre, comme la chienne et la truie, qui ont 
un frrand nombre de mamelles, lesquelles ne sont 
pas toutes t'^j^ales. * Bien (h^s animaux ont plus de 
quatre mamelh^s; mais la panthère n'en a que 
quati'e, qui sont placées sur le ventre. La lionne 
n'en a qu(^ dmix, posées sur le veidre aussi. La 
chamelle a deux mamelles et quatre mamelons, 
ainsi ([ue les a la vache. Dans les solipèdes, les 
mâles n'ont pas de mamelles, si ce n'est quelques 
individus qui ressemblent à leur mère. L'est C{^ 
qui arrive ([U(d({uelV)is clnv. h^s chevaux. 

' Les orf^anes honteux sont, chez les maies, 
lai]t(M extérieurs, comme dans l'homme, le (dnnal, 
et uiK^ foule d'auti^es; tantôt intéricuirs, comme 
dans le dauphin. Leux (jui ont ces orp:anes au 



tout aussi bien : « Sous le ventre ", 
à cause de la position habituelle 
de l'animal. — \e so?it //as toutes 
(■(/aies. L'observation est très- 
vraie, 

5j 4. Qui sofit placées sur le 
ve/ttre. Même remarque qu'au § 
précèdent. — Dans les solipèdes. 
Pai'ticuliérement les chevaux. — 
S/ ce n'est (puelt^ues mdiridns. Ces 
exceptions doivent être bien ra- 
res; et il ne j)arait pas que les 
zoologistes motleruf^s en aient 
observe. Il est j)rol)at)le (pi'Aris- 
tote en avait vu quelques cas, 
chez les chevaux. L'importance 
qu'Aristote attache aux mamelles 
n'a rien dexa^'-eré ; et à cet éirard, 
son irénie a vu si juste ([ne ce 



sont les mamelles qui ont donne 
le nom à la classe la plus élevée 
des Vertébrés, celle des Mammi- 
fères, Comme le dit Cuvier, les 
mamelles sont des organes exclu- 
sivement propres à cette classe, 
et ils la distinguent mieux qu'au- 
cun autre caractère extérieur. 
Voir Ri'ijne aniinal, tome I, ]). Ci ; 
voir aussi l'anatonne comparée 
de M. C. Gegenbaur, trad. de 
M. C. Vogt, pp. 553 et suiv. 

i: 5. Les organes honteux. J"ai 
pris ces mots pour me raj)pro- 
cher le plus possible de l'expres- 
sion grecque. — Le dauphin. Le 
dauphin des Anciens est, à ce que 
croit Cuvier, le Delphinus delphis 
des Modernes. C'est le plus car- 



4 



1'2'2 



mSTOlHK DVA AMMAIX 



dehors, lanlot les oui diriges on avniil, roniiiie los 
animaux ([ifon vienl do iiominiM'; ol parmi on\, 
los uns oui 0(^s oi'i;anos, It* UKMnhro «^1 los losli- 
culos, dof^af;os ainsi qu'ils h' soni olio/ riiommo; 
los auli'os oui l<^s losliculos o( la voi'f;o allachôs 
au vontro. Tanlol oos oi'i;anos sonI plus dolaohôs, 
lanhM ils lo son! moins; oar ils no soid ])as o^alo- 
monl dotaehos dans 1(^ saniilioi' ol dans lo clioval. 
^ I^a vorf^o do roIo|)lianl rossomi)lo h o(dlo du clio- 
val; mais ollo osl [)olilo, ol n'osl pas on j)i'()[)oiiion 
avec le vohuao do son coips. Ses losliculos no 
sont pas apparents oxIorit^n'onuMil ; mais ils sonI 
à riidoi'iour prt's dos l'oins; ol c'osi là ce ([ui l'ail 
que son accouplomoni osl si rapide. La femelle de 
réléphanl a h' vauin placé comme le son! los ma- 



iiassier des létact's, t^ h' plus 
cruel (le cet ordre; lii-f/iir (in'unal, 
tome I, p. i^HT. Olivier [x'iise (••'- 
pendant , d'après l'oruiinisation 
du cerveau, que cet animal })eut 
n\Hre pas dépourvu de la docilité 
(pie les Anciens lui attrilmaient. 
\\ est répandu par grandes trou- 
pes dans toutes les mers. Quant 
a la position des organes géni- 
taux dans le dauphin, Olivier n'en 
parle pas. — Et parmi eus. -l'ai 
gard(^ ici le texte (|u"ont suivi 
MM. Aubert et W'immer, (pii n'ont 
pas admis la transpositiiui pro- 
posée par M. Bussmaker, d'après 
l'édition Aid i ne. — [)('(/(ii/ (•>;... 
di'tac/iés. On pourrait traduire 
aussi : •> Libres ». 

?; 0. liesscfuble àrrUrdu clieva/. 



("est ce que répétt^ aussi Hiitroii, 
avec tous les naturalistes et les 
voyageurs; M(uft)/ii/'(''/'f.< . tome 
III, p. IVi-l, éd. de 18;U). — En 
jDopurtiun (iri'r le volinnc dr smi 
rorps. Buti'on consigne également 
cette observation. — So?i (ivani- 
plciitent est si rapide. Les natu- 
ralistes modernes n'ont jias si- 
gnale cette rapidité de Tacctui- 
j)lement chez les éléphants. — 
Le id'jin pla<é... Les détails (pie 
donne ici Aristote, sans être aussi 
comj)lets (pi'on pourrait le dési- 
rer, attestent ceptMidant (pie les 
Anciens en savaient ])lus long à 
cet égard (pie les naturali'-tes 
n'en peuvent savoir dans ik.s 
climats, où les éléphants qu'on y 
amén(^ ne s'accouplent pour ainsi 



LIVRE IT, CHAP. III, § 8. 



\n 



molles dans la brebis; quand elle désire Taccou- 
plemeni,ello relève son vaj^in en haut et le lounn^ 
vers le dehors, afin que raccouplement soit plus 
facile pour le mâle. Dans Tétai ordinaire , ce vagin 
ne s'ouvre qu'assez peu. 

" Telle osl donc la disposilion des organes de la 
généialion chez la plupart des animaux. Il y a des 
animaux qui urineni par derrière, comme le lynx, 
le lion, le chameau (d le lièvre, les maies offrant 
d'ailleurs pas mal de variétés entre eux, ainsi 
qu'on l'a dit. Mais toutes les femelles urinent en 
ari'ièro ; ol la femelle de l'éléphant, tout en ayant 
l'organe sous los cuisses, urine absolument comme 
les autres. ^ Les organes do la génération présen- 



dire jamais. — Elle le relève en 
haut. \'oir les détails donnés j)ar 
Bufl'on, loc. cit. Ils sont tout à 
fait pareils à ceux-ci. Bufl'on ne 
les tire pas d'Aristoie, qu'il ne 
semble pas avoir étudié sur ce 
point; mais il les induit de la 
conformation même de la femelle, 
dont la vulve est j)lacée au milieu 
du ventre, à trois j)ieds environ 
(le l'anus. Quant aux sentiments 
de j)udeur et aux délicatesses 
d'amour que notre grand natu- 
ridiste ])réte aux éléphants, on 
{)eut croire (pi'il y a mis plus 
d'enthousiasme (jue de vérité. 
D'ailleurs, ButTon connaît tout ce 
qu'Aristote a dit de l'eléphaut, et 
notamment du ))i'uit qu'il {)eut 
faire avec sa seule trompe, p. 33,'L 
— Afi/i (^ue l'acouplement suit 



plus facile. BufTou dit à peu près 
la même chose, p. 332 ; mais plus 
loin, p. 360, il rectitîe ses pre- 
mières assertions, et il établit que 
les éléphants s'accouplent par 
derrière comme tous les autres 
quadrupèdes. 

?; 7. Ai?isi qu'on l'a dit. Plus 
haut, îî 5. Les variétés consistent 
pour les maies dans la position 
(les organes génitaux, plus ou 
moins libres, ou rattachés de plus 
prés au ventre, etc. — Sous les 
cuisses. Ce n'est pas tout à fait 
exact, puisque la vulve de l'élé- 
|)hant femelle est assez avancée 
dans le trajet du ventre pour être 
loin des cuisses. 

ji 8. Cartilagineuse et cfiaryiue^ 
cor/une chez Vhormne. L'anatomie 
a poussé aujourd'hui l'analyse 



,nm-i ,-„:-^-.,„_-__— . 



) 



masasusaBsmesssiSss 



ssnaassoBams 



12V 



niSTOiRi: i)[:s AMMArx, 



Liviii: il, ciiAP. m, i; a. 



125 



o 



leiil de iioml)r(Misos vai*ielrs. Taiilùl la vt^i-^v esl 
('ar(ilai4iiieiis(^ el cliariiii(\ roiiiiiie chez riioiuiiic 
La partie cliarmie ne se ^^oiilli* pas; mais leeaiii- 
laue s(* (lével()[)pe. l^u'lois roi'naiic csl nerveux 
coinine dans le ehanuNiu (»l le eeii'; pai'fois il esl 
()ss(ui\, eonuiK^ dans le lu^îai'd, le loup, le pniois 
et la belelle, qui a aussi un os dans la v(M'<;t\ 

^Outre ces observations, il lanl ajouler qn<» 
riiomiue parvJMin à lout son devidoppeuKMil a les 
parlies supérienres (In eorps |)lns [x^lih^s (pn* celles 
dn bas.Nons entendons parle llanl ton! ce (pii, h 
partir de la tèt(\ s'élend jns([irà cette parlie on a 
lien la sorli(* di^s i^xcrélions ; par b* Bas, nons en- 
tendons le l'esté dn corps, à |)ai'tir de là. Dans les 



j)lu>^ loin ; et Ton sait que l,i \or^»' 
dans rhoiniue s»^ compose do 
j)lus d'éleinents que n'en rnn- 
mrve ii'i Ari>!ote ; elle »\sf con- 
stituée \)iiv les corps caverneux, 
le canal de rurethre, des vais- 
seaux, des nert's, des niusides 
proj)res, toutes ces parties (>tant 
en outre entourées par des enve- 
loj)pes s})eciales. Voir Y Ànatonir 
dcscriptii-ede M. A. Janiain. lSt>7, 
p. (iiO, — Nn)'rpu.r. L'ex[)ression 
{.-■recque a un sens tre's-vairue, et 
peut si,!jnitier tout à la lois Ner- 
veux, Musculeux, Tendineux. On 
ne peut pas ileniander à Tana- 
toniie des Anciens une précision 
que les Modernes même n"att«'i- 
^'uent pas toujours. — Ij' putois'. 
Ou la Martre, ou la Koume. On 
pourrait ajouter, le Chien. Ces 



id«Miiificalions sont ditliciles. I.es 
anim.iux (pie nomme ici Aristote 
sont tous des diuit ij^radfs, de 
l'iu-dri' ^\>'-< mammil'eres carnas- 
siei's; voir Cuvier, lirf/uc (niinidl, 
tome I, pji. 1 \1 et suiv. 

i; !•. /..".s" parfirs .^i/pf'iipi/yp^. 
Aristote exp]i(jue lui-même un 
jieu plus l)as ce qu'il faut enten- 
dre par là. — P/n.-> petites. Il faut 
t'omj)rendre (pi'il s'a^^dt de la 
lonjiueur et non de la ma>se; car 
l'observation ne serait ji.is exacte 
auti'emi'ut. • - .1 jxirtir de lu tête. 
(\'c'. v*'ut dire sans tloute (pie la 
tète n'est i)as comprise dans cette 
mesure; et alors, l'observation est 
beaucou}) j)lus vraie. D'ailleurs, 
tdle ne peut être (pie irès-trêu/'- 
rale. jiuisque la iiroportion varie 
beaucoup d'un individu a un 



- 






. 



animanxponrvns de pieds, les membres postérieurs 
sont le bas ridalivemenl à la dimension générale du 
corps; dans ceux qui n'oni pas de pieds, le bas c'est 
la queue et ce qni y correspond J" C'est là du reste 
la confoi'mation des animaux arrivés à toute leur 
croissîjnce; mais pendant ([u'ils t^randissent, c'est 
toutditréreiil. Ainsi, riiomme a, dans son enfance, 
le liant du corps pins grand que le bas; mais c'est 
le contraire quand il a atteint toute sa taille. Voilà 
comment il est le seul animal qui n'ait pas la 
même manière de marcher dans son premier âge 
(d à sa maturité. Dans son enfance, il rampe d'a- 
bord en se traînant à quaire pattes. 

"Dans d'autres animaux, le développement se 
fait pr(q)ortionnellcment, comme dans le chien. 
D'autres, au conti'aire, ont d'abord les parties su- 
péri(uir(vsplnsp(dit(^s, et celles d'en bas plus fortes. 
Avec la croissance, ce sont pai'fois les parties d'en 
haut qui deviennent plus grandes, comme chez 



autre. — Générale. J'ai ajouté ce 
mot. — C'ot la <iueue. Le texte 
i:rec a deux mots qui si^nii tient 
également t^)u.MU's ; mais il doit 
cependant y avoir qmdque dirte- 
rence entre ces deux mots ; et 
l'un peut-être désig-ne une queue 
a poils, et l'autre une cpieue sans 
l)oils. Voir plus bas, i; 1 1 . 

i; 10. Le haut du corps... le bas. 
On vient de voir dans le ji j)rece- 
(lent ce (pi'il faut entendre par 
la, — \'oi/n eoaii/ienl... L'exjili- 



cation est ingénieuse; et la vue 
seule d'un très-jeune enfant suf^tU 
])our la suggérer. — Le seul aui- 
aial. W est bon de recueillir et de 
noter cette ditierence, jointe à 
tant d'autres, entre l'homme et 
l'animal. 

^ a. Pro}><>rtioniiellemc7it. J'ai 
rendu littéralement le mot grec ; 
mais on doit comprendre que 
lidee de proportion s'applique 
également aux deux parties du 
corjis, le haut et le bas. ("est ce 



120 



IIISTOUIK l)i:S A.MMAIX. 



les animaux qui oui mw qiKMie (mi pnnaclio: mais 
ciisiiilo auciiii lie f^randil dans la partie comprise 
depuis le sahol jus([u'à la hanehe. 

'"Les dénis n'olTrenl pas moins de diflertMiees 
dans les animaux, soil par i'ap[)()rl l(^s uns aux 
autres, soil av(K! Tliomme. Tous les ([uadi'ui)èdes, 
qui ont dusanpelqui sont vivi[)ares, ont d(^s dents. 
Mais une premièn^ diflerenctN c'est que, si les uns 
ont le même nombre de d<Mits aux deux mâ- 
choires, les autres n'en ont pas le mèmi^ nombr(\ 
Ainsi, tous les animaux à cornes n'ont pas aux 
deux mâchoires un nombre égal d(» dents; car ils 
n'ont pas de dents d(^ devant à la mâchoire supé- 
rieure. 11 V a aussi des animaux sans cornes ([ui 



(pie MM. AuUerl et Wimnier ont 
précisé dans leur traduction alle- 
mand»». — Une qnene C7i /ifuuir/ir. 
\'oir la note sur le .i^ pn'ci'dent. 
— Jusqu'à la finncke. Ou u Au 
sieire ». Toutes ces ol)servations 
sont fort curieuses ; et l'on ne 
voit })as que la zoolo«j:ie moderne 
ait essayé de les pousser plus 
loin qu'Arisiote. 

ii 12. Les (lents... On i>eut voir 
dans les ouvraures de zooloirie 
nuxlerne, et notamment dans ceux 
de Cuvier, quelle importan«*e il 
faut attacher aux dents: elles 
lournissent les caractères le> 
plus marqués et les plus sûrs, 
})our toutes les espèces d'ani- 
maux. — Le niihni' 7i(>nih)'(' <b' 
(lents aux deux inth-fm/j-es. Le 
texte Lrrec n'a ([u'iin seul mot; 



mais comme nolr<' lanj^ue n'otVre 
pas le niême avaniajje, j'ai dû 
j)rendre une périphras*'. Les ani- 
maux dont il est ici (piestioii 
comprennent j)eut-étre ceux qui 
forment l'ordre tles Edentes, dans 
la nomenclature île la zoolotrie 
moderne. \'oir Cuvier, l{i'f/ne a?ii- 
)ii(il. tome L P- --'L Les Ldenté's 
sont des quadrupèdes sans dents 
sur le devant des mâchoires. 
Mais il est {)lus probable (piil 
s'a^^il ici des Rundnants , ({ui 
n'ont d'incisives qu'à la mâchoire 
inférieure. les({uelles, à la niii- 
choire supérieure, sont reiiij)la- 
cées par un bourrelet calleux ; 
("uvier, i<l., iftid., p. 2')L -- De 
(lents (le dcrant ii la ninrlioire 
siifKh'ieiir''. Tels sont les rumi- 
nants à cornes, les antilopes, b's 






MVHL II, CIIAP. III, i< ji, j27 

n'ont pas les mâchoires pareilh^s; tel est le cha- 
meau. 11 yen a qui ont les dtMits saillantes, comme 
le san-lier; d'autres ne les ont pas (mi sailli(\ 
'^ CiMiains animaux ont des dents carnassières, 
commr le lion, la panthère, le clii(Mi : d'autres 
ont des dents qui n'alt(M-nent pas, comim^ le cIk*- 
val et 1(^ IxïMif. L«'s animaux à dents carnassières 
sont c(Mi\ dont les dents ai-iiès sont alternées. '* 11 
n'est pas (ranimai qui \\\\ tout à la fois des dents 
saillantes et des cornes; et aucun de ceux qui ont 



cerfs, les chèvres, les moutons, 
les IxfMifs, etc. — Tel rst le eha- 
nieau. Voir Cuvier, id., ihid.. 
]i. i?o(i. — Les dents saillantes, 
cotiihie le saïKiVier. Il parait bien 
que le saup^lifu* est la souche des 
cochons domestiques; il a des 
défenses prismatiques, recour- 
b('es en dehors et un peu vers le 
haut. Dans le <renre des Cochons, 
les incisives inf«'rieures sont 
toujours couchées en avant; les 
canines sortent de la bouche et 
se rei-ourbent V(>rs le haut. Il y 
a six incisives à chaque mâ- 
choire; Cuvier, l{è<jne animal, 
tome I, {). -l'i'.]. 

^ 13. Lf lion y la pantUixc. 
Tous animaux du f^^enre Felis, les 
plus redoutables de tous les car- 
nassiers. J'ai appelé leurs dents 
earna^>ieres, et il me semble 
(pie c'(>st encoi-e le mot qui ré- 
jKuid le mieux au ^i:rec. Dans la 
zoolo^de actuede, on entend sur- 
tout j)ar Carnassières la ,Ln'osse 
molaire d'en haut et celle d'en 



bas, vers le fond de la bouche ; 
voir Cuviei-, Wètjnp animal, tome I, 
l)p. 133 et 13i. J'ai d'ailleurs 
adojue la correction de MM. Au- 
l)ert et Wimmer. — Qui n alter- 
nent pas. C'est-à-dire, qui n'en- 
trent |)as les unes entre les autr.'s, 
(piand les deux mâchoires se 
lérment. — Sont alterneics. Même 
remarque. Du reste, la distinc- 
tion que fait ici .\ristote n'a jias 
(■'té recueillie dans la zoologie 
moderne, l»ieu qu'elle soit cepen- 
dant très-r('elle. Au lieu d'AIter- 
nt'cs, on ])ourrait encore traduire ; 
«' Qui se croisejit. ou : Qui entrent 
(* les unes entre les autres. » C'est 
ce qu'ont lait MM. Aubert et 
A\'immer dans leur traduction. 
Chez le cheval et le ])œuf, les 
dents broyent et ne déchirent 
})as, comme chez les animaux de 
jiroie. 

?; i i. Des dents saillantes et dfs 
cornes. Observation très-exacte. 
— Xi ror/ies ni dents en saillie. 
J'ai ajoutt' cette exj)lication j)our 



128 



HisTOiRi: i)i:s AMMArX. 



(les dénis carnassières n'a aucnn de ces deux 
organes, ni cornes, ni dénis en saillie. Dans la ])ln- 
part des animaux, ce sont les dénis de devanl qui 
sont ai|^niës ; celles du dedans sonl lart^vs. Le 
phoque a toutes ses di^ds carnassièies, sans douli' 
à caus(» de sa ressend)lance avec h^s poissons, qui 
presque tous oui les dents en scie et carnassièrt^s. 
*^Vucun(* de ces (hnix (espèces n'a une double 
ranj^ée de d(Mds. (4q)(MHlaid, à en croire Ctésias, 
il y en aurait une; car il prelond que, dans les 
Indes, il v a un nninial sauvage, noninic Maiii- 
clior(% pourvu de trois ranimées de (1(MiIs aux deux 
mâchoires. Il est à peu près de la giosseur du 



plus (le clan*'. — Cc/A'S (lu de- 
dans. ("'e^t la traduction litt(>rale 
du texte. Par U- Dedans, il faut 
entendre que les dents s<nit })lus 
avancées dans la bouclu'. — /.-" 
jthoque. Cette espèce a six inci- 
sives en haut, et (pichpiefois 
(piafre, quatre ou deux inci^ives 
en bas, des canines j)()iiitues et 
des màclielières, au noni!>re de 
vingt, vinirt-deux ou vini^i-cjuatre, 
toutes tranchantes ou coni(pies. 
< )n subdivise l'espèce des j)ht)- 
ques da[)rès le nombre des inci- 
sives; voirCuvier, Hrtpu' (uuinci, 
tome I, ]). IGO. ("est le iduMpie à 
ventre blanc, Phoca monacdius, 
ijui semble aviur ete le plus con- 
nu des Anciens; Cuvier, ;(/., 
ihid., p. U)9. — 1rs tlrnh en srif 
et t'urfia^sirres. 11 n'y a (pi'un 
seul mot dans le texte. 

ji 15. S'a une iloublc raniji'i' de 



dent<. Observ;ition qui ne parait 
pas avoir eie recueillie par la 
/.oolo^de moderne. Pour le sys- 
tème des diuits dans la >érie ani- 
male, voii- V AïKitrnnit' coDijKirvciXo 
M. GeL'enb.iur, }>p. 7-I8 et suiv. de 
la, traduction. — .1 en croire Cte- 
.svV/v. MM. Auliert et \\'immer 
pensent i[ue tout ce passaire sur 
Cîesias est U!ie addition i'aite 
après COU}», ]>ar une autre main 
cpie cadle d'Aristote. Ils excusent 
aussi t'tesias en disant que c'est 
sans tloutt' une imaj.-'e de (pud- 
(pie animal l'antasti(pie, iju'd .luia 
vue dans les Indes, et cju'il aura 
prise pour la reprt'sentation de 
(pieltpie animal réel. Cei»enilant 
les détails (pie donne ('t«'sias sur 
le caractei-e et la férocité du jire- 
tendu Marticdiore, pi-ouvent qu'a 
la vue de Timaire d avait joint sa 
croyance personnelle, pour les 



LlMUi il, en A P. Kl, i; 10. i-o,, 

lion ; il (Si aussi velu, c( sts pieds sonl st^nhlables. 
Il ^T un visa-v oi des oreilles dans le irenre de 
riiommo; ses yeux sont bhuis, e| sa couleur ps| 
d'un roupe de cinabre; sa queue est comme cellc^ 
du scorpion dr Unre ; ,^\U. a un ai.^uillon. et il 
lance, assuiv-l-oij, des pointes comme des tlèches. 
H a une sorte de voix qui tient de la ihite et de 
l<i li'onip(Mle. Sa course est rapid.^ au moins au- 
iant que celle dv^ cerls ; il est teroce, et il dévoie 
les hommes. 

^'L'homme perd ses dents comme les perdent 
niissi d^uilrts animaux, par exemple, le cheval, h^ 
mulet, Tane. Lliomnn^ ptM'd ses dents de devant ; 
mais il n'y ^ pas un seul animal qui perde ses 
molaires. Le porc ne perd jamais aucune de ses 



traditions ({u'il recevait. Ce ii'e.-,t 
pas d'ailleurs la seule l'able que 
Ctesiasait recueillie et racontée. 
Voir ses Fragments, a la suite 
d'IL^rodote, j.j). 91 et suiv., Kdit. 
de Firmin-Didof .Pausanias, PJme 
<'t I-dien ont rept-te le rt^cit de Cte- 
^^las. Pline apptdle cette béte Man- 
ticlKii-o. au lieu de Martichore 
sans doiitr pal- erreur. -— A /> 
/>rrs f/r la (/rossrur du /ioJi. ("est 
ee (|ui a donne a croire (pie le 
Martichore jiourrait bien être le 
'rii:re; mais les antres d.dmls 
n'aj.piiient pas cette liyj)othese. 
-~ Srs i/r/cr ,n;if hlc/is. Ceci n'a 
'■niciiu raj.port au ti-re, non plus 
que la c<.)uleur de cinalire et la 
queue arm.'e de point, •>. — />e la 



5 

rir 



/lùte et de la tny/npette. C'est un 
Conte j)ueril. — Sa eoursc est ra- 
jnde. Ceci {)eut se ra])})orter au 
tigre, aussi bien que la férocité. 
-Mais il est bien proliable que 
Ctesias, jtendant son long séjour 
en Perse, avait di'i voir des îi"-res ; 
et il ne })ouvait ])asles coufonth-e 
avec le Martichore. 

.s 1(). L'/to)fn//f jjcrd ses drnt<. 
11 s'agit ici des dents de lait seu- 
lement : au lieu de Perdre, on 
])0urrait j)rendre le mot de Clian- 
ger. — Nr,v f/e?/fs dr derrnft. ("est 
assez exact , comme chacun de 
nous a j)u le constater par sa 
propre expérience. ~ ()/// f>prdr 
S''s mo/aires, C(mime il perd ses 
dents de lait. Ceci n'est pas tout 



r. I. 



ino 



HISTOlHi: I)i:S AMMAIX, 



citants. Pour les rhiens, la quoslioii fail doule. Les 
uns rroieiit que 1(^ chi(Mî lu^ ])er(l jamais une seul(^ 
de ses premières deuls ; (Fautres assui-eul qu'il ne 
perd que les canines. Nous a\ons observé (pTil les 
perd absolument comme nous ; seulemeuK on ne 
s'en aperçoil pas, parce qu'il ne les p(Mxl poini avant 
que d'autres toub^s pareilles ne soient poussées h 
leur place. 'Ml (^st bien probable que c\»sl ce qui 
se passe aussi dans les bôles sauvaK<'> ; <'t 1<»'J 
dit d'elles enraiement qu'elles ne perdent que buirs 
canines. C'est aux dents qu'on peut reconiuntr(* si 
les cbiens sont j(Mnn»s ou Agés. Cbez les jeunes, 
les dents sont blanches «^l pointues; chez b^s vi(Mi\ 
chiens, (dles sont noii'es el émoussées. Daiis le 
cheval, c'est touj le contraire de ce qu'on voit 
dans le reste des aninuuix ; en vieillissjnit tous b's 
animaux ont les dents plus noires; le cheval siud 



à fait juste. L'homme perd ses in- 
cisives, ses canines et les quatre 
premières mâchelières, en tout 
seize dents. Voir Butïbn, chapitre 
de rHonime, artich' de l'Enfance, 
p. 34 i, édit. de 1830. — Pour les 
chiens, la question fait doute. 
Buffon la résout affirmativement : 
u A quatre mois, dit-il, ils per- 
« dent quelques-unes de leurs 
« deuts, qui, comme dans les 
«( autres animaux, sont bientôt 
« remplacées par d'autrc^s, qui ne 
« tombent plus » ; chapitre du 
Chien, pp. 261 et suiv. Aristote 
revient sur ce sujet si)ecial d 



répt'te à j)eu près, quoique plus 
clairement encore, ce (pi'il dit ici ; 
voir plus loin, liv. M, eh. xx, ?> 7. 
?i 17. Il est bien proftahlr. En- 
core aujourd'hui, la science ne 
[x'iit en dire beauc()U[) plus sur 
les animaux sauvaires, qu'il est 
toujours fort difficile d'observer. 
— I.e cheval seul les a plus blan- 
ches. W est sinjj'ulier qu'Aristote, 
donnant ces détails sur les dents 
du cheval, ne les ait pas pousses 
plus loin ; c'est par les dents (pion 
})eut reconnaître l'â^^e des che- 
vaux; voir Buiroii, ch.ip. du Che- 
val, p. 30. 



LIVIU: 11, CilAP. m, i; 20. Kii 

les a plus blanches. 'M.es drnls qu'on appelle 
caniiu^s sépai'ent b^s incisives (b^s molaires, et elb^s 
ont une l'orme qui lient des iiu(»s et drs autres : 
elles sont lai'gvs par le bas. v\ elles sont pointues 
par le baiil. 

'^ Les màb's oui plus de dents que les femelles, 
aussi bien v\wi l'homme qm» dans les moutons, 
b^s cbèvi'(Vs ('I l(^s porcs. On n'a pas pu encore 
laii-e de ces obsei'valions sur les aulres animaux. 
Ceux qui oui \\n plus grand nombre de dents sont 
en général aussi d'une existence plus longue, de 
même que ceux qui ont moins de dents et des 
dents plus écartées vivent moins longtemps. 

-^'Les molaires ([u'on appelb^ Crantèi'es ne pous- 
sent dans l'homme que les dernières, d'ordinaire 
vers vingl ans, poiu' leshommesiM j)our lesfemmes 



.5 18. Ar.s- dents </u\>?i appelle 
ranines. Cette expression in- 
ventée j)ar la science groc(pie est 
restée jusqu'à nous, et elle ne 
chan^'-era })as. La position des 
Canines et leur forme sont l)ien 
celles (ju'indi((ue Aristote. 

?; 10. Aussi bien chez l'hot/r/ne. 
Ceci ])arait être une erreur; et 
dans notre espèce, les femmes 
n'ont ])as un moindre nombre de 
(lents. Voir Bull'on, chajjitre de 
l'Homme, Enlance, p. 3i:i, éd. 
de 1830. Il n'est pas sur (pie cette 
ditTerence existe dans les autres 
esp('*ces qu'Aristote nomme ici, à 
la suite de l'homme. — Ou.f tjui 
ont un plus f/rand nombre de 



dents. Ceci est tout au plus vrai 
avec la restriction que fait l'au- 
teur: u En général ». Le cliien et 
le cheval ont jjIus de dents que 
riiomme; et cependant ils vivent 
moins longtemps. — Plus érar- 
tces. L'expression grecque peut 
avoir aussi ce sens. Il est certain 
(juf* (piand on a des dents très 
solides, la mastication des ali- 
ments se fait mieux, et (pie la 
santé en i)roiite beaucoup. 

§ 20. Cvnntrres. J'ai reproduit 
littéralement le mot grec, plut«">t 
que d'adopter l'expression (b- 
« Dents de sagesse », comme 
l'ont fait plusieurs traducteurs. 
e"est bien la locution moderne: 



' s "• . kS 



132 



nisToiui: DKs animaux. 



LIVRE II, CIIAP. IV, .^ 2. 



\x\ 



l'f^alomenl. On a drjà vu qiK'lqiies (Vînmes h qui 
des molaires oui pousse à Ini^c de quatre-viiii^ls 
ans; mais celle pousse élail h'ès-doulourouse. On 
l'a vuo aussi chez (h^s lionimi^s ; mais ce phéno- 
mène ne S(* pcoduil ([ue quand, dans sa jiMinesse, 
on n'a poini eu de (a'nntères. 

'•^' l/cléphani a quah'e dents de chacjue colé ; 
elles lui servent à bioyer sa noui'iilure, qu'il ré- 
duit en une sorte de l'arine. Outce ces quatre 
dénis, il n encore les deux grandes qu'on connaîl. 
Le iiiah^ a ces deux (U^ils fortes et relevées; dans 
la temidle, (dh^s sont pidites, et tournées on sens 
conlrair(^ de celles du màl(\ puisqu'elles l'e-ai- 
d(Md en lias. C'c^st dès le moment mémi^ de la 
naissance que l'éléphant a des deids; mais tout 
d'abord, les faraudes ne son! |)as appai'eides. Sa 
langue (^st tr'ès p(dil(\ (d renfoncée dx' telle sorle 
qu'on a quelque peine à la voii*. 



mais les Grocs n'avaifMif pas 
songé ù cette m('taj)h<u-e. — 
Et/lit trrS'/l()n/(iU)-eusT. lOlle Vol 
mèiiH» dans la jeunossc. Aristotc 
aurait pu ajdutcr que ces dents, 
venues postérieurement, durent 
inoins (^ue les autres, après avoir 
eu beaucouj) de peine a se l;ure 
leur place. Voir Kullbn, cliapitr-i 
de riIomme,de riMiCance, p. ;]i 1. 
5; 21. L'elépfinnt a quatre dnits 
dr rhaque côte, ("est fort exact. 
Seulement, Aristot.' n'a j)as ob- 
serve un fait tres-sint/ulicr dans 



les mâchelières de r(dej)liant , 
c'est <prelles se succèdent nmi 
pas verticalement comme clic/ 
les autres animaux, mais d'arrière 
en avant, de telle manière ({u'une 
dent usée (>st poussée en av.'uit 
par ctdle ipii vient après. I/ele- 
l)hant, j)ar suite de cette or^'a- 
nisation, a tantôt une ou deux 
mâchelières de cliaipie côte, qua- 
tre ou huit en tout, selon les ejio- 
ques; voir Cxiy'xev, Rpqiin (iiihiidl, 
tome I, p. Ï.V). — Lrsd('ur (jrnndt's. 
Les défenses proprement dites. 



CHAPITRE IV 

iVnichos 011 £?tioulos des animaux; (lifTérencPS dans la pfrandeur; 
très-fciidiies, petites ou moyennes ; riiippopotame d'Kii'yptt^ ; 
sa crinière, son pied fendu; son mulle ; son osselet; ses dents; 
sa <]neue; sa voix ; sa^<^randeiir; son eiiir ; ses organes intérieurs. 

'Labouclie des animaux présente aussi bien 
des différences de f^randenr. Chez les uns, elle est 
très-f(Midue, comme celle du lion, du cliien et de 
tous les animaux à dents en scie; d'autres ont la 
bouche petite, comme l'homme; d'autres enfin 
ont une bouchi^ moyt^nie, comme l'espèce porcine. 

-Le cheval de rivière, l'Hippopotame d'l\2:ypte, 
a une ci'inière comme h^ cheval ; il a le pied fendu, 
comnn^ le bceuf; son mutle est recoui'bé ; il a aussi 
un osselet, comme les animaux à pied fendu, et des 
d(4ds saillantes, qui paraissent à peine. 11 a la 



§ 1. La fjoiiclte. J'ai préféré ce 
mot à celui de Gueule, parce 
qu'un peu j)lus bas, il est ques- 
tion de l'homme. — A (lr?its en 
scie. Voir plus haut, ch. m, § 1.3. 

i^ 2. Le c/teval de rivirrr. J'ai 
traduit littt'ralement le mot du 
texte, en ne faisant que le para- 
phraser. Il est clair d'ailleurs 
que tout ce j)assa,L^e sur l'hippo- 
potame d'Egypte n'est qu'une in- 
terjiolation, qui ne tient ni à ce 
qui jtrécède, ni à ce qui suit. En 



outre, ce passage est plein d'er- 
reurs, et Aristote n'avait jamais 
vu l'animal dont il parle sur des 
récits inexacts. Voir Bufîon, ar- 
ticle Hippopotame, p. 319. — A 
une crinière. L'hippopotame n"a 
pas de crinière. — Il n le pied 
fendu comme le biruf. Les pieds 
de l'hippopotame sont divisés en 
quatre ongles, et non pas en deux 
comme celui du bœuf. — Son 
mufh' est recourhê. C'est inexact, 
son museau n'est pas relevé; il 



"# 



ni 



nisToiin: des AMMArx. 



Livm: II, CHAP. V, ?^ \. 



135 



queiK^ (lu poiT <'l la voix du clK^al. Sa iiTaiideur 
S(' rapprocho di^ celle de Tàiie, id son cuir est 
hdleiiKMd épais ([iroii peul (Mi l'air.' (h^s dai'ds. Ses 
oriiaiK^s inléi'ieurs resseiidili^d ïi ceux du (dieval 
(d de ïiuic. 



(:iiAi»rnu: v 

Animaux intormédiaires ontro rhonmio o[ les quadriipriles; les 
siii^'cs, (le U'ois csfjrcos ; (Ipsci'iption du siui^*^ ; il es! velu en 
dessus cf (Ml dessous; sos rappoils avec la forinc luiiiiaini'; sa 
iH'stialilr ; oPf^anisation |)artic(dièrt' de ses |)ieds, (jui Sdid toyl 
(Mist'iidtlc dt'S[)iods et doi^ mains; ilmai'clic htMucoiij) plus souvent 
à (pialr(^ [)atl('S([Ut' tout droit; d poui^pioi; or^^anos •^■•■uitaux. 

^ Certains animaux ont une natuiv qui tieid lout 
à I() fois de ('(die de riiomin.^ «d de C(dle des qua- 



ost comme celui du l)u('tlo })()ur la 
forme u'énerale, mais beaucoup 
plus grand. — Des dents saii- 
hintcs. L"hipj)()j)otame n a pas tlu 
tout des défenses, couinie l't'le- 
phaut. — (7^^/ pdnnssont à princ 
Ceci est plus vr;n ; et (iU()i(pie les 
(le^t^ soient fort grandes, elles 
sont cachées sous les lèvi-es ijuand 
la liouche est fermée. — Lu t/uei/i' 
(Ixi inirc. — Sa (jueue ressemble 
phUol à celle de la tortue, bien 
ipfelb' soit incomparabbMuent 
plus grande. -— La voix du. (lie- 
rai. Il ne hennit pas comme lo 
cheval : mais sa \'oi\ se ra[)proche 
fia\antag(' du mugissement du 
biil'tlt'. - S/i <iraiul('ii.r... rf/',' dr 



/V///C. L'hij)pO])otanie e>( non seu- 
lement jdiis gros ipielVme; mais 
d e.>t beaiu'ouj) plus grand (pu' le 
plus grand cheval. — En /'airr 
des d(n'd<. Le cuir de l'hippopo- 
tame est tres-(iur el Tort epai^ ; 
mais il ne re:^t j)as au point de 
lournirdes dards. P)iilf«)!i, d'après 
/erenghi, a réfute tmit ce pas- 
sa:;-!' d"Ari>tote; arti(de llippojio- 
t;ime. pj). '\1\ vi X\\ . 'iuutev h'S 

fri-eur> accunnih'es dans ce pas- 
sage' interj)oh' sont cmj)iauitees 
d'I IiM'odote, (pii sans doiHe n'a\ ait 
j»as vu non j)lus (rhipp(»jM)iame ; 
li\. 11, Aï. i.xxi. p. 'J.'j, edit. Fir- 
mind)idoi. 

t; I. l'iii' induré qui lif/d (nul à 



drupèdes; ce sont les singes, les cèbes et les ba- 
boins,()u (^yiioc(''pliales. l.e cèbe n'est qu'un singe 
pourvu d'une ([U(Mie. Les baboins ont la nK^Miie 
l'orme ([ue les singes, si ce n'(*st ([u'ils sont plus 
giands (d plus foits; (d qu(^ leur face ressembb* 
davanlai^e à C(dl(* du (dii(4i. Leui* caractèiu* (*st 
j)lus sauvage; (d leurs dents, qui sont ])lus rappro- 
(du''es d(^s dents de (diien, sont aussi plus fortes. 



la fois'... L;i description est fort 
juste, et c'est la première imj)res- 
sion (pie doit faire la vue d'iui 
singe. — Cl' so?jt les s/?if/e^, les 
cèbes et les babulns. Les trois 
classes qu'indiciue ici Aristote 
auraient pu être plus précisennmt 
deternunèes ])ar liù. La zoologie 
moderne ne parait })as avoir fait 
non ])lus, malgré bien des essais, 
une nomenclature tout à fait sa- 
tisfaisante; voir Butfon, (pli a 
consaci'e au singe j)resqne tui vo- 
lunu', tdiaj)itre de la Nonnmcla- 
ture des singes, et le Pit/iè<fU'', 
]){). 32 et 119, éd. de 1830, ou 
Buffon traduit, et explitpie ce pas- 
sage d'Aristote. Selon lui, le Pi- 
theque et le C\ noi'e])hale du zoo- 
logiste grec sont des singes sans 
queue. Le Kebe ou Cèbe ou Gue- 
non, au contraire, a une queue. 
Putlbu réfute ces divisions, qui 
ne sont j)as conformes à la na- 
ture; et il en jiropose de nou- 
vtdltvs, pages ,'{» et suiv. \o\v 
aussi (àivier. Hè'jiie animal, t. I, 
pp. Slj et 99: et /otdof/ie de 
M. Clans, i)p. 1U!)U et suiv., de la 
traduction française. — Ci/ziocé- 
phali\<. Le Cynocéphale tl'Aris- 



tote est le Magot, d'après PutTon ; 
il n"a point de queue, et il a le 
museau d'im dogue ; les dents 
canines, grosses et longues. \'oir 
Butïbn, lue. cit., \). 37. — Le Cebe 
ou j)eut-étre. Sapajou. Voir (,ai- 
vier, liègne animal^ tome I, }). 99. 
Mais les Sapajous font partie des 
sinires du nouveau continent, d"a- 
jM'ès Cuvier. et ils ont une (pieue 
prenante. On pourrait adopter 
ce mot de Sapajou pour rendre 
celui de Cèbe ou Kèbe en grec, 
parce que, dans la classe des Sa- 
j)ajous, il y a une espèce (jue les 
zoologistes ont nommée Cebus. 
Voir Butfon, loc. éd., p. 39. — 
Le.< baboins. MM. Au))ert et X\'im- 
mer ai)j)ellent le Balioin Pavian, 
en allemand. Baboin, Papion , 
l'avian, ce sont les mêmes mots. 
Aux: caractères qu'Aristote donne 
aux Baboins, il veut sans doute 
désigner les Orangs-outangs ou 
les (,"him})anzés, que les Orecs 
pouvaient connaître, })uisque ces 
animaux venaient d'Asie. Voir 
BulTon, Nomenclature des Singes, 
p. 3."), sur le Baboin. — Leurs 
dents. (Test smaout par les dents 
que Cuvier et les zoologistes mu 



13( 



lllSTOIHK l)i:s ANIMAI X 



" I.es siiip(^s >onl velus dniis h^s paiiii's siipriiciiros, 
j)(U('(' (jirils soiil (h^s qiindniprtles ; el l(»s paiiies 
(l(* dessous l(^ sonl o^aleinciil, pmce qu'ils rt'ssoiu- 
hlnil à riioinnie. Ainsi ([u'oii Ta dil uu piMi plus 
liaul, l(S choses sou! chez Hioinnie loul le ron- 
Iniii'oou ceci de ce ([u\dles sonl dans les aiiiuiaux. 
ScuilenuMd, le poil des siii-es es! (rès-rourui ; et 
ils sonl lrès-v(dus des deux coles, dessus e| des- 
sous. M. (MU' l'ace a beaucoup d'analogie a\('c le 
visai:!' Iiuinain ; leur nez, leurs oiviiles, leins 
dénis, se rap|)i'ochenl beaucoup de C(dles de 
riiommc, lanl pour les dénis de devaid (pie 
pour les molaii-es. l'andis (pu' le l'esle des ((ua- 
dru])èd(^s n'oni |)as de cils aux deux |)aupièi'es, 
le sin-e en a; mais ces cils sonl focj larvs, 
suiiout ceux d'i'n has, el excessiwuKMd coui'Is. 
Les autres quadi'upèdes n'en oui pa< du h.id. 



ilornos ont fssny*' do t-hissitier 
l<'.s sinu'os, dont l(>s cspôcos cl les 
v;iri('î('s sont très-noinhrou.so.^;. 

§ 2. Lrs sui(/rs' sn/tt ri'/i/s. (!"t'st 
exact ; mais tous les sintrcs ne 
sont pas t'<i:aleinenr couverts do 
poils; la couleur de leur pelade 
vai'ie beaucoup aussi, et donne a 
certaines espèces des apparences 
etrau^^es et tout à fait [rrotes(pies. 
— A/?isi (/u'ofi l'a (lit. \i)w plus 
haut, cil. II, ;:; 3 et cli. m, ^ 0. -^ 
Le poil 'les ^i)t(jos es/ tyrs-foitvjii . 
Ce caractère dillero l)eaucoup 
avec les espèces. — Très-rf/us 
fh's deux côtés. Ceci n'est ]ieut- 



etPf ]),is très-exact pour toutes 
l(\s esjièces sans excej)tion. 

v; 3. Ari'r le ris(ii/e hionaiit. 
('"est cette l'csstMnhlance nièrne 
(jui lait (pie cet animal es! vi (>u- 
rieux, et parfois si repouNsam. - 
Se r(ij,pv(Khe)it hedw^oup (/t> crl/rs 
(h' /'li())/if//f'. Ceci est vrai eu ^/è'- 
neral; mais, dans les sini^^cs, les 
canines dépassent beaucoup les 
auirtvs dents, et fournissent a ces 
animaux une arme (pie l'homme 
n a pas. Les m;'tcheli('re> smif en 
mèuK' nombriMpie ch<'/ riiomme. 
- Aii.r fleur p{iiij)ir) es. \'oir jilu- 
haut, cil. H, § f. 









IJVHK II, CliAP. V, .î^ (,. 



137 



^ L<' sini^o a comme Tliomme deux manioloiis 
pour de peliles maiiKdh^s. Ainsi que riiomme. il 
a des bras; seuleoKMd, ils sonl velus; il les (lécliiK 
ainsi qu(^ les jambes, lout à fail à la façon de 
riiomme, c\^sl-à-dire que les concavilcs formées 
par les meml)i'(^s lléidiis sonl (m sens opposé. 
''De j)lus, il a di^^ mains, des doigls ot des ongles 
|)ar(dls à c(M1x de riiomme, si C(* n'est que, dans 
le sini;(^ louh's les paiiies ont quelque cliosi^ 
de bien plus beslial. I.(^s pieds du sinue sonl 1res 
particuliers; C(^ sonl comme de larges mains. 
'[.es doigls du |)ied sonl commi^ ceux des mains; 
miiis le moytMi doiul (^sl lrés-lon^^ Le dessous 



i5 i. DeiLV mrnnelmis. ^'oir jdus 
haut, ch. i, §.'1. Cuvier remaripie 
aussi (pie les sinu-es ont, comme 
Topece humaine, les mamelles 
sur la poitrine, de même (pi»» 
h'urs intestins sont semblables 
aux nùîi'es, — Aiiisi <]ue l'homme, 
il a f/cy hrtis. Il est étonnant 
(pi'Aristoie n'ait j)as si^^rnale ici 
la loiiirueur dtunesuree des bras 
du sinire. — Tout à fait à la faron 
(le riiomiif. \'oir plus haut, (di. i, 

,^ .'i . De l/ie/t plus^ hestidl. Cette 
observation est juste ; mais Aris- 
tote aurait dû remaiMpier cpie, 
dyns les sinires, les jùeds sont 
conl'orim's comme des mains; ce 
qui constitue entre le simre et 
l'homme une diirerencf frajipante. 
Cuvier, Hr(j)ie (iniz/uil, [oino I, 
p. Sa. dit très bien : ^ La l'amiUe 



>^ des singes diffère de notre es- 
"■ ])ëce par le caractère tres-sen- 
« sil)le fpie ses })ieds de derrièi'e 
(' ont les pouces libres et oppo- 
<c sa!)les aux autres doigts, et (pie 
<t les doigts des pieds sont longs 
<( et tlexibles comme ceux de la 
« main, m — Les /jieds du siuf/e 
sont très-particulie}\s. C'est vrai ; 
mais il eût été bon d'indiquer 
en quoi consistait cette particu- 
laritt'. On ne trouve pas l'expli- 
cation décisive dans ce qui suit, 
quoique les détails soient assez 
développes. 

ïi 6. Su/it comme ceux des 7nainfi. 
C'est vrai ; mais il fallait dire en 
(pioi consistait cette ressein- 
l»lance des ileux membres, qui a 
l'ait donner aux singes le nom 
très-justitîé de Quadrumanes. — 
Le de-isousdu pied resaemtjle à ce- 



ii»mi!!i!W""J4 '. 



■■ïie""»!"' «ï , j.r-Kr^i-W'.r-rarw'i'i.îïsa'iœasaEi'; j 



138 



IllSTOIFlK DRS AMMArX. 



(lu pied ressemble h eeliii dt^ la main, si co ueM 
que, dans sa lari^inu', 1<^ dessous de h'uv main 
vers son exirémilé t^sl une planh^ d(* pied. A son 
l)oul, relie pai'lie esl plus diirt^ (M (die iniile 
assez mal oi Irès-imparfaihvuKMil un talon. " \^c 
^lU'^e se sei'l (W m'> |)i(Mls de deux faeons , et 
comme mains et comme* pi(Mls ; et il l(*s llé(diit 
comme des mains. 11 a 1(* hras <d la cuisse Irès- 
couiis par l'appoil h Favaid-hi-as «d à la jand)e. Il 
n'a pas di» nombril ap|)arenl au d(diors; mais la 
partie qui corcespond h Tondjibe a ([utdipie cbose 
de dur. M'omnnUes quadru|)èdes, lia les pallies 
supériiUH'es du corps IxMUicoup plus grandes que 
les parli(*s iVm bas, dans le li^pporl à j)eu près 
de cinq à trois. A C(d(e premièi't* cause, il l'aul 
ajoutei' ([ue ses pieds l't^ssiMublent à des mains, el 
([u'il soni conune un compose de main el de pied : 
d(* pied, par(M* ([u'ils on! rexirénulé d'im talon; 
de main, par loub^s les aulrrs [)ai'lies, parce 



lui '/t'i(n/mi!i. (''es\ ce tiui t";iit(jue 
le sinj^o a quati'c jjicds, ou plutôt 
quatre niaias. — \'ns son extré- 
////7^i. ('\'st-a-(lii-(\ vers 1<' jH>iut oh 
la main s'aUachc au bras, le poi- 
^niot. — Et trrs-i///p(irf(iit('f/trnt 
lut t((lon. De la vit'ui (pio parfois 
le sing't* marche à deux j)attes au 
lieu lie ([uatre, comme il esl dit 
j)lus bas. ij 8. 

§ 7. Se srrt de .vcs p'iiuls (/c 
(Icu.r /'(irons. \\)uv marcher et 
pour preudre les ( huses ; (fest la 



contorination toute sp('ciale de 
<'et animal. — Lf hriis et lu ruisse 
t/f's - l'onrts. ("est exact. --- De 
nmithril nupdrefit au t/e/mrs. ()n 
ne voit jias (|ue la /milovie mo- 
derne ait conserve cel't' olisc'r- 
vaiion. 

i:^ 8. C OUI Die les 1/ uudruprdi's. 
Arji'umeiu a joimlre à tant d'au- 
tres, pour distintruei' le sinire de 
l'homme. — I)a?is le etippoet à 
jit'u i.)-ès (le euitj (I teois. C'est 
jieut-ètre exaL'cre ; mais ce n'est 



■i 



^ 



LIVRE II, CHAP. V, § 9. 130 

que les doiiîls ont ce qu'on peut appeler un»* pau- 
me. I)(* lout C(da, il i'(''sulte qut* le sinirc se lient 
bien plus souvent à qiuilrc pâlies que tout droit. 
■'Kn lanl que ([uadrupètb*, il n'a poinl de fesses; 
en lanl que bipt'de, il n'a poinl de queu(\ si ce 
n'csl inie (|ueu(* très-petite, ((ui n'est qu'un sem- 
lilant de queu(\ La femelle a le vai^in pareil à 
C(dui de la f(*mme, el la veri^edu mâle se rappro- 
clie plus (1(^ la verti(* du chien que de celle de 
l'homme. Les sin^^s a])pelès(]èbesont une qu(Hi(\ 
ainsi ([u'oiiTa dit plus haut. OuanI aux parties in- 
térieures, les singes (d tous les animaux du mènit* 



qii une mesure api)roximalhe. — 
Iiie)i plus soure/it ii quatre pattes. 
Cette jHisition <>st naiurelh» au 
siULTc ; l'autre lui est toujours 
assez })enit)le, 

?; !). // 71 a point (le fesses. Peut- 
être l'expression n'est-elle })as 
tout à t'ait juste; le sinjjre a des 
fesses, mais beaucoup moins char- 
nues que les nôtres ; ce sont en fré- 
nei'aldes callosités. — // n'a point 
(le (jueue. D'une manière gént'- 
rale, cette remaiMjue n'est pas 
juste; mais elle s'applique sans 
doute à cette esj)èce j)articulière 
de sini^M's qu'Aristote avait sous 
les yeux, et auxquels nos zoolo- 
«.listes ont conservé le nom géné- 
rique de Pithè([ue. — Une queue 
très-petite. liCS singes propre- 
ment dits n'ont })as de queue ; les 
j)apions ont une (jueue courte; 
les i^uenons ont au contraire une 
queue longue ; les sapajous l'ont 



en même temps longue et pre- 
nante ; les sagoius l'ont également 
longue, mais non prenante, ("e 
sont peut-être les papions, avec 
les mandrilles, qui ont la tiueue 
la plus courte, parmi ceux qui en 
ont. Quelques singes ont des 
queues aussi tontines que ctdle 
du renard. — Ainsi qu'on Ca dit 
plus liant, § 1. — Comme elles le 
sont ehez l'homme. Observation 
exacte^ qui j)rouve qu'Aristott' 
avait disséqué des singes ; seu- 
lement, il est probable qu'd ne 
connaissait qu'un très-})etit nom- 
bre d'espèces. Mais la longue 
description qu'il donne du singe 
montre assez combien ct'tte sin- 
gulière organisation avait attiré 
son attention. Voir surtout ButVon, 
Nomenclature des singes, {>. 35. 
Bulïon reconnaît dix-sept espèces 
de singes dans l'ancien Continent, 
et treize dans le nouveau. 



\U) 



HISTOIRE DKS AMMAIX, 



i^^enro les ont distribuées commo olleslosont chez 
riionime. 

^'\oi!à donc la disposition des organes (exté- 
rieurs chez les vi\i])ai'es. 



CHAPITRE Vr 

Dt's qiiadrtjprdcs oviparos ; lotir or-anisnlinii p-'iirralo ; ils cnl 
iino (jinnio plus on moins longue, plusieurs dci-ls, cl \o piod 
feiidii; particularit." du crocodilo (ri-:i:v[)t(\ qui n'a pas dc 
lan^no; los (piadrupùdcs oviparos n'ont (.as (rorcill.^s ; lo cruco-- 
dd(Mle rivièro; son organisation ; sa vio sur tenv oldans Trau. 

'Les quadrupèd(^s qui sont ovipares et qui ont 
du san-, et l'on sait qu'il n'y a pas d'animal de 
terri» ovipare et ayant du sinri;, qui ne soit ou qua- 
drupède ou pi'ivé de pieds, les quadrupèdes (ovi- 
pares, dis-je, oui une tèti^ un cou, un dos, le 
dessus du corps et li» (hissons, ciitin des m(Mnl)res 
de devant et de deia-ièiv, «»t une partie répondant 
h la poitrine, absolunieid comme les quadru|)èdes 



§ 10. C/iez les î-iriparcs. ("est 
le résumt' de l'étiido annoncée 
dès le premier chapitre de ce 
livre, n serait peut-être j.lus cor- 
rect de traduire : a Voilà donc la 
disposition des organes chez les 
vivij)ares qui })roduisent leurs pe- 
tits au dehors. » 

.^ 1 . Ou quadrupède ou privé de 
pieds. Ceci n'est peut-être pas 
tout à fait exact; et l'on sait 



({u'il y a des sauriens qui n'ont 
(pie deux pieds; voir Cuvicr, 
li''[/?ie animal, tome II, p. 17 ; 
mais peut-être ces derniers vi- 
vent-ds })resque exclusivcmnit 
dans l'eau. — [)is-Je. J'ai vie 
oltlip- de prendi-e cette roianc, 
parce que la phrase i^reccpic est 
trop lou'^iw . —- A Ijsoluuieut roinfue 
/es quadrupèdes vivipares. Peut- 
être est-ce dire trop. — U?ie queue 



'• 9f .".■ 1 !! ".l 'JBL LJJU' -.1 '-.-t, itU I !BJ ■! ' 



LIVRE II, CHAP. VI, § 3. lil 

vivipaï\^s. En f,H'néral, ils ont une queue plus 
,t:rande; d'auti-es Font plus petite. Tous Ic^s ani- 
maux de cet ordi'c ont plusieurs doifj:ts, et le pied 
fendu. -Tous aussi ont les ori^anes des sens et une 
langue, à l'i^xception du crocodile d'Egypte. Le 
crocodile i^st organisé comme certains poissons; 
car en géiH'ral l(^s poissons oui une langue qui 
resseml)le h une arête, et qui n'est pas détachée. 
Quelques-uns ont celte place tout h fait lisse et 
sans aucune articulation apparente, à moins qu'on 
n'ouvre fbrtemeid la bouche de la bète. 

"^ Aucun animal de et» genre n'a d'oreilhs; ils 
n'ont tous que le conduit auditif. Ils n'ont ni ma- 



]>lu^' 'p-'iDfie. MM. Aubert et W'im- 
lut'r remarquent qu'Aristote au- 
rait pu dire aussi qu'il y a des 
(pia{lru])èdt>s ovij)ares qui n'ont 
pas du tout de (pieue, comme les 
batraciens; mais ils ajoutent 
qu'Aristote ne })eiise sans doute 
ici qu'aux (paa(lruj)èdes ovipares 
a •■(•ailles. Cuvier remarque que 
la (pn'ue des sauriens est toujours 
très-jjrosse à la base. 

si 1. P/u^if'ia-s doifjts. On peut 
le voir aisément sur les lézards; 
il en est de même du crocodile, 
(pu a cinq doigts devant et 
quatre derrière, avec des ongles 
a trois doigts seulement. — Du 
rroeodile d'Egi/jiie. C'était le seid 
(pi'Aristote, et les Grecs en gê- 
nerai, pouvaient connaitre. — 
(Juin'est pasdétar/iée.Ou <> Libre». 
— Qiie/qu-js-uns. ^ous-entendu ; 



u des quadrupèdes vivipares '•. 
dont il est question au début de 
ce chapitre. — A )noi?is qu'un 
n'ouvre... La langue de ces ani- 
maux est plus visible, quand on 
leur ouvre la bouche violemment, 
parce qu'alors on peut l'observer 
jusqu'à la base. Cuvier, Rèyue 
anunal. tome II, j). 18, dit en 
i)arlant des crocodiles : u La 
« langue est charnu(% j)late et 
'^ attachée jusque très-])rés de 
(( ses bords; ce qui a fait croire 
« aux Anciens (pi'ils en man- 
te quaient. » 

.5; 3. S'a d'oreilles. Ceci doit 
s'entendre de lobes proéminents, 
et de pavillons, comme chez 
l'homme et d'autn^s animaux. 
Mais il parait bien (jue le croco- 
dile a autre chose que le conduit 
auditif tout seul, comme chez le 



1 42 



lIlSTOllli: DKS AMMAÏX. 



m^'lles, ni organe griiilal, ni h'slirules oxirr'ieurs 
i'\ visibles; ils les onl inlérieni'emenl. De plus, 
ils onl lous des dénis earnassièiu^s el des écailles, 
sans avoii- jamais de |)()ils. * L(^s crocodiles dr 
l'iviiM'e onl d(^s yeux de cochon, di^s dt^ds Irès- 
p:ross(»s , des défenses, des ongles li'i's-forls. el 
la peau inipénélrable el écailleuse. Ils voieni mal 
dans TcNiu ; mais hors de Venu, ils onl une vue 
des plus perçîinles. Au^si, les crocodiles vivenl-ils 
le plus souvi^d sur lerre [XMidanI le jour; mîMs la 
nuil, ils séjourneni dans Feau, ([ui esl alors [)lus 
chaude que le phdn air. 



ît'znrd. Il ;i Jeux lèvres clianmos 
a rorcille pour la tVriiKU' à vo- 
lontc, — l'n ortjmie </niitnl. E\- 
tt-ricur ot aj)j)ar(Mit. Quchjucs 
sauriens ont deux verjres au lieu 
d'une. — Des (le?its carflassi<''}•('^\ 
Voir })lus haut, ch. m, ,^ l.'J. 

?; 4. Ij'S crocodiles de runcrc. 
La zoolofi:ie moderne distin^nie 
aussi les rhialio-sauri«'ns et les 
croeodiliens; voir M. (Mans, Zoo- 
l<»jic, ]). 9^7. Il s'airit des eroco- 
diles du Xil, les seuls sans doute 
qu'Aristote pût connaître, — Des 
yeux de cocho?i. La comparaison 
n'est pas fausse, ])uis(jue le cro- 
codile a aussi les yeux très-petits ; 
mais il a une particularité (}u'A- 
ristote ne signale pas; c'est qu'il 
a trois paupières. — Des detifs 
très-f/rosses. Les crocodiles n'ont 
qu'une seule ranimée de dents 
I)oiatues, à cluuiue mâchoire ; 



voir ^L Clans, /uo/o'/ie drso'/j)- 
(ice, \). 0:^9 : - Va\ j:eneral, dit-il, 
<* la (|uafrième dent du maxillaire 
<< inférieur se l'ait reniarcjucr j)ar 
<^ sa {grande (aille, et le maxillaire 
« su])érieur présente un enlonce- 
" ment corres[)ondant. » — Des 
défenses, ("est j)eut-ètre exaj,'er<'. 
Les quatrièmes dents ne sont jms 
tellement sorties qu'elles [juissciu 
l)asser [)our des défenses. -- Ils 
voiod )n(il dans l'eau. La /.ooloL:ie 
moderne n'a point relevé cette 
faiblesse de vue dans le (■ri»ciMli!t'. 
— La nuit ils srjoumott d/nis 
rcfin... Ceci est extrait pres(jue 
textuellement d'Hérodote, ainsi 
que tout le reste de ce passaire; 
Hérodote, liv. II, ch. 68, p. flî, 
édit. Firmin-Didot. Hérodote 
donne même bien des détails 
qu'Aristote aurait j)U ajouter à 
ceux (pCila cru devon* re}>rndnire. 



LIVRL 11, CliAl>. VII, § I. 



143 



1 



J 



CHAPITRE Yll 

D'^scription du chaniélér.n ; ses côtes, son dos, sa queue ordinai- 
rement enroidée; ses pâlies el leurs divisions remat^jti.'iltles; 
ses yeux, d'une orf^anisalion loiilc jtarticulière ; ses {'hanL'"c- 
inents de couleur, noire et jaune, dans le corps entier; lenteur 
de ses mouvements; sa chair; son s;ing; membranes spéciales 
sur son corps; piersistance de sa respiration; pas de rate; sa 
vie dans des trous. 

M.e chaméléon a, dans lont son corps, la forme 
d'un lézard; mais les coh^sdescendenl en bas, pour 
se l'ejoindre au-dessous du venire, comme dans 
les poissons. Son dos se relève aussi loui à fait 
comme le leur. Sa face ressemble beaucouj) h 



^ 1. Le Chaméléon^ ou Camé- 
léon. J'ai cru devoir conserver 
l'ancienne orthographe, qui est 
plus conforme à l'étymoloirie. Il 
est difticile du reste de com- 
prendre })o\u'(pun les Anciens ont 
donne au Chaméléon un nom 
qui signifie : « Lion à terre ». 
Cuvier, [îèyue animal., tome H, 
j). 58, dt'clare qu'Aristote « a par- 
" faitement bien décrit le Cha- 
<^ meléfui. ^) La zoologie moderne 
range, comme Aristote, les Cha- 
meléons parmi les Sauriens, bien 
qu'elle reconnaisse qu'ils sont 
distincts de tous les autres sau- 
riens, et qu'ils rentrent difficile- 
ment dans cett(^ série. — Les 
eûtes desrcndent en bas... Voir 
Cuvier, licfpie afiimal, tome H, 



}). ."0. « Leurs premières côtes se 
« joignent au sternum; les sui- 
u vantes se continuent chacune 
u à sa corres[)ondante, pour en- 
<t fermer l'alulomen par un cerc-le 
u entier. — Coamie dans les 
poisso?i$. La Zoologie moderm» 
n'admet peut-être pas ce rajipro- 
chement. — Sofi dos se relève 
aussi tout à fait... Ce n'est ])as 
précisément le dos; mais toutes 
les espèces ont une sorte de ca- 
puchon, ou de casque, {j[ui varie 
un peu lie forme dans chacune. 
Leur tète est pyramidale par suite 
du développement de !)oucliers 
sus-temporaux; voir M. Claus, 
Zoologie descriptive, p. 017. — 
Sa face ressemldc beaucoup... 
Celte assimilation n'est peut-être 



144 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



cr\h (lu siijge-coclion. lia une qnomMoi'l loiimie, 
((ui linil 011 poiulo, ci (jiii ordiiiuirciiiciil csl oii- 
roul('M\ comiiK» ou le forail (ruue l<mirl•(^ - Il est 
plus liaul que les Irzards par sa dislaun^ du sol; 
(d il ilécliil ses pâlies comme le foui les lé/ards. 
Chacune de s«^s pâlies esl divisée en deux [)arlies, 
qui soûl posées Time par rapporl à Taulre, comme 
le pouce, qui chez nous esl opposé au l'esle de la 
main; cdiacune di^ ces |)arlies s(* subdivise à son 
loue, sans aller bien loin, en plusieuis doii^ls. 
'Aux pieds de devani, la paiiie lom^née vers rani- 
mai a Iroisdivisious ; lapaiiie (^xlén'eintMMi a deux. 
Aux ])ieds d(^ deri'ière, c'esl la i)aiiie lournée vei's 
l'animal qui en a deux, el la parlitî loui'uée vei's 
le dehors qui en a trois. Sur ces doi-ls, il a de 
petits onf;[es |)areils à ceux des oiseaux [)ourvus 
de serres. Tout son corps esl l'ugueux, comme 



l)as aussi frappante (pie rauteur 
semble le croire. — Ufie queue 
fort loiigne et preheiisive, que 
l'animal roule autour des hranches 
d'arbres, pour s'y suspendre en 
attendant sa proie. La e(unparai- 
son avec une lanière est fort 
juste, 

J5 1. Il est plus huut (jUi- les 
lézards-, Cest-à-dire (pi'il a les 
pattes j)lus lonjj^ues. — Par la 
distance du sol. C'est la traduc- 
tion littérale de rex})ression du 
texte, qui aurait pu être plus na- 
tur(dle. — Chacune de ses /lalt^s 
est divi.scc. ("uvier, Hcyue (ini///nl, 



tome n, j). ;i9 : u Cinq doi^'ts à 
'< tous les pieds, mais divist'S en 
' deux j)aquets, l'un de deux, 
■ l'autre de trois, chaque ])aquet 
u nniui par la })eau juscpi'aux 
'< ou^'les. M 

s; ."]. Au.r pieds de devant... 
C\'<i aussi la descriptieu de Cu- 
\ icr. — Des oiseau. r /xanTus <le 
so'rcs. Ceci se rtnluit a dire que 
h's doii;-ts sont termines j)ar des 
oniiies rt'tractiles. — liuyucu.r, 
anniiie celui du ci'ocixUle. C'est 
exat;et'('. L(.' Chanudeon n'a sim- 
plenieiil (jue la jieau chaj^i'inee 
par de petil> t;rains ecaïUeiix, 



LIVRE II, CHAP. VII, .^ 0. 14;, 

celui du crocodil<\ M.e chaméléon a les veux 
placés dans un renfoncement, trés-f^rands. ronds 
et (Mitourés d^me peau pareille à celle du reste 
du corps. Au milieu de ces yeux, il y a un petit 
espace réservé ])our la vision ; et c'est par là 
i\\\c l'animal peut voii\ parce qu'il ne recouvre 
jamais celb^ ])arlie de Fœil avec sa peau. 11 peut 
faiiH* rouler ses yeux comme en cercle ; et pouvant 
pofier la vue* dans tous les sens, c'est ainsi qu'il 
voit tout ce qu'il veut voii*. 

' Les chan^vmenls de couleur du chaméléon 
se pi'oduisent quand Tanimal se gonfle. 11 a parfois 
la coul(Mir d'un noir assez rapproché du croco- 
dile; parfois il a la couh^ur jaune d'un lézard, 
mêlée à du noir, comme dans la panthère. Ce 



tandis que le Crocodile a le dos 
et la queue couverte de j^^randes 
écailles carrées très-fortes, rele- 
vées d'une arête vers leur milieu : 
Cuvier, Règne aaiinal, tome II, 
p. 18. 

§ 4. Les yeux jdaeés dans ufi 
renfoncement.... Cette descrip- 
tion des yeux du chaméléon est 
fort exacte, et la zoolog-ie mo- 
derne n'a ^nière eu qu'à la ré])é- 
ter. — Entourés. Ce serait peut- 
être plutôt Couverts, qu'il fau- 
drait dire. — Rouler ses yeu.r 
comme en cercle. Ses yeux sont 
en outre mobiles, indej)endam- 
inent l'un de l'autre. C'est un 
petit trou place vis-à-vis de la 
prunelle (pii permet la vision; et 

T. I. 



l'un des yeux peut regarder en 
bas, tandis que l'autre regarde en 
haut. 

?; 5. Quand V animal se fjoiifle. 
On voit qu'Aristote ne partage 
jjas Terreur commune, qui con- 
siste à croire que le chaméléon 
prend la couleur des objets qui 
l'entourent; l'animal revêt des 
couleurs diverses selon ses be- 
soins et ses {)assions ; mais ce 
jieut être d'ailleurs sans se gon- 
fler; Cuvier, loc. cit. — Convnc 
dans la panthère. Qui a six ou 
sept rangées de taches noires en 
forme de roses, formées de l'as- 
semblage de cinq ou six petites 
taches simples ; Cuvier, Règne 
animal^ tome I, p. 162. La com- 

iû 



lili 



IlISTOlHi: i)i:s AMMArX, 



I.IVHK II, CHAP. vu. i; 1». 



1 î* 



rhani;omoiil siiii;iili(M' a li(Mi sur (ouf le corps; o( 
los yeux, aussi hiçiKjiK* la ({ihMie, cliaiiiiciil comme 
loul le l'esle. *'Ses inoiivemciils son! ]eiils,commo 
ceux (les lorhu's. Ouaud il meuri, il devienl jaun»'; 
el celle couleui' |)er'sisle apivs sa morl. L'eslomac, 
ou (psophai^c, el la liiicIuM^-arlère soni disposés 
comme daus les lézards. Il n'a de chaii' nulle 
pari, si Ci' u\^M \)vh> (le la lèle el des ma(dioir'<^s, 
oi^i il eu a qu<d([ue peu, ainsi ([u'au boni de Tap- 
pendic*» de sa ([ueu(\ "Il iTa de saui; qui* V(M's le 
coMU*, autour des y(Mi\, dans la pailie supé- 
rieure au C(eur, v\ dans les peliles vein^^s cpii 
sorleul de ces parlies ; ci encore, elles n'en oui 



paraisou (juo l'ait Aristotc n\'sf 
peut-ètro pas très-jiist*'. — Lrs 
ycu.r aussi h'wn que lu f/uru(\... 
La zooloLrio modcriK' n'a pas ve- 
cucilli cette (>!)servali()ii. 

!^ t). Nr.v luouri'UK'ufs sont h'nts. 
La laniriic est le seul orijaiie (ju-' 
los chaniéléons meuvent avec vi- 
tesse. Pour tout le reste, ils sont 
dune lenteur ('xcessive. — Cette 
couleur persiste. Le jaune serait 
alors la couleur {)ropre de cet 
animal; car il est constate^ que 
les clianf,^einents do coul(>ur no 
tiennent qu'à la circulation du 
sau^% que la transparence dt; la 
peau laisse apercevoir. Quand 
l'animal est^^ontlé, le corps parait 
tout à fait transi)arent. Un natu- 
raliste allemand, M. E. Brucke, a 
expli(pio détinitivomont ce sintru- 
lier i)heiiomène par le (iej)lace- 
ment de deux couclies mobiles 



de piirment, Mou e( noir; voir 
AL Clans, /no/ni/ie de^criptiee, 
p. 017, trad. française, en noft'. 
— L'r':<t<)Uiae, (Ml irsnp/un/c. L<' 
mot irrec a l<'s deux .^ens ; mais 
c'est plutôt le deriiit'r (pi'il con- 
vient d'adopter ici. Ces détails 
anatomi(pi(\s prouvent (pTAris- 
tote avait disse([U(' d('> cliame- 
leons. — // ?i'a de rjmir nulle 
part. Ceci veut dire sans dout(> 
(pie tout le corps du chaméleon 
est ru<j:ueux, et (pi'aucune partie 
n'en est charnue, si ce ir(\st 
celles (pi'indique l'auteur. — De 
Vuppendiee^ ou u de renroule- 
ment... ->-> 

^ 7. // )i(i de srifif/ (/ne vers le 
eivur. Tout ceci j)rouve encore 
qu'Aristote avait du prati(pier des 
dissections fort attentives. D'ail- 
leurs, ces détails j)liysiologi(pies 
ne paraissent ])as avoir occupe la 



que très-peu. Son cerveau esl placé un peu plus 
haut qu(^l(^syeiix, auxquels il lienl.Ouand on enlève 
la peau extérieure des \(Ui\. il y a un petit corps 
qui y est enveloppé, el qui y brille comme mie 
sorte d'anneau d'airain bi(Mi poli. ^ Sur la presque 
totalité d(^ sou corps, s'étendent des membraïu^s, 
nombreuses, Ibrtes, et dépassant de beaucoup la 
force d(^ celles qui recouvrent le ri^ste du corps. 
11 respii-e encore d'un souflle vij^^oureux, long- 
temps après qu'oïl l'a coupé dans toutes ses par- 
ties; il conserve alors un petit mouvement vers 
le cunir. (4 il contracte vivement les parties des 
lianes, tout en contractant aussi les autres parties 
du corps. Ml n'a point de rate perceptible. 11 hi- 
verne dans des trous comme les lézards. 



science moderne. Aristole les 
trouve assez curieux pour en 
])arler; les autres naturalistes 
n'y ont attaché aucune impor- 
tance. Cuvier n'a rien dit de i)ar- 
ticulier sur le cerveau des clia- 
méléons. — Quaud on ciilère la 
peau... C'est une vérital)le ex])é- 
rienco ;in atomique. — // // a un 
petit corps... Le t'ait j)arait bien 
certain, (juoiiju'on l'ait à {)eu près 
com})lètement né^digt* depuis 
Aristote. Cependant MM. Auliert 
et AVimmer citent A'alentin, qui 
dans son Tlu'atruui anatomicwn, 
p. 19G (en 1720), a mentionn«j 
cette ori:auisatiou de l'ojil du 
Chamclt'M)ii. 

§ 8. Sur la presque totalité de 
.<on corps. Il semble que ceci 



doit se rapportera l'extérieur du 
corps; mais MM. Auljert et 
Wimmer {laraisseut comi)rendre 
au contraire qu'il s'aj^dt du de- 
dans. — D'un soufjîe rifpmrcux. 
C'est la leçon admise par Schnei- 
der, d'ai)rès la traduction de 
Guillaume de Morbêka. La leçon 
ordinaire rejette le mot que je 
traduis par Vigoureux à la phrase 
suivante, qu'il faudrait alors mo- 
difier ainsi : « 11 conserve alors 
u un /;Y\N-pctit mouvement vers 
u le co:^ur. '> — // contrnete vi- 
veuient les parties des flancs. Il 
faut remarquer la délicatesse de 
toutes ces oljservations. 

ï^ 9. // n'a point de rate. Je ne 
sais si la zoologie moderne a tenu 
compte de ce phénomène. — // 



148 



HISTOIRK DES ANIMArx, 



CIÏAPITllE Vllf 

Organisation dos oiseaux ; rap[)orts et .lifTV-ivnccs de h-urs patios 
avec los jainbos d.; l'homme; conrormation (b^ la lianoli(> rhvz 
Jos ois.'aux ; un-lcs multiples dos oiseaux; nombre vl disposi- 
tion (1(> leurs doif.'-ts; la ber-eronnette ; bee des oisraux ; leurs 
yeux, leiu's paupières; membrane mobile de leur (oil ; leurs 
plumes à tuyau; leur croupion plus ou moins lourd, seh.n (pfils 
voltMiL haut ou bas; lan-ue des oiseaux; absence d'epi-lotte; 
er-ols et serres; crêtes de plumes ; crête spéciale du cof}. 



' L(*s oiseaux ont quelqiK^s-iiiies (l(> leiir-s pailies 
soniblables à eelh^s dos animaux donl ou vienl de 
parler. Tous, en (dîel, ils ont une tète, un cou, 
un dos, et des parties supéi'ieinvs du corps, ainsi 
qu'une partie correspondaid à la poitrine. Ils ont 
deux jambes, qui se rapprocluMit de celles de 
riiomme plus qm^ dans aucun ^enr(^ (ranimaux. 
Seulement, Toiseau les lléchit en arrièi-e, comme 
les quadrupèdes, dont on a plus liaul décrit les 
flexions. -Au ïwu iW mains et de pieds de devant, 



hivcnw dans des trous. Le mot 
grec a ces deux sens. Aristote est 
revenu longuement sur l'iiiver- 
nage dos animaux en p'ueral ; 
voir plus loin, liv. \', ch. viii, 
.^?; 6 et suiv., et passi//t. 

^ L A irlles des (mimau.r dont 
on vient de p/irlrr. Ce si.nt en gê- 
nerai des manimiteres et des (pia- 
druj)e(les, ({tii, a certains ei^Mrds, 
se rapprochent le plus de lliomme, 



pris pour t>{)e. Voir plus liant 
liv. 1, ch. 7 et suiv. — Qui se 
r(ipprorhf>nt de celles de l'hotnine. 
De là, cette prëtenilue d('(inition 
di' riionime attribuée a Platon : 
«* L'homme est un animal a 
" deux pieds, sans j)lnmes, etc. » 
-- Plus haut. Wnv j)lus haut, 
liv. II, ch. 1, ij G. 

?^ 2. Ovijanisation qui lui est 
propre. Ce sont eu effet les ailes 



LIVRE II, CIIAP. VIII, § 3. 



149 



qu'il n'a pas, Toiseau a des ailes, organisation qui 
lui est i)ropre entre tous les animaux. Sa hanche 
pai'iMlle à une cuisse est longue, et elle s'avance 
jusque sous le milieu du ventre. Aussi, quand on 
la sépare, on dii'ait que c'est une cuisse, (*l que la 
véritable cuisse, placée enliM^ la lianche et la 
patte, semble être quelque autre membre du corps. 
Parmi tous les oiseaux, ce sont cenx qui ont des 
serres dont les cuisses sont les plus grandes; et la 
poitrine de ces oiseaux est plus forte que celle de 
tous les autres. ^Tous les oiseaux ont plusieurs 
ongh^s, et l'on peut même dire que tous en 



qui constituent essentiellement 
l'oiseau; mais l'on voit (pi'Aris- 
tote, en parlant de mains et de 
pieds, rapporte encore la confor- 
mation de l'oiseau à celle de 
Ihomme, pris pour type. Cuvier, 
en décrivant l'oiseau, R^yne ani- 
)nnl, tome I, j). 303, })arle aussi 
(les pai'lies de l'aile (pii tiennent 
litMi de la main. — 8c/ hanche. 
Le sens du mot dont se sert ici 
Aristote n'est pas bien fixe; mais 
il ne peut pas signifier auti-e 
chose que la lianche, d'après la 
position des parties (Ischion). 
Dans le Traité de la Marche des 
animaux, p. 710, b. 20, édit. de 
Berlin, Aristote répète cette des- 
cription de la hanche de l'oiseau, 
en la })récisant encore davautaj^e, 
afin de bien distin<:uer l'ischion 
de la cuisse proprement dite. — 
Voir la Zoologie descriptive de 
M. Claus, p. 94. — Quand on la 



sépare. C'est-à-dire, quand on 
l'examine indépendamment du 
reste de la cuisse et du membre 
entier. Voir aussi le Traité des 
Partie? des animaud- ^ liv. IV, 
p. 254, édit. de M. Frautzius.Bufl'on 
ne paraît pas avoir touché cette 
question dans son I)isrou7'S sur 
la nature des oiseaux, tome XIX, 
édit. de 1830. — La poitrine de 
ces oiseaux. Aristote aurait peut- 
être dû fournir plus de détails 
sur ce phénomène si important 
dans rorganisation de l'oiseau. 
Bufibn et Cuvier s'y sont arrêtés 
davantage. Voir la Zoologie des- 
criptive de M. Claus, pp. 930 et 
suiv. 

l:^ 3. Plusieurs ongles. J'ai con- 
servé le mot du texte. Cuvier ilit : 
des Doigts, et non des Ongles. 
Le plus souvent, il y a trois 
doigts en avant, et le pouce en 
arrière. — Plusieurs divisions 



450 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



quelque façon ont plusieurs divisions aux pâlies. 

Chez la plupart, les doigls sont st^'parés. Ceux qui 

nagent ont des pieds palmés ; el leurs doif^ls, arli- 

rulés (M séparés nelk^nrnl. Tous eeux d^Mdi'e eux 

qui volenl liaul sou! poiuvus d(^ (jualre doii^ls, donl 

en iiéuéi-al trois sont (mi avani, <^t un esi en arrièr(% 

à la place du lalou. C'est un pelil nombre (foisiNUix 

qui oui d(Mix doi-ls eu avaul et deux eu arrière, 

comme ctdui qu^iu appidle ïorcol. *Cet oiseau (sl 

un peu plus faraud que 1(3 pinson ; son plunni^v (^st 

de plusieurs couliHU's. Si ses doi*;|s sont parli- 

culii^rs, sa langue ue Tes! pas moins; elle i'(S- 

sembh^ à C(dle des serpeids; il peul Falloni^tM' 

lioi's du bec de qiiah'i^ doii;ls; el il la fail rentrer 



au.r pattes. Il s'a.uit pcut-tHiv ici 
dos aiMiciilations à clia(iiH' (loi<_M ; 
le pouce eu a deux;, et, le il(»ii;-t 
externe eu a cinq : voir ("uvicr, 
Ui'yno anbnnJ y tome I, {>. 304. — 
Dc^ /ilrds palmés, ('"est par la 
coiiforiiiatiori des pieiis surtout 
que se distiui:"uenî les diverses 
esj)èces d'oiseaux. Les Palnii- 
])èdes tonnent le sixième ordre 
de ('uvier, lirgne animal, tome I, 
p. ai.'j. — Trois sont m avant et 
21)1 f'st en arrière. La zcjolo^àe mo- 
derne a conserve ces distinctions. 
\'oir la /oohxjic de M. Clans, 
\). 046, trad. IVancaise. — Deux 
(l(ji(jts en aeant et deux en ar- 
rière. Ce caractère très- sinj^Mi- 
lier a èU\ remarqué aussi par 
la zoologie moderne, cpii ne 
})araît j)as y avoir attaclu' la 



même im))0rtance qii'Aristote. — 
T'D'roi, Le mot g-rec est lynx, 
({ue l(»s nomenclatures modernes 
ont conservé, en rappli(juant à 
une sorte de Pic; voir Cuvier, 
Hè<jne amuiaty tome I, p. \:V1. Le 
nom latin est Torcjuilla, à cause 
« de la singulière iacidîe qu'a 
u cet oiseau de tordre son cou 
«i et sa tête en ditïerents sens ». 
Quel(|ues traducteurs ont cru 
qu'il s'agissait de la Berireron- 
nette ; mais les détails cjui sui- 
vent se' rapj)ortent évidemment 
à une espèce de Pic. 

.^ 4. l^n peu plus yrand (jue li' 
pinson, ("est bien vague; et il y 
a des Pics (jui sont beaucoup j)lus 
gros, notamment le grand Pu- 
noir, dont la grosseur égale celle 
des corneilles. — ^V/ langue. Cette 



LIVRE II, CUAP. VIII, is 0. 



Lit 



ensuite dans le bec. Autre siuf^ularité : il tourne 
son cou en arrière, sans que le reste de son corps 
bouge en quoi que ce soit, comme le font les ser- 
pents. Il a de très-f;rands ongles, qui ressemblent 
à ceux des geais; sa voix (^st aigre et sifflante. 

^ Les oiseaux ont bien une bouche ; mais chez 
eux, (die (^sl louh^ particulière. Ils n'ont, en eflet, 
ni li'vres, ni (huils ; ils ont un bec. Ils n'ont pas 
non plus croreilles, ni de ne/; mais ils ont les con- 
duits d(^ ci»s deux s(Mis, d(* l'odorat. dans le bec, 
el de l'ouïe dans la télé. *^ Comme tous les autres 
animaux, ils ont deux y(Hix, mais dépourvus de 
cils. Les oiseaux qui sont lourdement construits 



conformation de la langue se 
retrouve dans toutes les espèces 
de Pics. — 1)'^ (/u/itre doigts. 
Cuvier, loc. fit., ]). 4hS, tlit sim- 
plement que cette langue peut 
sortir très-avant hors du bec. — 
// tour?ie so?i f'ou en arrière. De 
là, le nom de Torcol. — (\rninti' 
le j\n\t les serjienfs. Ce rappro- 
clienient est exact. — De t/-ès- 
(jrands ongles. Qm leur servent à 
grimper le long des art)res, Pe- 
des scansorii. — Aigre et sifflante. 
Il n'y a qu'un seul mot dans le 
grec. 

5; ."). Ils ont vn hee. La zoologie 
moderne ne parait })as attacher 
amant «rim})ortance au bec, dans 
r(ti'ganisation de l'oiseau. — Us 
niait pas non plus d\n'eilles,ni de 
nez. Il faut entendre que les 
oreilles et le nez des oiseaux 
n'ont rien de saillant au dehors, 



si ce n'est dans les oiseaux de 
nuit, qui seuls ont une grande 
conque <'xtérieure. L'ouverture 
de Voreille est généralement re- 
couverte de plumes. — Uodorat 
dans le bec. L'organe de l'odorat 
chez les oiseaux est caclié dans 
la base du bec ; il est très-sensible. 
Voir Cuvier. Règne animal, iome I, 
page 305. — Et déroute dans la 
trie. « Les canaux semi-circu- 
(c laires des oiseaux, dit Cuvier, 
(( sont grands et logés dans une 
(c j)artie du crâne, où ils sont en- 
H vironnés de toutes parts de 
<t cavités aériennes, qui commu- 
(i niquent avec la caisse »; Cuvier, 
lac. eit. 

§ 6. Ils ont deux yeux. Les 
yeux des oiseaux sont proportion- 
nellement plus grands que dans 
l'homme et tlans les quadrupèdes. 
— Qui so7d lourdement construits. 



'■*2 1IIST01HI-: l)i:S AMM.M'.X. 

l'ermenl l'œil par la paupière (|-,wi bas; mais lous 
pcuvt'Ml aussi couvrir ïœil eu faisaul avancer une; 
peau, àparlir de la caroucule. Les oiseaux (!.■ uuil, 
daus le -eure de la chouelle, reruieul aussi ru-il 
pai'la paupière d'eu liaul. CVsl IA .'-al(M.ieul ce 
que fout les animaux à peau rugueuse, comme les 
saurieus, e| les animaux qui sont de ce uu'>me 
K«'iiiv. Tous fermenl r,eii par la paupière d'en 
bas; mais ils ne cli-nen( pas lous à la manière 
des oiseaux. ' l.es oiseaux n'oul ni écailles, ni 
poils; ils ont des plumes, e| |o„|,.s leiirs plumes 
oui un tuyau. Ils u-oul pas précisémeni de (pieu.'. 



Ou u Qui volent lourdciiu'iU ». — 
Mais fuiis peuvent aussi rouvrir 
l'œil.. . (le In caronrulr. Bufînii 
s'étend longuement sur hi con- 
struction de lœiJ des oiseaux, ,et \\ 
décrit les deux membranes, runc 
plus extérieure, et l'autre (jui est 
située au lond de l'o'il; iJisrours 
sur la nature des oiseaux , t. XIX, 
]>. 2(s éd. de I8:j(), et Cuvier, 
Hèg?ie animal, tome I, p. ;](j:;. 
Bufïbn insiste beaucoup sur 1'.- 
tendue prodigieuse de la vue d;ins 
les oiseaux, et il en donne dt^ 
raisons décisives. Aristote na 
lait aucune remarque sur ce point, 
qui est d'ailleurs d'une observa- 
tion facile. — Les oiseau.v de nuit. 
('es oiseaux font partie des oi- 
seaux de proie et composent une 
famille particulière; Cuvier,/^;^^ 
animal, tome I, pp. 339 et suiv. 
— Dans le genre de la chouette. 
Id., iljid., p. 3i2. - Comme les 



sauriens, ('"est ce qu'on peut 
voir surtout chez les lez;(i-ds, qui 
ferment I'omI j)ar Iapaupi,'.re d'en 
f)as. — //v ne clignent pas tous. 
Le mot de Cligner signilie ici le 
mouvement de la troisième jjuu- 
I)ière des oiseaux, toujours placée 
a l'angle interne et partant de la 
caroncule, pour couvrir et j)rote- 
ger l'oeil. La langue grec(pje a 
un mot spécial, que la nùtre n'a 
pas. Voir Cuvier, liègne auimal, 
tome I, p. 30:i. C'est la membrane 
iiictitante de (pielques zoologistes. 
.=5 7. Ils ont des phaurs. ^'oil• 
Cuvier, lirgne animal, pp. 304 et 
.'J(IG, sur le rôle etlutilite spéciale 
<Ies plumes, garantissant l'oiseau 
des trop rapides variations d<' lat- 
mosphère, auxquelles ses mouve- 
ments l'exposent. — Toutes Irurs 
plumes ont un tuyau. Les plumes, 
ainsi que les pennes, sont com- 
po,sees d'une tige creuse à sa 



LIVRE II, CHAP. VIII, .§ 8. 



153 



mais \\n croupion, qui est pelil dans les oiseaux 
qui oui de hautes paltes et des pieds palmés, et 
qui est t;raiid chez ceux qui sont organisés d'une 
façon contraire. Ces derniers, quand ils volent, 
ont les paltes repliées sous le ventre; ceux qui 
oui 1(^ croupion pelil volent avec les paltes al- 
longées. 

^ Tous les oiseaux ont une langue ; mais celte 
langue varie htMucoup. Les uns Tout très longue; 
les aulres, Irès-courle. Après riiomme, ce sont 
quelques oiseaux en petit nombre qui prononcent 
le mieux le son des lettres; et parmi eux encore, 
ce sont surtout ceux dont la langue est large. 
Aucun animal ovipart^ n'a d'épiglotle recouvrant 
la trachée-artère ; mais ils contractent et ils dila- 



base, et de barbes qui en portent 
elles-mêmes de j)lus petites; voir 
Cuvier, et Zoologie drscriptire de 
M. Claus, p. 943, loc. cit. Butl'on 
dit aussi que les tuyaux des 
plumes sont creux. Discours sur 
la nature drs oiseaux, j)p. 48 et 5G. 

— Ils n'ont pas précisément de 
(jueue. Sous- entendu, dans le 
genre de celle des quadrujièdes. 

— U?i croupio?!. C'est précisément 
l'èminence au-dessus du coccyx, 
à hupielle sont attachées les plu- 
mes de la queue, vers la tîii des 
dernières vertèbres dorsales. Le 
mot de Queue doit être plus spé- 
cialement réservé à l'ensemble 
des plumes réunies dans cette 
partie. — Ont les pattes repliées 



sous le ventre. Observation exacte 



et sagace. 



§ 8. Tous les oiseaux ont une 
langue. Voir la Zoologie descrip- 
tive de M. Claus, p. 9o0 de la 
trad. française ; voir aussi Buti'on, 
Discours sur la nature des oiseaux, 
pp. 35 et suiv.; et Cuvier, Règne 
aiiimal , tome I, j), 307. Aristote 
aurait pu remarquer que la voix 
des oiseaux est extrêmement forte. 
— Le son des lettres. Les zoolo- 
gistes modernes n'ont j)as en gé- 
néral donné leur attention à cette 
parliculariié des oiseaux, quoi- 
qu'elle mérite cependant d'être 
notée. — Aucun animal ovipare 
n'a d'épigloite. Chez les oiseaux, 
de même que chez les reptiles, 



i:i4 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



lent lo canal do lello façon qirauciin corps de 
quelque poids ne puisse descendre dans le poumon. 
H:er(aines espèces d'oiseaux ont aussi un ergol ; 
mais il n\^n est pas une seule qui ait à la fois dos 
or^-ots et des serres. Los oiseaux pourvus de 
S(M'ros son! les oiseaux à ^rand vol; les oiseaux 
h er^ols sont ceux doni le vol es( pesanL Cer- 
tains oiseaux ont une croie, qm* esl fornn^^ par' les 
plumes, qui se rodrossenl. L(^ coq esl le seul qui 
ait une cnMoloiilo spi^cialo; car celle ci'(Men\sl ni 
loul h fail de la cliaii', ni (ros-éloi-noo d'en olre. 



r('j)igîoUe, quand il y en a, n'est 
qu'un appendice qui ne i)arvient 
jamais à recouvrir C()nij)lèt(Mnent 
l'enfree du lai-ynx; voir M. Gc- 
.irenbaur, Andtoinic ro)N/)firéc, 
p. 772 de la ti-ad, française. 

>! 0. ()?it aussi un eri/ut, ou épe- 
ron. Par Aussi, l'auteur veut dire 
sans doute (pie ct>s oiseaux ont 
un ei'o-ot outre les doi^^ts et les 
ong-Ies ordinaires. La niènie 
phrase à peu jirés est répétée 
dans le Traité ih>s parties des 
animaux, liv. IV, ch. xii, p. J.iO, 
122, édit. de M. Frantzius; mais 
dans ce traité, Aristote e.\-pli(|ue 
pourquoi la nature a donné' dos 
ergots à certains oiseaux, et les 
a refusés à d'autres. — ,1 la fois 
(les ergots et desserres. La nature 
ne faisant rien en vain, elle n'a j)as 
donné d'ergots à certains oiseaux, 
parce que leur bec et leurs serres 
leur suflisent pour déchirer leui- 



proie, et pour soutenir des com- 
hats qui se livrent dans les airs. 
Au contraire, elle a donne des 
ergots aux oiseaux (pii ne volent 
l)i'es(pi.> pas, j)arc(' cpie cette 
arme leur est utile jmuu" le^ coai- 
l)ats (jui se livrent sur le s(d. — 
Vne rrt'te </ui est f'onnre par les 
plumes, ("est alors un capuchon 
plutôt (pi'une crête proprement 
dite. On peut voir aisc'-men? ces 
dill'erences dans les gallinac-'s. 
Il faut distinguer aus>i la crête 
et le cajjuchon de l'aigrette, ou 
huppe, des j)aons et di^^ lojiho- 
phores ou houi)pifères. \'(jii' 
('uvi(>r, Hèipii' animal, tduie I, 
pp. i(iS et 478; M. Clans. Zoolu- 
{jie desi'riptire, \). 978. -- U/ie 
erete tout'' spéeialr. La zoologie 
moderne n'a pas attache autant 
d'imj)ortancea cett«^ particidarite. 
Voir pour tous ces détails l'Ana- 
tomie comj)aree de Cuvier. 



LIVRE II, CHAP. IX, i; 1 



..... 
1 .).j 



CHAPITRE IX 

Des poissons; leurs rapports et leurs différences avec les autres 
animaux ; leur queue; ils n'ont pas de cou; le dauphin et ses 
mamelles ; particularité des branchies spéciale aux poissons ; 
leurs nageoires en nombre plus ou moins grand ; branchies 
couvertes ou découvertes; différences de leur position; nombre 
des branchi(>s variable, mais toujours égal des deux cédés de 
ranimai ; exemples divers ; les poissons n'ont, ni poils, ni 
plumes ; leurs écailles; cpielques poissons sont lisses; tous les 
poissons ont les dents vn scie et pointues; quelques-uns ont 
plusieurs rangées de dents ; langue des poissons, organisée 
d'une manière étrange; leur bouche; yeux des poissons; tous 
les poissons ont du sang; poissons ovipares; poissons vivipares. 

' Parmi los animaux qui vivent dans Toau, les 
poissons formeni un i^onro h part, qui est nellemeni 
dolermino et qui comprend de nombreuses espèces. 
Les poissons ont une loto; ils ont un dessus du 
corps et un dessous; c\^sl dans ce dernier Ywu 
que sont places l^^stomac et les intestins. Par der- 
rière, ils ont une queue, qui est le prolongement du 
corps oL qui n'en esl pas séparée. Cette queue 
(l^iilltHirs n'est pas pareille dans tous les poissons. 



1^ L Qui est netteuie/d détn-atiné. 
Dans sa généralili» jx'Ut-étre, 
mais non pas autant dans le ilé- 
tail; voir Cuvier, Rniue a/iimal, 
tome I. pré'face, i>. 20, et tome II, 
]>. 122. — /-^v poissons ont une 
tète. Voir plus haut, liv. I, ch. vn, 
<!,_£•/ (juin'en est pas séparée. 



Il me semble que c'est là le vrai 
sens de ce passage; il ne peut pas 
siguilier que la queue des j)ois- 
sons est sans divisions, comme 
l'ont cru quelques traducteurs. 
— S'est pas pareille. Observa- 
tion exacte dans sa genérabté, et 
bonne à recueillir. 



t *;■" fi 



i ne, 



mSTOHtK DES ANIM.UX, 



- Le poisson n'a jamais de roii; il n'a pas de 
membre propremenl dil. Il n'a pas de lesliruies, 
ni on dedans, ni en dehors, non plus qne de 
mamelles. Ce dernier organe <raillein-s manqne 
absolumeid dans loul animal qni n'esl pas vivi- 
pare; et même parmi les vivipares, Ions n'oni pas 
de mamelles; mais C(>nx-l;i seuls .^n on! qui pro- 
(Inisenl en enx-nu'nn's un pelil, lequel esl imiiu'- 
dialemenf vivant en eux, et qni ne ])roduisent ])as 
d'abord un onif. ' Ainsi le danpl.in, qui esl vivipar.'. 
a deux mamelles, non pas plaeées en haut, mais 
situées pri's des articulations. Ses mamelons ne 
sont pas apparents, comme dans les quadrupèdes; 
mais ce sont des espi'ces d'orifices, un de chaque 



§ 2. // n'a pas de menibn' pro- 
preme?it dit. Le terme ^^-ec ost 
assez vajrue, et voilà pourciuoi 
j'ai cru devoir ajouter les der- 
uiers mots. Sans doute Aristote 
veut dire que le })ois8on n'a pas 
comme les quadrupèdes des mem- 
bres distincts, bras, jambes, etc. 
— // n'a pas de testicules. Sous- 
entendu : a Apparents ou Exté- 
rieurs » ; mais Aristote , comme 
le remarquent MM. Aubert et 
Wiiumer, a bien connu les or- 
ganes génitaux des poissons; 
voir plus loin, liv. V, ch. iv, i< fi, 
où Aristote parle des Conduits 
des poissons, qui tiennent lieu de 
testicules. — ^on plus que de 
mamelles. Les cétacés ne sont 
donc pas comptes par Aristote 
parmi lespojssons; ils sont Mam- 



mifères. — Qui n'est pas vivipare. 
Autrement, les m;imell«>s n'au- 
raient pas de raison d'être. 

J5 3. Le dauphin. Les dauphins 
sont la première tiibu des céta- 
cés souftleurs. Ce sont, dit Cu- 
vier, les })lus carnassier.s et les 
plus cruels de l'ordre ; Hètjne ani- 
mal, tome I, j). 287. — Près des 
articulations. C'est le sens litté- 
ral du mot grec, qui ne ])eut j)as 
en avoir un autre; et Iva manu- 
scrits n'otïVent pas de variante. 
MM. AubtTt et \\'immer ont tra- 
duit comme si, au lieu des Arti- 
culations, il y avait les parties 
de la génération; je nai pas cru 
devoir suivre cet exemple. C' (pii 
est vrai, c'est que les ct-tacés 
ont leurs mamelles ])rès de l'anus. 
La traduction de MM. Aubert et 






, 



i 



LIVRE H, CIIAP. IX, ,^ i. 137 

C(Mé sur I(,^s flaijcs; cV^sl de ces orifices que sorl le 
lait, lélé par les petits, qui suivent leur mère. Le 
fait a été constaté par quelques personnes qui Font 
parfaitement vu. 

* Si les poissons, ainsi qu'on vient de le dire, 
n'ont ni mamelles, ni organe génital apparent, 
ils ont la pailicularité des branchies, par où ils 
rejettent Teau qu'ils ont prise dans leur bouche, 
et aussi la particularité des nageoires. La plupart 
des poissons ont quatre nageoires; ceux qui sont 
Irès-allongés, comme Tanguille, n\^n ont que deux 
près des branchies. C'est encore l'organisation des 
mulets de l'étang de Siphées, et également du 



Wimmer est donc conforme à la 
realité, mais non point au texte. 
Articulations signitie peut-être 
ici le point où la queue se joint 
et s'articule au reste du corps. 
— Le fait a été comtaté. Il faut 
remarquer ce soin d'Aristote à 
justifier ses assertions par Tol)- 
servation exacte des faits, que 
d'ailleurs l'observation vienne de 
lui ou des autres. 

i^ 4. La particularité des bran- 
chies. C'est aussi par la descrip- 
tion des branchies et des na- 
geoires ([ue Cuvier commence 
l'étude des poissons. Règne ani- 
mal, tome II, pp. 122 et suiv. 
« L'appareil des branchies con- 
(( siste eu feuillets composés cha- 
(i cun d'un grand nombre de 

«lames placées a la tile l'eau 

■( que le poisson avale s'échappe 
u entre ces lames par des ouver- 



u tures nommées Ou'ies des 

H rayons plus ou moins nombreux 
u soutenant des nageoires repré- 
« sentent grossièrement les doigts 
(ides mains et des pieds, etc. >' 
— Quatre nageoires. Cuvier, loc. 
cit.,\). 124, énonce le même fait : 
<( Le plus souvent il y en a quatre ; 
« quelques-uns n'en ont que deux ; 
u d'autres en manquent tout à 
H fait. ') — Siphées. La même 
remarque se retrouve dans le 
Traité de la Marche des animaux, 
p. 708, a, 5, édit. de Berlin. Si- 
phées, ou, avec la forme Dorienue, 
Tiphées, est situé dans cette par- 
tie de la Béotie qui est sur le 
golfe de Coriuthe ; voir Pausanias, 
qui l'appelle Tipha, liv. IX, 
ch. XXXII, pp. 474, 13, édit. Fir- 
min-Didot, et aussi l'Atlas de 
Kie[)ert, planche XII, au sud- 
ouest de Thespies, de Leuctre 



lo8 



IIISTOIHK DKS AMMAUX. 



poisson qu'oïl appclii^ li^ Taenia. '' Quelques pois- 
sons alloji^^és, comiiK^ la murène, ij\)u( pas de na- 
geoires, non plus que de bi'ancliies, arlieulées 
comme dans les aud'cs poissons. Parmi ceux qui 
sont pourvus di; branchies, les uns ont des br-an- 
chies recouvertes d\)percules; mais les sélaciens 
n'en ont jamais. Ceux qui ont des opercules ont 
les bi'anchies placées sur le colé. Knh'e les 
sélaciens, ceux qui son! lai'f^vs on( les blanchies en 
bas, dans le dessous du coips, eomme la (orpille et 
le Batos;les sélaciens qui sont 1res loni^s jiorlcnl 
les branchies sur h colé, comme Ions eeux qui 
sont du g(Mire d(^s chiens de mer. La i.;Teiiouille 



oi de Platée. — Le i.rnirt. J'ai 
conservé le mot i^-rec, parce (jue 
rideiitification est trop incertaine. 
La zpolo^irie moderne connaît 
aussi une espèce de poissons 
qu'elle nomme les Tîenioides ; 
voir Cuvier, Règne (inhuftl, t. II, 
p. 207, et la Zooloyie dcscriptirc 
de M. Clans, p. 855, trad. fran- 
çaise. 

>i 5. La umvinie. \'oir Cuvier, 
lic'jnc animal, tome II, p. 23!), 
et la Zoolofjie descriptive de 
M. Claus, p. 831. Les murènes, 
Physostomes apodes, ont la ])eau 
lisse, dépourvue d écailles; les 
nageoires pectorales manquent. 
— Non plus que de braneliies. La 
zoologie moderne ne constate rien 
de i)articulier sur les branchies 
de la murène; mais le i^enre au- 
quel elle api)artient a en genernl 
des branchies eu l'euillets et en 



lamelles. Ce qui la distingue spé- 
cialement, c'est une vessie nata- 
toire, avec im canal aérien. — 
Les sélariens n'en ont jamais . 
Cuvier décrit l'organisation sin- 
gulière des branchies fixes dans 
les Chondro[)terygiens, dont les 
Sélaciens (squales , requins et 
raies) l'ont partie, Hè'jne anitnal, 
tome II, p. 38;] et suiv. Voir aussi 
la. Zoologie descriptive de. M. Claus, 
p. Hl'f, (jui insiste sur l'organisa- 
tion des branchies dans les Sé- 
laciens. — Ccuj: qui sont larges. 
Ce sont les raies, qui sont de la 
même famille, Plagiostomes, que 
les requins. — La torpille. Voir 
Athénée, liv. VII, p. 314, citant 
Aristote sur la torpille. Ce puiis- 
son est bien aussi de la nu'mie 
fiiiiille (juec.'nx auxcpiels le joint 
A r i s t o te.— L e Ha tos . O n n e s a 1 1 p a s 
au juste quel est ce Selacien. Voir 



LIVUK 11, CHAP. IX, § (i. 



io9 



marine les a sur le c(Mé; mais les branchies sont 
riTouverles non d'un opercule de genre épineux, 
comme dans les poissons qui ne sont pas des 
sélaciens, mais par un opercule analogue à la peau. 
^ Dans les poissons qui ont des braneliies, les 
uns h's oui simples ; chez les autres, elles soiil 
doubles. La dernière, qui touche le corps, est tou- 
jours simple. Les uns ont peu de braneliies; les 
autres en ont beaucoup; mais tous en ont un 
nombre égal de chaque coté. Le poisson qui en a 
le nombre moindre en a toujours une de chaqui^ 
coté ; et celle-là est double, comme dans le sanglier 



plus haut, liv. I, ch. iv, p. 2. — 
Des chinois de yncr. Même remar- 
(juc; voir les Noineaa.r éloutcuts 
de zonhxjie de M. IL Ilollard, 
pj>. 331) et suiv. — La grenouille 
}/iarine. Le texte dit simplement : 
u la grenouille >> ; mais il est clair 
qu'il s'agit ici d'un poisson de 
mer. C'est une famille des Acan- 
thoj)terygiens, appelée les Batra- 
choides: voir Cuvier, liègne ani- 
mal, tome II, p. 253. On ne voit 
j)oint d'ailleurs dans la zoologie 
moderne rien qui réponde com- 
plètement à la descrij)tion qu'A- 
ristote donne dans ce passage. 

§ G. Les uns les ont simples. 
C'est-à-dire, à une seule rangée. 
— Elles ^ont doubles, ou à deux 
rangt'es. — La dernière qui tou- 
che le rorps. Ceci ne se comprend 
pas très-bien, et je ne suis i)as 
sur du sens que je donn<> ; je n'ai 
pu en trouver un meilleur. — 



Li's u?is ont peu de branchies. — 
La zoologie moderne a peut-être 
donné aux branchies autant d'im- 
portance que leur en donne Aris- 
tote; mais elle ne s'y est pas 
arrêtée peut-être aussi longue- 
ment; voir Cuvier, liègne animal, 
tome II, pp. 122 et suiv., et la 
Zoologie descriptive de M. Claus, 
pp. 796 et suiv. Voir le même 
ouvrage p. 80 i, sur la difficulté 
extrême de classitier les poissons. 
— Est double. C'est-à-dire : A 
deux rangées — Le sanglier d'eau. 
Le texte dit simplement : Le san- 
glier, Capros. C'est un poisson 
qui se trouve dans rAchéloils, et 
qui pousse une sorte de grogne- 
ment; on le trouve aussi dans la 
mer des Cyclades. Voir le Cata- 
logue de MM. Aubert et Wim- 
mer, p. 130, tome I, de leur tra- 
duction. L'Achéloùs, à l'ouest de 
la Grèce, eu est peut-être le plus 



160 



IllSTOÎIlE DES ANIMA rx 



creaii. ' D'autres poissons oui (Icux ouïes (i«» rhaqu(^ 
côté, run(» sinipli^ cl j'auln^ double, comnio le 
coMp:re et le scaro. D'autres en ont jusqu'à ([uatre 
(le chaque côté, qui sont simplt^s, comme r(vllops 
ou esturgeon, le synaf^i'is, la murène et Tanguille. 
D'autres tMi ont quiiln* sur deux rangs, si ce n'est 
la dernièr(\ comme la grive* d'c^au, la piMxlie, le 
glanis et la carpe. Tout 1<^ genre des chiens de 



LIVUi: 11. (flAl'. I\, ,:; '.', 



n 



mer a des ouïes doubles, cin([ de chaque côté. 
I. 'espadon en a huit, qui sont doubles. 

^ Voilà ce qu'on peut (lii'(^ pour \o nombre des 
branchies dans les poissons. 

• \a\ différence des branchies n'est pas la seub^ 
(pie l(^s poissons présentiMil relativ(4iient aux aulr«'s 
animaux. Ainsi, ils n'ont pas de poils comme les 
vivipares terrestres ; ils n'ont pas d'écaillés dans 



graud tleuvc. Prenant sa source 
dans TEpire, il coule du nord au 
sud et se jette dans la mer 
Ionienne, en lace de Corfou et 
d'Ithaque, près des I']chinades. 
Aujourd'hui, il se nomme l'As- 
propotanio. îSur le Capros, voir 
(Juvier, Règne cmlmal, tome II, 
p. 211. 

5; 7. Le Cr!?ig)-c. \oiv \e Cata- 
logue de MM. Aubert et Wim- 
mer, /oc. cit., p. 121». Le contrre 
se trouve dans la mer des Cv- 
clades; il y en a de deux espèces, 
les blancs et les noirs. Le eonj^-re 
est une espèce d'anguille et de 
murène; on l'apptdle aussi An- 
guille de mer; voir la Zoologie 
descriptive de M. ("laus, j). 83k 
— Le srure. Le seul poisson (pii 
rumine; il se trouve clans l'Ar- 
cliipel, oîi on le nomme spécia- 
lement Scnri/s creteiisi.^. MM. Au- 
bert et Wimmei, loc. cit., Cata- 
logue, p. 139, croient (pie le 
scare est le poisson -j)erroquet. 
Cuvier a consacré aux scares un 
assez long article, lièg/ie animal, 
tome II, p. 26:). Le scare est tan- 
tôt bleu et tantôt rouge, suivant 



les saisons, ("est la forme de 
leurs mâchoires (jui leur a l'ait 
donner le nom de j)oissons-per- 
i-oquets. — L'e/lops, ou i)eut-étre 
\''\sturgcun ; voir Cuvier, Hègne 
annnal, tome II, p. 378. ~ Le 
Sgiiagvis, ou Synacris, poisson 
desCyclades ; voir plus loin,ch.\n, 
ii 12; voir aussi le ('atalogut^ de 
MM. Aubert et Wimmer, p. 1 Kl, 
loc cit. Ou l'identifie en gênerai 
avec le Dentex vulgaris, de la 
Méditerrant'e. — Connue la f/ri'c 
d'eau, y i\i adopté ce mot de Grive, 
parce (pie le mot grec est aussi 
celui (jui désigne la grive -oi- 
seau, le Turdiis viscivorus. \'oir 
MM. Aubert et Wimmer. Cata- 
Icgue, pp. 131 etOG; Zoologie des- 
rviptive de M. (Maus, y. 1)07. — 
La perche. Cuvier n'a j)as signalé 
dans la perche le nomlu-e des 
branehi(^s; Voirie Règtv animal, 
tome II, j). 131 et sui\. Les j)er- 
ches sont la première famille des 
Acanthopterygiens, ou poissons à 
nageoires épineuses. — Lr Citons. 
Il est difficile d'identitier ce j)oi>.- 
son; ei c'est })our cela cpiou a 
généralement conserve lu mot 



grec lui-même. Le glanis, dont 
.Vristote parle souvent, paraît 
être le Silurus glanis, de l'ordre 
des malacoptervgiens al)domi- 
naux; voir Cuvier, Rrgnr ani/aai. 
tome 11, j). 291; et le Catalogue 
d.' MM. Aubert et W'imiuer, 
J). 121). Voir aussi la longue note 
de Camus, tome II. ]»p. 378 et 
suiv. H reste toujours à savoir ce 
ipu' c'est au juste (jue le (Tlanis 
aris!oteli(pje. Dans une note in- 
sérée dans le Hecueil de l'Aca- 
doni" funencai/te des arts rf 
si-iewes '185t) . M. Agassi/ a 
discutt' la que>tion avec beaucoup 
de science et de clarté; et il 
incline, contre Cuvier et Valen- 
ciennes, a croire (pie lo glanis 
(rAri>tote n'est pas le Silurus 
L'ianis j)recis.-meiu, mais un Silu- 
ride qui si' trouve encore dans 
r.Vchéloùs, et (pie les gens du 
pays appellent toujours (rlani- 
dion. — La carpe. Voir le Ca- 
talogue de MM. Aubert et ^\'im- 
mer, p. 133; et Cuvier. Hrgne 
animai, tome IL j>. 270. — Des 
flnrns de mer. Cette identilica- 
troii n'est pas sûre; et le nom 

T. 1. 



dont se sert ici Aristote e>i peu 
connu. Les galéodes sont des 
sélaciens. — L'espadon. Ce mot 
dans notre langue réi)ond tout a 
fait au mot grec. Cuvier remar- 
(pie que les branchies de ce i)ois- 
son ne sont pas divisées en dents 
de peigne (pectinées), mais for- 
mées chacune de deux grande> 
lames parallèles, dont la surface 
est réticulée, u ("est ce qui a fait 
. dire à Aristote, ajoute Cuvier 
■ en note, que le xiphias a huit 
' branchies. » Règne aninml . 
tome II, \). 201. Athénée, liv. VII, 
p. 311, parle aussi du xiphias, 
d'après Aristote. 

?i 8. Pour le noad/re des hran- 
rhies. 11 ne parait j)as (ju';iucun 
zoologiste ait pousse cette étude 
plus loin que le philosophe grec. 

v- 9. La di/férence des Inan- 
rhies... Ce n'est pas la seule sans 
dout(> ; mais c'est })eut-étre la 
j)rincipale. Voir les généralités 
sur les })oissons dans Cuvier, 
Règne (uiinial, tome II, pp. 122 et 
suiv., et dans la Zoologie deserip- 
tn-c de M. Clans, pj». 777 et suiv. 
Voir aussi Suuccaiix cléments de 

ii 



■4 



\r,l 



illSTOIHK l)i:S AMMAl X. 



IJVin: IL cil A p. I\, ,:: li. 



(>:\ 



le ^vni'i' (l(* qiM'Iqih^s ([iiadriipedes Dviparc's ; ils im^ 
soni |)iis lion plus cnincrls (!«' phinii^s coininr h'> 
oisOfUix. Mciis pour la [)hipîui, ils sonl coiiNrrls «le 
lames écailleiisi^s: ([indipics-niis ont uij(' pciii 
nif^iKMise: (Mifiii, c'esl W plus priil iioiiil)r(' (|ui oui 
la p<*au lisse. I^^^Ini les st'laeiiMis, les uns sonl 
rui;ueu\; (faulres sonl lisses, lels qu<' les euni^res. 
les aiiLtuilles el les Ihoiis. '" Tous les poissons, saiil' 
le srar(\ oui les dénis en scie. Tous aussi ont (]('< 
den(s poinlues. Ouehpies-iins nienie en oui plu- 
sieurs l'anus: ils en oui juscpu» sur la limL:ue. 
Leur laii:mn' est dure el dans le Licin»' des iirètes • 
elli' (^sl tellement allnelu''e ([iron [)ouri'ail croire 
(pndquefois ([u'ilsn'en ont pas. La IxuKdn» rst Irès- 
leiidue dans ([uel([ues-uns, comnie tdle Test dans 
certains vi\ipar<^s (pindrupèdos. " Pour les di\«'is 
sens, ils iront rien d'apparent, ni l'oruinie lui- 



z.iiologir (le Uollartl, pji. :!2S .>i 
snw . -- Dr <jiirl(jUP>< <in(iilru}i>(l''s 
€)v'ipnri>$. Connue les s.-iiiricns. 
— Di' Idnias l'raiUcust's. Kn ^icc, 
il y a deux mois dillVreuts poul- 
ies ('Cailles des poissons, et pour 
les écailles de (pielques animaux 
tels (|ue les lézards. Notre lang'ue 
n'a j)as lait ces distinctions. — 
Pnrrin les sélaciens, ^'oir plus 
haut, ?; o. — Les conyres. Voir 
plus haut, ?; 7. 

,^ 10. Sauf Ir srare. Voir i)lus 
haut, î; 7. — Les dents en scie. 
Voir plus haut, ch. m, .5; 13: cai 
sont les dents aussi appelées 



Carnassières. — Ju^ijur oir hi 
IdiKjiie. Le lait rsi <>\;ict. n;i 
trouve aussi des dents sur h- p.i- 
lais des amplul)i('s, comme sur 
h' palais des serjienfs ; xoii' IM ixt- 
t'))nie ron/paicc de M. (ietren- 
haur, pp. 7i0 et 7li, ,^228, trad. 
tram;. ~ Leur la?if/uc est ihivi'. 
Toutes ces observations sur la 
lan^''ue des j)oissons sont très- 
exactes. — Leur bouche est b-rs- 
f'endue. Voir sur la houche des 
poissons l;i Zoulo(jic descriptive 
de M. Clans, p. 793. Cuvier n'en 
dit presque rien. 

?; 11. Pour les dircrs sens. 



J 



niêm(\ ni h^s conduils, pas plus pour Louïe que 
pour Todorai. Mais Ions ils ont (\o< vtuix, sans pau- 
pièiM^s. ([uoi([ue ces yeux ne S()ienl pas durs. '- Le 
^cnre (Mitier des poissons a du san^: les uns sonl 
oviptires: les autres, vivipares. Tous les poissons à 
(M*aill(^s sont ovipares; mais tous les sélaciens, à 
rt^xceptioii de la grenouille de mrv. sonl vivipares. 



\ oir la /.onlcKjie desf ri/dire de 
M. Clau>. p. 789. ■< De (ou< les 
.< vei'teltrt's. ce sont les poissons 
c. qui ont le système nerveux le 
« plus simj)le el le moins perfec- 
<• lionne. - — Pas jilus pour l'ouïe 
'/ue p(iu)' l'odorat. Tous les pois- 
>(Uis, sauf peut-être rAmj)hioxus. 
ont l'orirane de l'ouie disposa 
de ditlérenles manière-, mais ai- 
sément reconnaissahh». On en 
peut dire autant de l'iu-^ane de 
l'odorat. — Miris tous ils ont des 
ijcu.r. \'oir la /(l'tlogif desrrip- 
lire de M. Claus. p. 790. Les 
\eux àos poissons s<mt en jjéne- 
r,d (res-aplatis ; mais ils ne sont 
jias toujours sans paupièi-es. 
(•(unme le dit Aristote. Les st'l;i- 
ciens en particulier ont des j)au- 
pieres. inférieure et su[)érieure, 
avec une membrane nictitante. 



?; [1. A du xiufj. Sur la ( ircu- 
lation du sanj.;- chez les p(iis- 
sons, voir Cuvier, Ht'yue auinud. 
lome n, p. \11. Aristote veut dir<' 
([lie tous les poissons ont du sanii- 
rouire. — Les uns sont ovipares. 
("est rimmense majorité. - Les 
antres rieipares. Comme les cé- 
tacés. — Tous' les selaeiens. Ceci 
n'est pas exact j)0ur tous le- 
sélaciens; il y en a dans le 
corps desquels (*closent h^s petits : 
d'autres font des (eul's revèiu- 
d'une coque dure et C(»rnee. 
l\armi les st[uale<. les uns soni 
vlvij^ares: les autres [)roduiseni 
des (cufs de ce e-enre. \'oir les 
détails int(M'(^ssanis tpie donne 
Cuvier, lîèf/ue unit/ail , tome H. 
p}). 3Si et 38'). Vtur surtout son 
admirable Anutomie '■o/nj>aree , 
|rc et 2c éditions. 



îll 

i il 
-Il 



11 



102 



HISTOIUE l)i:S ANIMAI \, 



LIVHi: II, en A P. I\, ,:: IJ. 



(i;5 



le ^vinv (le quelques qua(lru|)è(l(^s (niparcs; ils nr 
soni pas non plus eouveris (l(^ plumes eoriiui»' les 
oiseaux. Mais pour la |)lupai'l, ils sou! eouvei'ls dr 
lanies eeailleuses; ([U(d(|ues-uns ont une peau 
!'Uf;ii(Hise; euliu, e'esl le plus pelil nonihi'e ([ui oui 
la peau lisse. I*arnii les sélaei(MJs, It^s uns sou! 
i'Ui;u(Mi\: (l'aulres son! lisses, lels qu<' les eougies, 
les anguilles el 1rs liions. '" Tous les poissons, sauf 
1<* sear(% oui les dénis en scie. Tous aussi on! des 
dénis poinlues. Ouel([ues-inis nienn* en on! plu- 
sieurs ran^^s: ils en oui jusipu^ sur la langue. 
Leui' lani;ue i'sl durée! dans 1(^ uvnre dos arèlos • 
elle (»sl ((dleuKMd allaelu^'e ([u'on [)ourrail eroirr 
(pndquefois (lu'ilsn'i^n ont pas. I.a liourhe osl hrs- 
IVndue dans ({u»d([ues-uns. eounn»' (dio Tesl dans 
('(M'Iains vi\i|)ares ([uadrupèdos. " Pour l(^s disors 
sens, ils n'oni rien d'apparenl. ni For^^jino lui- 



Znnlofjip (le llollnrd, pjt. .'52S ('( 
siiiv. — Dp ijUrlfjUr^ (j Hfiilrujirths 
oviparr^. Comiue les sniiricns. 
— De l(i))iCH rm m ruses. Vax i^r-ec, 
il y a deux mots dilVt'roiits itoiir 
les écailles des poissons, et j)oiir 
les écailles de quelques animaux 
tels que les lézards. Notre langue 
n"a j)as l'ait ces distinctions. — 
Panni les ^clariens. Xoiv plus 
haut, ,^ a. — Les cowjres. Voir 
plus haut, J^ 7. 

,^ 10. Sauf Iv srare. \'oir plus 
haut, ?; 7. — Les dents en scie. 
Voir {)lus haut, ch. ni, >:; 13: ce 
sont les dents aussi appelées 



eat'iiassières. — Ji/s'inr \tn- i-i 
IdiK/ne. Le l'nit csi c\;irt. (»ii 
trouve aussi des dents sur !•• pil- 
lais des amphil)ies, comme siii' 
le palais des stu'pents ; vtdr V Anri- 
tnuiiv r()})ii,((ic(' (\o M. (iet:eii- 
haiir, pp. 7U) et 7ii. ,:< 2:iH, trad. 
franc. — Leur Uintjue est <hiv<'. 
Tout<>s ces observations sur la 
lang-ue des poissons sont très- 
exactes. — Leur bouche esf frcs- 
f'emlue. Voir sur la Itouche des 
poissons la Zooloyic (icscr/j>t/vc 
de M. Claus, p. 793. Cuvier n'en 
dit j)resque rien. 

§ 11. Pour les (liccrs scfis. 



J 



mèm(\ ni les conduits, pas plus pour Touïe que 
pour Fodorat. Mais tous ils ont des yeux, sans pau- 
pières, ([uoi([ue ces v(M1\ nr soi(Mit pas dui's. '" f.o 
uenre entité' des [)oissons a du san^^: les uns sonI 
ovi|)ares: les aulnes, vivipares. Tous les poissons à 
écailles sont ovipai'es; mais tous les sélaciens, à 
rf^\ce})tion de la ^l'enouille de mer. sont vivipares. 



\ oir la /.mihKjU' (lcs< rtiitii' de 
M. eiau>. p. 789. ■< De lou^ les 
<< verteWres, ce sont les j)oissons 
<', qui ont le système nerveux le 
« plus simple et le moins perfec- 
<' lionne. •> — Pw^ }ilns pour l'ouïe 
'/ur pour l'odoraf. Tous les j)ois- 
sons, sauf peut-être rAmjthioxus. 
ont l'org'ane d(> Touie dispo>e 
de dillérentes manières, mais ai- 
sément reconnaissahle. On en 
peut, <iire autant de l'orizane de 
l'odorat. — Muix tous Ih ont fl>'s 
ij('u.r. \'oir la Zonloglc descrip- 
liie de M. Claus. p. 790. Les 
\eux des poissons sont en ir<'ne- 
ral tres-aplatis ; mais ils ne sont 
pas toujours sans pauj)ières. 
comme le dit Aristote. Les stda- 
ciens en particulier ont des pau- 
pières, inférieure et sui)érieure, 
;ivec tine membrane nictitaute. 



;; 12. A lia <nn(j. Sur la circu- 
lation du sanu- (die/ le< p(d<- 
sons, voir Cuvier. licyne animal. 
tome II, {>. 122. Aristote veut dir«' 
(pie tous les poissons ont du saiii: 
rouge. — Les uns soîit oripai-cs. 
("est rimmense majorité. - Les 
autres riri})nres. Comme les cé- 
tacés. — Tous tes sélaciens. ('ec\ 
n'est j)as exact pour tous le- 
sélaciens; il y en a dans le 
corps desquels éclosent les pî^it^ : 
d'autres font des (eufs revéïu- 
d'une C()que <lure et cornc''. 
Parmi les squales, les uns xmw 
vjvij^ares: les autres j)rodui-enf 
dos œufs de ce genre. \'oir les 
détails intéressants (pie d(»nne 
Cuvier, Hrync aniuail , t(»me II. 
pj). :{Si et oS"). Voir surtout son 
admirable Analornie i-ijmparrc , 
|rc et 2e éditions. 



lii 



iiisroiiu: i)i:s animai x, 



CHAPITRE X 



r^i's S(M'()tMifs ; sorppiits (]*' tciTc. scrpiMil-^ dt'aii, ilaiis les <';m\' 
(Innées (Ml ilaiis l;i mci", jamais dans h's eanx jimtondcs ; l<'> 
stM'jMMils n"niit pas (le pieds rnui pins (ph' les poissons; si'nln- 
pendi'i'S de niei' et de terre; petit poisson saxatile, ri'^elirntMS, 
ou Keinuru; nsai^es sn}>erstitienx (pTuii en l'ail. ™ Hesunie. 

' Lu (liMMii('!'«' ('S])(MM' (l('s jiiiimnux (|ui oui du 
sniiu (^sl (M'ilc (les s(M|)(Mits; ils soiil de («Mit' cl 
(rcau. \a\ [)lii|)(n'l vivnd sui' lerrr ; c'csl le plus 
pidil ij()iid)i'e (|iii \ivenl dniis l'eaii cl dans les eaii\ 
|)nlal)les. H y a aussi des ser|)enls de mer, (|iii res- 
semhlenl aux serj)enls de lerre, pour loules les 
autres parlies. si ce n'esl la lèle, ([u ils oui plulol 
[)areille à eelle (hi cougi'e. Il[v a de uoinhrtMisi^s 



?; 1. fji (lenrb'ri' rspi-cr. ... 
MM. Aiihei't et W'iniiner re^-ai* 
dtMit tout ce ciiapitre eoninu' ah- 
solumcni déplace; et ils veuf 
même jiiS(jii'a le croire toiiî à lait 
apocryphe. On ne peut (pie j)ar- 
lai^-er cette opinion. Sans doute, 
une etudt' sur los serpents rep- 
tilesi i)0!iv;uî avoir ici sa place 
après tout ce (pli précède; mais 
celle qu'on nous donne dans ce 
(diapitre nt^ peut être C(dle même 
d'Aristote. Les ionii's détails oii 
Ton entre sur les scolopendres 
sont tout a lait etranirers a la 
j>resente recherclie — \)t'i <>/it 



(lu s<nK/. \'oir sur la circulation 
dii>anirilans les lle[)tiles, Cuvier, 
l{'''!//i<' (iniinaly tome H, pp. 1 et 
siiiv. Ils ont le sani:- très-lVoid ; 
voir aussi la /tK/liH/ic (h'srrijitirc 
de M. eiaus, pp. 89 i et Sn:;. 
1)p ((•)•)■(' et (/'/'(/u. (aivier e.\j)li(pie 
comment les reptiles jieuvent 
ploULT^r |)lus lonirtemps (pie le^ 
mammifères et les oi.seaiix, /<"\ 
cit. j). .■{. ("'est surtout par la 
(piantité de la respiration (pie la 
sidence moderne n divise les 
repii!<>sen cpiatre ordres : Cludo- 
niens, Sauriens, Oj)hidi(Mis ou 
serpents, et Batraciens. Le coMir 



i> 






<* 



LIVHR M, CHAP. X , ,^ W. 



k;;. 



(^s])ères (1(^ serp(Mils niai'ins; el leurs rouh^irs soûl 
Iles-variées; mais ou lu^ les li'ouve pas daus les 
r>au\ profoudcs. Les serpeuls soûl dépoui'vus do 
pieds, aiusi cpie les poissous. 

- Il V a aussi des se(do|)eudres de mer, doul la 
l'orme el à peu près vAh' (l«^s s(M)lo|)eudr(^s ItMi'es- 
h'es; s(UileuhMil. (dies soûl uu pou plus ptdiles. 
Klles se h'ouvoul daus les roeliers. Leur couleur 
esl plus rou^e que ctdle des scolopiMidres de Icrre; 
elles oui eu oulrt^ plus de pâlies, et ces pattes siuil 
plus -rèles. Non plus que les seipeulsde mei', elles 
ue se trouveut piis daus les eaux profondes. 

' Lu petit poisson (jui vit daus les rochers a l'ecu 
d(^ qu«d(iues personnes le nom de Lchénéïs. ou 
Rémora; on s'en sert parfois pour des conjura- 
tions, daus les procès, ou pour dos philtres. Il 
n'est pas maui^eal)le. On a prétendu parfois que ce 



est orj^anisè ditTeremment dans 
l'hacun de ces ordres; Cuvi.'r. 
l(v\ vit., }). i. D'autres classitica- 
tions commencent i)ar les Ophi- 
diens. — L>"< ser/inits sont f/cponr- 
rus (le ;>/Vv/s. ("est un de leurs 
caractères les plus saillants. 

!i 2. Des s('o/ojn'?i(/res de inir. 
Ceci ne tient j)as à ce (pii iir»'- 
cède; et cette incohérence peut 
passer pour un arirument de plus 
contre l'authenticité de ce pas- 
sag-e. La scolopendre est un in- 
secte et non j)as un reptile; voir 
Cuvier, Hr<jnr (ni'nitdl, tome IV, 
p. X\[\. On ne voit pas que la zoo- 



logie moderne ait distingue des 
scolopentlres de terre el de mer ; 
voir la Zoologie (h'srnjitirc de 
M. Clans, p. :j3j. — P/us depfittf's. 
La scolo[)eudre t'ait partie des 
myriapodes et des (diih'podes; 
elle a au moins quinze paires de 
pattes, et (iuehjues espèces en ont 
davantage. C'est là d'où vient le 
nom de cet ordre. Voir plus haut, 
liv. L ch. V, ?; 1. 

v^ 3. Ré)nurn. C'est aussi le nom 
que donne Cuvier, Hfijnc aui/f/al, 
tome II, p. 3i7. — Èrhénéi^. Cu- 
vier trouve que ce jioissou est 
i-emar(|ual>le entre tous par le 



M 



ion 



mSTOIHK DKS AMMAl.X. 



poisson a d('s pieds; mais il iTen a pas; il semble 
seulemeiil iMi avoii\ paire ([ue ses na^(M)ires res- 
sembltHil h des pieds. 

* On a donc li'aile jiis{[u'à prés(Mil des paiiies 
e\leri(Mn*es des animaux ([ui onl du sanj;. du 
nond)re de res paiiies el de leur nalure; el Ton a 
exposé les difrértMires (jU(* les animaux présenleni 
entre* eux h (Md éfiai'<l. 



disque aj)lati qu'il porto sur la 
tôte. Aristote ii"a pas remarciu»' 
cette particularité, de même que 
e'uvier ne dit rien des nasi-eoires 
deséchiniMS : cej)eiidaut ces pois- 
sdus lui semlileut mériter de i'oi'- 
nier une famille à part dan< 
l'ordre des malacopterviiiens. 



§ K Ou a doiir frailf Jti.^t/u'ii 
prrsciit... \'<'ir plus haut, liv. 1, 
<'h. \iii. ?; 1. Iji commentant j>ai- 
le corps de riiomme . Aristote 
s\iccuj)e (Tabord des parties cx- 
tc'rieures . et ensuite des [.arties 
intérieures ; c'est aussi la mt-lliode 
([uil suit pour les animaux. 



> 



KIVHK M, CHAI'. \l, .^ i 



10 : 



CIIAPÏTI\E XI 

Dos parties intérieures dans les p:randes rares (ranimaiix, selon 
qiéils ont du sani4\ <>ii iprils n'en ont pas: tous les vivipares 
.piadrnpédes ont un <esoplia-v et une tracliee-artère ; les qua- 
drupèdes ovipares et les oiseaux les ont aussi av.M> des ^M^- 
renei's de l'oniu^s; tous les animaux (^ui ont du san^- ont un 
cuuir; chez (pu'lques-uns, il y a ini ..s dans le cœur; tous les 
animaux .pii ont<lu sanf,Mi*.Mit pas tous de poumon; la rate trés- 
p.-lite dans (pielques animaux; exemples divers; la vésicule du 
lie! manipieehez beaucoup d'animaux ; les biches Adiaïnes ont 
une matière analoi^ue au fiel sous la qmuie ; vers vivants dans 
ht léte des cerfs; leur plac(N leur nombre, leur ^rossiMir ; le 
cerf n'a pas de fnd ; amertinue de ses intestins; foie et bel de 
r.-léphant ; vésicule du fi(d d;ins les poissons; sa position 
variable, suivant qu'elle est plus ou moins près du foie, t|u'elle 
V est jointe ou (jumelle en est détachée; variétés selon les 
espèces et dans une ménu' espèce. 

' Nous exposerons ce que sont los parties inté- 
rieures, en eommenc^aid par les animaux qui ont 
du sani;; car ce qui dislinpie les jurandes espèces 
cranimaux de toutes l(*s autres, c'est que les uns 



;i 1. Lcx f/rrt}i(f('s es/iècps;. Il seni- 
hle que cett<' expression siiiniHe 
les espèces qui sont très-nom- 
])reuses en individus, plutôt (pie 
les espèces où les individus sont 
ti'ès-irrands. — Les n/u's ont du 
stnK/... La zooloirie moderne a 
modilie cette classitication. en 
distinuiiant les animaux à sanir 
rouge et les animaux à sang 
til^iic. — f^p.s- nutrr^ n'ri} (Oif pris-. 



Le sang est d'une autre couleur 
chez ces animaux; mais il ne 
manipie jias, comme Aristote le 
croit. VoirCuvier, Ht-ijup anininl, 
Introduction, p. 23; voir aussi la 
ZoohKjie descriptive de M. (Maus, 
note /a p. 1099. La traduction 
française admet pour cette classi- 
fication aristotélique les nujts de 
Sanguins et de Asanguins ; je 
n'ai pas cru pouvoir les adcqtter. 



ir.s 



nisToini: dks ammaix. 



ont du saiif;, cl ({iic les aiili'rs nVii oui pas. Ij's 
espèces qui (Mi oui soûl riioniuic, h^s vivipares 
parmi les (piadrupèch^s. (d aussi les (piadrupèdcs 
uvipai'cs, l'oiseau, le |)oissou, les cétacés, cl lels 
autres animaux qui n'ont pas de nom commun, 
alItMidu ([u'ils ne l'ormenl |)as un f;vnre, mais scu- 
lenu^d une espèce, (|ui ne s'applique qu'aux indi- 
vidus, t(ds que le serpent vi le crocodilt\ 

- Ceci posé, il laul dire ([ue Ions les ([uadrupèd«^s 
vivipai'cs on! un («'sophai^c el une liTU lu'e-ai- 
tèI't^ (pii sont |)lacés (die/ eux comme ils le soni 
dans l'homme. I.a nn^'Uie disposilion se voil dans 
les (juddi'upèdes ovi|)ai'es (d dans les oiseaux ; la 
seule diirérence consist(^ dans les l'ornu^s de ces 
pai'lies. ^ Tous les animaux (pii, en recevaid l'air. 
aspiiMMit (d expireid, oui un pimmon. une Irachée- 
arlèie (d un (esophai;<'. L"(esoplia^(* el la lijudiée 



Linné ilisdnj^^ue trois (lassos : 
Animaux à sang rouiro chaud, 
animaux à sang rouge froid, et 
animaux à sang froid Maiic. - 
Ht tris (iutres(ini)ti</u.r... MM. Au- 
hert et Wimmer pensent (piAris- 
lote veut désigner par la les ani- 
maux non - vertébrés. — Mais 
■^pulemont une es/ircr. Ceci esr 
o))scur, et les exemples (jue 
l'auteur cite un peu plus bas 
n'éclaircissent pas beaucoup ce 
passage. Voir plus haut dans le 
iiv. I, les chapitres iv, v et vi, 
consacrés en j)artie à la classifi- 
cation générale des animaux. 



?; :*. Dans l'Inuinnc. Voir plus 
haut, Iiv. I, eh. Mil, ij 7. ou ces 
organes intcricurs de rhommc 
sont ih'crits. - l)(n(s A's o/srai/.r 
MM. Aub(M't ctWimmcrcritiipKMii 
dans ce passag(^ iiuf rédaction 
négligée et })eu rt-gulière; cette 
rédaction d'ailleurs n'est pas pré- 
cisément incorrecte. 

s? ;{. 7'()?i!.s les aniïnau.r... Toutes 
ces généralités sont exactes. — 
Aspirent et espirent. Ces deux 
mouvements constituent en eti'et 
tout le phénomène d»> la respira- 
tion, qui n'a »té l»ien connu et 
bien analyse ({u'au xvii"' .^iècle, 



ijvRi: 11, CM A p. .XI, ?i o. 



Ibit 



ont la même posilion dans ces animaux: mais ces 
oruanes ne sont pas les mêmes dans tous. C(mix 
qui oui un poumon ne l'ont pas tous pandl, ni dans 
une position senddable. '' Tout animal qui a du 
sauf: a aussi un cieur, et im diaphragme, ([u'on 
ai)p(dle Phrénique. On ne dislingue pas le c(eur 
aussi bien dans les p(dils animaux, parce qu'il est 
mince (d p(dit. Dans I(^s bonifs, l'organisation du 
cœur a quelque chose de particulier: ct^daim^s 
races, si c(^ n'i^sl baltes, ont un os dans b^ cœur: (d 
le C(eur des chevaux olîre parfois cette singularité. 
' I>armi les animaux qui ont du sang, tous n'ord 
pas de poumon : el c'est ainsi que le poisson n'en 
a pas, non plus ([ue tous les autres animaux qui 



après la découverte de la circula- 
lion du sang. — .X> ^< ait pas /cv 
in('uie:>. Ceci se rapporte encore 
a la forme, qui varie selon les 
esj)èces. — Ne l'ont pas tous pareil . 
Ne serait-ce qu'une ditTérence de 
volume, proportionnellement au 
re>te du corps. 

sj 4. Qu'on appelle Phrcni(/><e. 
,ît' n'ai fait (pu» reproduire le mot 
grec, qui n'a i)as un corresj)on- 
dant très-exact dans notre langue. 
- Dans les banifs... Il .v a dans 
If grec de ce passage une sorte 
d'incohcrence, que j'ai tâche de 
fau-e disparaitr*' dans la traduc- 
tion. MM. Aubert et Wimmer 
vont plus loin; et rapprochant ce 
passage de deux autres de la 
Génération des aniaiaud', Iiv. V, 
,^ S7, p. 308, edit. Aubert et XVim- 



mor. et pp. 428,0,édit. de Firmin- 
Didot, et des Parties (Ifs mii- 
ataud-, Iiv. III, ch. IV. pp. OliO, 0, 
iS.cdit. de Berlin, et ])p. 250. >i. 
edit. de FirminDidot, ils croient 
qu'il y a ici une interpolation 
assez maladroite. Le fait d'ail- 
leurs est exact ; et d'autres ani- 
maux ont aussi parfois un os 
dans le cœur; on cite le mouton, 
le cerf, le chameau, la girafe et 
le porc. Comme ce n'est là qu'une 
anomalie, et sans doute un état 
morbide, la zoologie moderne ne 
parait pas s'être occupée beau- 
coup de ce fait extraordinaire. 

§ 5. Cest ainsi que le poisson 
nen a pas. Ou peut donc croire 
qu'Aristote avait reconnu que la 
respiration chez les poissons se 
tait par les branchies. — Tous 



Î70 



msToiHK ni:s ammaix. 



oui aussi d(^s branchies. Tous roux qui duI 
du saui; oui un foie, (h^ mOnic qu'en f^énéral ces 
animaux oui une vn\i\ Mais dans la pluparl d(* 
ceux {[ui ne sont |)as vivipai'es cl ([ui si^nl ovipai'es, 
la lale esl si pelile qu'on ne jxmiI pres([ue pas 
Tapercevoii', non [)lus que dans la plu[)ai'[ di*s 
ois(NHi\, l(ds que |«^ pitivon, le milan, reperviei- 
(d la chou(d((\ l/a'i;«)cé|)ha le n'en a pas même du 
(oui. '^ Il en est de même dans les quadrupèdes 
ovi|)ai'(^s, qui ont tous ime raie excessivemeni 
petite, comme la tortue, Fljins ou toilue d'eau 
douce, le ciapaud. It^ lé/ai'd, le crocodile^ et la 



rru.r (/ui ont du sfUKj ont loi /'oit'. 
Cetto relation treneralc du s:inu- 
et (lu foie paraît exacte, et il en 
est (le numie de la rate, dont les 
tbnctions du reste ne sont pas 
très-bien coninies, nuMue ajjrès 
les découvertes nn-entes. - Iji 
rate est si petite. On en [)OUfrait 
dire a peu pr("»s autant du foie ; 
voir VAtuitoïfiir co))) parée de 
M. Geg-enhaur, p. "il de la trad. 
française. — L'.rf/oeéphn/e. J'ai 
conserve le mot iirec, que je nai 
fait que transcrire, comme la 
plupart des traducteurs. Aristo((» 
nomme encore l'a^-^ocephale , à 
la Un de ce cha[)itre, i^ 13, et 
dans le chapitre suivant, ?; 27. 
L';egocéphale est un oiseau; 
mais on ne saurait dire au juste 
lequel ; r«^tymolo^ie indi([ue ({ue 
la ti'te de cet oiseau devait avoir 
(jnelque ressemblance avec celle 
de la chèvre; voir le Caffilnt/z/f 



de MM. Aubert et Wiinmer, 
p. S.'l. Tous ces dt'tails attestent 
des observations anatoniique> 
faites avec «rrand soin; il est b(»n 
de re[)ef(>r cfite remarque, dans 
l'intérêt de riiistoire de la 
science. 

i; G. L'E/Ni/s. J'ai transcrit le 
mot jirec ne sachant pas au juste 
à (piel animal repond i-e nom. 
MM. Aubert et XX'immer conjec- 
turent ({ue riMnys doit èlre une 
tortue d'eau douce, et j'ai repro- 
duit cette inter[)r(''tation en ma- 
nier** de paraphrase; voir le 
Cdfft/ot/i/e de MM. Aubert et 
W'immcr, pj). ll'i et 120. Cuvier. 
Hèf/nr (iniiiuil , tcune II, j». 10. 
reconnaît une espèce de loiiue 
d'eau douce sous le nomd'Kmys. 
M. Claus, Zoobifjie descriptive, 
p. 9:{."1, fait aussi des Kmydes un 
u'cnre de tortues d'eau douce. — 
Le ciutpiiuil. Cette identilîcation 



i 






LIVRE II, CHAP. XI, S ~- ^*^ 

i:renouille. ' C.erlains animaux ont du (iel dans 
une poche jointe au l'oie ; d'autres \\\n\ ont pas. 
Paiini les vivipares (Mi mêm(^ temps quadrupèdes, 
le ciM'f n'en a pas, non |)lus que h' daim, ni le 
(dieval, le muhd, Yii\u\ h' |)hoque et qu(d([ues 
espèces de pori^s. Les biches ([ui ont r(M;u le nom 
d'Acdiaïnes oui, dit-on, du liel sous la queue. Pour- 
laiil la matièi-e dont on enhMid parler a bien, si l'on 
\eul, la couleui' du tiel; mais (die n'est ])as aussi 



n'est pas très-certaine; voir le 
C(it<di)<i)if de MM. .A-uliert et 
W'immer, p. 120. 

vi 7. Du fifl. Le tiid est la bile 
des animaux, do même (pie la 
liile est le iiel de l'homme; le 
i;rec n'a qu'un seul mot ))oui' 
ex[)rimer la i)ile et le tiel. N(Hre 
lanirue en a deux, peut-être sans 
^rand avantage. — Vue porho 
jointe au foie. C'est la vésicule 
biliaire; voivV A natonueeomjian'e 
de M. Oegenbaur, p. 7.')9. trad. 
irancaise. — Le eerf n'en a pa^; 
voir le Traité des l^arties des 
Aniniaits, liv. \\\ ch. ii, 'oii la 
phipart de ces observations sur 
la l»ile sont répétées. Il est con- 
state par la zoologie moderne 
(jue la vésicule biliaire manqu»* 
tout à fait dans plusieurs ordres 
d'animaux, et notamment dans 
ceux (|ue cite Aristote. — Quel- 
ijues espères de porcs. Cette res- 
triction est nécessaire; car tous 
les porcs ne sont pas privés de 
liel; mais il arri\e souvent (jue 
la béte est si grasse que la vési- 
cub* disparaît dan< la substance 



du foie; voir la note de MM. Au- 
bert et Wimmer, (pii expli(iuent 
ainsi l'erreur oii Aristote a pu 
tond»er. Il aura vu quelques i)orcs 
(jui n'avaient pas de tiel; et d eu 
a conclu cpie (pielques espèces 
en étaient dépourvues. Il parait 
au contraire que seul, parmi les 
Pachydermes, le porc a la vési- 
cule biliaire. — Lenomd' Aeha'ines. 
Voir plus loin, liv. IX, ch. vu, 
^ G, une autre observation sur 
cette même espèce de cerf dite 
Achaine. Ces cerfs et ces biches 
se trouvaient, a ce qu'on croit, 
en Crète, près d'une ville appelée 
Achaia; voir le Scholiaste sur les 
Argonautiques d'Apollonius de 
Rhodes, chaut ,iv, vers H.'j. Ces 
animaux se nommaient aussi les 
S[)athinees ; et ils avaient de très- 
grandes cornes. — Du fiel >o?/v 
/(i (luenc. Le fait n'est pas abso- 
lument fabuleux , .' comme on 
pourrait le croire; il y a une 
espèce de cerf, à tète couronnée, 
dont la queue sécrète un liquide 
assez semblable à de la bile; 
voir la note de MM. Aubert et 



72 



msTOiHi: ni:s ammafx. 



liquide^; ol sa poiiioii (^xlôrieuii' ri'ssdiihlr nsst'z 
à la l'aie. ^ Tous 1rs riM'l's onl dans la Irle des vers 
vivaids. (](*s vers s(* piodiiisenl dans la eavilé ([ui 
esl au-dessous de la laiii;ii(^ <mi i)as, (d encore piès 
de la verlM)r(\ où se lidlacdie la lèle. l.eui' m'o>- 
seuresl C(dle des plus foiisaslirols ; ils sonl [iri^ssés 
les uns contre les aulres. (d se ticnneid euh»' eux. 
au nombre à \nni [)rès d'une vin^lain(\ * Ainsi 
qu'on \ient de le dire, les cerfs n'oni pas de jitd ; 
mais leurs iidfslins onl une |(dle airuMiumc ([lU' 
même les (diiiMis n'en v«Mdenl pas mani^ci', si ce 
ij'esl quand le cerf esl Irès-^i'as. 

'^ f.e foie (h^ rélé[)liant n'a pas non plus de Tnd ; 
mais si on le coupe, dans l'endi'oil |)i'écis où esl 
allaidié 1(^ li(d dans h^s animaux qui en onl. il (Mi 
découle un liquide (pii it^ssemble au liid, (d qui 



Wimnier. — S^; position r.rfé- 
ripurc. l^rcsciue toutes les éditions 
(lonueiu Intérieure, au lieu (D'ex- 
térieure. J";ii adopte cette der- 
nièi'e leçon d"a[)rès MM. Auliert 
t't Wininier. Mais ainsi ijuc ces 
auteurs le reniarciuent , ce passaire 
n'i'n reste pas moins obscur. 

?; 8. Dans la tète des vers ri- 
vants. Le fait ne parait pas <lou- 
teux ; et cette oljservation a «'te 
faite par plusieurs /oolo^istes 
modernes. — Asticots. 11 n'est 
pas sur tpie le mot grec desi^nie 
cette espèce de ver; mais notre 
lauj^aie ne nie semble pas ortVir 
un meilleur synonyme. 

s; 0. Ainsi (juon vimit de le dire. 



Cette référence pourrait bienindi- 
tjuer que le parau-raplie précèdent 
n'est qu'une interpolation, ou (pn» 
tout au nu3ins.il ne devrait venir 
(pi'après C(dui-ci. Le fait de vei-s 
dans la tète des cerfs interrompt 
la suite de la jjensee, ijui ne s'ap- 
plicjue (pi'au foie de ces animaux. 
si 10. ÏJ' fhic de l' éléphant... Kn 
•.renéral, les jjachydermcs n'ont 
pas de vésicule biliaire. — Mnis 
si on le coupe. Ceci j)rouve bien 
([ue les Anciens t'aisaient des 
expériences anatomiques, tout 
comme les Modernes. Je ne sais 
pas d'ailleurs si le fait alleirut' ici 
est bien constant ; les auteurs im»- 
dernes n'en parlent pas. 



#• ' 



LIVUL 11, CUAC. .\l. .i; II. 



I •) 



esl plus ou moins abondant. " l^irmi les animaux 
qui avaliMÙ l'eau (b^ la mer et qui onl un poumon, 
1(^ daupbin n'a pas i\v \\A\ mais les oiseaux et les 
poissons (Ml ont tous, ainsi (pie les quadrupèdes 
ovipares; stHilemenI ils en ont. comme on p(Hit 
cioire, en plus ou moins -lande quantité. Ou(d- 
([U<'s poissons ont cidte vésicule dans le U)w. 
eommt' les sc^uab^s ou (diieiis de mer, le planis. la 
ibiiia. la raie liss«\ la torpille, et parmi b^s pois- 
sons allon-és. rani;uilb\ l'ai^anille et la /y^èue. 
L(^ (Ndiionvme. (»u ouranoscope, a aussi celte vési- 



?; 1 1 . l.r dnufi/t//i n'a pas de fiel. 
(h\ ne voit pas (lue l;i zoolotrie 
uiod.'i'ue ait relevé ce détail. — 
Mais les (iLseaas et hs pnisson^ en 
ont tous. \o\vVAnato//iie eoinjxi- 
ri'j' de ?vL (i>'u'enbaui', pp. ~iJ8 et 
suiv. 11 est certain que la vési- 
cule biliaire manque rarement 
dans les ois(>aux et dans les j)ois- 
>on-. — Dinis le j'oie. Ou " i)rés 
du foie V,. — Squales. Le mot 
dont se sert Aristote est, selon 
Cuvier, le nom «i:('néri([ue des 
Squales (Oaleusi . I{è;pic animal, 
tome U. p. 389. — Ou chiens de 
n/er. J'ai aj(nit(' cette paraj)hrase, 
pour me conformer à l'opinion 
lie (lueUpiev traducteurs. - - h' 
<//a/iis. Voir plus haut. ch. ix, i; 7. 
— La china. J'ai ^--arde le mot 
-rec. comme l'a fait la zoologie 
inode.ne, qui a donne ce nom a 
luie esjiece de raie. MM. Au])ert 
et Wimmer pensent qu'il s'agit 
de la Squatina. Voir leur Cata- 
logue, p. 1Î7; voir aussi Cuvier, 



l{c<inc aniiuat, iomo II, p. 3'*»'.. 
-—Iji raie lisse, ou Leioltatos. en 
grec. Ce ])oisson parait être un 
selacien . comme le sont aussi 
les raies; il est très difticile de 
l'identifier. Voir le Catalogue de 
MM. Aubert et XVimmer. p. 147. 
— La torpille, id.. ibid. C'est la 
Torpédo Galvanii. Ces espèces 
font toutes partie des raies. — 
L'aif/uille, ou syngnathe. Voir 
Cuvier, Hègne auimrd , tome II, 
p. 'M')2. — La zygène, ou Marteau. 
Il y a un<' espèce de sélaciens 
qui i)or(e le nom de Zyg:ena. 
Leur tète a une ressemblance 
grossière avec la forme d'un joug 
a b(pufs: voir Cuvier, liègne ani- 
iital. tome II, p. 303. Voir sur 
tous ces i)oissons le Catalogue 
de MM. Aubert et XVimmer, 
pp. 121 et suiv. — Le ralliouguie. 
C'est la reproduction du mot 
grec. Ouranoscope esl le nom 
(pie la zoologie moderne a donne 
à ce poisson, (pli est en etVet tre^ 



174 



iiisioiiii: im:s animai \, 



LIVKI-: IL (.11 A p. M, î; tii. 



/ .» 



Cille joiiile au ïo'n^ : c\ chez lui, elle esl plus lorlc 
que chezaueuu aulre poissou, proporliounelh^iicnl 
h sa i;raii(leui\ '- CiMiaius |)()iss()ns Fout joinie à 
leurs iuleslins, où i^lle esl suspiMidue j)ar des 
canaux cxct^ssiveuhMil léniis, j)ai'laiii du t'oie. Ij- 
bonitou (auiiai l'a él(Midu(^ 1(* loij<4 de l'inlesliu el 
d(* pareille louf^iieur; quel([uerois iiiènie. (die s(; 
redouble. CIkv, lous les aulres poissons, la \(''sicule 
du fiel esl loul pivs dv Fiideslin, un |)euplus piî's. 
dans les uns, un [)eu plus loin dans l(^s aulros, 
comme la f;i'(Miouill(% Tidlops, lasyuai^ris, la nni- 
l'ène et l'espadon. 



reiuar{iuai)le par la partniilnritc 
que vSignaU' Aristoie <>( ([ui «^si 
très-exacte, (envier dit à \>ini près 
(Jf nièine : « l'iie particuLiiitr 
" notable (le leur auatoiuie <'st 
i< rextrèiue ^n-andeur do loin- vesi- 
» cule du tiel, déjà bien connue 
« (les Anciens « . Les Anciens si- 
p:nifie, comme on le voit, Aristote. 
Hi'fjnr anintaly tome H, p. liii, 
Cuvier explique aussi, par l;i con- 
formation de la tète de ce poisson, 
le nom d'Observateur duciel (Ou- 
ranoscopel, qu'on lui a donné. 
— Jointf au foie. Ou enct)re, 
'- Dans le foie ». Voir Elien, 
liv. Xni, ch. IV. 

?; 12. Le ItonitoUy ou Bonite. ( "est 
une espèce de thon, al>ondante 
dans la mer Noire et la Médi- 
terranée. Cuvier, Rrgnr nninidi, 
tome II, p. IHî), dit : u Ce poisson 
" est remarquable par Textrème 
" longueur de la vésicule du tiel 



' (jui etai! déjà connue dAi'i>- 
tote. » Cuvier ajoute (pie rAnii;i 
des Anciens est le Sarda ou Scoin- 
bersarda, de Tordre des Acantho- 
pterviriens. — //c//oy>v. On ne sait 
pas precis('ment ce que e'ebi que 
ce poisson, l'n poisson du nom 
d'I^iops lait ])artie des aeanllio- 
[)tery^iens lal)roides ; Cuv1«m', /{ - 
(pir (i)iiinal ^ tome II. p. 2(H. — 
1.(1 sijntifjris. Voir plus li;iut . 
cil. IX, i^ 7. — La mïu'ijii'. La 
Munena helena de la zoologie 
moderne: voir la Zoolnfiic do- 
scv\])tiv(' de M. Claus, {>. SiJL et 
Cuvier, Hi'fjîic aiiinidl , Mura- 
noides, tome II, p. 230. — L'rs- 
padon. Le nom grec représente 
la même image ; Zoolotjip (frscrip- 
tirr de Claus, p. 853. et Cuvier. 
I\è(j7if animal, tome II, p. 200. 
LeXij)hias est très-commun dans 
la Méditerranée. Voir plus haut, 
ch. IX, i^ 7. 



« < 



'^ Souvent la nn^'iiK» es])('ce a les deux conl'orma- 
tious, comuK^ il arrive dans les congres, doid qmd- 
qucs-uns ont la v(''sicule du ti(d attach(''e au t'oie, ou 
susp(Midu(^ au bas el au-(l(^ssous du t'oie. (adl(* 
vari('d('' se pi'oduit aussi dans les oiseaux : ceux-ci 
ont la v('sicule près de reslomac ; ceux-là, près 
d(^s int(^stins, coinuK^ l(^ pigeon, le corbeau, la 
caill(\ rhirond(dl(\ le moineau. Dans (raulres, 
comme liegocéphalc, (die esl en nnMne lemps 
pri's du l'oie et pr('s de l'eslomac. Dans d'autres 
encoi-e, (dl(^ est en nnMiie t(4n|)s près du toi(^ (d 
des iuleslins, coninn^ dans r(q)(M"vier td le milan. 



>; !3. Le>! congyt's. Voir jdus 
haut. ch. i\, §,^ 7 et 0. — Le pi- 
i/con. 11 pnrait (pie c'est une er- 
reur: les pigeons n'ont ])as d.- 
vésicule Itiliaire: mais peut-être^ 
(piehpies esi)èces en Grèce fai- 
s.iient-elles e\ee])tion. — L'/rf/O- 
rép/in/p. Voir i)lus haut, >; a. Pour 
tous ces delnils et jjour tous les 
(h'tails an;ib)gues. dans cet (Ui- 
vrage et dans les autres ouvrages 
d'Aristote sur l'histoire natu- 



relle, il est bon d'avoir sans 
cesse sous les yeux la irrande 
Aiiatoitiir rnnijiavéc de Cuvier. 
première et second'' éditions. 
Les faits y sont beaucoup plu> 
noml)reux; mais ils sont souvent 
les mêmes; et surtout, la in»*- 
thode est identique, de part et 
d'autre. Seulement, le philoso- 
j)lie grec la dect)uverte et iondee 
vingt siècles auparavant. "V'oir 
j)lus haut la Préface. 



iiisioiiii:; oi;s ammai \. 



CllAl'lTUE Xll 

C)r,^;i!i!sation des ri'iiis (huis les aininaux ; ia v»>ssit* ; jMisitinii 
LiiMiéralt' (lu rd'iiî-; ilt^scriplion <iti IVmc ; l;i ralf ; dt'jtlac.Miifnts 
iiKtnslriH'iix (lu foie «H de la rate ; de l'cstoiiiae dans l.'s aui- 
iiiiuix; description (l^^r^ (juatre estouiaes di'> ruiiiinaiils ; le 
reseau, le hérisson, la caillette ; animaux qui n'nnt (jifun sml 
estomac ; diversités (\('^ estomacs uni(jut's ; deux tv[)es d'esto- 
macs ; couformation t^énérale dv^ intestins; l'éléphant; les 
(juadrujjèdes ovijiaro ; (ir^anisation des scrpi'uts l'oi't rappro- 
chée de celle du lézard; leur lani^iu- l)it'ur(piée ; leurs intestins; 
organisation de l'i^stomac et des intestins clii'z les poissons; 
ajtpendices aux intestins, dans les paissons et les oiseaux ; le 
jahot chez les oiseaux; descri[)tinii du jalMit: le jab<>l est rem- 
{>htce par l'o-sophiii^-e dans (pudiques es[)éces; exemples divers; 
en ce eus, la conrormalion de l'iesopha^Mî est Lrés-spéeiale ; 
conduit intestinal et appendices intestinaux dans les niseaux ; 
a[)pendices chez les oiseaux les {>lus petits. 

' Tous les quadi'iiprdi^s vivijjai'cs oui (h^s immiis 
vA une vessie. Oiianl aux ovipares, il iTen esl |)as 
un qui ait ees oi'i^aut^s, oiseau ou poisson. La lor- 
lue (le Hier est la seul(\ patini les quadrupèdes 



ï, l. Oisvjnt ini. p(nss(tn. ("esl 
nue erreur, connue le renuuupient 
MM. Aui)eri et W'inuner; les 
anipliii)ies et les poissons ont des 
reins, qui ne sont pas tres-ap])a- 
reiits, mais qui n'eu existent j)as 
moins. — La toi-tur dr mer. Plus 
loin. liv. ni, ch. n, ?; i, et li\ . \', 
eh. IV, ,^ (i, Aristote rappelle (pie 
la tortue de mer a une vessie 



jt.ir e\ctq)iion. 11 le rappelle en- 
(•Kfe dans le ivnhe de I/t (iihicro- 
1 1(1)1 (les finii/inu.r , liv. I, 5; 2."), 
]). ()2, e(liii(tn Aul)ert et Wimmer, 
et aussi dan^ le traite des Pfui.irs 
(/es (utini(iu.i\ j). 1 .')(), i'diî. Frant- 
ziu-. La vessie des tortues de mer 
est relativtMuent petite; celle des 
torlues de terre est lieaucouji 
plus i:rosse , toute pr(q)ortion 



« \ 



LIVRE II, CUAP. XII, § 3. 177 

ovipares, à les avoir dans la proportion des autres 
parties de son eorps. Les reins de la tortue de 
mer ressemblent à ceux du bœuf; et le rein du 
bœuf esl comme un rein unique, compose de 
plusieurs petits reins. Le bonase a aussi tous les 
ori;anes intérieurs pareils à ceux du bauif. 

* Dans tous les animaux chez qui ces or^^anes 
existent, la position en est toute pareille. Ils ont 
tous également le cauir placé à peu près au milieu, 
si ce n'est Fliomme, qui a le cœur plus à gauche, 
ainsi qu'on Ta dit plus haut. ^ Chez tous aussi, la 
pointe du ca'ur est dirigée vers le devant, excepté 
chez les poissons, où elle ne se montre pas ainsi ; 



gardée. — Ressemblent ii ceux 
du bn'uf. La comparaison n'est 
peut-être exacte qu'en ce sens 
que les reins de la tortue sont 
déchitiuetes, et que ceux du bœuf 
sont divises aussi en plusieurs 
parties. — Le honnse. Voir j)lus 
haut, ch. II, ,:< 'i. Le Bonase est 
peut-être" le Bison. MM. Auhert 
et Wimmer ont mis cette phrase 
entre crochets , pour indiquer 
qu'ils la regardent comme une 
interj)olation. Je j)artage tout à 
faire leur o})inion. Ces interpola- 
tions sont sans doute des annota- 
tions mises ù la marge })ar quel- 
ques commentateurs ou lecteurs, 
et qui, de la marge, auront passe 
dans le texte. — Pareils à ceux 
du bœuf. Ceci s'appli(|uerait hien 
au bisou. 

.!;; 2. La positiofi en e^t toute pa- 
reille. Ceci n'est pas tout a fait 

T. I. 



exact. — Plus haut. Voir liv. I, 
ch. XIV, i; 2, où a été décrit le 
cœur dans l'homme, sa forme et 
sa position. 

v; 3. La pointe du cœur est di- 
rigée rers le devant. Ceci est 
exact; mais quand, un peu plus 
bas. Aristote ajoute que, dans les 
poissons, la pointe du cœur est 
tournée vers la tête et la bouch(% 
il semble qu'il est dans Terreur, 
et qu'au lieu de la pointe du cœur 
j)roprement dite, il s'agit de la 
crosse de l'aorte, qui est en effet 
dans le sens de la bouche ; mais 
c'est alors le sommet du cœur, 
ce n'est j)lus sa pointe. Il est 
vrai qu'en grec le même mot peut 
signifier à la fois Poiote et Som- 
met. Voir un passage tout pareil 
dans le Traité de la Respiration, 
ch. XVI, î;§ ;] et 4, p. 304 de ma 
traduction. MM. Aubert et Wim- 

12 



.' H 






(I 

■«1 



,-H lllSTOlHi; ItKS ANIMAI X- 

car l)iuir eux .'11.' u;\ p^s sa poiiil." loiiiiir.^ vis 
la poiliiiKN mais vrrs la U-U- cl la boiirhc Le 
soiiimel du (•(."iir des poissons esl atlaclir au point 
on se irunissciil lf> mifs aux aulivs les brau- 
chios (le droite et de f;aiicho. 11 y a en outre 
d";iutres canaux (pii s<' rendent du cœur h chacune 
des hranchies, plus grands pour les plus f;rands 
poissons, i.lus petits pour les plus petits : mais sur 
le sommet du ceur. il y a un canal très épais et 
tout blanc dans les -lands poissons. ' 11 esl peu 
,1e poissons (pii aient un (esopliativ. comme le 
(.on<'re et l'aimuille, qui l'ont d'ailleurs peu de- 

veloppé. 

■' Le l'oie, dans les aiiimaiix (jui oui un l'oie sans 



mer, ù Viude de ce dernier pas- 
saire, proposent nno corrt^ction 
i„,m- celni-ci. La conjeeture esl 
iii--enieuse; mais le changement 
ne m'a pas parn nécessaire. — L/' 
sotinnrt <lu onir des puisstnK. Ici 
(Micore, le texte emploie le même 
mot ipii plus haut exi)rime la 
Pointe, c'est-à-ilire, le l>as du 
eoMir et non le sommet. — // // ^i 
en outre (Vautres eanau.r. Sur la 
circulation du sanir dans les pois- 
sons, voir Cuvier, liègne an'unnl, 
tome II, p. 122. — Il >/ a ini etuial 
frès-epais. La descrijition est trop 
vaj:-ne, et Ton ne \oii pas précisé- 
ment (pud est rorfi-anetiu'Ansîote 
a voulu desig'-ner. 

-s \. Qui. aient un (psoplaif/e. 
Par leur structure générale, les 
poissons n'ayant presque pas de 



cou, n'ont pres([ue )>as non plus 
d'csophaire ; mais l'estomac et 
h's intestins varient chez eux au- 
tant (pie dans h'S autres classes, 
pour l'ampleur, la ligure, l'épais- 
seur et les circonvolutions; voir 
Cuvi.'r, Hèf/ne animal, tome H, 
p. 127. Hollard, Èlnnenl^ de. 
zooloyir, p. 328, dit positivement 
que, dans les poissons, il n'y a 
jam;ds de cou entre la tète et le 
tronc. Du reslo tout ce l)as- 
sage, Jiî5 2, 3 et l, sur le cœur 
des animaux en gênerai et sur 
les poissons, peut bien paraître 
\ine interpolation : il interrompt 
la suite des pensées, (lui recom- 
mence au paragrai)lie suivant. 

|< ;.. Dons les aniniau.r qui ont 
un foie. MM. Aubert et Wimmer 
proposent de retrancher ce mem- 



9 



\A\HK IL LIIAP. \IL ,i; (. 



, ',) 



aiirunt» division, esl à droile eoinplèlenuMil ; riiez 
e«ni\ oiireloi'iian«* esl ])Hiia,tié dès son commence- 
ment, c'esl sa plus j^rosse paiiie qui esl à droile. 
Dans quelques animaux, en ellel, chaque partie esl 
snspendue séparément, sans qne le commence- 
menl se rejoigne. Tels sont, parmi les poissons, 
les squales ou les cliiens de mer ; telle esl aussi 
une espèce de lièvres, qu'on trouve en d'autres 
endroits, et notamment dans les marécai^es de 
Bolbé, dans le pays qu'on appelle la Sycine. On 
pourrait croire qu'ils ont deux foies, parce que les 
canaux des deux parties ne se rejoifinent (ju'asstv. 
loin, comme pour It^ poumon dans les oiseaux. 

^ Pour tous les animaux, la rate, dans ses con- 
ditions natni'elles, est toujours h gauche. Les 
reins sont jilacés de la même manière dans tous 



l)re (ie phrase. — Es-t à droite 
eomplèteinent. C'est le cas de 
beaucoup le plus général. — Dès 
son coimnencement. J'ai tr.'uiuit 
exactement le texte grec; mais le 
sens n'est pas très-clair; cela 
veut dire sans doute (pie le foie 
est partage d'un bout à l'autre; 
et ce qui suit j)ourrait justifier 
cette interprétation. — Squales, 
on chiens de mer; voir plus haut, 
ch. II. ^ II. _ liol/jr. Petit lac de 
Macédoine entre Ampliipolis et 
Thessaloni(}ue, (pii se décharge 
par une j)etite rivière dans le 
golfe du îStrymou; voir VAtlas de 
la (jrèee\)ar Kiepert. — La Si/citie. 
Ou ne sait pas autrement ce 



(ju'est ct^tfe contrée; c'était la 
sans doute une dénomination 
toute locale. — Des deux parties-. 
J'ai ajouté ces mots, qui me sein 
blent nécessaires. — Conune i>our 
le poumon dans les oiseaux. Ceci 
ne se com])rend pas bien; car un 
des premiers caractères anato- 
mi(pies dans les oiseaux , c'est 
qu'ils n'ont })as les poumons 
divises; voir Cuvier, Rèync ani- 
mal, tome I, p. 301. 

J; 6. La rate. Voir })Ius haut, 
liv. I, ch. xiv, ^ 10, où se trouvent 
(h'jà en partie les mêmes idées, 
qui reparaissent ici. — De la 
iinhnc manière. C'est-à-dire que 
dans tous les animaux qui ont des 



n 

n 

I 
1 



,80 illSTOllîK DKS AMMAIX. 

les aiiiniiuix ([iii l'ii ont. Ccp.'udanl quelques qua- 
(Irupèdos, (lu'onaouvoils, avaient la raie à <lroile, 
d"a|)iès rol)servati.)ii (lu'ou eu a l'aile: et le l'oie 
était à puiclu-. -Mais on ne peut trouver là-dedaus 
que des uiouslruosités. " La trachée-artère dans 
|„„s les animaux s.> dirij^v vers le poumon ; plus 
loin, nous dirons eonunenl. L'.esoplia.ue va dans 
l'estomac au travers du diapliraj;me, dans tous 
les animaux pourvus d'un œsopliai^e. La plus 
Jurande partie des poissons, ainsi ([u'on l'a vu, n'en 
ont pas; et leur estomac se rattache immédiate- 
ment il leur l)(un'he. Aussi, (pumd les i;ros poissons 
en poursuivent de |)lus petits, il arrive souvent 
que l'estomac leur lond)e dans la Ixuiche. 

* Tous les animaux doid on a pailé jus([u'à piè- 
gent ont ûu estomac, (pii est posé de même dans 



reins, l'un des deux reins est a 
^^auche et l'autre à droite. Dad- 
ieurs, cette petite phrase sur les 
reins est déplacée ici, ft on pour- 
rait la prendre pour une Hit(>r- 
polation. Aussi, MM. Aub.>rt rt 
AVimmer l'ont-ils mise entre cro- 
chets, comme plusieurs autres 
«idueurs.— Quede^ mofistruositf.^. 
Ceci répond a ce qm vient d'être 
dit quehpies lijj:nes plus haut : 
(, Dans ses conditions naturelles v,. 
|< 7. La trdchéc-nrtvrc. On peut 
trouver que ces idées se suivent 
trop peu; et l'auteur lui-même 
sembk^ le sentir, puisqu'il rejette 
plus loin le développement de ce 
qu'il a à dire sur la trachée-artere. 



Voir plus loin, liv. III, ch. m. i^7. 
— Ain<i qu'un l'a vu. Voir plus 
haut, ?; 4. — L'estomac Irur tomhf. 
f/an.^ hi touche. Le texte t.d que 
le donnent tous les manuscrits 
ne peut avoir un autre sens; 
mais ce sens, ([ue j'ai dû adopter 
aussi, n'est iiuere satisiaisant. Le 
l'ait (pi indique ici Arisiole n a 
pas été observe par les zoologistes 
modernes; mais il ne parait pas 
absolument imi)ossible. Aristote 
le répète plus loin, liv. \1I1, 
ch. IV, i^ 0. 

^ 8. Qui fstj^osé (Ir mnne (/aus 
tous. En ce sens que Pestoinac 
est toujours au-dessous du (ha- 
phragnie, l'cesophage allant du 



LIVRE !I, CHAP. XII, § 10. 181 

Ions; il est place immcdialemenl au-dessous du 
diaplna^ine. Vient (Misuile rinlesliii, qui se ler- 
iniue par la parlie d'où sortie résidu des alinuMils, 
el qnou appelle Tamis. " Seulement les estomacs 
ne sonl pas tous semblables. D'abord, tous les 
(piadrupèdes vivij)ares ([ui, dépourvus de dents à 
l'une d«*s deux màelioires, porleni des eorn(*s, ont 
({ualre organes feaiiaux) de ce ^LitMire, et ct^ sruit 
aussi les animaux dont on dit ([u'ils ruminent. 
Leur o'sopliap\ qui part dt^ la bouche, où il 
commence, descend en bas, à la proximité du pou- 
mon, et (ensuite descend du diaphra^aiK^ dans b* 
i^rand estomac. '" Dans l'intérieui', cet estomac 
est d'uiH^ surface inéiiab^ et ridée. A cet (^stomac 
est suspendu, tout près du débouché de l'o^so- 



pharvnx à l'e.-stomac, j)0ur y 
p(trter h's aliments. — Qu'on 
apju'ilt' fdnwi. Le mot grec ne 
rtq)ond j)as (hi tout j)ar son éty- 
moh)i:ie a l'iiU'e qu'il doit expri- 
mer ici. 

s; 9. Dépourvus de dciits à l'une 
des' (leu.r 7/utr/ioires. Ces quadru- 
pèdes, qui forment le huitième 
ordre des mammifères, ont des 
inci.sives à la mâchoire inférieure, 
et n'ont à la mâchoire supérieure 
qu'une caho.site; voir j)lus haut, 
ch. III, !5 12, et Cuvier. lii'f/ue 
(inirnal, tcmie I, p. 2a L — Quatre 
orf^ofies. Le texte dit Canaux: et 
voilà comment j'ai pu mettre ce 
mot entre parenthèses^ comme 
explication. Si d'ailleurs l'expres- 



sion irrecque n'est pas très-bonne, 
le sens ne })eut faire le moindre 
doute, et la descriiuion des quatre 
estomacs des ruminants est exacte 
dans ses traits les plus <:éneraiix ; 
voir plus loin sur les ruminants, 
liv. IX, ch. m, VII, >5 9. — l>a?is 
le grand estomac. C'est ce que la 
zoologie moderne appelle la 
Panse : c'est en effet le plus 
grand et le premier des quatre 
estomacs. 

■^ 10. Inégale et ridée. C'est 
exact. — Tout prés du déhouclié 
de r<i'sophage. C'est qu'en effet 
les trois j)remiers estomacs sont 
disposés de façon que les ali- 
ments peuvent, à la volonté de 
ranimal,entrer dans l'un des trois. 



II 



182 



HISTOIRE DES ANIMAUX. 



pliage, ce qu'on appelle le reseau, h cause de son 
apparenre. A regarder les parties extérieures du 
reseau, il ressemble h lesloinac; mais le dedans 
fait reflet de mailles entremêlées. Le réseau est 
beaucoup plus petit que ]\^slomac. A la suite de ce 
second estomac, vient le hérisson, qui h Tinté- 
ri(Mn' est inégal et comme feuilleté; il est à peu 
près de la grandeur du réseau. Après cet estomac, 
vient celui qu'on appelle la caillette, plus grand 
([ue le hérisson et d'une forme plus allongée. Dans 
son intéi'ieur, il a des feuillets nombreuv, grands 
et lisses. A partir de là, co iTcst plus que Tin- 
lest in ordinaire. 

" Ainsi donc, les animaux à cornes qui n'ont 
pas de dcMits aux deux machoir(*s, ont l'estomac 
comme on vient de le décrire. D'ailleurs, ils dif- 
fèrent entr(^ eux sous le rapport dt^s formes et des 
dimensions de ces organes, et selon que Tœso- 



j)arce ({ue r(csoj)ha^'"o aboutit an 
point (le conimuiiicatioii : voir 
Cuvier, Ri'f/ne ani))i(il , tome I, 
p. 25.">. — Le roseau,. J'ai consoi-vt' 
Féquivaleiit du mot grec; mais 
d'ordiiiaii'c c*» second estomac 
s'app'^Ue le Bonnet; l'expression 
grecqne parait plus conforme atix 
laits, j)uisqne ce second estom.ic 
a. des lames semblables à des 
rayons d'at^dllcs, qui peuvent 
jnscpi'à certain j)oint figurer le 
rrseau d'un tilet. — .1 iei^toinac^ 
ou plus exactement, <^ au j)remier 
«stomac ». — Le hérisson, ou 



Feuillet. — // a f/es feuillets 
nombreux. Il semble que ceci 
s'appliquerait au troisième esto- 
mac mieux qu'au quatrième, dont 
les parois ne sont que ridées. 

s^ 11. Comme o?î rient de le dé- 
erire. Sans doute cette descrip- 
tion est vraie; mais dans cet acte 
si singidier de la rumination, 
Aristote a oublié une particula- 
rité fort importante, c'est (pie, 
c'est a{)rès avoir subi une «dabora- 
tion insuftisante que les aliments 
remontent du second estomac 
dans la bouche, où ils subissent 



LIVRE II, CHAP. XII, i; 12. 



183 



4^ 



pliage s'introduit dans l'estomac par le mili(Mi ou 
par le ccMé. 

^- Les animaux qui ont le même nombre de dents 
aux d(Hix mâchoires, n'ont qu'un estomac, comme 
l'homme, h* porc, le chien, l'ours, \o lion, le loup 
et 1(^ lynx (Thos). dont tous les organes intérieurs 
sont ceux du loup, (.liez tous, l'estomac est unique, 
et l'intestin vient après lui. Seulement, les uns 
ont un estomac plus grand, le porc et l'ours par 
(exemple ; et celui du porc présente quelqut^s feuil- 
lets lisses et unis. D'autres ammaux ont l'estomac 



une seconde déi:lutition. — Par 
le )}ulie}i OH par le côté. Il ne 
sembh^ pas (jue la /.ooloi^ie mo- 
derne ait fait ces ilistinctions , 
auxqu(dles elle n'aura j)as att.iché 
d'impc^i'lance. 

si 12. Le hjnx. Ci'tte identifica- 
tion n"e>t j)as du tout sûre, et 
l'on ne sait pas précisément (piel 
animal est le l'hôs des Cirées: 
on a cru i)artois (pie c'était le 
charal. Voir le (.'atalogue de 
MM. Aubert et Wimmer, p. G9. 
Peut-(''ti'e eijt-il mieux valu dans 
ma traduction rt^produire simple- 
ment le mot grec. MM. Aubett 
et Wimmer sujij)C>sent (jue cette 
j)etite phrase sur le Tln'is n'est 
(pi'une intei'polation. — Chez 
tous... après lui, MM. Aubert et 
W'immtM-, donnant à ct^ i)assage 
})lus de généralité qu'il n'en a, 
veulent rejeter cett » i)hrase à la 
tin du î^ 1.'}; et de jiliis, contre 
l'avis de tous les manuscrits sauf 
un seul, ils voudraient retrancher 



le mot d'Unique, parce qu'ils 
jxmsent que ceci est contraire à 
ce qui vient d'être dit des Rumi- 
nants. Je no crois ])as que cette 
phrase ait autant de portée; et 
par Tous, il faut comprendre 
Tous les animaux qui viennent 
d'être nommes : homme, porc, 
chien, ours, lion, loup, etc. 11 
n'est jtlus question des ruminants. 
Je jiense qu'on })eut conserver 
le texte tel qu'il est dans toutes les 
éditions, et comprendre que, sauf 
les ruminants, tous les animaux 
n'ont qu'un seul estomac. Voir le 
Traité des Parties des animauj\ 
liv. III (II', ch. XIV, p. 1G8, édit. 
Frantzius, et aussi p. 170, où il 
est question de l'estomac des 
ruminants. Sur l'estomac du co- 
chon, voir encore le même traite, 
III, XIV, {). P3, édit. de Lanirkavel. 
— Quel(/ues feuillets lisses et unis. 
La zoologie moderne ne sem- 
])le pas avoir attaché d'impor- 
tance à l'estomac du cochon, et 



I i 



iH't 



HISTOIRE DES ANrMAl'X. 



plus polit et pas beaucoup plus large que Fin- 
teslin, romuie dans le chien, le lion et riiomme. 
^M)ans les autres animaux, lt\s formes des esto- 
macs se !'approch(Mit ou s'éloi^-nent de ceux (pfon 
vient de dire, tantôt pareils à celui du porc, 
tantôt pareils à c(vlui du chien, quo les animaux 
soient (railleurs pins grands ou plus petils. La 
différence (Mitre eux ne lient qnh la dimtMision, la 
forme, répaissein-, la lénuité d(^ Testomac, et h la 
manière dont l'œsophaf^e y esl inséré et posé. 

^4.a conformalion des intestins o>{ aussi diffé- 
rente chez tous les animaux dont il vii^d d'être 
question, chez C(mix qni n'ont pas les dents é-ales 
dans les deux nuichoin^s, comme chez ceux qui 
les ont; et ces dillerenci^s s«» marquent par les 



elle n'y a rien vu de particulier; 
au contraire, Aristole prend Tes- 
tomac du cochon et celui du 
chien j)our des types, auxquels il 
rappoi'te tous les autres; voir le 
Tr(//fi' (irs Parties des (uihiKiu.r, 
lue. cit. ~ Et i'ho?nme. Chez 
rhomme notamment, Testomac 
est beaucoup plus larjjre que le 
duodénum, l'intestin grêle, et 
même que le gros intestin. 

?î 13. Celui du porc... celui du 
chien. La j)rinci{)ale dilîerence de 
restoraac du porc et de restomac 
du chien, c'est que ce dernier n'a 
l)as de cul-de-sac, et est assez 
allongé, tandis que l'autre est 
plus arrondi, (|u'il a un grand 
cul-de-sac et plusieurs divisions; 
voir la note de MM. Auberl et 



Wimmer. La zoologie moderne 
n'a j)as accept*' ces deux types 
du chien et du porc; voir VAna- 
foi/iie cofnprnrede M. Gegenbaur, 
p. lu, trad. française, et j). 749 
?5 14. Des iutesti?is\ Les intes- 
tins viennent naturellement après 
l'estomac, comme l'estomac vient 
aj)rès l'uvsophage. — Les intesiws 
so?it toujours plus (/ronds . Cuvier, 
Hè(pie animal, tome I, p. 2:JG, dit : 
« Le canal intestinal des rumi- 
«< nants est tort long, mais peu 
« boursoufle dans les gros intes- 
« tins. )) M. Claus, Zoolotjie des- 
criptive, p. 1052, estime a 28 l'ois 
la longueur du corps celle du 
canal intestinal, chez la brebis. 

- Qui )i'ont pas êf/atité de dents 
pour les deux mâchoires. Ce sont 



? 






? 



fJK 



LIVRE II, CUAP. XII, .i< l.i. 



I8r. 



dimensions, h^s épaisseurs et les circonvolutions. 
L(»s inteslins sont toujours plus ^M\ands cliez les 
animaux cpii n'ont pas é^ralité de dents pour h^s 
deux mâchoires; car ces animaux eux-mêmes 
sont tous les pins i,n-ands ; h^s petits animaux sont 
ran^s dans ctvs espèces ; et pas nue seule de celles 
qui ont des cornes n'est ahsolument petite. '-'H en 
est quelques-uns qni ont dt^s appendices aux in- 
ttslins. Il n'y a que ceux qui ont aux deux mâ- 
choii'es des d(>nls en nomhre éi^^al qui aient Tin- 
teslin tout droit. Dans l'éléphant, l'intestin a des 
rentlcments, qni ponrraient faire croire à quatre 
estomacs. Les aliments y arrivent; mais il n'v a 



généralement les ruminants. — 
^ont tous les })lus grands. Le fait 
en lui-même est exact; mais il 
n'est peut-être pas la cause de 
la longueur des intestins, qui n'est 
pas proportionnée à leur taille. 
('"est sans doute le genre même 
de l'alimentation, qui exige cet 
immense développement de lin- 
tesiin. — .\'est aljsohonent petite. 
La zoologie moderne n'a j)as 
recueilli cette observation. Du 
reste, Aristote a bien saisi ce 
rapport des intestins à la nourri- 
ture de l'animal, dans un autre 
traité : Des Parties des animaux, 
liv. III, ch. XIV, § 93, édit. Lang- 
kavel, et édition-traduction de 
M. Frantzius, p. 174. 

§ 1"). Des appendices, ou Ex- 
croissances. Aristote aurait pu 
s'exj)liquer plus complètement 



sur ce point. — Qui aient iin- 
testin tout droit. Ceci encore est 
obscur. Tous les mammifères, 
par exemple, ont de nombreuses 
circonvolutions de l'intestin, bien 
qu'ils en aient moins que les 
ruminants; mais l'intestin ne 
vient pas directement après l'es- 
tomac, pas plus que l'estomac 
n'est la continuation directe de 
l'œsophage. — Des renflements. 
Il n'est pas sûr que ce soit le 
sens vrai du mot grec; mais ce 
sens est fort obscur; et personne 
jusqu'à présent ne la bien dé- 
terminé. MM. Aubert et Wimmer 
pensent que tout ce passage sur 
l'éléphant est corrompu; mais 
les manuscrits n'offrent aucune 
ressource pour le corriger. — 
Faire croire à quatre estomacs. 
Mais en réalité Testomac des 






18() 



HISTOIHE DKS AMMArX. 



LIVRE IT, CHAP. XIl, .:^ m. 



187 



pas (le cavité pariiciilièro. Ses viseèi es se rappro- 
chent (le C(ni\ (In poi'c ; niais son Ibie est qnalre 
fois pins ^ros ([ne celni dn bonif; cl sa raii^ est 
pins pelit«\ proportion fiarch'^e, ([n\dle ne deM'ail 
r('Mi;e. 'M^a conformation de r(^stonîa(* et des irdi^s- 
tins est la nu'4n(* clnv. les ([nadrnpèdes ovipares, 
tels (jne la tortne de ttMTe et la toitne de niei-, 
1(^ lt''/ard, les deux crocodih^s, et eni ^(''nt'Tal elie/ 
Ions les aninnuix de ci^ t;enre. Ils n'ont ([n'nn 
simple et nnicjne (^stomac, s(Mnl)lal)le ponr les nns 
à celni dn porc, si^nblabh: poni'b^s antres à celni 
dn chien. 

' ''Le genre serperd ressemble anx h'^zards, dans 
Tespèce des animanx ([ni ont des pieds et ([ni 
sont ovipares, et ils ani-aient à [)en j)rès la nn^ne 
coidignration, si Ton donnait anx hV.ai'ds pins de 



éléphants est simple, seulement, 
le canal intestinal a un ca'cuni 
très développé; voir la Zoologir 
drscriptivo de M. Claus, p. lOoO, 
trad. tVanc. — Dr cnix du pore. 
Voir plus haut, § 13. Je ne sais 
l)as d'ailleurs si cette ressem- 
blance sig-nalée par Aristote est 
bien exacte. — Proportion garder. 
llelativement à la grosseur de 
son corps. 

§ IG. I^'.v doux crocodilrs. Wnv 
j)lus loin, livre V, ch. wii, j; '.\. 
Lt's deux crocodiles selon Aris- 
tote sont celui de terre et celui 
d'eau. La zoologie moderne ne 
{);irait pas avoir sanctionne cette 
division; tous les sauriens-cro- 



codiles vivent dans l'eau et vien 
nent à terre; voir ('uvier, lirg/ic 
anitnn/, tome H, pp. 17 et suiv. 
Voir aussi la Zoologir descriptiur 
de M. Claus, p. 028, trad. (Vanç. 
— Tous frs animou.r dr cr g'niro. 
Nous dirions les Sauriens. — 
Crhii du porr.... relui du rfurii. 
\\)\v plus haut, ?^ 13. 

J^ 17, Lr gmrr srrpr/it rrs- 
:ir)/ihlr aux lézards. En etlét, 
la ressend)lance est tVappanle a 
])his d'un('gard; mais les dilVé- 
rences sont assez grandes aus.->i 
pour que la Zoologie moderne, 
touten classant les Sauriens parmi 
les re()tiles avec les tortues et 
les ser[)ents,les en ait distingues 



r% 



lon<?nenr de corps, et (pron lenr refranclult les 
pieds. Le serpent a anssi des (Vailles; et le des- 
sns et le dessons du corps sont comme dans les 
It'zards. Les stM^pents n'ont pas de testicules; mais 
comme 1(^ poisson, ils ont deux conduits (pii se 
iM'unissent en un seul. La matrice de la ft^iitdle 
est longue et a dtnix parties. '^ Les autres organes 
internes dn serpent sont les mthnes que ceux du 
h'zard, si ce n\\st que tons les viscères sont (Mroits 
et longs, parce qu(^ le corps lui-même est (Mroit (d 
long, à tel point qu'on les confond à cause de la 
ressemblance dts foi*mes. 'M)ans le serpent, la 
ti-aclu'e-artère est fort longue; et l'crsophage Test 
encore plus. La trach('e commence tout prt^s de la 
bouche, de ttdle manière que la langue semble (Mre 



assez profondément. Les Sau- 
riens viennent après les Chélo- 
nieus. et avant les Ophidiens et 
les Batraciens ; voir Cuvier, Règun 
animal, tome n, pp. 30 et suiv. 
— Plus de lojigueur de corps.... 
les pieds. Ceci est peut-être par 
trop évident; mais ce sont là 
})récisément les difllereuces qui 
séparent les lézards et les ser- 
pents. — Le serpent. L'expres- 
sion est bien vague; et il y a 
bien des es[)èces de ser])ents. — 
Les serfje?its jio?it pas de testi- 
cules. C'est une erreur; seulement 
les testicules sont très-petits 
chez les serpents; et il est assez 
difticile de les constater; voir 
VAnatomie comparée de M. Ge- 



genbaur, j)ages 833 et 834, tra- 
duct. franc. — - Et à deux parties. 
Dans les reptiles, la femelle a 
deux ovaires et deux oviductes; 
voir Cuvier, Règne animal, 
tome n, p. 3. 

§ 18. So?it les mêmes que ceux 
du lézard. C'est exagère; mais 
dans ces détails, on ne peut pas 
attendre une exactitude parfaite 
de la j)art des premiers observa- 
teurs. — A cause dp la resseyn- 
hlance des formes. Ajoutons : 
« Extérieures ». 

§ 19. La trachée -artère est fort 
longue. Observation très -juste 
pour quelques espèces, sinon 
d'une manière générale; les rep- 
tiles ont une trachée-artère très- 



188 



HISTOIRF DES ANIMAUX. 



SOUS la trachée. Ce qui fail (|ue la trarhée semble 
plus haute que la langue, e'est qu(^ la langue se 
replie sur elle-mèm(% et qu'elle uiM'esie pas en place 
comme chez les nuires animaux. I.(mu' langue es! 
mince, longue et noire, el <^ll(^ |)(miI sorlir hciui- 
coupen avant. Une paiticularité de la langue des 
s(M'penls el des lézards, e'est d'être hifurquée à la 
pointe; elle Test beaucoup plus clnv, bs serpents. 
Les pointers de leui* langue» sont aussi (inc^s (pie (b^s 
clnneux, disposition qu'on retrouve dan< b* phoque, 
qui a aussi une langue bMidu(\ -^' Le serpent a un 
estomac qui ressembb» à un intestin plus larg(\ (d 



longue et im larynx, sans que 
cette partie de leur orirauisation 
ait rien de particulier: voir Cuvier 
fiègne ojiimal, tome U, p. T.i. 
Mais chez les reptiles, la circula- 
tion du sanpr est très-spéciale; (>' 
le cœur, placé fort eu arrière, 
n'envoie qu'une faible portion du 
sang au j)ouuion ; ce (pii t'ait 
que les reptiles ont le sang 
froid. — Plus haute que la langue. 
L'observation est très-exacte, et 
elle est sanctionnée j)ar la zoo- 
logie moderne. C'est un détail 
auatomique assez délicat. — 
Elle ne reste pas en place. Ceci 
n'est peut-être pas très-juste. La 
langue est mobile chez la plu- 
part des animaux, sans l'être 
autant que chez les reptiles. — 
Leur langue rst mince, langue... 
Ceci est surtout vrai des ser- 
pents vennneux, dont la langue 
est très-extensible; Cuvier, Hègne 



animal, tome II, j>. 87. — l'/ie 
pai-ticularitê. Aristote revient 
sur l'organisation de la langue 
des serpents, Traii' de^ Parties 
(les animaux, livre II, ch. xvrt, 
page ."iG, edit. Langkavel. Il s'en 
r.'fère en cet endroit à Vllisto/re 
(tes aiiiutau.r; et il cherche à 
exi)li(pier ])ourquoi la langue des 
serpents est bifurquée. — Aussi 
fines que des chereu.r. C'est aussi 
l'expression dont Aristote se sert 
dans le passage (pn vitmt d'être 
cite. — Dans In phoque, ('uvier, 
lU'gne animal, tome I, p. 107, 
dit en parlant de la langue des 
I)hoques : « Leur langue est lisse 
et ëchancree au bout » ; voir la 
Zoologie descriptive de M. Claus, 
p. 023. 

§ 20. Le serpent. Comme plus 
haut, cette expression est trop 
générale, parce qu'il y a beau- 
coup d'espèces de serpents. Il 



» 
RI 



IJVRL II, CUAP. .\li, 5; 21. 189 

qui est pareil à celui du chien. A la suite, vient 
rintestin, qui est long, mince et unique jusqu'au 
bout. -'Près du pharynx, est place le cœur, long 
et dans le genre d'un rein. Aussi pourrait-on 
croire quelquefois que la pointe n'en est pas 
tournée vers la poitrine. Ensuite, vient le poumon, 
qui (*st simpb% sillonné d'un conduit tibreux, très- 
long, et très-séj)aiM'' du cœur. Le l'oie (*st long et 
simple; la ralt^ est petite td ronde comme dans le 
lézard. L(^ titd (st placé comme dans les poissons; 
les si^'penls d'eau l'ont sur le foie; les autres 
l'ont d'ordinaire le iom,^ des intestins. 



s'agit de savoir de (pielle es;)èce 
Aristote entend parler ici ; car 
dans la Grèce même, elles de- 
vaient être fort nombreuses. Sur 
l'organisation intérieure des ser- 
l)ents, voir la Zoologie descrip- 
tive de M. Claus, p. 902, trad. 
franc. — L'intestin, qui est long, 
mince.... Tout cela est exact, et 
c'est la conséquence de la forme 
allongée des Ophidiens : o Un 
« œsophage, très long, extensil)le, 
<" à parois minces, conduit à un 
K estomac large, en forme de sac, 
<( suivi d'un intestin irrêle, relati- 
<( vement court et peu sinueux. » 
M. Claus, id., ibid. 

§ 21 . Pri's dupliarg/ij', est placé 
le rd'ur. Ceci ne contredit j)as 
les données de la science ac- 
tuelle, qui place le cceur très en 
arrière chez les reptiles. — 
Long et dans le ge/ue d'un rein. 
Ceci est exact. Les mots grecs 



qui signifient Long et Petit sont 
presque identiques; et ils sont 
très-souvent confondus par h\s 
manuscrits; c'est ce qui arrive 
ici. Il tant donc se décider par 
les faits, et le fait est que le 
cœur des serpents est allongé, 
comme leur conformation géné- 
rale. — Ensuite, vient le pournon, 
qui est simple. Les serpents ont 
deux poumons; mais le poumon 
droit est en général beaucoup 
plus développé que le poumon 
gauche, qui est ordinairement 
très-petit. Les cellules sont très- 
peu nombreuses. Voir Cuvier, 
W'gne animal, tome IL p. 3, et 
Zoologie descriptive de M. Claus, 
p. 902, traii. franc. ~ Sillonné 
d'un conduit fibreux. La zoo- 
logie moderne n'a rien consigné 
de jiareil. D'ailleurs tous ces 
détails sur l'organisation inté- 
rieure des serpents prouvent 



1 DU 



IIISTOJlti: DES AMMAL'X. 



"Tous les serpents onl les di^ils ramassièns. 
l.tMirs cùles sont aussi uombreuses que les jours 
(lu lïiois, puisqu'ils eu oui Ireule. Quelques per- 
sonnes assureni que les serpc^ils piésenleni le 
même phénomène que les pelils de Thirond^dle, 
c\^sl-à-dire, (lue, si Ton erève les yeux aux sei- 
penls, leui's yeux repousscMil. Lein^ queue, ainsi 
qu(» cell(^ des lézards, repousse aussi quand on la 
leur a coupée. 

-^ Chez les poissons, Torganisalion des inlesfins 
el de l'estomac est la même que chez les sei-penis. 
Eux aussi n'onl qu'un estomac unique et simpl(\ qui 



(ln'Aristoto avait dû en disse- 
(juer lin asstv. j^-rand nombre. 

§ 22. Ont les dents cai'/in'isii'i'cs. 
\'oir plus haut sur cette expres- 
sion la not<\ ch. m, ;< i;}. — Aussi 
iiojnhrcuscs que les Jours du mais. 
C'est surtout ici qu'il eût l'allu 
dire de quelle espèce tle serpents 
on veut parler. La plupart ont 
beaucoup plus de trente eûtes; 
ce qu'elles ont de plus reniar- 
(piable, c'est qu'elles sont disj)o- 
sees avec la colonne vertébrale 
de manière à faciliter les mou- 
vements latéraux; voir la Zoo- 
logie deseriptive de M. Claus, 
j). 90.'] . — Quelques jwrsonnes 
assurent. L'auteur ne fait donc 
({ue ré{)éter un On dit; il n'af- 
firme [)as l'exactitude du fait 
qu'il mentionne d'après l(»s 
autres. — Leur queue ai/isi que 
celle des lézards. Il y a des 
espèces de lézards dont la queue 



casse très-aisément. MM. Aubert 
et W'immer re^Mrdent tout ce 
j)assafre comme apocryphe, parce 
qu'il interrompt, selon eux, la 
suite des pensées. Dans le Traite 
de la (ténèration des animau.r 
livre IV, ^ 97, page :M(), édit. 
Aubert et Wimiuer, Aristote 
rapporte encore (juelque chose 
d'analogue, u Si, dit-il, on crève 
les yeux des hirondelles, (juand 
elles sont encore toutes jeunes, 
ils guérissent. » Il ne parle pas 
des serpents. Il parait d'ailleurs 
(pie ce n'est que le cristallin 
qui repousse dans les hiron- 
delles. 

§ 2."). La nxhup que rhcz les ser- 
jients. Le texte n'est pas tout à 
fait aus>i {>recis: mais h> sens 
ne peut faire de doute. Aristote 
veut assimiler l'organisation <\<'^ 
poissons à celle qu'il vient de 
décrire; et celle-là est l'orgaui- 



LIVHE 11, CUAP. Xll, ?; 24. 



191 



ne difleri» que par la f()rmt^ 11 y en a quelques-uns 
qui Tonl dune forme toul à l'ail différente, comme 
celui ([u'on appelle le Scare, et qui paraît être le 
seul d(^ tous les poissons qui rumine. L'intestin est 
iiimple dans toute sa longueur, et il a un repli qui 
se réduit ensuite à une complète unité. "* Une par- 
ticularité qui s(^ i'(drouve dans les poissons et la 
plupart des oiseaux, ce sont des excroissances aux 
intestins. Chez les oiseaux, C(^s appendices sont 
en has et peu nombreux ; chez les poissons, ils 
sont en haut près de restomac. où parfois ils sont 



sation des serpents. \'oir plus 
haut, .^ 20. — Tout à fait diffe- 
refite. J'ai adopté la leeon de 
MM. Aubert et Wimmer. D'au- 
tres manuscrits donnent une 
variante assez différente : « Quel- 
'( ques poissons ont l'estomac en 
forme d'intestin ». — Le Scare. 
Voir plus haut, ch. ix, §§ 7 et 10 ; 
voir aussi plus loin, livre VIII, 
ch. IV, v; 2 eî § 7, et l'article sur 
le Scare, dans le Catalogue de 
MM. Aubert et AVimmer, p. 139. 
Athénée, livre VII, ]). 319, cite 
Ari>tote sur le Scare. — L'intestin 
est sitnple.... lunté. Tout ce pas- 
sage semble obscur et incorrect 
à MM. Aubert et Wimmer, qui 
proposent,aj)rès d'autres éditeurs, 
diverses rectitîcations ; mais ces 
rectilicalions même ne les satis- 
font j)as ; et le mieux encore <'st 
de laisser le texte tel qu'il est, 
en en signalant les del'ecluosites. 
Pour juger clairement ce quAris- 
tote a voulu dire ici, il faudrait 



avoir sous les yeux quelques 
sj)écimens du poisson dont il 
parle ; voir le Traité des Variiez 
des animaux, livre III, ch. xiv, 
p. 93, édit. Langkavel. 

§ 2i. Des excroissn?ices. C'est 
la traduction littérale liu mot 
grec; on pourrait dire encore 
Appendices ; voir un j)eu plus bas, 
i^ 30. Aristote revient lomruement 
sur ces excroissances, et sur leur 
rôle dans la diiTestion des ali- 
ments, Traité des Pai^ties des a?ii- 
maux, liv. III, ch. xiv, §>; 10 et 
suivants, p. 92, édit. Langkavel. 
La zoologie moderne ne parait 
pas attacher autant d'importance 
qu'Aristote à ces Appendices. 
Cuvier n'en parle guère dans ses 
généralités sur les poissons, Règne 
animal f tome II, p. 127. M. Claus, 
dans sa Zoologie descriptive , 
j). 79."j. parle des Appendices py- 
loriques des poissons; mais sans 
s'y arrêter beaucoup. Au con- 
traire, Aristote signale cette par- 



10-2 



lilSTOIHE DES ANIMAI X. 



13 



Irt'ï^-mullipliés, roninie dans le goujon, h' chien 
d(* mer, la perclio, le srorpios, 1(^ citharus. le siir- 
niul(^L et le spare. Le muf;(' en a |)hisienrs sni* nn 
des C(Més de reslomac; et d(* Tanlre côte, il ncu 
a qu'un seul. Quelques poissons en ont, mais en 
Irès-petit nombre, comme riiépatus et le glaucus; 
la dorade, égalemenl. Les poissons de même 
espèce diffèrent parfois de Tun à Taulre; et dans 
Tespèce Dorade, Tune en a davanlage, Taulri^ en 
a moins. -'Quelques genres de poissons n'ont pas 
du tout de ces appendices, comme la plupart d(»s 



ticularité comme esseuliellf. — 
Près de l'estomac. D'où leur vient 
le nom d'Appendices pyloriques. 

Dans le goujon et le spare. 

Toutes ces identitications ne 
sont pas parfaitement sûres. Voir 
pour tous ces poissons le Cat;"- 
lop-ue de MM. Aubert et W'im- 
mer, pp. 1154 et suiv. lN)ur le 
premier de ces poissons, qui .s'ap- 
j)elle en irrec Côôios, on ne sait 
pas au juste ce qu'il est. — Le 
rhien de mer. Même remarque. 
C'est d'ailleurs un sélacien, dont 
il est (piestion sous ce nom. — 
La perche. Pour celui-ci, il n'y a 
pas de doute; c'est la Perça tlu- 
viatilis de la zoologie actuelle. — 
Le scorpios est la Scorpœna sco- 
fra des côtes de la Méditerranée. 
— Le citharus. On n'a })u faire 
aucune identification. Athénée, 
liv. VH, p. 305, parle de ce [)ois- 
son, et il cite Aristote. — Le sur- 
mulet. Cette identification |)aralt 
certaine. — Le spare. On croit 



que c'est le Sargus annularis, 
qui est fréquent dans la mer des 
Cyclades. — Le nncje. Ici non 
pluSjl'identiticatioii n'est pas cer 
taine. Voir la longue note de 
MM. Aubert et ^Vinmler sur le 
Kestreus d'Aristote, Catalogue, 
p. l."{0. — l.'hépntus rt Ir f/lau- 
rus. On ne peut (jue re{)roduire 
les deux noms grecs, parce que 
la synonymie est trop incertaine. 
\'oir sur l'hépatus. Athénée, 
liv. VII, p.301.— /.c/(/o;Y/^/e.lci,au 
contraire, l'identificjition j)eut pa- 
raître très-sûre. Le mot grec si- 
gnifie proprement <( aux sourcils 
d'or»; ce (jui convient i)arfaile- 
ment à la dorade u qui a entre 
K les yeux, comme le dit Cuvier, 
« une bande brillante d'un beau 
« jaune d'or, a reflets d'une feuille 
u de clinquant '> ; Anntvmie com- 
parée, tome VI, p. 83, 2'' édition. 
î^ '!"). Comme la plupart des sé- 
laciens. Ces différences ne sont 
pas uott-es par la zoologie mo- 



^ 



I iVHi: il, CIIAP. Ml, ;v -JT. 

sélaciens. D'nulres jmissons ont très-peu de ces 
'»PP^''i<l'>»'>. landis que d^uitres (*n ont beaucoup. 
Mais, (laii> tous les poissons sans exctqjjion, cv> 
c«p|)endic(^s soiil auprès (h^ reslomac. 

'' Les oisejuix ont (Ujtre eux. el avec les autres 
<'spèces (ranimnux. de grandes ditFérences dan> 
I^Mirs organes intéri(Mirs. Il (mi est qui ont un jabol 
avant Fesiomac. comme le coq. b^ ramier, le 
pigeon, la piM'drix. l.v jabot est uni^ grancb^ pocbe 
(\^' |)eau, où la nourriture (^sl d'aliord r(M:u(\ et où 
<'11<' ne se digrre pas. Dans la partie qui lient à 
Tiesopbage même, le jabol est plus élroil: ensuih , 
il devient plus large ; e| là où il descend près de 
restomac, il se rétrécit de nouveau. -"Presque 
tous les ois(uui\ ont reslomac cliaruu (4 compact ; 
à rintérieur, la peau i-A l'orlt^ et peut se détacluM' 
de la parlie cliarnue; ninis d'autres oiseaux noiil 



derne: Cuvier remarque seule- 
ment (jue a les sélaciens ont le 
<» canal intestinal i)ro])ortionnel- 
'^ lement court, et garni en partie 
u intérieurement d'une lame spi- 
" raie, qui prolonge le séjour des 
'^ alim.'nts»: Hétjne animal, t. II, 
p- 3Si; et ZookKjic df'scriptire de 
M. Claus, p. 812. — Près de Ves- 
ti>,,i((c. Rt'prtition de ce (|ui vient 

• léirc dit, au i; précèdent. 

> 2G. 1)1 jdhot. C'est une j)re- 
mitM-e poche de rojso{)hage, ou 
b>s aliments S(.ut r.imollis, av.nii 

• It" passer jdus loin. Cette penche 
'">t .surtnut dt'velopppc rhtv l--^ 

T. I. 



granivores. Le jabot peut éire 
consitléré comme la |)remiere 
partie de l'estomac des oiseaux: 
le ventricule succenturié est la 
seconde; et le gt-sier est la troi- 
sième ; voir Cuvier, Rèfpie anima/. 
tome p-r, p. 3(18; M. Clans, /oo- 
lo(/ie descriptire, ]>. O.'JO, et VAna- 
t'onie co)nparee de M. Ciegen- 
baur, p. 37. D'ailleurs, la descrip- 
tion du jabot donnée par Aristote 
est fort exacte, 

?; 21. L'estonair ( harnu et <o)h- 
pa<t. Ceci s'applique surtmit ,iu 
ventricule succenturié, qui est en 
etler tre.-iuembraneux : le pe>ier 

13 



l'Ji 



IIISTOIHE DES AMMALX. 



pas de jabot; et à la place, ils ont un œsophage 
vaste et large, soit dans loul son trajet, soit dans 
la partie qui avoisine Fesfomac, comme le geai, 
le corbeau, la corneille. Dans la caille, la largeur 
de l'œsophage esl on bas; Ta^gocéphab^ et la 
chouette l'ont un peu plus large, en bas aussi. \a) 
canard, Toie, le goéland, la calarrhact(* et Tou- 
lai'de ont ce développement et cette largeur do 
Tœ^sophage dans tout(^ son étendue, di* même ([iic 
beaucoup d'autr(*s oiseaux. '^Quelques oiseaux 
ont une portion de Teslomac lui-même ([ui res- 
semble à un jabot, commc^ la cresserelle. D'autres 
n'oid, ui d'(es()phage, ni de jabot un |)eu large; 
mais c'est bnu' estomac qui se prolonge ; tels 



est plutôt musculeux. — .Vunl 
pas de jafiot. C'est-à-diro que la 
dilatation de l'œsophaire ne se 
})roduit pas, chez quelques oi- 
seaux. — //,s ont un a'sopha/je... 
Tous ces détails attestent des 
recherches anatoiuiques étendues 
et très-précises. — Le (jmi, le 
corbeau y la corneille. Sur ces 
trois oiseaux, voir le Catalogue 
de MM. Aubert et XVimnier, 
pp. 97, 08 et 90. — La eaillc. Il 
n'y a pas de doute pour cette sy- 
nonymie. — La chouette. Même 
remarque. — h'œrjocépJiale. \ oir 
plus haut, ch. ii, § 5. 

— Le eanard, l'oie, le (jocland . 
Ces oiseaux sont également bien 
connus. ~ La catavvhacie. J'ai 
préféré garder le mot grec, parce 
que la synonymie n'est pas sure. 



MM. Auberi et Wininier croitMit 
qu'il s'agit du Podiceps auritiis. 
oiseau qui se trouve tMicore s ta- 
ies bords de la mer en (Trèce, 
Catalogue, page 95. Le Podiceps 
est un oiseau plongeur, ou Bra- 
chyptère; voir Cuvier, lièf/fie ani- 
inaL tome I, p. 'ii.'i; et aussi la 
Zoolot/ie descriptive de M. Claus, 
p. 96G, trad. franc — L'outarde. 
Voir Athénée, liv. IX, p. 390. 

i:^ 28. La cresserelle. Ou Falco 
tiununculus, ou peut-être aussi 
la Petite cresserelle, es|)èce df 
Faucon; voir Cuvier, lièf/ne nni- 
mal, tome I, p. 322, et le Cata- 
logue de MM. Aubert et XVimmer, 
p. 9:). Le mot grec varie, (>1 c'est 
tantôt Kenchris et Kenchréis; la 
première forme est préférable. — 
L'hirondelle et le tnoineau. Il ne 



LIVHL IL CILVP. XM. ^ Mk j.,., 

sont les petits oiseaux, comme riiirondelle et le 
moineau. Il eu oM d'autres encoiv qui n'ont, ni le 
jabot large, ui riesopliagv large- mais chez eux. 
ces organes sont li'ès-longs, par exemple dans le> 
oiseaux h long cou. comme le tiamant. Presque 
tous ees oiseaux ont aussi les excréments plu> 
liquides que les autres. -''Comparativement aux 
autres oiseaux, la caille a ceci do particulier 
qu'elle il un jabot, et qu'elle a en même temps. 
a\anl 1 estomac, l'œsophage vaste cl large: pro- 
portion gardé«s son jabot est très-éloigné de l'icso- 
pbage. qui précède l'estomac. 

''La plupart do> oiseaux ont lintestin étroit et 
simple, quand on le (léN(d(q)pe. Ainsi qu'on l'a dit 
déjà, les oiseaux ont des appendices, en petit 
nombre, cl non point en liant, comme les poissons. 



l)araît jias (|u'ici l'observatiou 
dAristote >oit très-exacte. Ces 
deux j)etits oiseaux nont pas 
l'estomac si long ni si grand. 
A'oir la notr de MM. Auberi et 
X\'immer. — Le flamard. La sy- 
nonymie n'est ])as certaine. Le 
nom grec est Porpliyrion, et peut- 
être aurait-il fallu h' garder. Voir 
Al lié née, liv. IX, p. 388. L'obser- 
vation dAristote est d'ailleurs 
fort exacte'. La conformation des 
oiseaux qui ont de longs cous, 
empêche que le jabot et l'o'so- 
phage ne soient aussi larges que 
chez dautres oiseaux. — Les e.r- 
• rénienfs plus lif/uidi's. Le fait 
11 e-t tju'eii partie vrai; quchpies 



e»pece> de ces oiseaux ont de> 
excréments ])lus solides. 

?; 29. La raille. Je ne sais j);i> 
si la zoologie moderne a constate 
cette organisation particulière de 
la caille. Cuvier n'en parle ]»a^: 
voir le Catalogue de MM. Aubert 
et Wimmer, tome I. }). 103. -- 
Proportion gardée. \\\ la peti- 
tesse de l'animal. 

?i 30. Quand on le dereloppe. Le 
sens du mot grec ne peut guère 
être que celui-là. Cette observa- 
tion suppose des pn'parations 
anatomiques faites avec grande 
attention. — Ainsi qu'on l'a dit 
déjà. Voir plus haut. .:< 24. - L" 
hihou. Jai mis a la suite : Cor- 



iiMi nisioïKi': ui:s ammai \. 

mais (Ml bas vois 1 exlrrmilr do Fiiiloslin. Ils on 
oui si r(* h'osI Ions, au moins [)our la plupart, 
rommo lo coq, la pordrix, lo ranaid, lo hibou, 
rorboau do nuit, lo localos, Fascalapho, Toio, lo 
cyguo, roulardo, la ohouollo. Ouolquos potils 
oisoauv ont d(^ cos appondioos, qui sont alois olnv. 
eux Iros-polits, oommo dans lo moin(»au. 



LIVRE III 



CHAl^FTRK PREMIKH 



beau dt; nuit, qui t'sl la traduction 
littérale du nom grec. C"»'st Tes- 
})t'ce de hil)ou appelé Otus, a 
CMU>e des faisceaux de idumes 
(luil porte autour du conduit 
aiulitif. Voir le Catalogue de 
MM. Aubert et XVimni.'r, j). 11"5; 
/oologie drsrriptire de M. Clans, 
p. U)00; Cuvier, Uèyue anhnaL 
tome 1, [). 340. Les oiseaux de 
proie nocturnes ont en général 
un ^ésitn- musculeux , précède 
d'un g-rand jabot, et des c;ecums 



longs 



et élargis a leur base. 



Le hfdlos. On ne saïf ci» que 
c'est ([Ue cet anim;d, (pli n'est 
iKUume iiulb' [)art ailleurs ({u'iei. 
MM. Aubert et \Vimm<'r croient 
(ju'on pourrait sup])rinitM' ee mot. 
tiui ne leur semble (ju'une va- 
riante, ou abréviation corrompue, 
du nom suivant. — {^'(/srdldphr. 
On ne sait pas non plus ce (pTest 
cet oiseau. Peut-être se confond- 
il avec rascalo{)as; voii-plus loin, 

liv. IX, cil. XIX, Ji G. — fj' ntdi- 

fiean. L'observation parait exacte 
pour cet oiseau très-commun. 






)es parties qui concourent ù la génération; chez les iemelles ces 
parties sont toujours intéiieuies; tlitlerences plus nonibreuses 
dans les uifdes ; des testicules en général et de leur position; 
les poissons n'ont jamais de testicules; les serpents n'en ont 
pas non plus; organisation spéciale des serpents et des pois- 
sons; testicules des ovipares; leur verge ; exemple de l'oie, du 
pigeon, de la perdrix, au moment de l'accouplement; testicules 
des vivipares, munis de pieds ; description détaillée de leur 
organisation; dessin Anatomique à consulter; destruction des 
testicules par compression ou par ablation ; des matrices en 
général ; description de la matrice chez les grands animaux ; 
le vagin, l'utérus, la matrice et son orifice ; matrice des vivi- 
pares bipèdes ou quadrupèdes; matrices des oiseaux, des j>ois- 
sons; matrice des quadrupèdes ovipares; matrice des animaux 
sans pieds ; matrice des sélaciens; figures Anatomiques à con- 
sulter ; matrice du serpent; la vipère est seule vivipare; dif- 
férences d('i< ovipares et des vivipares ; matrices des animaux 
à cornes qui n'ont pas les deux rangées de dents ; positions 
diverses des embrvons dans la matrice. — Résumé. 



' On vionl de dire quello:^ sont los autres parties 
intérieures des animaux, quel est le nombre de 
ces parties, quelle est leur nature, et quelles sont 



^ L II ne reste pht^... Pour ce ouvrage. — Qui concourent à la 
(jui regarde les parties intérieures, génération. Aristote, comme ou 
et non pas iiour terminer tout cet sait, a fait un traité sj)écial sur la 






1«)S 



histoirf: dF.s animaux. 



les différoncos qu'ollos piY'sonlenI onli'O clh^s ; il 
ne reste plus qu'^ parh^' des parties ([iii concou- 
rent h la gent'^ration. "Dans toutes les fenndles,ces 
orfianes sont h Tintérieur; mais dans h^s niAles, 
ces parties offrent des difféi'encesplns nombreuses. 
Ainsi, dans les animaux qui ont du sang, cer- 
taini^s espèc(^s n'ont pas du tout de testicuh^s; d'au- 
tn^s espèces eu ont ; mais ils sont intérieurs. Pai- 
mi C(ni\ qui en ont h Tintérieur, les uns les ont 
dans le bassin, près du lieu où sont les reins; b^s 
autres les ont dans le vtMitre. '4)\autres espèces 
ont les testicules en deliors ; et tantôt la v(M-ge est 
suspendue sous le ventre et adliéiuMile ; tanIcMelle 
est libi'e, comme b^ sont b^s t(*sticules. L'attacbe 
d(* la verge au venlr'e diffère selon ([ue les animaux 



^'énéralion ; cettt' fonction est 
(l'une si haute imj)ortaace, et elle 
est si essentielle, que les zoolo- 
instes ne sauraient v donner 
trop d'attention. Le traite speciid 
d'Aristoie sur la j^éneration est 
un monument qu'on ne saurait 
tr()|) admirer, et où il a montre 
son ^'euie dans toute sa puis- 
sance, son étendue et son exact i- 
tiuie : voir l'édition et la traduc- 
tion de MM. Aubert et W'immer, 
Introduction, pp. .') et suiv. ; voir 
aussi l'édition et la traduction du 
Traité des Partie!^ des anhnaiu-, 
{)ar M. le docteur Frantzius, j)n*- 
lace, pp. 9 et suiv. 

?; 2. Sont à V Ultérieur. Ol^ser- 
vanon très-simple; mais qui n'en 



est pas moins très-profonde. \'oir 
le Truite de la (iruêratioii de^ 
aniniaii.v, liv. I, |ï 22, edit. et 
trad. Aultertet X\'immer. - Vins 
?iOtidu'en.<e<. Que celles quOtlVent 
ces or<ranes chez les (■emelle>. - 
I/s si)?it ifitér/eurs. ("est la un<> 
différence très-caracteristique. -- 
Daîis le bassi/i. Le mot de Bassin 
est {)eut-être encore la traduction 
la j)lus lidèle du mol ^^rec; le has- 
sin si^niitie ici toute la portion du 
tronc comprise, par derrière, en- 
tre le haut des fesses et la partie 
du dos correspondante au dia- 
phragme, à la hauteur des reins. 
— Da?is le rentre. Cette indica- 
tion est trop vague. 

?; W. Comme le so/d le< Irsti^ 



LIVRK III, CHAP. I, ïj i. 



10P 



uî'inent en avant, ou qu'ils urinent en arrière. 
M^as une seub* espèce de poissons n'a de testi- 
cules, non plus qu'en général les animaux qui ont 
des branchies, non plus encore que tout le genre 
sj^rpent. Il en est de même aussi de tous les ani- 
maux sans pieds, qui ne sont pas vivipares inté- 
rieurement. Les oiseaux ont bien des testicules; 
mais bnn-s testicules sont intérieurs, près des lom- 
b(*s. Les quadrupèd(^s ovipares ont les testicules 
disposés de même ; par exemple, le lézard, la tor- 
tue, b^ crocodile, et parmi les vivipares, le hérisson. 



I iilrs. Par exemple, chez l'homme 
et chez quelques quadrupèdes — 
l'rinente/i arant... en arrière. La 
zoologie moderne ue paraît pas 
avoir tenu beaucouj) de compte 
de cette différence, qui est pour- 
tant considérable; voir \'A)iato- 
rnie tomparée de ^L Oegenbaur. 
p. 822, Organes urinaires de^ 
vertébrés. 

.îi 4. Pas une seule espèce de 
ptdssons u'a de testicules. C'est une 
erreur. Les })oissons ont au con- 
traire des testicules très -gros, 
qui se présentent sous forme de 
glandes a})pelées Laites. Le nicâle 
en général passe sur les œufs 
qu'a pondus la femelle; et il \ 
répand sa laite; Cuvicr, Hègiw 
animal^ tome II, }). 127. Il ne 
faut pas d'ailleurs s'étonner de 
Terreur commise par Aristote : 
les organes génitaux maies et 
lémelles chez les {)oissons se 
ressemblent à tel point qu'il faut 
les ouvrir j)our savoir si ce sont 



des ovaires ou des testicules. Les 
marques extérieures, distinctives 
du sexe, font le plus souvent dé- 
faut. Voir la Zoologie descriptire 
de M. Claus, p. 800, trad. franc. 

— Le<; nniuianx qui ont des fjrau- 
chies. C'est-à-dire, les poissons. 

— Tout le genre serpent. Il serait 
plus exact de dire Reptile. Les 
serpents ont des testicules, con- 
trairement à ce que croit Aris- 
tote ; ces testicules sont ordi- 
nairemeut fixés à la colonne 
vertébrale par un repli du mésen- 
tère ; voir VAnatomie comparée 
de M. Gegenbaur, p. 833, trad. 
franc. Ils occupent une position 
correspondante à celle des ovai- 
res; voir aussi la Zoologie des- 
criptive de M. Claus, p. 89G, trad. 
franc. — Les oiseaux ont bien 
des testicules. En général, les tes- 
ticules des oiseaux se rapprochent 
de ceux des serpents; ils sont 
situés sur la face antérieure des 
reins : Zoologie descriptive de 



200 



IIISÏOIHK DKS ANIMA r\. 



•'Les aiiimaiix qui oui des loslinih^s iiiléiiciirs 
les onl pi'ès (lu veiiire. roniinr le dniiphin parmi 
l(*s animaux sjms |)ie(ls, ou relépliaul parmi les 
([uadr'upèdes vivi|)ai'es. Dans l<'s auliM's animaux, 
les lestieules soni extéi'iiunuMnt^ni apparents. .Nous 
venons de dii'(* h»s dilfereners (pTidlVe la sus|)en- 
simi, i'(daliv(4nenl au \enlre el aux pailies voisinis. 
Dans ([iHd([ues animaux, par exemple, ils son! eon- 
linus à la partit* posIéi'icMH'e du veidri* et n'eu 
soid |)as détachés; c'est ee (pi'on obserNcdans les 
pores; chez d'autres, au eoniraii'e, ils sont déta- 
chés, comme dans riiommc 

"Ainsi (pfon vient de h» voii', ni les poissons, ni 
les sei'penls n'ont de testicules ; mais ils ont deux 
conduits qui pend(Md au-dessous du diaphrat^nn^ 
d(* cha([ue coté du lachis, el ([ui se réunisseid en 
un seul un peu au-dessu^ du point de sortie des 



M. Claus, }). n:')l. — Lr liérlssoii. 
Voir lo Traité dr la lir/iri-fifian 
(/('■< aniaiau.r, liv. I, i,'ll, p. 011, 
édit. et trad. Aubert et Wiiumcr. 
?; ."). ('<)tNnn' le (laiiithiii. Voir 
le Traité dr la Géiiêraftnn dr\- 
aiiiniaus, liv. l, >; 7, p. 40, edit. 
et trad. Auberl et Wimiuei*, oii 
les détails cousii^nies ici se trou- 
vent [)liis développes. 11 y est dit 
pour le dauphin que les testicules 
« sont à l'extrémité du ventre » ; 
et .Aristote renvoie dans ee pas- 
sage a son His'tairr drs aiuiiiaii.i\ 
(»ii il prétend avt)ir traité ces de- 
îads « plus f xactenient .-, — \nu< 



rr/m/isdr dire. Dans Ics parn^ra- 
j)hes (pli précèdent. — .1 la juirlir 
/tostrri'-uri' du vnttrr. A partir 
de la partie l;i jdus rapi>rocht''e 
dt» l'anus, et en allant vers la tétf. 
— Dans 1rs jiarrs. La /.ooIolth' 
moderne ne parait j)as avoir vr- 
cueilli cette observation. 

v; (). Ainsi (ju\in rirnl dr lr rit/r . 
Plu.s haut, >; 4. — (Jlll/iid a/i 1rs 
prrssr. C'est là rexjx'M'iencf <pii 
de nos jours a donné liru a une 
industrie nouvelle, appelée la Pi^- 
cicidture. ("est en pi'essant la 
laite des mâles (pi'on tecdiid^ 
artiliendlewient le l'r.ii de»- !e- 






LIVRK m, CUAP. I, ?; S. 



2* M 



exci'ém(Mits. Par « Un peu au-dessus », nous en- 
tendons (lésii;n(U" la l'é^ion de Faréle ou épine. 
(les conduits s<* i'empliss(Md de li((ueur séminale 
dans la saison de l'accouphMntMit ; et (luand on les 
press(^ il (Mi sort de la semenc(» de couleur blaii- 
clie. 'OuanI aux (lilîérences que ces conduits pré- 
sentent les uns par rapport aux autr<*s, c'est par 
ranaton]i(* ([u'il faut les étudi(M'; id un peu plus 
hmi, il en sera (jueslion d'une manièr(» plus détail- 
lée. qiumd nous liaittM'ons des conditions spéciales 
à chacun (\('< poissons. 

"^Tous It^s ovipaies, soit bipèdes, soit quadru- 
pt'des, [)Ossé(l«Md d(^s testicules dans le bassin, au- 
dessous du (liaphraiiintN lanl(M de couhMU' plus 
blanche, tant(')t de couhnu' ])lus jaunâtre, (d (enve- 
loppés d(e p(dites veines, excessivement ténues. 
I)(^ chacun des testicules, part un conduit ; et les 
d(nix s(* l'éunissent en un seul, comme cIk^z h^s 
poissons, au-dessus du point de sortie de Fexcré- 



nndb'S. — Dr la srmrncr dr 
raih'ur hlamltr. (.^^u'on aj)pelle 
aussi la Laite. 

i 7. C'rst jiar l'anafomir, II 
lau! toujours rmuarquer ces re- 
coMiniandations et ces méthodes 
de la science antique; la science 
cnntemporaine ne pourrait l'aire 
mieux. — l'/i pru plus loi/i. Voir 
plus loin, liv. V, ch. iv, sur l'ac- 
cou[»lement des poissons. 

.; 8. Dans lr hassin, aU'<l r'-sous 
lin d la/diraipnr. Ciivier, Hrijnr 



a/ii/aal, tome L p. 30f), dit en 
})arlant des oiseaux d'une manière 
«renérale : h Les testicules sout 
■ situés à l'intérieur au-dessus 
H des reins, et près du poimion '- 
M. Claus, Zoologir drsrript irr, 
p. 954, trad. française dit à p.eu 
près la même chose : <.■• Les deux 
(V testicules, ovales, arrondis, très- 
u ironflés à l'époque de La repro- 
« duction, sont situes sur la face 
<' antérieure des reins »». — Du 
fjnint dr sortir dr /'rj-crétio/i . Il 



202 



(iisToiiu: Di:s animai x. 



i.ivm: m, CHAP. 1, ^ 12. 



2<i:! 



lion. (Tesl là prrcisrinenl la vcrut', qu'on ne dis- 
linguo pas dans les petits aninian\, mais qui se 
voit hUn] mieux chez, de plus grands, comme Foie 
el les autres animaux de eetle iirosseur, (|uand 
raccouplenKMii va s(» faire. ^ Dans ces animaux 
comme dans les poissons, ces eondm'ls pr(Mmenl 
dans h^s lombes au-dessous du ventn^ et d(^s intes- 
tins, entre la grande veine, d'oii |)ai'lent les (I(mix 
conduits pour s(» r«Midi*«^ à eharun ih^^ lestieules. 
(]omm(» |)our' les |)oissons eneor(\ la Jiquiujr sémi- 
nale s(^ montre dans ces conduits. (prelK* r(Mnplit 
au temps d(* raccouplement, et alors les conduits 
sont fort apparents; la saison de raccouplement 
une fois passée, les canaux devienneni |)arfois 



no s'aj^nt pas ici de Tt-xpulsion 
(les excreintMits on iioiioral. mais 
• 1»' l'oxiM-etioii particulioi-»' df In 
lujneiii' st'iuiualc ; ce scii^ e>t 
confirme par ce qui suit. — L'/ 
rf'iy. Kii ^'■ciiéral, il n'y a p.'is de 
vcrj/c chez les oiseaux : <> Dans 
'> la plujjart des «j:»*nres, dit 
' Cuvier, /or. r/t., racc()Uj)lenient 
'* se t'ait par la seule juxtaposition 
'^ des anus >>; et M. Clans dit aussi, 
/no/of/tf chsi'rf/j//vp, \). 9.')4 : "■ Kn 
u ii^éneral, il n'existe pas traces 
'^ d'ortrane d'accouplement ». On 
trouve facilement chez quehiues 
^•■rands oiseaux un petit mamelon 
((ui représente Téhauche d'un 
pénis; cet orfi:ane est plus volu- 
mineux et mieux orjranise chez 
la plupart des struthionides . 
canards, oies, cygnes, hoccos. etc. 



ni SI- l'dirr. Va avant (lue l'accou- 
plenu'ni ne se fasse, ("est un or 
LiMsnie qui tombe très-vite. 

si S). Au-'h'ssoi/s il}/ vcnirr cl th'K 
/ n I l's/ /IIS , l'iifrr 1(1 ijiamlr r/'nir. 

MM. Auherf et W'immer trouvent 
avec raison que cette leçon, (jui 
ne s'accorde pas avec les t'aits, 
est tres-j)eu satisfaisante; ils pro- 
posent une correction (pii maté- 
riellement e^t fort letrére, et (pii 
consisterait a dire : « ati-ile>sou^ 
« du ventre, ilans l'intervalle de- 
H intestins et de la grande veine ■. 
La description devient alors j>ar- 
faitoment exacte. — Lps '•(,/, (/u//s 
son f fort apparpnfs... jxuf'ois ini- 
/ii'rccpfililes. Tout ceci atteste 
heaucouj) d'oliservations anafn- 
miques et physiologiques. 






imperceplil)l<'s. '" Les l<^slicules dans les oiseaux 
sont (Micore d(^ même : avant Tépoque de Taccou- 
|)lemenl, h^s testicules sonl ti'ès-petits ou même 
toul à fait invisibles ; mais quand Tanimal s'ac- 
couple, ils sont énornK^s. dette transformation est 
surtout remai'quahb^ dans h^s pigeons el dans les 
perdi'ix.à l(d point que quel([ues ])ersonn(^s cioient 
([lie C(^s animaux n'ont |)as de testicules en hiver. 

"Quand It^s teslicuU^s sonl placés en avant, cei- 
lains animaux les ont à Tinlériinn', dans le ventre, 
commi* les a h' dauphin ; d'autres les ont (exté- 
rieurs et très-apparents à l'extrémité du ventr(\ 
Dans C(^s animaux, les teslicules sonl pour tout le 
reste organisés de la même manière; mais il va 
toutefois cette différence que. quand les testicules 
sont intérieurs, ils sont pur(emenl el simplenKMil 
des leslicuh^s sépai'és; tandis que les teslicules ([ui 
sonl extérieurs, sont (MiveIo|)pés dans ce (pron 
appelle une Bourse. 

'-'Voici, dans loush^s animaux qui ont des pieds 



:; 10. Dniis h'< oisrrni.r. Il simi- 
hle (pie ce })aragraphe ne tliit que 
repeler ce qui vient d'être dit. 
puis(jue le précèdent traite deja 
des oiseaux Comparés aux pois- 
sons. — Dans les j)pi'(lri.i\ Buf- 
foii, tome XX, p. 289, remarciue 
(prAristote n';i pu guèi'e con- 
naître que les perdi'ix l'ouges, 
les seules (lui fussent communes 
en Grèce. 

^11. ïnirriciirs. C'e^t la lecon 



propost'e et adoi^tée jiar M.M. Au- 
lieri et W'immer. au lieu de la 
leçon ordinaire, qui n'a i>as un 
>ens aussi satisfaisant. Il est in- 
dispensable qu'il soit ici question 
fie testicules intérieurs. })aroppo- 
sition aux testicules extérieurs, 
(jui sont enveloppés tous les deux 
dans la peau des bourses. 

«i 12. Dr /'aorfp. Il s'agit de 
l'aorte abdominale, d'oii partent, 
à la hauteur du milieu des reins. 



•id'l 



illSTOIRi: I)i:s \MMAl \. 



('I (jui soiîl vivipmrs, roi'tianisjiliou d('> h^slicuh^s 
(Mi\-inèiii('s. Dt' l'aoïir, pai-leiil dt^s coïKliiils vci- 
ii*ii\ qui voiil JMS(}irà hi (rh^ dr cliarim (l«*s lesli- 
ciih^s. 11 vMMi (1 (l«Hi\ (Uili'cs qui parleiil des iH'iiis; 
«d e(Mi\-là soiil |)l(Miis de san«4, laiidis (|iie anw 
([ui pai1(Md (le l'aoïie n'en oïd pas. De la lèle du 
h^slimde lui-nièine, nii ronduil, à !a l'ois plus e|)ais 
el plus iKM'veux, i^di'e daus le It^slieule (d se l'eplie 
dans (diaeun des deuv, «mi se diri^canl vers leur 
lel(\ A partir de la hMe, les deux eauaux se 
reuiiissenl en un seul, |)(>in' all(M' en avant juscpTà la 
ver^r. 'M.es eondmts ([ui se r(q)lienl îiinsi, td (jui 
reposeid sur les teslicuh^s, sont entourés d'uni^ 
même membrane; id quand on ne divisi* pas e(dte 



les deux petites artères sperina- 
tiques (lui se dii-ijj-eiit à ehacim 
lies testicules; c'est ce (ju'Aristote 
appelle ici des conduits veineux. 
— I)pu.r ailf/'r.s' qui i>iiitrnt (1rs 
rt'/iis. Ce sont les deux uretèi'cs, 
dont le calibre est beaucoup plus 
i:'i'os (jue celui des artères spci-- 
nuiti([Ues: mais les uretères vont 
à la vessie; et non pas ;iu t(.'sti- 
cule. — C''i/.r-/ii sont /t/ci/is dr 
sdiig. Les uretei'es ne sonr pleins 
(jue de l'urine, qu'ils conduisent 
du bassinet a la vessie. — Cru.r 
(/ui j/arfi'iif ilr /'ao/ir n'en oui /ki.<. 
Il semble que ce serait tout le 
contraire.— In ro/i((u/t, ii la fois 
plus é/ju/s l'i plus iirirru.j-. Ce 
ne peut être que le conduit dt-l'e- 
rent et le cordon spermatupie ; 
mais ni l'un ni l'autre ne lani^sent 



le t'ond du testicule, comme l'au- 
teur sendde le croire. — Dans 
<'li((ru/i (h-s (ft'u.r. MM. Aubert 
et Wimmer croient dev(ur chan- 
^irer le texte j)our le mettre j)lus 
en harmonie avec les faits, et ils 
disent : u A Textremitè du testi- 
cule >■ ; j'ai cru devoir conserver 
la leçon oi'ilinaire. — Sr rcu?iis- 
si'ut r)i un seul. Il s'a^nt sans 
doute des deux canaux déférents, 
(jui, partant de chacun des testi- 
cules, forment le canal èjacula- 
tetu', en se reunissant avec le 
conduit, de la vesictde >('iiiinale. 
ii 13. SiJ/it P7}tourés d'uup ini'mi' 
rnruiltruiiP. Il s'a^'it sans d(Uife 
(Xe^ cordons et des \aisseau\ 
sperniatiques. — (Jua/id on m- 
(livisf fi/is cette uteinhvdne. Ceci 
prouve jtistju'à (piel [)oint Ari>- 



•iU.i 



i.iviu: 111, chap. i, i; i... 

membrane, on pourrait croire (pTil n'y a (ju un 
srud conduit. Le (Nuiduit qui repose sur b' testi- 
cule contient mie liqueur, qui est sanguinolente, 
moins cependant (]U(^ C(dle de> canaux supérieur- 
sortant de l'aorte. Dans ceux qui retournent ver> 
le canal qui est dans la verge, la liqueur est de 
coubMii' blanche. 

'M)e la vessie, part un autre conduit, qui va 
l'cjoindi-e. H la partie supérieure, b» canal de la 
V(M'g(^ et ce qu'on appelle la verge est en quelque 
sort(^ Fenvidoppe de ce canal. 'Qu'on étudie d'ail- 
leurs tous ces détailssur le dessin ci-joint. Le point 
d'origine (Loù part«Md les conduits (^st A. Les léles 
des testicules (d les canaux (lui v descendent, sont 



loi" pou>>alt deja l'exactitude 
des j)reparations anatomicpies. — 
/ ne luiuenr f/ui est sanguinoie)ite. 
Il est difficile de voir a quel fait 
Aristote peut rapi)orier ceci; il 
semble en outre se contredire, 
puisque, dans le paragrajihe prè- 
c.'dent . il assure que les canaux 
allant de l'aorte aux testicides 
n'ont [)as de sanj:'. — Lu li(jueu)- 
>'</ de e<>ulrur... C'est exact. 

?i 14. De la ressie, part un autre 
rondait. Ce ue peut être (pie le 
canal de rurethre. qui. du col de 
la vessie, s'étend ju^-qu'a l'exti'e- 
niite de la ver^'e, a loritice ilu 
iiK'at urinaii'e. Sa longueur peut 
aller iu-qu"a Kiet I 7 centimètres. 
—■- L'eurclojqie (Ir le >itmiL <'<'tt'' 
expression n'es' pas tout a tai! 

rXa te. La M'n'.l^' reCuU'. re le 



canal de l'urethre. plutôt (pielle 
ne renveloj)pe. 

5; L5. ^ur le dessin ci-joint, \'(ur 
plus loin, ?; ±1. Ceci ineriie la 
l)lus grande attention, quelle que 
soit d'ailleurs l'exactitude plus 
ou moins complète de la Mirurt» 
que traçait Aristote. Mais ce tpn 
esta admirer profondement, c'est 
qu'à l'anatomie déjà poussée fort 
loin par lui, il ait i)ense à joindre 
des dessins explicatifs, pour ceux 
qui ne j)ouvaient avoir sous le-^ 
yeux les j)rèj)arations anaiomi- 
(pies. MM. Aubert et Wimmer 
ont donne, pour eclaircir ce jias 
sage , la figure indiqtiee pcU' 
Ai'istote. en y mettant les lettre - 
mêmes dont il se sert. On }>eut 
\nir cette figure. ]'. 3(MI. tnux*^ 1. 
d>^ leur excellent tra\ail. je ne 



■HH\ 



IIISTOIHK m:S A.MMAIX 



KK. Le> caïuuiv qui, parlaiil des lesliciiles, des- 
cendent sur le teslieule nièm(\ soni 00. (^enx qui 
rebroussent et qui renferment la liqueui* blanrhe, 
sont BB. La verge est l): la vessie est K; et les 
testicules sont PP. 

'^'Onand on coupe ou qu'on t'ulèvt^ les testicules 
mèirn^s, les conduits se contractent en si^ retinnil 
en haut. Ouand les animaux sont jeuues, on peut 
détruire les testicides en les comprimant ; plus 
tard, il faut les coupiM' pour les détruire. On a 
vu un tain-eau qui venait d'être coupé, saillir une 
vache sur-le-champ, (d la fécondiM-. 

Voilà quelle est Torganisation (l(*s lesliiMilo 
dans les animaux. 



ci'oisi pas (levoii- la ivpnxhiirc a 
mon Umv; elle ne peut rien aj>- 
prendre aux zoologistes inoilei-nt'>, 
et il me suffira d'avoir sitrualé la 
méthode (TAristote, ([U»- les noires 
ne surpassent point. L'auatomie 
a lait sans doute de irrands pro- 
irrès, ainsi que la représentation 
gra[)hique ; mais c'est le philoso- 
phe grec qui a pris Tinitiative de 
ces observations et de ces repi-o- 
ductions: tout le reste n'a été que 
perfectionnements, et imitations 
de plus en plus développées et 
correctes. 

v^ 16. Quand on coupe... Suite 
d'observations aussi curieuses 
que les pivcédentes. — Le<; con- 
duits se contractent. Ceci peut 
s'entendre des canaux déférents 
tout seuls; mais dans l'ablation 



des testicules, il \ a une foule 
d'autres vaisseaux i-etractiles (jui 
sont atteints en même temps ; 
artères, veines, etc. La retrac- 
tion est générale, jus(pi'à ce (pi,. 

la cicatrice soi tcomi)léte. MM. Au- 
l)ert et W'immer regardent tout 
ce paragraphe comme ajjocryphe; 
et ils |)ensent que ces remarques, 
mises d'abord à la marge, auront 
ensuite p[iss«' dans le texte, ('e 
n'est pas impossible ; mais ce 
n'est là qu'une conjecture. Sur la 
castration, voir plus loin, liv. IX, 
ch. XXXVII, ?; 6. — in taureau 
(fui venait (rètre coupe. Le même 
fait est i-apporte dans le Traite 
de la Génération des annnau.r. 
liv. I, ch. IV, ,^ M, p. IK, edit. et 
trad. Aubert et W'immer. — - 
Voilà quelle est ioryanisation d' 



es 



LiVHL m, CUAP. I, ;; 17. 



■lo: 



''Dans les animaux qui ont des matrices, elles 
ne sont pas disposé(îs toujours de la même manière: 
elles n(^ sont pas pareilles dans tous ; et elles diffè- 
lenl beaucoup entre elles, dans les vivipares, (d 
aussi dans les ovipares. Chez tous les animaux qui 
oïd les matricesprès desarticulations, les mati'ices 
ont deux bords, dont Tun est dans la partie droite, 
et dont Fautre est dans la partie j^aucdie. Mais le 
point de départ est unique, ainsi que TouviMiure. 
qui est comme un conduit très-charnu et cartilagi- 



testaules. Résumé sur les j)arties 
génitales des mâles. Tout le 
reste du chapitre sera consacre 
aux parties genitalesdes femelles. 
?; 17. Qui on/ des matriees. (''est 
([u'en effet tous les animaux 
n'en ont pas, — Daris les vieipares. 
Des uns par rappoi't aux autres, 
et en outre des vivi{)ares, aux 
ovipares, qui n'offrent pas moins 
de différences entre eux. — Près 
des articulations. Le texte grec 
ne peut pas avoir un autre sens, 
et les manuscrits n'offrent pas de 
variantes. Ceci doit s'entendre 
(les articulations postérieures du 
corps, et par exemple des arti- 
culations des cuisses. dans 
riiomine et dans les quadru- 
j)èdes; mais on aurait pu choisir 
une expression plus j)récise. 
MM. Aubert et Wimmer ont 
traduit comme s'il y avait <* Des 
parties honteuses », au lieu de : 
« Des articulations ». La même 
exj)ression est encore employée 
par Aristote, pour rendre la même 



idée, dans le Traité de la Géîiéra- 
tion des aniniaiw y liv. I, ch. m. 
,^ 8, p. 46, édit. Aubert et XVim- 
mer. Dans ce passage, il oj)pose 
les Articulations au Diaphragme ; 
et dès lors, il semble qu'on pour- 
rait traduire les Aiticulations 
par les Membres, c'est-à-dire, les 
deux jambes. — Les matrices ont 
deu.v bords. Le mot de Matrice, 
que je suis obligé d'employer, n'esl 
pas accepté par la zoologie mo- 
derne pour représenter l'ensem- 
ble des organes génitaux du sexe 
femelle. On distingue dans cet 
ensemble plusieurs parties qui 
semblent ici presque tout à fait 
confondues : les ovaires , les 
trompes de Fallope , rutérus, le 
vagin, et la vulve. Aristote ne 
distingue guère, autant qu'on 
peut voir, que le dehors, Vulve 
<'t Vagin, et le dedans, l'Utérus. 
— Le point de départ est unique. 
Ceci ne se comprend i)as bien ; 
et peut-être, au lieu de Point de 
départ, faudrait-il traduire Prin- 



-lOH 



IIISIOlHt: [)KS AMMAIX. 



LIVHi: ili, CIlAi». l, ,^ 1!>. 



20U 



ii(Mi\. cIkv. 1(1 pliipnil (l(^s aiiimnux (M rhoz les \)\u> 
'^vi\iu\>. i)(' ('«*s |)<irli(*s. I(»s imcs s'a|)p(»ll(Mil Mnli'irc 
(^( l lériis, croîi viiMil l(* nom de fVrros utérins ; el 
les autres s'apindleul la tif;«' «M roriliri^ de la nia- 
Iriee. 'M)aiis les vi\ipai*es. I)i|)èdes ou ([uadru- 
[)èd(^s, la niali'iee est loujoui's eu bas du dia- 
phra*;nu\ pai' exemple chez riiomuie, le ehieu. le 
cochon, le cheval, le hceul". Tous les animaux (|ui 
ont des cornes ont une or<;jmisation j)areille à 
c<dle-là. L(» plus souvent, les matrices ont. à Tex- 
li'émité de C(* qu'iui appidle leurs petites cornes, 
uiu' s})irale qui s'iMii'ouh*. Dans h^s animaux (|ui 
pondent des (cuts jui dehors. 1rs matrices ne son! 
pas toutes disposées de nn^'mc. Ainsi, dans les 



cii)e, le mot y:vec :iyaiil les deux 
sens. — Matrice et utéeus. Il 
paraît bien qu'ici le mot de Ma- 
trice représente la partie la plus 
extérieure, tandis que rUterus 
représente la partie la })lus pro- 
fonde. J'ai pris le mot d'l'teru> 
pour justitier l'emploi du mot Frè- 
res utérins. Schneider croit (pie 
ceci est une interpolation. — La 
tif/f et l'urifite de la )natrire. 
La science moderne a de tout 
autres distinctions; l'utérus est 
proprennmt Torijfane destiné à 
recevoir ro'uf ("éconde et à con- 
server le lœtus; sa structure est 
très-compliquée. La Vulve est 
la partie la plus externe, qui com- 
}irend elle-même li^'aucoup d<' 
parties suhsidiaire<. Au detmt , 
il était impo>5iI)le de taire tiuite» 



ces dislinciiou> , ijui, même dan> 
letat actuel de la science, ne 
.suiit pas toutes définitives. 

?i 18. En Arts du diapli)'(i;///ir'. 
Ou Au-dessous du diaphragme, 
("est une indication hien vague. 
Le tait est vi'ai d'ailleurs dans 
cette uéiit'ralite, comme le i»i'(>u- 
vent les exemi)les qui suivent. - 
Te (ju'im appelle Inivs prtites t-in-- 
îte^. Cène peut être ([ue le> trom- 
pes utérines, ou tromj)es de Fal- 
l(q)e,et le pavillon de ces tromi)e>. 
qui présente en elï'et l>eaucoup 
de flexuosités. — l'ff sph-ah- <ji(t 
s'enroule. J'ai ileveloppe un peu 
lexpression, pour rendre ttnite la 
t'orce du mot grec. - <Jui pon- 
dent drs "uf:i aa dr/i',)s. <'e M>nf 
a proprement parler le.s ovipare-, 
— /'re.N di/ dl(ip/i)-(l;/i/fr. ( >u ■ >Ur 



/! 



oiseaux, elles s()n( |)rès du diaphra<.ane ; dans les 
poissons, elles sont placées au-dessous, comme 
ccdles des vivipares à deux pieds ou à quatre pieds ; 
si ce n'est ([U(\ dans les poissons, (dles sont ténues, 
membraneuses, id tarifes. Aussi, dans les poissons 
très-petits, les deux rebt)rds dc< mali'ices ne sem- 
blent être qu'un seul (cuf cha(Mm ; et chez les 
j)oissons dont on dit que leur uMif est comme du 
sable, on croirait qu'ils ont deux (Culs seulenuMd. 
Mais ce n'est pas un seul (iMif ; c'est unt^ multitude 
d^ïuifs, puis([u\)n p<'ut les diviser en un Irès-yrand 
nombr'e d\eul's séparés. 

'" I.a matric(* des oiseaux a.(^n bas, sa tii;(' char- 
nue et l'erme ; mais la ])arti(^ tpii touche au dia- 
phrai;me (»st membraneus(\ et si mince qu'il s-mu- 
ble que les teufs sont hors (b^ la matrice, luette 
membram^ est |)lus appan^nle dans les farauds 
ois(NUix;(d, en souftlant parla tii.:e de la mati'ict^ 
cette membran(^ s'élèvi^ et se gonfle. Dans les petits 



le diaphragme », — Pla<re> au- 
dessini^. 11 parait que ce deiail 
sur les jioissons n'est pas très- 
exact, parce (pie leurs onifs sont 
répandus dans j)resque toute la 
longueur del'iutestiu. — Oe.>- ma- 
tr/ce.<. J'ai cru devoir ajouter ces 
mots. — CotnDio du s/ddp. P.ir 
exeiuj)le, chez les harengs, oii les 
(euî's sout eu elVet comme des 
grains de saMe tres-tin. — ()?i 
peut le^ diris('r...S('pai'é>'.ljO texte 
n'est pas tout à l'ait aussi précis. 

T. 1. 



j^ 19. La 'mafiirr r/cv oiseau. r. 
Voii- la Zo(do(j(e drsrriptiir de 
M. ('laus, p. 9a5. — La partie qui 
toiK'he au diuphrntjinr. Ou voit, 
j)ar cette phrase, dans quel sens 
large Aristote prend le mot de 
Matrice, puistpi'il la fait remonter 
de l'extrt'mitè du canal intestinal 
jusqu'au diaphragme. Ce n'est 
j)lus hi matrice j)ropremeut dite, 
mais l'ovaire. — Dans les ijrauds 
nlsf'au.r... dans Irs petits nispiiu.r. 
Ce sont la des observations très- 

14 



'210 



lîISTOlUh: DES ANIMAUX. 



oisoaux. Ions ci^s dtHails soiil moins visibles. "^L(*s 
qU(Uli'U|)è(l('s ovipaics oui la iiiali'in^ disposri^ de 
relie inèiue fa(;oii, roiiiiiK» on peut le remarquer 
sur la iorine, le lézard, la f^nMiouille, el les ani- 
maux de même i^i^m'e. l.a ti<4e qui esl en bas est 
uuique t^l plus elianiue; la feule el les (eufs soûl 
en haul, près du diaphra^uu\ -' Dans Ions les ani- 
maux qui u\)nl pas de i)ieds,ej qni exiérieuremeni, 
melleuL bas des pcdils vivauts, loul en pr'oduisant 
d'abord uu (euT dans leur iulérieur, la malriee esl 
divisée aussi en deux pai'lies; par exemple, les 
i;aléïdes (eliiens de nuM) (d Ions les animaux qu'on 
app(dle sélaciens. Ou sail qu'on donne ee nom de 
Sélacien h loul animal (jui, dépourvu de pieds, a 
des l)ranehies el est vivipare; cIkv. ces animaux, 



attontives et très-romarquablos. 

— Sont )}io/)is r/si/j/rs. Ainsi, dos 
le temps d'xVristote, on essayait 
de pousser ces analyses aussi 
loin qu'on le })Ouvait, sans le se- 
cours de microscope. 

i5 20. La f/f/f. On pourrait dire 
aussi, Canal. — Est ?////r/;/r. C'est- 
à-dire que cette ti<re est ronde et 
n'est pas séparée en deux par- 
ties, droite et gauche, comme 
dans les quadrupèdes vivij)ares. 

— Près (lu ((if/pftraf/)nr. Ou « sur 
le diaphrairme ». 

s5 21. Les (jdicides. Je n'ai fait 
que transcrire le mot (îrcc, (pie 
la zoologie moderne a conservé 
aussi, })our une certaine famille 
de squales. J'ai mis entre pa- 



renthèses (( chiens do. mer », 
})arce que c'est également le nom 
({u'on donne quehjuefois à ces 
poissons. — Sr/<irirjis. ^'oir j)lus 
haut, livre I, ch. iv, ,5; 1 et ch. ix, 
j^ •'). — On snit qu'on (tonne... ri- 
l'ifKire. MM. Aubei-t et Wimmer 
regardent cette phrase conmie 
une interpolation. Cette conjec- 
ture n'est pas al)solument néces- 
saire, et il est bien possible 
(pTArislote lui-même ait voulu 
rapj)eler une définition des Séla- 
ciens, })oissons qui devaient être 
jxni connus de son tem])s, et qui 
du nôtre ne sont pas encore con- 
nus ti'ès-géneralement. J'ai con- 
servé la leçon ordinaire. La dé- 
tlnition d'ailleurs est exacte. — 



LIViU: m, CllAP. I. ^ 23, 



aie- 



la matrice esl comj)osée de deux parlies é-al 
meni, el riunonle jus([u'au (h'aphia-me, comme 
celle des oiscsuix. Comim^icanl en bas au mili<Mi 
des deux parlies, tdie se dirii^vveis le diaplira,-me ; 
les (cufs s'y produisent éj^abunenl. el d'abord en 
liaul, à roi'i^ine dn (hapliraume ; puis les pelils. 
s'avancani dans ime portion plus lari:e. sorlenl 
loul vivants des ivwh. --Du reste, les diiïei'eiices 
qui distinguent c(^s animaux entre eux el qui les 
distint^uent de tous les auti'cs poissons, se com- 
prendront bi(M] mi(Uix (mi les étudiant sui' les 
li^ui'es tracées d'après l'analoniie. 

-'i.e -eiire des sei'penis oH'rt^ de grandes diffé- 
rences, soit des sei'pents par rapport aux animaux 



ÎJl matriri' l'st citiiiposéi'... (tes 

(l'ufs. Tout ce passage offre 
dass(V, grandes difficult('s. sur- 
tout à cause de la rt*j)étition qu'il 
contient, Schneider et Piccolos 
ont essayé d*» le restituer avec 
})lus ou moins de succès; mais je 
me suis borne à suivre la leçon 
dont se sont contentes MM. Au- 
bert et Wimmer. Il ne semble 
pas que la science moderne ait 
a[){)liqué une attenti«,)n particu- 
lière à ces (b'iails de l'organisa- 
tion des Sélaciens. Cuvier dit 
seulement. Hèf/nc (niniidl, tome I, 
]). .'{Si, que ^ les femelles ont des 
" oviductes très-bien organisés, 
« (}ui tiennent lieu de uKitrice. à 
<i ceux dont les petits eclosent 
'< dans le corj)s ». \'oir aussi la 
Zoologie desc} ijj(ire de M. Cluus, 



p. 815, qui expose les j)articula- 
rités très-importanies des jihéni»- 
meiies de la rejjroduction chez 
les Sélaciens. — So/ie/it tout ri- 
rfuils (les (l'u/'s. Observation très- 
exacte, que la science moderne a 
r<'cueillie et contirm<*e. 

,^ 22. Su/' les pfjures trdi-écs 
(l'uprès raïKiioniie. \o\v j)lus 
haut, si 15, et la note qui est jointe 
au texte. Ces j)rocédes de la 
science antique remontent au- 
jourd'hui à i)lus de 2200 ans. 
Ceci doit nous donn(>r à i)enscr. et 
nous inspirer quelque motlestie. 

s; 2.'}. Le (je née des se r poils . 
Peut-être serait-il ])lus exact de 
dire : « des Rej)tiles. » D'ailleurs 
les variétés sont très-nombreuses, 
comme le remarque Cuvier après 
Arisiote; IKègne animal, tome II, 



'212 



mSTOlUK DES AMMArX. 



I.IVUK ni, CIIAP. I. ii 2k 



213 



doiil 011 vi(Mil d(' [)(irl(M% soil dt's serpiMits los uns 
par l'apporl aux aulri's. Toiih^s los espècM's de 
sorpoiils soiil ovipares, h re\('eptii)ii de la vi|)èi'(\ 
qui s(uile est vivipare, après avoir d'abord produit 
un (ruf dans sou iulerieur. (i'esl là ve ([ui l'ait 
([ue sa malrire se rap|)roclie beaucoup d(^ eelle 
des sélacieus. La inalriee des serpeuls, alloui^ée 
comme Ti^sl ItMii corps, va, à commeuc(M' d'eu bas, 
juscpTau diaphrafiim* par uu seul conduit, qui se 
divise eu conlinuanl d(^s deux C(Més de l'épine, 
comme si cliacjiK^ conduil élaif uiii{[ue. Les (inifs 
sont disposés par ran-s réi2uliers dans la malrici^ ; 
et la bél(^ les pond non pas un à un, mais les 
œufssoiieiil (Miseud)le tout d'un coup. 



p. 4, — Ij's uns /)(/!• rapport 
(lu.r autres. L;i zoolojxit' distin.LriU' 
uctuellemont quatre ordres de 
reptdes : les ( 'heloniens, les Sau- 
riens, qui ont des j>ietls, les 0})lii- 
diens, qui n'en ont jamais, et les 
Butra^'iens. Mais il est prohahle 
qu"ici Aristote veut surtout parler 
des 0{)hidiens, ou serpents pro- 
prement dits. — -1 l'r.rrrptinn 
(le la ripèrc. La viptu-e, comme 
son nom l'indique est. bien vivi- 
pare (Vivipara, \'ipa!'a); mais 
elle n'est })as la seule à l'être : et 
il V a de>, espèces de couleuvres 
(ju'on peut l'end l'e vivi[)ares à 
volonté, en les soumettant a un 
certain r(\u-ime. Wùv ("uvier, lur. 
cit., et aussi, j). 87. Ainsi l'on ne 
peut })as dire d'une manière ab- 
solue que toutes les espaces de 



serj)ents sont ovipares, ("e (jui 
distingue très- sj)erialement les 
Ophidiens, c'est de n'avoir jamais 
de pieds, tandis que les autres 
ordres de reptiles en ont quatre, 
(m deux. En i^'-iuièral, les espèces 
venimeuses fout des petits vi- 
vants, j)arce que leurs «eufs 
ecloseiit avant d'avoir ete j)ondus ; 
Cuvier, lirtjiic a/ihiatl, t(Uiie II, 
j). 87. — licaucoup <lr relit- tirs 
sél(/rtrNs. La science moderne 
ra}){)roche a cet è'^rard les ser- 
])ents des oiseaux, bien plutôt (juc 
des !^<daciens ; voir la Zoohxjir 
(Irscriplirr de M. Clans, p. 8!K), 
trad. franc. — /.''/ malrire des 
scrprnts... ()n ne trouve ct>s dé- 
tails dans aucun ouvra;j:e mo- 
(.lerne. — Snrtr/il rnsrmhh' tirai 
d'u/i r()Up. J'ai cru devoir deve 






Kl 



>^ 



-'' Tous ](^s vivipares qui produisent leurs ptdils 
vlvaids, soit dans Iimu* inlérieui-, soi! au dtdiors, 
on! la mati'ic(^ en haul du vtMitre ; tous les ovipares, 
au contraire, l'ont en bas, pri's des lombes. Tous 
les vivipares qui pi'oduisenl bnirs pelits au dehors, 
mais qui intérimu^ement pi-oduiseiit d'abord des 
(pufs, sont organisés des drux façons, de telle 
sorh^ qu'une partie d(^ la mati'ice se trouv(^ en bas 
vers les londjes (d contient les oMifs, tandis que 
l'autre partit^ est au haut des intestins, vers le point 



lopper un peu le texte, qui n'a 
qu'un seul mot ; ce mot exprime 
une idée de coniinuite et de si- 
multanéité. T(Uis les (cufs se 
tiennent en qu<dque sorte. ¥a\ 
ireneral, les femelles j)ondent un 
petit nombre tl'œufs, qu'elles en- 
fouissent dans la terre humide; 
et elles ne paraissent plus s'oc- 
cuper de ce qu'ils deviennent ; 
ZnoltKfir (Irsrrlptirc de M. (dans, 
\). 897. Cuvier remarque qu'aucun 
reptile ne couve ses (eufs, Rr;//ir 
auunal, tome II, p. ."1. 

?■ 2i. Soit (la/rs- leur iirferiear, 
soit au (b'hors. Cette distinction 
n'est pas aussi claire qu'on pour- 
rait le croire ; et la science mo- 
derne ne parait i)as en avoir tenu 
autant de ccmipte (pie la science 
antique. Aristote veut dire sans 
doute (pie, pour certains vivii)a- 
res, les petits sont déjà vivants 
dans le sein de la mère avant 
d'en sortir, et que, jiour certains 
autres, les petits, d'abord conçus 



dans des o^u fs in^èrieur-^, ne sont 
vivants que (jiiand ils sortent. 
C'est ce qui est expliqut' un peu 
plus bas. D'ailleurs, Schneider re- 
iiarde tout ce parajzraphe comme 
apocryphe; et MM. Aubert et 
X\'immer partagent sono})ini(m.Il 
semideen tdfet (ju'il contient bien 
des erreurs. — En haut du ren- 
irr. Ceci n'est ])as exact, et c'ivst, 
au contraire, au bas du ventre que 
la matrice est placée chez ces 
vivipares, à moins que, })ar le 
Haut du ventre, on ne com])renne 
la partie Antérieure, opposée aux 
Lombes dans les ovipares. — Vite 
partie de la juatrire... en bas... 
au haut... 11 faut appliquer ici 
les remarciues qui viennent d'être 
faites sur le début du i)ara,irraphe. 
Le Haut est ce que nous ajjjjclle- 
rions le Bas ; et reci{)roquenieut, 
le Bas est le Haut j)Our nous. Ce 
j)eut être là un arjrument de plus 
])our croire que tout ce paraju^ra- 
phe est interpolé. 



^l'f 



inSTOIUE DRS AMMArX. 



(Foii sorleni los oxci-rTiioiils. -' Yoiri (Miron^ uno 
<Hili'(MlinV'r(Mir«u[u<^ h^s inali'ict^s oflVfMil eiiliHM'lh^s. 
Li^s juiiiiiaiix h coriKs (^t qui iTon! |)as do depuis 
aux doux inàrlioii'cs, oui des colvlédoiis dans la 
nialn'c<\ lanl ([uo la heli' i)orl(' son ombrvoii ; cl 
painii l('s animaux qui ont deux ran,ur(^s d(^ (h^ils, 
on peu! ril(M' le lièvi'o, lo rai cl la rhauvi^-soinis. 
Clic/ Ions les anlf'(»s animaux à deux l'anui'es de 
dénis, qui s(^nl vivi])ai'cs el ([ui oui d(»s pieds, la 
matrice est loule uni«^ les «'mbiyons sont aloi's 
suspendus à la matric(^ même, el ils ne sont pas 
attachés au cotylédon. 

''T(dl(^ est donc dans tous les animaux la dis- 
position d(^s parties non-similaires, tant au dehors 
qu'à riidérieur. 



v^ 2."). hJf (jU/ li'oiif pas ilr (Iciils- 
(lU.r (h'ii.i' inni-hoircs. Ce si>nt les 
ruininaïUs, on Lit'iK'ral. — - Dis <■<,. 
tijh'dnns. \()ir j)lus loin, liv. MI, 
ch. vil, ,:^,^ 3 et ."i ; voir aussi 
Trditc (h' 1(1 llriiortitinn des dni- 
in/nij\ liv. II, («h. vu, ,:;,:; 1 li l't 
suiv. j). 194, .'(lit. Aiiberl et W'nn- 
nier. Dans ce dei'uitM' j)assaL:(', 
Aristote donne d'assez loniis d.-- 
tails sur les Cotyledruis, et il 
expllcjne ce (ju'il entend par là. 
Evidemment, les ('ot} ledons sont 
le Placenta, coi'ps sponi^deux (pii, 
l)endant la j;-estation, est intermé- 
diaire entre l;i mère et Feidant. 
— Le nit. Scdmeider proposait 
de dire le Voie, et non le Rat, 
par un simple chan^-enuMit d'une 



seule lettre, tome III, j). {'i:\ et 
lonie IV. j,. ;521. — Lu nidlricc 
csl tniilr unie. Va n"a pas de co- 
tvledons. Sur le l'iacenta et son 
l'oit', voir lîutl'on, tome XI. p. :270, 
l)e\ idoppcnient du toMus. 

>i il». ïi'llr rst f/'i/ir dans fous 
h's (iiiinuius. Résume non seule- 
ment de ce elia{)itre, mais de tout 
ce qui précède, à partir du deltut 
de ce traite. Il tant se ra[)peler 
qu'au liv. I, ch.if^^ï-^.t suiv., l'auteur 
a distinirut', dans l'organisation 
des animaux, les {)arfies non si- 
milaires et les parties similaires. 
Il a ('tudie d'ahord les prtunières ; 
il va maintenant «'tudier les au- 
tres avec autant de soin. Voir 
plus haut, liv. I, (di. if-, ,:< !). 



LIVRE m, CHAP. H, .^ 1 



21 :; 



CHAPITRE II 

Du sang et dos voinos ; co sont les parties similaires le plus 
communément répandues; lynijihe, libres, cliair, os, cartilages, 
]:)eau, membranes, nerfs, cheveux, ongles, graisse, suif, excré- 
tions ; les ol)servations antérieures ont été mal faites parce 
qu'on a surtout étudié les veines sur les tmimaux morts, ou 
sur (les hoiinncs maigres, où les veines étaient transparentes ; 
système de Svennésis de Pdivore; il fait partir toutes les veines 
du nombril; système tle Diogèiie d'Apollonie; il distingue deux 
grosses veines, dont toutes les autres ne sont (|ue des rtimiiica- 
tions; il les fait partir du ventre des deux côtés du rachis, pour 
se rendre au cieur, et de là, par la poitrine et les aisselles, aux 
bras jusqu'aux mains, et aux cuisses jusqu'aux pieds; rameaux 
secondaires; système de Polybe; il distingue quatre paires de 
veines, (pii parlent toutes de la tète pour se rendre aux diverses 
extrémités du corps. 

* De toutes les parties similaires, celle qui est 
le plus commiinémenl répandue chez tous l(*s ani- 
maux qui ont du san^% c'est le san^, et celte partie 
des organes qui sont naturellement destinés à 
contenir le sang*. Cette partie spéciale se nomme 
la vtdne. Après la veine et le sang, ce qui a le plus 
d'analogie avec eux, ce sont la lymphe et les fibres. 



5> 1. Jai vvine. J'ai conservé le 
singulier, que porte le texte : mais 
on pourrait traduire aussi par le 
l)luriel : u Les veines ». Il est 
]»ien connu d'tulleurs qu'au temps 
d'Aristole, on n'avait point encore 
constate la distinction des artè- 



res et des veines. C'est là une 
observation qu'il ne faudra jamais 
perdre de vue, dans tout ce qui 
va suivre. — La hjruphc et 1rs 
fihres. Notre l;uijj:ue ne m'a pas 
olVert d'équivalents meilleurs. 
Aristote s'arrêtera du reste très- 



2f(! 



niSTOIHK DKS ANIMA rx. 



el Ci^lli^ paiiit^ (jiii pins qui' loiile aulre esl le rorps 
(l«^s aiiimiuix, lu chiùv on ro qui y correspond dans 
<dia(|n(' animal. I»nis les os, on ct^ (pii ,>s( ana- 
lofiin^ an\ os, les ai'rlos oj los cai'lila-vs. Puis 
encore, la pean, les inrnd)ran(^s, les nerfs, l<\s 
clie\(HJ\, les on-les, on les parlios eorivspon- 
danles. A Ion! etda, il l'an! ajonlor la f^ralsse, le 
suif, el les exeielions, qui sord la lieide, le 
plil(\miie, «d la hile, janno on noire. 

- (Connue e'esi le san- snilonl el les vimiios qni, 
par lenr iiainre, seiiibleul iei le prineij)o de lonl 
le irsl(\ e'esl lo premier snjel ([u'il faid élndiei', 
d'anlani pins ([iw qn(dqnes-nns de ('(hj\ (jni Font 
trailé anlérienremenl n'en j)ai'l(Mil pas bien. '' l.a 
rans(^ de leni's eri'ein's lien! à ce qne les fails soid 



pou à étudier les fibres et la Ivm- 
(ilie. \'()ir jiliis haut, liv. I, eh. m. 
.^ 2. la, dclinition (ju'il ,mi (1oiiii(\ 
-- La rluii)'. Voir plus haut, 
liv. I. v\\. l'T, j<< 7 ,.f ,^„i^._ _ 1^,^. 

o.v... Ifs fiii'lcs... la (jidissi',., le 
f>hlc(f,,ir. \',,ii- i(l,^ /hnl., <N K ,4 
SU1\. ~- Iji Itilf jdiiii'' 1)1/ /l'i/rr. 
MM. Aulicrt <M W'iiuuicr tout rc- 
niarcpicr (pTici Arisioîc nCnu- 
Hirr»' pas le lait et la li(|U(Mir 
sp(M'niati(jue, (huit il sera parh- 
plus loin assez louj^iieiucut, tau- 
dis (ju'il ii«> stu-a plus (|uestioii dt' 
la hilf jaune ou noir»'; ils pcn- 
('ht'raicu! doue a enurc <ju.' la tin 
<h' <'('ll»' phrase esi rtuaua' une 
iuierpolation. 

> -. Lr la-iin-ij,!' tir tout Ir 
rrstc. C'esf en etî'et le .saili^- (pu, 



en se portant dans tons les or- 
,LMnes, les nourrit, et (pii, j)ar là, 
entretient la vie. — Qurhjurs-)! ns 
(!<' rfu.r... Aristote ne cite (pie 
trois (h' ces ailleurs, et il e-t sin- 
uailuM- (pi'il ouhlie Hij.jHKrate , 
qui Cependant s'était heaueou]) 
<K'eup('' (les veines et du san^^ Il 
<'st vrai (ju'Ilipjioerate n'avait pas 
lait une fhtMU'ie ^--«'nerale sur la 
rejiariitnui des veines dans le 
e(U'i>s, e.unnie le> trois auteurs 
dont Ari>tote \a discuter les 
«•pillions. 

.^ ."{. SiHil tlij'ficilrs à nhscn r)\ 
< e sens me semble le plus cor- 
'■«'»■' ; niai.^ on a parlois eiunpris 
ee passatrt' un peu ditrereiument, 
^ ... 'l'it'iiî ;i ce ({u'ils ont ma! ob- 
>e!'\ e ... ("c (jui suit e>t plus (aui- 



ijvRE m, CHAI». II, ^ :\. 



217 



diflieili^s à observer. Dans les animaux morts, on 
ne voil plus la nature des veint^s princi])ales, paret^ 
qu^dles s'alfaissiMil plus (Mieor»^ ([ue toutes les 
aulnes, dès (\\w le sant( (Mi (^st sorti; (d il en sort 
toujours (Ml totalité, eoimn^^ (Tun vase qui se vide. 
Aucun oi'i.,sane n'a par lui-même de saiif; , si ce 
n'est le coMir, qui encor«^ en a p<ni ; et la mass(* 
entière du sanij (^st dans bs veim^s. Sur les ani- 
maux vivants, il est impossible d\)l)server Tor^a- 
nisation des v(dnes, puis([ue naturtdlement elles 
sont à rintérieur. 11 résulte de tout cela qu'en 
observant sur les animaux morts et disséqués, 
lant(M on n'a pas pu obsiM'ver les principales ori- 
gines des veines, (d lantcM ({in^ ceux qui ont fait 
leurs observations sur des hommes très-maigres. 



l'cu-me au sens que j'ai adoi»té. — 
Dans Ips (iiiiniuur mort s. Par 
opposition aux animaux vivants, 
dont il sera parh' un peu plus 
bas. — Et (I en sort toujours ru 
total ttt\ Ceci pourrait s'appli(pier 
surtout atix animaux immoles 
dans les saeriliees. — S/ ee u'rst 
h' cirur. .\ [U-opi-enieiit dire, le 
cceur n'a jtas plus de sang (pie 
le reste des organes; inai> le vé- 
ritable r(Me du eoMir n'a et»' eonnu 
que i)eaue{»uj) plus lard, bien 
(pie, des le teini>s d'Aristote, on 
comjiril tivs-!)ien riinporiance 
sujierieure de t;et orirane. — Est 
(laits h's murs. Nous ajoule- 
riiuis : '^ I'>î dans h--^ artères ». 
Mais au i)oint oii en était la 



science grecque, les veines et les 
artei-es étaient confondues pour 
(«lie, — Sur 1rs a/i/'aatu.r riraiits. 
La. suite prouve (pi'il ne s'agit 
pas des animaux en gtdieraî, mais 
surtout de riiomme. le seul ani- 
mal chez qui la trans[)arenee 
de la j»eau jiermet de suivre 
aisément la disposition des vei- 
nes. — Et (llssrf/urs. l'eut-étre le 
mot du texte a-t-il un sens un 
jieu plus gen<»ral : mais comme 
Ari^tt^e a beaucoup dissèque, 
ainsi que le prouvent cent passa- 
L^es de si'S ceuvres d'histoire na- 
turelle, l'expression que j'emploie 
ici n'a ri(Mi d'improbable. — :>ur 
(1rs ^tanmars trrs-iriai<jrrs. Chez 
qui, par conséquent, tout le sys- 



•ii8 



illSTOlIIK DKS AMMAIX. 



iront pu roijslahM' roi-i-ino ('( ror-aiiisalion dos 
veines que (Taprès des ap|)ai'enr(^s Ion! e\léi*ieni'{\^. 

^Syennesis, médecin de (:hyj)i'e, les expliqiu* 
d'abord de cède faron. « Les «grosses veines, dil-i], 
« soni or-anisées ainsi. Klh^s parh^nl de r(eil pi'ès 
« dn sonrril ; o\ le Ion- dn dos, ell(^s se rtMidenl 
« aux ponnions sous h^s niaoKdles. Celle de droite 
« passe à -<uirh(» ; et e«dle d»^ ^aurlie passe h 
(^ droite. La veine de ^amdie se l'end par le t'oi(\ 
« an rtM"n et an t(^stienle; relie de droite s(* lend à 
<( la rat(\ an rein et au ti^stieule, poin-, de là, arri- 

\('v h la verpe. » 



« 



tème voiiioiix était plus apparoiit. 
s; 4. Si/f'/uirs/'s , }/i('((<'cni i/c 
CInjprc. Syoniiesis n'est ('(1111111 
que par ce passai^e (TAristote. 
Son système est de heaueoup le 
plus incomplet de tous. Wnv sur 
lui, sur I)i()<4ène et sur Polyhe, 
Vll/pporrafr de Littre, tome IX, 
p. 163. A qutdle é])0{pie au juste 
vivait Syeonesis, c'est ce (ju'il est 
impossible de savoir. Coiniiie 
Aristote le nomme avant Dio^ène 
d'Apollonie,on [)ourrait croire <jue 
Syennésis est antérieur .\ ce der- 
nier; ce qui le reporterait ,iu 
vjc siècle avant notre ère. — Les 
f/ rosses- re/'irs. Il est jH-ohable 
que ceci desi^nie les plus gross(\-< 
artères. — Elles p(u-l ait de l'ivil. 
On ne voit \va% ce (jui a pu donner 
})retexte a une telle théorie; les 
laits ne s'y prêtent en rien, il est 
})robahle néanmoins (pie ces er- 
reurs, toutes manifestes (pielles 
sont, reposaient sur quelques ob- 



servaîions anatoiiiiques. Au lieu 
de : (( De rn'il jires du sourcil », 
plusieurs manusi'rits ont : « Du 
nombril vers b-s lombes ». La 
première len.u est prtderable. 
MM. Auln-it et Wimm.'r ont 
celle-là dans leur texte; et la se- 
conde, (pii est certainement moins 
lionne, s'est ,trlissce d;uis b-ur tra- 
ducti<in. Il {tarait probable cpie 
Syeiiiiésis commençait jiar les 
caiMtides, (pli sont au cou, et .lont 
les ramifications s'étendent a la 
tète, pour de>cendre ensuite aux: 
poumons et de là au toie, aux 
reins, à la rate et au testictde. 
Mais cette descrqition est de pure 
fantaisie; et la réalité ny n'pond 
en (pioiquece soit. Aussi Aristote 
s'y arrète-t-il le moins jiossible. 
Tout (•(' morceau de Syenné'sis 
se retrouve reproduit dans le 
Traite liippocrati(pie de la X.ature 
des Os, voir Littre, Ilippocriite^ 
tome IXj p. 17a, (|ui est surtout 



I '; 



df 



2 e» 



LIVRL 111, eilAP. Il, ,^ o. 

M)io-ène d' Vpollonie s'exprime ainsi : « Voici, 
« dil-il. roi'.uanisalion des vinnes dans le rorps 
« linmain. Il y en a deux, (jni sont les pins ivresses 
« de joules. Klles s«^ dii'iucnt |)ar le ventre, le 
(( loiif; (le l'épine du dos, Tune à droite. l'autriM^ 
i^aurlie dans cliaqu(\jîunl)(\ du roté on elh^ est 
ell(^-méme. Kn haut , elles se diri^t^it dans la 
(( tête pi'és des elavicuh^s, en lrav(U'sant la j^or-v. 
<( C'est en partant de ees deux i^randes veines que 
(( les auti-es se ramiti«'nl dans lont le corps; h^s 
(( veines de la droite parlant (h^ la gross(^ veine à 
(( droite, les veines de la i;auche partant de la 
(( erosse viMiK^ à uauclie. Les deux i;rosses venues 
(( se nnidinit au cieur, en longeant l'épine dorsale. 



(( 



« 



cousacrt' à l't'tude des veines. 
si a. Di'Kjène <rApi)ll'iii/i'. ("est 
le philosophe bien connu; Aris- 
tote en a parle plusieurs fois: et 
il seintile l'avoir tenu en ;i>sez 
fraude estime. Peut-être rhi>toire 
de l;i jihilosophie n"a-t-elle pas 
suflisamment a])precit' ses tra- 
vaux de zooloiiie. (Test un hon- 
neur pour la jihilosophie d'avoir 
crée ht science de l'histoire na- 
turelle. — Pur Ir rciifre, le ln/uj 
(le l'épine (lu dos. La d(^scri])tion 
n'est jias très-exacte, et l'épine 
dorsale n'a plus rien a faire ici, 
du moment (pie l'on considère 
ces deux t:ros vaisseaux a l'^ri- 
jiine de leur bit'urcation ; mais 
})ar ce qui suit, on voit évidem- 
ment qu'il s'at^it des artères ilia- 
ques primitives, (pli se séparent 



de l'aorte descendante. — Dans 
rJiiKiur J(uiilie. Co sont les artères 
l'emorales, tibiales et pedieuses. 
— /:// html.,. Ce sont les cariiti- 
^It^s. — En trnrrrsdui la il'>r<je. 
Klb^s i)artent en eH'et de la crosse 
de l'aorte, pour se diriger \yàv le 
cou vers la tète. — De res dru.r 
(/rf/ndes renies. Il est clair (pi'ici 
les artères et les veines sont con- 
fondues, et que Diogène ne dis- 
tingue pas entre les vaisseaux 
(|ui })artent du conir et ceux qui 
s'y rendent ; mais il est certain 
que tout le système vasculaire du 
cor{)s humain a pour origine ces 
deux ordres de vaisseaux. — Par- 
Umt de ht r/rosse renie... ("est 
en j)artie la répétition de ce qui 
vient d'être dit. —Se rendent (lu 
CMur. Comme on vient de le dire , 



If 



,1 

i 



220 



HISTOIHK DKS A M MAT \. 



« 



(( 



^' l)'aiilre>, plactM's ini ])ou ])liis hmif, ])ns>onl par 
la noilriiK' sons raissrllc pour se l'ciidic cha- 



(' son ('Ole 



iitic 



(( s 



(< 



(( 



(( 



a 



cuui' h ('('11(' (i(*s mains (jni «^sl d 

np[)(dlo la s|)léni()n(', cl Tanlre riiépali([no. 
Les exhrinilés (1(^ rliarnn(^ sr divisonl , l'nno 
allanl an L:ran(l doii^l, (d Tanin» an poiiintd. I)(^ 
ces d('n\-là, parteni di' ptdilos vidni^s qni se ra- 
inifieid indéliniiiienl diins la main (d l«'s (loii;l>. 
D'anlros rameanx pins lénns pai'It'ul des 



(( 



h'.s unes se rt'ndfut on vû'et au i>,irl(' comme si. ;i l;i rate el au 
CdHir; mais les autres en i)ai1eiit. foie, il n'y avait (^u'un vaisseau 



/ 



// loïKican 



I l'p} 



h 



///ir (Itirsah 



'h 



unuiue 



arlere ou veine 



mais 



L'aorte et, la veine-cave lon^irent 
toutes deux la coliume verté- 
brale. 



)arltî 



>; 0. Daufrcs j/In 



7VV'\ 



//// //ru 



l'artère ou la veine (huit il j 
' ln''j)ati(|ue ou sph-niciuc: ne con- 
cerne pas directement la rate oU 
le foie, Ce s(mt touj(Uirs di-s vais- 



us 



tf/uf. ( e s(uit les trtmcs seaux des h 



p/ 

hrachio- cephaliques, les artèr<' 

l)rachial 



iras , dont 



droite comme 



le f 



(ue, ( 



1 un est a 
t l'autre a 



(^S 



neure , 
veines ( 



a veine-cave 
'S s(His -clavieres 



-ui)e 



tzauche comme 



la rate 



/. 



c.v 



lui 



u'as. t 



te 



\ rrllr </ 



rj 



I 



frritiifps i/r charii 



fh 



IIP se fU f/sr/i 



t. 



/f/fl//iS (/Ui l's 



'n 



./ <i 



r S' m l'n 



'S mêmes contusions >e })our- 
/{'. ("est suivent.-- I.'uiif (iN/i/if au f/ra/i'l 



assez exact , saut ([U il n est p; 



f/n/'/f. Ce sont les artères et les 
fait di>tincti()n entre les deux veines brachiales, ({Ui se raniitient 

dans les dsu'rts et les mains. Les 



svstèmes, artériel et veineux, 



/. 



/! sul('i>i(iUi 



V 



7' 



/•// 



't(''/t(irt(jU('. Ceci 



expressions 



lont 



•ert ICI 



st 



rait tout a fait inexact, si (ui texte, peuvent s'apidiquer 

et aux { 



eiiale- 



[» renaît au pi 



etl de la u 



Itr 



et 



il serait assez ditticile de voir ce 
qui a pu <lonner naissance a ces 



ment aux mains 



r 



)ieds. 



eut-être par li 



:rand doiL't, 



faut-il entendre le -/ros orteil 



erreurs. 



I 



es vaisseaux ( 



lu t 
h 



(ue 



uissi t)ien (pie le pouc* 



de la 



irse 



(hépatique;^ scmt 1 artère hépati- 
que, la veine-porte, les vaisseaux 
lym})hatiques, et les canaux !ii- 
liaires. Les vaisseaux de la rate de la main, et il est surtout (pies- 



mam ; et par le Poii:ne 

aussi hien que le Carpe. .Mais la 

tin du ï; inditpie (pi'il s"a;^it jdulôt 



le T 
M 



(spleniqiie) sont l'artère spleni- tion des [)ieds dans le ?i qui suit 
que, la veine spléniciue, « 



t 1 



es 



lïaul 



rt's rni/ifau.r plus 



vaisseaux ]vnH)liati(iues. Diotrene tenus... Cette «reneraliie est\raie 



q 



1 



LIV1U-: m. CHAI», ii, ,^ h, 






n 



(( 



piMmiit'res vtdnos . (d se 
di'oile dans le l'oie. (U' la 



rcMidenl de la veine 
tuudio dans la 



veim 



k ( r 



<( ra 



o 



l(^ (d dans les indirs. Celh^s qni vonl an\ jam- 

Taltacdie de ces membi'i's 



hes. se divistMn vers 



(( ( 



(( 



I 



>e rami 



n: 



fient dans lont(^ la cnisse. l.a |)1 

ierri«M'(^ la cnisse 



rosse de ces vemes passe 



m 



(( on sa -rossenr esl la pins apparente ; ctdle q 

ledans de la cnisse a nn volnme nn 



1 



)asse (Ml ( 



<( Dcn moins 



1 



i 



1( 



<( 



(( 



(( 



(< 



(TO 



rand. Knsnile. ces vemes vonl par le 
non dans la jambe el dans le piiuK comme 



celles qni s(» i 



amilient dans les mains; (die 



|(»sc(Mid(Mil daiislt^arse ion con-de-pied) ; eL de 
là, (dles se réparlissenl enlre les doi-ls ion or- 



leiL 



1) 



es urandes vemes, 



r 



1 se ramiiu^ éi:ale- 



meiil btnuicon 



p di' p 



(diles Vignes snr le vemre 



1( 



nlr 



ou 



u.' les artères et les veines 



ques primitives se 



> ( 



livi>ent. non 



ramitieiit a 
Irnilc d 



rinlini. — />'' I" 1'=^^ ^^ 



rs l'attache des cuisse 



/•/'//If 'Il 
artères reiial 



///IS If 



t 



(Itr 



Le 



m 



;iis pas mal plus haut, un \ 



)eU 



viennent a angle 



au-dessous des rems. 



De 



rnri'r 



droit d 



artie 



iterales de 



/ 



(I l'UiSS 



r. Les artères postérieur 



aorte 



(Ul II ": 



i/i rn'r 



Dr 1(1 rriiir f/uu 
Il est exact (pie 



/o 



rfH 



d(> 1; 



t cuisse t 



l de la jaml 



mt 



l:i en etïet plu» fortes que les artères 



rate est a 



uMiudie sous 1 hypo 



antérieures. 



C(>ndre : mais 



es (n 



ux rems ne 



Viml pur Ir ijrii'iu 
ihiiis lu Juiiihr rt dans le p/rd. 



s(mt ! 



li à droite m a irauche, 
l'un des deux est à gau- 



Ces détail 



>on 



t exacts dans 



leur 



puis(pie 

che et 

l"un et l'autre 



enseni 



ble. — Ou 



roU 



-dr - ijd'd 



autre a t 



Iroit» 



recev 



ant .Lai ajoute cette sorte de para- 



les ramitications jinrab» 



lira: 



et l'auteur a 



bien 



soin 



de l'aorte. — Crllrs ij 



u 



i rn/d au.r 



J 



u /H'iPS . 



Cet'i est en pa.r 



;u» 



a re 



jietîtion I 
dit ; mai- 



,. ce (iUl 



c e 



vient d'être 
ailleurs assez 



de dire que c e: 

pied ». — (^ii '^' 

également ces mots. 

ii S. Crlles <{Ui se i 



■y[ le tarse •* c 



lu 



fri/s . J'ai aiout( 



riK 



Irai dans 



exavM, quoique 
ques primitive 



s e 



t 1 



artères ilia- la irle pur lu !pa'(/r. Ce sont evi- 
ilia- (lemment les carotides pnmiiives, 



es vemes 



0-) 



IIISTOIHH I)i:S AMMAIX. 



« cl l(*s cùlcs. (belles ([ui s(' l'ciideiil dniis la (èlo 
« pni' la pn'^e paraissjMil ior( -raiidi^s dans le 
'< cou. De (diaciiur dédies, à rciidroil où (dl('s si^ 
<^ termiiKMd , il so raiiiijir un -rand iiomhiv de 
*^ vidiirs allaid à la (èle : Ic^s unes de dioiie à 
« païudu' ; h^s anlr(^s, dr i^auidu^ à droilo ; rmic «d 
raulreaboulissciil à rorcillc ' Dans (dia(|ii(' ('(>l(' 
du cou, il V a une auhu^ NcintMiui lont^t^ la ijrandc, 
mais qui esl un \hhi plus pidilc ([u'idle. La plu- 
« pai'l (h^s vcm'ui^s qui (lcsc(M)d(Md (l(^ la lèl»' vicn- 
u nt^nl s'y l'cinn'i", (d (dlcs inudrcnl inl('ri(uii'(Mnrnl 
par la gor-c. Dr (diacunc (reliefs, parlent des 
v<dnes ([ui passenl sous Tomoplale, el se i-endenl 
« dans les mains. l»rès de la veine splénicpie el 



« 



(( 



(( 



internes et externes. nv<'c toiit(^s 
leurs raniilicaiions, s'ctendauf .1 
toutes les parties de l;i ((''(e. — 
// sr fdinijic un iji'diul nmidn-f 
(Ir rcntrs. ("est vrai; mais (■"('>( 
bien j^-enér.il. — Ahoulissml ii 
rnifillo. 11 s'a<i-it (les ancres au- 
riculaires postérieures, (pii se 
ilivi.sent chacune en plusituirs 
branches. r*ar Droite et (iauclie, 
il ne faut pus entendre ici la 
droite et la .uauche de la tète, 
mais la direi'tiitn des artères et 
des veines, se diriiTcant de droite 
à g-auche, ou de Liauche a droite. 

?:; 9. Dans l'hfHjUi' rMc ilu '.-ou. 

Il y a de cha((ue côte du cou une 
carotide. Les carotides sont ac- 
compa Innées d'une foule de v<'i- 
ues, qui se raniilient en tous sens ; 
mais il n'y a j)as de veines qui le 



suivent jdus spécialement dan.> 
leur fra je(, a moins (pie ce ne xiit 
la veine ju,i:-ul;iire. externe et m- 
ttM'iie. — \j! phi/Kirt ilfs rr/in's 
tjin ilrsrrnih-nf tir la li-jc, (',. 
serait plutôt celles (pu moulent, 
dans lattMe. — \'/riiiirii! s'.y rctl- 
ii/r. Ce serait alors des \-eines 
(pli iMpporteraient le sanu" dt' la 
tête au cou; mais on ne \oit ])as 
bien de qu(dles veines il est ijues- 
tion d;ins ce passati'e, ("c>t jieut- 
être l;i \-ein(> (emporale siiperîi- 
cielle. — Qui itdssrnt snus I'duui- 
/il'ilr. (',' sont le trt»iic bracliio- 
cei)Iiaii(pie , l'artc're t)r;t(dii;de , 
(lui s(> ramilie jusipia la. nnain : 
ce sont aussi les veines de> mains, 
les veines sous-(davi(U-es et tuutes 
ctdles qui aboutissent à la veine- 
cave supérieure, i)our aller jus- 



LlVUi: m, CllAi>. II, .:^ ni. 



•)■) ! 
.. ^ 1^> 



(( de la veine hépatique, il y en a d'auliu^s (|ui sont 
^( un peu j)lus pcdites, (d qu'on ouvre qua.nd on 
(( V(ud Liuéi'ir des douleui's sous-cutanées ; mais 
(( c't^st la spléni([ue A 1 liéj)alique qu«» Ton ouvie 
(( quand h^s douleui's sont dans le vi^nli'e. 

'^' « D'autres veines eiicor(\ parlant de C(dles-là, 
(( se rendt,^nl sous h^s mamtdles. D'auti'es qui, de 
« chacune d'idles, descendent dans les testicules, 
« en passant par la motdli^ épini(M'e, sont ténues. 
(( D'autres encore, placées sous la peau (d au li'a- 
(( vers delà (diair.se rendent aux reins, et ahoutis- 
<t sent aux testicules chez les hommes, (d à la 



(pi'au C(eur. — S//lrui(/ur... //c- 
/u/llf/w. Voir un jxui plus haut, 

iî G. — ■ Et f/u'ii/i OUri'P. ('"est 
de la therapeutifpae et de la nu'- 
decine; ce n"est plus de riiisioire 
naturelle et de Tanatomie. Le 
texte est un peu j)lus pre»is, el 
il dit ex.ictement : u ceux qui 
soii:nent » les malades, c"est-a- 
dire, les médecins. Il ne j);irait 
pas (lu'IIipi)ocrate ait recom- 
mande ces sortes de saignées; 
voir l'édition et la traduction de 
M. K. Littre. ïdlilr al/ifuihrlif/i/r, 
article Saignkk. Il semble d'ail- 
leurs, d'aiirès ce j)assaL'-e. (pie la 
splenique et rht'j)ati(pu> de Dio- 
j.^èiied'Ai)ollonie sont l)ien des vei- 
nes et non pas des artères, puis- 
qu'on peut les ouvrir piuir tirer 
du san^'- dans b's maladies. 

Ji iO. Se rrinic/it .unis 1rs nid- 
mellrs. C'est sans doute l'artère 
mammaire, l'artère axillaire, et 



humérale. Cette dernière s't'tend, 
de la partie intérieure de l'ais- 
selle, au niveau du grand pectoral. 
— Dans les frsf/cuh's fu passinil 
jnir In lu'u'lh' cpiiiii'i'r. (\'c\ no 
}ieut s'entendre que de ra(U'te et 
de la veine-cave inb-rieure. avec 
toutes leurs ramifications. — 
l)'nutrcs rnrine plni-Cfs snus In 
jn'nu. Il n'y a rien la de particu- 
lier jtour ces vaisseaux, puis(pie 
tous les vaisse;iux du corps sont 
nécessairement jtlacés sous la 
peau : mais sans doute Diogène 
veut dire que ceux-là sont ])lus 
prolonds (jue les autres. — Ans 
, /■ci/isA'e sont les artères rénales, 
(pli vont dircL^tement de l'aorte 
u chatiue rein. — Ahintfissont (lu.r 
/rsl/cules. Cesoni évidemment les 
uretères, qui, partant des reins, 
aboutissent à l'appareil Lrenito- 
urinaire lians les deux sexes, et 
conduisent l'urine du bassinet à 



224 



IllSTOIUi: DES AMMAIX. 



(( malri(M' clioz les IVmuies. Los proinièros ([iii par- 
(( lent (lu ventre sont d'abonl plus larges; (dies se 

ivli'êcisseiil (Uisuile, jusqu'à e(^ (iifelles cliaii- 
( geiil (le droite à ^aiich(\ vi de gauche à dioite : 
(( ou leur doniit^ le nom (1(^ veines sperniati([ues. 

" <( Le sauii le plus épais est al)sorl)é dans les 
« chairs; le reste, ([ui se l'eud dans ces ditîérenls 
« organes, est légei', chaud ci écumeux. » 

'" Voilà ce quediseid Syennésiset Diogèin:; voici 
maintenant ce ([ue dit Polyl)e : 

'^ « Il V a. dil-il, (Hialr(^ paires de veines. Tue 
(( premièiT pair(\ qui vii^nt du (h^rièie de la l(Me, 



la vessie. — On l''ii>' (h"iiir h' 
iiODi (le r/'/iirs s/>f'rm(ilif/ws. 
MM. Aul)ert et Wiiunier jH-nscnt 
avec raison (jne ce petit nieiiilire 
(1(> phrase serait mieux i)lae<'' 
après : » A la matrice chez les 
l'eiiiiues >'. 

:^ 11. />'■ sd/i;/ /(' ph/s cpiiis. 
("est peut-être du sant: ariérii'l 
(pie Diogeue d"A])ollonie euteiid 

parler. 

J; 12. Si/ciinrsis rf Dinf/nir. 
Aristote réunit ici ces deux zoo- 
loi:istos; mais il n'est j)as pos- 
sible de les confondre à aucun 
deirré. Le système de Syennesis 
est à i)eu })rès informe. C'elui de 
Diouène, (luoicpie rempli encore 
d'erreurs et d'obscurités, est ce- 
{)endant tres-supt-rieur. U atteste 
des o])servations ('tendues, si ce 
n'est fort exactes ; et c'est un 
etVin't puissant pour cherch<'r à 
pénétrer la vérité. — Vulijhr. 



C'e^l sûrement le i;-endre d'IIip- 
pocrate ; voir l'édition et la tra- 
duction de M. I']. ladre, tome I, 
p. :{U) et tome IX, p. i20 ; voir 
aussi dans ce même volume, 
p. lii.'J. l'opinion de M. \'\. Littre 
sur les trois anatomisies (pie 
nomme Ari>tote. 

,:i !•'{. Qiuitrr pairrs de rri/irs. 
U est évident ((Ue ce système tient 
lieaucouj) moins de compte de la 
rt'alite (jue celui de Dioirene, l)ien 
qu'il lui soit i»osierieur en date ; 
les observations ont ete moins 
attentives, et Polybe y a mis plus 
d'inuiginalion qu'il ne faut , et 
l)eaucoup plus i^ue son prt'ih-ces- 
seur. — l nr pi'ouirrc jxin-e. 
D'api'ès cette expression de Paire, 
on peut sujiposer (pie Pidybe 
avait entrevu la distinction des 
artères et des veines, les unes 
accomi)aj.niant toujours 'es au- 
tres, sans se confondre avec elles. 



LIVHK III, CHAI>. 11, < jo, 






« descend par le cou, el exti'i'ieurtunenl le long 
<^ (\v chacun des vù\v>^ de l'i^pine dorsale, pour 
« aller des hanches dans les jambes. De là, par 
" le bas de la jand)e, (dles arrivent aux malléoles 
<c (externes (d dans les pieds. C'est pour cela que 
« dans les douleui's du dos et des hanches, on se 
a l'ait saigner aux jarrets et aux malléoles externes. 
« '* D'autres veines partant de la létt* prt's des 
'^ oreilles et traversant le cou, sont appelées jugu- 
** laires. (udles-là se dii'igent le long du rachis et, 
^t en dedans, près des lond)es, aux testicules et 
« aux cuisses. Après avoir ti'aversé la partie interne 
<( des jarrets el des jambes, elles arrivent aux mal- 
*< léoles intei-jies, et dans les pieds. C'est là encore^ 
« ce qui l'ait que, poui' les douleurs des lombes 
'( et des testicules, on se fait saigner aux jarrets 
<< (d aux malléol(\s inteiiies. '■' La troisième paire 
u de veines, parlant des tempes, se dirige par le 



Mais on ne com[irend pas à (pioi 
peut se raj)j)orter cette prendère 
})aire, descenilant du derrière de 
la tète jusque dans les jambes. 
11 y a de noml)reux vaisseaux qui 
suivent ce trajet ; mais deux 
vaisseaux latéraux, et en(pielque 
sorte parallèles l'un à l'autre, 
n'existent pas. On en peut dire 
autant des trois i)aires suivantes, 
qui ne répondent i)as davantage 
a des réalités. — O/i sr fait sdi- 
;//iri- (lu.r jdrri'ls. Ceci semble 
indiquer le médecin. 
.^ 14. Ajjjjc/ci's jiujidaircs. (Je 



sont sans doute les carotides et 
les veines jugulaires; mais ces 
vaisseaux ne sont i)as appareille^ 
entre eux, comme Polybe le suj)- 
pose. — C'est là cik'ui'c rp qui 
fait. Voir la note sur le paragra- 
phe précédent ; c'est encore pro- 
bablement le médecin (^ui parle. 
!:; 15. La iroisièinc paire de 
rri/ics. Cette troisième paire n'est 
pas plus réelle qu(^ les deux pre- 
mières ; mais })uisqu'ellc se di- 
rige dans le poumon, il est à 
croire iju'il s'agit, en partie du 
uioins, des artères bronchiques 



T. 1. 



22G HiSTOlUE DES AMMALX. 

(( COU, au-dessous des omo()lali's, dans le [)ouuiou. 
(( Celles de droite passent h i;auehtN sous la nia- 
(( nielle, pour se rendre dans hi rate et le rein; 
(( celles de j;auche passent à droite, se rendant du 
<( poumon, sous la mamelle, au t'oie et à l'autre 
(( l'ein. Toutes les deux al)outisseid (\ualemenl à 
l'anus. '^ Kniin, les ([uatrièmes parti^d du dtîvanl 
de la tête et des yeux, au-(l(^ssous du cou el des 
(( clavicules. De là, elles se dii-ig^'id, par- le liaul 
«des bras, jusqu'à leurs llexions; et passant par 
les coudes, elles arrivent aux poignets (d aux 
plialanf,-es. l^Ules remontent (nisuite de la pailie 
intérieure des bras aux cuisses; elles ari'ivent à 
la partie supi^M'ieuri^ des eûtes, jusqu'à ce qu'elles 
(( se rendent, Fuiie à la rate, Taulre au foie; el 
(( après avoir passé sur le venln\ elh^s se termi- 
a nenl toutes les deux au membre hoideux. » 



(( 
(( 

« 



et de la veine-cave supérieure. 
— Toutrs les deux ahnuiissrnl 
également à l'anus. 11 n'y a rien 
dans la réalité qui corresponde 
à cette description. 

§ 16. Enfin les (/uafrièmes. 
Cette quatrième paire n'est i)as 
plus réelle que les trois précé- 
dentes. MM. Aubert et Wimmer 
conjecturent que Polybe aura étu- 
dié la distribution des vaisseaux, 
dans le corps humain, sur des 
personnes maijj:res , bien plutôt 
que sur des dissections, ('ette 
hypothèse est vraisemblable ; et 
ceci mettrait Polyl)e au-dessous 



de Diogène irApollonie, qui a cer- 
tainement fait des obs«"rvations 
anatomicpies. MM. Aubert et 
Wimmer ont, à la tin de leur se- 
cond volume, donné trois dessins, 
pour faire mieux comprendre au 
lecteur les systèmes de Dioj^'ène, 
de Polybe et d'Aristott'. — Au 
menihve honteux. C'est la traduc- 
tion littérale de l'expression grec- 
que ; je l'ai conservée, parce 
qu'elle peut s'appliquer e<j:ale- 
mentaux deux sexes. Ce morceau 
de Poly1)e est reproduit textuel- 
lement dans le Traité hippocra- 
ti<iue de la Sature (tes us; voir 



LIVUi: m, CIlAl». III. V 1 



•»•)■ 



CHAPITRE 111 

Systèiiic personnel d'Aristoto sur la distribution des veines daM^ 
le cori)s humain; causes des (erreurs antérieui'cinent commises: 
deux ^-rosses veines dans le tronc; la trachée-artère et l'aorte; 
toutes les veines })artent du cœur; la pointe du cœur; ses trois 
cavités; leurs dimensions; différences de la i^^ande veine el 
de l'aorte ; rapports de la trachée-artère et du pouinon ; ses 
ramdications; citation d'Homère; distribution des veines dans 
les bras, à la tète et dans les méninges; le cerveau n'a pas de 
sang; ramifications dv Faorte, analogues à celles de la trachée. 

' Telles sont à peu près toutes les idées que 
d'autres ont émises. Parmi les philosophes qui étu- 
dient la nature, il en i^st qui n'ont pas porté des 
observations aussi détaillées sur les veines; mais 
tous sont d accord pour les l'aire partir de la tètt» 
et du cei'veau. En cela, ils ne sont pas dans le vrai. 



Littré,édit. ettrad. d'Hip{)ocrate, 
tome IX, \). 174. Dans ce dernier 
texte, le morceau de Polybe est 
plus long- eti)lus comj)let. Polybe 
avait fait un ouvrage sur la Na- 
ture de l'homme, d'où ce mor- 
ceau est sans doute extrait. Voir 
Littré, i/jid., tome I, j). 346. 

>; 1. Quf d'autres ont émises. 
Les citations qui précèdent sont 
un témoii:nage de plus contre 
l'injustice de Bacon, accusant 
Aristote d'avoir étoutfe la g:loire 
de ses devanciers, au profit de la 
sienne. Sans Aristote, qu'aurions- 
nous su des théories de ISyenuesis, 



de Dioyène d'ApolIonie et de Po- 
lybe? D'ailleurs, sa propre théorie, 
est tellement sui)érieure aux leurs 
qu'il n'a rien à craindre de la 
comparaison ; mais elle n'était 
peut-être pas aussi neuve qu'il 
semble le croire. Elle est déjà 
dans le Timée de Platon ; voir la 
traduction de M. Cousin, p. 198. 
Aristot(^ a oublié de nommer son 
raaitre.— Qui étudient la nature. 
On peut conn)rendre qu'il s'agit 
spécialemeut des philosophes 
Ioniens : mais ou peut croire aussi 
que la remarque est générale. — 
De la télc et du cerveau. Aristote 



■).-)s 



mSTOllli: DES AMMAIX. 



Viii<i qiril a ol('^ dil |)liis luuil, il t^sl (liflicilc de l)ioii 
ohsci'vci' l(»s viMijcs; cl (''«'sl sculeiiidil sur les aiii- 
ninux ([ifon rlouH'e, après un loni; auiaifirissemenf, 
qu'on |)tuil l(*s rludier connue il conviiMil, ([uand 
ou s'inléresse l'éelKunenl à ces études. " Voici 
quelle esl précisémiMil la nature des veines. Dans 
le lronc,se trouvent deux veines, pi'ès du racliis et 
en dinlans. La plus t;rosse des deux est en avant ; 
la plus p(4ite est par derrière elle. La plus grosse 
est (lavantaf;(' h droite; la plus petite est à fiauche. 
On rappelle parfois l'aoïte, parce qu'on peut voir 
sîi partie nerveusi» niènie sur les animaux morts. 
Ces veines commencent en partant du (*œur. 



est bien jtlus dans le vrai, en l'ai- 
sanl j)ariii- tous les vaisseaux du 
cœur. — Plus hauf. Voir plus 
haut, eh. ii, .^."1. — (Jinni élouffr. 
Prol)al)lenient, c'était \(\ procède 
d'études qu'adoptait Aristotc, afin 
de retrouver le sang des animaux 
dans les veines, et })our qu'il 
ne s'en «'Coulàt pas tout entier, 
« comme d'un vase qui se vide ». 
Voir plus haut, ch. ii, i^ W. 

% 2. Vrcri.sé})iriit la nalurc (h's 
veines. Sans doute, le système 
d'Aristote n'est pas non plus la 
vérité, et il est encore bien loin 
de la découverte de la circulation 
du sanjr, réservée au wii" siècle 
de notre ère. Mais ce système, 
tout erroné qu'il est, est néan- 
moins intiuiment supérieur anx 
j)recedeDts ; et en l'aisant j)artir 
tous les vaisseaux du cœur, il 



est lieaucoup plus réel (praïunni 
d'eux. C'est une justic*- <pie 
MxM. Auhert et \\'immer rendent 
aussi au zooloiriste ^'rec. \"oir 
M. I*^. Littré, Uipinx-ratey iomo 1, 
p. 220. — Deu.r VI' m es pri's /lu 
rddiis. Il est clair i\\i"\\ s'atrit 
de l'aorte et de la veine-cave, 
suj)érieure et inférieure, (^uoi- 
(jue la distuiction des veines et 
des artères ne i'ùt pas alors con- 
nue. — La plus grosse (1rs dcu.r 
est en avant. C'est l'aorte, ([ui 
est en ell'et devant la veine-cave. 
— O/i rappelle parfois rtvjrfr. 
Il parait donc que ce n'était j)as 
encore une expression p:énerale- 
mcnt reçue, du tenq)s d'Aristote. 
Voir aussi le Timee de Platon. 
trad. de M. Cousin, j). 213. — Kn 
partant du cirur. Aujourd'hui 
même, on ne peut faire partir 



LIVRK 111, Cil A P. III, ,^ :;. 220 

•'Ce quileprouv(% c'(vs| q„\Mj passant au travers 

d\aut ns viscères, elles y oar(l(Mil toute leiirinlé-rilé, 
et y restent partout des veines. Le cœur semble, en 
quelque sort(\ en i^w^ mw partie, siniout dt^ la 
v(M'iie qui est en avant et qui est la plusf^n^osse, |)uis- 
qu au-dessus et au-dessous on trouve ces veines, 
et qu'au milieu c'(^>\ le cœm\ ' Le cœur, dans tous 
les am'maux, a (\(^<. cavités internes; mais dans les 
animaux très-petits, c'est k peine si l'on peut y dis- 
tiiif^uer la plus considèral)l(\ Chez les animaux de 
moyenne i;randeur, on voit déjà la seconde; et sur 
les plus grands, on distingue aisément les trois. 
La pointe du cœur étant dirii^ée en avant, 
ainsi qu'on La dit un ptui plus haut, la cavité la 



que du cœur la SfM-ie entière des 
vaisseaux sanguins, artères qui 
(Ml j)artent, ou veines qui y re- 
tournent. 

§3. Ce qui le})rnurr, hviàémon^- 
tration peut être regardée comme 
fort solide; la continuité des V(Mnes 
ou des artères ne s'interromj)t 
pas, dans un sens ou dans l'autre. 
— En être unr partir. Ceci est 
moins correct; et la constitution 
du coMir n'a aucun rapport avec 
celle des vaisseaux sanguins. — 
Surtout (le la vrinc qui est en 
avant. C'est de l'aorte qu'il 
s'agit, et qui en etl'et est la j)lus 
grosse. — Au-(lr^sus et au-des- 
io;^5. C'est e\ac{. — i:f//u'au milieu 
c'est le e,rur. Ce n'est })as pré- 
cisément le milieu; mais dans la 
circidation entière, le cunir est le 



centre oii tout aboutit, et d'où 
])art tout le courant. 

?i 4. Des cavités internes. Ceci 
est encore exact dans cette géné- 
ralité. Seulement, Aristote ne dis- 
tingue que trois de ces cavités, 
tandis qu'il convient d'en distin- 
guer quatre : les deux oreillettes 
et les deux ventricules. — On dis- 
tinfjruc ais('ment les t7^ois. On voit 
qu'Aristote avait disséqué le 
cœtir avec beaucoup de soin; et 
il est étonnant qu'il n'y ait dis- 
tingue que trois cavités, au lieu 
de quatre. Du reste, il avait bien 
fait d'essayer ses observations 
les plus complètes sur les plus 
grands animaux. 

î; "j. l'ii jtcu plus haut. Voir 
livre I, ch. xiv, ?< î. — La plus 
(jrande est à droite. C'est l'oreil- 



^2'^() 



HÎSTOIHF ORS AMMArX. 



plus -^raudo oM h droilr i^[ hml h fnil n\ haut 
(lu cœur: la plus polih' (^sl h -aurho; la ravile 
(le grandeur moyeiiiu^ esl cuire les deux. I)\nl- 
leui's, l(^s dtnix réunies son! heauroup plus pejijes 
([U(» la f;rau(l(\ '' Toules les (rois s'ouvrtMil dans le 
poumon; mais la p(Milesse des eonduils <Mnpèrhe 
(|u\)n ne 1(^ voie, si cr ncM pour une si^de. La 
ii^rande veiin^ par! doue de la (\avilé la plus f,q^and(\ 
(]ui est vu haut et à di'oite; ensuite elli^ red<'vi(Mit 
veine dans la cavité du milieu, comme si la cavité 
n'était ([u'une portion de la veine, où le san,u forme 
une sort(» d'étanti. L'aorh^ pai't de la cavité 
moyenne; mais ce n'est pas de la même manière; 
ellt» communi(|ue avec le conu' pac un conduit 
beaucoup plus étroit. La veine trav(M\s(^ le creur, 
et se rend dans raorte,à partir du c(Pur. De plus. 



lette droite du cœur. — Tout à 
/'(lit en haut du Cd'ur. C'est bien 
la position de roreillette gauche, 
aussi bien que celle de la droite. 
— La plus petite est ii f/aw/ie. 
("est sans doute l'oreillette gau- 
che, qui est en eflet plus petite» 
(pie l'oreillette droite. — Les 
(teu.r rcunirs. MM. Aubert et 
X\'iniuier proposent une petite 
variante, qui ne change que très- 
peu le sens, mais (|ui n'a rien de 
nécessaire, 

ï; 6. Toutes frs trois s'ourre/it 
(fa/is il' /joiauo/t. On sait que 
c'est une ei-reur. Les ca\it«'s du 
ca>ur ne communiquent pas avec 
le poumon. En sortant du ven- 



tricule droit, le sang passe par 
l'artère pulmonaire; et se i)arta- 
geant ensuite en deux colonnes, 
il ptmètre à droite et à gauche 
dans les deux poumons, ou il est 
mis en contact avec l'air {)our 
redevenir s;uig artériel; il est 
rament' jyar les quatre veines j)ul- 
monaires dans l'oreillette gauche, 
qui le transmet au v(»ntricule ; 
et le ventricule le cliasse dans 
l'aorte. Il n'est donc i)as exact de 
dire que le cœur communique avec 
le poumon; mais il t'st vrai ([ue 
des vaisseaux, partant du co'ur, 
se rendent aux poumons ; et voda 
comment Aristote {leut être eu 
partie justifu'. — Ij/ jtrf/fr^sr 



MVRI- III, CIIAP. III, ,:< 6. 231 

la -rande vi^ne est mt^nbraneuse et pareille à la 
peau; l'aoïie est moins lai<^e; mais elle est exces- 
siv(mi<'nt nerveuse. En sïdendanl assez loin vers la 
tète et vers les parties inférieures, elle se rétrécit, 



(tes rnnduHs. Tous les vaisseaux 
dont on vient de parler sont au 
contraire assez gi'os. — Pour unr 
srutr. C'est peut-être l'aortt», ou 
j)eut-ètr«' aussi l'artère jmlmo- 
naii'e. — Ln fyra/i/lr veine, ("est 
sans doute la veine-cave siq)e- 
rieure. Mais loin de partir du 
C(eur, elle y aboutit. Il est vrai 
qu'à première vue, ces deux 
directions jteuvent se confondre, 
et qu'à moins de connaître la 
vraie circulation du sang, on ne 
voit que les attaches des vais- 
seaux sans savoir, aujuste, dans 
quel sens ils vont. — Elle rede- 
vioni veine. C'est la leçon ado])t('e 
par Camus et j)ar MM. Aubert 
et AVimmer, et que justifie ce 
qui suit. D'ailleurs, la description 
n'est pas exacte, comme on peut 
le voir; et il n'y a pas de vaisseau 
qui traverse le coiur. — l'ne sorte 
d'étanfj.J'iii conservé, autant que 
je l'ai j)u, la force de l'expres- 
sion grecque; on aurait pu tra- 
duire aussi : Oii le <( sang est 
stagnant ». — L'aorte part de la 
eu vite inoyennc. En rt'alité, 
l'aorte j)art du ventricule gauche ; 
après s'être intléchie, elle se 
place j)rès de la C(donne verté- 
brale, la suit dans son cours 
jusqu'à l'abdomen, oii elh; se 



qui 



divise en deux branches, 
vont dans les jambes. — De la 
nivntp /nanii're. (Jue la crande 



veme, ou veine-cave suj)érieure. 
-- Arer Ir oirur. J'ai ajouté ces 
mots, dont le sens me semble 
implicitement compris dans 
l'expression du texte. — Ln 
vente traverse le e(vur. Ceci n'est 
])as exact; Aristote a pris les 
cavit('s des oreillettes et des 
ventricules pour la continuation 
de la veine-cave. — Danx l'aorte 
il partir du Vivur. Ceci ne se 
comprend pas bien; et tous les 
elTorts cpi'on a faits pour amé- 
liorer ce passage ont été inu- 
tiles. J'ai suivi le texte donné 
par MM. Aubert et Wimmer; 
mais eux-mêmes ne l'ont pas 
suivi dans leur traduction, où il 
est dit que « c'est l'aorte seule 
« qui part du C(eur ». Il est bien 
difficile de savoir })récisément ce 
qu'Aristote a voulu dire. — De 
plus, la grande veine... MM. Au- 
bert et Wimmer remarquent 
avec raison que cette observa- 
tion consignée par Aristote, sur 
l'épaisseur diverse des vaisseaux 
sanguins est un grand pas de fait 
])our la distinction des artères et 
des veines. Les parois des artères 
sont formées de trois tuniques 
les unes sur les autres, avec des 
vaisseaux et des nerfs qui leur 
sont propres. Les veines ont 
quatre tuni(jues, dont la dernière 
externe est tout à fait semblable 
à la tunique externe des artères. 



:>3i 



HÎSTOIRi: DES AMMAI'X. 



et elle (hnient loul à l'ail un ni^if. " A parlir du 
sommet du C(eui', une poi'lion d»' la friande veine 
se diri^^e v(M's I(^ poumon, (d au poinl de l'encoidiM^ 
de Taorh^; e'esl \uu' \n\w qui ne se divise ])as el 
qui est 1res t^r'osse. Mais de cette veine, il soi'l deux 
ramiMux, doid l'un se rend au j)oumon, cl Taulro 
au racliis (d h la dernière v(M'IM)i'e du cou. La 
veiiH\ qui se rend au poumon, It^quel (^sl lui-mèm<' 
divise en deux poi'lions, se parlaj^e (Fahord eu deux. 
Ensuite, elh* so rend à chacune d<*s l)r(ui(dies el à 



L:i tunique iutornc «'St t't;ale- 
ment i);ireille ;i celle des artères, 
('ette ressemblance du tissu des 
artères oi du tissu des veines 
peut servir à expliquer et à 
excuser bien des erreurs. — Xrr- 
vrusp, ou Musculeuse ; car en «^-rec 
c'est le même mot. A mesure 
que les vaisseaux saniruins, ar- 
tères ou veines, sont plus (-hn- 
<2:nés du couir, leurs rannlieatioiis 
deviennent de })lus (mi ])1us tf- 
nues; et en ce sens, r(»hserv;iti<in 
d'Aristot(> est fort exacte. 

s; 7. l'iif poiiin/i ffr ht ffrni\(lp 
lU'lnr. MM. Auhert et W'immer 
j)ensent (pi'il s'a;zit de la veine 
judmonaire; c'est peut-être plu- 
tôt, comme nous disons «'u France, 
l'artère pulmonaire , qui charrie 
le san}.r noir du ventricule droit 
aux deux poumons; elle se jnirte 
du ventricule en haut et a f,^■lu- 
che; et après avoir croist- l'aorte, 
elle se divise en <leux troncs, droit 
et L'auche, (pli vont aux |)oumons 
et s'v ramifient a l'intini. /■;/ 



(UL point (le mii^oiilri' de /'(orlr 
L'artère pulmonaire em))rasse 
l'aorte; et c'est là sans doute ce 
qu'Aristote aura observe. — Ot/i 
ne se (lirisp pris et t/ui rsf frcs- 
f/rossr. II est vrai (pie d'abord 
l'artère j,ulmonaire n»^ se divise 
l)as et qu'elle est f(»rt L'-ross(» , 
quoicpie l'étant moins que l'aorte ; 
mais, ajirès un court trajet de ;i;') 
à iO millimètres, elle se divis.' 
pour allei- ;iux d«Mix poumons. 

— // so/ / tlrn.r l'dnird u.r . \\ sem- 
ble (pic ('('('i contredit ce (jui prc- 
Q^'d'' sur la ^-rande Nciiu' <t (pu 
ne se divise pas )>. - IJ /'(lufrr 

(lU ifirliis rf à la ilt'i'ilirt'i' rPrlchv 

(lu POU. Il n'est pas nécessaire d'in- 
sisttn' sur les crreursè'vidcntcs (pu 
sont commises ici. --- .1?^ )y/i-his. 
Te ne peut être ipie la veine-cave. 

— .1 In (ho'iiirrr VO-trlnr t/)/ CDU. 

e'cst la carotide (btuble. a droite 
et à i^^tuche. — KHr se rend ii 
cfidcuiir (/ps hroitclips. Ici encore 
l'erreur est manife>te. La i;r;uide 
veine, coriime Ari^fotc l'oppelle. 



LIVRE 111, CHAP. in, ii '.). 



rx.\ 



clia({ue oi ilire, plus jLiiande pour les plus irrands. 
plus ptdile pour les plus pelils; de lell(» sorte qu'il 
ne se li'ouve pas, dans ces (u^^am^s, une seule por- 
tion où il \\\ ail un orifice et une veinult\ ^ On ne 
pent plus voir les plus ptdites de toutes, lant (dles 
deviemKMit lèniies; mais le poumon, dans toute son 
étendue, paraît r(Mnpli de sanir. 

^ Tout (^n haut et partant de la p^rande veine, se 
trouvent les canaux des broncln^s, qui viiMinent de 
la Irachée-artèiM^ La veine qui se ramifie à la ver- 



ne se r(>n(l pas des poumons aux 
bronches. Le vaisseau qui se 
rend au ])oumon. en passant i)rès 
des bronches, c'est l'artère juil- 
monaire, qui se rnmilîe et se 
perd dans le poumon. Puis, les 
veines du poumon ramènent le 
sau!/ à l'oreillette p-am h(\ Mais 
encore une t'ois, l'anatomie de 
toutes ces parties est si dtdicate 
et si obscure qu'il n'y a j>ns a 
s'('tonner «[ii'on n'ait jtas, du pre- 
mier couj). pu c<tnstater les t'aits. 

A rfiuf/w <ir/firr. On ue voit 

pas clairement eo dont il s'agit: 
ce sont peut-être les ctdlules de 
(diaque poumon. — l'nr spuh' /pu^- 
fio/i... C'est une descri|)tion assez 
exacte de l'intèTieur du poumon, 
tn})isse partout d'artê'rioles et de 
veinules. 

i: S. Ofi ZIP J'f'ut /ih(s voir. Il a 
été constate ]iar les anatomistes 
modernes (jue les derniers ca- 
nalicule< du jioumon ont de 1 
a .'1 dixièmes de millimètre, en dia- 
mètre. On ci>mi)rend comment eu 



présence de cette extrême ténuité, 
les premiers observateurs (mt du 
renoncer à pouvoir distintruer 
les choses: mais, comme le dit 
Aristote d'une manière générale, 
toute l'étendue du poumon est 
pleine do sang. Il ne savait pas 
sans (b)ute le pounpioi ; mais 
c'était dtqà beaucoup d'avoir 
reconnu le fait. 

;; 0. ])'' lu <jrn)i(lp ri'in'\ L ' 
texte dit simplement : <* Oe la 
veine v,. Il ne semble pas que la 
grand<> v»dne. la veine-cave, ait 
rien a taire ici. La tra(dit'e-artère 
vient du larynx, et se divine sous 
la crosse de l'aorte en deu,x 
branches, l'une sous l'aorte (pi 
va au poumon droit , l'autre de- 
vant l'aorte qui va au i>oumiui 
e-auche. Ces divisions de l'aoï-te 
sont les Bronches : l'anatomie 
moderne leur a conservé le nom 
frpoc. — Iji }'PniP (jui sp ramiftp 
il la rppfphi'p ilu <'ol. Il est diffi- 
cile de savoir s'il s'agit des ar- 
tère< cai'otides et des sous-cla- 



2A \ 



inSTOlHi: DKS AM.MAIX, 



lobiv (lu eol cl ;m lacliis, revicul (I(* iioiivonii à la 
col()ini(> (loisalo; ci c'est d\'lle qu'llumèic a dil, 
dans ses v(M's : 

f/arlrit», qui dos l'oifis nuiiilo ;(ii .'-il, p<i porrrc. 

De celle veiiKs paiitMil des veinules à chaque 
coJ(^ el à chaque veiièl)r(\- cd (die s(» divise eu 
deu\, à la V(Ml(d)i'(^ qui esl au-(I(\^sus di^s nùn^. 

'^ Vcdlà donc commeni se (lislril)U(Md loul(\s ces 
ramificaiions pailanl de la p'ande v(M'ne. 

Mais au-dessus de ces r-aineaux de la v(dne qui 



11 



vièrt's, droites et ^Muclios; mais, 
<i Cette veine qui revient de nou- 
veau à la colonne dorsale » ne 
peut i:uèr<' être (jue l'aorte ou 
l'cesophage, (pii suivent en etVet 
le rachis pendant un certain fr;i- 

jet. — L'(irti'ri% ijui d,-s rrin< 

iiio)ifc (tu ('t)l. Homère ne se ilat- 
tait pas sans doute d'èfre exact 
enanatomi(^; mais il portait son 
^^enie dans ees détails, aussi hicn 
i[\w dans tout le reste. Cette ar- 
tère dont il parle ne peut être 
que l'aorte, qui se ramifie au\ 
deux reins, (pii se prolonj^i" pres- 
que jusqu'au cou en remontant, 
de mèine ([u'elle descend tort 
au-dessous îles riuns, juscpTaux 
iliacpies primitives. Le vei-s d(> 
l'Iliade se trouve chant XIII, 
V. ôt7; c'est Antiloipie (pn frappe 
Thoon. — Dr ffUr i'rnu\ par- 
Irnl ((es rciitulcs. Ce sont san-> 
doute les artères intercostales, 
allant en etlêt de l'aoïle aux 



côtes, à droite et à p:au(die. — A 
1(1 rrrti'hrr (jul rsl du-dcssus d, s 
ro/ns. Il s'atrit peut-être des ar- 
tères diai»hra.L'-mati(pn's. (pd se 
ramifient à peu près a cette hau- 
teur, un peu au-dessus des rems, 
du tronc co'lia(p!e v\ de l'artère 
nn\senteri(ph' supérieure. 

^}[).l'(irt(nd dr hnji'aiidr rri/ir. 
Il serait ])lus ri'-ulier de du'e : 
J'artant de l'aorîe; mais dans 
cette Complication intiide d<' vais- 
seaux de tout t:a-nr.\ (pi'a accu- 
mules la juiture, il n'y a pas a 
s'étonner ipie les premières <di- 
servations aient è-te msufiisantes. 
Il lau! au conti'aire admirei- ce 
ipi'Aristote avait deja jm faii'.-. 
> 11. Df 1(1 rrl/tr tjui juirt du 
'■"'iir. Est-ce de laortc, avec s,.^ 
iMuiificanons supérieures, (pi'A- 
risîote entend parler? Ou bien, 
<'si-c(^ de la vcme-cavc sujM'rieure, 
qui ne part pas du cceur, mais 
qui sy rend par l'^u'eillette di-oitc ? 



1 
I 









i.ivRr: m, chap. ni, ?î ii 



'2X\ 



pai'l du couu". la viMiie eiili('r(^ se divise pour se 
rendi'i* à (huix r(''';ions. Les unes s(^ porl(Mit sur le 
C{)U^ el aux clavicuh^s, pour se rendre eiisuilc par 
les aisselles dans les bras chez Fliomme, dans les 
membres anh^'rieurs chez b^s quadrupèdes, dans 
b^s aib^s chez les ois(\aux, et dans les nageoires 
interi(un'es chtv, les poissons, ('.es veines, au point 
où (dles s(^ divisent tout dVabord, et où elles com- 
mencenl, se nomment b^s juiiulaires. Là où elles se 
divisent pour aller de la tirande veine au cou, elles 
suivent TarliMV du poumon. Il arrive parfois que, 
quand (db^s soni compi'im(H's du dehors, on voit 
(b^s hommes lomber dans TinsensibilibS sans être 
(bailleurs asphYxi('s, et fermer les yeux. '- Kn sui- 
vant cette direction, el (^n enveloppant la trach(HV 



C'est ce qti'il est difficile de savoir. 

— Jjl rri/ir Pdld'i'i' sr dicisr'. Ce 

sont s;ins doute les artères nais- 
sant de la crosse tle l'aorte, trône 
l)ranchio-c<'phali(pie, artères ca- 
rotides, artères brachiales. -- 
Dfi/is Irs bras, ("est j)recisenient 
l'artère brachiale, ou })eut-être 
aussi les veines brachiales, qui, 
des doifTls et des mains, revien- 
nent, par les épaules et le haut du 
tronc, au conir par la veine-cave 
supérieure. — A''-^' juf/u((urrs. 
Dans l'anatomie actuelhs les 
veines jujjulaires sont au nombre 
de trois. Externe, Antérieure et 
Interne; elles sont situées à la 
partie laiè-rale et infV>rieure du 
ctui, et a sa partie antérieure, 
avec des branche> collatérales, 



et recevant le sang de l'intérieur 
du crâne, de la face et du cou. 
MM. Aubertet XViniraer pensent 
(pi'il s'aj^nt de la veine-cave, se 
divisant dans les deux veines 
innomt'es. — A7/c.s" sidcr/d l'ar- 
tcrr (la jxnnium. Ce ne peut être 
(jue la carotide de l'un et de 
l'autre côte, ou peut-être la tra- 
cliee-artère. — Quand ''ll''s su/it 
r(iK//jri)tire.s' du d('hurs\ C'est la 
strangulation ; mais c'est surtout 
la compression des carotides, et 
non i)as celle des jugulaires, cjui 
amené la syncope, et, par suite, 

la mort. 

ï; 12. Et en e/ivplo/j/^ant la Ira- 
c/ifr-artrrc, ou plus exactement 
peut-être : ^ En laissant la tra- 
u chee-arlère entre elles. » — 






i II 



i>3)i 



inSTOIHi: DKS AMMAIX. 



arlère, (m^s winos s.^ iM^inh^nf aux oivillos, \h oii les 
màrlioiirs se rriiiiisscnl h la Iric. A pnrlJF" di^ r,* 
poinl, elles s(^ divisiMif on ([(lalie aiihvs wiiies, 
(lonl riiii(% 011 se rv|)]ianl, desrend par 1(^ cou c[ 
ropaulo, ol vionl se réunira la première rann'lioa- 
tion do la ^rand(^ vein(\ vers 1»^ pli du hva^. l/aulro 
parlio va se hM-minor an\ mains d aux doi-ls. Tm^ 
anln^ ramifioation, parlani aussi di^ la r«\-i()n des 
oreilles, se l'ond au e(M^veau, (d s(^ parla,i;e en une 
l'oulo do veinules Iros-pidids sm- co qu'on app(dlo 
la méninfj^o, qui env(doppe renoéphalo. 

''4.0 rorveau lui-même, rlnv Ions les animaux. 



Ces' Vf'inrs sr rrnilriit aux orr/i/ps. 
Ce sont les carotidos, qui, do la 
crosse de raorte, niontnit jus- 
qu'aux oredles, ,»t,d ' la, jusqu'à 
la {(•U\ — Ce fKUiif. On ne sau- 
rait dire hien ju'ccisenient (jUi'l 
f^st ce point. — Cuatri' (ndrrs 
rpint'^-. Ceci n't>st pas exact; il v 
a licaucouj. [ilus (le (piatrc veines 
dans ces rt-Lfions; et il n"v en a 
j)as quatre (pii se distiniruent de 
toutes les autres. — I)(<\rr,itl par 
le rou et l'c/u/uir. Ci^ sont, ou les 

carotides, ou h^s jue-idaires. 

fji /trrtfiirn' ra niifiratinii dr lu 
(jrainh' rrhip. ("est, ou l'artère, ou 
la veine brachiale. -- Vers Ir />// 
(lu hras. On ne voit pas hien pour- 
quoi on a df'sin-ne j)lus partieu- 
lu-reincnt ici cette partie du liras. 
— Au.i' )i)ains et (ULV (In'ujts. A 
partir de l'artère liunierale, une 
foule d'artères plus ou moins 
i-rosses se r«'partissent dans le 



bras, l'avant-bras, la main et les 
doigts; artère collatérale interne, 
artère radirde , artère radio-j.al- 
niaire, artères collatérales dos 
doij.'ts, etc., etc. -- >>' rend au rrr- 
vr/iii. Ci^ sont les ramdicaiions 
des carotides piimitives, jus- 
(ju'aux branclu's terminales de 
la. temj)(U'ale. au sonnnet île la 
îète. Puis, comme .Vristoîe parle 
un peu jilus bas dos meintiL^-os, il 
s'airit aussi des artères et des 
veines qui j»enètrent dans la 
masse oncephali(jue. — Im ))ir- 
vin'j>\ ("ost le nom collectif 
donne aux trois membranes qui 
enveloj)pent tout l'aiipareil oerè'- 
l>ro-sj)inal, ou encephalo-raclii- 
dien, la dure-more, l'arachnoïde 
et la pie-mere. 

?i i.'{. A'/^f fjoiiil (h sanij. ("est 
exact dans une cei-taine mesure; 
mais il est inexact que pas une 
veine, petite ou grande, ne s>e 



■ 



Livui: m. (.iiAO. m. .^ li. 



•23" 



n'a poinl de san^; pas une veine pelile ou grande 
ne s'y immkI. Les aulres veines, qui se ramifienl de la 
veine juf^ulaii'o, «MilourenI ('ii'culairemeni la tète, 
ou bien vont se terminer aux oi'ganes des sons el 
aux dents, par (^les l'ameaux excessivement dt'dic''s. 
'* C'est d(^ la même manière que se rami lient les 
divisions Ac l'autn^ veine plus petite, appelè(^ 
Faorlo ; (dles accompai;nent oïdles de la grande 
veine. La stnile différence, c'est que ces canaux et 
CCS veines sont en beaucoup plus petit nombre que 
les ramilications de la grande veine. 



rende dans le cerveau. Ce qui 
est vrai, c'est que les vaisseaux 
sanguins ne pénètrent pas jiro- 
fondèunent dans la substance de 
rencéjjhale, ni dans ses lol)es; 
mais le cerveau a ses artères et 
ses veines très-nombreuses : ar- 
tères carotide interne, cérel)rale 
antt'rieure, choroidienne, verté- 
brale, spinale, tronc basilaire. c»'- 
reb(dleuse,etc.,etc. ; veines, sinus 
de la dure-mère, grande veine 
corebrah^ interne, veine du corps 
strie, choroidienne, cérébrale la- 
térale et iid'erieure, ophthalmi- 
que, méningée, etc., etc.— -iw/Zo?^- 
vpnt cirruhCireincnt la l<'tf... nu.r 
orr/fui'"^' des <:r/is. Tous ces dé- 
tails sont assez exacts. — /:./-ee,v- 
sivnnpnt (h'Iies. Kt c'est là c' 
qui lait qu'il est ires-diflicile de 
faire toutes ces préparations 
anatomiipies. 

g li. Appr'lvr /'<ioi-/f. L'aorte 



est la plus grosso des artères: 
elle est ticcompagnéo de la veine- 
cave supérieure et inl'èrieur(\ La 
veine-cave supérieure rè-unit en 
un seul tronc toutes les veines 
de la tète et des membres sup<>- 
rieurs; elle arrive à rtu'eillet'e 
droite du conir et corresj)ond a 
la partie supérieure tle l'aorti' 
thoracique ; la veine-cave iuîV'- 
rieure suit également l'aorte, 
jusiqu'à ce (pi'elle se sépare 
comme elle, et à la même hau- 
teur, en veines iliaiiuesprindtivos. 
La concondtance dè-crite j)ar 
Aristoie est donc exacte ; mais les 
ramifications de laorte ne sont 
jias tieaucoup moins nombreuses 
(|ue celle de la veine-cave, ainsi 
qu'il le dit. ~ En hr(iw'OU}> plus 
jiclU nu/nfiro. Ou « beaucou}) plus 
j)etits »; ce (jui n'est j»as plus 
conforme aux faits, selou un sens 
ou selou l'autre. 



1 '• 






J3« 



mSTOlKl-: 1)1. s A M M A IX. 



ClIAPITlli: IV 

Suite do !a .Inscription dos veines, dans los partit's inférieures du 
eor[)s; ramifications de la faraude veine dans \c loir, la raie, 
le mésentère, les nitestins ; ramifications de la .m'and.- veine 
et de l'aorte dans les reins, à la vessie et à la vei-e; ramilica- 
tions de l'aorte dans la matrice; ramifications des deux veines 
par les aines aux jand)es, aux pieds et aux orteils ; eettij des- 
cription ^a-nérale s'applicpie à tous les animaux, pour les veines 
l)rineipales; variétés des autres; i)recautions à prendre pour 
bien observer l'ori^anisation des veines, sur les animaux ou 
elle est le plus apparente. 

. * On voil donc commeiil se dislribiuuit les veines 
au-dessus du cieur. La partie de la i^rande veine 
qui est au-dessous li'av(4\s(^ dii'eclement le dia- 
pliraj^nie. Klle se raltache à l'aoï'le v[ au l'aehis 
par des canaux mendjianeux et souples. Jl en part 



,5^ 1. Au-(iess^?/s (lu i^i'ur. Dans 
ce qui précède, il a bien ete ques- 
tion quelqiiof.)i> des vaisseaux 
(jui sont au-dessous du co-ur; 
mais en ^-énèral , il a ei.' surtout 
parle de ceux qui sont dans la 
partie supt-rieure du cori)s. Ai'is- 
tote prend le cœur pour j)oint 
de séparation; l'anatonue luo- 
derne a pris avec plus de raison 
le diaj)hragnie comme liuute, et 
elle distingue les veines sus-dia- 
phrag-matiques et les veines sous- 
diaj)hra;.'mati(pies ; les unes se 
reunissant en la veine cave-supr- 
rieure ; les autres, eu la veiue- 



cave mlerieure. Cest do celle-là 
(pi'il sera surtout traite dans la 
suite de ce ehapitre. ~- Dircrlr- 
ric'nl. Le mot du texte est assez 
e(pnvo(pie; et on pourrait le tra- 
duire au>si liien par « librement >., 
comme le font MM. Auliert et 
X\'immei'; ou comme je lai fait 
avee Camus. — . Elle ,ve vdlfai-hc 
il l'aurte et au rac/iis. Ceci n'est 
{>as ti'ès-exact; et l(>s veines du 
raeliis forment tout un système 
Jtartieuiier, (pii n'a pas de rappt)rt 
a l'aorte m a la veine-cave. — // 
'■// /u//i. L.' texte ne dit pas i)lus 
clairement si c'est de laorte. ou 



^1 



LIVHK 111, CUAP. IV, .^ -2, 



230 



une veine qui traverse le foie, courte, mais laige ; 
ci cell(^-là donne naissance à un grand nondjre 
de veines très-déliées, qui se rendent dans le foie, 
où elles se perdent. De la vi^ne qui traverse le 
foie, sortent deux rameaux , dont l'un abouti! au 
diaj)hragme et à ce qu'on appelle rhypogastr(\ et 
dont Tautre, revenant par Taisselle dans le bras 
droit, rejoint les aulres veines qtii se Irouvent au 
pli du bras. C'est ce (pii fait que les nn''(lecins, en 
ouvrant celle veine, peuvent soulager certaines 
doid(*urs de foie. ^ De la parlie gauche de la 
grande v(Mne , une veine courte, mais épaisse, se 



du rachis, qu'il s'agit. Kviilem- 
ment << cette veine courte et large 
« (pli traverse le foie '> , est l'ar- 
tère hepati(pie du tronc ccudiaque, 
naissant de l'aorte abdominale. 
Elle se jette dans le foie, au ni- 
veau du sillon transverse. Seule- 
ment sou califire n'est peut-être 
l'us aussi gros que le suppose 
Aristote ; et il sem'hle assez petit 
j)ar rapport au volume du foie. 
— Dr la rrhie t/ui {riivrvsiP le foie. 
On ne voit pas bien à quel vais- 
seau ceci peut se rapporter. — 
Sortent (leu.r rameaur. Ceci e.-^t 
encore moins exact ; et il y a dans 
ce passage beaucoup de conl'usion 
et d'erreur. — Ahriutit au dia- 
phrcKfine. Les seuls vaisseaux qui 
traversen- le dia[)liragme sont 
ici l'aort- , la veine-cave infé- 
rieure et ro'Soj>hag(\ Peut-être 
s'agit-il aussi de la veine-porte 
qui se divine en deux brandies. 



pour se distribuer dans le foie; 
mais elle n'a j)as de rameau (pii 
renujnte par l'aisselle dans le 
bras. Les vaisseaux (pu vont dans 
les liras sont les artères du tronc 
brachio-cephaliipie, et les artères 
brachiales, avec toutes les veines 
des bras, qui viennent se rejoin- 
dre à la v(nne-cave supérieure. 
Mais tous ces vaisseaux sont dans 
le bras gauche aussi bien {{ue 
dans le bra.s droit. — Ia's méde- 
cins. VoirHip])Ocrate.edit.Lit[re, 
tome II . i>. iUO, du Hé (j une dans 
les maladies ni<jue< , Appendice. 
Pour certaines douleurs de foie, 
Hipj)ocrate ordonne la saignée. 
i^ 2. Se rend à la rate. Ce détail 
encore est inexact. De la grande 
veine ou v«dne-cave inférieure, 
il ne vient pas de vaisseau a la 
rate; mais elle reçoit une grosse 
artère , la spleinque : la veine 
splenique aussi e-l considérable. 



il 



! ! 



\i, 



•iiO 



illSTOIHK DES AMMALX. 



rend h hi raie, où se perdriil les veinules qui en 
sorleiil. Une aufrt^ portion de la m'ande veine, à 
i^auche, se ramilie (h^ la nn^ne l'neon, (d se rvnd 
en monlani dans le hias L;auclie. Seidt'Uienl, la 
première est bien celle qui liaverse le l'oie, tandis 
que celle-là es( dillerente de C(dle qui se rend 
dans la lale. ^^ D'autres veines encore, parlant de 
la i^rande veint^, se l'aniilient: Tunt^ h TépiploiDn ; 
l'autre , à ce (pfon appelle le l^ancréas. De cette 
dernière, partent des veines nombreuses, qui Ira- 



L'artèrc sjjléniiiUi' est la j)lus 
v(_>lumiiieuso des l>ran('lit's du 
troiu' cudiaiiuc; (juaiit à la veiiu; 
spleiiiquo, (jui est très-^Tosse , 
elle C(»rresj)oud à riirtère sple- 
uique ; elle part de la rate, et elle 
(■oiUril)ue, avec l;i veine iiicsen- 
teri({U<', inférieure et supérieure, 
à forincr la veine-porte ventrale, 
qui se divise aux deux lulics du 
t\)ie. — Se )-('/if/ i')i /)t')u({/nf daJis 
le l')-as ijdjtdtP. Ari^tot»' confond 
ici bien des choses, et cela se 
conçoit de rt'Ste, a une eporpie 
(jui ne pouvait rien savoir encore 
de la distinction Ai''^ artères et 
des vidnes. — • K>t hicn <-rllp. tjUL 
trnrrrse Ip /hw. Détail anatoini- 
que inexact. 

ii ''\. Pdi-tfint (h' 1(1 (jviindi' vc'mr. 
Ou ne voit pas lùen a (piels \ais- 
>e;ui\ peut se rapp(>rt(M' cetie 
description. S'il s'airit du tronc 
cieliacjue et de ses divisions, nu 
ne peut pas dire (pU' les artères 
([ui le composent •< partent de la 
trrande veine •>. Elles {lartent 



plutôt de l'artère nu'sentéritpie 
supt^rieure, et même de l'aorte 
al)dominaI<'. — I/uiir à ii'pijthxiJi. 
C'est sans vloute l'artère jjastro- 
epiploupu', Lrauclie et droite. — 
L'autre à i-e (jii'on apprl/r le Pfui- 
i-red^. ('"es! l'artère j)aiicreatico- 
diiodfnate, et aussi Tarterc splr- 
nique. Par la fornif dr iani;a_!e 
(pie prend ici Ari>tnte, il scmldi' 
(jue, de son tenij)S, le iiKit dr Pau- 
crè-as était assez nouveau; lar.a- 
toinie inotlerne Ta CfUiServe. Le 
Pancréas est une ij-rosse ^dandi', 
analo_i:ue aux glandes saliv;ui"('s. 
("e>t une sorte de i^i'appe aplatie, 
coindieo transversaleiiu-nt >ur la 
coiouiu' vertébrale; il est divise 
eu deux portions. Il «'st place ho- 
ri/ontalenient , entre l't'xtrt'niite 
p>lnri(pie de l'estomac et h' duo- 
(lenuin. (hi n<> sait pas bien en- 
core (pi(dle.> >(U!t ses l"iincti(Uis. 
Le nom de Pancréas parait 
tl'ainrurs assrz mal (dniisi , 
quand on reirartle tpndle en e>t 
l'elvuioloirio. --' 0/^' I niver<i'nt 



Ï.IVIU-: III, CMAP. IV. ,^ i. 2il 

V(M^senl le mèsenlèi-e. Toutes (M's v(m"ih's se lei'ini- 
nenl à une -rosse veine, cpii se i-é|)artit dans tout 
l'intestin et dans toid b^ ventn\ jusqu'à Tœso- 
pliafit». Dans va]> nuMnes paities, beaucoup d'autres 
V(u'iu^s S(^ ramifient de ctdles-là. 

* Jusqu'aux reins, l'aoï'te et la f.n-ande veiin^ 
restent, l'une et l'autre, à n'avoir qu'une bianche; 
mais là (dies se soucb^d davantage au racliis; el 
l'uiK» (d l'autre se divisent en di^w, sous forme de 
Lambda. La tiiosse v(dne est un peu plus en ar- 
rière que l'aorte. L'aoïii^ se soude de plus près au 
racliis, aux approidn's du cieur ; et Tattacbe s'y 



le mé-^ejifere. Le mésentère pro- 
})rement dit est un très-fort repli 
du péritoine, en avant île la 
colonne vertébrale. Il y a plu- 
sieurs espèces de mésentères, 
qui vont des parois alxlominalfs 
a.ux oi^irancs, pour y jM»rîer di-s 
vaisseaux et de^^ nerl's. Lt'> (qu- 
ploons. autres refdis du péritoine, 
vont d'un orL-'auf a un autre; iui 
en distiiif^Mie plusieurs, comme 
])our les mésentères. — A une 
yro>s-e vint'. C'est sans doute la. 
veine cave int'»'rieure. — Beownu/i 
(('(uitres i-riiics. C'est une indica- 
tion bien vairut';et ranatomie 
modtM'ue a pousse l'analyse beau- 
cou[) plus loin. 

i; i. Jus'f/u'au.r rrnts. — ('"cst- 
à-dire. jusqu'à la hauteur des 
reins. J'hi eflei. a cetîf hauteur 
du tronc, les artertN-^ rénales se 
s<q)arent de laortc, }t(mr >e du'i- 
ger à droite et a gauctie d;ins 

r. I. 



chacun des reins; mais c'est un 
j)tMi plus bas que l'aorte se di- 
vise en ;irtères iliacpies primi- 
tives, l'une j->our la jambe droite, 
l'autre pour la jambe iraiuln^ 

— S'n(\ fniint' (le Laiiilnla. Ceci 
est surtout a[)plicable a Taortf, 
dont les tiivisions ili;iques j)ri- 
mitives représentent assez bien 
ht lifTure de la l.'ttre <j-recque. — 
Iji (j russe rftiir vst un peu fil us 
en nrricrt'. ("eci t'St très-exact. 

— L'((n)'fr se S'iU'Ir.,. L'expi'es- 
sion .Lrreca|ue a cette force. D'ail- 
leurs, ce (pi'Aristott' dit ici de 
l'aortf est d'une exacîitud»^ éton- 
nante. Ainsi l'aorte, en soi'tant du 
cceur, (Ui son oriirine est le ventri- 
cule trauche, est raj)])ro. hee de la 
partit' antérieure de la {toitrine; 
puis ajU'es s'être intleidiie en 
crose, elle se place le long de la 
C(donne vertébrale, et elle en 
suit les courbures. A sa crosse, 

16 



ti ' 



t'il 



inSKMHi: UKS AMM.U X 



fait par des vtMiiuh^s iUM'veiisi's el j)rlites. Kn sor 



tant (lu rœur, Taorle <*sl Irès-rrouso; mai 



laîis 



son trajet, elle devient de plus en plus étroites (d 
se rapproche d'aidaid plus (Fètre un nerf. ' De 

h' la grande veine, partent des 



Taort 



e, comme ( 



vemes 



qu 



i vont au nu'Si 



ntèi'e ; mais idles ont 



beaucoup moins de volunn* ; elles sont éti'odes 



t (ibreu 



ses 



et tdles se terminent en 1 
Il n'y a pas d( 



euer 



filet 



i 



creux et fibreux, il ny a pas de vtunt* ((ui , (U' 
Faorte, aille au lV)i(^ ou à la rate. ^' Les lameaux 
de Tune et Tautn^ veine, aorte et i^rande-veine, 
rendent à chacune des han(di(*s;td toutes deux, 



se 



lu [)aiicreas. 



elle a un calibre beaucoup plus 

Ibrt (pie dans !<' reste de siui van 

étendue. Ce calibre reste a peti lion av 



// //'// Il /m s (If 



p. ( eci senir)le «mi eon 



bb 



itratl 



i( - 



us 



près le ménie dans toute la part 



le 



fc cp qui a ♦'te dit pi 
haut, ^n. 2 et .'b Ceci d'ailb'ur 



pio; mais une fois qu'. '11.' peut être jusqu a certain i.oint 



tlioraci. 

a traverse le diaphraixni.', ell(> c 

fournit ib^s branches tres-vo 



•on 



forme aux laits ; ce n est j 



lis 



lu 



mineuses, et ses dimensions se 



il.' l'aorte directement (pie partent 
les artères hejtaticiue et sple- 



re 



luisent de jdus en plus |U^.p^a im}ue : c'est du tronc cceiia.i 



ne 



sa 



parti 



e intérieure 



Ari^tote a 



l'une allant à droite au foie, en 



vu tout cela avec une jireeisioii 



[tassant sous 



'extrémité j)y 



o- 



ex 



traordinaire; et l'on doit peu- nque ( 



le l'estomac : l'autre, allant 



ser (pie ses préparations anat 



o- 



a fjrauche jusqu 



à 1: 



I rate, ou * 



1b 



miq 



ues etaieut faites avec autant 



se détachant de 



de soin (pie les iu»tres, si c 



n 



est avec autant de r<'>ultat: 



D'rtvp ini iirrf. Ceci est 



reur en ce 



sens (lue 



une er- 
aorte et 



ses ramiticalions les j)lus tenu, 
restent toujours d.'s vaisseauv. 



^^e ramitie, en s 

l'artère t'piploo-L:astri([ue trauc 

\'oir aussi le ii suivant. 

^ t), Anrtr l'i >jr>i)i(l>' vftnr. . 
ajoute ces mots, jiour i)lu 
clart( 
<les h 



le 



ai 



s (If 



w> rcii 



tlptit à chni'ur.r 



/ni' 



hfs. L'aorte, a ei^ale di^ 



Si 5. (Juf rnii 



I (lU 



inO'ii' nti'rf . 



("e 



tanc.' à peu près ( 



le la 1 



son 



t les artères mesenterupie 



des reins et de la vessie 



lauteur 



se se- 



sunerieure « 



t inférieure, un peu pare en deux troncs moins gros 



au-dessous du tronc c.eha.iu.' et 



iu 



elb 



mais cons 



iderables e!i- 



IJVllK 111. C11A{>. IV 



24:s 



elles s'insèrtMit à ro>. Il y a aussi des veines qui, 
d<' Taoï'tt^ et de la i:ran(lt* veint\ se rendent dans 
les reins; seulement, tdles n'entrent pas dans leur 
pi'of'ondeui', et elles dispai'aissent dans h» corps 
même des reins. " Il y a é^alenn^it deux aulrt^s 
canaux qui, partant de Faorte, se dirifit^nl à la 



vessu:» 



il 



us SOI 



il forts et continus. D'autres aussi 



vienneid du fond dt^s reins, et sont sans connnu- 
nication avec la f^rande veine. Du milieu de chacun 
des reins, part une veine hu\m* (d nerveuse, qui 
longt» li* rachis lui-nu^'Uie, entre les nerfs. Ensuite, 
elh^s disparaissent, Tmie td l'autre, dans cliaque 



cori% les artères iliaques prim 



Si t 



nt les artères spermatiques. qui 



tives. quise ramitb'Ut elles-mêmes })aiteni de l'aorte, à \[\ hauteur 



O 



en mtern.'S et en exi.'rnes. (^>uant des rems a peu ])res. et (pu se 



1; 



I veiue cavt' inférieur.', .dit 



diri,L:-enr non pas 



a Vf'ssie 



divis." 



lussi en deux lu'anches. 



n 



iliaques primitive 



a n.Mi lires a 



la 



même hauteur .pie 1 aort» 



lais df (duopie C(')te de la ncs^ic. 
- Ils sn/if /oi'h. C.H'i n'est peut- 

si l'on coiu- 



EN 



''S s IIISCI 



•riil à /'o,--. ( 'eci n'e>t 



être uas tre>-exac 



nare ces \ai>seaux a 



r 



:uu'te 



et 



j);is trè'i-exact : mais ]M'Uî-è!r 



aux uretères. 



icii iiPn 



t >l 



II 



faut-il C(»mi)r«'nilre siin 



q)lel 



qu 



eiiCs u 



contournent 1 os 



Se rriKli'iit ilaiis les rcnis, 
sont les artères rénales, ( 



n.Mit 



{ 



/ 



ont 



I il, 



ri' in s. Ce so 



nt 1 



es uri' 



teres. Toute ('«'tte tin du ] 



»a • 



jui par- 



rai:-rapiie pisqu a : 
tient sur la hanch 



«' 1' 



S.' raiiii- 
, semble a 



tent de l'aorte, un peu au-dessous MM. Aubert et W'imnier une 
du tnuic cœîiafjue et de l'artère interpolation, (pli. de la marLre, 
m.'sent«'ri(pie supérieure. Les 
veines rtuiales sont tres-volumi- 



sera r)assee c 



lans le texte. Cette 



onatu. 



Vd. 



lieuses, V 
1 



dl 



eues 



rfuidenf 



lu 



rem a la veine cave inleneur- 



conjecture parait tres-pr 
cett.' tin contient en ert'et des r.-- 
jH'tiîions et des contradictions 
elles reçoivent les veines capsu- cpii troul)lent l'ordre des pensées. 

t des vaisseaux — Kutrr 1rs //e/'/s. Qu.d(pies 

au lieu de 



laires inleri.uire-. . 



u 



venant du tissu a.lipeux .pii en- éditeurs ont cru q 

« nerfs ». il fallait lir 



'oure le l'em. 



e " 



reinr 



Ih 



l/r mdrrs raïUlH.r 



La ditl'erence n'est r.'présentee 



2k t 



iiisToiui: i)i:s animaux. 



MVH1-: m, (HA p. IV, i^ '.). 






liaiirlie; «*l im p^'U plus loin, t^les iH^paniisst'iil, 
(MI se raiiiiliaul sur h\ hanrlie. f.^'urs (^xlréniilrs 
s'éliMidiMit à la v('ssit% Ah la vcri^cdaus les iiiàlos, 
el h la malrice clans les IVmidles. 

^ 11 n'y a pas de vein(^s ([ui, de la i^rande vein(% 
se rendent à la malrice; mais il y en a bcNâueoup 
el de lrès-^ross(^s (|ui viennenl (1(^ Taorle. De 
Taorte (d de la firande veine, ([uand (dles se sont 
ramifiées, il en sort bivuieon]) (Tauli-es, don( h^s 
unes vont aux aines, d'ahord grandes id lar-es, 
et vont aboulir par les jambes aux pieds A aux 
orteils. I)\iulres à rinv(M'S(s passant alleiMialive- 
men( pai" les aines el les euisst^s. vonl. Tune de 
f^aucli(M\ droile. td Taidre de droite à |j;au(die;id 



en uToc ([lie jiar une stnih' lettre. 
— Lnirs r.rirnnifrs... 11 stMiil)l<* 
(jiie l'ordre lics pcnstM'N reprend 
ici. et faii suite a ce qui est dit 
|)lus haut : " Partant de l'am-te, 
se (lirij^^ent a la vessie • . 

i; S. <)ui lie lu (/rf//i(f'' n-nii'... 
C'est une erreur; les veiues 
utero - ovariciues , t'orinees i);tr 
celles des ovaires, des trompes 
et des ligaments, se jettent dans 
la veine cave intérieure, ou dans 
la veine rénale, comme s'y jetteni 
aussi les veines testiculaires. Dans 
l'état de grossesse , ces veines 
prennent un développement con- 
sidérable. — Dr frrs-t/vnsfs (jin 
V/Pinu'/il (II' l'aoflr. De l'aorti' 
alidoniinale, se détachent en eîVet 
d'assez, grosses ;irteres. ([ui st? 
ramifient a la matrice, sans par- 



ler de l'artère ondulicale, l'artère 
utérine, l'ariere vaginale, les ar- 
tères ve>icales, etc.. etc. — // r/i 
surf ht'fiurnuji iraiiJ l'f.s. Ce sont 
tuiUe-v les artères et toutes It's 
veines qui se disirihueu! . san^ 
discontintute. depms les artères 
et les veine> dia([Ues prnnitives, 
!U-.qu"au hcut des pieds et des 
(U'îeils, les unes descendant, les 
;iutre> reuioiuant. — Vnnt hnn' 
(h' Ofllirftr II (Ifdtli'. Il est. ditticde 
de voir a quoi ceci se rapporte. 
- Dmis In ii'ijtnH (lu j'irrcl . Evi- 
demment, il s"ai;it de l'artère le- 
morale et de l'artère p..pliiee; 
mais, comme les detad> pr<'ce- 
deiiîs. ceux-(a sont iroj) vagues 
piuir (}u'on puisse découvrir a 
(pielles réalités anatomiques ils 
s'appli([m'!it. 



(dles se rejoi^nenl aux aulrc^s veines dans la ré- 
gion du jarnd. 

^ On doil voir clairemml ])ar ces descriplions 
comment se disli'ibuenl h^s vtdnes. (d quel est leur 
point de dépari . Dans tous les animaux cpii ont 
du sanii, c'esl là Toritidiie des vidin^s (d For^uani- 
salion (\o<^ principales: mais quant aux aulres 
vidnes. la disiribulion u\ni esl pas la même dans 
tous les animaux. atbMidu que leurs parties ne 
sont pas non plus b^s mêmes, el (pie tous b's ani- 
maux iw les oui })as tout(^s. On m^ peut pas tou- 
jours les obsiM'vei' aussi dislinclement ; mais on 
les observi^ surlonl dans les animaux (jui oui \o 
plus de saii^ et ([ui soid les plus lirands. Sur les 
pelils el sur ceux qui n'onl pas beaucoup de saiii^, 
soil nalurelhmienl , soit par suite de la mass(Ml(^ 
leur liraisse, il n'es! pas aussi facile de se reiidi'i^ 
comple des choses. Alors, les veines y sont lant(M 
subm(M'Li(''es et confondues, comme les vaisseaux 



;4 0. On 'h/il ruir cliiiri'i/iriit . 
Résumé de tout ce qm jirecede 
depuis le (di. n. — /-'''/'■ P""<i 
(h- tlr/ifiii. Aristoie a tres-hien 
vu, et le premier sans doute que 
ce point de départ est le cceur. -- 
{hunil ffu.r autres rrtnrs. Aristote 
s'est surtout occupe de l'aorte et 
d,. la veine cave, qu'il appelle 
Orande veine; mais il n'ti pasdis- 
tingiu' les artères et les veines. — 
On i,r iiriitpns toujours Irsohser- 

•r. ( )n voit par ceci (jueTohserva- 



rrr. 



tion est la stuile méthode qu'Aris- 
tote ait pré-tendu suivre; il n"a 
pas toujours bien observi^ : mais 
ipii j)ourrait se tlatter de ne s'être 
jamais trompe? Néanmoins il a 
trouve la vraie route, et la science 
léa eu i[u'a l'y suivre. — I.rs plus 
i/rdiids. Parce que l'observation 
y est jilus facile et plus sûre. -- 
Dr sr rr/uli'p rouiptr (1rs <-hr)srs. 
Les motifs (pii en sont allègues 
ici sont de toute évidence. — 
Dans 1(1 vasr tju/ 1rs romhle. La 



f '' 



il 



2 i-n 



lIISTOIHi: HKS AMMAIX, 



1.1 VHi: 111, CHAP. V, ,^ -2. 



217 



sont parfois ptudiis dans la viisc ([iii hv^ (N)im1)1o ; ti 
laiitol au litMi (l<M(MiH*s, r(' sonl dos (il)r«'s dipidil 
ii()nil)i't'. (d ([ui 111' sonl (pic dos libres. Néanmoins 
la f^iando V(dno osl, dans hnis los aniinanx, la plus 
visible, mémo dans los animaux los plus polils. 



CHAPITIU: V 

( Irg-aiiisation i\v> iutTs ; ils pai'hiit aussi «lu Cd'ur; difïV'rtMict's 
(If's nerfs cl des voincs sur les personnes maif^Tes ; ordi"*' des 
nerfs selon lenr forée, jari'el, ten Ion. extenseur, onKtplate, etc.; 
nerfs an titur des os ; nature des ne ri s, déeliirahles en lon^; rK|nid»' 
des nerfs ; aelion du feu: j»;is irei,L(ourdisseinenl là ou il n'y a 
pas de nerfs: tous les ;ininiaux qui «uit du saiif^'' ont des nerfs; 
nerfs des poissons. 

' Ia^> norfs dans los animaux sonl disposés (h» 
la manioro sui\anlo. (a)mnio los ^(dnos, los noiis 



eompjii'aisoii est tort ju>tf : mai-; 
il faut remarque!- ee procède de 
style, tpii est très-rare (i.uis Aris 
lote. - Cl' sont ih's filiics. Il 
aurait mieux valu dire cpie les 
ramiticalioas des vaisseaux d«>- 
vieimetu si t«uiues (ju'ou ne peut 
plus y distin^'ner le sau^', et 
qu'elles se réduisent a de sunples 
tilels. — Ld i/rtindr v'inr. ,Si par 
la «fraude veiue, ou doit entendre 
la veine eave, ceci ne serait pas 
exact; nuiis Aristote veut dire 
sans doute (jue, même dans les 
plus [)euis auimaux, d y a tou- 



jours nu vai>-ieau j)lus j^rand que 
tous le^ autres. — l'our toute 
cette théorie d'Aristote sur les 
veine,-, \dir le Trattr di's Pdiiws 
(b's iinnniiuv , liv. III. ch. iv, edit. 
et trad. Frantzius. pp. \',\\ et 
stnv.; edit. Lanirkave], jij). »if) et 
sinw Le système des vais>eaux 
san<^tnu> y est expose mieux en- 
core (ju"d ne l'est ici. \ oir aussi 
la discussion de M. Litfre, }lij)- 
ft'ii'iiiti\ tenue 1, Introduction, 
pp. 218 et suiv. 

j; 1. Ac.v iii'i'fs (1(1 IIS /t's (lui- 
nmu.r. I)e même (pie sous le 



parlonl aussi du cœur, qui a dos norfs (d qui los 
ronlioni dans sa phis j^q-ando oavité. Co qu'on 
ap|)ollo Taorlo n'osl ([u'uni^ voino norvouso, dont 
los oxirémités sont absolumonl do la naturo dt^s 
iwvh. On poul voir on «dîol ([uo ros oxirémilés ne 
sonl plus crousos. ot quVdlos onl la mémo possi- 
bilité do so tondro qu^)nt los norfs. aux points où 
(dlos aboulissont aux tloxionsdos os. ■ Néanmoins, 
los norfs no sonl pas commo los veines, continus 
sans interruption. à partir i\^' loui' pn^iiièro td uni- 
(pi(» origine. Les veines ressemblent aux esquisses 
dos peintres; et elb^s prennent si bien toule la 



nom commun *le Vtdnes. Aristote 
a confondu les veines proprement 
dites et le> artères, tle même ici 
il confondra les nerfs proprement 
dits et les muscles, sous le nom 
commun de nerfs. Ceci veut dire 
(pie. de sou teiu}», l'analyse ne 
faisait (pu- de commencer, et 
(pfelle n'avait pas ete j)oussee 

a>sez loin. - /.e.v iii'rfs parfrnt 

fiiissi (lu rn-ur. 11 n'e>t ])as bescun 
(le remar(pier (pic ceci e>l tuie 
complète erreur: les mu>cles u'(mt 
pas une oriiiiue unique, comme 
les vaisseaux sani^-uiUN. Us >ont 
imle[)endants les uns des autres. 
__ ija/is sa jjIus (pande. i-avito. 
Voir plus haut, liv. I, ch. xiv. >î ;}. 
La i)lus -rraiule cavité du C(/'ur 
parait ètr.'. d'après Aristote, 
l'oreillette .Iroite. — Tz/c renie 
upicvusc. C'est la traduclu)n 
exacte de l'expression grecque; 
mais on voit sans peine combien 



l'idée est fausse. — />'' /'/ naturo 
lies nerfs. Ce tpd est vrai, c est 
que les dernières arlerioles sont 
tellement tenues (pi'on i)eut les 
premire pour de simples tilets, 
comme les nerfs les plus minces. 
— A'e sDiit plus rreusrs. Au con- 
traire, elles sont creuses certai- 
nement. j)iusqu'elles ont encore 
ilu saiii:; mais le calil»re en est 
excessivement petit. — Iji mei/ie 
pnssthilite de se teiidr''. Les ar- 
tères sont formées de trois tu- 
UKpies superposées, qui sont tres- 
elastiques, surt(uu la tuui(}ue 
moyenne. De la vient la retracti- 
lite si vive des artères. Les veines 
ont quatre tuni{]ues ; leurs parois 
sont beaucoup plus extensibles 
(pie celles des artères: voir Cu- 
vier. Leçons d'anatomi»' eo)>ipa- 
rer, tome VI, p. 227. 

^ 2. Aux esquisses des peintres. 
La comparaison ue semble pas 



2Ï>^ 



niSTOIHK DKS AMMAÎX, 



tonne du rorps ([iie siii* l('s piM'soimi's lirs-iiiniiirrs, 
on (*rY)irnil que la musse lolah» dri coips iTcsl 



r('inpli<M[ne (h^ v(mih^s ; car sur les -vi 



is inaiurcs, 



I. 



s veines lieniHMil la même place (pie les chair 



dans les ijcns j^i'as 



I 



es 



nerf 



> ^ 



on! re[)arlis dans les m(MTil)res, ou 



arlicnla(i(Uis,el dans les joinlnrcs des os. où se font 
1(S llcxions; el si, de leur nainre, ils éhn'ent 



linus, la continuité de tout 



se 



vei 



l'ail 



cou 



iiisémenl 



sur les personnes mait^rcs. L(^s places principales 
des nerfs sont d'abord c(dle de ([ui dépend Taction 
du saut; on la nomme l(* janvt ; el en>mte, un 



aidi'e nerf (loid)le, le leudou. I^uis, vi 



ennent, sou; 



le rapport de la force, les nerfs qu'où appelf 



îrt's-fnippaiifc. Anstotc a v<iulu ('r//r il> 



uifc sans ( 



ioiitt 



que If trajet 



Traite (//> In l',i'iirr<ilt 



uni (h's (iii/^ 



/uau.r, liv 



II 



88. 



80. 



fiii 



t'i trad. Aiihcrt et Wimmrr; vo 
aussi une ('oiuparaisoii analt>i:u» 
dans le Ti-f/z/r dfs P/ni/rs- ,lr 
aniiKdu.r, liv. II, eh. j\, <;;, n. ;j 



edi 



t. I. 



lUl 



av.- 



Iiliiri' que les r/, 



. ( 



''/ ineinc 



lllli'S. \ t'Cl 



exact. 



3. Dans 1rs }nt' iiihei's nu fli'ti 



' ni fit 



ions. 



Il 



n s a qu un 



seul 



iiiol (laus 1«' texti 



niai> il a lo 



lifiix sens iju* 



aï 



induju 



SI! 



>■ etdieiif 



l'nii 



I niu- 



1! 



es. 



eix't 



qui (lejtPinl riirf,nii (I 



H 



S) ni 



t. y 



veines. 'a ia surface du cdi-ps. u'c-t l'uc périt 
J)as [)lus niai'que (pie ne Te-t les- [ovk-v de 
quissed'un dessin ehauche. < )n re- 
trouve la niénnM>\j)ressi(ui d;;n> h> 



;ii liu pr.'utlre cett^ 



lon- 



tioii du paragraphe ju-ecedent. 



ilirase pour rendre 
l'expression i;re('(|Ui 



A 



ristote veut dir 



e (pie les niu> 



CK^S 



'S jiltis î.orts sont (N'iîx (pli 



-erveiit a 
■airit de 



Uter 



/. 



l 



arrt 



7. Il 



a rci^aon postérieure 
V prolonde de la jainlte et du nuis- 



cie 



lH)j)|ite 



/ 



(lut 



te lU'i 



ihnihlr. Le tend 



/ 



<»n. Aristote en- 



teii 



il par la sans doute 



les inUs- 



tles jumeaux et le soleaire. I. 



est peu premiers sinserenf sur le con- 
dyle extérieur du l'emiir. en de-- 
eendantjus(pi'au tendon d"A(diille 



au ealcaneum. 



I. 



e soleaire 



s itist're a la teîe du pei'one, ,au- 



(lessiuis (le 



unie.iux 



■f \a. 



îtar 



ueiix ap()ne\ roses. 



perdre sur 



tendon (rAchilie. Ce tendon 



LivHi: m, <:HAP. v, .:; i. 



•i\^ 



rtvxlenseuc (d \e nerf de Fépaule. Puis enfin, il y 
a des n(M'fs auxquels ou n'a pas douné d(^ nom el 
qui serv(Mil à l'articulation des os; car tous les os 
([ui, en se rt\joi[j:nant , s'articuleul les uns sur les 
auli'es. sont l'eliés par des neifs. '^ Autour de cha- 
que os, il V a toujours un<' quantité de nerfs, si 
ee n'est pour la tète, où il n'y en a aucun, el où ce 
sont hs sutures d(^s os eux-mêmes qui la main- 
ti(^nn(Mit. L«^ nerf peut, par sa nature, se diviser eu 
louLç, mais non dans sa lar[;eui'; et il peut s'allongtM' 



lui-même est à la j)artie in 



rieure et postérieure 



del; 



i lamiie 



autrement (pie le reste des os. 
Li^ crâne est une hoite osseuse 



il est volumineux et sdnst^re a la composée de huit os : quatr 



i>artie ixisterieure du ealcaneum, 



im])air 



et (juati 



lairs. tous 



c e 



l.'ejteiisfur. Il me semble que juxtaposes entre eux sans lii.'.i- 
st la traduction exacte du mot ments comme les autres os, el 



Lirec; il s'agit très-probaMeinent relies seulement par des sutur 



es. 



du (hdtoide, situé à la [>artie s 



u- 



/. 



e /If'/ 



•/'. 



se ( 



tiiser en l<in(j 



perieure et externe ( 



lu hras. 



Ceci s'a])pli(|ue aux 



A /'(letirii/af/i 



,1 



on (tes i)s. 



muscles et 



fi'iif^ //(/i 



<l 



/• (les /!('/ 



so/it :tu\ nerts. qui n étaient pas di! 
•fs. C'est la lingues a l'eiMxpie ou écrit Ari^ 



partit' de l'analomie (pie les t(»te. 
modernes ont appelée l'Arthro- 



>NJ> 



( 



Il fient s'dllo/Kjer henn- 
it S(uU surtout les muscles 



d jtar 



ois auss 



i la Svnd 



es- 



qui sont compos 



es 



d'éléments 



n 1 o 1 o ir 1 (^ 



les cartila'res, 



les liga- contractiles ; il tant {|u'ils puis- 
ments. les membranes synovia- sent se rticcourcir et s'allonger, 
les. Les arîicuhuions sont tirs- pour (pie les mouvements, qu'ils 
cause de la di- doivent faciliter, soient possi- 

bbvs, dans la vie de relation et 



IKUlltirellses. a 



versite mt'Miie des mouvements. 



.s ■*■ 



l 



ne (lUd/i 



'/' 



'tiie (le 



/le/ 



1'> 



(la 



ns la vi(^ organique. Les 



nerf: 



8ou 



s ce nom \i 



eneral, Aristote 



sont des C(U 



dons 



idancs, a 



liant 



reunit une foule àe choses (pie, 

depuis lui, les tmatomistes mo- Jlexuositcs comme les artères 



touj(Uirs en ligne droite, sans 
il. 



et 



dernes on 



t sep.irees et distin- cylindriques dans toute leur lon- 



gu 



ces 



})(,U> 



avec soin. 
In tète. L 



.S/ i-f II f 



es o s ( 



le la tét. 



irueur. 



.e muscle se divise en 



ong, parce <{ 



u'il 



est com})ose de 



crâne 



^on 



t rtdies entre eux tout libres parallèles , réunies en- 



2:i() 



lilSTOlHi: I)i:s ANIMAUX. 



beaucoup. Aulom* des n(^i fs, il va un liquide niu- 
queux, de roul(Mir l)lauche, f^luaul, (jui hs nourrit 
et qui païaîl les produire. La veine peu! être 
l)rrtl(''e sans se dc'druire; mais le ueif soumis au 
l'eu est deiruil loul (Mili(M'; el si ou le eou[)e, il ue 
l'epreud jamais. ' l."euf(ourdiss(*meul u'aflecle pas 
les parties du eorps où il n'y a pas de uerfs. (^elh^s 
où il V a le plus de lu^rfs sont les pi(Mls, les uuiius, 
les C(Mes el les omoplates, le eou o\ les bras. 
^ Tous les animaux qui ont du sang oïd aussi 



tre ellos j)ar du tissu cellulnirf ; 
ce sont ces tihrilles qui sont 
essentiellement eontractilt's. - - 
Autour lies nerfs. Il semble ({u'il 
s'a^nt ici de riuimeui- synitvialc, 
qui facilite le jeu des os sur l«'s- 
qucls les muscles s'attjudient ; 
mais Aristote j)<)ussc l'aïKilssc 
troji ])eu loin pour (juOn puisse 
bien reconnaitfc ce (ju'il \cut 
dire. Le li([uide que secrète la 
membrane synoviale, est, d';t[)rès 
les anaîomistes modernes (voir 
le Traite it'diidtomie ilesrrtjt! ne 
de M. A. Jamain, p. 1:^8,, lilant, 
onctueux, semblal)ie a du idauc 
d'œuf. ('"est sans doute de ce 
liquide quAristote veut parler ; 
et alors les <» nerfs » ser;\ieu( 
plutôt les muscles ; mais encore 
une luis, Aristoie contond tou- 
jours les uns et les autres. 
Iji reine peut être In ùlee, cti'. 
Ceci ne se comprend pas bien, 
non [)lus que ce qui suit sur •< le 
uert" <|ui ne reprend jamais ". 
Mais ces détails, ol)scurs et 
ine.vacls comme ils le sont, attes- 



tent néanmoins des ex])eriences et 
des (»l)servations tort curieuses. 
()n sait de reste ipu' les nerfs re- 
prennent après avoir ete coiiju's. 

n; .">. L'i'ntjourd i^seine lit .... ni( 
il II' Il (I pa\ fie lier/s. Si le mot 
de I Nert" 'I doit être pris ici dans 
son vei'italde sens, ce passa^^e 
semblerait prouver (juWristote 
était sur la voie de la i^rande 
découverte de la sensibilité des 
nerfs. Mais il est possible .aussi 
(pie ce passa^.'-e sitriiitie sim|)le- 
meiit (pie, la (»u il n'y a pas de 
muscle, il n'y a pas de mouve- 
ment dans le corps. Le double 
sens que j'indiipie résulte tou- 
jours de la conîu--i(Ui des mus- 
cles et des nerfs. - Ou il ij a le 
plus (le ?ier/s, (Ui de muscles, l'ài 
effet, les inuscdes et les nerfs du 
bras, de la main, du pied, de 
l'onnqilate, des côtt'S, sont tres- 
nonibreux, sans l't'tre beaiuaaip 
plus (prailleurs; mais ils y sont 
peut-être plus apparents. 

v; ti. Ont iiuss/ tles uerfs. Ou 
" Des muscles >'. Les /^cr/V /ev 



LIVUL m, CUAP. VI, ?; 2. 



•i.» 



des nerfs; mais dans les animaux sans articula- 
tions, et ([ui n'cuit ni pieds, ni mains, les nei'fs sont 
ténus el imperceptibh^s. Dans les poissons, les 
nerfs les plus apparents sont ceux des nageoii'es. 



CllAPITRK M 

Des fibres; liquide qu'elles contiennent; leur nature ; libres p-ir- 
tieulières du stmg; b'ur {tresence est indispensal)le pour (tu'il 
se coa^^ule ; exceptions pour (jih'hpies animaux ; le cerf, le 
lièvre, le bubale, et le uKuiton. 

' Les fibi'«*s sont placées au milieu entre les 
nerfs et les veines. Quelques-unes renferment un 
licjuide. c(dui de la lymphe, el elles vont des nr^rfs 
aux veines, (d des veints aux nt^rfs. - 11 est encore 



plus (ippureiit^. II est clair qu"ici 
il est (juestion des muscles pr»»- 
prement dits, puisipi'il s'ajrit du 
iiKUivement des naireoires dans 
les jjoissons. 

s- 1. Sont jihieees (tu milieu. La 
suite de cette jdirase prouve tpie 
MM. Aubert et ^^■immer ont rai- 
son de ne penser ici (ju'a une 
position matérielle. Les fibres 
H allant des veines aux nerts et 
« des nerfs aux veines » sont né- 
cessairement placées entre les 
uns et les autres. Ce jiassaj^^e ne 
veut donc pas dire, comme l'ont 
cru quelques traducteurs, que la 



nature des fibres est intermé- 
diaire entre celle des nerfs et 
celle des veines. — De la li/tuptie. 
(»n serait autorise a croire qu'il 
s'agit des vaisseaux lymphati- 
ques, qui p(.rtent aux veines la 
lymphe et le chyle. La descrip- 
tion exacte de ces vaisseau.x est 
une des conquêtes les plus ré- 
centes de la science moderne. 

§ 2, i'ne autre espère de 
fihres. Aristote revient sur ce 
trenre de fibres du sang dans le 
Irai il' des Parties des a m ai aux, 
liv. H, ch. IV, p. 3U, édit. 
Langkavel, ou il reproduit près- 



Zi Z 



nisToiHi: i)i:s ammaix. 



uiK' aiiliM' (^<])èr(' <lo libres (]iii se foiineiil dans h} 
sauf: ; mais rc iTcsl pas dans Ir sani; de loul animal 
indislincli^nn'nl. Ouand on (Md(*V(» ros libifs au 
san^, il n(^ se coaiinle plus; il s(' ('oaj^nle, si on les 
y laisst\ Il y en a dans le sant^ de [)res(pie Ions les 
animaux; mais il n'y (Mi a ])as dans le sanii du 
eerf, du rlimi'euil, du hnhnie «d (h^ ([ludqut^s 
aulres. Aussi, le sam; d(* ecs animaux nr se eoa- 
t;iile-l-il pas comme rtdni des aulres. ' l.e snnii du 
eei'f se eoai;ul(* à \un\ près eomme e«dui du lièvie. 
D'ailleurs, le san^ de ces deux espèc(»s uc domie 
pas une eoa^uhdion solide comme cidlcs des 
aulces, maii imc coat^nlalion llascpie ci humide, 
commt^ C(dle du lail où Ton n'aura il pas mis de 
nrésure. ' I.e sanudu bubale s*^ coaiiule davanla^e. 



que tous les detaifs (ju'il donne 
u'i, D'ailhnir.s le t'ait qu'il siirnalt' 
est exact ; et le sanir j)i'i\e de 
st's ti!)i'es ne se eoairule pas. — 
Dit rhcrn'uil. Le nom «rfee de 
Dureas parait a ('uvi»'f Hrtjnf 
a/iit/ifi/, tome I, p. 2t)(), note 
repondre à celui de Chevreuil : 
j"ai cru cependant desoir adop- 
ter ce nom de Chevreuil jnn'r 
traduire le mot de IVox, (pii est 
dans le texte. Voir le C/tfalof/i/r 
de MM. Auhert et W'immer, p. (17, 
qui identitient le l*rox avec le 
cervus capreolus, (dievreuil, en 
allemand Reh. — ■ Du hiilHih-. 
On ne sait pas au juste quel est 
<>et animal; on ci'oit (fue c'est 
une espèce d'antilope. D'autres 
ont cru aussi pouvoir l'assimiler 



au buffle ; viur MM. Auhert ei 
W'iîunier, Inr. <it., p. G"». ''uvitT. 
lif'f/nr (iintiidl, tunie 1. j). J(ii*, 
ranjj-e le Bu!)ale di'> Aucumis 
parmi les Antihtpes. Aristote 
IKii'le encore <lu Huhale, avec le 
Horcas. dans le ïraili' t/r\ Pfir^ 
f/rs (h's ftfii/fiau.r, liv. 111, ch. il, 
p. 63, edit. LanLfkavfî. 

,N ."{. (onniic ('fil// il II licrrt'. Je 
Ile sais pas si les zodhsiristes 
UKHlernes oiir essaya (h^ reuitu- 
vt'ler ces com[)arais(uis. (jui ne 
luamjuent pas d'interèC — 
i'iijjiiKr rrllr (hi hnl. Du lait 
non caille. (Mi la creiuc est mê- 
lée au petit-lait. 

î; i. Qw l'f'Iui ili'S innUtiiiis. 
Suile des comparaisons prt'ee- 
dentes. Il est évident qu'Aristole 



1.1 Vin: m. chap. vu, ï; i 



■ï:a 



(d à p<Mi près aulanl, ou légèremcnl moins que 
C(dui des moulons. 

^^' Voilà ce ([u'il y avail à dire sur les veines, les 
nerfs td les libres. 



CHAPITRE Vil 

Des («s; ils ne sunt jamais isolés ; ils se rattachent tous à l'cfiinc 
dorsale; description du rachis ; les vertèbres; le crâne; ses 
sutures dans l'homnie ; suture circulaire dans la fenune ; les 
mâchoires, les dents; dureté des dents; l.^s omoplates; os des 
bras, os des mains; os des extrémités inférieures, ou côlénes; 
(dievilles; os des j)ieds; ressemblances des os chez les vivi- 
pares; os à moelle; os sans moelle ; le lion; dureté de ses os: 
analogies chez les sélaciens et les poissons ; arêtes des pous- 
sons; les os du serpent; variétés dans la consistance de l'épine 
dorsale selon la ,t.n-andeur des animaux, et selon les organes; 
din'érences corresjMtndantf/s. 

' Tons les os dans les animaux n'onl qu'un poini 
de dépari ; (d ils se ndienl les uns aux aulres, loul 



avait fait heaucoup d'ohserva- 
lions sur le sauL' i\e> ditlerents 
animaux. La science moderne 
en a fait surtt»ut sur le sanir de 
riionime ; mais elle s'est moins 
occupée du sanir des animaux : 
voir Cuvier, Lennis (rtinatmiui' 
ii,nii>(irpf\ tome VI. i)i). -'{H et 
suivantes. 2« édition. 

J^ a. Les murs, h's iirr/s rf 1rs 
f'ihrrs. Résume des (piatre der- 
niers chapitres, ii. m, iv et \ . 



;:; 1. Tous lr'< '»< ihliis /r< 0)11- 
ntdu.r. Les mêmes e\plicati(ms 
sur le rôle des o-^ et du rachis 
se retrouvent, encore plus nette- 
ment exposées, dans le Traite 
(1rs Parfirs '(rs aiin/ian.r, liv. II, 
ch. IX. edit. Lanirkavel, pp. 40 
,■1 suiv. La rédaction e>t sou- 
vent identique. — //>' >'• rrlirnt 
1rs uns (in.r aufrrs. L'ensemhle 
des os constitue le sipielette, et 
ils tiennent les uns aux autres 



2:>t 



IllSTOlItK DKS A.MMAl \. 



roinnic l(\s \eiijes. Jl jj'y u [)()inl d'os qui soil \><)\v 
et s^^paiv. Lr |)oinl (!(» (Iri)nrl rsl le lacliis, dnus 
tous les auiinaiix qui oui des os. - Le rarhis se 
compose de v(M-lèl)res, (d il va de la [èle aux hau- 
(dies (d au siè^^e. Toutes les veilèbi'es sou( per- 
cées. L'os qui esl en haul, etdui de la tèle, louche 
aux deruièr-es vei'itd)res; (d il s'appidle le (M'âue. 
La parlie d(* ctd os, deuhdée en forme de sei(\ 
est la sului't\ ^ L(» eràne n'es! pas ideulique dans 
tous les animaux; (dnv. les uns, il est composé 
d'un os uinque, ccunme dans le (diien ; (diez les 



par (les liiraments. I.r- iioiiilii-e 
(It'S os varie selon 1 àg-e, j);trce 
que tantôt ils ne sont j)as en- 
core formés, ou (|ue tantôt ils se 
soudent. Dans lin. nmie, les ana- 
toniistes les plus exacts en cuinp-^ 
tent 208, dont 'Aï i!iipair> et 
le reste pair.> ; mais selon (jucn 
admet dans le compte les os 
sésamoldes et les os wormieus. 
le chiffre est differ.uit. — // ji'i/ 
(i /ionit r/'o.v Y"/ so/l isitlé. Cva 
n'est pas tout a (ait exact. La 
rotule est un os qu'on j)eut con- 
sidérer comme isole et sesa- 
mo'ide; elle se develo}»pe vers 
la troisième année, dans 1 épais- 
seur du li<,^'lmenf antérieur de la 
cuisse. — Ij- f)ftiiit (Ir (h'/)(iif rst 
h' racfus. C'est encore j);ir la 
colonne vertébrale (pie les ana- 
tomistes modernes commencen! 
rosteolojrie. pour remonter a la 
tète et redesceniJre au thorax et 
aux membres inférieurs. 



rerti'hrcs. Le nombre des vertè- 
bres varie selon les animaux (\u\ 
en on\ ; mrtis le rôle des vertè- 
bres est toujours considérable; 
et c'est sur cet ortrane (ju'on a 
tonde la classe des \er!el)rt's, ;i 
laquelle appariienrieni le- ani- 
maux les plus parfaits. -- Aii.i- 
ha/ic/irs cl (lU s/ryr. Il n'y a 
qu'un seul mot dans le texte ; et 
i ai cru devoir ox\ jirendre deux 
dan.s notre lani^ue, pour le rendre 
dans toute sa force. -- Smil 
licnci's. C'est ce (pi'on appelb- 
le îi'ou vertébral: la succession 
des trous vertébraux lorme le 
canal rachidien. - // s'apprll,' le 
'•rnnr. Dans la tête, on di^tinirue 
le cràiie proprement dit. ei la l'aee. 
s -b Cinniiip dans le rfurn. Ceci 
e>t inexact ; mais dans le chien, 
les sutures sont m(»ins ;ippa 
rentes, .'t voila comment les 
premiers ol)servateurs ont pu ne 






'A 

1 
,-S 

■1 
I 

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2;>;> 



Ll\ KL m , eu A p. Vil, .î; 1. 

auh-e>. il esl de plusieurs pièces, comme dans 
riiomnn\ Lt encore la femme n'a-t-elle qu'une 
sutui'e circulaire, landis que l'homme en a trois, 
(uii SI* réunissent au sommet (d formt^d un trian- 
<de On a même vu une fois une tète d'homme 
sans suture. La lèle ne se compose pas dt* ([uatre 
os, mais de six; id les deux (pu sont vers les 
oreilles sont petits, comparativement aux autres. 
* Les os qui forment les mâchoires viennent de la 
tète. Dans tous h^s animaux, c'est la mâchoire 
d'en bas qui est mobilt^ le crocodile di* rivièn* est 
le seul animal qui meuve sa machoin: d'en haut. 



pas les voir. — Contnir (laits 
/lionnap. Le crâne humain se 
compose de huit os, dont tpiatre 
sont impairs, et (puitre sont 
pairs; ces derniers sont les 
])arietaux et les frontaux. — Iji 
fenniw ii'a-t-clh' f/u'/nir siilnrr 
rireulan-r. Ceci est une erreur, 
venant sans doute de c^ que sou- 
vent les ditVérentes parties du 
crâne se soudent tellement (pion 
ne j)eut |)lus les distinii'uer. — 
Ta II 'h s qur l'}>'nnnie m a trois. 
Coronale, saLrittale. et lamlxloide 
(Ui occipito-pari(''tale. - Inr irlp 
(llinmmc sinis sut un;. Ceci n'est 
pas impossible. Non pas tju'il 
n'y eût jîimais eu de sutures dans 
ces tètes: mais les sutures avaient, 
(lisj)aru, et les os s'étaient scuides. 
Voir tout ceci plus haut, livre I. 
ch. Vil, ?j :b — .W^/cv '/^' >•'•'■• 
Kn fait, la tête a huit os; la 
!>oite osseuse du crâne se coni- 



i)0se du frontal, de rocclpital, du 
sphénoïde, de l'ethmo'ide, de deux 
pariétaux et de deux temi)oraux. 
Il est probable que c'est le sphé- 
noïde et l'ethmoide, (pii. à cau-e 
de leur jiosition à la base du 
crâne, auront echaïqxi à l'atten- 
tion d'Aristote, maigre leur 
forme sintruliere et si remar- 
quable. — K^ui ^">'f ''^''■^' f^' 
avpilb's. Ce sont les temporaux, 
qui S(mt en effet un peu plus 
petits, ^'oir le Traite des Partirs 
dp< auimaux, livre II. ch. vu, 
p. 35, edit. Lauçkavel, sur le 
cerveau, et sur les suture-, p. oS. 
?; 4. Qui forinPiit h's radrlinn es. 
Les os maxillaires supérieurs. 
- Dans l'ius les- aninaïu.r. .\insi 
«pie le supposent MM. Aubert 
et Wimmer. ceci semble bien 
une interpolation, venue sans 
doute d'une remanpie margi- 
nale. C'eii la rej.etitiou d'une 



■2M') 



IIISTÙIHi: DKS AMMAIX 



Dans 1rs iiiAchoircs, sont |)la('t''('s h^s dt^iils. ('s|)r('(' 
(fos ([iii, ni im sens, n'osl |)as percée, cl (jui est 
poi'cée en un aulre sens. (Tehl, parmi les os, le 
seul ([u\)u m» puisst^ pas lailler. 

' C'esl (le Fepine dorsale ([U(^ viennenl. l'os ([ui 
supporte la tèle, les clavicules et les cùles. I.a 
poilrinc s'appuie siu' les cnles; (juidques cùles se 



phrrise (m'oii trouve plus haut se rapproclK* lieaucouj 



I (If Ct'ilt' 



liviv I. cl 



1. IX. 



_'. ou t'ilf f- 



11. 



ih>s (ii'Uîs; \oir 



I fi'/fi 



nnir (les 



tr 



es- 1) 



it'U placée , tandis iju'ici <-npt/vi- tle M. Janiaiu, 



». / / 



elle est fouf a tait hors (io pl;ice. On (-(auprend .pTune rnatier. 
— Les <l/')its, rsprrrs d'os. Dans conmie celle-ia ne pui-se pas s» 
la science moderne, les dents ne ti'avaUler comme 1 



es os, (Il >nt 



lont j»lus partie d 



es ( » - 



Aristdtt 



tissu t'st (re 



s-(lense 



ot dont la 



ne 



parait pas non phb 



prend 



re pour des o 



s \e 



■Ha 



Cett 



eue i 



.VV'v/ 



/jas // 



,<)'/•(•/• 



II 



''a7 pf'i ri'f . 



est 



s'airit du {x'tit canal qui 
creuse dans la racine de la d 



partie inorij-anique est très-dure. 
lerniere parîie lorme plus 

l'os. 

/'//lui/' hi h'ti'. 



«•m 



des d 



C est 



eux tiers 



/. 



its tjin su 



et c est 



le sens (pie je diume, a\ 



ec 



par la «pie [)assen! le 



Camus, au mot d 



u îext 



•' (lUi m; 



vaisseaux et les nerls i 



lent; 



lires. M» trou\e <pie dan- 



ce seul i)as- 



(pn font (pie les dtuits ont uiu 



s a ire 



a -M 



ans (toute d 



tell 



e sensibilité 



O//' 



//; 7H' /tiitssf 



pas ((iilh'r. ("est peut-être ex 



deux premières verttdu' 



es cervi- 



! - 



cales. 



atlas e 



r 



:ixis ; mais on 



rer 



e; mais il est certain (jue la ne comprend ])as (piAristote ait 



Cia\ uaile 



a clavicule 11' 



matière des dents ne permet i:uere pu ratîacdier le 

<{u"on puisse en tirer parti comme l'epine dorsale ; 

des autres os. Des trois parties sarncule (pi'avec 

qui composent la dent, t'mai!. l'onioidate : aussi MM. Aul)ert 



■termim. et 



(>t 



ivoire et cément, r(>mai! est tr 
d 



W 



dur mais tres-tra^'ile, et il n cm altération d 



mimer supposenr-iJ> ipicLpi, 



un peu ej)ais tpCau sommet de ia 

dent; î'ivoire est un peu mon 

i\\iv (pie l'email, et il .<st tra- tehr 



m s ce passa ire. — 



Li'< i-i'i/i's. Ceci (>st 



exact. 



'■■• Cotes s'articulent sur les ver- 



■t sur 1 



e sternum, pour 



verse 



jiar de {)etits tuhes «pii tonner la cavi 



f horacitjut 



ca\ite ceii- 
' cernent 



risfote peut tr 



icn 



ah! pour le 



s ouvrent dans la 

traie de la dent ; enîin 

est mouKs serre eiuatr»' (pie sept \ra: 

i ivoire, hien (pie sa composition cimi lausses cotes, de cij 



aire 



partir du racn 



es 



Ci)t 



('^ que pour les 



aqU( 



'ê 



I.IVHK m, CHAI>. Vil 



;:.> 



n^joi^iiicnl h (die: (Taulces ne s'y i'eioi;4nenl pas; 
cai' il n'est pas un seul animal ([ui ail un os autour 
de la ri'^ion du vtMiIre. Puis viennent les os (pii 
soni dans les ('paules. d'abord ceux (pi'on appcdle 
omoplates, puis les os des bi'as, (jui v tiennent, et 
les os de la main tenant à ces dei'iiiers. (^dte dis- 
position des os esl la imMiie dans tous les ani- 
maux (jui ont des mend)res de devant, '' Kn bas i\c 
r(''pin(N là où (die tiiiil, vient, apivs la haiiidie, la 
caviU'' colyloïde: puis, les os (h^s e\tp(''mit(''s inle- 
l'ieures, tant ceux d(^s cuisses (|ue c(uix des iamb(^s. 



(a>(e . viiiul - (plâtre eu tout. 



bra> 



L 



rs ns ( 



Ir A 



f> util m . Ici en- 



^Jurh 



f/Uf's '■''// 



S'' rrjn/iiiiviit à core. l'expression est l)ien lar,i:e. 
e//e. Ce .v:ont les vraies côtes, (pli Les trois parties de la main, 
vtmt de l'epine au sternum. — carpe, nuMacarpe et doigts, con- 



D'duf 



/ e\ /ir s 



1/ i'>'ji»iu 



l<i'lil un: 



tiennent <les os nomhreux et 



Ce sont les fausses côtes, (pli ne très - ditrerents ; huit dans le 
se répugnent ([u'aux vraies et ne carpe: cinij dans le métacarpe, 



\ont pas pistju'aii sternum. — 
A\ii(i}ir (Ir la rci/init du rr/ifrc. 
(^eci \('ut dire, ou (pi'il n'y a 
j)as d'os circulaire autour du en outre h>s sesamoides, au 



et quatorze dans les phalanges, 
le pouce n'en a\aiit que deux 
ait lieu de trois. Il y aurait 

d( 



corps , ou siinj)lement (pie 



pouce et au métacarpe: mais 



ventre n est pas recouvert j)ar d'oitlinaire on ne les compte p;is. 

i; G. }:/! hns (II' l'ejiiyir. Aristote 
senihle comprendrv dans rej>ii 



un (»s. 



Cett 



e observation, pris( 



le 



1. 



acrum et le coccvx. saai; 



s les 



uan> sa généralité, est exacte. — 

!.<'< o,v tjui sniil ilniis les l'/ifUlIt'y. 

Les omoplates torunuit. avec les distinguer. — .i/nrs la h(iii>iu'.ho 

ila\icules, la (diariiente de sens du mot grec n'est pas lueii 

l'epauIe; elles s'articulent avec determim': il p«nit signifier le 
la (davicule. et riuum'rus du 



u'as. 



/. 



PS os fl/'s In'ds 



sion est bien vriirue; mais h^s o- 



du bras >oiit d abori 



pour 



'wiic". aussi bien (pie la hanche : 
L'exprès- mais il ne faut {)as attendre, dans 
ces premières invesfigaîi(ms de 
1 ; riiumerus la science, une exactitude (jue 

le- 



UMs proprement dit: nous n avfuis ]»as encore comp 



puis, le cubifiis, en detlaiis; et le 



ement aujourd'hui. — Iji rdvité 



radiUs. en dehors, jtour l'avaiU- i-'>hjloidc. Le texte dit simple- 



r. 



11 



-2:18 



iiisrciui: hi:s ammai \. 



quN)i! «'ippi^llc les C.nlriH^s. Lo> clirvillcs rn soiil 
iiiK» pîuii»^: cl (lims los clK^vilIcs, ou compiciul ce 
(ju'ou aj)|)ivllo l('s (4'i4()ls, ('\u:/. 1rs aiiiiiiîiiix ((iii oui 
nue cll(nill<^ Viemieiil, h la suile, les os des |)ie(ls. 
" ï.es vivij)îires ([iii oui du sauu el (|ui uiaicheul 
ue (liiïèiHUil |)i'es([iir pas cuire eux sous le ra|)j)<)ii 
des os; (d h^s dillrreuees principales dans les os 
(pii s(' correspondeul, porleul siu' hnu' diu'«dé. 1(HU* 
molless(^ ou leui' m'osseur. " (leiiaius os oui de la 
moelle ; d'aulnes n'eu oui pas, dans un seul <d luèuio 
animal. Il v a même des ainmaux (lui sembleul 
n'avoir poini du loul d(* moelle dans les os : 1(^ 



mont ('otvît'doii. Ln c;ivite cv>- 
tvldidt' reçoit la. tèît' du l'enuir, 
et v'e<i là siui^ (h^uto c»' ([ni 
l'aura siLnialeo a l'at tout ion 
(i'Aristoro. dans les deux o^ ilia- 
ques (|ui forment le Itas^in. 
L('<: Cn/rjir^. J'ai eons«'r\>' lo mut 
trrt'f. comme l'ont l'ait plu>it'urs 
traductoui-s; le textr exjtlujiu' 
bien ce (ju'on <loit <'ntcndr«' 
{)ar la; les os des cuisses ft des 
jamhes sont b* î'emur, le tihia et 
le j)eront''. — Kl iluns h-s rfir- 

Vi/Ips (/la mit uni' rlirnllr. 

MM. Aubert et W'immcr mettent 
cette phrase entre croidieîs, pour 
indiquer ([u'ils la reiiardent 
comme une interpolation; il 
semble bien en tMlVt (|U.' v'^nx 
est U!ie, et <( les eru'ots - de cer- 
tains oiseaux n'ont rien a taire 
ici. — Vti'iniriii a la sntr h's o> 
(les fiirds. Ceci est la. >uite naiu 
relie de ce ijui vient d'eire dit 



stU" les f'ôlène--; ajU'o les !is de- 
laiiibes, il c>t tout -impie de 
traiter des os des pieds. Mais 
An^tote n'e>saie p.is plu- de 
comptei' le- (>.- dt'- [lieds (pi il 
n'.i compte ceux de la main. 
('lie/, l'homme, il s a 1 i os du 
t;ir-e d;ius le- deux jambes. Kl 
(bu met:i tarse •■! 28 de- plialanj^-es ; 
eu leiUt "i^. 

,^ 7. /.e.v i' I r/j)ni'i'<. . . ('eci e,-t 
très-exact; et dan- les animaux 
supj'i'ieurs, verte!ii'(\s . mamuii- 
t'ères, etc., on retrctuve en ^-•eneral 
la j)lujiart des os de l'honum-, ou 
leurs etpiividents. 

?; S. Ont ftp la nnirllr. (;'e,-î l;i 
fucot't' un»' <le> con.-i derat lon- 
(buit s'occupe l;i sceMice mo- 
derne ; |;i moelle c-f cil ^eUel'a! 
cctnîeiiue dans la c;i\ n •' (b's os 
1 MIL''--; celle (pi'oii rencontre dans 
les os courts est un peu ditVe- 
reiiie, moins roui^e cl moins cou- 






i.ivuh: m, (JiAe. vu, .;; 



iat* 



lion par exemple, ([ui n'a imi idl'el de la moidle 
{[n'eu lrès-p(dile ({uautih', el liès-déliée.dans qn(d- 
([ues os à peine, jTen ayaul ^uère que dans les 
cuisses el dans les pattes de devant. D'ailleurs, le 
lion est l'animal cpii a les os les plus solides; el 
ils soid ttdlennvut duis (pie, quand ou les choque 
les uns contre les autres, ou en t'ait sortir du leu. 
comme si c'étaient des cailloux. " Le dauphin a 
éi;alement des os: mais il n'a pas d'épine. (Ihe/ 
tous les autres animaux qui ont du saui;, tantôt 
les os ne sont que très-peu dillereuls. comme ceux 
des oiseaux; dans les autres, il y a des parties 
correspondantes et identiques par analo^ixie , i)ar 
(^X(Mnple dans les ])oissons, où les vivipares ont 
une épine cai'tila^ineuse. comme ceux que nous 



sistante. U e.-t remanpîabie 
(pi"Arist()te ne la décrive pas. La 
motdle jaune n'est pres{|ue (pie 
de la L;rai:-se, tandi> que la moelle 
roui;»' est sui'toiu de l'eau. — 
1,1 l/nii jitir rj'Cinlilr. la's détails 
consii:nes ici p)ronvenf qu'Aristote 
avait disseipie des lions. D'ail- 
leurs, les mêmes obsei'vatiiuis sui- 
les os du li<m >ont répétées dans 
le Trait p <!<•.< pii)-(ics tirs (tni- 
iniULv, livre II, ch. vi, p. 72, 
ediî. b'rant/.ius, et ch. ix. p. 8(i. 
I)an> ce dernier p>a.-.-a,i;e, la, i-epe- 
tnion est ju'esipn.' identiipie. Il 
ne pai'ait pas (jue les os ilu lion 
soient les seuls a être aus.-i 
dur.-. \'iur ce ipu en e.-t dit plus 
luiii, ch. XV, ^ o. 



;i !i. Ij dmiphln II é'Jdlriiti-nt 

lies i/s; nui /y il il'ii /x/s (l'èlj/nc 
ÏSur le dauphin ordinaire iDel- 
i)hinus delphisi, qui est celui des 
Anciens, voir Cuvier, IIcijik- 
(iinnidl, tome I. p. 287. — Connue 
rru.r ili'S '/israu.r. ^ oir le Tra/tr 
((rs Piirtirs ih's (inin/aux, livre II, 
ch. i\, j). 80, edit. Fntntzius, ou 
Ai'istote remarque ([Ue les os des 
oiseaux sont irénéralemenî plus 
taibles. — Corres/fo/iddulrs rt 
iilentujues pur annlnij/r. Wnv jdus 
haut, livre II, ch. i. |i,^ i et sui- 
vants. C'est l'unité de ]dan 
(pi'Aristote a rectmnue le pre- 
mier, et qu'il a t'tudiee dans 
])res(iue toute la St'-rie animale. 
— L'iie cpLiic cartilagineuse. 



2(i<> 



IDIX 



PI 



IIIMOIHK hKS AMMMX. 

Ions !('> srlari.Mis, ri où l('s ovi|)an^s nul un 

il. 



mvii\ (|ui roproduil h' rnchis iW> (iiiîHliii|)(Mh 



ssoiis , (* es 



I 



'0["ii(» oi-auisalioii |)i'(>i)ro aux poi 
([u'il sont, dans ([n*d(inrs (^sprcM's, (h* peliU's arrh^ 
isoh'M's el niiniM's, ([ui Iraverscnt la cliaii'. l.c s«m' 
piMil ('sl à [xMi |)rrs couinn' 1rs poissons, cl son 

rachis es 
ovipares 



I une sorh' (TanMi'. Dans h^s ([iiadruptMlc 

Is onl nn(' rpinc doisah 



raiK 



1 



se m 



les plus 

hlable h Tos; les ()lus pdils Ton! plu> 
blable à rarèl(^ D^iilhun's. Ions les animaux 



)lus seni 



([ui ont du saut: ou 



I un racliis de la nalui'e de To: 



e't'st là (■<' (liii l<'s a tau nomnirr 
('liondropttTviriens j 



)ar 



la z 



(M)- 



Idirie iiioderno; h' sipiohMt 



i' (!<> 



cos poissons t 



fai 



tihiL'' 



iu< ux 



Doini ih' 



iu)r«'s 



st ('.-.scn 
il ne > 

(iSStHl>(' 



hiniH 



'/a 



SCiac/rtiS. 



( 



o sont dt' 



(Ihondr' 



P 



Tvirifus a 



hrancliios tixes, l'or 



niant \e (lt'Uxi*'nio ordro do cottt 



cl; 



i^so 



II 



V (H\ a doux tc^'iiros 



les sijua'os 



*»( los 



1( 



princij)aux, 

raios; lour opuo' ost (livisfc on 



vortoiTos. 



(tir Cuvior 



/^ 



oy//o 



^/ 



?iit>/fif, lonio II, pi>. 'iH.') ot .'iH,"t, 



01 a 



USsi la Znfil(t;/n' (ffS<'r// 



'In- 



ilo M. Clans, p. S12, irail. îVaio 



-^- Oif I 



l's ni'//>ai't'y 



dans ces 



iMUssons (lo 



fil OlO' 



os!)oo 



([UI sont vivipar 



os, i. 



t d'autn's ovi- 



par 



l 



m' f 



trrfj 



I' (illl rrtn'n 



7 



ilnii }p rarhis. Lo rappror 



O'- 



nuMit o>t trcs-naturol ; o o 



^t Ari- 



î(»to ql 



H r 



I lai 



le itroniior 



j< 10. ( 

aii.i fini 



/IC I n'ijH n >stt 



mil firi'iii' 



SSnii :^. 



I 



a roniarip!» 



♦ 'vt. 



■xacîo ; mais il aurait oto j 



M )S>l!>lt.' 



(If prôoi-or dawaniaL^o 1 
tl(' poissons i[ 



es osiM'i'i's 



m sont (O'iranisoo 



ainsi. 



Oui triu'i'rsi'n 



f la i-lm 



IV 



tioU.'inout ot qui contribuent a la niaintonir. 



r.s ri ))ii iii>' 



^^ J r si'rjx'flf l'sf il fn'il l>r 

a ci»niparai>on est 



h 



es /l't/ssnii s , 



I 

lUSÎO 



mais elle o 



hion vairue 



pUlS(pi 



e les os pe 



s ao.-> st 



riteiits 



-o 



nt !res-nomi"reus<'>. ainsi (pio 



colles ( 



les j 



it)is>on- 



L 



a, c ( Il n : 1 ! 1 o 



vertehrale «le 



it 



a'rpenis e> 



aitono 



au caractoris 



l'I (M." 



a js.ir-^ 
n'e.^t 



na-- UI 



lo aroto. — lidiis l''s (jiKi 



h 



n r 



il 



Il iii"'' l'S nrififiri'i^. 



( ' VOC 



.lll 



(tilue.N 



le/arus 



PI 



li- 



se m 



lilnhh' n 



I 



iii'i 



7e ("est la pelitesse même 



(l( 



S animaux qui laii 



|Ue leur 



vortenres so 



ni m<nn< distmc 



- 7"'0/v /rv ((iiiiiiuu-r 'juj m 



I il 



II 



Si nu 



/. Ce sont les deux prim-ipal 



os 



classes d'animaux ([u'ait 

LOiecs Aristuîe. 



«iistin- 



iir r 



riiMU's. 



ehe/ 



- Di (il iiiilurr 

; aiumaux supe- 

Ou (Ir l'iiyrtr. ( 'he/ leS 

.animaux (pu sont plus \k\> *i in< 
i'ocle'lle do l'or-^anisation. 



I 



■ i 



J 



Livui: m, r.iiAe. vu, j^ 12 



201 



OU d(^ la nature de Tarclt». '' Quant aux autres 
d'os, tantôt les animaux h^s oui: tantôt 



esDeee 



ils ne les ont pas; et selon qu'ils ont les parties 
où ces os doivent se ti'ouver. ils ont aussi les os 
propres ù ees parties spéciales. Ainsi, les animaux 
qui n'ont ni jaml)es ni bras, n'ont pas les os 
Colènes, pas plus qu(^ les animaux qui onl bien 
ces parties, mais qui ne les ont pas S(^ 



m 



blabl 



L 



Dans tons ces animaux, il y a iW> (litlerences ae 
])lus (d de moins, et aussi d(^ proportions. 

^- Telle est donc dans les animaux la disposition 
des os et bnir organisation naturelle. 



(l lis. 



li. Qnn/if au.r (nili'ps rajin-rs 
.T'ai suivi la correction j»ro- 



(Liuinaïis 



RésiiîTU' do t(tut Ci 



chajutro. Los o 



posoo et adoptée jtar MM. Aubort tolo sur 



les i 



hservations d'Aris- 

l 



)S sont en i:enera 



et W'immor; (dlo semble 



nid 



is- 



exactes: mais elles |)euvent pa- 



ponsaïae : la leçon ordinaire e.<t : raître trop peu nombreuses, 
itres parties des les compare a l'ensenil 



1 on 



Ouant aux ai 



(le dt 



os >> , 



l'Aidemmont cette leçon celles qu a i 



•cueillies la scien 



10 



est fautive, (pioique donnée par 



tnll 



s les 



manuscrits. 



A 



l'S IIS 



moderne : 

(fit natnnil 



voir ( uvier 



/. 



t'rnnS 



/' l'iiiiil) 



ifirci' , tome 



I. 



Cnlr/if's. Voir plus haut, .^ (J. 



IK) et suiv 



et. 



lit., oii ttoas 



Dis <(,'// 



l'i'r/irrs a 



11(1 lin < , 



01 r 1 



/e ]ilns ,'\ ilr les détails nécessaires sont reii- 

i le MdiiW'l ({'(iiialn- 



Itis haut, liv. I, 



nis : et auss 



cil. I, 



m 



IC riiiiil>(irCi' K 



le M. Geirenbaur 



VI. ïi'll 



I' /'S 



I ihiiir flinis Irs pp. ribll et suiv.,trad. iVanc 



2(52 



llISTOUil. DKS A-MMAÎ \. 



(JÏAPITIIE VIII 



n. 



•tii 



es cartuaires : itMirs resstMiini;ui(N's •' 



li'urs (iiihTfnccs av 



(M- It' 



os; les carfilatrcs iicstuif pas pcrcrs: et ils Fi'unt jtasdi' ni 



ttt.'lir 



lies 



carhiat^-('S des viv!|)art'S el des selacien 



laci( 



' L(^ carlila^e esl de la inème nahiiM' (|U(' los 
os; il iTy a (MiIim» (mi\ ({iTiiik* (liflV'iMMirc (l(» pins on 
dt' moins; cl dt^ iiirnii' ({n<' l'os, lo (^artilauc nnc 
l'ois con|)('', no i"o|)onss(' pins. - Dans 1rs aninianx 
(]ni viv(Mil snr In rc ri ([ni sonl vivipares, l(^s car- 
lilaiics (Ir crnx ([ni onl dn saiiu iio sonl jamais 



I 



)rr('os ; ( 



I il 



nr 



t'ormi 



r |)as (ir moriir . commi 



ll< 



il s\mi formr dans 1rs os. Mais dans li^s srlacirn; 



oii r<''pinr rsl raiiilai^iMonsr . rrnx ([ni snni lai' 



,»< 



ii 1 . Ij' rfirff/ 



niji 



Tout 



et' rha 



(j)!i' l'n 



a- 



pitre sur le cartilajje se i-e!rouv< 
a [)eu près mot pour mot (iaie 



('"est un priMuicr rnppr 
(iii'iU''nf ; lia -<'e.>nd, c'est l'ai»- 
seucc de neudle. siu-iialcc {\m\<. Ir 



d 



irs (It's tiin- 



Je Trait ô (les Pni'ti 

iiimij-, liv. Il, ch. IX. {), SO, t'dit 



[lara; 



'raph'' >uivaiit 



2. .\ 



e .n'/>/// jiii/t(li>i />r/-i'f's, { 



Fr.inl/.ius, et p. 4.'}, odit . Lani:- eifact.'i',- du caiail, 
kavel. Les cartilajj'cs tiLTureuî 
surtout dans l<'s articulations; ils 



IL'C <'St t!' 



fxacî ; l'î Cl 



i çfTet tout 



• ■ iH-rtora- 



u>i\ eut atisoluiiit'îii chanir 



«' la 



sont temporaires ou perniaueiits ; na!nrt> du cartilauf 



1)0 IX h 



ils sont SI aiilierents ;i 1 os (pi \\> 
semîilent faire corps avec lui ; il> 
varient d'épaisseur et >onî en i:e- 
neral l'iancs eî lisses; quehpics 
uns ne sont presipic «pic des tihrcs. 



sriar/nis , a// / r/i/nr- rsf /'a i i ilo'/i 
nriisi'. Dans le Tr</'fi' ?/cv l'f/rf 



/es 



firs a II / ni(lU.i\ liV 



en. i\, il. 



s; 



Cill 



f. I. 



liittrka Vf 



Il i->{ dit 



^euiiMiicnt (pie les stdacicns oni 
»'t on les ap[)elle Fihî'o-i' trtilajxi's. delà inocHc dans leur cpme car- 
Il tant hien distiniruer 1 



es carti- t ilai.''in<'U>e, (pu tient lieu d' 



aires 



des licanicnt' 



/> 



r inriiii' 



i-li 



qu. 



t / 



<iiii{ /arin's. 



I! 



"^ aLM î 



IJVUK m. (.HAP. IX. 



203 



oïd nn rarlila^i^ rorrrspoiidaiil anx os dn ra(diis, 
ri rontrnaid nn li([nidr (pii a ([nrl([ne rlios(^ de la 
moelle..^ Lrs vivii)ar(^s (|ni maiMiu^d ont des cai'- 
lilaurs anx oimm11(*s , an ikv. o\ h C(^rlaiMes oxtiu''- 



m 



ih's de hnirs o: 



CHAPITRE IX 



\)v< on,i:les, des cornes, des becs et d('? parties analop:ues à celles- 
là ; leur fiature ; elles peuvi-ni se plier et se fendre; î'os S(» 



l 



u'ise ; couleur de '"e 



[larties, [tar 



le a ct'lle de la neau ; 1er 



ileriis stuit dr> la couleur (U'< os; les nciirs Ktliiojuens ont 



les 



dents lilanches 



(d 



les OS liiancs; ( 



■ornes yenéraJenient ci'eiisesà 



a hast', solK 



les a la pointe; exception du cerf, perd 



terdai 



M' 



Dois chaoïie annce 



es 



t pas châtre; cornes niotules des 



ucills (le 
ihanl, le 



V\ 



irviiie; dv> ontrles 



et des dtUixt: 



homme 



ele 



ion. 



raiti.h 



' Il V a. dans 1rs aiiimanx, d'anires espt'ces de 
parli(*s ([ni ne soid ])as de la même nalnrc^ (jne les 



0: 



(d (|ui ne s'en (doigneid t;n(Mv (N^pendanl ; a 



.sans doute dt's raies. — /:7 ''<r/i- 
it-iKitit un InjUjili'. .r.ii ad(»ple la 



melee 
ri-rta, 



à du tissu lil)reux. 



correction de 



ii('.< r.iirCinih'S (le Irurs os. 
MM. Aul.ert et Ce S(Uit les cartila^^es proi)re- 



X\'inimer,tp!i con^is^e a su 



i>tinier nient dus, ipii se rapprochent 



un s 



nirulier à un pluVid, hien telhMiient des 



os 



iue, dans 



hien 



(1U(^ 1 o 



n put conserver .aussi la 



econ ordiiiair«> 



;h 1)1 



•/// 



e.v i-fi ri ni/f/rs ni/.r mr/i/i 



Ni 



an ii'-z. 



I, 



es car!ilai;e 



Ut' 



'oreille >ont preci-einenî de 



hhri^ -carlilaire 



par 



ce 



suhs tance c.arnl airineuse 



ipje la 

V e>t 



de> cas. ils ne seinhlent (pi'en être 
des prelonirements : voir VA/ia- 
fo/it/r th'sr/'/pf n'f de M. A. Ja- 



dii nez et main, p 



126. 



?i 1. Dr la nii'nir ii((lurr «jur 1rs 

os. Le texte est un peu moins 
prt'cis: mais le s-ens ne peut 



ZOf 



lllSTOlHi: l)i:s AMMA! X 



Livm: m. thap. i\ 



'li 



I, > 



>(>nl les oimles. les soles, les i^i'illes. les ('()rn<'>. 
cl encore l(* l)e(\ lel qu'on le voil rlnv, les oiseaux, 
dans ceux des animaux qui pi^'senlenl ei^s ])arlies 
diverses. Toutes e(^s |)arlies nouvelh^s peuvenl se 
plier' el se tendfe. landis (|U(^ Tos au eoidi'aire ni* 
[)(Md jamais, ni s<' |)li(^r, ni se Tendre; il ne peid 
que se l'ompre. - I.a couleur des cornes cl des 
ongl(»s, du saboi (d de la sole, suit la couleiu' de 
la j)eau (d des poils. Ainsi, l(*s ainmaux ([ui oui 
ces |)aiiies, (d don! la peau es! noir(% on! aussi les 
coi'iies , les sahols (d les soles éjuab'meni noiies; 
les blancs les oui blanches; (dies soid de coulem' 
intermédiaire (diez les animaux ([in son! enlr<' 
deux. H (Ml i^sl de même des onules. ' \j> dénis 
sont mdur'(dlement de la couleur des os. Aussi, les 



hommes de couleiu' noiiM». comme les l'dhiopi<M)< 
el les peuples de même i'ac(\ on! les dénis blan- 
ches comme leui's os. landis ([iie les oncles son! 
noii-s. comme loid le reste de leui' jjeau. 



Le pi 

'tir d 



us sou 
t (1 



vent, les co!"n(^s sont (M'cuses à 



r 



I I 



s S( 



>rli 



piUMir (lu pomi (l ex('i"oissanc(^ a ou vn^i 

de la t(Me ; à r(^xtr(''mit('' . (dles soid pbdin^s ej 

solides; (d (dles sont simples. Il n'y a (jue le cerf 



dont les (Mirnes soieid pleines dans toute leur lon- 
-iKMir, (d divis('es (Ml plusi(uu's rameaux. Ia> autr(^s 
animaux qui ont d(^s cornes ik» b^s ])(M'(lent pas ; 
1(^ c(M'f seul b^s p(M'd I(M1s li^s ans. à moins (pfil 
n'ait (d('' coup(''. On parlera plus tard (b^ la cas- 
lrali(ui dans les animaux. ' Les cornes tiiMineiit 
plut(M à la peau ([u'<*i l'os; et c'est ainsi cpi'on voit 
en lMirvi.d(\ (d dans d'autres conlives. des Ixcut's 



t'tre douteux, 



so 



Ir.s' , /, 



rs (. 



'irijl 



es . 



C'est 



<lr<, h 



ciî'f cnciu'*» le iiioî (if noîr 



IKMlf 



(' ian- 



e>t t'iuairc tre-'-disiincti!', ('! It vv 



mar(iU'' \au 



î la îHMiu' d'èîrt' l'f- 



L'Ut' (|ui rond le mieux eclui du cuedlie. Ces dt 



îans iiiiport.iiitN 



texte. 1) 



)ien (jue ce dernier ait un sendi 



leur 



a\(>ii' eti- is<'L:i!:^t'S par 



^'n.> 



s plus étendu. On pourr 



(H 



les /(Mil.iL'i>îe^ UlodiTH' 



Is sont 



en( (U'e 



îradi 



lire : « les uim 



re) 



iia H 



luiî 



s a peu 



prev li'XiU; 



OU <i les sanois >) 



II 

h 



ne para i( pa-^ 



que lu siuenta» nioiUu'ne aiL uonu 
à (M's parties diverses autant d"af- p. l'.L', 
tention {pi'Aristote : c'est a pein-- W 
SI, à la suite des os. «die 



ment dan^ le 'ïrattc dr ht Crut'- 

illlinn iirs n iu nniU.i, liV. 11, (dl. \U, 



ctli!. et 



nini'T. Sur 



ti-ad. A 



U!mT 



et 



les rappoi'îs (le 



ai'ii 



<les i'onnations éphlernii(pies ana~ 
lo'nies aux os; voii- r.-l//'//o////e 



(aiuituir entre la ]H'au et les (dse 

7'/v//7e, liv. \' 



veux, V(ur ce nuuue 



:{S8. 



J'S S/l 



Ijols. M-'u 



ne 



Coin 



/Kin'i' (h> M. (dans, ]». ."iiT, et r^niaiNpp' (pu» plus } 



laiit 



iiJHU' fin/i ix/rcf 



les leçons d'A/uif 

dt» (aivnu*, îtune II. Sr p/n'i- >•/ 



l'i'ixh'i'. ( 'es distineti 



ons sont 



}>ar("ailenient exactes, cî »• 
sont très-tdaires. 



•). IJ'S I 



li'uts... (le I 



i! l'nUIrUi 



h 



nr< i)> 



Ce ra 



pproelieinent c 



exact (■! 



curit'uv. Ari>t 



OU' csl 



ans duutc le premier (pu 



an 



ait 



/.cv /.;//, 



i/'i 



jiii' n \ . ( '{' ni( >t 



n avai 



t pas, dans l'Antiipiitt', le dans tniitr Ipiir longiiriir. C'est 



restreint (pi'il peut exaet. Butlon a ronsacr 



-eus assez 

tvoir pour nous ; il siu-niîiait 



e une 



pour nous; n feiuni, 
race n(»ire en ir»'néral. — /. 



e,v un- 



etude tres-attentive ;ui !>0!s des 
■ri's ; Voir YHisIdirp ii(iU(i<-lli\ 



c< 



'.I 



t 



cv su ni noii'i' 



Ceci est surtout article Cer!, tom» 



XI\' 



Ti-l 



renia rt|uat)le chez les ne<,'res. 
les dents, v(dr {dus haut, liv. II. 



Sur et suiv.. ei 



lit, 



(H' 



is;u'). ~- A tnni 



•IIS 



([IL l 



cil. III, 



\-l. 



I n'fiil ('fr rrnij/ç. ButToii fait 

"(servaîicn analoe-ut». — 



une ohSei 



n/i' rici(Sf'\. 



■rvation 



P/us /ai'/. Voir plus loin. liv. IX, 



res-exacte en ce (pu conceiaie 

l'inrs ('/ su- 



ch. \ XX VII. 



en 



i a. [./'S riii'vfs //r/niPii/ filldnt 
it /a {ifuiu. Cette otiservation pa- 
rait exacte: ni.iis je ne sais pas 
7'. MM. Auhert et Winimer si elle est ailini>e par la science 



les ruminants. — /V 
/k/ps. Il n'y a qu'un se 
dans le texte. — // 



// y fi ijUr /< 



IlHtt 



huit avec raisiui oh>( 



rver (pi'Ai 



toîe ,a irès-hien ccunu la liitie 
renée des (auMU's en Lreneral e 

J'/i'iii/' 



• lu 



1. 



us Ile 



Ci^r 



moderne. 



0/ 



Il l'ntf PII l'nrijijii 



V!, 



ne parait pas ([ue c 



1IU< 

ait siut 



part'aii»unent exact :